SESQU1SULFURE DE FER
(*) PROTO SULFURE DE FER. Fe,S.
.Équiv. = SoO ou 44.
Ce sulfure s’obtient artificiellement en chauffant en vase clos un mélange de soufre et de fer en lames minces ; le métal se recouvre d’un corps à reflet métallique, cassant, qui est le piotosulfure de fer. 11 renferme presque toujours un excès de soufre qu’on lui enlève en le chauffant au feu de forge dans un creuset brasqué ; le soufre en excès se transforme en suliuie do carbone.
On peut l’obtenir à l’état d’hydrate, en précipitant un sel de protoxyde de fer par un sulfure alcalin :
S03,Fe0 + KS = S03.K0 + FeS.
Ce corps est noir, insoluble dans l’eau, soluble dans les alcalis et les sulfures alcalins ; cette dissolution est d’un beau vert.
Exposé à l’air, il absorbe l’oxygène et se transforme en sulfate de fer.
Le protosulfure de fer est assez rare dans la nature ; il se rencontre quelquefois dans les mines de houille, où sa présence occasionne souvent des accidents : il produit, en effet, en s’oxydant à l’air, assez de chaleur pour enflammer le charbon de terre; on cite plusieurs exemples d’incendies de mines ou de masses de bouille qui ont eu pour cause la présence du protosulfure de fer.
Le soufre et le fer peuvent agir l’un sur l’autre à la température ordinaire, sous l’influence de l’humidité, et donner naissance à du sulfure de fer qui est éminemment inflammable.
On obtient ce sulfure en mêlant dans un ballon 60 parties de limaille de fer, 40 parties de soufre et la quantité d’eau nécessaire pour en faire une pâte consistante ; le fer et le soufre s’unissent, et celte combinaison produit assez de chaleur pour volatiliser une partie de l’eau. Si le produit est exposé ensuite à 1 air, il s’enflamme en dégageant de l’acide sulfureux et de la vapeur d’eau; lorsqu’on le recouvre de sable, il produit quelques-uns des phénomènes apparents des volcans et projette le sable ; ce qui a fait donner à cette préparation le nom de volcan de Léinery , du nom de son auteur.
(*) SESQUISUI.FURE DE FER. Fe2S3.
Équiv. = 1300,0 ou 104.
Pr®Pare ce sulfure en faisant passer, à la température de
100° un courant d’acide sulfhydrique sur du sesqui-oxyde de
ter. Le sesquisulfure de fer est d’une couleur grisâtre, tirant
sur le jaune ; il n’est pas altirable par l’aimant ; quand on le
BISULFURE DE FER.
chauffe, il se décompose en dégageanLdu soufre et se transforme en pyrite magnétique.
On peut le préparer par voie humide, en versant un sel de sesqui-oxyde de fer dans un sulfure alcalin.
Ce sulfure se trouve dans la nature uni au protosulfure de cuivre et constitue ainsi la pyrite de cuivre, qui est le minerai de cuivre le plus abondant.
(*) BISULFURE DE FER. FeS2.
Équiv. = 750 ou 60.
Ce composé est le plus important de tous les sulfures de fer. Il porte le nom de pyrite martiale.
On peut le préparer en chauffant avec précaution le protosulfure de fer avec la moitié de son poids de soufre.
On l’a obtenu cristallisé en petits octaèdres d’un jaune de laiton, en mêlant de l’oxyde de fer, du soufre et du sel ammoniac, et en chauffant le mélange au bain de sable à une température assez élevée pour volatiliser le sel ammoniac iM.Wœhler).
On a pu aussi reproduire la pyrite cristallisée par des procédés galvaniques.
On produit aussi du bisulfure de fer en faisant passer de l'acide sulfhydrique sur du peroxydede fer porté à une température qui doit dépasser 100°. Si l’on opère sur de l’oxyde de fer cristallisé, le sulfure conserve la forme cristalline de l’oxyde. Cette transformation se réalise souvent dans la nature; on l’appelle épigénie. Le phénomène inverse peut également se présenter ; on trouve le sulfure de fer transformé en oxyde et ayant la forme de la pyrite.
Le bisulfure de fer se rencontre ordinairement cristallisé en cubes ou en dodécaèdres d’un jaune de laiton ; sa densité est 4,981 ; il est assez dur pour faire feu au briquet.
Lorsqu’on calcine la pyrite à l’abri de l’air, elle perd une partie de son soufre et se transforme en pyrite magnétique. Grillée à l’air, elle dégage de l’acide sulfureux, et se change en peroxyde de fer. Quelques variétés de pyrites se conservent à l’air sans altération, mais d'autres s’oxydent rapidement, s’efflcurissent en absorbant l’oxygène de l’air, et se transforment en sulfate de fer : FcS2-f O7 = SU3, FeO + SO3.
La pyrite qui s’effleurit le plus facilement est la pyrite blanche ou sperkiie. Cette propriété est attribuée généralement à la présence d’une petite quantité de protosulfure ou desesquisulfure. La forme de la pyrite blanche est le prisme droit rhomboïdal. i , .
La pyrite n’est attaquée que par l’acide azotique, l’eau régate et l’acide sulfurique concentré et bouillant.
Les pyrites sont employées dans la fabrication de l’acide sulfurique ; lorsqu’on les grille à l’air, il se dégage de l’acide sulfureux que l’on fait arriver dans les chambres de plomb, ci