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ACTE D'UNION 1840 à 1867 Population en 1844: 697,000, En 1851 : 890,000 en,
L. Union des deux Canadas, — Malgré les péti tions du clergé catholique et de tous les Canadiens, le parlement impérial passa, le 23 juillet 1840, l'acte
qui unissait les deux Canadas, (Cet acte fut mis en force le 10 février 1811. : avai 9. Gouverneurs. — Pendant ‘cet intervalle de 27 quel, ans, sept gouverneurs ont tenu les rênes de l’adminis- 6. tration : pari XIV. Lord Sydenham, de 1839 à 1841; XV. Sir De c Charles Bagot, de 1842 à 1843; XVI Baron C. T, huit Metcalfe, de 1843 à 1845; XVII. Comte Cathrart, de Le 1845 à 1847; XVIIL Comte Elgin, de 1847 à 1854; dont XIX. Sir Edmund Head, de 1854 à 1861; XX. Vicomte, poui G. S. Monck, de 1861 à 1863. tés « 8. But de l’Union. — L'acte d'union remplaça la foule constitution de 1791. Le Haui-Canada avait été à dévo cette époque séparé du Bas pour soustraire les Anglais LÉ à la domination française, L'acte d'union de 1841 dan eut évidemment pour but de mettre les Canadiens cipale sous la domination des Anglais, devenus plus nom- la breux. litéa :
4 Dispositifs de l'acte d’union.—Quoique le but locale secret des promoteurs de l'acte d'union fût de domi- ne per et d’angliciser les Canadiens, cet acte mit ces che derniers en possession de droits et privilèges qu'ils né réclamaient depuis plus d’un quart de siècle et pour ae lesquels avait coulé leur sang, L'Union donna aus Ce
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députes le droit de contrôler le revenu public et plus tard la jouissance du gouvernement responsable.
Le nombre des représentants fut fixé à 84 membres, dont 42 pour chaque province,
5. Inauguration de l'acte d'union. — Lord Sydeubum fui charge de fuire fonctionner le nouveau régime. Le conseil spécial vota avec plaisir la nouvelle mesure, La législature du Haut-Canada, qui avait tout à y gagner, lui donna son assentiment après quelques jours de discussion,
6. Parlements—La première session du premier parlement-uui fut ouverte à Kingston, le 13 juin 1841. De cette session jusqu'à la confédération on compte huit parlements.
Le premier régime fournit des hommes célèbres dont l'éloquence fit retentir l'enceinte parlementaire pour la défense de la religion, des droits et des libertés des Canuudiens; le second produisit aussi une fouie d'hommes distingués par leur éloquence, leur dévouement à la religion et au pays.
7. lrincipales mesures politiques passées dans Îics $ parlements sous l’Union. — Les prin- Cipales mesure passées dans ces huit parlements sont :
10 En 1841, un bill érigeant les paroisses en municipelitéa : il dounuit aux Canadiens la direction de leurs affaires locales.
2° La même année, fut passé uv bill qui organisait l’instruction primaire; ce biil, comme le précédent, fut plus tard ameudé à ditiérentes reprises,
30 In 149, dans ia dcuxième se-sion du 3e parlement, fut passé uu acte pour indemniser les Canadiens des pertes eubies eu 1537-35. Cette mesure irrita les Angisis * point
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1232 AISTOIRE BU UANADA
qu'ils brûlèrent les 6difces du parlement à Montréal et insultèrent lord Klgin.
4° En 1853, représentation fixée à 130 membres, dont 63 pour chaque province.
6° En 1854, abolition des droits scigneurisux et indem- nité votée aux seigneurs.
6° Le même aunée, les réserves du élergé protestant furent sécularisées.
7° La même année, un octroi libéral fut voté au Grapd- Tronc pour établir dans le pays un réseau de chemins ‘de fer.
8° Un traité de réciprocité fut aussi signé, en 1854, avec les Etats-Unis
9° En 1856, le conseil légielatif devint 6lectif.
109 En 1857, le Bas-Canada fut divisé en 20 districts judiciaires.
11° En 1865, le code civil du Bas-Canada fut refondu.
