POSSESSIONS MÉDIATES DE LA COMPAGNIE
Royaumes et Prikcip. Axciewses Provinces Chefs-Liede, Villes principales actuels, où ils sont places.
Prirjcip. de Djeypour Adjmtr ( Ajmeer ) Djeypour (Jyenagour) ; Amltr ;
(Jeypoor). Rampoura (Rantampoor).
Prikcip. de Kotah. . . Adjmtr (Ajmeer) Ko ta h; Gagroun; Cnahahad.
Pruccip. de BotJBDi. Adjmtr (Ajmeer). B o u n d i ; Patun.
Prikcip. d'Odeypour ou Adjmtr (Ajmeer) Odeypour (Odeypoor) ; Tchitore;
os Mewar. Sarowy.
pRiwctP. de Djouopour A djm (r (Ajmeer) Djoudpour (Joudpoor) ; Xag*>re.
OU DB MaRWAR.
Prikcip. de Tobe. . . . Adjmtr (Ajmeer) Tonk; et Se ronge dans le Malwa.
Prikcip. de DjsshalmIr A djm tr (Ajmcrr). DjessRlmlr, Tille principalr dr
(Jeaselmere). cette principauté païUgéc entre
plusieurs chefs.
Pbincip. de BieakIr. . Adjmtr (Ajmeer) Bikanlr (Bicanere) ; Tehorou (Cho-
roo).
Pat* des Dhattirs. A djm ir (Ajmeer). Bhatnir , rc-idcncc des principaux
chefs qui partagent entre eux I.»
«lomination de ce pays. Fattihdbud
Rotai mm et Paincir. Ahci erres I'rovjhce* Caars-LiEux, Yn.cs» pmvcctai.cs.
actuels. où iU sont placés.
(Futtehabad) , Raïudh et Biranah, Tille* appartenantes à des chef»
indèpendans les uns des autre*.
PaiHcrr. DK Katch. . . Katck (Cotcb) Bhoudj (Rhooj); Mandavie,- Andjar.
Rota omc de B a roda. G use rate (Gujerat). Baroda ; Powdnghar,- Kappervourdie
(Kuppnrwuuge) ; Pattau (Patins), jadis capitale de tout le Guserate; Pàlhànpour, siège d'un ratlja tribu* taire ; Disa (Decsa); Rhddanpour ,l'Ile Bute, pèlerinage hindou; D\va~ raka , pèlerinage hindou ; Djandghar ou Soretk (Junaghur) , siège d'un radja tributaire ; FTankamir, résidence d'un radja tributaire. Une partie du Pays des Kattut.
Prihcip. de Bahswara. Guzerate Banswara.
Prihcip. de TherId. . Guzerate. Therad (Theraud).
Prihcip. de Turrah. Guzerate Turrah (Thearah),- plusieurs tribus de CouUes.
Prikcip.de DtTRBOï. . . Guzerate Dubboî.
Prirc.de Nowaragar. Guzerate Noawnnagar (Noanagur), pèche
de perles.
Prihcip. de Gouhdal. Guzerate. Gouudal (Goondol).
Prihcip. de Cambata. Guzerate. Cambaya (Cambay).
Rot au me Ihdour Malwa Irdour ; Pdkkandy,- Mandestor,- Go~
(Indore). dra? dans le Guzerate.
Prihcip. de Borix. . . Malwa B o p à 1 (Bhopaul) ; Islamnagar.
PaiHCiP. dr Dhara. Malwa. Dbara (Dharanuggur) ; Mandow?
Prihcip. de Rewa h. . . Allah ab ad. R e w a h ; Mow.
Prihcip. d'Irarsi. Allahab ad. Ihansi.
Prihcip. de Tehbi. . . Allakabad Tehri (Tebree).
Prihcip. dr Par r ah. Allahab ad. Pa n n a b ; riches mines de diaman».
Prihcip. dr Karom. . . Agra Karoli.
Prirc. de Bm artpou a. Agra. Bhartpour (Bhurtpoor); Dig; Bia~
lut?,- tVeyre; Kombhère, grande fabrication de sel.
Prihcip. de Drolpocr. A g ra Dholpour (Dholpoor).
Prihcip. de Matcherrt Agra. Alvar, place très forte ; Materner-
(Macherry) ou Mewat. ryy Tedjarah , jadis capitale du Me-
wat ; Alinaggar ou Ghosauljr. Les Mateheties , tribu très féroce.
Roy ai; me d'Aocdh. . . . AouJ h (Onde) Lucehow; Manikpour,- Bangoula ou
Fetlâbdd ,- Aoudh ; Su ù h an pour , Baraitch ,' Khyrdbdd.
Sirhird ou Pats des Delhi P a ttia la h, résidence du plus pnis-
Skïrhs. sant prince des Seïkhs Tassanx;
Thanesar, résidence d'un prince vassal et pèlerinage hindou; Sir— hind, jadis grande et florissante, aujourd'hui une masse informe de ruines; elle appartient ainsi que Lddidna { Lndbeeana ) , à deux princes seikluTassaua; LAdiana est en outre une des principales places d'armes des Anglais.
Prihcip. dr Kola pour Bedjapour Ko la pour; Malkaptmr (Mulca-
poor); Kalgong Culf-oug). Ce petit état mahratte figure beaucoup dan»
l'histoire de l'Inde de ces derniers trinps par ses ai^rcssions sur les états Toisins, par ses dissensions domestiques et par ses pirateries sur
Royaumes et Pamcir. Awciehkm Provinces Cntrs-Liirx, Villes
actuel». où ila sont placés.
la cote de Malabar, dont Malwan était le principal repaire.
Royaume du Duiah. . Ha ï de r d b d «/(Hyderabad). HAÏnERABAD; Golconde ; Ckanpour
(Ghunpoor) Palountehah,
Bider (B céder) Blder; Katberga,- NaruUr* , péle-
rinage,et depuis 1 8 1 8 collège seikhs célèbres.
Berar. Ellitchpour; Amrawattjr; Mul-
kâpour.
Avrangdbdd. AvraneAbAd; Dmvletdlmd ; Ro-
(Aurungabad). zah; Ellora.
Bedjapour (BejapoOr). . . S ;i k k ;i r ; Knj>(il (Copaul).
KoTAUME DE Nagfour. Candwdnd (Guodwana). NAuroun ; Denghar (Deoghur); Ramtek, pèlerinage hindou; Chaupour ; liallanpour dans le vauvag<' district il»' iVhotis^liar f Chotcc^ghur); Mithaden, pèlerinage hindou; Rjrpour ; Tchatuia; ff'yraglitir , mine»
du diainans jadis très riches.
RoTACME DE Satarah. if* ou r (Bejapoor). . . Sataciah , Mutiàhtlljrnr ; Merritch ;
Panderjjnur (Puudcrpoor) , pèlerinage hindou ; Unttdny (Ifatlany).
ROT A tTMS DE MaÎRSOUR. Mats tour (MjSOre). . . . Miïwti;» ; llangatore; Tchmapatam;
Tclukanhually ; Maïlkotta ; Pedda- Balu/jour ; Sravtina-Relgald ; Bcd- 7u>rr; .Simoga ; Ikery, où l'on voit le» ruines d'une ville qu'on dit aroir compté 1 00,000 maisons; TchUeUeldroug; Sera; Kolar.
Rot. de TrAvareorr. . Malabar Trivakdrram; Travankore; Parka;
Kouian; Aruljenga.
Royaume de Kotchi*. . Mata bar. Tritortart; KoUn; Ferapolly.
Peikcif. de Sieeim. Nep a l (Nepanl). S i k k i m ; Dardjilimg; Nagn; Nagar-
kote, passage célèbre et important.
Ce petit état , régi par un prince tibétain, n'est qu'allié des Anglais.
Les Laeeciye*, groupe d'innombrables écueils, parmi lesquels se trouvent 10 Ilots, habités par des Moplays et régis par un prince vassal des Anglais. Amerù est, selon M. Hamilton, le plus grand Ilot de cet archipel.
POSSESSIONS IMMEDIATES DE VAX
Ceti.av (Ceylon) Colombo; Negombo; Tchhitau (Chi-
law); Candy (• Maha-neuva); Point de Galle; Ma tour a,- Batùkalo; Triakomali; Damboulou; les petites Iles Ja/napalam, où se trouve Jafnnpatam, et Manaar; Kondatchy.
Dans la PRÉSIDENCE DE CALCUTTA on trouve : Calcutta, située dans un terrein marécageux et encore assez malsain , sur la rive gauche d'un bras du Gange, nommé Haglî, ou Hougly parles Européens; ce bras forme un port capable d'admettre des vaisseaux de 5oo tonneaux. Les maisons qui bordent la route , à quelques milles de Gdcutta ainsi que celles de cette métropole, sont couvertes de chaume ou de feuilles; la plupart sont précédées de petites galeries , et presque entièrement construites avec des nattes et des bambous. Celles qui servent d'habitations aux musulmans et aux Hindous de la classe moyenne, sont en briques; elles out des toits plats et des croisées très étroites. Tout un quartier de Calcutta ne
by doc
renferme que des huttes de ce genre et quelques bazars à demi ruinés. En général • on peut dire que Calcutta est partagée en deux quartiers , dont l'architecture est entièrement différente ; celui de la Ville Noire , mal bâti, avec des rues sales et étroites; nous venons d'indiquer les misérables constructions qui le composent; et celui du Gouvernement , dit aussi le faubourg de Tchauringhy (Chowringhy). Celui-ci, où résident les Anglais et les Européens , est très bien bâti , et rappelle, dit l'évéque Heber, à s'y méprendre, l'aspect de Saint-Pétersbourg; les maisons y ressemblent à des palais. Les principaux bâtimens sont : le palais du gouvernement, édifice aussi remarquable par son architecture que par son étendue ; c'est le plus beau de la ville; Y hôtel -de- ville ; la cour de justice ; les deux églises anglicanes, celles des presbytériens et quelques-uns des temples consacrés aux autres cultes. On peut ranger aussi parmi les principaux édifices de Calcutta ceux appartenant aux établissemens publics et aux institutions philanthropiques les plus importantes. Mais nous ferons observer que les temples hindous et les mosquées sont en général petits, bas et mal situés, et que cette capitale n'offre aucun bazar qu'on puisse comparer à ceux qui font l'ornement des villes de la Perse et de l'Asie Ottomane; cependant ce genre de bâtiment serait de la plus haute utilité dans un climat comme celui de Calcutta, où le soleil et la pluie sont très incommodes. Auprès de Calcutta est situé le Fort William, remarquable par son étendue, sa force et sa belle construction : c'est la forteresse la plus régulière et la plus importante de toute l'Inde; on vante surtout ses vastes casernes, son bel arsenal, la fonderie de canons et autres établissemens semblables. Quoique Calcutta soit habitée par un si grand nombre d'Hindous et d'autres nations asiatiques elle offre presque toutes les institutions et presque tous les amusemens des grandes villes de l'Europe. Ses principaux établissemens littéraires sont : le collège du fort William, espèce d'université, où les élèves , sortis de Haileybury, dont nous avons parlé à la page 4*5 , viennent achever leur éducation ; peut-être cet établissement a-t-il cessé d'exister, sa suppression ayantété décrétée dernièrement; le collège sanskrit du gouvernement; la medressé ou collège mahotnétan du gouvernement ; le collège èpiscopal (bishop's collège) ; le gymnase de Calcutta (the Calcutta grammar school Y académie arménienne; Yécole de commerce; Yécole des jeunes filles indiennes et plusieurs autres établissemens d'instruction; la société asiatique , qui est le premier corps savant de l'Asie ; elle publie des mémoires auxquels on doit des renseignemens précieux sur l'histoire , la géographie , les productions et les antiquités de celle partie du monde; la société de médecine et de phrénologic ; elle publie aussi des mémoires; le théâtre; le jardin botanique , où l'on cultive les végétaux les plus rares de tous les climats; c'est peut-être le plus bel établissement de ce genre situé hors de l'Europe. Calcutta possède plusieurs typographies , et en i8a6 on y publiait, selon M. Ha milton, ii journaux, dont 4 en bengali et i en persan. Cette ville, qui n'était encore qu'un village en 1717, est devenue sous la domination anglaise la capitale de toute l'Jnde, puisqu'elle est la résidence du gouverneur général; dans moins d'un siècle elle est devenue une des métropoles les plus riches, les plus commerçantes et les plus peuplées de l'Asie. C'est parmi ses habitans asiatiques qu'on trouve des fortunes qu'on peut comparer à celles des Rotschild et des Baring de l'Europe; le mouvement de son commerce égale celui des premières places du globe , et sa popiuV
tion , y compris celle de ses environs immédiats , dépasse sûrement 600,000 Ames. Beaucoup d'Arméniens et de negocians du pays ont adopté les voitures et quelques-uns des usages des Anglais, tout en conservant leurs costumes particuliers ; de manière qu'on voit souvent les bonnets pointus des uns et les turbans aplatis des autres, dans des calèches, des landaus ou des nhaétons. Depuis quelques années Calcutta est le siège d'un évéché anglican, dont la juridiction s'étend presque sur toutes les églises de cette religion , établies dans les Indes-Orientales.
A quelques milles de distance ou trouve : Barrai pour , gros village, bien bâti, où logent les troupes de la province de Bengale; on y remarque la belle maitvn Je campagne du gouverneur général^ avec un vaste parc teuu à la manière euro|>éenne, dont la verdure contraste avec la végétation si différente des campagnes qui l'envii umitul ; ou doit aussi nommer la volière et la ménagerie, les deux priucipaux établissemens de ce genre que possède llnde. Sieampour (Scrampoor), jolie petite ville d'environ 1 3, 000 âmes, bâtie presque entièrement à la manière européenne, située sur la rive droite de l'IIagli, vis* à-vis Barrakpour. C'est la résidence du gouverneur général de la petite partie de l'Inde qui appartient au roi de Danemark. I^s richesses qu'y avait accumulées le commerce que faisaient ses babitans à la faveur de son pavillon neutre pendant les premières années de la dernière guerre entre les Frauçais et les Anglais, en avaient fait une des principales places de l'Inde. Quoiqu'elle soit bien déchue sous ce rapport, sa silualiuu agréable et le bas pris de tous les objets les plus nécessaires à la vie y attirent un grand nombre d'Anglais qui préfèrent son séjour à celui de Calcutta. Depuis quarante an* Sirampour est le siège principal des missionnaires Baptiste* iustilués dans le but philanthropique de convertir les Hindous. Ces missionnaires dirigent un collège où l'on élève non-seulement les chrétiens indigènes, mais même les jeunes gens qui professent encore le Brahmanisme et le Mahométisroe. La traduction de la Bible dans toutes les langues de l'Inde et eu plusieurs autres de l'Orient a donné une grande célébrité à la belle typographie établie daus cette ville par les Ba pliâtes , sous la direction de l'estimable docteur (iarey. Nous ajouterons que c'est dans cette ville qu'on publie les transactions de la société agricole et horticole de t/nde.
