‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 26 sur 115 · JEAN DE LAUZON · texte numérisé non relu

JEAN DE LAUZON

È © 36 Brrivés pendant les cinq années de l’administration e M. de Lauzon, 8. Courses des Iroquois. — La destruction des Lurons, alliés fidèles des Français, causa dans la coloie une pénible impression. L’'inquiétude était géné- Ble. Les Iroqueis, enivrés du sang des Hurons, vaient soif de celui des Français et ne ne a à jen moins qu'à les extermirer.

| Enj juin 1661, ils attaquèrent les Français à la Pointehint-Charles, près de Ville-Marie, et furent repoussés ar Charles LeMoine.

Dans le mois de juillet suivant, 209 Iroquois assié érent sans succès l'Hôpital de Ville-Marie, | &. Recrue de M. de Maisonneuve, — M de Mai- Bonneuve fut pour Montréal ce que M. dé Champlain svait été pour Québec, l’âme et la providence de la fille naissante. Cet homme cour ageux, actif et fertile in ressourres, sauva plusieurs fois Montréal d’une estruction complète.

} En 1653, il amena de France cent hommes recrutés Dans le Maine, l’Anjou, le Poitou et la Bretagne; tous taient jeunes, robustes, courageux et connaissant le héter des 2rmes ; tous avaient aussi une profession pu un métier qui pouvaient les faire vivre et Îles nettre en état de se rendre utiles à la colonie; mais hvant tout ils étaient fervents chrétiens et de mœurs

rréprochsbles.

| Cctte recrue fut regue avec une granite satisfactio®”

ans toute la colonie et eurtout à Ville-Marie, dont

pile tripla la population. C’est par l'arrivée de ces bommes que Ville-Marie devint réellement une villes’: Île n’avait été jusqu'alors qu'un poste militaire.

HMOTOLRZ DU CANABA

5. Couvent de Notre-Dame. — Les hommes ne donnèrent pas seuls l'exemple de l’héroïsme dans ces temps de carnage et de désastre ; les femmes prouvèrent que le courage se trouve dans le cœur d'une femme aussi bien que dans celui d’un homme. La sœur Murguerite Bourgeois, digne imitatrice des dames Ursulines et Hospitalières, ses devancières dans la colonie, arriva, en 1653, à Ville-Marie, le lieu le plus exposé à la fureur des Ir oquois,

Marguerite Bourgeois fonda le couvent de Notre- Dame-de-la-Congrégation. Ce couvent et les rombreuses missions qui en sont sorties, font honneur à Montréal et au pays entier, et lui fournissent tous les ans un nombre considérable de femmes chrétiennes et instruites.

6. Départ de M. de Lauzon. — Dans l'été de 1686, M. d: Lauron, avancé en âge et se croyant incapable de gouverner la colonie dans les circonstances difficiles où elle se trouvait, prit le parti de retourner en France. Il laissa le commandement à son fils qui, lui-1ème, quelques mois après, le transmit à" M. d’Ailiebout, qui le garda jusqu’à l’arrivée d’us nouveau gouverneur

Questionsaëre.—1. Quand M. de Lauzon, le quatrième gouverheur de la Wouvelle-France, débarqua-t-il à Québee t—2. Quels sont les événements r:marquables de son administration ? — 3:.Comment se conduisirent les Iroquois pendunt les 5 années de . l'edmiuistration de M. de Lauzun f — 4. Quel surcroît de popu-

tion reçut Montréal en 1653 ?-—5. Quand fut fondé le couvent de Notre-Damesde Montréal !—6. Quand M. de Lauzon laissetil le gouvernement de la Nouvelle-France

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