8. Evénements remuaurquables.— Pendant gette période de 27 ans, on remarque un bon nonrbre d'événements
importants : Q | 1° En 184{, translation du siège du gouvernement, de Kingston À Montréal.
2 En 1845, incendie de 1299 maisons dans le faubou Roch et d’un égal nombre de maïsons,un mois Plus dans le faubourg St-Jean.
3° En 1847, les fôvres typholdes décimèrent les irlandais : plusieurs prêtres et religieuses furent victim: leur dévouer- ent.
4 En 1849, le choléra ft de sombreuses victimes à Montréal et à Québec.
5° En 1851, le gouvernement adopta les timbres-poste de cinq centins,
e Eu 1651, N y ent plusieurs grands incendies à
7° En 1684, inaugeration és l'Uaiversité-Lavul, en 18512.
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8° En 1855, arrivée de la “ Cæricieuse, ” première frégate française qui visitait le pays depuis que le Canada était devenu colonie de l’Angleterre. On élève à Ste-Foye un monument aux braves de 1760,
9° En 1857, trois écoles normales sont fondées à Québee et à Montréal.
10° En 1858, la reine choisit Ottawa comme capitale du gouvernement provincial.
11° En 1869, le Prince de Galles visita le Canada. Il inaugura le Pont-Victoria, posa la première pierre des b&-
. fisses du parlement à Otiawa, et r:Sut partout des témoi-
moignages non équivoques de la loyauté des Canadiens.
120 En 1861, au début de la lutte fratricide entre le Srd et le Nord des Etats-Unis, arrestation à bord du Tren:, de * Masson et Slidell, ambassadeurs des Etats-confédérés (du Bud}, menaça le pays d’une guerre avec les Etats-Unis,
13° En 1866 et lee années süivantes, les Féniens franchissent la frontière du Canada, et sont repoussés par les troupes régulières et ensuite par les volontaires.
9. Evénesments religietux.—;}.es principaux évênements religieux arrivés pendant la même époque furent:
19 Eu 1#51,la tenue du premier concile provincial de
* Québec, sous la présidence de l’archevèqne Turgeon.
2° En 1R5A, la visite de Mgr Bédini, nonce apostolique. Les Canadiens témoignèrent à ce dignitaire le respeot et Paffeciionu qu’ils ont pour l’Eglise de Rome.
30 La même année, le passage de lPapostat Gavazzi, dont les attaques contre le catholicisme souievèrent l’indignation! des Canadiens et causèrent à Montréal des désordres qæ
2écessitèrent l’intervention des troupes.
49 En 1855, les catholiques du pays célébrèrent, le 8 décembre, la promulgation du dogme de l’Inimaculée (om ception de la Bienheurense Vierge Marie.
10. Un mot sur les sept gouverneurs. — Les personnages qui ont représenté l'Angleterre pendant
124 | IMSTOIRE DU CANADA 37 années, ont été généralement estimés par Les adiens, Ii est vrai de dire que, sous ce nouvean régime de responsabilité ministéricile, les gouvernezrs pouvaient plus difficilement agir d’une manière arbitraire,
Lord Sydenbam mourut dans l'automne de \841, universellement regretté.
Sir Charles Bagot lui succéda et tint les rênes de l'administration jusqu'en 1843, C'est sous Bugot que fut inauguré le gouvernement responsable.
Bir Charles Metcalfe administra la celonie jusqu'en
Il eut pour successeur Cathcart, qui gouverna jasqu'en 1847.
Cathcart fut remplacé par lord Bilgin qui gesverna le pays jusqu'en 1854, et qui a été le piles romarquable de tous les gouverneurs du Canada,
Sir Edmuuwi Head fut le saccemseur de lord Higin,
Une parole iscouskiérés ini onlera l'estime des On-
padions-Françals. Ce fat sans regrets qu'ils le virent d'eunberquer pour l'Angleterre, dans l'été de 1861,
Bou successeur lord Moneck arriva à Québec en 1861, Guvert à Liuagsten, où fin 1861,
En 1844, le niège du gouvernement fat tranafisé de Kingston à Moneréal,
Hn 1849, après l'incendie des édifioes du parisment, 1 fut décidé que les chambres s'ascombierniont aftuse hatévement à Toronto et à Québec.