Plus loin, et dans un rayon de ao milles, on trouve Tchakderkacor ou Chaïtderxaooni, sur la rive droite de l'Hagli, dans une position élevée et pittoresque, assez grande ville, très déchue , avec des rues alignées et bien pavées , des maisons à deux étages , bâties en briques et en mortier et blanchies extérieurement, avec des toits plats, suivant la construction générale dans l'Inde. Les navires n'y remouleut plus et ue pourraient le faire qu'avec difficulté. Tchandernagor appartient aux Français, qui se sont engagés à ne pas rétablir ses fortifications détruites par les Anglais pendant la dernière guerre. Tchinsour a (Chinsura), autre jolie |«etile ville, naguère appartenant aux Hollaudais, qui l'ont cédée à l'Angleterre avec tout le reste de leurs possessions sur le Continent Asiatique. Hotcrr (Hoogly), assez grande ville, très déchue en comparaison de ce qu'elle était lorsque, dans le xvie siècle, les Portugais, les Français, les Anglais, les Hollaudais et les Danois y avaient établi leurs comptoirs. Plus loin encore, à 56 milles au nord-ouest de Calcutta , est située Bardwak (Burdwan) , assez grande ville, dont la population s'élève à 54,000 Ames.
Daxka , sur la rive gauche du Bori-Gange ou Vieux-Gange , grande ville , mal bâtie , jadis capitale de tout le Bengale, et maintenant siège d'une cour d'appel. Ses manufactures, quoique beaucoup déchues, sout encore assez nombreuses et florissantes ; on y fabrique les plus belles mousselines de l'Inde. M. Hamilton lui accorde 200,000 habilans, nombre que le magistrat de cette ville, M. Master, portait naguère à 3oo,ooo et que le Missionary Hegister de 1 828 réduisait à 1 5o,ooo !
MouacHiDÂBÂD (Moorshcdabadj , sur le Gan^e, capitale du Bengale depuis 1704 jusqu'en 1771 et maintenant siège d'une cour d'appel et de la famille du dernier nabab du Bengale pensionné par les Anglais. Cette ville
7oo
ARRRT.K DE GÉOGRAPHIE.
est très grande et 1res industrieuse mais mal bâtie; M. Hamilton lui accorde i65,ooo habitans d'après le nombre des maisons qu'elle avait en 181 1\. Y. Aina- Mahtil > où demeure actuellement le nabab pensionné, est un bel édiiiee construit dans le goût européen.
Dans ses environs immédiats , on voit les ruines du maguifique palais bâti sur le 3fouti djil (le lac des perles) par le nabab Aliverdi khan, mort en 1756. Un peu plus loin on trouve : Kassim-hazar, ville d'environ «5,ooo habitans, florissante par son commerce et par ses fabriques de coton et de soit*, et regardée comme le port de Mourrhidabâd. Kurham pour , une des six grandes stations militaires de l'Inde; on loue beaucoup l'éteudue et la beauté des casernes et des maisons où logeut les officier*.
Plus loin , et daus un rayon de 62 milles , ou trouve : Mai.ua , ville industrieuse d'environ 18,000 âmes, remarquable par les ruines de l'immense ville de Cour; cette dernière s'étendait le long du Gange et occupait un espace de 60 milles carrés anglais en y comprenant les faubourgs; en admettant qu'elle fût aussi peuplée que Calcutta, et n'estimant la population de cette dernièrequ'à 5oo,ooo Ames et sa surface qu'à i5 milles carrés, Gour aurait eu deux millions d'habitant ; PAyen-Akliery, vers Tan 1 5 98, lui accordait if «00,000 familles, nombre qui nous parait fort exagéré. Plusieurs villages sont bâtis sur remplacement de cette ville ruinée, et ses débris ont servi depuis deux siècles à la construction et à l'embellissement de Mourchidâbâd , de Malda, de Râdjemahi et même de Dalka. On recounait encore les vestiges de la citadelle qui avait quatre milles de circonférence; les remparts qui subsistent encore ont 60 pieds anglais de haut. On y voit des murailles hautes de 70 à 80 pieds, qu'on croit être celles du Palais'Royal qui paraît avoir eu un quart de mille de longueur. Les autres ruines les plus remarquables sont : la grande mosquée dite d'or, bâtiment superbe, jadis recouvert de marbre enlevé depuis pour orner d'autres édifices ; Y obélisque , espèce de minaret à quatre étages, assez bien conservé ; le JVatti mcsiljid, édifice de médiocre étendue, mais remarquable par sa grande salle, sa belle et solide construction, et destiné à tout autre usage qu'à celui indiqué par sa dénomination; la porte du sud et celle du nord, remarquables par leurs grandes arches et la solidité des murailles latérales. Râdjemahi., sur la rive droite du Gange; une longue rue composée de huttes de boue, quelques tombeaux et quelques mosquées délabrées, et les ruines d'un vaste palais sont, selon l'évéque Heber, tout ce qui reste de cette grande ville qui, vers le milieu du xvif siècle, était la capitale du Bengale. C'est dans ce même rayon et entre Râdjemahi et Bardwân que vivent les Pahârius (Puharris), dont la religion, la langue et la manière de vivre diffèrent entièrement de celles des autres peuples qui les environnent.
Patva, sur le Gange, une des plus grandes villes de l'Inde, mais, comme la plupart des villes asiatiques, mal bâtie. En 181 1 00 portait sa population à 3 12,000 habitans. C'est la capitale du Behar et le siège d'un tribunal d'appel ; elle possède beaucoup de manufactures de coton et plusieurs fabriques d'opium.
Dans un rayon de 6a milles on trouve : Behah (Bahar), ville d'environ 3o,ooo habitans. File donne le nom à cette province. Tchafrà (Chuprah), près du Gange, importante par sa population qu'on porte à 44,000 âmes et par sou commerce. Makdji (Manjce), au confluent du Gogra avec le Gange , remarquable par son immense feus religiosa ou bananier, dont la circonférence de l'ombre à midi est de 1,116 pieds anglais; c'est un des plus grands végétaux qui existent sur tout le globe. Gâta, assez grande ville, renommée dans toute l'Inde par ses temples visités annuellement par plus de 100,000 pèlerins; on estime à 40,000 le uoinbrc de ses habitans permanens. Mobohir, que les Auglais appellent le Birmingham de l'lndet à cause de ses nombreuses fabriques d'acier, d'armes, coutellerie, etc. , dont l'origine est très ancienne, mais qui ont pris uu grand développement depuis quelques années. Ses fortifications , autrefois très importantes, tombent en raine depuis que les Aurais ont fait d'Allahâbâd leur grande place d'armes. Sa population parait dépasser 3o, otib âmes. Dans ses environs est situé Sitdkand, petit endroit remarquable par se* eaux thermales. Hors du rayon, à l'ai de Monghir et près du Gange,
ou trouve BocLiroua, ville de 3o,ooo habitaus, importante par ses fabriques de soie et de tissus de coton ; les ma bom élans, qui forment la plus grande partie de la population , y ont un collège renommé.
Behares, sur le Gange, très grande ville qu'on peut regarder comme la métropole ecclésiastique de l'Inde ; elle est nommée justement I1 Allumes ou plutôt la Rome Hindoue par l'évéque Heber et autres savans vovageurs, puisque, depuis un temps immémorial , elle est le siège principal de la littérature brahminique et qu'elle est réputée tellement sainte que plusieurs radjahs hindous y possèdent des maisons, où leurs vakils ou a^ens résident continuellement , pour faire à leur place les sacrifices cl les ablutions commandés par la religiou de Brahma. Les maisons de Benares sont très hautes; aucune n'a moins de deux étages ; la plupart en ont trois, et plusieurs cinq à six. Elles sont richement décorées de verrandahs , de galeries , de fenêtres avec des balcons , de larges toits fortement inclinés et que soutiennent des tasseaux sculptés avec soin. Le nombre «les temples est très considérable; la plupart sont fort petits, disposés comme des niches dans les angles des rues et sous l'abri de quelque grande maison. Plusieurs sont entièrement couverts de fleurs, d'animaux, de branches de palmiers sculptés avec une élégance et un Uni admirables. Les habitans décorent les parties les plus en vue de leurs maisons de camaïeux peints des vives couleurs de la tuile, et qui représentent des hommes, des femmes, des taureaux, des éléphans, des dieux, des déesses avec leurs formes et leurs attributs divers. Des taureaux de tous les âges, consacrés à Siva, apprivoisés et familiers comme le chien domestique, circulent librement dans les rues, tandis que des groupes de singes consacrés à Hanoumân grimpent sur les toits des maisons ou des temples, ou volent impunément dans les boutiques des fruitiers ou des confiseurs. La haute renommée de sain teté dont jouit cette ville y attire annuellement de toutes les parties de l'Inde un grand nombre de pèlerins , et en fait le rendez-vous général des raendians. Benares est le siège d'un tribunal d'appel. Elle s'est tellement accrue sous la domination anglaise que M. H a mil ton la regarde comme la ville la plus grande et la plus peuplée de toute l'Inde; il estime sa population actuelle au-dessus de 63o,ooo âmes. Parmi ses bâti mens les plus remarquables nous nommerons : Sa superbe mosquée bâtie par Àvrangzeb; c'est le plus bel édifice de la ville; le temple de Visvicha et X observatoire fondé par le radja Djeïsing. Benares possède un grand nombre d'écoles hindoues et plusieurs autres mahométanes , ainsi qu'une espèce d'université brahmanique connue sous le nom de Vidalaya, dont les professeurs sont payés par le gouvernement anglais. Cette ville se distingue aussi par ses nombreuses fabriques d'étofTes de soie , de coton et de laine et par sou commerce étendu. C'est le grand marché pour les châles du nord , les diamans du sud , les mousselines de Dakka et autres villes , et pour les marchandises anglaises qu'elle reçoit de Calcutta : pour le commerce des diamans et autres pierres précieuses elle n'a pas de rivale dans toute l'Asie.
Dans ses environs immédiats on voit Râmkàgiur, citadelle située de l'autre cote du Gange, où daus un palais superbe réside le maba-radjah de Benares, pensionné de la Compagnie anglaise. Plus loin, et dans un rayon de 34 milles on trouve : Ghazipour, assez grande ville , où les maliomélans forment la plus grande partie de la population , renommée dans toute l'Inde pour la boulé de l'air qu'on y respire, et par la beauté et l'étendue de ses Jardins Je roses, dont ou distille des quantité* énormes; dans sa banlieue ou
voit le beau mausolée élevé eu forme de temple grec par la Compagnie, eu l'honneur du marquis Cornwallis ; elle possède aussi un vaste haras pour la remonte de la cavalerie de l'armée. Djivmur ou D jouas pour, remarquable par sou beau ponl sur le Goumty,un des plus grands de l'Inde. Tchakâiichar t assez jolie ville fortifiée , dVuviroti 1 5,ooo habitaus, où Ton garde le célèbre Tirobak'dji, chef des Maharaltes, auteur principal des troubles qui ont agité le Berar, le Mâlwàh et le Delk.au; on y a établi un hôtel d'invalides pour un millier de militaires réformés par la Compagnie, Mirzapour , sur la rire droite du (iange, grande ville, très florissante, dont l'importance ne date que de l'établissement de la puissance anglaise. L'évèque de Calcutta lui accorde plus de a 00,000 habitans, engagé* daus un commerce très étendu et jouissant de beaucoup d'aisance et de liberté. Elle est décorée de nouveaux batimeus de toute espèce, dont la magnificence ne le cède qu'à ceux de Calcutta. Sa population en 1801 ne s'élevait qu'à 5o,ooo ftmes.
Hors du rayon , et 34 milles plus loin vers l'Ouest , au conflueut de la Djamna avec le Gange, s'élève AllabAbâd , chef-lieu de la province de ce nom , regardée par les Hindous comme la reine des cités saintes, et visitée annuellement par un grand nombre de pèlerins. Quoique très déchue, environnée de ruines et réduite à 20,000 habitans perroanens, elle est toujours très importante par sa forte citadelle, regardée comme imprenable depuis les travaux faits par les Auglais pour augmenter ses auciennes fortiûcations ; on peut même dire qu'Allahàbâd est maiutenaut, sous plus d'un rapport , la principale place d'armes de l'Inde Anglaise. La mosquée principale ou la Djema mesdjid, l'ancien palais du sultan Khosrou avec les jardins qui en dépendent, quoique très négligés, sont les objets les plus remarquables offerts à la curiosité du voyageur. Danville et Robci tson regardaient AllnhabAd comme identique à l'ancienne Palibothra, la vaste et magnifique capitale des rois des Prasii; mais les savantes recherches de M. Ahel Rémusal donuent la certitude que cette ville se trouvait près de l'emplacement de celle de Patua de nos jours.
