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FRONTENAO
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DR FRONTENAC Li Ces deux célèbres voyageurs arrivèrent, en 1678, à
M la baie des Puants, à l’ouest du lac Michigan, remon-
térent le oours de la rivière aux Renards. descendirent
N la rivière des Wisconsins et découvrirent le grand D fleuve qu'ils cherchaient. Ils le descendirent jusqu’à 7 la rivière Arkansas. Ils s’arrêtèrent à l'embouchure de cette rivière, persuadés que le fleuve qu’ils venaient | de découvrir se déchargeait dans le golfe da Mexique, 2 ot non dans le Pacifique, comme ils l'avaient espéré.
Ils revinrent alors sur levrs pas. Le Père Mar.
D quette s'arrêta dans les pays de l’ouest, où il mourut,
0 denx ans après, dans lexercice de son saint ministère; } Joliet revint à Québec rendre compte de sa __ b découverte, .
&. De la Salle.—M. do la Salle fut des par M,
k. | de. Frontenac d'explorer les régions intérieures du | monyeau continent. M. de ia Salle était. un homme L ne entreprenant et animé du double désir de
ustrer et de s'enrichir. Accompagné du cheva-
L F de Tonty et d’une trentaine d'hommes, il se rendit D ACataracoui. [1 bâtit ce fort en pierre et lui donna Ë le nom de Frontenac, Il établit un poste à Niagara, \ et fit construire sur le lac Erié le premier vaisseau 4 qu'on y ait vu, le Griffon. Il érigea le fort Saint. Louis, à l'est du Mississipi, et descendit ce fleuve D jusqu'à son embouchure. De la Salle prit possession, | au nom du'roi de France, de l'immense vallée du \ Mississipi et lui donna le nom de Louisiane en l’hon- | neur de Louis XIV.
Essai de colonisation dans le Texas. — Quel-
| ques années plus tard, M. de la Salle fonda, à l’ouest L du Mississipi, dans le Texas, sur le golfe du
uno colonie française à laquelle il donna le nom de St-Louis. Cet essai de colonisation échoua et celui qui le tenta fut lâchement assassiné par un de ses hommes, dans les forêts de cette immense contrée qu'il venait de léguer à la France.
5. Divisions intestines. — Le caractère emporté et violent de M. de Frontanac lui fit faire bien des fautes, et ne tarda pas à le brouiller avec les prinoipaux fonctionnaires de la colonie ; d’abord aveo Perrot, gouverneur de Montréal, au sujet de lu traite .de l'eau-de-vie, M. Perrot, ayant refusé de descendre à Québec pour rendre compte de sa conduite, fut arrêté par les ordres du gouverneur-général et emprisonné au Château Saint-Louis. ;
M. de Frontenac fit aussi emprisonner M. l’abbé de Saligaac Fénelon, sulpicien ; il exila lo procureur. général et deux conseillers ; il eut aussi de grandes difficuités avec l’intendant, M. Duchesneau.
Rappel du gouverneur. — Le roi jugea à propos de mettre un terme à toutes ces difficaltés en rappolant, en 1682, le gouverneur et deb qui ne pouvaient plus vivre ensemble,
Questionnaire. —1. Quel fut le successeur de M, de Coureslles ! — 2. Quels sont les événements les plus remarquables de l'ade minisiration de M. de Frontenac ! — 8, Racontes la découverts du Mississipi. — 4. Que fit M. de la Salle sous cette administse tion ?— 5. Quelle fut la cause du rzopel de M. de Frontense !
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X. M. DE LA BARRE 1682 à 1685 Marquis de Tracy, Lieutenant Général ; De Meulles, Intendant.
Population de la colonie : 10,000 âmes.
1 Arrivée de M. de la Barre. — M. de la Barre arriva à Québec en 1682. C'était un assez bon militaire; mais, comme administr=teur, il n’était pas l’homme qu'il fallait pour gouverner la colonie dans
} les circonstances délicates où elis se tronvait alors.
2. Guerre contre les Iroquois. — Le gouverneur e voulant rien ienter contre les Iroquois sans avoir consulté les notables, convoqua une assemblée à laquelle il invita son conseil ordinaire et les principaux
personnages de la colonie La guerre fut décidée ;
mais M. de la Barre, vieillard faible et infirme, ne
commença les hostilités qu'en 1684, Il s’avança jus- -
qu'au lac Ontario avec une armée assez forte pour exterminer les Iroquois, mais il mit dans sa marche trop de lenteur et d'irrésolution, À son arrivée dans
L le pays des Iroquois, son armée étais à demi vaincue | par la faim et la fatigue. Les Irequois, effrayés, ? vinrent demander la paix, et l’obtinrent à des con- } ditions peu honorables pour les Français,