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CARBONATE DE ZINC

SULFATE DE zinc. Zn0,S03,7H0.

Ëquiv. = 1794,00 ou 143,52.

Lé sulfate de zinc est blanc; lorsqu’il cristallise à la température ordinaire, il contient 43,92 pour 100 d’eau ou 7 équivalents. Ses cristaux affectent la forme prismatique et sont semblables aux cristaux de sulfate de magnésie.

Le sulfate à 7 équivalents d’eau : S03,Zn0,7II0, est soluble dans deux fois et demie son poids d’eau à la température ordinaire, et dans son propre poids d’eau à 100°. Exposé à l’action de la chaleur, il commence par se déshydrater, puis il perd de l’oxygène et de l’acide sulfureux, et se change en un sulfate basique qu’une température rouge décompose complètement en acide sulfureux, en oxygène et en oxyde de zinc. Calciné avec du charbon dans une cornue de grès, le sulfate de zinc laisse .distiller du zinc métallique.

Pour obtenir le sulfale de zinc pur, on dissout le zinc du commerce dans l’acide sulfurique faible, et l’on fait passer un excès de chlore dans la liqueur pour suroxyder le fer. On fait légèrement chauffer la dissolution avec du carbonate de zinc qui précipite le sesqui-oxyde de fer ; il ne reste plus qu’à filtrer la liqueur, et à l’évaporer, pour obtenir des cristaux de sulfate de zinc pur.

Le sulfate de zinc du commerce provient du grillage de la blende : il contient ordinairement du sulfate de magnésie et des traces de sulfates de fer et de cuivre. On le fait fondre dans son eau de cristallisation, et on le coule en masses blanches tantôt cristallines, tantôt amorphes et compactes. Il est désigné quelquefois sous le nom d e vitriol blanc ; on l’emploie dans quelques opérations de teinture ; on s’en sert aussi en médecine pour les maladies des yeux.

(*) CARBONATE DE ZINC. ZnO,C02.

Équiv. = 781,50 ou G2,50.

Ce sel se rencontre dans la nature en petits cristaux, et plus Sonaté°pUS JM1roi7aes épigéniques, empruntées à la chaux amorphes? ‘ ° VG UUSS1 en stalaetites et en masses

/ !,5y,LC°n-nU d?S lu'nt‘ral°gistes sous les noms de smithsonite, calamine , zmconite. ’

'faonate Z1!1C n,at^rel est souvent mélangé au silicate

mule est C0SZn0?n ^ fer* dc Cuivrc’ et à la Salène- Sa

léèivpni^nT^f £? zinc est insoluble dans l’eau pure, mais il est o ement soluble dans 1 eau chargée d’acide carbonique. Sa

EXTRACTION DU ZINC

composition permet de le considérer comme résultant de l’union de 2 équivalents de carbonate neutre de zinc avec 3 équivalents d’hydrate d’oxyde de zinc : (C02,Zn0)2,(Zn0,II0)3.

On obtient un carbonate de zinc cristallisé en dissolvant de l’oxyde de zinc dans la potasse ou la soude, et en abandonnant la dissolution à elle-même au contact dé l’air ; elle absorbe ainsi peu à peu de l’acide carbonique, et laisse déposer des cristaux.

Le carbonate de zinc, soumis à l’action de la chaleur, perd son eau en même temps que son acide carbonique, et laisse un résidu d’oxyde de zinc.

(*) EXTRACTION DD ZINC

Bien que les minéraux qui contiennent du zinc soient nombreux, il n’y en a que trois qui soient assez abondants pour servir de minerais, et encore l’un d’eux, le silicate, étant irréductible par le charbon, ne peut servir à la fabrication du zinc par les procédés actuellement employés : les minerais du zinc se réduisent donc à deux, qui sont la calamine (carbonate de zinc) et la blende (sulfure de zinc).

Traitement métallurgique.

— Le traitement métallurgique des minerais de zinc comprend deux opérations bien distinctes :

la calcination ou le grillage dumi-

nerai, et la réduction de l’oxyde par le charbon dans des appareils dislillatoires convenablement disposés.

Le zinc est toujours extrait de ses minerais par distillation.