Agra , sur la Djamna, ville très grande, très riche et très florissante lorsqu'elle était la résidence du grand-mogol Akbar, et maintenant remplie de ruines. Une seule partie de sa vaste enceinte est habitée ; M. Hamilton n'y compte que 60,000 âmes , nombre qui signale l'exagération des calculs de M. Legoux de Flaix, d'après lesquels cette ville aurait encore eu, il y a quelques années, 800,000 âmes! La plupart des magnifiques bâtimens qui faisaient d'Agra une des plus belles villes de l'Asie sont détruits ou tombent en ruines. On doit cependant en excepter les suivans : le palais impérial, bâti par Akbar, en grande partie ruiné; ses restes, quoique mal entretenus, rappellent encore sa magnificence; la Motimcsdjid, une des plus belles mosquées de l'Asie, construite en marbre blanc sculpté avec une grande élégance; et surtout le célèbre mausolée nommé Tâdj-Mâhâl , élevé par Châh-djihân à son épouse favorite; on le regarde comme le plus beau monument de ce genre qui existe. C'est un carré dont les murailles, construites en marbre, ont près de 190 yards de long ; il est surmonté d'un dôme aussi en marbre qui s'élève au centre et dont le diamètre est d'environ 70 pieds. Quatre minarets d'une élégante architecture et recouverts de marbre s'élèvent aux quatre coins; les murailles, les tombeaux et les autres parties de ce superbe édifice sont couverts de fleurs et d'inscriptions en mosaïque, en jaspe, lapislazuli et autres pierres précieuses d'un travail exquis ; un jardin superbe et très bien entretenu , de 3oo yards de surface , environne ce monument magnifique qui a été restauré par les Anglais et dont l'entretien est à la charge du gouvernement. Depuis quelques années Agra commence à se rétablir , grâce au commerce qui y devient tous les jours plus considérable; on a réparé aussi dernièrement les fortifications de sa citadelle.
Dans un rayon de 33 milles on trouve : SccardrI, ville ruinée, mais encore remar-
quablc par le maguifique mausolée d' Akbar, qui u'esl inférieur qu'à celui d'Agra. L'édifice principal est une espèce de pyramide, environnée extérieurement de cloîtres, de galeries et de dômes, qui vout en diminuant a mesure qu'ils s'élèvent, et terminée en une plateforme de marbre blanc entourée d'un treillis en marbre d'un travail exquis. Le sarcophage est très simple. Non loin s'élève le beau tombeau d' Aboulfazel, le sage ministre de ce grand monarque. Le tout est euvirouné d'un superbe jardin aussi bien entretenu par le gouvernement que le Tàdj-Mâhâl. Fattihpour Sirra, ville ruinée, où l'empereur AUhar résidait souvent dans un palais magnifique, dont il ne reste que les débris. On y admire encore la superbe mosquée que Djihanguir, le fils de ce monarque, y fit bâtir. La place au milieu de laquelle s'élève ce temple c<.t, de l'avis de l'évéque Hel>er et d'autres voyageurs, un des plus beaux quadrangles qu'on puisse voir; ou loue surtout les proportions colossales de la porte principale, les superbes arcades qui en forment l'enceinte intérieure qui est plus grande que celle de la fameuse mosquée de Delhi, et les Irois belles coupoles en marbre blanc qui surmontent l'édifice principal. BiiARTrotR , assez grande ville, capitale de la principauté médiate de ce nom, el renommée dans toute l'Inde par sa force et par les sièges qu'elle soutint ; ses fortifications furent démolies en 1 8a6 par les Auglais, après qu'elle fut prise d'assaut. MattrÀ ou Matuoura, remarquable par sou antiquité, son étendue et son temple célèbre; on y voit les ruines d'un obsenntoire. IIihorabxnd {liindrabund, * frimlavana), assez grande ville célèbre dans la mythologie hiudoue el remarquable par ses beaux temples dédiés à Krichna , parmi lesquels on doit citer surtout la grande pagode cruciforme , que M. Hamillou regarde comme un des mouumens brahmaniques les plus remarquables par la beauté du travail, l'étendue et la masse des constructions. Rindrabaiid est aussi un des pèlerinages indiens les plus fréquentés. Plus loin vers le Nord, dans un rayon de 5o milles, ou trouve Noh, petite ville près de la Djainna , importante par ses mines île sel ; et Doit qui n'est remarquable que par le voisinage à'Alighar (Alighur), dont les formidables fortifications ont été augmentées et restaurées dernièrement par les Anglais.
Delhi, sur la rive droite de la Djamna, ville encore très grande, assez riche et assez florissante , quoique très déchue de ce qu'elle était lorsque le grand-mogol y tenait sa cour brillante. Plusieurs édifices de la Delhi moderne ou de la ville bâtie par Châh-djihân figurent parmi les plus belles constructions de l'Asie; nous citerons : le palais impérial , une des plus magnifiques résidences royales; c'est un vaste assemblage de bàtimens en granit rouge , environné de hautes et fortes murailles a\ec un fossé profond, d'environ un mille de circonférence ; M. Heber le trouve supérieur au fameux Kremlin de Moscou; on y admire surtout la vaste et magnifique salle d'audience; une partie de cet immense palais est occupée par l'empereur Akbar II, l'héritier et le successeur des puissans Akbar I et d'Avrangzeb ; les Anglais lui ont assigné pour son entretien des biens domaniaux, qui m 1 81 4 produisaient un revenu de i ^5,7 5/i liv.sterl. Les fameux jardins Châlinâr, qui paraissent avoir eu un mille de circonférence et dont la construction a coûté, dit-on, a5,ooo,ooo de fr., sont presque entièrement détruits; la plus grande partie a été changée en un vaste parc. Le palais du sultan Darâr-Chekoh , l'infortuné frère d'Avrang/.eb; restauré par les Anglais, cet édifice sert de logement au résident anglais. La Kalc-Mesdjid ou la Mosquée-Noire, petite mais remarquable par son antiquité et parce qu'elle est bAtic exactement sur le modèle de la célèbre mosquée de la Mecque. Enfin la Djcmâ'-Mcsdjid ou la mosquée principale, bâtie par l'empereur Châh-djihAu avec des frais énormes; l'évéque Heber la regarde comme le plus beau temple mahométan de l'Inde; elle s'élève sur une vaste plateforme environnée d'une belle colonnade de granit rouge marqueté de marbre ; la mosquée proprement dite n'a pas moins de 261 pieds anglais
de long; on loue beaucoup ses magnifiques décorations, ses coupoles, ses deux minarets dont la hauteur est de 1 3o pieds , et le superbe puils taillé dans le roc à une profondeur immense , afin de fournir abondamment l'eau nécessaire aux ablutions. On ne doit pas oublier le grand canal d'irrigation, qui sur une longueur de 120 milles anglais conduit l'eau de la Djamna depuis les montagnes jusqu'à Delhi ; il a été déblayé en 1 820 et restauré en 1826 par le gouvernement anglais, qui entretient aussi à ses frais la Djemâ'-Mesdjid et autres bàtimens publics. Depuis la domination anglaise cette métropole commence à réparer les pertes immenses qu'elle a éprouvées lors de l'invasion de Nâdir-chàh et pendant l'occupation des Maharattes. Nous ferons même observer qu'aucune ville peut-être n'a jamais offert à un ennemi un plus riche butin que Delhi offrit au conquérant persan en 1738; des calculs, qui nous paraissent assez exacts, l'évaluent à près d'un milliard de francs ù cette époque, somme qui serait bien plus forte aujourd'hui si l'on tenait compte de l'augmentation de valeur du marc d'argent. On ne connaît rien de positif sur la population actuelle de cette ville, à laquelle on s'accorde à donner 2 millions d'habitans au temps d'Avrangzeb ; nous croyons qu'elle dépasse 200,000 âmes ; le Missionnary Rcgister la portait à 3oo,ooo au commencement de 1828. Delhi a un résident anglais chargé de la surveillance du grand-mogol pensionné et de sa famille; il doit en outre surveiller le ci-devant empereur de Kaboul pensionné par les Anglais et demeurant à LAdiana^Ludheeana);les princes seikhs vassaux, les principautés vassales de l'Adjmir; et ce qui est bien autrement important, il doit conduire les négociations avec la cour de Lahore, et en général s'occuper de tout ce qui regarde les affaires politiques du nord-ouest de l'Inde.
Dans les environs immédiats, on voit vers le Sud les vastes mines de l'AKCiurm Delhi, bâtie par tes empereurs patans sur l'emplacement de la ville indienne Ludra-Peast'ha (Iudraput) ; elles s'étendent jusqu'au village de Kattab (Cuttub) , et offrent uu des plus tristes spectacles que l'on puisse voir. Quelques-unes des portes de l'ancienne ville , des carava ii serai s et des mosquées sont encore debout; mais les objets les plus remarquables sont : les restes de l'ancien palais des empereurs patans ; dans une des cours on voit eucore la co • lonnc de métal nommée le bâton de Firouz; c'est un emblème de Siva qui est situé dans un temple et à la conservation duquel la tradition populaire des Hindous attachait celle de la dynastie qui régnait à Indra-Prast'lia ; cette colonne est recouverte d'inscriptions arabes et persaues mêlées à d'autres plus anciennes en caractères nagri ; le tombeau d'ffoumaroun, ha liment magnifique , envirouné d'un vaste jardin orné de terrasses et de fontaines, qui ayant été négligées tombent en ruines; eufin le Kaitab-minâr , autre mausolée superbe éievé à la mémoire de Kattab Saluib , saiul personnage mahométan : c'est une lour ronde, s élevant sur un polygone de 27 côtés, à 5 étages, qui vont en diminuant jusqu'à la hauteur de 242 pieds anglais; M. Hebcr, qui a parcouru presque toute l'Europe, dit n'avoir jamais vu une tour plus belle.
A 27 milles de Delhi, vers le nord-est, est située Mirout (Meerul), ou Meroct, assez grande ville, très importante sous le rapport militaire, étant une des principales stations de l'armée auglaise dans les provinces septentrionales : on loue surtout la beauté et l'étendue de ses casernes. On y a bâti dernièrement la plus vaste église que le culte anglican possède encore dans l'Inde.
La PRÉSIDENCE DE CALCUTTA offre encore plusieurs villes importantes; nous décrirons les plus remarquables en suivant l'ordre des anciennes provinces auxquelles elles appartiennent :
Dans la province de Bengale on trouve: Islamabad, assci grande ville , im-
portaute par son port, sou commerce et «es chantiers; TchilmâRT, très petite ville d'environ 400 maisons, célèbre dans toute l'Inde par le bauc de sable Vdrani-tchar , formé par le Hhramapoutra , et visité annuellement par un' grand nombre de pèlerins hindous; DiHAnjrooa , assez grande tille, d'environ 3o,ooô habita us, dont une grande partie est occupée dans s» manufactures; Paruiah (Purueah), importante par sa population estimée à 40,000 âmes.
Dans la province d'AlUhàbàd ou trouve: KAonirrouR (Caunpoor) , sur le Cauge , ville moderne, assez bien bâtie et commerçante, une des principales stations militaires dans l'Inde. Kalliruzr, naguère encore une des plus importantes forteresses de l'Iode, ressemble beaucoup à Gwalior; mais elle surpassait cette dernière en force et en étendue : les Anglais en ont fait démolir les fortifications eu 1810.
Dans la province d'A gra on trouve : Karoudj, ville presque entièrement minée, mats remarquable par sa grande antiquité et par l'immense population qu'elle renfermait dans le vie siècle de uolreère; il ne reste presque plus ricu de l'ancienne ville hindoue, mais plusieurs tombeaux, dont quelques-uns assez bien conservés , et les restes de deux mosquées rappellent la graudeur de cette ancienne métropole d'un des plus puissans royaumes de l'Iude. Farrarabad (Furruckabad),peu loin de la rive droite du Gange, ville florissante par son commerce ; ou lui accorde 67,000 habit ans. Tout près , sur la rive droite du Gange, s'élève Fattihghar (Futtchghur) , petite ville , importante par son industrie et par la station militnire que les Anglais y ont établie.
Dans la province 4e Delhi on trouve : IUskily, ville assez grande et commerçante, dont la population dépasse 66,000 âmes, siège d'un tribunal d'appel et très importante par si» fabriques d'armes, de tapis, et surtout par sa |K>lerie. Chaiidjibarfour (Sliahjehaopoor) , assez grande et belle ville, à laquelle M. Hamiltou accorde 5o,ooo âmes. Ram four, grande ville, située dans un territoire aussi fertile que bien cultivé et chef-lieu d'une principauté rohillah. Quoique sa prospérité et sa population aient beaucoup diminué depuis la mort de Fyz-allah-khan, en 1794, Rampour est encore une ville importante, dont la |topulation peut s'élever à 5o,ooo âmes. Ahmed-Ali khan , le prince régoant y demeure daus une belle maison a trois étages , bâtie et meublée dans le goilt anglais. Hardwâr (Hurdwar), très petite ville , située dans une position romantique , sur la rive droite du Gange, renommée dans toute l'Inde par le lieu où des centaines de milliers d'Hindous vont se baigner dans les eaux de ce fleuve, objet de leur pèlerinage ; c'est à la même époque qu'on y tient une des plus ricltes foires de C Asie. M. Hamihon prétend que dans les années extraordinaires on y a compté jusqu'à un million de pèlerins; les nationaux portent ce nombre à deux millions, ce qui nous paraît bien exagéré.
Dam la province du Gherwàl, si remarquable parles énormes colosses de l'Himalaya qui s'élancent au-dessus de son sol déjà très élevé, on ne trouve que de très petites villes; les suivantes sont les plus remarquables : Siarn agtjr , dans le Ghcrwal proprement dit, ville très déchue de ce qu'elle était lorsque le radjah y résidait; mais encore assez commerçante pour ce pays; Gasootri, misérable hameau situé près de la source du Gange, à 10,073 pieds anglais au-dessus du uiveau de la mer, remarquable par sa position romantique et par un petit temple, regardé comme un des péleriuages les plus révérés de la religion de Rrahma, quoiqu'il soit rarement visité. Rhadriratm, autre misérable hnmeau de 3o huttes, sur la rive occidentale de l'Alacananda, à 10,294 pieds anglais au-dessus du niveau de la mer, avec un petit temple indieu très révéré, très riche et visité annuellement par environ 5o,ooo pèlerins. Almora, capitale du Kemaoun, assez bieu bâtie et la plus considérable de toutes les villes de cette province; beaucoup d'européens convalcsceiis s'y fout transporter pour rétablir entièrement leur santé.
