BORAX
Le borax, exposé à l’air, s’effleurit ; lorsqu’on le soumet à l’actiou de la chaleur, il se boursoufle, perd son eau de cristallisation, et entre bientôt en fusion, en donnant naissance à une masse vitreuse qui conserve sa transparence lorsqu’elle est mise à l’abri de l’air, mais qui devient opaque au contact de l’humidité.
Le soufre agit sur une dissolnlion bouillante de borax comme sur la soude caustique, et produit de l’hyposulfite de soude et du persulfure de sodium (M. Barreswil).
Usages. — Le borax a des usages importants. Lorsqu’on le fond avec différents oxydes métalliques, il les dissout, et prend des teintes variables, qui servent, dans les analyses au chalumeau, à caractériser ces oxydes.
Ainsi l’oxyde de cobalt colore le borax en bleu ; l’oxyde de manganèse, en violet, etc.
Lorsqu’on réduit un oxyde par du charbon à une température élevée, on ajoute souvent dans le creuset une certaine quantité de borax qui agit comme fondant, recouvre le métal réduit et le préserve de l’oxydation.
Le borax sert aussi dans les soudures ; quand on se propose de souder à une température élevée des métaux oxydables, on les recouvre de borax, qui, en fondant, les empêche de s’oxyder et dissout les traces d’oxydes qui s’opposeraient à la soudure.
Le borax entre dans la composition de certains verres. On l’emploie principalement dans la fabrication des verres très-fusibles et de quelques couvertes de poteries.
Dans le commerce, où l’on consomme de très-grandes quantités de borax, on est obligé de l’essayer pour connaître sa valeur. Le procédé d’analyse dont on fait usage est identique à celui que nous avons indiqué relativement à l’essai des potasses du commerce. Cet essai donne la quantité réelle de soude (NaO) contenue dans le borax. (*)