On calcine d’abord la calamine pour en chasser l’eau et l'acide carbonique ; celte operation s’exécute, en Belgique, dans des fours coulants analogues aux fours à chaux : en Angleterre, cette calcination se fait dans les fours à réverbère, chauffés à la houille : dans la Silésie et la Carinthie, on calcine les minerais de zinc dans des fours à réverbère chauffés par les flammes

aerdues des fours de réduction.

le grillage de la blende a pour but de ramener ce sulfure a ‘état d’oxyde ; il est très-rare qu’on y arrive en une seule opé- :alion: ormna’iremenl on fait d'abord subir 4 la .blende en morceaux un premier grillage pour la désagregei et chasseï la

EXTRACTION DU ZINC

plus grande partie du soufre quelle contient. Ce grillage s’exécute, soit dans des fours à réverbère chauffés au bois, à la houille ou à flammes perdues, soit dans des fours coulants à cuisson continue, soit dans des fourneaux à cuve à courant d’air forcé. Le soufre contenu dans la blende permet de n’ajouter du combustible qu’au commencement de la mise en feu : en chargeant les fours avec la blende et un peu de nitre, on peut employer le mélange gazeux qui se dégage au gueulard, pour la fabrication de l’acide sulfurique. La blende, grillée une première fois, est finement pulvérisée et grillée de nouveau dans un four à réverbère, qui est ordinairement chauffé par les flammes perdues du four de réduction.

Le minerai, étant ramené par le grillage ou la calcination à l’état d’oxyde, est mélangé avec son volume d’escarbilles de coke ou de houille sèche grossièrement concassée, puis chargé dans les vases de formes variables où s’opère la distillation d’après l'une des méthodes suivantes.

Méthode belge.

La figure 117 représente le four employé en Belgique pour le minerai de zinc : a représente des cornues cylindriques dans lesquelles on introduit le mélange de charbon 'et de calamine. Chaque four^ contient 46 cornues ; elles présentent une légère inclinaison d’arrière en avant : ces cornues communiquent avec un tube conique de fonte b dans lequel se fait la condensation du zinc, une allonge de tôle c retient et condense les vapeurs de zinc qui sont entraînées par le courant du gaz.

Méthode silésienne.

En Silésie la réduction s opère dans des espèces de moufles

l'ig. 118.

b ïouÆ et ^posant à plat sur les deux côtés du

(Afl1- 118) , les vapeuis de zinc traversent une allonge de

284 EXTRACTION DU ZINC

terre appelée botte qui communique avec la moufle, et viennent se condenser dans un pot qui est en dehors du fourneau.

Méthode anglaise .

En Angleterre la distillation du z.inc se fait per descensum dans un appareil représenté figure H 9. Le mélange est introduit dans les creusets a, a ; le zinc distille et descend par des tubes verticaux dans les creusets inférieurs b, b.

Laminage du *inc. — Le zinc destiné au laminage est d’abord purifié par une fusion; on le puise ensuite avec une

poche et on le coule dans des lingolières. Les couches supérieures sont les plus pures : les couches inférieures où le plomb et le fer se sont concentrés sont impropres au laminage, et donnent du zinc qui est employé au moulage, à la fabrication des couleurs à base de zinc, etc. Cette refonte se fait quelquefois dans des chaudières de fonte, mais le zinc se combine alors arec une petite quantité de fer; il est mieux d’oçérer la fusion dans des fours à réverbère dont la sole est d’argile réfractaire ; ces fours n’ont qu'une porte placée sous la cheminée et à l’opposé de la grille : on charge les lingots de zinc brut près de l'autel, et le zinc, au fur et à mesure qu'il fond, coule sur la sole et vient se rassembler dans le bassin de réception placé devant la porte de travail; on le puise dans ce bassin pour le couler dans les lingolières. La température doit être aussi basse que possible.

Le réchaufTagc des lingots et des feuilles de zinc s’exécute, soit dans des fours dormants analogues à ceux qu’on emploie pour la tôle, soit dans des fours à réverbère chauffés par les flammes perdues du four à refondre le zinc. Le laminage ne peut se faire qu’à une température dont les limites, trèsrapprochécs, sont comprises entre 120 et 150 degrés. En deçà et au delà de ces limites, le zinc devient cassant.

CADMIUM. — TUNGSTÈNE.

(*) CADMIUM. Cd.

Equiv. = 700 ou 56.

Ce métal a été découvert en 181 S, par Hermann et Stromeyer.

Le cadmium est un métal d’un blanc bleuâtre, malléable et ductile, qui se trouve dans la nature à l’état de sulfure et accompagne ordinairement le zinc dans ses minerais. Il est plus fusible (360°) et plus volatil (860°) que le zinc; aussi, dans les usines àzinc, les premiers produits delà distillation sont les plus riches en cadmium. Ces produits sont mis à part, et l’on en extrait le cadmium par une nouvelle distillation avec du charbon .