Dans la province d'Adjmir ou trouve: Adjmir (Ajmeer), assez grande ville et autrefois très florissante lorsque l'empereur Châh-djihân y résidait; on voit encore les restes de son palais; sur le sommet de la montagne voisine s'élève la citadelle Tard g lia r , dont les profondes citernes , les casemates, les magasins immenses et la forte positiou |K»urraieut faire nu uouveau Gibraltar en y ajoutant quelques ouvrages; mais les Anglais négligent cette forteresse. Le tombeau du cheikh Moyn-cd-dm y amené tous les ans un concours prodigieux de pèlerins mahométans. Dans ses environs immédiats est situé le célèbre sanctuaire indien de P ou s k ha r ( Pooskhur ) , visité par uu grand
AliftÉGK DE GÉOGRAPHIE.
nombre de pèlerins. Plus loin est Nou&serabao, assez jolie ville, une des principales stations militaires de l'Inde- Anglaise.
Dans \* province d'Orissa , située du côté opposé, le long du golfe de Itengale, on trouve: Kattàr (CultaL), ville assez biên bâtie, sur le Mâbànaddy, dont un a fxtraordinairemcul exagéré la population ; en 1821 elle ne s'élevait qu'à 40,000 Ames. Djaggerxât (Juggernauth des Anglais, et Pouri des indigènes), sur une branche du Mâbànaddy , ville de médiocre étendue, mais rcuomniée dans toute l'Inde par son temple regardé comme le plus sacré de tous; c'est un assemblage de plusieurs édifices t ceints d'une haute muraille extérieure; le bâtiment principal est environné d'une autre enceinte; le portail qui y mène est peut-être l'édifice le plus haut de toute l'Inde, quoique les anciennes relations en aient extraordinairement exagéré la hauteur en la portaut à 344 pieds. Depuis quelques années la superstition parait diminuer rapidement; dans les quatre années antérieures à 1820, il n'y eut que (rois fanatiques seulement qui se jetèrent sur le passage de l'énorme char du dieu Djaggcruât qu'on promèue à l'époque à laquelle arrivent les pèlerins de tous les poiuls de l'Inde; leur nombre aussi est considérablement diminué. M. Hamilton estime à 3o,ooo âmes la population permanente de celle ville. Bala&sor , assez grande ville, très déchue, mais encore importante par son port, ses chantiers et ses salines; M. Hamilton ue lui accorde plus que 10,000 habitans.
Dans la PRÉSIDENCE DE MADRAS on trouve : Madras, bâtie le long de la côte dans une situation défavorable au commerce maritime. C'est une ville très grande et très populeuse , avec d'assez belles rues , et plusieurs bâlimens remarquables par leur architecture; nous citerons le palais du gouvernement t la douane , la cour de justice, Y église de Saint-George. L'ensemble de la ville, bizarre et oriental, offre une réunion de pagodes ou temples hindous, de minarets, de mosquées et de maisons à toits plats, entremêlées d'arbres et de jardins. Madras est divisée en deux parties distinctes, nommées la Fille-Blanche et la Fille-Noire. Celte dernière est la demeure des Hindous, des négocians Arméniens et Portugais ainsi que de plusieurs Européens qui n'appartiennent point au gouvernement. Au milieu de la Ville-Blanche s'élève le Fort Saint- George , qui est une des plus fortes places de l'Inde. Les principaux établissemens littéraires de Madras sont : le collège, fondé en 1812 sur le plan de celui de Calcutta; Y observatoire ; la société asiatique et le jardin botanique, qui n'a pas encore réparé les pertes immenses causées par l'ouragan de 1807. En i8*5 on y publiait trois journaux anglais. Madras est la capitale de la présidence de ce nom et le siège d'une cour suprême de justice comme celle de Calcutta* Elle est aussi renommée dans toute l'Inde par l'adresse étonnante de ses jongleurs. Cette ville possède un grand nombre de fabriques de coton et fait un commerce très étendu, quoique inférieur à celui de Calcutta et de Bombay. Le recensement de i8a3 porte sa population à 462,000 âmes. Un canal navigable construit en i8o3 joint la Ville-Noire à l'Ennore.
Dans les environs immédiats on trouve: Meliapocr {Saint- Tliomé des Portugais; Mailapouram des indigènes), petite ville, importante par son siège épiscopal catholique et par son industrie; Saikt-Tbomas-Moukt , rocher granitique isolé, au pied duquel on a établi le principal parc de l'artillerie de l'armée de l'Iude-Méridionalc; on y fait des courses aux chevaux ; la plus belle route de l'Inde mène à cet endroit , renommé aussi par la bonté de l'air qu'on y respire.
Plus loin et dans un rayou de 60 milles on trouve : Sadras, jadis très florissante et un des plus important établissemens de la Hollande; maintenant presque déserte et couverte de ruines. Tout près est situé le village de Màhâbàlipouram (appelé vulgairement les Sept Pagodes) , remarquable par d'immenses excavations dans le granit et par d'innombrables sculptures mythologiques , ressemblantes à celles d'Ellore. Mais ce qu'on
y admire le plus c'est le groupe de figures humaines de grandeur naturelle mêlées à d'autres figures déléphans, de taureaux, de lions et d'autres animaux; le temple où se trouve la statue colossale de ('•aiicsa, et cinq autres temples plus petits, tous remarquables par leurs sculptures et par la mati«-re employée dans leur construction. Il parait évident qu'une grande catastrophe a englouti une partie de la ville de Mahahâlipouram et a été cause de son abandon. En 1776 ou vovait une pagode bâtie en brique, presque entièrement submergée, dont le sommet recouvert de cuivre doré, réfléchissait encore les rayons du soleil au milieu des eaux. K<j>djeveram, assez grande ville, remarquable par ses deux superbes pagodes rangées parmi les plus belles de l'Inde; ta plus grande, dédiée à Si va, ressemble pour l'architecture et pour l'étendue à celle de Tandjaore; l'autre, dédiée à J'ichnou-Kondji , est en grande vénération et surpasse l'autre pour la beauté de ses sculptures. Arcot ,sur la rive droite du Palar, grande ville, assez bien bAlie, mais qui a beaucoup perdu de son ancienne splendeur depuis qu'elle a cessé d'être la résidence du nabab du Bas-Kai itatik ; sa citadelle a été rasée il y a 10 ans; la mosquée principale est sou plus bel édifice. A quelques milles vers l'ouest on voit Vtl tore, importante par ses fortifications et encore plus parce qu'elle est une des principales stations de l'armée anglaise; la plupart des membres de ia famille de Tipou-Saheb y vivent pensionnés par la Compagnie Anglaise. Tripitty , regardé comme le temple indien le plus célèbre au sud de la Kricbna; il est fréquenté annuellement par un grand nombre de pèlerins. Pamarate, petite ville, 1res déchue eu comparaison de ce qu'elle était lorsque les Hollandais y avaient li ;iii>lcn l'administration genéi il le leurs élablissemeus sur la côte de CofoaHWdcL
Un grand nombre d'autres villes importantes appartiennent à cette présidence ; nous nous bornerons ù indiquer les principales d'après les grandes provinces auxcpielles elles appartiennent ;
Dans le Karnatik on trouve: Trinomali, assez grande ville et bien peuplée, remarquable par son immens< >dc. On y admire surtout les quatre tours qui s'élèvent à une grande hauteur aux quatre angles de son enceinte; celle de Vichnou , qui sert d'entrée principale, haute de 111 pieds anglais; elle a ta étages et est toute couvertede sculptures; le temple, proprement dit qui est un des plus grands de l'Inde; la statue colossale de Routren, et un taureau furieux en marbre noir de grandeur naturelle; enfin uuc magnifique colonnade, plafonnée de belles pierres de (aille, ouverte de tous côtés et composée de 900 colonnes toutes d'une seule pièce, hautes de 20 pieds et couvertes de sculptures. GfHGi, regardée par les Indien* < mme la plus forte place du Karnatik, n'est maintenant qu'un amas de ruines; on eu \oi| encore les murailles, les portes, les restes du palais de sou ancien radja et d'autres edilo es remarquables. Klodalork , située entre deux branches du Palaour , villa industi ieuse , grande, populeuse et assez bien bâtie. Porto-Novo (Mabmoud-bender ou Feringhyett)% ville très déchue; elle a un port , et M. Hamilton lui accorde encore 10,000 habitaus. 1 )aus ses environs on voit Te h i lia m bar a m, non loin de remboucbuie du Coleroun, petite ville, remarquable par ses quatre pagodes visitées annuellement par un grand nombre de pèlerins. Le temple principal, bâti sur le même plan que celui de Djaggernât , a 36o toises de long sur a 10 de large. Sa circonvallation intérieure est ornée d'un portique a colonnes, qui lui est adossé. Dans cette enceinte sont des temples et poi -tiques consacrés aux divinités trinitaires, et une vaste piscine ou élang destinée aux ablutions ou bains sans distinction de sexe. Quatre pyramides de i5o pieds de haut, dont 3o pieds seulement sont en pierre de tadie et le reste est construit eu briques, donnent entrée dans l'enceinte de la pagode. Le plus considérable des monumens qui s'éJèvent daus sou intérieur est le Acrta-C/tabti ou la chapelle de la Joie ou de Y Éternité; c'est un portique de 1,000 colonnes qui , disposées en quinconce, forment un parallélogramme, au milieu duquel est le naos ou sanctuaire. Les colonnes qui ont 3o pieds d'élévation, sont en granit et revêtues de sculptures qui représentent toutes les divinités du brahmanisme; le tout est ( ouvert en dalles énormes qui forment des plates-bandes. Cette magnifique pagode, qui passe pour un chef d'eeuvre de l'architecture indienne, parait être plus ancienne que celles de Tandjaore et de Rauiisseram.
Tardjaorr, non loin d'une des branches du Kavery, ville fortifiée et bien biffe* d'environ 3o,ooo habitans, jadis capitale du royaume de ce nom et maintenant résidence
du radja pensionné. Ou y admire une pagode que lord Valentia regarde comme le plus beau temple pyramidal de l'Inde; on y voil uu taureau de granit noir de c6 pieds a pouces de long et ta pieds et demi de baut, regardé comme le meilleur morceau de sculpture iudieune; la tour principale de ce temple a presque aoo pieds de haut. Les Brahmines ont établi une typograpftie dans celte ville, avec laquelle ils ont fait imprimer des livres pour la défense de leur religion.
Tritcuihotoli, grande ville, située sur la rive droite du Kavery, remarquable par ses fortifications el parce que les Anglais y ont établi une des plus belles stations de leur armée; on y voit un célèbre temple indien; M. Hamilton lui accordait en i8ao , en y comprenant ses environs immédiats, 80,000 habitai». Vis-à-vis de cette ville se développe Vile de Se ring h am, formée par le Kavery, et remarquable par son immense pagode , uu des plus maguiûques temples de l'Inde. Il se compose de sept enceintes, dont les murs oui a5 pieds de baut et 1 d'épaisseur. Chaque enceiule est séparée par un intervalle de 35o pieds , et offre quatre grandes portes surmontées d'une tour et correspondantes exactement aux quatre points cardinaux. L'enceinte extérieure a près de 4 milles de circonférence. Les tours, les portes et l'intérieur de cette masse d'édifices sont couverts de sculptures, et l'intérieur est rempli de petit* temples, de boutiques et de maisons pour les brahmines. Selon M* Hamillon, le palanquin et le dais du temple Ultérieur sont en or massif, émaillé de pierres précieuses. On doit ajouter que plusieurs colonnes et piliers employés dans la conslructiou de cet édifice sont des blocs immenses de 33 pieds de long. Madoura , ville autrefois très importante par ses fortifications qui sont à-peu près entièrement abandonnées, et encore une des plus remarquables de l'Inde par ses édifices publics, dont plusieurs donneut une idée extraordinaire des ancienues constructions en usage dans celte conlrée. Ou doit citer surtout le palais , dont plusieurs parties appartiennent à différentes époques de construction, et dont on admire la belle coupole de 90 pieds anglais de diamètre; le grand temple , avec ses vastes parvis et ses quatre portiques, dont chacun forme une pyramide à du étages ; et le Tchoultry de Trimai Naig, espèce d'hôtellerie pour les voyageurs, orné de sculptures grossières et de colonnes. On doit aussi mentionner la maguilique esplanade, qui, au sud de la ville, offre un lieu embelli des plus belles pièces d'eau de l'Iude, avec des bassins revêtus en maçonnerie et un petit temple qui s'élève au milieu d'une île. M. Hamillon ue porte pour 18 ta qu'à ao.ooo Ames la population de cette ville, à laquelle il en accorde 40,000 vers 1780. Kamisskram, petite Ue qui dans la basse marée tieut à celle de Manaar par une chaîne d'ilols et de rochers, nommée le pont de Rama par les Indiens, et le pont d'Adam par les Arabes, dénominations qu'on lui a imposées parce qu'elle sert pour ainsi dire de passage du Contineot Indien dans l'île de Ceylan, où suivant les Indous Rama séjourna, et où suivant les Musulmans Adam fut exilé après son expulsion du paradis terrestre. Cette île est célèbre dans toute l'Inde par son temple , un des batimeus hindous les plus remarquables , soit par son étendue, soit par l'énorme grandeur des blocs employés dans sa construction. Depuis plus de i5o ans sa garde et son administration sont héréditaires dans une famille , dont le chef prend le titre de Pandaram. C'est un des pèlerinages de l'Inde les plus fréquentes.
Dans les ci car s du Nord ou trouve Masoxip atam , sur un bras du Krichna, arec te meilleur port de la côte de Coromandcl et peut-être 75,000 habilans. Cette ville est renommée par la belle couleur, la finesse el le brillant de ses toiles peintes nommées chintt, dont le débit a cependant beaucoup diminué depuis que celles d'Europe leur sont préférées. Son commerce est encore florissant et étendu. Il parait que les fortifications de cette ville et de sa citadelle sont abandonnées par les Anglais. Korihga , ville de médiocre étendue, importante par son port et ses chantiers, où l'on construit beaucoup de petits vaisseaux. Gaitojam , ville beaucoup déchue , mais encore bien bâtie et assez importante.
Dans la province de Koïmbe tour ou trouve : KomBrrocR, ville très déchue, remarquable par sou ancien temple el parce qu'elle est le chef-lieu de la province.
Dans la province de Salem on trouve Salem, ville de médiocre étendue, cheflieu de celle province; son industrie parait être déchue.
