‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 148 sur 320 · TABLEAU DES POINTS CULMINANS DU SYSTÈME OU R ALI EN · texte numérisé non relu

TABLEAU DES POINTS CULMINANS DU SYSTÈME OU R ALI EN

Toile».

Oural Verrhotouri*» Le Kvar-Kouch 8î5

Oural Bachkiriei*. Le sommet de Y Intel. 696

Le Grand- Ta ganaî. 638 Groupe DR Novaïa-Zemlia Le Mont GLtzowsky, dans l'île Septentrionale. 400

PLATEAUX. On trouve en Asie les plateaux les plus vastes et peutêtre les plus élevés de tout le globe; niais on possède encore trop peu d'observations barométriques pour pouvoir en déterminer l'élévation audessus du niveau de la mer. Nous offrirons cependant quelques approximations sur la hauteur de quelques-uns des plus remarquables; elles sont le résultat de longues recherches et de l'examen de tout ce que les voyageurs et les savans qui s'en sont occupes nous ont fait connaître de moins vague jusqu'à ce jour. On verra combien on se trompait en estimant à i,/|Oo ou 1,600 toises au-dessus du niveau de la mer l'élévation delà D/oungarie, puisque M. de Ilumboldt, qui a visité dernièrement ses limites septentrionales, n'évalue qu'à 3oo toises la hauteur des steps voisins du lac Balkach.

TABLEAU

DE LA HAUTEUR APPROXIMATIVE ORS PRIMCIPAUX PLATEAUX DE l'aEIR.

Toi.es. Tour,.

Le plateau de la Mongolie, jusqu'au monts Khiugkhan et eu y comprenant

le Kan-su actuel , province de la Chine, dan» l'empire Chinois. . . de i,3oo? à 1,900??

Le plateau de la Petite- Boukharie , ou du Thian-chan-nau-lou, dans l'empire Chinois de 1,000 à 1,400??

Le plateau du Tihet Oriental, avec le Khoukhou-noor, et la partie occidentale du S/u-tchhouan , dans l'empire Chinois de i»4oo à a, 000??

Le plateau du Tibet Occidental, ou les ra liées du Haut-Indus et du Haut-

Sctledjc, dans l'empire Chinois de 1,400 à 2,300?

Le plateau volcanique de f Asie Intérieure, ou de Bichbalik , comprenant tout le pays entre la pente du Thian-chan et de la petite chaîne du Tarbagataï, et le plateau de la Dzoungarie , pays situés dans l'empire Chinois et presque an milieu de l'Asie de 3 00 à .{00

Le plateau de V Axie-Occidentale qu'on pourrait aussi nommer Armeno~ Persique on Tauro- Caucasien , embrassant toute l'Arménie, la Haute- Gcorgie, et la plus grande partie de l'Adzarbaïdjan, le Kourdistan, la partie orientale de l'intérieur de l'Asie-Mineurc et toutes les hautes plaines de l'Iran ou du royaume de Perse de 5oo? à r,3oo?

Le plateau Paropamisien, comprenant toutes les hautes plaines du Turkcstan-lndépendant le long du haut Sihoun et du haut Dijhoun, le Khorassan, le royaume de Kaboul et le Balontchistan de 65o? k i.roo?

Le plateaude la Syrie, comprenant les hautes plaines d'Alcp, de Damas,

de Talwrich , de Jérusalem , etc., etc de a5o? à 400?

Le plateau de l' Hindoustan, c'est-à-dire la partie de l'Inde sur laquelle serpentent le» monts Vindhya de 160? à 3oo?

Le plateau du Decan ou l'intérieur de l'Inde, entre la Nerbedda et le

Cavcri de 170? à 470?

Le petit plateau de Pamir dans le Turkcstan , sur le dos du Belonr, entre les sources do Djihoon à l'ouest et celles du Yaman-yar à l'est, dont les géographes modernes ont fait tantôt une chaîne de montagnes, tantôt nnc province. C'est sur cette plaine élevée que le pins célèbre voyageur du moyen Age , Marco Polo . -a observé le premier la grande difficulté que l'on a d'allumer et d'entretenir le feu à de très grandes élévations. Sa hauteur pourrait étro estimée- Je 2,000? a 2400?

