‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 28 sur 320 · es Sahuwk h · texte numérisé non relu

es Sahuwk h

Islande

Franzini et Bulbi.

Mannerl.

7aa

Rudhart, eu i8î5. I 38a.-

Balbi,eu 1816. l 375 Cannabich , en

Balbi et Braé. 4; 5.»

ffassel,eu i8a3. 4<|j.S

/teto, en 18 16. 53a 2 3* Hoffmann. i8a5. 534 vG.>

Frrrcinct cl Balbi. i38

QuaUromani.

Graberg.

Gatterer, Uassel, Croate et Liechletutern.

Bùsching.

Dntili.

Afrique Mahe-Brun dans son

Précis, en t8i3, et le Dict. géographique uni*, en i8a3. 63o 000 Uhert,eu 1824. 600 000

GiAberry. 576 000

Le Conversations Le-

xikon, en 18**7. 53o 000 Ifassel, en 1828. 5a3 1 I9 Australie (N.-Holl). GaUetti, en 182a. i5o 38o

Gauss. 1 5o 000

Stein, en 1826. i3c> Ou

Celebes Templeman et C<t/te-

GaUetti ', dans sou Dictionnaire, eu 18 .ta. 4 . Templeman. a 4°'*

. Arjr missionnaires. a 37

itasscl. *»iP7 . Templeman. 2 87. î

Olafsen. 1 905.3

Thaarup. a 65o

Eggers, Stein, Nasse!, etc. 1 40J.7

Passons maintenant à l'analyse du nombre des habitans de la terre et de celui qu'on assigne à chacune de ses grandes divisions.

Malgré les opinions les plus contradictoires publiées depuis deux siècles et reproduites de nos jours, sur la population du gloire, la connaissance du nombre approximatif de ses babitans n'est pas un problème insoluble pour ceux qui s'occupent sérieusement de géographie statistique. Dans la recherche de cette vérité comme dans celle de tant d'autres ,

lime.

Crawfùrd.

i38 «.Oo

a 5yo

Crawfùrd. I 174-3

Fi eyrinet et Balbi. 3 1 9 2

Gauss. Ub

Glumann. 1 boo

PRINCIPES GÉNÉRAUX

<« il est question de sujets variables en eux-mêmes , et provenant de sources très différentes, il faut avant tout commencer par ne mettre ensemble que des élcmens comparables, cl par faire un choix de ceux qui méritent d cire disentés. On remplit la première condi Tioii du problème eu réunissant toutes les opinions qui se rapportent à la même époque , ou à drs époques peu éloiguées les unes des autre*; on satisfait à la seconde en rejetant toutes les évaluation» qui , n'étant basées ni sur de* faits positifs ni sur des raisounemens, sont évidemment erronées. Eu procédant de la sorte, ou verra s'évauouir cette étonnante disparité d'opiuious sur le nombre d'hahtans d'une même contrée, disparité <pii a valu

plus d'une fois à la géographie statistique d injustes reproches , et tout récemment , le dé.

da:n de quelques sa va os d'ailleurs estimables , mais étrangers à cette brandie de connais-

Avaot de taire l'analyse du tableau comparatif des princij>ales opinions émises par les savaro et les géographes sur la populatiou du glo)>c, il faut partager tous les pavs qui le composent en deux classes : j° celle des pays qui eutreut dan« le domaine de la statistique proprement dite; »° celle des pays qui n'y sont pas encore entrés.