Dans le royaume vassal du Maissour les Anglais possèdent l'importante ville de SsarnuArATAM, située dans une île du Kavery. Cette ville, si riche, si forte el si populeuse lorsqu'elle était la capitale du puissant royaume régi par Hyder et par XippotbSaheb
sou fils, est maintenant très déchue. Leur rate palais tombe en ruine; et une partie est convertie eu hôpital. Le» autres édifices les plus remarquables sont : la mosauêe principale, le temple indien de Sri-ranga , V arsenal qui était primitivement un temple indien , et la fonderie de canons. Dans 1rs environs immédiat» on admire le magnifique mausolée d'Heïderoii Ton a enterré tous les membres de sa famille , et le l>eau pont construit sur une branche du Kavcry. Depuis quelques a nuées Seringapatam a perdu même l'importance qu'elle avait sous le rapport militaire ; sa population , qu'on portait sous Tippou à 1 5o,ooo âmes et à » 1,000 après la chute de ce monarque, était réduite au-dessous de 10,000 en itfao.
Dans le Malabar on trouve : Kotchih , ville fortifiée et assez bieu bâtie , avec uu port où l'on construit beaucoup de vaisseaux. Quoique ravagée à diverses reprises , elle fait eu* core un commerce assez actif avec les priuripales villes de la rôle occidentale de l'Inde , avec l'Arabie, la Chine et les grandes îles de la Malaisie (Archipel Indien). C'est dans cette ville et dans ses envirous que vivent les Juifs- Diane s t qui prétendent y être venus de Jérusalem avant l'ère vulgaire , et y avoir possédé un petit royaume régi par des princes de leur ualion. Mais des recherches exactes ont réduit à leur valeur ces prétentions exagérées. Kolchin était autrefois le principal établissement des Hollandais dans l'Inde , et est eucore le siège apostolique d'un évéque qui réside â Coilan ; son diocèse s'étend sur l'ile de Ceylan. A quelques milles vers le nord est située Kranganore, petite ville, remarquable surtout par sou siège archiépiscopal catholique.
Kàlikat (Calicut), ville encore assez florissante «quoique beaucoup moins que lorsqu'elle était la résidence du zamorin ou empereur qui dominait sur les nombreux étals du Malal>ar. Presque entièrement détruite sous Tippou-Saheb, elle fut rebâtie par les Anglais. Eu 1800 elle cou tenait déjà environ 5,ooo maisons. Son port , à demi comblé, est célèbre dans les annales de la géographie; c'est le premier de l'Inde où aborda Vasco de Gaina dans sa mémorable expédition. Kàlikat parait élre le chef-lieu du district du Malabar Anglais. Dans ses environs est située Baypour, nommée Sulthanpatnam par Tippou-Saheb , qui, proûtaut de la bonté de son port et du voisiuage des i mineuses forêts de tek , voulait eu faire la première place marchande de ses étals; on y construit encore beaucoup de vaisseaux. Kak ahoxk , petite ville maritime qui avec un très petit territoire est gouveruée par une reiue héréditaire, regardée comme le chef des Moplays ou Arabes du Malabar; quelques-unes des îles LaLedives |>a laissent dépendre encore de cette princesse, qui est tributaire des Anglais. Tillichiry, petite ville importante par son commerce, qui parait cependant être beaucoup moins florissant qu'autrefois.
Dans la province de Kan ara on trouve: Mahgalor.* , a<sez graude ville, assez bien bâtie , importante par son port et par son commerce très florissant ; on porte au-dessus de 3o,ooo âmes sa populatiou. Ononx , petite ville importante par son port, où Heidcr «vait établi les chantiers de sa marine militaire. Sovhda , jadis uue des plus grandes villes de cette partie de llnde et maintenant réduite à environ une centaine de maisons.
Dans la province de Balaghat e on trouve : Beli.au y , assez belle ville de médiocre étendue, importante par sa citadelle, rangée parmi les plus fortes de cette partie de llnde. Kaddàpâu (Cuddapah), jadis capitale de la principauté patane de ce nom , ville de médiocre étendue, remarquable par la grande prison et la maison de travaux forcés que les Anglais y ont établies.
Dans la PRÉSIDENCE DE BOMBA. Y on trouve : Bombay, située sur la petite île de ce nom, grande ville défendue par une vaste citadelle , capitale de l lnde-Occidentale ou de la présidence de son nom et siège d'une vice-amirauté. On peut dire qu'en général elle est assez bien bâtie. Parmi ses édifices les plus remarquables on doit surtout nommer : Yéglise anglicane, le palais du gouverneur , le bazar, les casernes, les bassins ou dohs et Y arsenal. On doit ajouter le magnifique temple guèbre que l'on vient de cousacrer en présence de plusieurs Parsi accourus de toutes les parties de l'Inde; c'est un édifice de forme carrée et très élégant, dont la construction a coûté deux millions de francs. Depuis quelques années les
ÀllRtfC.É DE GÉOGRAPHIE.
Anglais ont établi à Bombay leurs grands établi ssemens de marine militaire ; on y a déjà construit plusieurs de leurs meilleurs vaisseaux de ligne et de leurs meilleures frégates, outre un grand nombre de bàtimeus de commerce. Nous ferons observer que le port auquel cette ville doit son nom est le meilleur et le plus sûr de toute la côte occidentale de l'Inde. Bombay est l'entrepôt général des marchandises de l'Inde , de la Malaisie (Archipel Indien), de la Perse , de l'Arabie et de l'Abyssinie. Sous le rapport du commerce elle n'est inférieure qu'à Calcutta; mais elle dépasse même cette grande capitale pour le commerce de cabotage et pour le nombre de vaisseaux qui appartiennent à son port. Les Parsi ou Guèbres et après eux les Arméniens y font les plus grandes affaires. Bombay possède une société littéraire fondée sur le plan de celles de Calcutta et de Madras, et dernièrement il s'est formé une société d'agriculture et d'horticulture. Eu i8a5 on y publiait Xrois journaux anglais et un dans la langue des naturels. Sa population permanente s'élevait en 1816 à 162,000 âmes, et les missionnaires évaluaient dans la même année à 60 ou 75,000 âmes la population flottante.
Dans les environs immédiats de Bombay et » quelques milles de distance on trouve : Marim, petite ville d'environ i5,ooo âmes, importante par son industrie. Elephauta, îlot ainsi nommé à cause de la figure colossale d'un éléphant taillée en pierre noire près du point de débarquement; eu septembre 1814 le cou et la tétede cette statue s'en détacbèreut, et depuis lors le reste du corps menace de tomber aussi. A quelque distance de là on trouve creuse dans le roc un vaste temple , dont la voûte est soutenue par une colonnade taillée également dans le roeber. Dans le centre se trouve une trimourti ou trinité hindoue de dimensions colossales. Les Portugais ont détruit uue partie de ce monumeut curieux que le temps et le climat menacent de ruiner entièrement.
Taxwa , petite ville, chef-lieu de l'île Salselte, la plus grande du groupe de Bombay. Près du village de Ken ne ri on voit d'immenses excavations faites dans le roc; elles ressemblent à celles de Karlî et d'Klora. La plus graude était un temple de Bouddah; elle a servi d'église uux Portugais, qui ont effacé en grande partie les sculptures qui ornaient l'intérieur. A l'entrée d'un autre on voit encore deux immenses statues colossales, et sur un des piliers du portique se trouve la fameuse inscription eu caractères inconnus qu'aucun brabmine n'a encore pu lire. Selon M. Forbes, dans leur ensemble, ces étonnantes excavations paraissent avoir été un temple , un collège et un monastère bouddhiques t à l'époque reculée où cette religion était dominante dans cette partie de l'Inde. Bassuv, petite ville sur le continent, autrefois appartenant aux Portugais et très commerçante à l'époque de leur prépondérance dans l'Inde.
PounA, au confluent de la Monta avec la Moula, sur un vaste plateau élevé, une des villes les mieux bâties de l'Inde, quoique n'offrant aucun édifice vraiment remarquable. Le palais du pcichwa> dont les Anglais avaient fait une prison et un hôpital pour les indigènes, a été brûlé en 1828. Les rues sont larges et généralement belles ; elles offrent la singularité de porter toutes le nom d'une des divinités du panthéon hindou. Pounâ a beaucoup perdu de son importance et de sa population depuis qu'en 18 18 elle a cessé d'être la résidence du peichwa ou chef de la confédération des Maharattes. En 1819 M. Elphinstone estimait à n5,ooo le nombre de ses habitans. Dans l'année 1 829 on y a fondé un collège pour l'instruction des indigènes.
Dans un rayon de 34 milles on trouve: TcnixTcBotra (Chinchoor), petite ville de 5,ooo habitans , où réside le Tchintâman-Deo ( dieu du joyau mystérieux ) , que les Maharattes croient être uue incarnation de fiounpoutty, une de leurs divinités favorites; il demeure daus uu vaste palais composé de plusieurs bâti mens. Serrocr (Serroor), ville
presque entièrement abandonnée depuis qu'elle a cessé d'être la station principale des troupes anglaises dans cette partie de l'Inde -, on y voit le mausolée du colon fi H'aliace » qui s'est fait tant aimer par les naturels, que ces derniers le regardant comme une de leurs divinité! tutélaires , tiennent des lampes allumées dans certaines circonstances devant son tombeau , et les sentinelles eipayes lui présentent les armes lorsqu'elles supposent que son ombre doit passer. Kàrli , petit village où l'on voit un temple taillé dans le roc , que M. Eiskine croit être bouddbiste; il est orné d'un grand nombre de sculptures; vis-à-vis d« Kârli s'élive la forteresse de Louhar (Loghur), que sa position doit faire ranger parmi les plus fortes de l'Inde.
Surate sur la rive gauche du Tupti, qui y forme un petit port. Des rues étroites et tortueuses, de hautes maisons dont la charpente est en bois et les interstices en briques, et dont les étages supérieurs avancent sur les inférieurs, telle est la construction générale de ce célèbre marché de l'Orient. Des murailles flanquées de bastions semi-circulaires l'environnent encore, quoique bien souvent il ait été question de leur destruction. La plus grande partie de son commerce lui a été enlevé par Bombay; cependant elle fait encore beaucoup d'affaires avec l'Arabie, et ses manufactures sont assez florissantes. Les Guèbres y sont très nombreux et très riches ; on prétend qu'ils possèdent la moitié des maisons de la ville. La pitié indienne y a élevé un vaste hôpital pour les animaux , y compris les singes, les tortues, les punaises et autres vermines. Depuis quelques années Surate est devenue le siège de la cour suprême de justice pour toute la présidence de Bombay. En rejetant comme extraordinairement exagérée l'évaluation de M. Setou qui, en 1798, lui accordait 800,000 âmes, nous lui en donnerons 160,000 en prenant pour base le calcul fait par M. Romes pour Tannée 1818.
Dans un rayon de 64 milles on trouve : Rarotch (Rroach ou Baroche), grande ville, à moitié ruinée et déserte, située sur les bords de la Nerbaddab, avec un petit port. Son commerce, son industrie et sa population out beaucoup déchu, ainsi que sa population qui probablement est au-dessous des 33, 000 âmes qu'on lui accordait en 18 12. A quelques milles de Raroicb, sur une île de la Ncrbaddah, un voit un bananier qu'on dit être vieux de 3,ooo ans; la circonférence des plus longues brandies est de 2,000 pieds anglais; 7,000 personnes peuvent , a ce qu'on dit , se mettre à l'abri sous son feuillage; c'est sans doute un des plus grands arbres qui existent sur tout le globe. Dhaboy (Dltudoy), assez grande ville, résidence d'un radja; en 1780 on lui accordait 40,000 âmes C'est une des plus remarquables de l'Inde par le grand nombre de ses édifices eu pierre de taille et de ses sculptures. Les murailles et les tours qui les flanquent sont lù tirs en grosses pierres de taille. M. Eorbes regarde là porte dite du Diamant comme un des plus beaux morceaux do l'architecture indienuc, soit pour l'exécution du travail, soit pour le dessin. Rbaunagcar (Rbownuggur) , ville de médiocre étendue , qui depuis quelques années est devenue une des priori pales places commerçantes de l'Inde-Occidentale , à cause de la bonté de sou port ; elle a été aussi pendant plusieurs années le centre d'une immense fabrication de fausse monnaie, dont l'infâme profit était partagé par le prince dont elle dépend , qui est tributaire des Anglais. Au sud de Surate est située Damauk , petite ville appartenant aux Portugais et depuis long-temps très déchue ; elle est cependant encore importante par son port et par le chantier sur lequel on construit beaucoup de vaisseaux avec le bois de tek qu'on y apporte des forêts voisiues.
Ahmf.dâbâd, sur le Sabermatty, jadis capitale de la province de Guzerale et uue des plus grandes, des plus belles et des plus riches villes de l'Asie au temps du voyî»geur Thévenot. Quoique très déchue pendant les révolutions qui ont boule vers*'* l'Inde, et rendue une des plus misérables villes de cette contrée par les vexations exercées sur ses habitans pendant
la domination des Maharattes, elle offre encore plusieufs édifices qui attestent son ancienne splendeur. On doit surtout nommer : la Djema* - Mesdjid y bAlie par l'empereur Ahmed ; c'est une des plus belles mosquées de l'Inde; on vante ses deux hauts minarets, la grande place qui l'euvironnc et le superbe mausolée de ce monarque, qui en est tout près; la mosquée de Sadja'at-khan , moins magnifique, mais plus élégante que la précédente; la mosquée, dite d! ivoire à cause de ses nombreux ornemens en cette matière , ainsi que d'autres en argent et en nacre. AhmétlAbâd a beaucoup souffert par le tremblement de terre de 1819. On croit que sa population dépasse actuellement 100,000 âmes.
Dans ses environs immédiats on Iruiivc : le Ko* aria (Kokarea), joli petit lac d'en \i 100 un mille de circonférence, liordé tout autour en pierre de taille et de grands escaliers; on y arrive par quatre entrées magnifiques; au milieu il y a uue île sur laquelle on voit un palais qui tombe en ruiues environné de jardins qu'on laisse dépérir. Chah Bàg (le jardin Royal), palais magnifique, bâti par l'empereur Cbàh-djibân lorsqu'il était viceroi du Guzerale, est encore assez bien conservé, mais ses beaux jardins sont presque entièrement détruits. Skrrazk, remarquable par sa grande mosquée , bâtie exactement sur le modèle de celle de la Mecque.
