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K0 + 60.1 = 5C1K + CIO3, KO

On voit que, dans cette opération, le sixième de la potasse

fSü -(ans le/hloralc de Potasse, et que les S/6 p oduit secondaire, le chlorure de potassium, rqui

CHLORATE DE POTASSE

a peu de valeur. Aussi le prix du chlorate de potasse est-il resté pendant longtemps très-élevé. L’appareil employé dans cette préparation est représenté dans la figure 94. a est le ballon de verre dans lequel on a introduit le peroxyde de manganèse: e, le tube qui sert à verser l’acide chlorhydrique; b, le flacon laveur; c,d, f, les flacons qui contiennent les dissolutions de potasse.

On fabrique maintenant le chlorate de potasse par un procédé plus économique.

On fait arriver un excès de chlore dans un lait de chaux, et 1 on obtient ainsi de l’hypochlorite de chaux en dissolution dans l’eau.

3(CaO,ClO) =Ca0,C.l05 + 2CaC!.

Cette dissolution est traitée par un sel de potasse (carbonate, sulfate ou chlorure : le chlorure est employé de préférence aux deux autres). L’hypochlorite de chaux se transforme alors en chlorure de calcium et en chlorate de chaux. Ce dernier sel réagit sur le chlorure de potassium, et produit du chlorate de potasse peu soluble, qui cristallise, et du chlorure de calcium, qui reste dans les eaux mères : C103,Ca0-}-ClIv = ClCa4- C105,K0. Quelques cristallisations débarrassent le chlorate de potasse des sels étrangers qu’il peut retenir.

On obtient facilement le chlorate de potasse en faisant passer un courant de chlore dans un mélange de 7,6 parties de carbonate de potasse, et 1 6,8 parties de chaux hydratée; il se forme du chlorate de potasse, du carbonate de chaux et du chlorure de calcium; on traite la masse par l’eau bouillante, qui dissout le chlorure de calcium et le chlorate de potasse : ce dernier sel est purifié par cristallisation (MM. Graham et Liebig).

Usages. — On a essayé de faire entrer le chlorate de potasse dans la fabrication de la poudre ; mais la poudre faite avec ce sel n’a pu être employée, parce qu’elle était inflammable par le choc ou le frottement, et que sa fabrication présentait de grands dangers. On a d’ailleurs constaté que cette poudre est brisante.

On a proposé depuis quelques années de remplacer le phosphore ordinaire par le phosphore rouge ou phosphore amorphe dans la fabrication des allumettes chimiques.

Cette modification du phosphore n’étant pas aussi inflammable que le phosphore ordinaire et n’étant pas vénéneuse, les allumettes au phosphore amorphe n’offrent pas les dangers d’incendie ou d’empoisonnement que présentent les allumettes ordinaires.

Un des procédés mis en usage pour l’emploi du phosphore amorphe consiste à l'étendre sur du papier après 1 avôir mélangé avec de la gélatine et du verre pilé. On trotte sur ce papier une allumette soufrée garnie d’une pâte contenant des corps oxydants; une parcelle de phosphore rouge s’enflamme et détermine l’inflammation de l’allumette. Mais on peut frotter sur

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