. L'Asie est la partie du globe qui , eu égard à sa vaste éteo-

due, parait offrir actuellement après l'Europe et l'Afrique le moindre nombre de volcans proprement dits. Les principaux se trouvent dans la presqu'île de Kamtchatka, où Ton en compte cinq ; nous nommerons : le Klioutchevskot ou volcan de Tolbatschik , qui est le plus formidable ; YAvatcha, qui vient après et le Kamtc/tatskata. On pourrait ajouter le volcan que M. Francis Hamilton dit exister dans les monts Djenkycit , partie de la chaîne Birmano-Siamoise dans l'Indo-Chinc ; ce volcan se trouve entre Moyeip et Tavay. Le Pechan ou Echik-bach sur la pente septentrionale du Thian-chan dans le Thian-chan-pe-lou et à quelques milles de Koutché, et celui de Ho-tchcou , sur sa pente méridionale dans IcTIiian-chan-uan-lou et peu éloigné deTourfan, sont très remarquables, étant les monts ignivomes encore brûlans, les plus éloignés de la mer que l'on connaisse; c'est a deux orientalistes célèbres, à MM. Abel Remusat et Klaproth, que les géographes doivent leur connaissance. On a encore des doutes sur l'existence des volcans qu'on prétend avoir observes en i8a5 dans la partie orientale de l'Himàlaya , et l'activité des autres volcans de ce continent est pour le moins très contestée. Nous citerons cependant sur l'autorité imposante de M. de Hnmboldt,lc volcan de Damavend , visjblc de Téhéran, et le Sé/ban, entre Melazkird et Bayazid, en Arménie. Mais c'est dans les îles que l'Asie offre le plus souvent ce terrible phénomène. Nous nommerons dans l'archipel du Japon : le Fusi- no-yama , d.ins l'île Niphon; c'est le plus considérable et le plus terrible de tout l'empire Japonais; le Sira-rama et \ Asama-yama ou A ' sama-no-dake 9 dans la même île; Y Ounzen-ga-dake , le Miyi-yama et YAso-no-yama , dans l'île Kiousiou; les trois volcans sur la Baie des Volcans, dans l'île de Ieso ; YOurbitch , dans l'île Itouroup, une des Kouriles ; et celui de l'îlot Koo-sima , à l'ouest du détroit de Saugar ; ce dernier est, selon le docteur Tilesius, le volcan peut-être le plus petit du globe; son cône ne s'élève qu'à *5 toises. Tous ces volcans appartiennent à l'empire Japonais. Dans l'Asie Russe, outre ceux du Kamtchatka déjà mentionnés, nous nommerons ceux des îles A laid , 1 h arma et TchirikotanàanA l'archipel des Kouriles. La mer des Indes offre dans le volcan, sur l'îlot Barrcn-island , une montagne ignivome très active. Notre cadre ne nous permet pas de parler des volcans sousmarins et de ceux que les naturalistes classent ou avec les flammes légères de Pietra-Mala et de Burigazzo dans les Appenins ou avec les éruptions boueuses de Macalotiba et de Taman. L'Asie ainsi que les autres parties du monde a déjà présenté aux voyageurs plusieurs de ces volcans qui n'offrent qu'une partie des phénomènes des volcans proprement dits.

7AII££3 et PLAINES. Il serait oiseux de vouloir seulement nommer toutes les vallées et toutes les plaines principales de cette jwrtie du monde. Nous nous bornerons à citer les vallées du Gherival, du Népal , ûuBoutan, du Tibet, du Szu-tchhouan, du Yun-nan, de Y Arménie, du Caucase et de Y Adzfjrbaïdjan 9 pour la grande élévation de leur sol. En» suite nous nommerons les plaines qu'arrosent le Gange, Y/raouaddi, le Maykaoung, le Kiang, le Houang ho , le Lena yY Ienisseï > YObf le Djibouti ,le Sihoun et Y Euphrate , à cause de leur grande étendue.

EBîfobïcemxbïSb L'Asie offre non-seulement les montagnes les plus hautes et les plateaux peut-être les plus élevés du globe , mais aussi la dépression de sa surface la plus considérable et la plus étendue que l'on connaisse. Ce trait si remarquable de sa géographie physique, qu'elle partage

ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHlK

cependant avec 1 'EuropeOrientale, est bien connu depuis environ une dizaine d'années , malgré le silence des géographes routiniers qui nous décrivent minutieusement le contours des îles, les cascades d'une médiocre élévation, les détours compliqués de quelques fleuves peu iraportans et une foule d'autres accidens du sol d'une importance secondaire. L'existence de ce singulier affaissement a été prouvée par les observations barométriques de nivellement faites par Lecker à Astrakhan, cité par Chappe d'Auteroche, par MM. de Parrotet Engelhard, entre la mer Caspienne et la mer Noire; par MM. de Helmersen et Hoffman, entre Orenbourg et Gouriev; par MM. Duhamel et Anjou , entre la mer Caspienne et la mer d'Aral. Voici les limites de ce grand enfoncement d'après M. de Humboldt , qui le premier les a tracées en résumant tous les travaux entrepris jusqu'à ce jour pour les reconnaître. La mer Caspienne et celle d'Aral offrent la partie la plus basse de ce bassin intérieur du globe; une partie considérable des terreins qui lui appartiennent s'étend entre la Kouma, le Don, le Volga, l'Oural ou laïk, l'Obtcheï-syrt, le lac Ak-sakal, le Sihoun inférieur et le khanat de Khiva sur les rives de l'Amou-deria. Tous ces pays , dont M. de Humboldt évalue la superficie à environ 10,000 milles allemands carrés , sont situps au-dessous du niveau de l'Océan. M. de Humboldt fixe à 5o toises au-dessous de ce même niveau la hauteur moyenne des eaux de la mer Caspienne et à 3i celle des eaux de la mer d'Aral ; Saratov sur le Volga et Orenbourg sur l'Oural , malgré leur grande distance de la mer Caspienne , ne sont encore qu'au niveau de l'Océan.