La première classe comprend toutes les contrées dont la population a été déterminée par des reeensemeus effectifs qui , lorsqu'il» sout généraux , c'est-à-dire lorsqu'ils embrassent tous les bal-ilans sans aucune exception , sont les seuls qui peuvent donner des résultais certains et assez approchans du nombre réel. Viennent ensuite les pays dont la population a été déterminée par plusieurs méthodes indirectes, telles que l'énumération de tontes U s per-onoes sujettes à nu impôt quelconque; celle des familles ou feux ; celle des maisons, qu'il ne faut pas confondre, comme on le fait souvent, avec la précédente; enfin , viennent ceux dont la quantité des habitante été déduite du mouvement de la population, c'est-à-dire du rapport des naissances, des décès et des mariages au nombre des vis ans. Aucuue de ces m« tbodes indirectes ne doit être employée isolément quand on peut fat m* différemment ; mai* il faut comparer entre eux 1rs résultats obtenus par une méthode avec ceux fournis par plusieurs autres. En procédant de la sorte on est «tir d'avoir des résultats presque ideutiques n ceux obtenus par rémunération effective.

Cet le première clsbsedc pays comprend toute Y Europe, à l'exception de icmpireOHomau; toute I Amérique , excepté les territoires occupés par les sauvage* indépendans ; la Chine et plusieurs régions des autres parties du monde, dans lesquelles les Européens se sont établi* ou dominent.

Mai» a propos de ces dernières , nous devons faire observer que bien souvent des auteurs éfrau^ers à la statistique, et quelquefois même des statisticiens, regardent comme résultat d'un recensement, des populations qui ne sont que la somme île l'excédant des naissances sur les décès, pendant une certaine période ajoutée au nombre d'babitnns existans à une époque donnée C'est ainsi que le prétendu recensement qui , d'après plusieurs journaux politiques et littéraires, aurait été fait en France en 1 827 , n'est autre chose que l'excédant des naissances sur les décès qui ont eu lieu dans ce même royaume depuis 1 8 20 jusqu'à 18a-, ajouté à la population existante à la fiu de 1820. C'est de celte manière aussi que depuis 181 5 on calcule la population du royaume des l'ays-fias. Nous devons la connaissance de ce fait important à M. Queldel, qui a euriebi la statistique de tant d'utiles travaux sur cette intéressante partie de l'Europe. El pour citer encore un autre exemple , nous ajouterons que depuis 1801 il n'y a pas eu de recensement dans le royaume de Danemark, malgré tous ceux dont les journaux nous ont gratifiés annuellement depuis cette époque. C'est tout simplement le mouvement de la population, dont on lient compte asec une exactitude scrupuleuse, qui pourrait servir de modèle à plusieurs des étals que l'on s'accorde à regarder comme les plus asaneés dans celte branche de I administration.

Connaissant le mouvement de la population de tous les pays où l'on tient des registres de naissance, de décès et de mariages, nous avons employé ce moyen pour déterminer la population de quelques contrées de I Europe et de l'Amérique, pour la fin de 1836. Mais uoos nous sommes bien gardés d'admettre saus examen les évaluations exagérées de quelques nationaux et celles de liasse!, évaluations dont quelques-unes figurent dans les colonnes de cerlains journaux et même dans celles de plusieurs ouvrages géographique* comme étant des résultats de recensemens effectifs. Ainsi, nous parlerons du prétendu recensement d'après lequel , dès l'année 1827, la confédération Anglo- Américaine aurait

ABRÉGÉ DE CÉOGRAPHIE.

eu 14,296,782 habitans, somme identique à celle publiée par Hasscl dans XeGeneaLigischhistoriicli-staUstisclier Almanach, pour l'année i8a8 , que ce savant statisticien n'a donnée que comme une simple approximation. Dans la lialance politique du glole nous n'avons assigné à ce même état, pour la fin de l'année i8a6, que 1 1,600,000 habitans. Nous avons maintenant la satisfaction de voir que notre évaluation est presque conforme à celle de M. Stevenson dans le rapport lu par ce savant, le a 5 février 1829, à la chambre des représentans des Étals- Luis. M. Stevenson n'estime la population de l'Union pour i83o qu a 1 3,ooo,ooo tandis que plusieurs auteurs nationaux et èlraugers, dès l'année i8a4 , la portaient , les uns à 1a, les autres à i3 et jusqu'à 14 millions.