Sa densité est 8,6 à 15°.

On ne connaît qu’un oxyde de cadmium CdO qui forme des sels, faciles à distinguer des sels de zinc, parce que la potasse y forme un précipité blanc insoluble dans un excès de réactif, et l’acide sulî'hydrique, ou les sulfures solubles, un précipité jaune. Le sulfure de cadmium ainsi produit est employé dans les arts à cause de sa belle couleur.

TUNGSTÈNE. Tu ou W.

Equiv. = 1150 ou 92.

L’acide tungstique a été découvert par Schèele en 1780. Peu de temps après, les frères d’Elhuyart démontrèrent la présence du tungstène dans le wolfram (tungstate de fer et de manganèse), et isolèrent ce, métal en réduisant l’acide tungstique.

Le tungstène, préparé à une température peu élevée, est d un gris foncé et peut prendre de l’éclat par le frottement : il est fixe et a peu près infusible. Chauffé à 150° du pyromètre le tungstène s’agglomère, devient très-dur et se laisse à peine attaquer par la lime. r

Sa densité est comprise entre 17,1 et 17>3> pour le métal ré-

paM^hydroSn?011’ ^ ®atrB 17,9 61 18,2 P°Ul' le métal réduit

pal' \Q grïUag6* brûle et se transforme en acide tungstique. Ce métal se décomposé par l’eau.

innff8»im.oPn!* i 6 ,[ui:l§s^ue ract-allique en réduisant l’acide ?t-r e * charbon à une très-haute température ; toute-

carbone U ° )tien* pas ainsi m(^al pur, il contient toujours du

J^àüClion ^ ^ acide tungstique par l’hydrogène donne un (>i.i un,c grande pureté, ou bien encore la décomposition du cnloiuie de tungstène par le sodium, comme l’ont proposé

ÉTAIN

MM. Wœhler et H. Deville; dans ce cas, il est sans éclat et n’offre aucune texture cristalline. (M. Riche.)

Le tungstène se combine avec l’oxygène pour former un oxyde TuO2, un acide TuO3, et un composé intei’médiaire TuO2, TuO3. En prenant le nombre 1916, pour l’équivalent du tungstène, M. Persoz a été conduit à représenter ces trois composés par les formules-:

Tu03 — TuO® — Xu03 + TuO® = 2TuOk.

ACIDE TUNGSTIQUE.

On prépare facilement l’acide tungstique anhydre en chauffant au rouge un de ses hydrates.

M. Debray a obtenu des cristaux d'acide tungstique anhydre en faisant passer un courant d’acide chlorhydrique sur du tungstate de soude mélangé de carbonate de soude. L’acide tungstique ainsi obtenu cristallise en prismes rectangulaires ou bien en trémies de couleur vert-olive foncé.

Quand on chauffe l’acide tungstique au rou<m, il change de teinte, mais par le refroidissement il reprend sa nuance primitive. . ,111

L’acide tungstique, même apres sa calcination, est solume

dans les dissolutions alcalines et dans l’ammoniaque.

On connaît deux hydrates insolubles d'acide tungstique : le premier Tu03,2H0, est blanc, et le second TuO3, HO est jaune.

ÉTAIN. Su.

Equiv. = 737,6 ou 69.

L’étain est un des métaux les plus anciennement connus; il est presque aussi blanc que l'argent ^cependant son relie s un peu launfttre; il manifeste une odeur fort desagiéablc lois qu’on le frotte entre les doigts. Il est irôs-maljeabïe; on peut le réduire par le battage en rouilles minces. L etain est peu tenace unP fil de 2 millimètres se brise sous un poids de'1™] 24 kilogrammes. 11 fait entendre, quand on le ploie, un bruit particulier que Ton appelle cri de l'étain. L étain est un des - Lux les plus mous et les moins élastiques; aussi n • - - P*

sonorité Sa densité est 7,286, et iTaugmentepasse.isibleme.il

par le martelage. , . , ooto On peut le

L’étain entre en fusion a la températuie de 2 • • u

fondre sur une feuille de papier, lorsqu i J 1s élevées.

L’étain ne se volatilise pas aux tempéiatureslw P lien H a une grande tendance à cristal lise . Ses engw

nent tantôt au système régulier, tanîJ^.?J““cnt7ent, cris- L’élain fondu qu’on abandonne à un refroidissement

ÉTAIN

tallise en prismes à huit faces. Quand on décape l’étain par un acide, on reconnaît que sa texture est cristalline.