DÉSERTS et STEFS. L'Asie offre un grand nombre de déserts et de steps, dont plusieurs sont d'une immense étendue. On peut regarder, à quelques exceptions près, toute la partie septentrionale de V Asie Russe % comme un immense step , parsemé de grands marais. Dans sa partie méridionale on trouve beaucoup de steps, quoique moins vastes que celui qui borde l'Océan-Glacial-Arctique. Parmi ces steps on doit citer le grand step des Khirghiz, une partie considérable appartient au Turkcstan-Indépendant ; c'est le plus grand. Viennent ensuite celui d'Ic/iim, entre le Tobol et l'Irtyche; celui de Baraba entre l'Irtyche et l'Ob. Le désert Gobi, quoique beaucoup plus resserré qu'on ne le représente sur les cartes, est toujours un des plus grands déserts sablonneux que l'on connaisse; il traverse la Mongolie , et sépare les Khalkha des Mongols proprement dits ; c'est aussi un des plus élevés du globe. Un autre désert, mais beaucoup moins grand , occupe une partie du Thian-chan-naii-Ioii et s'étend au sud du Tariin; c'est le plus central de l'Asie; on pourrait le nommer le désert Central à cause de sa position ; nous l'avons déjà vu figurer parmi les plateaux les plus remarquables de l'Asie. Le désert de Khârizm et ceux de Kara-koum et de Kizyl-koum , dans le Turkestan-Indépendant. Le désert d'Adjmèr entre l'indus et le Ban, dans l'Inde; et ceux de XAdjemi, de JCirman et de Mekran, dans la Perse. Le Barraï-el- Chain ou le désert de Syrie, entre cette région et l'Euphrate. Enfin les vastes déserts qui occupent la plus grande partie de l'Arabie, parmi lesquels celui d'Akhaf parait être le plus étendu.

CLIMATS. Les nombreux plateaux qui occupent la plus grande partie de la surface de l'Asie, et la direction des grandes chaînes de montagnes qui s'élèvent sur leur dos , donnent à la plupart des régions dont se compose cette partie du monde , des climats physiques rarement correspon-

DESCRIPl'ION DE L'AML.

fiant aux climats astronomiques. En suivant les traces de Malte- Brun , nous partagerons l'Asie sous ce rapport dans les cinq régions suivantes :

Rioios Cehteale. Elle occupe le centre du Continent Asiatique et embrasse toutes les contrées comprises daus l'empire Chinois, que nous avons vues figurer parmi les plateaux de l'Asie. Quoique située entre le a8e et le 5oe parallèle, celle vaste région est généralement sujette à des froids excessifs, et tels qu'on n'en éprouve de semblables que dans les latitudes les plus élevées. L'hiver y est très long et l'été très court. Ce dernier y est accouipagué d'une chaleur insupportable dans les déserts à cause des sables qui en recouvrent la surface. Mais, i cause d une graude dépression du sol et d'autres circonstances, le pays compris entre le Kuen-lun et le Thian-chan aiusi que quelques autres contrées jouissent d'un climat bien différent , car le coton , le riz , la grenade et la vigue y prospèrent partout

Râccoif Maaioion Ace. Elle comprend l'Inde et l'Inde-Transcaugétique. Garanties des venu glacés du nord par les montagnes du Tibet et du Yun-nan , inclinées fortement vers l'équalear et arrosées par de nombreux et larges fleuves, ces magnifiques contrées offrent , surtout l'Inde, les pays les plus fertiles et les plus riches de l'Asie. L'hiver y est inconnu et les étés y sont très chauds, quoique cependa ut , généralement parlant, ils soicut bien loin d'offrir les excès de chaleur qu'on éprouve daus la Région Occidentale. On n'> connaît en général que deux saisons : l'été ou \& saison sèche; et le printemps ou la saison des pluies. Nous nommons printemps celte dernière , parce que dans les plaines de celte région le thermomètre oscille toujours autour du tempéré.