La seconde classe, comme nous l'avons dit , comprend tous les pays qui restent encore en dehors de la sphère de la statistique. Dans cette classe, les populations ne peuvent être connues qu'a l'aide de plusieurs procédés plus ou moins compliques, plus ou moins vagues, lorsqu'on les rousidere chacuu isolément , mais qui peuvent donner des résultats assez satisfaisaus lorsqu'on les combine eusemble. Les élémens principaux de ces calculs sont : i° l'étendu»! ou la superficie du pays dont il est question ; a" son climat; 3° la qualité du sol, fertile ou stérile, montueux ou uni , aride ou arrosé par des fleuves, ou cou vert de marais; 40 sa position près de la mer ou dans l'intérieur du continent ; 5° l'état de l'agriculture qui peut se trouver encore dans l'enfance, comme chez quelques tribus sauvages, ou très arriérée , comme parmi plusieurs nations civilisées, ou qui, au coutraire, a atteint sou plus grand degré de développement, comme dans plusieurs parties de la France , de l'Italie et de l'Angleterre ; 6" enfin , l'état social de ses habitans , qui peuvent être tout-à lait sauvages , ou entièrement nomades, demi nomades, agricoles, plus ou moins adonnés au commerce, à la navigation, aux fabriques et aux manufactures. Tout!» ces circonstances sont susceptibles d'une foule de degrés et de nuances qui influent beaucoup sur la multiplication de l'espèce humaine, et doivent être, à cause de cette raison, soigneusement discutées par le géographe qui les emploie , pour acquérir la connaissance de la population d'un pays donné.

Dans les contrées dont les habitans sont au dernier degré de l'état social, où les hommes par exemple, ne visent que des fruits spontanés de la terre, des produits de leur chasse ou de leur pèche, ou tromera sur un espace donné 18 ou ao fois moins d'individus qu'on n'en rencontrerait sur uu même espace?, s'il était occupé par un peuple pasteur. Lue contrée où ou verra des tribus qui, comme les Ca fies, les Arabes- Rédouius, les Cal mou k s et les Mongols, vivent en grande partie du lait et de la chair de leurs troupeaux, offrira encore une population a5 à Sa fois moins concentrée qu'un pays d égale étendue habité par une nation agricole, parée que les troupeaux exigent de vastes espaces qui puissent fournir le fourrage indispensable à leur existence. Mais dans un pays d'agriculteurs , le travail d'un petit nombre d'individus procurant beaucoup au-delà de ce qui est nécessaire pour leur entrelieu, il arrivera que cet excédant de nourriture fera subsister un grand nombre d'autres individus sur un espace infiniment moins étendu que celui qui est nécessaire à un peuple composé entièrement de pasteurs ou de sauvages. Si nous supposons sur ce même territoire une ou plusieurs grandes villes habitées par des hommes adonnés au commerce, aux fabriques et a la navigation, alors la population qu'il pourra nourrir n'aura d'autres homes que les limites imposées par la richesse même de ses habitans et par les relations de leur commerce. Car, uou-seulcinent elle tirera la subsistance des produits immédiats de son propre sol, mais elle pourra compter sur les produits des pays voisins ou même des pays Ire-, éloignés, où ses commerçons iront les chercher. Ainsi doue, le même espace pourra contenir une quantité d'hahitaus très variée, selon la différence de leur état social.

Le nombre d'hommes en état de porter les armes que compte une nation quelconque , et celui des guerriers des tribus sauvages , le nombre des tentes des peuples pasteurs, etc., donnent aussi une indication à l'aide de laquelle on peut connaître la totalité des individus qui forment la nation. C'est cette dernière méthode qui a servi de base à presque tous les voyageurs et à plusieurs navigateurs , pour déterminer la population des peuplades qu'ils nous ont fait connaître.

La quantité de certains alimens et de certaines boissou? consommés annuellement ; la consommation du sel et du tabac chez les peuples européens et leurs descendans; celle de

PRINCIPES GÉNÉRAUX

l'upiaai chez les Orientaux ; celle du pétrole chez les Birmans, sont aussi d'autres moyens approximatif* pour évaluer la population d'un pays.

te nombre de villes, de bourgs , de villages et de hameaux existant dans un pays à une époque donnée fournit aussi un autre élément a l'aide duquel on peut parvenir à la connaître approximativement.

