de carbonate de soude
(M. Poggiale.)
CARBONATE DE SOUDE
Exposé à l’air, le carbonate de soude perd une partie de son eau de cristallisation et s’eflleurit. A 100°, il perd ses 10 équivalents d'eau et subit, vers le rouge vif, la fusion ignée, sans éprouver d’ailleurs aucune décomposition.
(*) Si, au lieu de chauffer le carbonate de soude à la température de 100°, on le maintient à 34°, il éprouve la fusion aqueuse; en évaporant la masse fluide à 70 ou 80°, on obtient des cristaux à quatre pans contenant 1 équivalent d’eau ou 14,77 pour 100.
Ce carbonate monohydraté exposé à l’air reprend 4 équivalents d’eau et forme un sel C02,Na0,5H0 , qui se produit aussi quand on abandonne à l’air le carbonate cristallisé.
Les eaux mères d’où le sel monohydraté s’est déposé, étant évaporées vers 34°, donnent également des cristaux qui contiennent 3 équivalents d’eau. Ces cristaux, très-peu altérables à l’air, dérivent d’un octaèdre à base rhombe.
Les dissolutions sursaturées de carbonate de soude abandonnent dans certaines circonstances des cristaux qui renferment 7 équivalents d’eau.
On asignalé un autre hydrate ayant pour formule C02,Na0,9H0.
Enfin, lorsqu’on maintient à — 20° une dissolution de carbonate de soude et qu’on laisse l’eau congelée se liquéfier à l’air, on obtient des cristaux qui contiennent lo équivalents d’eau (M. Jacquelain).
En résumé, on voit qu’il existe six combinaisons formées par l’eau et le carbonate de soude.