GUERRE DS ODET-A
et qu'elles suflsent à immortaliser les héros qui y prennent part.
2. Prise du “ Lys ” et de‘! l’Alcide. ”—Le metre fut déclarée, en 1755, entre la France et l’A Aterre. Pour soutenir leurs colonies respectives les doux gouvernements équipent chacun une flotte, Les deux vaisseaux français ‘ l’Aléide” st le “ Lys,” sé parés de l’escadre par des brouillards, furent pris pay
les Anglais. M, Rigeud de Vaudreuil et huit compas
guies régulières restèrent prisonniers.
8. Plan de la campagne de 1755. Par le plan arrêté dans une assemblée tenue en Virginie, il fut convenu que les Anglais attaqueraient le Canada par
quatre endroits différents: 10 par l’Acadie ; 29 par le :
lac Champlain ; 3v par la vallée de l'Ohio; 4° par la rivière Niagara.
&. Prise des forts-Gaspareau et Beauséiour. — Moukion, à la tête de 3,000 hommes, se renditmaître
“des forts Gaspureaun et Beauséjour Joignant la pere
fidie à la cruauté, les Auglais firent main basse sur la population acadierne, incendièrent' les habitations, entassèrent ies Acauiens sur des navires et iüs aispersèrent sur les côtes de la Nouveile-Angleterre dans le plus grand dénuement.
Bataille de la Monongahéla. - Pendant l'exéeution de ce forfait, Braddock, le général en chef de l'armée anglaise, à la tête de 2,000 homimes, “'uivañea à marches forcées contre le fort Düusjnesne, contiant dans le nombre de ses bataillons. De Benujeu n'avait à lui opposer qu'une poignée de braves; mais, décidé à vaincre ou à mourir, il s’avanga à la rencontre de Braddock, l’atteignit sur les bords de la Monongs-
74 OVOIRE DU CANADA # héla et lui fit éprouver, le 9 juillet, la défaite la plus complète. M. de Benujou. trouva la mort daus son glorieux triomphe.
Défaite du baron Dieskau.— Quelques mois après, le général Johnson, voulant venger la défaite dela Monongahéla, tenta de s’emparer du fort Saiaër dérie, Ilse mit en marche avec 5,000 kemmes, Le i#ron Dieskau, général en chef des Français, partit du Cort Saint-Frédéric avee 1500 hommes, ef alla rencontrer l'ennemi sur les bords du lac Saint-Saerement, N'écontant que son impétuosité naturelle, :il attaqua inconsidérément le camp de Jekuson : son armée fut repousséé avec perte, et dans ce combatil reçut une blessure qui le conduisit au tombeau quelques années plus tard.
L'exnédition dirigée contre Niagara fut ajournée.
5. Succès de cette campagne. - À la fin dela campagne de 1755, les Anglais n'étaient pas plus avancés qu’au commencement, Ils avaient à la vésifé pris Gaspareau et Beauséjour et repoussé le bargn Dieskau; mais ils n'avaient pu franchir nos frontières sur aucun point; ils avaient de plns éprouvé une honteuse défaite, et ajouté à leur histoire une -triste page, la dispersion des Acadiens,
Questionnaire.—1. Dans quelle disposition d'esprit es issevaieht los Canadiens au moment où la guerre da Sopt ans snfemença ?—3. Quels vaissesux tombèrent aux mains des au commencement de cet guerre 5—3. Quel fut le plen dela campagne de 1755 -—4. Quels furont les principaux événements mélitaines de cette campagne 1-5. Qual fut le suocls de coti> emmpegne? |
‘? DB VAUDREUIL GAVAGNAL 75.