Passons maintenant à la partie pratique de quelques-uns de ces principe». Parmi les pays appartenant à la première classe , il y en a plusieurs dont les habitaus se trouvent dans des circonstances analogues à celles des pays compris dans la seconde, c'est-à-dire qu'on trouve des pays habités par des agriculteurs, par des nomades, et même par des sauvages. Connaissant doue la surlace d un pays quelconque, dout nous ignorons la population , ou n'aura qu'à le comparer avec un des pays de la première classe qui se trouve dans le» circonstances physiques et mondes le plus analogues. Et comme nous connaissons la population relative de ce dernier, c'esi-à-dire combien il a d habitant par chaque mille carré, ou n'aura qu'a multiplier la superficie du second j»ar la population relative de celui quel ou a choisi pour terme de comparaison , et le produit offrira le nombre d'babitans qu'où devrait connaître.

Le général .Vodréossi , eu faisant un calcul sur la quantité d'eau consommée journellement a (lousiantiitople, trouva que celte ville, sans y comprendre Scu tari et h» u liages de la rive gauche du Bosphore , pouvait avoir 597,600 habitaus, nombre presque ideulique avec les résultats qu'il obtint d'un autre calcul sur la consommation journalière do pain faite dans cette ville. Parce nouveau procédé, et en y comprenant Scutari et les villages exclus du calcul précédent , Conslanlinople aurait eu fi3o,ooo habitaus.

Ce sont ces différentes méthodes tantôt isolées, tantôt combinées entre elles, que nous avons employées, selon les circonstances , pour déterminer le nombre approximatif des habitaus de tous les pays compris dans la seconde classe. Neus regrettons que notre cadra ne nous permette pas d'entrer dans de plus grauds détails; mais nous renvoyons au mémoire ie. M. Jomard sur la Population comparée de l'Égypte ancienne et moderne ceux qui voudraient savoir jusqu'à quel point un stalisticieu habile peut tirer parti d«i l'emploi de ces moyens indirects, nou-seulement pour connaître la population actuelle d'un [»ays, mais même pour s'élever à la connaissance de celle qu'il possédait dans l'antiquité la plus reculée. Us verront de quelle manière lumineuse ce savaut a su réduire à leur juste valeur les estimations exagérées de A Val lace, de Goguet et d'autres érudits du dernier siècle, qui fondaient leurs calculs sur des renseignemeus fournis par des passages d'auteurs anciens mal interprétés, sur l'estimation erronée de la superficie de cette coutrée, et en admettant des rapports inexacts entre le nombre des naissances et celui dés vivaus.

Le tableau suivant offre les étonnantes contradictions des savans et des géographes, relativement â la population du glube. Ou sera peut-être surpris de ne pas trouver cités, les nombreux auteurs des géographies modernes, des abrèges, de* manuels , des résumés , des tableaux et atlas statistiques , des dictionnaires, et d'une foule d'autres ouvrages qui depuis quelques années inondent le public. Mai* les recherches que nous avons faites ]*>ur rédiger le Cvmpendio di Ceograplda universale , la Balance politique du globe, et cet abrégé, nous ayant convaincu que toutes les évaluations renfermées dans ces ouvrages r.c sont que la reproduction des calculs des statisticiens allemands, et surtout de Hassel, quoique presque toujours sans les indiquer, nous avons pensé qu'il était inutile de citer les copies , lorsque nous présentions les originaux. Cependant nous nous sommes permis quelques exceptions à l'égard d'un petit nombre de géographes distingues, qui, tout en adoptant, soit en totalité, soit eu partie, les évaluations des statisticiens allemands et quelquefois les nôtres, ajoutaient à l'importauce des unes ou des autres en se rangeant du côté de leurs auteurs. Nous citerons entre autres M. Letronne, M. Délia ix , et MM. Eyriés et Walckenaer, et les savans rédacteurs de VAlmanach de (iotha. ISotre silence à l'égard de M. Ritter vient de ce que ce géographe célèbre, ayant diiig»* toutes ses recherches sur la configuration physique du globe et ses rap|>orts a ter l'homme, est resté pour ainsi dire ctrauger aux questions qui forment le domaine de U statistique.