Plus loin et dans un rayon de 37 milles ou trouve : Kaïrab, jolie ville, très importante par le voisinage d'un des principaux cautonnemens de l'armée anglaise; elle possède un beau temple djain avec un collège de ces sectaires. Kamuaya , grande ville, très déebue, résidence d'uu nabab dont l'autorité est presque nulle, et tributaire des Anglais. Des rues déserlcs , des mosquées qui s'écroulent , des palais qui tombent en ruiues rappellent encore son aucienne splendeur et l'instabilité des choses humaines. Le darbàr ou le palais du nabab, et la Djema' Mesdjid ou la mosquée principale, sont de beaux édifices assez bien conservés. On y voit aussi un beau temple souterrain de la secte des Djaïnas, remarquable surtout par le grand nombre de statues qu'il contient. La retraite de la mer et l'attérissement de son port qui était le grand débouché d'Ahmedâbâd, ainsi que la ruine de son commerce ont tellement diminué son immense population qu'on ne l'es lime plus qu'à 3o,ooo âmes.
Parmi les villes les plus remarquables qui appartiennent à la présidence de Bombay nous nommerons les suivantes :
Dans la p ro vinc ed'A v ra n gab ad: Ahmedhagaar (Ahmednuggur), grande ville, moderne, très déchue, jadis capitale du royaume mahométan de ce nom ; sa grande et forte citadelle, ses fortifications et sa position lui donnent encore une grande importance sous le rapport militaire. Dans ses environs immédiats on voit d'un côté le vaste et massif patois des sultans d' Ahmed naggar tX de l'autre le mausolée de Sdldbat Djengt situé sur une montagne.
Dans la province de Bédjapour : Bedjafoor ou Vizafour, jadis capitale du puissant royaume mahométan de ce nom et uue des plus grandes et des plus belles métro/10/es de l'Inde, n'offre plus qu'un vaste espace parsemé de ruines au milieu desquelles, suivant l'expression de M. Mackintosh, s'élèvent enrore quelques beaux bâlimens qui attestent la splendeur de la Palmyre du Dekkan. Une très petite partie de la ville seulement est habitée ; le reste est désert quoiqu'il subsiste un grand nombre de bâlimens assez bien conservés pour offrir un logement commode. Les principaux édifices qui méritent d'être mentionnés sont : le Makbara ou le mausolée du sultan Mohamed-châh ; sa construction dura 49 ans; il est surmonté par une coupole , dont le diamètre n'est que de 10 pieds plus petit que celui de la coupole de Saint-Pierre à Rome; on y remarque un écho que les Anglais disent être aussi parfait que- celui produit par la galerie sonore de la coupole de Saint-Paul à Londres; quatre beaux minarets de forme octogone s'élèveut à i4« pieds anglais aux quatre coins de ce magnifique édifice, dont la mosquée qui en dépend n'est pas une des moins belles parties. La Djema' Mesdjid ou mosquée principale, dont le liean dôme a 140 pieds de haut; enfin le mausolée du sultan Ibrahim II, que l'on peur comparer aux magnifiques bâlimens de ce genre de l'Inde Septentrionale. Tonte» les fecv»
extérieures de re beau monument sont recourertes d'inscriptions du Coran , sculptées a\ec le plus grand art, formant par leur disposition aussi belle que varice une inlinilé d'ornemens ; ou pourrait presque dire que cet édiûce ressemble à une belle page d'un des plus beaux et des plus riches manuscrits arabes; on prétend que tout le Corau y est sculpté.
Bisaac.ah (Bijauagur). une des plus grandes et des plus belles villes de l'Asie, lorsque dans les xiv* et xv* siècles elle était la capitale du puissant royaume de ce nom, qui embrassait toute la partie méridionale de la péninsule et dont dépendaient ceux de Tandjore et de Madoura; quelquefois on l'appelait royaume dcNarsiuga, du nom de la dynastie régnante, la Toumbaddràh sépare en deux parties distinctes les vastes ruines de Hisuagar; celles qui restent au nord portent le num à'Annagoundy, celles situées au sud forment Bis ma g a r proprement dit. Les restes imposans de cette fille célèbre dépassent eu étendue et en grandiose ceux de toute autre ville hindoue depuis l'Himalaya jusqu'au cap Komorin. Ce sont surtout la matière de ces édi lices et les d.meusions colossales des pierres employées dans leur construction, qui les distinguent de tous les autres monumens de llnde. Ses énormes murailles sont encore debout; les rochers le long du fleuve sont recouverts d'innombrables sculptures représentant des sujets de la mythologie brahmanique; ses mes désertes sont pavées d'immenses blocs de granit ; on eu voit une de près d'un mille de long sur 100 pieds de large, toute bordée de colonnades. Parmi ses édifices les plus remarquables qui subsistent encore on doit citer surtout le grand temple de Mahàdeva, desservi par des Rraharoes; sa façade pyramidale à dix étages a too pieds de haut; le grand temple de Krichna; celui plus petit dédié à Ganesa, avec une statue colossale de ce dieu; le temple de Rama, remarquable par ses sculptures mythologiques d'un travail exquis; et celui de Wittoba qui les surpasse tous pour l'étendue, l'exécution et la belle conservation; c'est un groupe magnifique composé d'un temple principal de quatre grands tchoultrU ou auberges pour les pèlerins et de plusieurs petites pagodes, le tout enferme dans une enceinte murée de 400 pieds de long sur aoo de large ; tous ces bâtimeus sont couverts de sculptures mythologiques d'une exécution parfaite. Annagoundy offre moins de restes remarquables, mais aussi c'est la seule partie de la ville qui contienne des habitans; elle dépend immédiatement d'un radja qui est le descendant des puissans souverains de Narsinga; il réside ordinairement à Â a m lapour, très petite ville , située dans l'ancienne haulicue de cette immense métropole, à laquelle le voyageur César Frédérick donnait 24 milles de circonférence. On doit remarquer que ce prince est plutôt un grand propriétaire qu'un souverain tributaire et vassal des Anglais.
Tiziadrouo , très petite ville, importante par son port, regardé comme le meilleur de toute la côte occidentale après celui de Bombay.
Ce serait sortir des bornes de cet ouvrage que de vouloir seulement décrire toutes les plus grandes villes qui appartiennent aux « fats sous la protection de la Compagnie Anglaise. Nous nous bornerons a donner la description abrégée de celles seulement qui offrent une grande population ou un plus grand nombre de monumens remarquables, en renvoyant pour les autres aux indications données aux pages 701 et 703 dans le tableau des divisions administratives et politiques de cette partie de l'Asie.
Dans le royaume d' Aoudh (Oude) on trouve : Lccxnow, très grande ville 1 située sur la rive droite du Goumty, capitale du royaume depuis 1775. Elle se compose de Irois quartiers entièrement différens. La Ctmé proprement dite ou l'ancienne ville; elle est mal bâtie quoique très peuplée. Le Nouveau quartier , presque entièrement construit pendant le règne de Sa'adei- Ali , le dernier nabab. Il s'étend le long du Goumty, et il oide dans ses différentes constructions une véritable ville anglaise, soit dans l'architecture extérieure des maisons , soit dans leur ameublement. C'est dans le centre de ce beau quartier qu'on trouve un magnifique marché et la résidence royale nommée FarrâbuuhcU. L'architecture de ce bâtiment n'offre rien de remarquable; mais il se distingue par son étendue, par
décorations et par son beau parc. Le troisième quartier y séparé du précédent par un misérable bazar, se compose principalement de bâtimens religieux construits par le nabab Asaf-cd-Daulah et par ses prédécesseurs. Ce sont tous des édifices dans le genre moresque, parmi lesquels on distingue ['Imam Barrah avec sa belle mosquée , qui comprend la mosquée principale et le tombeau de son fondateur Asof-ed-Daulah ; le palais commencé par Sa'adet-Ali et resté encore inachevé; le Daulet- Kanah ; le Hossein-Bâgh ; le Sangi-Ddldm et quelques autres palais; lord Valentia et Tévéque Heber regardent l'ensemble offert par les édifices de l'Imambarrah comme le plus beau morceau d'architecture de l'Inde, soit par l'harmonie des proportions soit par la beauté des matériaux et la finesse du travail. Deux ponts, dont un en pierre, traversent le Goumty. Lucknow possède aussi une ménagerie très bien fournie , quoique encore plus mal disposée que celle de Barrakpour. On croit que sa population dépasse 3oo,ooo âmes. Nous rappellerons que depuis la chute définitive de l'empire du grand-mogol , la cour de Lucknow doit être regardée comme la plus brillante et la plus magnifique de l'Inde. Le roi actuel possède une riche bibliothèque ; et son père a publié à ses frais un ouvrage magnifique en plusieurs volumes in-folio, offrant le dictionnaire, la grammaire et un système complet de grammaire et de réthorique en persan.
Dans ses environs immédiats on voit Constancia, magnifique palais où demeurait le résident Claude Martine; on prétend que sa construction a coûté à ce général i5o,ooo livres sterling. On ne doit pas oublier Ffjzàbâd, ville encore très grande et très peuplée, quoiqu'elle soit bien décliue depuis qu'elle a cessé d'être la capitale du royaume. On y voit les restes du palais royal et de la forteresse.
Dans le royaume du Dekkan ou du Nidzam on trouve: HaÏoekâbâd (Hyderabad), capitale du royaume et de la province de ce nom , située à la droite du Mousan (Moossy), grande ville, dont la population est estimée monter au-delà de 200,000 âmes, y compris celle de ses vastes faubourgs. Le palais où réside le souverain, qui a le titre de Nidzam (Nizam), celui qu'il fit bâtir pour loger le résident anglais et la mosquée dite de la Mecque sont avec quelques tombeaux les bâtimens les plus remarquables.
Dans ses environs immédiats est située Golcovde , jadis capitale du royaume de Tellingana; ses fortifications ont joué un grand rôle dans l'histoire de l'Inde, et ses prétendues mines de diamant , dont nous avons parlé à la page 616, l'ont rendue célèbre dans tout rOrieul. Depuis long-temps elle est très déchue ; elle sert de prison d'état aux personnes qui déplaisent au Nidzam.
Plus loin à la distance de 66 milies vers le nord-ouest on trouve :Biot* (Beeder), grande ville, très déchue, jadis capitaled'undcscinq royaumes mahométansde l'Iudc, remarqua Me par l'ensemble pittoresque qu'offrent ses superbes mausolées, ses mosquées qui tombent en ruiues et ses palais délabrés. L'auteur des Sketchcs in htdia dit que le mausolée de ffereed est un des plus beaux pour ses proportions et pour la richesse de ses orneroeus.
A l'extrémité nord-ouest du royaume on voit : Avrakgâràd (Àurungabad capitale du Dekkan, avant que la résidence fût tratisférée àHaïderâbâd. C'est une grande ville , mais â moitié ruinée et déserte. Le superbe mausolée de Rabi'a-Dourdni , fille d'Avrangzeb, qui ressemble un peu au célèbre Tadj-Màhâl et les restes du palais de ce monarque sont, avec l'immense bazar d'environ deux milles de long, les édifices les plus remarquables de cette ville, résidence favorite d'Avrangzeb qui s'est plu à l'agrandir et à l'embellir. M. Hamilton lui accordait 60,000 habitans vers i8i5.
Dam un petit rayon de 1 4 milles 00 trouve : DaviktIbId, autrefois nommée Daooaia par les naturels, capitale d'uu puissant royaume indieu, ville située autour d'un rocher isolé très escarpé et sur le sommet duquel s'élève uue citadelle réputée imprenable. Cette dernière est une des plus grandes curiosités du Dekkan; elle ressemble assez à uue rurbe de 5oo pieds de haut, qui s'élève au milieu de la plaine; on y Voit une énorme colonne haute de 160 pieds anglais. Davletabad est aussi remarquable par les inutiles efforts faits su commencement du xiv* siècle par l'empereur Mohamed pour y transporter la population de Delhi et en faire la capitale de ses vastes états. Rozah (Rowznh), petite ville, remarquable par sa position romantique, par les nombreux tombeaux de saints personnages mahométans situés dans sou voisinage, parmi lesquels celui de BouHtdii-ed-Mn est le plus beau, et celui d1 Avrangzeb le plus simple, comme aussi par la salubrité de son climat; cette dernière circonstance y attire plusieurs Anglais de Bombay, qui viennent y rétablir leur santé.
Ei-oax, petit village près duquel on voit plusieurs temples taillés dans une montagne de granit, qui surpassent en grandeur et en perfection de travail tout ce que l'Inde offre de mieux dans ce genre; ils rivalisent même avec les étonnantes constructions des anciens Egyptiens. Selon M. Erskine , ces étonnantes excavations peuvent être rangées en trois classes : celles du nord, qui paraissent devoir être attribuées à des Bouddhistes ou mieux encore à des Djaïnas ; celles du milieu , parmi lesquelles on trouve le grand temple de Kaîlas , sont incontestablement brahminique»; les méridionales doivent être attribuées à des Bouddhistes. Les sculptures innombrables, les frises, les colonues, les chapelles presque suspendues en l'air, tout y respire un goût très raffiné et atteste un travail immense. Le Kadas ou Kaylas surtout , qui a excité l'admiration et l'étonnément de tous ceux qui l'ont visité, est un vaste temple de forme conique, de 100 pieds de haut et de 5oo de circonférence, séparé des montagnes voisines par un espace de 247 pieds de long sur i5o de large , euvironné d'une colonnade qui soutient d'autres chambres. Toutes ces étonnantes excavations du Kaîlas, avec ses cinq chapelles, ses vastes portiques, etc., sont supportés sur le dos d'éléphaus et de tigres ou griffons sculptés alternativement. Tout l'intérieur du temple principal, ainsi que la colonnade qui l'environne et toutes les parties accessoires sont couvertes d'innombrables sculptures, offrant en quelque sorte un panthéon de toutes les divinités du brahmanisme.
Dans le royaume de Nagpour nous nommerons : Nacpoua, sur les bords du Nag, capitale du royaume maharatte de ce nom. Quoique grande et résidence du bhounsla (bhoonsla) depuis 1740, époque où elle n'était qu'un simple village, cette ville n'offre aucun bâtiment vraiment remarquable. Le palais royal ne se distingue que par son étendue. Ses rues sont tortueuses et étroites et ses maisons assez mal bâties. En i8a5 elle comptait 11 5,ooo habilans.