MARQUIS DE VAUDREUIL CAVAGNAL François Bigot, Intendant, Le Marquis de Montcalm, général en ohef. Lévis Population en 1754: 55,080 âmes,
1 Arrivée de M. de Vaudreuil. — M. de Vaudreuil arriva le 13 juillet 1755 à Québec, où il était né et où il avait passé sa jeun:sse Les Cunadiéns le virent avec joie remplacer lc msrquis Duquesne, qui repreaait sa carrière de murin. :
2. Montcalm.--Le aéros dé cette guerre, l’illustre marquis de Mortca n, qui venait remplacer le baron Dieskau, arriva en même temps vec d’autres braves officiers: le chevalier de Lévis, Bougainviile et de Bourlamaque. L'armée fut aussi renforcée par un bataillon des régiments de la Sarre, et du Royal Roussillon,
8. Campagne de 1756.— Pendant que ce renfort est échelonné sur la frontière, survient la nouvelle que les Anglais s'apprêtent à envahir le Canada. Sans perdre de temps, etwaprès s'être concerté avec Île
gouverneur, Montcalm prévient les’ Anglais en se portant sur Chouaguen (Oswégo.) Après quelques jours de résistance, la gar nison capitula. Ce brillant succès suffit pour arrêter la marche des armés envahissantes,
Famine.— Malheureusement, en triomphant des ennemis du dehors, la colonie ne put triompker aussi facilement de ceux du dedans: la famine et la con
oussion de l’intendant Bigot. La récolte ayant manqué deux années de suite, la population se trouvait réduite à une affreuse disette. Les Canadiens, mal. gré leur état de gêne, n’en accueillirent pas moins avec bonheur les pauvres Acadiens chassés de leur patrie, et partagèrent avec eux les ressources que Bigot n'avait pu leur dérober.
4. Campagne de 1757. — Dans le but de recommencer leur attaque contre le Canada, les Anglais s'étaient fortifiés sur le lac St-Sacrement et avaient élevé le fort George où William-Henry. Il fallait à tout prix les en déloger. Montcalm alla investir ce fort, Pendant sept jours, Monroe se défend avec vigueur; mais, voyant la plupart de ses batteries démontées et n’ayaut aucun espoir d'être secouru, il se décida à capituler. Une nouvelle victoire est ainsi ajoutée à ceile de l’année piécédente.
La seconde victoire de Montcalm est souillée. — Maïiheureusement cette belle victoire fut souillés par la conduite barbare des sauvages, qui massacrèrent plusieurs prisonniers anglais, malgré les efforts des Français pour les en empêcher. L'eaude-vie, laissée dans le fort par les Anglais, fut la cause de cette saiglanie tragédie,
5. Campagne de 1758. — Forces militaires des deux colonies. — Montcalm, au commencement de cette campayre, n'avait que 6,000 hommes à opposer à 40,000 que les Anglais avaient mis à la disposition d’Abereromby, général en chef, qui pouvait, en outre, compter our un eorps de réserve de 20,000 milicions.
6. Evénements remarquables de cotte campagne. — 1° ln prise de Lenisbourg; 2 le bataille
fallait à vestir ce
nd avec erios déru, ilse est ainsi
souillée.
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DB VAUDREUIL CAVAGHAL
de Carillon ; 3° l'évacuation du fort Duquesne et la
prêse du fort Frontenac,
Prise de Louisbourg.—Le 3 juin, Boscawen, avos vingt vaisseaux de ligne, dix-huit frégatos et 14,000 hommes sous les ordres d’'Amherst, parut devant Louisbourg. Après s'être défendu avec courage pendant cinquante jours, et avoir perdu beaucoup d'hommes, Phéroïque Drucourt prit le parti de cr. piiuier. La perte de Louisbourg entraîna celle du Cap-Bretou et de l’île St-Jean.
Bataëlle de Curillon. — La victoire n’est pas loim de la défaite. Le même mois qui vit tomber les murs de Louisbourg, vit aussi le plus beau triomphe que la Nouvelle-France ait jamais remporté. Abercromby, à la tête de plus de 16,000 hommes, partit du fort Flouward pour Montréal. Montcalm, avec un peu plus de 3,000 hommes, dont 450 Canadiens, vint lui barrer le passage à Carillon.
Après s'être fortifié au moyen d'abattis d'arbres, il attend l'ennemi de pied ferme. Le 8 juillet, sur le midi, Abercromby fait son apparition. Six fois il se rue sur les lignes frangaises, st six fois il est repoussé avec d'énormes pertes. Après une lutte de plus de sept heures, Abercromby, désespéré, prend précipitamment la fuite. La victoire de Carillon
sauva momentanément la Nouvelle-France.
Pertes des forts Frontenac et Duquesne. — Les forts Frontenac et Duquesne avaient été dégarnis. Les Anglais en profitèrent pour détruire le fort Fron-
tenac et se fortifier dans le fort Duquesne, auquel ils :
dütnèrent le nom de Pitishurg.