TABLEAU COMPARATIF

DES PRIRCIFALES 0PI2UO2IS EMISES SUA LE SOMBRE DES HABITA!» DE LA. TERRE.

lUbiUBl

Le théologien Cake, en 17H. réduisant U population de l'Europe à 10,000,000 ,

ne donuait à toute la terre que 60,000,000

Volhey, en 1804 43;,ooo,ooo

Isaac Vossius, d'abord 400 millions en lGS!i, et plus tard, en portant à

170.000,0m) la population de l'Afrique et de l'Amérique et à 3 0,000,000

seulcmcut celle de l'Europe 5oo, 000,000

Struice, vers la moitié du dix huitième siècle 5oo,ooo,ooo

Malte-Brun, en 1804 et en 1810 040,000,000

L'Orientai. Herald, en 1829. 683,440,000

Orviierg, en 18 (3 686,000,000

Fauri , eu i8o5 700,000,00a

Bai.bi, en 1816 70 '1,000,000

PiNkERTOA (WaUkcnaer et Ecriés), en 1817 710.000,000

Wokcester daus son Dictl nnaii e , publié eu (822 718,000,000

Les rédacteurs du Journal -le Trévoux , vers le milieu du dix-huitièine siècle. 710,000,000

Reiciiard, diins l'édition de la Géographie de Galle tti, en 18* a 732,000,000

Baldi, en 1828, dans la Balance politique du globe , et le docteur VillermÉ,

dans son Cours de statistique hygiénique , en 1829. 737,000,000

Morse, en 18 12 7*>ti,ooo,ooo

Goldsmitii, eu 1821 800,000,000

Hwsll, eu 1828, référant ses calculs à l'année 18^5, et V Mmanach de

G»tha, eu 1829 846,782,11(0

Siein, en 1825 et en 1826 861,917,000

Jui.n.s Beri.ils, référant ses calculs à l'anuée 1878 893,348,580

L'abhc de Saint-Pierre, dans son ouvrage sur V Utilité des dénombrement ,

vers 1758; Gtm.BERT-CiiAfti.FS Lr. Oendhe, dans sou Tiviie de f Opinion,

en accordant 25o,ooo,ooo à l'Amérique; et M. Lstronhe, en 1824 900,000,000

Rissinukr , en 1822 entre 700,000,000 et . . 900 000,000

Cannabich, en 1821 entre 700,000,000 et. . . 912,000,000

I(ASSEL,eu 1824. dans son Statistischer Umriss 938,421,000

Rielpei.d, eu 1760, d'après l'analyse des opinions émises par Riccioli, Spceh,

Sussmilc/i et autres • 9*10,000,000

Dexaix, en i8>8, eu suivant les estimation» de Ifassel 951,370,700

Ricrriou , vers 1660, en accordant 100 millions à l'Europe, et en portant

à 3oo millions In population de l'Amérique 1,000,000,000

W alla ce, en supposant que la terre prise dans son ensemble ne saurait

être ni aussi peuplée que l'Angleterre, ui même avoir la population relative

de l'Espagne, portait le nombre de» habitans du globe, vers 1769, a. . . (,000,000,000 Les directeurs de la S-tcieté des missionnaires , dans leur Adiess to the Jîiends

of the missionarjr Society, en (818 1 ,000,000,000

Le Conversations Lexikon, à l'article Erde, en (817, de 800,000,000 à. . • . 1,000,000,000 SutSMd.cu , eu 17O5 , en dopnant 65o millions à l'Asie, et lôo à l'Amérique. 1,080,000,000

