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MOIRÉ MÉTALLIQUE

On donne le nom de fer-blanc à la tôle recouverte d’un alliage de fer et d’étain. Les couches qui se trouvent en contact avec le fer sont un véritable alliage de ce métal et d’étain ; celle qui forme la surface est de l’étain.

Le fer-blanc est très-précieux pour les usages domestiques, car il présente la ténacité du fer, et peut, comme l’étain, se conserver à l’air humide sans s’oxyder.

Pour que l’étain adhère à la surface des feuilles de tôle, il est indispensable de les décaper, c’est-à-dire d’enlever les couches d’oxyde de fer qui les recouvrent ordinairement. Dans ce but, on les plonge dans une eau acidulée par un mélange d’acide sulfurique et d’acide chlorhydrique, jusqu’à ce qu’elles soient devenues très-brillantes et qu’elles ne présentent plus de taches^ noires à leur surface. Les feuilles de tôle sont ensuite passées dans 1 eau pure, et frottées avec du chanvre et du sable.

Après ces opérations préparatoires, on les plonge pendant une heure environ dans un bain de graisse qui les sèche, on les passe a, u bain d étain, qui est lui-même recouvert de graisse. Les te unies séjournent environ une heure et demie dans Pétain. piLS cehe immersion, on les laisse égoutter sur une grille de

Les feuilles qui sortent de ce bain métallique sont toujours

rUnnirei '6S r U11 e.xcès d’d!ain> qu’on leur enlève au moyen cl une operation qui porte le nom de lavage.

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K fp»iiipétn ?U1 recouV'e la surface du fer-blanc; on brosse effacer pafe,dauns un no«veau bain d’étain pour

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MOIHÉ MÉTALLIQUE.

tmenP,TC dr «™ Mî«e»r «idc. les et mettent à nu les couches •sur1/ace entrent en dissolution,

apparence cristalline et chalovantIeri®UIie8 • q'“i Prennent une le moiré. 1 oyante . c est ainsi que se prépare

suivants emp^er* poui nioircr le fer-blanc, les mélanges

2° 8PparüLd d’eau4 ^dS qîarîn’ 2 d’acide azotique ; drique; d ’ 2 d acide azotique, 3 d’acide chlorhy-

300 ÉTAIN

3° 8 parties d'eau, 1 d’acide sulfurique, 2 d’acide chlorhydrique.

Le fer-blanc le plus convenable pour la fabrication du moiré est celui qui est préparé avec de l’étain très-pur.

Le fer-blanc destiné au moiré métallique doit être recouvert d’une couche d’étain plus épaisse que celle que présente le fer-blanc ordinaire: si la couche d’étain était trop mince, les cristaux mis à nu seraient toujours petits.

Pour préparer le moiré, on chauffe légèrement la feuille de fer-blanc, et l’on y passe à l’aide d’une éponge une couche bien égale de liqueur acide : on voit apparaître immédiatement les cristaux métalliques ; on arrête l’action de l’acide en plongeant la feuille de fer-blanc dans l’eau ; si l’acide agissait trop longtemps, la tôle serait bientôt mise à nu, et donnerait des taches noires.

Pour conserver le moiré, il faut le sécher rapidement et le recouvrir ensuite d’une couche de vernis. En employant des vernis diversement colorés, on obtient des moirés dont l’effet est souvent très-agréable.

Usages «le l’étain. — L’étain, étant un métal difficilement altérable, est employé à la fabrication d'un grand nombre de vases et d’ustensiles pour l’usage domestique. Il sert surtout à étamer le cuivre. La fabrication des feuilles minces d’étain qui servent à préserver un grand nombre de substances de l’action de l’air et de Y humidité, l’étamage des glaces, la fabrication du bronze, la soudure des plombiers, le fer-blanc, emploient une grande quantité d’étain. Les deux chlorures d’étain sont des mordants très-utiles dans la teinture. L’étain sert aussi à préparer l’or mussif, le pourpre de Cassius, le piiik-colour, la laque minérale, etc.

PLOMB. Pb.

Équiv. = I29î,50 ou 103,36.

Le plomb est d’un gris bleuâtre, il est ordinairement ferne. quand il a subi l'action de l’air, mais assez éclatant lorsqu il est récemment coupé. 11 est très-mou. On sait qu on peut ployer facilement des lames de plomb d’une grande épaisseur, et que ce métal est facilement rayé, même par l’ongle : frotté sur le papier, il laisse des traces d’un gris métallique.

1 La densité du plomb pur est 1 1,445 ; celle du plomb du commerce est 11,352 seulement. La densité de ce métal, au lieu d’augmenter, semble diminuer légèrement par l’écrouissage; toutefois, lorsqu’on le comprime fortement dans une bague, sa densité devient un peu plus considérable.

Le plomb occupe le sixième rang parmi les métaux pour ia

TLOMB .

malléabilité, et le huitième seulement pour la ductilité. On peut le réduire en feuilles minces; on obtient des fils de plomb trèsdéliés qui sont très flexibles, mais qui ont peu de ténacité ; un fil de plomb de 2 millimètres de diamètre se rompt sous un poids de 9 kilogrammes.

Le plomb entre en fusion à 334° ; sous l’inHuence d'une température plus élevée, il se volatilise sensiblement, et répand des fumées très-visibles. Il possède la propriété de dissoudre une certaine quantité d’oxyde de plomb, ce qui lui donne de la dureté.

Cette solubilité de l’oxyde de plomb dans le métal peut expliquer les modifications qu’éprouve le plomb dans quelques-unes de ses propriétés physiques, lorsqu’il a été longtemps tenu en fusion au contact de l'air. Pour rendre au plomb sa mollesse, il faut l’agiter, pendant qu’il est fondu, avec un peu de charbon qui réduit l’oxyde de plomb.

Le plomb refroidi lentement cristallise en pyramides à quatre faces, ou en octaèdres réguliers.

Le plomb exposé à l’air humide se recouvre d’une couche grise de sous-oxyde qui préserve le reste du métal de l’oxydation.

Le plomb abandonné dans de l'eau distillée, au contact de l’air, s’oxyde rapidement, et donne naissance à du carbonate de plomb hydraté qui est blanc et cristallisé : la présence d’un sel étranger, et surtout du sulfate de chaux, empêche cette oxydation : aussi le plomb ne s’oxyde-t-il que superficiellement dans l’eau ordinaire qui contient toujours des sels en dissolution.

L acide sulfurique étendu et l’acidechlorhydrique n’attaquent le plomb que très-difficilement ; l’acide sulfurique concentré le dissout à chaud, et forme de l’acide sulfureux et du sulfate de plomb ; le meilleur dissolvant du plomb est l’acide azotique.

lisais. — Le plomb entre dans la composition des caractères d imprimerie, dans la soudure des plombiers, le plomb de chasse et les balles de fusil. Réduit en feuilles minces il est employé pour la couverture des toits, pour former les parois des chambres de plomb. On en fait également des tuyaux de conduite pour 1 eau ordinaire, et pour le gaz de l’éclairage. Les jardiniers emploient des fils de plomb pour fixer les branches a leurs supports.

pi’odmU^oxyde^fuilfanlsT ‘'°X:r8ine “ •"* «*

Sous-oxyde de plomb

Protoxyde de plomb

Oxyde puce de plomb ou

acide plombique

PbSO ; PbO ; Pb02.

min Plonrî» et l’acide plombique peuvent se com-

bmei entre eux et donner naissance à un oxyde salin 2Pb0,Pb02 connu sous le nom de minium. 1

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