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RI10DIUM

Les acides, et môme l’eau régale, ne dissolvent pas sensiblement l’iridium ; cependant il est attaqué facilement par l’eau régale lorsqu’il se trouve allié au platine.

Les alcalis et le nitre l’oxydent sous l’influence de la chaleur; il en est de même du bisulfate de potasse; il est attaqué par le chlore, qui le transforme en protochlorure. 11 s’allie avec la plupart des métaux, et parait avoir surtout une grande affinité pour l’osmium.

L’iridium se combine avec l’oxygène en quatre proportions et forme les oxydes suivants :

Protoxyde.

Sesqui-oxyde ......

Bi-oxyde

. . . . IrO* ;

Acide indique

Ces oxydes, obtenus par voie indirecte, sont irréductibles par la chaleur.

Ces composés sont sans intérêt.

CARACTÈRES DES SELS D’iRIDIUM FORMÉS PAR LE DEUTOXÏDE.

Potasse. — Un excès de potasse décolore la liqueur et ne produit qu’un faible précipité noir. Lorsqu’on expose la dissolution à l’air, elle prend bientôt une teinte d’un très-beau bleu.

Ammoniaque. — Môme réaction.

Carbonate de potasse. — Précipité rouge-brun qui se dissout ensuite peu à peu ; la liqueur se colore alors en bleu au contact de l’air.

Carbonate d’ammoniaque. — Coloration bleue qui se produit sous l’influence de l’air.

Cyanoferrure de potassium. — Ce réactif décolore la liqueur.

Sulfate de protoxyde de fer. — Môme réaction.

Prutoclilorure d'étain. — Précipité brun clair.

Acide suif hydrique. — Ce réactif décolore d’abord la liqueur et forme ensuite un précipité brun.

Suif hydrate d’ammoniaque. — Précipité brun, complètement soluble dans un excès de réactif.

Zinc. — Précipité d’iridium métallique sous la forme d’une poudre noire.

Sels ammoniacaux. — Précipité brun très-foncé, soluble dans 1 acide sulfureux.

O IU10DIUM. Rh.

Équiv. = Go 1 ,9G ou 52,1".

Ce métal a été découvert en 1801 par Wollaston, qui lui

RHODIUM.

a donne le nom de rhodium , à cause de la couleur rose de ses sels.

11 est d’un gris blanc, ductile, mais beaucoup moins que le platine; il est très-dur; c’est après l’iridium le moins fusible des métaux ; il se ramollit à peine au chalumeau à gaz hydrogène et oxygène. Sa densité est égale à 10, H4 ; quand le méLal est bien pur et qu’il a été fondu, elle devient de 1 2, 1 .

Le platine brut contient de 1 à 3 pour 100 de rhodium.

Le rhodium ne s’altère pas à l’air à la température ordinaire; mais, au rouge, il s’oxyde et se transforme en un oxyde intermédiaire.

Lorsqu'il est pur, il est inattaquable par les oxydes les plus forts, même par l'eau régale ; mais il se dissout facilement dans l’eau régale lorsqu’il est allié à d’autres métaux.

Le nitre et la potasse le transforment en sesqui-oxyde. Le bisulfate de potasse attaque le rhodium et produit du sulfate double de rhodium et de potasse.

Pour extraire le rhodium des résidus platinifères, on commence par séparer, au moyen du nitre, la plus grande partie de l'iridium qui se trouve dans ces résidus, puis on les mélange avec un grand excès de chlorure de rhodium; le tout est introduit dans un tube de verre, et soumis à l’action du chlore I sec. La température du tube ne doit pas dépasser le rouge sombre; il se forme du chlorure double de sodium et de rhodium.

La masse, reprise par l’eau, donne une liqueur d’un rouge j foncé qui, par l’évaporation, abandonne des cristaux octaédriques violets du chlorure double mentionné. Ces cristaux renferment 29 pour loO de rhodium. Pour en retirer ce métal, on peut d’abord réduire le sel par le zinc ou bien le calciner dans un courant d’hydrogène. On peut également le traiter par du sel ammoniac en dissolution concentrée; la liqueur évaporée donne de beaux prismes de chlorure double ammoniacal, qui laissent par la calcination, du rhodium métallique pur. (Frémy.) I

Les combinaisons du rhodium avec l’oxygène sont , d’après M. Claus, au nombre de quatre, savoir :

Protoxyde de rhodium HhO ;

Sesqui-oxyde Rh*03 ;

Bi-oxyde HhO*;

Acide iridique HhO3.

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