En 1868, la reine choisit la ville d'Ottawa pour tre le siège du gouvernement peerineial,
s'étaient constitu l'Union cipales 2 les événe
27 ans freligieux h |
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qu'à ser connu Papplic puissan Unic
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CONFÉDÉRAHON
E.. 1866, le siège du gouvernement fut transféré de Québec à Ottawa.
Questionnaire. —1l. Depuis l’Acte d'Union juseu’à ls Crnfidé. ration, combien comptes-vous de gouverneurs | — 2. Quand fui signé l'Acte d'Union ? — 8, Quel était le but &e l’Union ? — 4. Les Anglais obtinrent-ils dans l’Acte de l'Union le but qu'ils s'étaient proposé ! — 6. Qui fut chargé d’inaugurer ls ueuvelle constitution !—6, Combien comptes-vous de parlements depuis l'Union jusqu'à ls Confédération ? — 7. Quelles furent les principales mesures passées dans ces 8 parlements 1-8. Quels furent les événements jes plus remarquables pendant cette période de
ans !-—9. Quels furent les principaux événements dans l’erdre religieux t—J0. Nommes les gouverneufh depuis l'Union jasqu'à à Confédération ? — 11. Où fut ouvert le premier parlement e$ queile ville choisit-on pour capitale du Canada !
Population de la province de Québec en 1861: 1,111 566 âmes. En 1871 : 1,191,575. En 1881; !,359,008. âmes. En 1891:1 ,488, 535 dont 1,291,:09 catheliques.
1: Partis politiques. — À l'étegee de l’Union, deux partis politiques se disputaient le pouvoir : le parti tory, qui cherchait plutôt à flatter le pouvoir qu'à servir les vrais intérêts du peupie; l’autre partd, connu sous le nom de parti réformiste, proclamaié Papplication franche et loyaie de la constitution et le puissance compiète de la éonstitution.
Union des Canadiens. — Les Canadiens-Français 2 rangèrent dans le parti réformiste. Ils eurent la
sagesse de ne pas se diviser; par cette union ils exer- @èrent une grande influence sur le gouvernement, ‘surtout depuis l'administration Lafontair:e-Baldwin, de 1848 à 1864. N
Divisions politiques. — Cette union des Canadiens ne devait malheureusement pas durer. En 1864, les divisions intestines des Canadiens et l’antagonisme entre la population du Haut-Canada et celle du Bas- Canada rendirent presque impossible le fonctionnement de l'acte d'union de 1840, et nécessitèrent un changement dans la cqpstitution. :
Confédération de quatre Provinces.— Les bases d’ure nouvelle constitution furent préparées à Québec, par der délégués de toutes les provinces britanniques de l'Américue du Nord,
La Confédération fut inaugurée le ler juillet 1867. Elle fut d'abord éomposée de la province de Québec (Bas-Canada), de la province d'Ontario (Haut-Canada), du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle- Ecosse. Elle s'est depuis augmentée de Manitoba, en 1870 ; le ia Colombie anglaise, en 1871, et de l'Ile du Prince-Edouard, en 1273.
2. Gouverneurs.— Depuis l'inauguration de la Confédération, l'Angleterre a été représentée par six gouverneurs: lord Monck, qui inaugura le nouveau régime ; Sir John Young, élevé à la pairie sous le nom de lord Lisgar; lord Dufferin ; le marquis de Lorne: lord Derby; lord Aberdeen et lord Minto. Lord Dufferin a été l'un des gouverneurs les plus distingués du Canada.
.. 8. Lieutenants-gouverneurs. — La province de
Québec compte, depuis la Confédération, huit lieute-
civil € voip ment premi
nantse-gruverneurs: Jir N.-F. Belleau de 1867 à 1878, l'honorable R.-E, Caron de 1873 à 1877, l'honorable Luc Letellier de St-Just, de 1877 à 187!) les honorables Robitaille, Masson, Angers, Sir J.-A. Chapleau et l'honorable L.-A, Jetté.
Questionnaire: —1. Quelle cause a amené la Confédération des colouies britanniques dans le Nord de l’Ainérique ? — 2. Quels ont été les giuverneurs généraux jusqu'à nos jours ! — 8. Quels ont été les licutenants-gouverneurs de la province de Québec !
