‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 15 sur 115 · Les compagnies qui obtinrent des commissions furent : AR · texte numérisé non relu

Les compagnies qui obtinrent des commissions furent : AR

1° celle de M. de Monts, de 1603 à 1614;

2° celle des marchands de Rouen, de 1614 à 1621 ;

8° celle du duc de Montmorency, de 1621 à 1627 ;

4 celle des Cent-Associés, de 1627 à 1664 ;

.6e celle des Indes Occidentales, de 1664 à 1674,

F1 y eut une sixième compagnie, celle de. Notre- Dame de Montréal, en'1640. ;

Les compagnies, en général, furent la cause du peu de progrès que fit la colonie dans son enfance ; composées en grande partie de marchands, elles s’occepaient avant tout de leurs intérêts commerciaux et pe remplissaient qu’à demi leurs obligations.

8. Vice-Rois.— Les rois de France étaient repré sentés par des personnages de distinction, qui, en qualité de Vice Rois ou de Lieutenants-Généraux, avaient pour mission de protéger la colonie et de présider les compagnies. Les plus remarquables de ces Vice-Rois, jusqu’à ia mort de Champlain, furent M, de Roberval, M. de Monts, le comte de Soissons, le prince de Condé, le duc de Montmorency, le cardinal Richelieu, qui présida la compagnie des Cent-Associés,

& Tenure des terres. — On établit, dès les premiers temps, le sy-<tème féodal ou tenure seigneuriale.

Les compagnie, 11 nom du roi de France, accordaient des ficfs de quelques lieues carrées à des gei-

gneurs puuvres, a des officiers de mérite, et à des hommes qui s'étaient distingués par quelques actions d'éclat,

Le seigneur concédait aux colons des terres d’une centaine d'arpents carrés, moyennant une rente d’un

risle, en 1854, parce qu’on reconnut qu'elle était deve-

vu de doux ave pie arpont (ons ef reuiæs), et de g | par cent sur le prix de la vente à chaque mutstion (lets et ventes). Le censitaire contractait plusieurs à obtigations envers son seigneur, entre autres celle de À faire moudre ses grains à son moulin.

Ce système excellent pour une colonie ner favorisa d’abord la colonisation.

Le législature du Canada abaolit la tenure seigneu-

puë\un obstacle à l'établissement des manufactures daus le pays.

Plusieurs nobles français ruinés par les guerres de cette époque, et des ofBciors de mérite vinrent s'éta- | blir dans la Nouvelle-France, et y foudèrent les pre- | mières paroisses, entro autres, oelles de la côte de Beaupré, de l'île d'Orléans et de la rivière Richelieu. Quelques-uns furent la souche de familles Gistin-

guées. e

5. Population française. — Des 28 colons que Champlain avait amenés en 1608, il n’en restait plus que 6 ou 7 en 1609 ; et en définitive, deux seulement, ! Champlain et Marsolet, demeurèrent dans le ‘pays, Jusqu'en 1635 la population ne s'éleva guère à plus de 200 âmes,

La plupart des premiers colons étaient artisans ou laboureurs. Mais ils n'étaient pas aussi bien choisis LE que ceux qui s’établirent ici après 1629. Ayant la s: prise de Québec par les Kortk (1629), l'administration d des affaires de ia colonie étant aux mains d’ane com- é

Page 1