Arrivée de M. d'Avaugour. — M. d'Argenson
ayant demandé son rappel pour cause de maladie, fut remplacé par M. d'Avaugozr qui arriva à Québec au mois d'août 1661.
3. Evénements remarquables. — Les mésintelligences entre l'évique et le gouverneur, au sujet de la traite de l'eau-de-vie, et un grand tremblement de terra sont les deux événements les plus remarquables des deux années de son administration.
8. Premiers scins de M. d'Avaugour, — M d'Avauyour visita tous les postes de son gouvernement, et, voyant le peu d'hommes qui s'y trouvaient, il demanda avec instance les troupes et les munitions nécessuires pour la défense de la colonie.
En 1663, 400 hommes et plusieurs officiers de mé-
rite débarquèrent à Québec; c'était 11 plus forte rosrue qu'on eût encore regue.
% D'AVAUGOUR L + | 16 de Pétrée en
ire apostolique 4. Traite de l’eau-de-vie. — Les sauvages avaient
lane forte inclination pour l’eau-de-vie. Lorsqu'ils étaient sous l'influence -de l’eau de feu, suivant leur expression, ils n'étaient plus maîtres d'eux et se rendaient alors coupables de tous les crimes. Les utorités religieuses avaient de tout temps défendu Ja vente des boissons enivrantes aux -auvages ; Mgr de Laval l'avait prohibée sous peine d’excommunication, et le baron d'Avaugour l'avait lui-même interdite sous les peines les plus sévères.
. Difficultés entre l’évêque et le gouverneur. — Une femme de Québec syunt vendu aux sauvages de ’eau-de-vie fut emprisonnée. Le Père Jérôme Lale- Imant eut pitié de cette fename et intercéda pour elle auprès du gouverneur ; ce bon Père ayant insisté, M. d'Avaugour répondit brusquesnent : “ Puisque ls traite de l'eau-de-vie n’est pas.une faute punissable pour cette femme, elle ne le sera désormais vour personne.” Rien ne put le faire revenir sur ss décision. .Le désordre augmenta, et Mgr de Laval renouvela l’excommunication contre les traiteurs, qui b'écoutèrent plus ni évêque, ni prédicateurs, ni conesseul's.
| 6. M. d'Avaugour est rappelé. — Mgr de Laval, me pouvant arrêter les désordtes qui démoralisaient cette petite population, qui peu auparavant donnait de si beaux exemples de piété et de ferveur, se rendit bn France pour porter pluinte au pied du trône. Il bbtint uon seulement tous les pouvoirs nécessaires pour arrêter le mal, mais il eut même assez d'influence our faire rappeler M. d'Avaugour.
| 6. Tremblement de terru.— Un trembloment de
Lauzon ?—2, Quels nalé l’administre-. | teur du séminaire uiétée par les [ro- {—5. Racontez. À gnes COMPaznONs.
uel fut le premier à