4. Evénements remurquables depuisia Con fédération. — Piusieurs évéiements remarquables ont signalé la période écoulée depuis 1866. Notons les suivants:
1° En 1866, invasion des bandes féuiennes promptement repoussées aäprès quelques rencontres sanglantes. Le les août de la même année eut lieu la mise en force du code civil du Bas-Canada. La viile d'Ottawa, devenue capitale, voit pour la première fois le parlement siéger chez elle,
2° En 1867, ouverture de la premièreisession du parlement fédéral, à Ottawa, et aussi de la première session de 2remier parlement provincial de Québec. ©,
3° En 1866, environ 30 jeunes gens, appartenant aux meilleures familles de la provirice de Québec, vont s’eurôler dans le corps des zouaves pontificaux de Rome.
Le 7 avril, assassinat de d’Arcy McGee, l’un des hommes politiques du Canada les mieux doués.
. La même année, eut lieu l’envoi en Angleterre de deux dé égations chargées de négocier l’emprunt nécessité par le construction du cherniu de fer intercolonial, et aussi de pré parer les voies à la cession du territoire de la baie d'Hudson à la confédération; la réunion du concile provincial és Québec, auquel assistaient onze évêques ; la nvuminatios des arbitres chargés de répartir la dette afférente aux provitses d’'Ontario et de Québec; la visite de la frégate françaiss Îs #“ D'Kstrées. ”
Fes HISTOIRE DU CANADA
# La 1869, passage au Canada, du prince Arthur, troi- : fême fils de la reine. L'arrivée du prince Arthur mit fin émrmédiatement à la propagande en faveur de l’indé pendance
+a de l’annexion.
6° Inauguration solennelle du chemin de fer de la rive aord, le 18 juillet 1872,
6° Mort de Sir George-Etienne Cartier en 1873. Ses fun#raîlles furent aux frais de l'Etat.
79 En 1874, vieite à Québec des frégates la Magiclenne et le Bellerophon, et des avicos Adontis et Argus. Mort de M. Etienne Parent, l’une des gloires du passé. La même année, grande convention nationale à Montréal,
8° Mort de Son Honneur le lieutenant-gouvernenr Caron, en 1876.
90 En 1876 et 1877, des incendies dévastent les villes de Québec, Si-Hyacinthe et St-Jean du Nouveau-Branswick,
10° £a 1877, délégation apostolique de Mgr Conroy.
119 Translation des restes de Mgr Laval dans la chapelle fu séminaire de Québec, en 1878.
12° En 1889, convention nationale et congrès cathulique à Québec. Mort de George Brown.
13° Mgr Smeulders, délégué apostolique au Canada, en
14° Noces d'or de la société St-Jean-Baptiste, célébrées avec grande pompe à Montréai, en 1884,
15° Insurrection du Nord-Ouest, et peine de mort infigée ‘ à Louis Riel en 1885, L’exécution de Riel donns lieu à une forte commotion politique dans la provinee de Québec.
16° En 1888, règlement final de la Question des biens des Jésuites et incorporation civile de la compagnie de Jésus.
17° En juin 1889, inauguration solguaalle du. monument Gertier-Brébeuf, près du ruisseau Lairet, sur les bords de sivière St-Charles,
18° Augmentation de nombre des représentants parles
COMFÉDÉRATION ÈS mentaires de la proffnce de Québec, sons le gsuvernement Mercier. Le chiffre en fut porté de 68 à T3,
199 Les grands travaux pablios exfcutés en Canada sent :
ratre des milliers de milles de cherain de fer, ls bassin ise à Québec ; le bassin de radoub à Lévis et cplui €'yduimauïit à la Colombie anglaise,
1889. Eboulement au pied de la citadelle de Québec: & personnes tuées.
.1890. Incendie de l’asile de la Longus-Pointe : 70 pertes de vie. Pertes matérielles estimées à sus d'un millien,
1891. Population du Canada: 4,383,139. Mort de Sir 3. A. Macdonaïd, le 6 juin.
1892. Mort de Bir Alexander Mackensie, le 17 aval Abolition du Conseil Législatif dn Nouveso-Brunswie. Mort de Sir J. Abbott, remplacé per Sir John Thompson comme premier ministre du Canada.
