I.e cyanogène a une telle affinité pour le palladium que le
RUTHÉNIUM. * 39
cyanure de mercure précipite le palladium de toutes ses dissolutions. et le sépare des métaux avec lesquels il est mélangé.
Le cyanure de palladium est blanc, se décompose par la calcination et laisse un résidu de palladium. Il se combine avec le cyanure de potassium et forme un cyanure double, soluble et cristallin ; il s’unit également avec le cyanbydrate d’ammoniaque. La présence d’un excès d’acide dans la liqueur empêche la précipitation d’un sel de palladium par le cyanure de mercure.
(*> RUTHENIUM. Ru.
Équiv. = 6o0 ou 32.
Ce métal, entrevu par M. Osann en 182^, a été découvert, par M. Claus, dans les minerais de platine et principalement dans l’osmiure d’iridium, qui en contient quelquefois 5 à a pour 1 00.
Le ruthénium présente une grande analogie avec l'iridium ; il est, comme lui, cassant, réfractaire et à peine attaquable par l’eau régale.
On parvient à fondre le ruthénium au moyen du chalumeau à gaz détonant en plaçant le métal à t ou 2 millimètres de l’extrémité du tube.
Le ruthénium fondu a une densité comprise entre tt et 1 1,4 ; elle ne dépasse pas 8,6 pour le métal poreux n’ayant pas encore subi la fusion.
Il absorbe l’oxygène au rouge, et produit un oxyde irréductible par la chaleur.
On obtient le ruthénium à l’état métallique en calcinant l’une ou l’autre des combinaisons que forment avec l’ammoniaque le bicblorure et le sesquichlorure de ruthénium.
Le ruthénium forme comme l’osmium, son isomorphe, cinq combinaisons avec l’oxygène; elles ont pour formules :
Protoxyde de ruthénium RuO ;
Sesqui-oxyde Ru*03 ;
Bi-oxyde HuOs ;
Acide ruthéDique RuO3;
Acide perruthénique RuO^.
M. Clnus.