Obtte perte, attribuée À l'imprévoyence du gouver-
nour, jointe à d’autres griefs, augmenta la division entre M. de Vaudreuil et M. de Montcalm, et ne, présagea que des malheurs pour les années suivantes,
7. Campagne de 1759. — Préparatifs des 4 glais.— Pendant que la Nouvelle-France épuisée, lutèe péniblement, ses ennemis 8e rassemblent etconspirent sa perte. Après s'être emparé des postes avancés, ils se proposent de pénétrer dans le cœur du‘pays par plusieurs endroits à la fois : et, de peur que leur prois ne leur échappe, ils mettent sur pied trois armées, dont l'effectif est porté à. plus de 60,000 hommes, pvesque l'équivalent de la population entière da Csnada, La première de ces armées, sous les ordres du général Wolfe, devait remonter le St-Laurent ot attaquer Québec ; la seconde de 12,000 hommes, sous les urdies du générul Amherst, successeur d'Abercromby, devait descendre le lac Champiain et le St-Laurent pour se joindre à l'armée de Wolfo; la troisième sous les ordres du général Prideaux, devait s’avancer vers les grands lacs et couper toute communication avec la Louisiane. |
8. Préparatifs des Français. — Pour tenir tête à l'orage, il eût fallu de nouveaux renforts, mais le peupie canadien cest abandonné à lui-même, .: Aux 60,000 Anglais qui se préparent à attaquer ‘la Nonvelle-France, M, de Vaudreuil ne peut opposer que 5,600 réguliers, 15,000 miliviens et quelques bandes de sauvages, Quoiqu'il en soit, les Canadiens ne se découragent point, et jurent de défendre teur pays jusqu'à la dernière extrémité, 7. Fa
Apiès avoir évacué Carillon et St-Frédérie, M, de Vauureuil reuforça les postes de Niagare, de l'Tlo-aux-
vision et m0, pantes.
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DE VAUDREUIT, CAVAGNAL T9
Noix et de Chouaguen. Il fortifin Québee, et lo mit à l'abri d’un eoup de main par un camp retranché qui s'étendait depuis la rivière Montmorency jusqu’à ls rivière St.Churles,
9. Wolfe arrive devant Québec. — Le 27 juin, le général Wolfe jeta l'ancre près de Québec. Il débarqua une partie de ses troupes à l'île d'Orléans, et ât dresser une batterie sur les hauteurs de Lévis pour
bombarder la ville, qui bientôt ne fut qu'ann monceau de cendres et de ruines,
Bataille de Montmorency.— Le 31 juillet, Wolfe, avec 8,000 hommes, attacqua les retranchements français à Montmorency; une lutte terrible s’engages; mais, repoussés de toutes parts, criblés par les hommes de Repentigny, les Anglais se retirèrent en désordre. La bataille était gagnée.
Première bataille d'Abraham. — Après avoir passé une partie du mois d'août à saccager Îa plupart des paroisses situées sur les deux rives du fleuve, et désespérant d’emporter Québec d'assaut, Wolfe eut recours à la ruse, Les vaisseaux anglais ‘evèrent l'ancre, remontèrent le fleuve et mouillèrent en facs de Saint-Antoine. Dans la nuit du 12 au 13 sept mbre, embarqués sur leurs chaloupes, et se donvant pour des Français chargés d'approvisionner fa ville, les Angiains débarquent à Sillery et gravissent tes hauteurs d’Abrabam par l'Anse-au-Foulon. Montcalm accourt aussitôt, et emporté par une précipitation funeste, il engage immédiatement le combat, malgré les avis contraires qu'on lui dora.
étaient 8,000 contre 4,500, Maiïeureusement, an plus fort de la lutte, Montcalm est biéssé mortelie-
Les À okars
ISSYOIRE DU CAXAPDA
ment. Après s'être battue avec un courage héroïque, et voyant la bataille perdue, l'armée française roga guea précipitamment ses oampsments. Wolfe trouva une mort glorieuse dans son triomphe.
10. Capitulation de Québec. — Lévés, devenu par la mort de Montcalm, général en chef des troupes françaises, voulait brâler la ville ou l'empêcher par une victoire immédiate de tomber au pouvoir des Anglais. Il fit revenir les troupes qui regagnaient,.le fort Jacques Cartier érigé dans la paroisse du Cap- Santé ; mais, en arrivant près de la rivière St-Charles, fl apprit, avec chagrin et indignation, la reddition de Québec. M. de Ramsay, avant même qu'une batterie fat dirigée contre la place, arbora le pavillon blane, au‘graud étonnement des Anglais. Cet événement important avait lieu le 19 septembre.
