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Au bout d’une heure et demie environ, on la coule dans un bassin large et peu profond, et on la refroidit avec de l’eau pour qu’elle devienne cassante. On obtient ainsi le fine métal.
Dans cette première opération, la fonte s’est débarrassée en grande partie de son soufre et de son phosphore, et même d’une partie du charbon, du manganèse et du silicium qu’elle contenait.
Pour décarburer complètement la fonte, on la chauffe ensuite dans le four à puddler en la brassant continuellement avec des scories riches en fer et des battitures ; celte opération a pour but de faire réagir l'oxyde de fer sur la fonte afin de brûler complètement le carbone qu'elle contient.
La sole du four h puddler [fig. 112) est légèrement incli-
Fig. «12-
née : elle est faite en briques très-réfractaires; on la recouvre ordinairement de scories broyées ou de sable.
A mesure que l'opération avance, on voit la fonte prendre une consistance de plus en plus pûtcuse ; on dit dans ce cas quelle prend nature ; elle dégage de l’oxyde de carbone ; lorsque la décarburation est opérée, on porte la température au blanc soudant : on forme avec le fer une balle ou loupe que l'on porte d’abord sous le marteau à cingler et ensuite sous les
CïïcfS lSSS^^tl.,ésenlcnt<lcS rai, nues don, la section diminue successivement. On introduit le fer cinq ou six
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fois entre les cannelures, en suivant leur ordre de décroissement a, b, c; on réduit ainsi le fer en barres ordinairement méplates. La pression exercée par les cylindres est si énergique, que les scories jaillissent avec force, et que le fer se laisse comprimer en quelque sorte comme une éponge.
Après le travail de l’affinage, on retrouve dans les scories, le silicium, le phosphore, le soufre, qui existaient primitivement dans la fonte.
Pour terminer l’affinage du fer, on le coupe lorsqu’il est encore rouge; on en forme des paquets que l’on porte au blanc soudant dans le four à réchauffer, et que l’on soumet de nouveau à l’action des cylindres, dont les cannelures vont en diminuant progressivement, et varient de forme suivant celle des échantillons que l’on veut obtenir. Cette opération porte le nom de corroyage ; on fait souvent subir au fer puddlé un second et même quelquefois un troisième corroyage.
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Lorsque le minerai de fer est soumis dans les hauts fourneaux à l’action du combustible, il donne naissance à une substance plus fusible que le fer qui prend le nom de fonte.
La fonte n’est pas formée seulement de fer et de carbone; elle contient quelques corps étrangers, tels que le silicium, le manganèse, le phosphore, qui exercent souvent une grande influence sur ses propriétés.
Les fontes sont divisées en trois es- pèces principales, savoir : la fonte noire, la fonte grise, et la fonte blanche.
On peut ajouter à ces trois espèces la fonte truitée , qui est un mélange de fonte blanche et de fonte grise.
On distingue aussi une espèce particulière de fonte qui provient du traitement des minerais manganésifères, et que 1 ou nomme fonte blanche manganésifère.
Avant d indiquer les propriétés de ces différentes fontes, nous lerons connaître leur composition.
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PAR LE enAn