CARACTÈRES DISTINCTIFS DES SELS DE THALLIUM
Sels de protoxyde.
Aride chlorhydrique. — Précipité blanc caillebotlé, très-peu soluble.
lodure de potassium. — Précipité jaune d'iodure de thallium insoluble dans un excès de réactif.
Acide sulfhydrique. — Pas de réaction apparente dans une solution acide ou neutre ; dans une liqueur alcaline, au contraire, il se forme un précipité noir de suîrure de thallium. Ce caractère le fait reconnaître d'une manière certaine du plomb, qui est précipitable dans les solutions acides, et permet de le séparer de ce métal.
Sulfhydrale d'ammoniaque. — Précipité noir.
Permanganate de potasse. — Précipité brun foncé de peroxyde de manganèse, et de peroxyde de thallium.
Sels de peroxyde.
Potasse. Carbonates alcalins. — Précipité brun, gélatineux si la solution est concentrée. .
Ammoniaque . — ftlüme réaction, si, toutefois, la liqueur ne contient pas d’acide ta,rtrique. , .
Acide chlorhydrique . Chlorures alcalins. — Pas de précipité, ou précipité légèrement cristallin. t . ,
Jodurc de potassium. — Précipité noir d iode libre mele de protoïodurc de thallium.
RUBIDIUM ET C CESIUM.
INDIUM.
Ferru yanure de potassium. — Précipité jaune verdAlre.
Acide oxalique. — Précipité blanc, assez dense, d’oxalate de thallium.
Acide arsénique . — Précipité jaune très-gélatineux.
RUBIDIUM ET CŒSIUM.
C’est en examinant des résidus de lépidolilhe, dont on avait extrait la lithine, et des sels résultant de l'évaporation de l’eau minérale de Dürckheim, que MM. Kirchhoff et Bunsen ont été mis sur la trace de ces nouveaux métaux alcalins.
Le rubidium a été isolé par M. Bunsen par un procédé tout cà fait semblable à celui que l'on emploie pour préparer le potassium et le sodium ; c’est-à-dire en décomposant par la chaleur un mélange intime de charbon et de carbonate de rubidium, rendu moins fusible par l’addition d’un peu de chaux. Ce métal a l’aspect brillant de l’argent, sa densité est égale à 1 ,5 1 6 ; il fond à 38°5 et se volatilise au rouge. Les propriétés chimiques sont les mêmes que celles du potassium, mais elles sont plus énergiques. Les cinq métaux alcalins : lithium, sodium, potassium, rubidium et cæsium, s’accompagnent généralement dans le sein de la terre et dans les eaux minérales.
Le cæsium n’a pas encore été isolé.
Le rubidium et le cæsium se rencontrent dans la nature en très-petites quantités. De quatre-vingt mille kilogrammes d’eau minérale de Dürckheim, MM. Bunsen et Kirchhoff ont retiré douze grammes seulement de chlorure de cæsium.
L’équivalent du rubidium a été fixé par M. Bunsen à 1067 (ou 85,36).
L’équivalent du cæsium est 1662,05 (ou 133).
INDIUM.
En examinant au spectroscope le chlorure de zinc (retiré de la blende de Freyberg) dans le but d'y rechercher le thallium, MM. Réech et Richter n’obtinrent pas de raie verte, mais une raie indujo, non encore observée.
Présumant avoir rencontré un nouveau métal, ils cherchèrent a l isoler et l’obtinrent, quoiqu’en très-petite quantité, à i état de chlorure, d hydrate, d’oxyde et à l’état libre: la raie indigo se manifesta alors avec tant d’éclat et de persistance, qu ils n hésitèrent plus à croire à l’existence du nouveau métal auquel Us ont donné le nom d 'indium.
Ce métal est d un blanc d’argent, et conserve son éclat métallique dans 1 air et dans l’eau bouillante, il est plus mou et plus métallique que le plomb, et fond à la même température que 9e fermer métal. Sa densite est comprise entre 7,1 1 et 7,27 a 20°4, et 7,36 à 15°. ’
L indium peut être obtenu à l’état métallique, en réduisant
MOLYBDÈNE.
son oxyde par 1 hydrogène, et fondent les globules obtenus avec du cyanure de potassium.
MOLYBDÈNE. Mb.
Équiv. = 575,83 ou 46,06.
L’acide molybdique fut préparé, pour la première fois, par Scheele, en 1778, au moyen du sulfure de molybdène natif, qu’on avait confondu jusqu’alors avec la plombagine.
Le molybdène fut retiré quelques années plus tard, de l’acide molybdique, par Hielm et par Pelletier, puis étudié par Berzelius.
Le molybdène est blanc, il a l’apparence de l’argent mat, et peut être poli. Sa densité est 8,615. 11 entre difficilement en fusion.
L’acide azotique attaque vivement le molybdène, et le change en acide molybdique. L'acide sulfurique concentré agit sur le molybdène, à l’aide de la chaleur, et dégage de l’acide sulfureux. L’eau régale le dissout aisément. Le nitre le transforme rapidement en molybdate de potasse à l’aide de la chaleur. Si l’on fait passer du chlore gazeux sur le métal chauffé, il se transforme en chlorure volatil.
On prépare le molybdène en réduisant l'acide molybdique par le charbon ou l’hydrogène à une température rouge.
Le molybdène se combine en trois proportions avec l’oxygène, et forme deux bases salifiables qui ont pour formules: MbO et MbO3, et un acide représenté par MbO3.
ACIDE MOLYBDIQUE. MbO3.
Équiv. = 875,83 ou 70,06.
Cet acide est blanc et devient jaune par la calcination : il peut être obtenu cristallisé en aiguilles soyeuses et brillantes. Sa densité est 8,5.
L’acide molybdique est un peu soluble dans l’eau, qui en prend 1/570 de son poids à la température ordinaire; il est beaucoup plus soluble à chaud.
Ou prépare l’acide molybdique au moyen du sulfure de molybdène, que l’on trouve dans la nature.
11 suffit de griller ce corps pendant un certain temps, ou de l’oxyder par l’acide azotique, pour le transformer en acide molybdique impur. On purifie l’acide molybdique, en le faisant entrer en combinaison avec les bases et principalement avec l'ammoniaque, et en décomposiuM le molybdate d’ammoniaque par un acide qui donne de l’acide molybdique pur.
SELS DE MOLYBDÈNE.