(*) Pour réduire l’étain en poudre, on le fait fondre à une température aussi basse que possible, et on l’agite vivement, jusqu’à ce qu’il soit refroidi, avec un pinceau formé de fils de fer très-fins. On obtient ainsi une poudre métallique que l’on met en suspension dans l’eau, et dont on sépare les parties les plus lourdes par décantation. Cette poudre d’étain mélée avec de la glu fondue, sert dans l’Inde à préparer une espèce de peinture métallique qui prend l’aspect de l’argent lorsqu’on la brunit avec une agate.

L’étain n'agit pas sensiblement à la température ordinaire sur L air sec ou humide; aussi peut-on le conserver pendant lone-

fPTTinC fl l'ail1 cône ni tnno lirvn Mnln 1 J n\ 1 . r ^

* j uu oiamiiqutî ciiiuvare. oi I on

chauffe une petite quantité d étain au rouge blanc, au moven du chalumeau, et qu on le projette sur le sol, on voit le métal se diviser en petits globules qui brûlent avec un vif éclat.

acidetstïnni^ue1P0Se aU r°U§e’ Gn S® transformânt en

L’acide sulfurique étendu d’eau n’attaque pas l’étain d’une manière bien sensible mais, lorsqu’il est concentré et bouillant il 1 oxyde rapidement et dégagé de l’acide sulfureux en laissTnf un résidu de sulfate de protoxyde d’e'tain o . Ll „ d’acide sulfurique et d’acide stlnnique combinaison

L acide chiorhydrique concentré dissout l’étain elle fait ms sei a 1 état de protochlorure en déo-mpon! m ^ xtvdU Pas

l’odeur est orLairement^etfn + cl 1 gSeTendteeufndL1- * fr0id ^ ^ fiu’Lvtcf u! £

excès d’acide azotique ;1 se démm j , insoluble dans un transforme à l’air en ^Deuïïfh-fnnin ^,^ d azote <Iui se cette oxydation .et Z ''Utilanjes’. L'eau concourt à

2(Az05,4H0) + 3Sn = 3Sn02 + 2(Az0S,Azm 1101

que' avec une externe vïvadténTi à C0^ Y* métal es fat Uquelquefois même de lumière - Ig ,Lu.,pi°ducl,10n de chaleur et et dégagé une grande quanülô i “ l„ ge ei,Urc Gn ébullition, 1' acide azotique très-faihlp nn vaPeurs nitreuses, lenteur. 1 ble attaque aussi l’étain, mais avec

.'égale dissout rapidement l'étain, e, produit du hichlo-

ÉTAIN

ruré d’étain, ou de l’acide métastannique, si l’acide azotique est en excès relativement à l’acide chlorhydrique.

Les alcalis hydratés agissent sur l’étain en dégageant de l’hydrogène, et en produisant des métastannates solubles.

Les corps comburants, comme le nitre, attaquent aussi l’étain sous l’influence de la chaleur, et le font passer à l’état d’acide métastannique.

L’étain s’unit directement du soufre, au phosphore, à l’arsenic, au chlore et à un grand nombre de métaux.

L’étain du commerce contient ordinairement une petite quantité de plomb, de fer, de cuivre et d’arsenic. L’étain le plus estimé est celui de Malacca. Les marchands d’étain jugent delà pureté de ce métal en le fondant à une douce chaleur, et en examinant l’aspect de sa surface au moment où il se solidifie : l’étain le plus pur est le plus blanc, le plus brillant, et celui qui présente le moins d’indices de cristallisation à sa surface. Lorsque l’étain se recouvre de ramifications cristallines, après le refroidissement ou par Faction des acides, lorsque surtout il présente une surface d’un blanc mat, on peut être à peu près assuré qu'il contient des corps étrangers.

(*) Pour reconnaître le degré d’impureté de l’étain, on le soumet aux épreuves suivantes.

On le réduit en grenailles ou en lames, et l’on en pèse 50 grammes qu’on traite dans un matras par 400 ou 500 grammes d’acide chlorhydrique. Si le métal est arsénifère, il laisse un résidu insoluble dans l’acide chlorhydrique, qui consiste en arsenic presque pur ; ce résidu*répand une odeur fortement alliacée lorsqu’on en projette sur un charbon rouge.