1893. Conseil Législatif st chambre d’assemblée de l'ile du Prince-EGouard réunis en un seul corps politique. Le Canada remporte 2128 nrix à l'exposition de Chicage, |
1804. Conférence coloniale à Ottawa, à laquelle étaisat
présentés le gouvernement impérial, la Nouvelle Galles
Bud, la Celonie du Cap ln Mouvells Zélande, Viotorta,
et le Cemeda. Mort subite Qt “ral Ce
hbada, flir John ‘Theempecs, au palais de Windson, le 28 Gécrmbre. |
1996. Le gouvernement Laurier suceède x gouveznemont Tupes.
1600. Contingents enusdtens fourais à l’'Angicterre peur à
&uorre avoe be Transvasl.
Considérations générales sur la société, les pragsès ds
la colonie, les communautés religiouses, le clergé et les lettres.
Etat Social. — À peine l» drapean engiais Sottait-A sex citadelle de Québec, quo l'Angieterss voulnt -ouvemmer Lanadiens comme l'Irlande, en les privant des Iostéz
dont jouissaient ses autres sujets, en les gênant dans l’exereice de leur religion et en s’attaquant même à leurs lois et à leur langue.
. La proximité du Canada et des Etats-Unis et la crainte de perdre sa colonie modifièrent bientôt cette politigne injuste et tyrannique, surtout depuis 1774 De concessions en concessions elle arriva à abandonner aux Canadiens la liberté de se gouverner eux-mêmes.
Le Canada est peut-être, même dans sa dépendance de PAngleterre, le plus libre et le plus Le tent des peuples modernes.
Les ‘atholiques et les protestants vivent généralement en bons termes.
Progrès, — Sous la direction de gouverneurs sages et éciairés, représenté au parlement par des orateurs capables de défendre les droitset les libertés du peuple et administré par des hommes qui avaient à cœur le bit-n-être et la prospérité du pays, le Canada a fait depuis l’Union des progrès eonsi térablss.
Peu de pays offrent, en effet, un exemple plus frappant de pro:périté en si peu d'années. Nos rivières et nos lacs sont couverts de vaigwaux à voileset à vapeur; les chemins de fret les lignes télégraphiques et téléphoniques font communiquer nos villes en... elles, avec l-8 Etats-Unis et le monde entier; les manufactures se multiplient; les écoles primaires vo vrent la province: ; les collèges classiques, les c uvents et los autres institutions supérieures fout l'honncur des villes et des grands villages.
Communautés rtilgieuses de femmes, — Le canon du roi très chrétien a cosgé de grondcr, le Arapeau fleurdsiisé ne flotte plus sur nos villes et sur nos forts; mais le: filles de sainte Ursulie, de Marguüerite Bourzeois etune foule d’autres gervant-s de Dieu sont encore dans la Nouvelle-France pour sec uder les vues de Dieu sur ce pays.