Dans le royaume de Baroda , qu'on pourrait aussi nommer royaume de Guze rate , parce qu'une grande partie de cette vaste province lui appartient, nous nommerons : Baroda, grande ville située au milieu d'un territoire riche et bien cultivé. C'est la capitale de tous les pays soumis à Sydji Rau, le chef actuel de la célèbre famille maharatte Guikowâr. Les objets les plus remarquables qu'offrent cette ville et ses environs sont le palais du rot, quelques pagodes et quelques hôpitaux, ainsi que le pont sur le Visvraraitra , le seul qu'on trouve, selon M. Haroilton, dans le Guzerate, et les grandes et belles citernes. Baroda a beaucoup souffert par le tremblement de terre de 1819. On croit que sa population dépasse 100,000 âmes.
A ao milles au nord-est de Baroda s'élève au milieu de la plaine une montagne d'environ a,5oo pieds anglais de haut , sur le sommet de laquelle est située la forteresse de TcBvMrAnia (Chumpaneer ) ou Powahobar ; elle n'est accessible que d'un seul côte fortifié par cinq rangs de murailles et est abondamment pourvue d'eau. Elle passe pour im-
prenable, quoique les Anglais l'aient prise en i8o3. Dans sa partie la plus élevée est un aucien temple dédié à la déesse Kati , auquel on monte par a^o marches. La population environnante se compose principalement de Bhils (Bheels), peuplade remarquable par ses mœurs et usages.
A l'extrémité occidentale du Guzerate, et dans le district d'Okàmandel , dont les féroces habilans depuis la plus haute antiquité ont exercé la piraterie jusqu'en 1816, époque à laquelle les Anglais détruisirent leurs repaires, on trouve Dwaraka , très petite ville, importante par son temple visité annuellement par plus de i5,ooo pèlerins: c'est au dieu Rantch or auquel il est consacré qu'appartenaient plusieurs vaisseaux armés en course, ainsi qu'une partie du buliu fait par ses forbans.
Les autres états médiats offrent tons des villes beaucoup plus petites que les capitales que nous venons de décrire; mais quelques-unes d'eutre elles sont trop importantes sous plus d'un rapport pour être passées sous silence. Voici les plus remarquables; nous les indiquons d'après les états auxquels elles appartiennent et en suivant les anciennes provinces.
Dans la vaste province de Guzerate, divisée outre plusieurs petits états tributaires ou des Anglais ou du royaume de Baroda , nous nommerons : Noaxagar (\oauagur), assez grande ville, située non loin de la côte nord-ouest de la péninsule; c'est la résidence du djam de ce nom , regardé comme le plus puissant de ces petits princes. Pot a- RAîtoER (Poorbunder) , assez grande ville située vers le milieu de la rôle méridionale de la péninsule «importante par sou port et son commerce florissant; c'est la capitale du petit état de son nom; sa population peut s'élever à 3o,ooo Âmes. Pati ah -sommât» (Put' tansomnautb), petite \illc, renommée dans toute l'Inde par son temple bâti sur l'emplacement de l'ancien, détruit par le célèbre conquérant Mahmoud ; ce dernier était d'une richesse prodigieuse ; les 56 piliers qui supportaient le toit de la partie principale étaient recouverts de plaques d'or ornées de pierres précieuses; plusieurs milliers de petites statues en or et en argent de formes et dimensions différentes étaient disposées tout autour; au milieu s'élevait une idole gigantesque, dans l'intérieur de laquelle les prêtres avaient caché une quantité immense de pierres précieuses; une chaîne d'or massif du poids de 40 mdnd (maund) , servait à faire mouvoir une cloche pour appeler les fidèles à la prière. Deux mille brahmes desservaient ce temple magnifique auquel appartenaient aussi 5oo danseuses et 3oo musiciens. On prétend que le butin enlevé par Mahmoud s'éleva à 90,000,000 de diuars d'or, équivalant selon Priée au moins n 9,166,666 livres sterling ou à u5i,666,65o francs, l e temple moderne, qui n'a lieu de remarquable, est encore un des pèlerinages les plus renommés de l'Inde.
Dans le K a t c h (Culch), dont les habilans sont très adonnés à la navigation et prétendent avoir enseigné aux Arabes l'art de construire et de guider les vaisseaux , on trouve Bot tu (Booj , ou Bliooj), assez grande ville environnée de jardins, de temples, d'étangs. Plusieurs pagodes sont remarquables par leurs dimensions et par les sculptures mythologiques qui les recouvrent. Ou doit surtout mentionner le mausolée de Hun J.aka; l'intérieur de l'édifice principal consiste en une tour de 24 pieds de diamètre ayant quinze cotés et surmontée d'une grande coupole; à chaque angle il y a la statue d'une des femmes qui se sont brûlées avec lui; le capitaine Macmurdo le regarde comme un des plus beaux mooumens de l'Inde. Le tremblement de terre de 1819 a miné une grande partie de cette \itle à laquelle en 1818 on accordait 00,000 habilans. Elle est la résidence d'un prince dont relèvent tous les petits chefs qui se partagent le sol de cetlc province. Les Anglais, auxquels il paie un tribut, y tieunent une garnison. Mahdâvik, im|K>rtaute par son port et par son commerce ; c'est la ville la plus grande et la plus peuplée de tout l'état ; en 1818 on estimait sa population à 35,ooo âmes.
Dans la vaste province d'Adjmir (Jjrricer) dit aussi Radjpoutana (Rajpootana), à cause des principautés radjepoutes entre lesquelles elle est partagée, on trouve : Odkypovr , assez grande ville, située près d'un lac; c'est la capitale de la principauté de ce nom, dont le souverain porte le titre de rnna ; quoique moins puissant que ceux de Djoudjiour et de Djeypour, il est regardé cependant comme le premier de tous les radjepoutes par la noblesse de la tribu dont il descend; les palais en marbre et les jar*
dins du prince sont remarquables par leur architecture cl par leurs belles décorations. Tcbitork, jadis capitale de cet état, est renommée dans toute l'Inde par sa position sur une colline isolée, et par ses vastes fortifications qui eu font uue des plus fortes places de cette région; on admire surtout la porte principale, ancien travail des Hindous et qu'on compare aui constructions cg) p tiennes. Parmi ses temples, dont plusieurs sont très an* riens et tous remarquables par leur construction , on doit ci 1er surtout celui de la déessn Kali et deux autres en forme de tour dédiés à Sira; le plus grand de ces derniers , qui est le mieux conservé , a environ i <5 pieds de haut et neuf étages , tous recouverts de marbre et remplis de sculptures d'un beau travail. On ne doit pas oublier le vaste élan g taillé dans le roc et environné de petits temples.
DiEvroua, bâtie en i;i5 par le radja DjeïaSing, si célèbre dam l'Inde par son savoir dans l'astronomie et pour les observatoires qu'il construisit, non-seulement dans cette ville, mais aussi à M a tir à, Delhi, lîetiares et Oudjeiu, dont la fondation est attribuée à tort à Akbar. Djeypour est , selon Heber , une des plus belles villes de l'Inde , tant par la régularité de ses Vues que par la beauté de ses édifices publics et prticuliers. Les maisons sont en pierres, à trois et quatre étages, et recouvertes d'un beau stuc qui imite le marbre; plusieurs ont leurs façades peintes à fresque. Le palais du prince qui se développe devant uue vaste place , représente par sou architecture la queue d'un paon ; les vitrages coloriés de ses fenêtres imitent les yeux des plumes de cet oiseau. Tout près s'élève une belle tour ou minaret d'environ uoo pieds de haut. Ou doit citer aussi les jardiné qui sont magnifiques et le tchaouk ou marché priucipal. L'évùquc Heber accorde <>o,ooo habitans à cette ville qui est la capitale de l'état de Djeypour, un des plus puissans de la confédération des Radjpoutes. Dans ses environs immédiats est située Atnbir {Ambter ou Vnteer), l'ancienne capitale de cet état , remarquable par un magnifique palais, dont les oroemens sont compares , par Heber, à ceux du célèbre Tadj-AIabal.
Djounroua , assez grande et belle ville, capitale de l'état de ce nom, un des plus puissans de la confédératiou des Radjpoutes; le palais du prince est grand et magnifique. Rotas, assez grande et belle ville, industrieuse et commerçante, capitale de l'état de ce nom , qui , de nos jours, est devenu un des plus puissans de la confédération des Radjepoutes. C'est sur le territoire de cet état qu'eu i8ao on a commencé à construire sur la Rarkaudià, un pont d'environ 1,000 pieds de long, qui sera un des plus beaux de l'Inde. Bix AAia (Beekaneer) , ville de médiocre étendue , capitale de l'état de ce nom ; c'est une véritable oasis dans le désert de l'Adjmir; on y voit un puits de 3oo pirds de profondeur et de 20 de diamètre. Toax , petite ville remarquable en ce qu'elle est devenue depuis quelques années la résidence d'Amir-khan ; ce turbulent chef des Pindarries s'y est établi dans un beau palais qu'il a fait bâtir; mais ou doit faire observer que la ville la plus importante de ses états est Saaovoa dans le Màlwà
Dans la province de Jtfâlivd, ou trouve : lit dock (ludore), capitale du royaume de ce nom, un des plus puissans de la ci-devant confédération des Mabratles. Presque entièrement détruite en i8ot par Simlia, elle a été rebâtie avec une célérité extraordinaire depuis 1818, pendaut la régence du sagelatia Djogh. On peut la ranger parmi les plus belles villes de l'Inde, quoiqu'elle n'offre aucun bâtiment remarquable, à l'exception du valais royal bâti en granit en 1820, du mausolée de Malltàr Rao Uolkàr t le fondateur de la dynastie régnante et celui lïAlia Bhye. Il est probable que sa population actuelle s'élève au moins à yo,ooo âmes. Parmi les villes qui appartiennent à Holkâr, nous nommerons, dans la province de Kandeieh, YVokk, ville presque entièrement ruinée, mais encore importante par ses anciens temples, d'origine djuinique ou l>ouddliiquc; il ne reste plus que ta des 99 qu'elle comptait à l'époque de sa splcudeur. Ces temples sout en granit taillé, et sont remarquables par leur parfaite conservation, par les grands blocs employés dans leur construction et surtout par la richesse de leurs sculptures qui l'emportent, selon quelques auteurs, sur tous les ouvrages du même genre que l'on voit dans l'Inde.
Bopâi. (Ilhopaul), ville de médiocre étendue, capitale de l'état de ce nom, devenu depuis 18 18 un des plus puissans parmi ceux de second ordre compris dans la confédération Anglo-Indienne; elle n'offre rien de remarquable. Skrokcjk , grande ville très déchue; elle joua un grand rôle dans ces dernier» temps comme capitale de la terrible confédéral iou des Piudarries dont le chef était Amir-Khan, auquel elle appartient. (Voyc* Tonk , à lu
page 7^3.) Drâr, grande ville, encore plus déchue que la précédente, et chef-lieu du pelit état de ce nom , qui a été jadis un des principaux de cette vaste province. A quelques milles au sud , ou voit les importantes ruines de M à n da u (Mandow) , dont les murailles, mesurées dernièrement, n'ont pas moi us de a8 milles anglais de circouférence ; les restes les plus remarquables de celte ville immense, dont l'architecture est presque tout afghane sout: le palais de Bâvllahàder , le Djehaz-ka-Mahal , la Djema' Atesdjid regardée comme la plus belle et la plus grande de toutes les mosquées bâties par les Afghans dans l'Inde; le collège qui eu dépendait n'est plus qu'un amas de ruiues; le mausolée de Hussein Cliàh, grand batimeut tout en marbre. Ces imposantes ruiues ont ser<i, dans ces derniers temps, de repaire aux féroces Bhils , que les Anglais ont détruits eu 1817 : quelques ascétiques Hiudous sont les seuls habitans permaneus.
Dans le royaume de Sa tard, qu'on peut regarder comme le noyau de la monarchie Mahralte, fondée par le célèbre Sevadji , dout les limites ont été si resserrées p*r les Anglais , nous nommerons Sâtârâ , petite ville , résidence du radja , qui est le descendant de Sevadji ; il s'est fait bâtir dernièrement un beau palais; la citadelle, située sur uns montagne , est une des plus fortes places de l'Inde.
Dans le royaume de Maïssour (Mjsore) , si puissant pendant le règne de l'usurpateur H« ïder-Ali et de son fils Tippou-Saheb , et rendu par les Anglais à ses princes légitimes, mais dans des limites beaucoup plus resserrées, nous nommerons : Maïssocr, assez grande ville, qui s'est beaucoup relevée depuis qu'elle est redevenue la résidence de ses rois; leur palais, situé dans la citadelle, est vaste mais irrégulier. Il est probable que sa population dépasse 5o,ooo âmes. Dans ses environs immédiats on trouve U maison du résident anglais, remarquable par sa position élevée et une immense statue représentant le taureau Nandy, de 16 pieds de haut, morceau supérieur, pour l'exécution, aux statues semblables de Kisnagar et de Nandydroug, et la ville de Se ringapatam, qui appartient aux Anglais. Dans un rayon de 3o milles on trouve : Mailkotta , petite ville remarquable par ses deux temples célèbres , l'un dédié à Nàrdsingha et l'autre à Tchdlàpulla-Ràyà , visités au nu ellement par un grand nombre de pèlerins. Sràvànà- Bel ça la, gros village, qu'on peut regarder comme la priucipale station des Djaïnas; ils ont tout près leur temple principal , où l'on voit l'image de Gommatâ-Rdyd , qui est une des plus grandes statues qui existent. Bahgalore, ville forte, la plus grande, la plus industrieuse et la plus commerçante du royaume; dès l'année i8o5, ou portait sa population à 60,000 âmes; Skra, ville très déchue, i laquelle , avant d'être prise par HeîJer, les indigènes accordaient 5o,ooo maisons, et qui en 1800 n'en avait plus que i,5oo. Tchittcldroug , assez grande ville, à laquelle ses formidables fortifications, occupées par les Anglais, donnent une grande importance.