On peut reconnaître si l’étain contient du plomb, du fer et du cuivre, en le faisant bouillir avec de l’acide azotique qui dissout ces trois derniers métaux et transforme l’étain en acide métastannique insoluble. La dissolution, évaporée et reprise par l’eau, forme un précipité blanc avec l’acide sulfurique, quand elle renferme du plomb. Après avoir éliminé par le filtre le sulfate de plomb, on divise la liqueur en deux parties. L une traitée par le cyanoferrure de potassium se colore en bleu, nuaud elle contient du fer ; une lame de fer plongée dans 1 autre partie se recouvre d’une çouche métallique rouge quand elle

renferme du cuivre. , , ...

L’étain peut être obtenu à l’état de pureté par le procédé suivant On fait une dissolution chlorhydrique concentrée d étain du commerce, on la laisse refroidir, et on la recouvre d une couche d'eau en l’agitant le moins possible. On plonge une l ime d’étain jusque dans la partie inférieure du vase, et au bout dc’tmelquës heures celle lime » recouvre do beaux cr, siaux

ufôMiw KnÆepa's d’antimoino, ou lo.ln.ile par l’acide’azotique qui le transforme en arec de

lubie cl dissout les mrlaux «rangers i^.p» b é l’acide chlorhydrique faible cl calciné dans un creuseï d 4

donne de l’étain pur.

ÉTAIN

On pensait, à une certaine époque, que l’étain du commerce contenait assez d’arsenic pour être d’un usage dangereux dans la confection des vases culinaires ; en 1781, Bayen etCharlard démontrèrent que les étains de Malacca et de Banca ne i enteraient pas de proportions appréciables d’arsenic, et que les autres espèces d’étain en contiennent au plus i / 600, quantité tout à fait insuffisante pour donner à l’étain des propriétés vénéneuses.

oxydes d’étain.

Les différents oxydes d’étain présentent la composition sui vante :

Protoxyde d’étain SnO ;

Acide métastannique SusO'°, IÜHO ;

— stannique SnO2. HO ;

Stannate de protoxyde d’étain. . . Sn203 = SnO2 SnO ;

Métastannate de protoxyde d étain Sn60" — SnSQtO.SnO.

HYDRATE DE PROTuXYDE D’ÉTAIN. SnO, HO.

L'hydrate de protoxyde d’étain se prépare en traitant le protochlorure d’étain par l’ammoniaque, ou mieux par le carbonate de potasse ou de soude ; il se dégage de l’acide carbonique et du protoxyde d’étain hydraté qui se précipite.

Ce corps est blanc, insoluble dans l'eau ; quand on le chauffe à l’abri de l’air, il perd son eau et se transforme en protoxyde anhydre.

L’hydrate de protoxyde d’étain peut jouer le. rôle d’acide ; il se dissout très-facilement dans la potasse et la soude, et forme des slanniles, mais il perd sa solubilité dans les alcalis en devenant anhydre ; aussi lorsqu’on évapore, même dans le vide, une dissolution d’hydrate d’oxyde d’étain dans la potasse, l’alcali en excès déshydrate l’oxvde d’étain à un certain point de la concentration, et détermine la précipitation du protoxyde d étain anhydre qui se dépose souvent en cristaux assez volumineux.

Si l'on évapore rapidement une dissolution de protoxyde d'étain dans la potasse concentrée et en excès, il se forme un stannate alcalin et il se dépose de l’étain métallique :

2(SuO,KO, —Su + Su02,K0 + KO.

OXYDE D’ÉTAIN ANHYDRE. SnO.

Equiv. = 837,5 ou G7.

Cet oxyde est insoluble dans l’eau et dans les dissolutions alcalines étendues; il se dissout facilement dans les acides;

290 ACIDE MÉTASTANNIQUE.

chauffé au contact de l’air, il s’enflamme comme de l’amadou, et se transforme en acide stannique. Quand il est cristallisé, il est beaucoup moins altérable.

Selon son mode de préparation, il se présente avec des propriétés physiques différentes ; il peut être brun, noir ou rouge : ces deux dernières modifications du protoxyde d’étain ont été trouvées il y a peu d’années (Fremy).

On obtient l’oxyde d’étain anhydre et cristallisé en lames de couleur olive en faisant bouillir de l’hydrate de protoxyde d’étain avec un excès d’ammoniaque.

Une dissolution d’hydrate de protoxyde d’étain dans la potasse donne, lorsqu’on l’évapore dans le vide, des cristaux durs et brillants de protoxyde d’étain, qui sont noirs.