L'armée française, dont les pertes étaient très grandes, se replin sur le fort Jacques Cartter, où elle prit ses quartiers d'hiver. |
Le général Eurray agit comme gouverneur. — surray, ayant sous ses ardres 8,000 hommes, exerga les fonctions de gouverneur de Québec, au nom d'Amkhoest, général en chef.
MH. Campagne de 1780. — Les évérements mar.
quants de cette campagne furent : 1®4%a batnille de Stb-Foyo ; 2% le siége de Québec ; 3° la es EE dé’ Montréal.
12 Bataille de Ste-Foye.-—Sans capitale, en ste
e détresse qui se fait de plus en plus sentir, la
Guvelle-France ne désespère pas encore. Lévis
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DE JAUDREUIL CAVAGNAL
Québe”, dans l'mtention.de reprendre cette ville. Be 28 avril, Lévis rencontre Murray sous les murs de Québoo, avec des forces à peu près égales aux siennen Aussitôt une lutte acharnée s'engage entre les deux armées, qui 8e battent avec un égal courage. {La victoire reste anx Français et l’honneur des armes françaises est vengé.
Lévis assiège Québec —Le soir de cette mémorable journée, Lévis fait commenter les travaux qui doivent le rendre maître de Québec. Pendant treize ours, l'armée est occupée à ouvrir des tranchées et élever des batteries. Au moment où tous les regards sont tournés vers la France, d'où est attendu le secours, une flbite fait son ap-sriuon dans la rade de Québec ; malheureusement c'est une flotte anglaise et, pour ne pas être pris entre deux feux, Lévis lève le siège et retourne à Montréal.
18. Capitulation de Montréal, — Trois armées anglaises, dont l'effectif se moatait à plus de 28,009 hommes, étaient concentèées devant Montréal, Lévis songea un instant à les attaquer ; mais sur l'avis de son conseil, M, de Feudreuil, devant des forces si imposantes, ne voulut pas laisser couler inutilement le sang et se décida à capituler,
Cette eapitulatoa mémorable fat signée le lendemain, 4 septembre, Le général Amherst souserivit presque tous les articles, mais il eut la lAcheté de refuser aux braves de Farmés française les honneurs ‘de la guerre,
14. Principaux articles de Ia capitulation — El fut stipulés 1° que les Canadiens auraient lo libres
exercice de lour religion ot garderniont leurs lois 06 à M 1 * us 1
leurs propriétés ; 2 que tous les postes occupés par les Français seraient livrés aux Anglais sous le plus eourt délai; 3° que les troupes françaises seraient transportées en France et s'engageaient à ne point servir pendant cette guerre; 40 que le gouverneur, l’intendant et les autres fonctionnaires civils seraient transportés en France aux frais de l'Angleterre.
Le drapeau anglais remplace le drapeau français. - Le drapeau de la France, après avoir flotté plus d’un siècle au-dessus de Ville-Marie, se replie et fait place à celui de la Grande-Bretagne. L’entrée des troupes angloises dans la viile annonce aux colons que la Nouvelle-France est devenue une possession anglaise, Ainsi est consommé ce grand drame qui, depuis tant d'années, tenait tous les esprits en SsUsSperis
Questionnaire, -— 1. Quel fut le successeur du marquis Duquesne 1-—2. Quel fut le héros de la guerre de Sept aus ? — 8, Racontez-nous les principaux événements de la campagne de 1756 1— 4, De la campagne de 1757 ? — 5, Quelles étaient les forces respectives des deux colonies au commencement de ia can. pasue de 17581—6. Quels furent les principaux evenements de la campagne de 1756N1-—7. Qu'is furent les preparatifs du côté des Angiais pour la campagne de 1759 t——#, Du côté des Français pour la méme campa:ne ? — 9. Racontez-nous le siège de Quebec 1—10, Quand la ville de Québec capitula-t-elle — 14 Quels sont les évenements remar juables de la campagne &s 17601 — 12. Racontez-uons la bataille de’ Ste-Foye ? — 18 Quand fut signée la capitulation de Montréal —14, Quels set les principaux articles de La capitulatiou de Montréal !
és par e plus raient point r'eur, aient .
franflotté replie L'en- La aux 16 posdrame )rits en
quis Du- 19? — de pagne de aient les e ia cat ments de s du côté es Fran-
siège de et — 11 pagne äs
uels sort
. LIFTÉBATURE SOUS LA DOMPMATION FRANGAISE 93 LITTÉRATURE SOUS LA ur FRANÇAISE
Depuis l'établissement de la colonie jusqu’à la eession, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et Louis XW régnèrent sur la France, Ces règnes, partienhièrement les deux derniers, ont été les plus glorieux de la monarchie française par les savants, les artistes et les hommes de lettres qu'ils donnèrent à la Franes.