Rcoio» SarruTBiovALa. Elle embrasse toute l'Asie Russe au nord du plateau central. Penchée tout-à-fait vers le pôle et vers l'Océau-Glacial-Arctique, cette vaste régiou n'aspire jamais la douce haleine des vculs des tropiques; elle voit continuellement les glaces s'amonceler en masses énormes aux embouchures de ses grands fleuves et le loug de ses côtes solitaires bordées du côté opposé d'immeuses marais glacés. Quelques eau tons dans ses parties australe et occideutale, favorisés par des circonstances locales, forment les seules exceptions qu'offre l'aspect horrible des immenses solitudes de cette vaste partie de l'Asie.

Région O&ixxtale. Cette régiou, qui se confoud insensiblement avec les plateaux de l' Asie-Moyenne, offre trois parties distinctes. La Septentrionale, qui comprend l'extrémité orientale de la Mongolie et le pays des Maudchoiix ; par son exposition au nord-est, par l'élévation assez considérable de sou sol , par sou voisiuage de la Région Scplcutrioualc et des grands plateaux; cette subdivision olfre les contrées de la zone tempérée peut-être les plus froides de tout le globe. La Partie Méridionale comprend la Corée et la Chine; bordée au nord et à l'ouest par des pays très froids, avec un sol fortement incliné à l'orient et baigné dans ses extrémités méridionale et orientale par le Grand-Océan dont la température est peu variable, le climat de cette subdivision, malgré sa position méridionale, doit être nécessairement moins chaud que les autres pays de l'Asie situés sous les mêmes parallèles. Aussi voyons-nous la Chine nous olfrir tous les climats de l'Europe. La troisième partie, que nous appellerons JUa ritime, embrasse cette longue chaîne d ites volcaniques, qui , avec la côte opposée du Continent Asiatique, forment les médilcrrances d'Okhotsk, du Japon, de Toung-haï, et dont les montagnes composent le groupe maritime du système Aluû-Himàlaya. Voyez à la page 607. Placée eutre les pays tropicaux et les contrées froides de celte région d'uu côté, et de l'autre eutre les contrées glacées de la Région Septentrionale, environnée eu outre des mers les plus orageuses du globe, celte région entièrement maritime doit présenter néce sairemenl d'innombrables variations de température et éprouver eu hiver des froids peu eu rapport avec les basses latitudes sous lesquelles sont situées ses îles les plus boréales.

RÉoioa OcciDKHTALE. Celte grande région se détache plus qu'aucune des autres de ta masse du ConUneut. La mer Caspienne, dit iMaltc-Urun , le Pout-Euxiu, la Méditerranée et les golfes Pratique et Arabique donnent à l'A sic-Occidentale quelques ressemblances avec une grande péninsule. Ou pourrait, avec quelque degré de vérité, dire que celte région est aussi opposée à la Région Orientale, (pie celle du Midi l'est à celle du Nord. L'Asie-OrieulaJe est eu général humide, l'Occidentale est sèche et même en plusieurs cu-

Gif»

droits aride ; l'une a le ciel orageux et souvent nébuleux , l'autre jouit de vents constata et d'une grande sérénité d'atmosphère; l'une a des chaînes de montagnes escarpées, séparées par fois par des plaines marécageuses; l'autre est composée de plateaux en grande partie sablonneux et peu inférieurs en élévation aux chaînes de montagnes qu'ils portent sur leur dos. Dans l' Asie-Orientale on voit les fleuves de long cours se suivre de très près, tandis que dans l'Asie-Occidentale il n'y en a que deux ou trois d'un volume considérable; mais en revanche beaucoup de lacs sans écoulement. Enfin, la proximité de l'immense foyer de chaleur que renferme l'Afrique , la qualité du sol et la petite masse d'eau qui le couvre donnent à une très grande partie de l'Asie-Occidentale une température bien plus chaude que celle dont jouissent même les pays les plus méridionaux du Continent Asiatique.

MINÉRAUX. H n'y a pas de minéral précieux ou utile qu'on ne rencontre dans cette vaste partie de l'Ancien Continent. Si l'Asie, sous le rapport minéralogiquc, paraît jouer un rôle moins brillant que l'Amérique, ce n'est pas parce qu'elle en est moins riche, mats parce que l'on connaît encore très imparfaitement ses richesses minérales, et parce que l'art de les exploiter y est encore peu avancé. Le tableau suivant offre comme celui que nous avons donné a la page 97 , les pays de l'Asie qui se distinguent le plus par leurs richesses minérales. Mais nous devons faire observer, pour nous mettre à l'abri de la critique, que les prétendues mines de diamans de Golconde , mentionnées dans toutes les géographies et dans presque tous les traités d'histoire naturelle, n'ont jamais existe. Selon M. Hamilton cette pierre précieuse, qu'on trouve si abondamment près des rives du Krichna et du Pennar, n'est connue d:ins le commerce sous le nom de diamans de Golconde, que parce qu'elle a été taillée dans cette ville, qui depuis bien des siècles a été justement regardée comme son marché principal.

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