L’hydrate de protoxyde d’étain se déshydrate encore lorsqu’on le fait bouillir avec une eau légèrement alcaline, employée en quantité insuffisante pour le dissoudre ; on obtient ainsi des cristaux noirs de protoxyde d’étain anhydre. L’oxyde d'étain noir et cristallisé, obtenu par les deux méthodes précédentes, éprouve, quand on le chauffe, une espèce de décrépitation ; chaque cristal se transforme en un grand nombre de petites lames douces au toucher, de couleur olive, qui ressemblent à l’oxyde préparé par l’ammoniaque.

On peut préparer un oxyde d’étain anhydre d’un très-beau rouge de minium en précipitant le protochlorure d’étain par l’ammoniaque, faisant bouillir l'oxyde pendant quelques minutes avec un excès d’ammoniaque, et desséchant ensuite le précipité à une température modérée en présence du sel ammoniac qui a pris naissance. On voit l’hydrate blanc se transformer en un corps d'un très-beau rouge. Cet oxyde perd sa couleur rouge quand on le frotte avec un corps dur, et se transforme en oxyde de couleur olive, qui représente l’état le plus stable du protoxyde d’étain.

L’hydrate de protoxyde d’étain dissous dans un léger excès d’acide acétique, d’une densité de 1,06, s’en sépare pou à peu vers 30°, en petits grains cristallins pesants et compactes, d un rouge foncé (M. Roth).

ACIDE MÉTASTANNIQUE. StV’O10 (I)

Equiv. = 4076, 4. 1 ou 374,1 1.

L’étain traité par l’acide azotique concentré se transforme complètement en une poudre blanche, à laquelle on a donne le nom d'acide métastannique.

Ccl acide, desséché dans de l’air sec, a pour composition . Sirû'VIOHO ; exposé pendant quelque temps à une température de 100°, il perd 3 équivalents d’eau, et devient alors Sn O ,5110.

(l) Fremy, Recherches sur les acides mAlastannique et stannique.

ACIDE STANNIQUE.

Il est blanc, cristallin, insoluble dans l’eau, et dans les acides azotique et sulfurique étendus ; l’acide sulfurique monohydraté le dissout en proportion considérable ; cette combinaison n’est détruite ni par l’eau ni par l’alcool. L’acide métastannique peut également s’unir à un certain nombre d’acides organiques.

Cet acide se combine seulement à 1 équivalent de base et donne des métastaimates, dont la formule générale est M0,4H0,Sns010.

L’acide métastannique donne aux verres une couleur opaline ; il entre dans la composition des émaux et du pink-colour employé à donner a la faïence la couleur rouge-sang; on prépare cette couleur en calcinant au rouge un mélange de 100 parties de bi-oxvde d’ fain, 34 de craie, et une partie d’oxyde de chrome.

ACIDE STANNIQUE. SnOa,iIO.

Equiv. = 933,29 ou 74, S2.

L acide stannique s’obtient en décomposant par l’eau le perchlorure d’étain ou en précipitant un stannate soluble par un acide. r

Cet acide est blanc, gélatineux, insoluble dans l’eau ; il se dissout dans les acides azotique et sulfurique étendus, tandis que 1 acide metastannique est insoluble dans ces acides ; il a pour formule SnO2, HO, lorsqu il est desséché dans le vide : si on le soumet a une légère chaleur, il se transforme en acide mélastannique.

Chauffé aune température rouge, il se déshydrate complètement, devient jaune, et prend une grande dureté ; l’acide stannique anhydre n’est pas décomposé par la chaleur.

STANNATES.

Ces sels sont représentés par la formule générale : SnOs MO Les stannates alcalins cristallisent facilement. Ils peuvent être obtenus anhydres. On les prépare en dissolvant d? Taeide stannique dans les alcalis, ou bien en calcinant l’acide mêla stannique ou les métastannates avec un excès de base Il existe des caractères distinctifs bien tranchés entre l’aride deux à^des! Iidde métasta"niW et les ÏÏT pa'cel

I/acidc métastannique est insoluble dans les acides étendus • 1 acde stannique s’y dissout très-sensiblement ’

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CARACTÈRES DES SELS D’ÉTAIN

C est donc à tort qu’on avait considéré les acides métastanuique et stannique comme ayant le môme équivalent, et qu’on avait confondu les combinaisons que ces deux acides peuvent former avec les bases.

CARACTÈRES DES SELS D’ÉTAIN

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