Quoiqu'il en soit, on ne doit pas être surpris si ee mouvement littérair ne s’est pas fait sentir dans Ja colenie, la période .je la Domination française n'a été qu'ane période de colonisation. @
La plupart des hommes instraits qu'il y avait alers dans le peys se trouvaient au collège des Jésuites, èt dans los séminaires de Québec et de Saint-Sulpice,
Sans doute, ls colonie, lorsqu'elle passa sous la domination anglaise, avait fait des progrès immenses, Mais aussi, que ces progrès lui avaient coûté de teavaux, de fatigues et de sueurs |
Nos pères n'avaient pas eu seulement à lutter contre 1es obstacles sans nombre de ln nasure, de la dista et des lieux cux-mêmes; à tout instant, il leur “ei fallu abandonner une entreprise à peine commeneée, mettre de côté Lx charrue qui venait à peine de traeér le premier sillon, pour se défendre coutre les Troquéts,
Ces farouehes barbares les molestèrent ainsi de 1899 à 1701. Depuis plusieurs années déjà, les Angisis étaient 4 la partie. Ils reprirent bientôt leur œumpe es un acharnement inoul, et noursuivirent avbe bus iii contre la colonie, jasqu'à ce gue
ÿ de:
“ MOTORS 7 CAT Frà cette dernière, épuisée et sans se :c112, fut enfin foroée de se randre.
Une période aussi laborieuse n’a pu être une période littéraire, Aussi n'avons-nous à signaler aueune œuvie littéraire proprement dite. .
Il nous reste aujourd’hui cepen‘iant des travanx d'une it portance capitale, où nos historiens contemporaius ont puisé les renseignements qu'ils nous donnent, surtout sur les commencements pénibles de | la eoionie, Ces travaux sont dus, en grande partie, à dus Français qui ont travaillé personnellement au progrès de la civilisation frangaise en Amérique et qui tenaient des mémoires de ce qui 8e passait sous leurs yeux.
En voici la liste :.
Voyages de Cartier ;
Voyage de Roberval ;
Histoire de la Nouvelle-France, par Marc Les- « shot ;
Voyages ie Champlain ;
Le Grand Voyare du Pays des Hurons, et Histoire du Cana, par Gabriel Saurd, frère récollet, R
Le Lettres de in Véncrable Mère Marie de l’Inoarnation ; L'Histoire de l'Hôtel-Dieu, par M. de Ia Tour ; Histoire du Canudn, par le P. Charlevoix, jésuite ; Les Relations des Jésuites ; Le Journal des Jésuites ; Eistoris Canadouew, par le P, Ducreux où Oreuxins.
LITTÉRATURE SOUS LA DOMINATION MRANGAIIX SG FRSYINÉRES L'ROVIDENYIRLLES DE LA NOUVELLE YR:vOB
Les forts étaient pris avec leurs ea°0-: et leurs munitions, les ports avec leurs vaisseaux , lo Ü'anada était perdu pour la France, mais il n'était pas pordu pour lui-même. Il lui restait son clergé, ses comraumeatée rolirienses et sa population foncièrement chrétienne. Ce fut là son: salut,
La Mère de l’Incarnation avait dit, près d’un siècle avant cette perte de la colonie : “ Le Canada est un
pays spécialement gardé par la Providence, Si les
épreuves les plus se: sibles lui sont souvent venues quaad il croyait toucher à des terres prospères, c’est ausai lorsqu'il croit tout perdu et qu’il se sent rouler d'abîme en abîme, que la Providence se plaît à le rolever, à le maintenir debout et à le diriger, sans qu’il le sache, vers la véritable prospérité, et cel:: d'une ma. nière impénétrable à toutos les prévisions humaines.”
Oui, le Canada a été sauvé dans a porte même, et il l’a ét6 par la foi solide de sa rt ralai:on, par 800 inviolable attachement au catholisisme, Or. cette foi a été déposée dans les cœurs et conservée de génération en génération, par le clergé séculier et régulier, par ces communautés exhal:.1 le parfum de leurs vertus et donnant à l’enfan, ceite science de la foi qui est l'aliment des grandes âmes et la seule base solide des nations chrétiennes. La France a perdu uns importante colonie; mais le Canada n'a rien perdu, il est resté français et chrétien comme il l'était au XVII siège.