Dans la principauté de Ko te h in, qui remplace le puissant royaume de ce nom, partagé aujourd'hui entre les Anglais, le roi de Travankore et autres princes indiens, nous ne nommerons que Tupoutary , ville de médiocre éteuduc, révideucc du radja. Dans le royaume de Travankore, qui est un des plus puissaus états du second ordre, on trouve : Trivahdxram , assez grande ville, capitale du royaume; le palais du roi est un vaste édifice, d'une architecture élégante et orné de tableaux , de pendules et d'autre* objets d'art venus d'Europe. Travahxork, qui est l'ancienne capitale , parait avoir beaucoup perdu.
Pour les pays soumis à la Compagnie-Anglaise hors des limites de l'Inde, voyez l'INDE-TRANSGANGÉTlQUE aux pages 74a, 743 et 744, et rile de Sainte-Hélène dans l'AFRIQUE ANGLAISE.
Nous avons déjà indiqué que l'ILE DE CEYLAN , si importante par sa position, par ses beaux ports, par ses productions, forme un gouvernement séparé dépendant directement du roi d'Angleterre. Ses villes principales sont : Colombo, capitale de l'île de Ceylan, «assez grande ville; forte et assez bien bAlie, ressemblant plus à une ville européenne qu'à une ville de l'Inde. Le palais du gouvernement et Ycglise de fï'otfettdal sont ses plus beaux édifices. Colombo est le centre du commerce extérieur de
toute l'île, malgré l'imperfection de son port, qui n'offre de sûreté aux vaisseaux que pendant une partie de l'année. Sa population estimée à 5o,ooo âmes en 1804 , doit sûrement aujourd'hui dépasser considérablement ce nombre.
Dans uu rayon de 56 milles on trouve : Neuombo, petite ville, importante par ses pêcheries; Tchilau (Chilaw), par sa pèche de perles, qui cependant est heaucoup iuférieure à celle qu'on fait dans la haie de Kondatchy. Hardy , autrefois capitale du royaume de ce nom; c'est une très petite ville, dont la population, mùme avant l'i usurrection de 1817 , arrivait à peine à 3,ooo âmes, malgré le 110m de Maha-Neuva (graude-ville) que lui dunueut les Cingalais. Ses principaux édifices sont le palais où résidait le roi, remarquable seulement par son étendue, et par uu temple de Bouddah , où l'on conserve la fameuse dent de ce dieu , dont la possession confère, selon les Cingalais, le droit de gouverner le royaume. Le rie d'Adam, nommé Ham-a-Lu. par les Cingalais; c'est la plus haute montagne de l'île cl un des plus célèbres pèlerinages des bouddhistes, qui y accourent de tous les pays où domine la religion de bouddah pour voir l'empreinte du pied de cette divinité; on monte sur le sommet de ce côue majestueux au moyen d'escaliers taillés dans le roc. Popit de oallk, petite ville importante par ses forêts de cannelle , son commerce, sou beau port, ^a vaste citadelle, et par la salubrité de sou air, préférable à celui de tout autre endroit de l'île.
Les autres villes et lieux à citer sont : Matoura, petite ville, importante par la chasse aux éléphans qu'on fait, et par les pierres précieuses qu'on trouve sur sou territoire, ainsi que par le voisiuage du célèbre temple bouddhique de BeUegam; Battixalo , par son commerce et son petit port ; Triivkomalw, par son port , un des plus beaux de l'Asie et le plus important de toute l'Inde par sa position qui le rend la clef de l'Océan-Indien; les Anglais viennent d'y établir des chantiers militaires et se proposent d'augmenter ses forlificalious déjà très considérables; on pourrait nommer cette ville le Malte de l'Inde. A quelques milles daus l'intérieur on trouve le/ac de K an de le i (Caudely), remarquable par les immenses travaux hydrauliques et les grosses pierres employées dans leur construction ; et le village deDambouloUy renommé par ses vastes temples bouddhiques taillés dans le roc. Japkapatam , ville de médiocre étendue , importante par son beau port , son commerce et ses fortifications. Koîidatchy , baie célèbre dans toute l'Inde par la riche pèche de perles qu'on y fait depuis plusieurs siècles. Les ruines de Nouhadjafobra ou Ahouradobourro, la capitale de l'île daus l'antiquité, qui nous parait identique avec A nuro g rammoum que Ptolomée place dans la Taprobaue. Cette ville fut rebâtie avec la plus grande raaguificence l'an 246 de Jésus-Christ par Voundou Kabadja l'un de ses rois. On remarque encore un grand nombre de colonnes de marbre dispersées de tous côtés, et plusieurs pyramides de très grandes dimensions érigées en l'houneur de plusieurs rois qui se sont distingués par leur piété et que les bouddhistes invoquent comme des saints. Knok, dans lexvi" siècle, y avait déjà vu les débris de trois ponts de pierres. Ce lieu est encore remarquable par le serimahabod «ficus religiosa), le plus vénéré de l'île; il est l'objet du principal pèlerinage des adorateurs de Bouddah , qui croient que ce dieu a souvent goûté sous sou ombrage le frais et le repos.
Royaume de Sindhia.
CONTms. Ce royaume si puissant et si étendu sous Doaulet-Rau au commencement du siècle actuel , est réduit maintenant dans des bornes bien étroites. Comme il se compose d'une partie des provinces d'Agra, Mâlwà et Kandeich , il est environné de tous les côtés par les possessions médiates ou immédiates de l'empire Anglo-Indien. Son territoire n'est pas contigu , mais il est interrompu par des districts appartenant à plusieurs princes indiens.
FIiXIPFBS* Le Tapty et la Narmmadâ (Nerbuddah) dans la province de
AKRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
Kandcich; le Tchambal (Chumbiil) et le Bctway affluens de la Djamnd qui porte le tribut de ses eaux au Gange, parcourent le Mâlwâ et l'Agra.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. On ne connaît pas exactement les subdivisions actuelles de cet état. Le tableau suivant offre ses villes principales rangées d'après les grandes divisions de l'Inde auxquelles elles appartiennent.
Pays. CHEr*-I,tPcx, Vf it.es et Lieux i.ts ri.u* aEMARQUABi.Es.
Agra. . . G o u fl I i o r ; \dnvdr; Attair; Gohad (Gohud). Kaw deich. BourliUnponr?; Hindi a.
Malwâ. . Oudjcîn (Oojcin); Chadjdwalpoar (Shabjcbanpoor) ; Bilsak , Tchandery . Hagoughar.
GouÂMOtt, ville florissante et populeuse , dont la plus grande partie s'est formée depuis 1810 à côté de l'ancienne. Celle-ci est bâtie dans une vaste plaine au milieu de laquelle s'élève une colline, dont le point culminant est à 3^2 pieds anglais au-dessus du niveau de la plaine. C'est sur cette colline que se trouve la célèbre forteresse dcGoualior. Od ne peut y arriver qu'en montant un escalier taillé dans le roc et défendu par des bastions. En dedans des fortifications il y a des maisons, des champs, des potagers et des réservoirs d'eau pour l'entretien de la garnison. C'est dans cette forteresse que les grands-mogols renfermaient les princes de leur famille qui leur donnaient de l'ombrage. U y avait alors une grande ménagerie remplie de lions, de tigres et autres bétes féroces pour leur amusement. U est probable que la population actuelle de cette capitale monte à 80,000 âmes.
OuDJFÏTr (Oojcin) , sur la Serpa,une des villes les mieux bâties de l'Inde, capitale nominale du royaume de Sindhiâ jusqu'en 1810, et encore résidence de plusieurs membres de sa famille. Ses principaux édifices sont : le palais habité par la veuve de Màdhâdji-Sindiâ, les temples de Mtllui-Kdli, de Krichna et de Rdmd, et les mausolées le long de la Serpa. Dans un temple dédié à Mahàdcva annexé au beau mausolée d'une des femmes de Màdhâdji-Sindiâ, on voit un grand groupe en marbre blanc représentant le taureau Mandi de Siva , avec sa bouche sur un panier de fruits posé sur un lingam et soutenu par deux mounis; M. Ha mi lion le regarde comme un chef-d'œuvre de la sculpture indienne. Oudjeïn est célèbre dans l'Inde par ses écoles et par son observatoire ; ce dernier est inférieur, malgré sa réputation, à d'autres établissemens semblables dans le Haut-Hiudouslan; les géographes hindous y font passer leur premier méridien. On ne connaît pas la population de cette ville; il est probable qu'elle s'élève à près de ioo,oco y compris celle de sa banlieue. Dans ces dernières années elle paraît avoir diminué ainsi que son commerce à cause de la translation de la capitale à Gouâlior et de la prospérité croissante d'Indore.
Dans ses environs immédiats, et au nord de la ville moderne , on voit les vestige* de l'ancienne ville de ce nom, qui est I'Ozeke de Ptolomée, et l'OinJO-AYiiu ou l'AvorTi des Hindous; e était V.dtlùiu s de l'Inde, sous le règne du célèbre Vikràmàdityà, dont l'avènement au tronc forme la principale ère indienne. En creusant le sol a i5 ou 18 pieds, dit M. Hunier, on trouve des murailles en briques, des piliers en pierre et des morceaux de hois d'une dureté extrême; on en a tiré aussi plusieurs ustensiles et des monnaies anciennes. Fntre l'emplacement de l'ancienne ville et la nouvelle , est située la prétendue caverne de Rddjd iihyrtey, qui n'est qu'un grand édifie** ancien, bAli en briques, et les immenses constructions au-dessous du niveau actuel, qui en sont voisines, décorées de colonnes et ornées de sculptures. La tradition populaire prétend qu'un p a? sage souterrain conduit de
ce monument, d'un côté, jusqu'à Hardwàr, cl de l'autre, jusqu'à Benares. Vient ensuite li- K til y de h, aucicu palais bâti sur une i!e de la Serpa par le sultan Nazir-ed-dyu- Khildji <|ui moula au trône Tan o,o5 de l'hégire: c'est un vaste bâtiment, remarquable par son architecture bizarre, par son étendue, par s.a solidité et par les ouvrages hydrauliques entrepris pour faire tomber l'eau en mille formes différentes.
Nous nommerons encore: lUu (Baug), dans le Mahvâ , ville très déchue, remarquable par ses riches mines de fer, et par les excavations situées dans son voisinage , que M. Erskiue croit avoir été des temples bouddhistes. Les murailles d'une de ces excavations sont toutes rerouvertes de peintures assez bien conservée» et supérieures à tout ce (pie peuvent faire les artistes actuels de l'Inde. Bourbàhpour, sur le Taply, dans le Kaudcich dont elle était autrefois la capitale. C'est une des villes les mieux bâties de l'Inde, et encore assez peuplée et florissante par sou commerce. La mosquée principale est un des plus beaux édifices de ce genre. On doit ajouter que Boui hâupuur est le siège principal d'une secte mahumélaue nommée liohrali ou Ismaélites, dont le grand prêtre y réside, selon M. Huilier, tandis que selon M. Hamiltou , il résiderait à Surate et selon d'autres à Oudjeïu ; ces Rohralis sont 1res adonnés au commerce et sont, dans l'Inde Centrale, ce que sont les Parsi à Kombay et à Surate.
Confédération des Seïkhs.
Depuis i8o5 les Seïkhs sont partagés eu Seïkhs Orientaux à la gauche «lu Satlcdj et en Seïkhs Occidentaux à la droite de ce fleuve. Les premiers sont vassaux de l'empire Anglo-Indien; les Seïkhs Occidentaux, qui sont les plus nombreux , formaient à cette époque la puissante confédération des Seïkhs. Depuis lors Randjit-Singh , chef de Lâhor, est parvenu par sa politique et par la valeur de son armée, dont une grande partie est organisée à la manière européenne, à rendre sujets ou tributaires les princes seïkhs qui étaient ses égaux. Profitant de l'anarchie qui désole depuis 1 8o3 le royaume de Kaboul , ce prince entreprenant a enlevé à ce dernier tout le Kachmir, le Moultân et les provinces de Peïchaoucr, deTcholch, de Hasareh et dcTchikàrpour. Il est vrai que toutes ces conquêtes, qui étaient déjà peu solides avant sa mort, peuvent être perdues à la suite du premier revers qu'éprouverait son lils aîné, qui lui a succédé en 1827. Il faut aussi avouer que les riches provinces de Kachmir et de Peïchaouer paraissent avoir été détachées dernièrement de ce royaume , la première pour former un état à part, la seconde pour suivre les nouvelles destinées des souverains actuels de Kaboul. Dans cette incertitude nous avons laissé subsister les choses telles qu'elles étaient à la mort du fameux Kandjit-Singh. Vu la grande prépondérance de la famille de Singh sur les autres princes seïkhs, on peut regarder cette Confédération comme n'existant que de nom. Il nous semble qu'on devrait nommer les pays qu'elle embrasse, roy aume tic Ltîhor, du nom de la province principale qui forme le noyau des possessions de la famille régnante.
CONTINS. Au nord , le royaume actuel de Kaboul , et le Petit-Tibet dans l'empire Chinois. A Yest , ce dernier pays, les possessions médiates de l'empire Anglo-Indien. Au sud , ces dernières et la principauté du Siudhy. A V ouest , le Beloutchislàn et le royaume de Kaboul.
FLEUVES. L'Indus, qui reçoit à la gauche le Pc ndj natl, formé par la réunion de cinq rivières qui donnent le nom au Pendjàb, et à la droite le Kameh ou Kaboul.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. 11 est inutile de donner les subdivisions de pays, dont l'état politique est encore si incertain. Cependant nous ferons observer que le Lâhor, qui est le
pays qui depuis long-temps appartient à la Confédération , est partagé en Pendjdb ou B as- Ldhor , dont la plus grande partie depuis plusieurs années forme avec la ville de Lâhor l'état particulier, de la famille Singh, et où se trouvent Amretsir, Nourpour et autres villes; et en K ouhistan ou Lâhor des Montagnes , partagé en un grand nombre de petits états, régis immédiatement par des Seïkhs qui sont presque tous tributaires du roi de Lâhor. Le tableau suivant offre les grandes divisions des pays qui d'une manière quelconque en 1827 appartenaient à la prétendue confédération des Seïkhs et à son chef Raudjit-Singh.
RtClOHS ET PrOVIWCR*. CHEFS-LIEUX , V 11X14 ET LlRUX LES PLUS BEMAEQUABLES.