En considérant les événements, il est facile de conclure sujouru’hui, que les Ursulines, les Hospitalières et les missionnaires veuus pour annoncer FÉvangile aux Hurons
s l’exers lois et
crainte ique ine8sions diens la
ance de
peuples
nent en
ages et apables ninistré la prosprogrès
rappant nos lacs hemins es font Unis et nt; les 8 clasrieures
: du roi «lisé ne filles de l'autres -France
onclure les mis Hurong
. ères aux orphelins, ramener les pécheresses à la
aux Algonquins et aux Iroquois, ont plus fait pour le de !a colonie et plus influé sur son avenir que les citade les canons et les bataillons. Si la force matérielle a par succomber, la force providentielle a encore ses sur cette colonie, destinée peut-être à jouer sur ce con: le rôle de la vieille France sur celui de l’Europe. Former les jeunes filles à la piété, leur donner des paissances utiles et agréables, soigner les malades hôpitaux, recueillir les inftrmes et les vieillards, se
réformer les jeunes définquantes: voilà les journalièr:s de ces héroïnes du Canada. -;
Kouveiles communautés, — Nos principales com fondées depuis ta conquête sont: 1° le couvent de M1 vidence, à Montréal, nd$ ent 1828 ; 2° le couvent du Cœur, à St-Vincént, fondé en 1842; 3° les Swars @es Noms de Jésus et Mar:e, A Lengaeufl, en 1868 ; 4° les de la Consré:atien, À 8t-Roch de Québec, en 184 : Sœurs de Ste-Cruix, en 1847; 6° les Beurs Grises, à bec, en 1843 ; 7° le Bon-Pusteur, A Québec, en 1850 ; 8° Filles de Ste-Anne, à St-Jacques de l’Achigan, en 1883; ® 1:5 Sœurs de la Présentation, à Ste-Marie de Monsôtn en 1853; 10° les Sœurs de l’As-omption, à Bt-Grésoire, en 1843 ; 11: les Sœurs de Jésus-Marie, à Bt-Joseph de Léyle,
en 1857 : 12° les Dames du Sacré-Cœur, au Sault-au-Récol en 1858, 15° les Franciscaines Missio:naires de Marie, à Québec. Presque toutes ces institutions ont des suc@æn sales où missions sur tous les points du pays.
Hôpitaux et Hospices.—Des différents hôpitaux de Qnébee et de Muatréal, les Sœurs de la Charité, le Bon-Pasteur, les maisons de Réforiie à Québec et à Montréal, l'es Sœurs de la Miséricorde, sont les plus remarquables de ces refuges.
Ciergé du Camata.—Le clergé catholique du Canada est pieux et instruit. Précher l’Evangite au peuple, lui demgbe l'exemple de ia piété et de ha ferveur, diriger l'inatrustipn classique et universitaire, encourager Pinstruction primaîre, présider à toutes les œuvres de bienfaisance et de charité,
tels sont les principaux titres du clergé canadien à l’admiration et à la reconnaissance de tous les cathaliques de ce pays.
Monuments, — Quoique pauvre, le clergé du Canda a su cependant, par de sages économies, élever des monuments impérissables, qui font honneur à la religion et à la patrie. Les collèges ou séminaires de Rimouski, de Ste-Anne, de Nicolet, des Trois-Rivières, de St-Hyacinthe{ de Ste-Thérèse, de Chambly, dè l’'Assomption, de Sherbrooke, de Lévis, de Chicoutimi, et surtout l’'Université-Laval, rendront immortels les noms des prêtres qui en sont les fondateur:.
” C'est au clergé et aux âmes pieuses auxquelles il a su ‘ fnspirer son admirable charité, que nous devons tous les couvents, les hospices et les hôpitaux élevés dans le pays.
Communautés d’hemmes, — L'apostolat compte des hommes dévoués parmi les Jésuites, les PP. Oblats, les Rédem:toristes, les Dominicains, et les PP. de Ste-Croix. Les Frères des Ecoles Chrétiennes, de la Doctrine Chrétienne, les Frères de St-Viateur et de St-Laurent instrnisent des milliers de petits garçons avec un gèle que la relision seule peut inspirer. Les Frères de Saint-Vincent de Paul sont charvés de réformer les jeunes délinquants: le succès qu’ils ont obtenu est bien difficile à surpasser.
Mentionnons encore l’Institut des Frères du Sacré-Cœur, établi à Arthabaskaville, en 1873; les Rédemptoristes, à Québec, en 1871, les Pères Trappistes, à Oka, en 1881 ; la Compagnie de Jésus, à Montfort, en 1883 ; les Frères de Suint-Vincent-de-Paul (Œuvre du Patronage), à Québec, en 1861 ; les Frères Maristes, à Ibervidle, en 1885; les Frères de l’Instruction Chrétienne, à Laprairie, en 1881 ; les Frères de Suint-Gabriel, à Montréal, en 1888: les Pè 8 du T.-S.- Bacrement, à Montréal, en 1°90; les Pères Franciscains, à Mo tréal, en 1890.
Piété des Canadiens, — Un fait consolant, c’est que le peuple est généralement resté bon, pieux, en un mot, digne de ses ancêtres ; non content de conserver ses institutions et es coutumes, il a, de plus, gardé sa foi.
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