Bewsobre, en 1771 1,1 (0,000,000

Voltaire, en se moquant de l'estimation des auteurs de Y Histoire universelle

anglaise, portait la population du globe à 1,600,000,000

Les auteurs de Y Histoire universelle anglaise, vers le milieu du dii-lmitit me

siècle 4,000,000,000

Cette prodigieuse disparité d'opinions qui parait d'abord inexplicable n'offre aucune difficulté pour tous ceux qui ont suivi la marche progressive de la géographie cl de la statistique. Ils voient d'un coup-d'o?il quelles sont les estimations qui doivent être rejetéca comme erronées, et quels sont les éléineus qui oui contribué à trop élever ou à trop abaisser d'autres évaluations admises dans ce tableau. Qui ne voit , par exemple , que les évaluations do théologien Canz et du philologue Voisins, de Volney et de Slruicx, sont évidemment fautives en moins , tandis que celle des auteurs de la grande Histoire universelle anglaise , da Voltaire , de Reausobre, de Sussmilch , et autres savons, le sont eu plus? L'examen même te plus superficiel sur la répartition de» sommes assignées par ces auteurs à chaque partie du inonde démontre l'absurdité de leurs calculs. Le Statistischer Umriss de Hasscl, pour les années 1822 et 1824 , malgré les erreurs partielles qu'on y

rencontre , est toujours le plus grand travail que Ton ait encore fait i ce sujet. Nous ne connaissons que par un extrait donné dan* les Épftémé rides géographiques de Weimar, la brochure publiée à Berlin eu i«i8 par le docteur Charlcs-Julius Bergius sur la Population de la terre da lis la même année ; mais les résultais généraux que nous avons sous les veux nous démontrent que ce savant n'a pas fait toutes les recherches que demandait la solution de ce problème difficile. Nous de vous porter le même jugement sur nu article remarquable relatif:» la même question , publié eu 1829 dans {'Oriental Herald, dont nous avons cité Us estimations principales. Ce que nous avons dit dans ce mémoire, et les faits qui y sont relatés dans l'examen de la population de chaque partie du monde, nous dispeuseul de poursuivre ces remarques. Mais nous ne pouvons uous dispenser de faire observer que des savans d'ailleurs estimables, mais étrangers à ces sortes d'études, dégoûtes des calculs fastidieux de la statistique, et uc se sentant peut-être pas assez forts pour surmonter les dif ficultés inséparables de l'étude de cette science , ont voulu la déprécier aux veux du public , en en signalant les doutes et le* appareilles contradictions. Mais que diraient les Cuver, les Humboldt, les Rrowu, les Dccaudoilc et tant d'autres naturalistes célèbres, si, n'ayant aucun égard à l'époque différeule à laquelle ont été imaginés les principaux systèmes de classification , quelque géographe ou quelque statisticien , connaissant a peine les généralités de la zoologie et de la botanique, venait répandre le ridicule sur leurs travaux , cl rejeter comme inexactes les listes nombreuses de tant d'espèces animales et végétales, consignées dans ces magnifiques inventaires de l'inépuisable richesse de la nature; et cela, parce que le système de Touinefort est différent de celui de Ltnnée, et celui-ci du système de Jussieu, parce qu'enfin Lynnée porte le nombre des végétaux à 8,000, et celui des animaux à 3, i)5o, taudis que les naturalistes actuels évaloeut les premiers à 80,000, et les seconds à 100,000!!!

Mais abandonnant ces récriminations qui n'ont rien à démêler avec la science qui nous occupe , passons aux résultats que nous avons obtenus des lungues et difficiles recherches auxquelles nous nous sommes livrés pour connaître la population approximative des cinq parties du monde; lésultats que nous venons de publier dans le irr volume de la Revue des deux Mondes. Nous esjiérons que nos lecteurs accorderont quelque confiance à des chiffres qui sont le résultat de l'examen consciencieux de tous les éléuteus dont la connaissance est nécessaire pour la résolution approximative de ce problème aussi important que difficile.

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