I.MO
SYSTEME HERCYNIOCARPATHIEN, qui embrasse toutes les montagnes et le» hauteurs comprises entre le Rhin , le Dnieper, le Danube , les plaines de l'Allemagne septentrionale et celles de la Pologne occidentale. Parmi les nombreuses chaînes qu'offre ce système ; nous proposons de regarder les monts Carpatlies , les Sudètes et les monts Hercyniens comme la continuation d'une même chaîne, malgré les grauds intervalles qui séparent ces trois groupes , et nous la regarderons comme la chaîne principale de tout le système ; nous proposons de la nommer Hercynio-Carpathienne, enboruaut la dénomination de monts Hercyniens aux seules montagnes qui , à travers un pays élevé, sillonné quelquefois de profondes vallées, unissent l'extrémité de l'Erzgebirge par le Rauhe-Alp au Schwarz-YVald (Forêt-Noire) nommé Sylva Uercynia dans la géographie ancienne. Ces deux dénominations ont l'avantage d'être déjà consacrées par l'usage , quoique dans une acception moins grande , de rappeler en même temps les uoms sous lesquels ou désigne les deux parties extrêmes de cette longue série de hauteurs que nous regardons comme formant la chaîne principale de tout ce système. La graude élévation de la chaîne Hercynio-Carpathienne, qui dépasse de beaucoup la hauteur des autres chaînes nous parait justiûer la préférence que nous lui donnons sur les autres; d'ailleurs nous avons a notre appui l'opinion imposante d'un géographe célèbre, de Malte-Brun, qui a fait beaucoup de recherches sur la direction de ces montagnes.
Les Carpathes on Krapacks proprement dits, appartiennent presque entièrement à l'empire d'Autriche ; ils séparent la Transylvanie et la Hongrie île la Moldavie et de la Gallicie. Les G es en 1er Gebirge {monts abaissés ), entre la Silésie et la Moravie , plateau très élevé, surmonté de quelque hauteur , forme l'anneau qui unit les Karpathes occidentaux aux monts Sudètes. Ces derniers, pris dans leur plus graude extension, séparent sous les noms de montagnes de Glatz, de Mcsengchirge ( monts des Céans), iï'Iscrgebirge^àe Wohtischekamm ou montagnes de la Lttsace et de Erzgebirge la ltolièine de la Silésie , de la Lusace et du royaume de Saxe. Les Ficlttelgcbirgc , dans le cercle ba-
DESCRIPTION DK L'EUROPE
Tarais du Haut-Mein , le plateau et les collines élevées du Seigcrwaid , dans les earcles du lUs-Mein et du Rezatt lient les dernières hauteurs de l'Erzgebirge au Raukc-Alp; ce dernier côtoie dam le royaume de Wurtemberg le bassin du Haut-Danube et s'unit enéquerre à la chaîne plus considérable du Scfwvarx-H'a/d ( Forêt-Noire), qui s'étend dans le grandi uebé de Rade et daus le royaume de Wurtemberg.
Parmi 1rs nombreuses chaînes de montagnes qui se détachent de la chaîne principale nous nous bornerons à mentionner les suivantes, en allant de l'est à l'ouest : les monts Piatra- ï'apiinv , qui se détachent de l'extrémité orientale de la chaîne des Carpathes au sud-est de Kronstadt en Transylvanie , courent vers l'ouest -ouest -sud jusqu'à Orsova sur le Danube, séparant la Transylvanie de la Valarbie. Cette chaîne est très élevée , mais on ne connaît pas exactement sa hauteur. Au-delà du Dauut>c elle se réunit à la chaîne peu élevée qui part du Ralkan et forme ainsi l'anneau de jonction entre le système Hercynto-Carpathien et celui des Alpes Slavo-Helléniques.
Les nombreuses montagnes de la Transylvanie, du Rannat , de la Roukovine, celles de la Hante-Hongrie et de la Gallicie, et les petites hauteurs qui sillonnent les plaines de cette dernière et des gouvememens russes de Podolic, de Volhiuie, de Kicw, etc., etc. , sont des dépendances des Carpathcs»
Ati sud drs montagnes de Glatz, uue chaîne court au sud-sud-ouest sous le nom de Zdankj-Uon séparant la Moravie de la Bohème.
L'extrémité occideutale de ta Bohême offre dans les Ftc/iteigebirge uu grand nœud. Au sud-est s'en détache la chaîne du liakmerxvald, qui sépare la Bohème de la Bavière. Au nord-ouest s'en sépare une autre branche que, sur les traces de M. Rruguiére , nous proposons d'appeler monts Germaniques. Ceux -ci offrent uoe série de plateaux surmontés par de petites chaînes plutôt qu'une véritable chaîne uuique. Nom entrerions dans des détails que nous voulons éviter si nous entreprenions de tracer la direction de toutes ces montagnes. Nous indiquerons seulement la positiou des principales. Le Fraiiktitwald , dans le cercle bavarois du Haut-Mein; le ThuringcnvaJd {Jortt de Tfiuringe) dans les duchés de Saxe, partie de la Hesse-Eler torale , Schwarzbourg- Rudolstadt, etc., etc.; le Eicfufeldgebirge , avec ses branches occidentales dans le gouvernement prussien d*Erfurt et daus la Hesse-Eleetorale ; le Me'tsnrr dans cette dernière; le Harz dans le rapilanat des Montagnes dans le royaume de Hanovre, dans le duché de Brunswick et dans le gouvernement prussien de Mersebourg; le Rhœngeb'trge ou Uolic- Rhatnc dans le cercle bavarois du ba>-Mein; le Vogelsberg , dans les provinces hessoises de Giessen et Fulde; le Spessarl ou Spessltardt , dans le cercle bavarois du Bas-Mein : YOden*ald f dans la province hessoise de Slarkenbcrg ; le Taunus ou Die Hahe dans le duché de Nassau ; le Westerwald , dans le duché de Nassau et les gouvememens prussiens de Coblence et (TArensberg. Nous ferons observer que l'étroite vallée du Rhiu , vers Bin- £en, sépare le Taunus de l'Hundsdnick, que nous avons rangé avec les montagnes du
re du Westerwald le Eiffeldans le gouvernement 'est encore à ces montagnes qu'appartient le passage étroit que s'est ouvert le Weser, connu sous le nom de Porta ffestpkalica.
TABLEAU DES POINTS CULMINANS DU SYSTÈME HERCYNIO-CARPATHIEN.
Toiiri.
système Gallo-Francique; tandis que vers Andernach elle sépare du gebirge qui appartient au même système. Viennent enfin VEgge t prussien de Minden et la slaroslie hauovrienne de Osnabruck ; c't
Carpatkes ou K r a packs
proprement dite. Le Ruska Poyanu i,55o
Le Gailuript. i,5o<»
Le Eist-fialenSpitz. 1,333
Le Pic de Lomnitz. 1,3*4
Monts Sudètes Le Scheneeburg. 71a
Le Kiesenkoppe ou Schneekoppe. 825 Vlserkamm, dans l'Isergebirge. 65o Le trulter-Dorfer-Spitzc , dans les WoMiscbc-
kamm. 4o 1
Le JÇeiiberg, dans l'Eregebirge 6/»c
ilî ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
SUITE DU SYSTÈME HERCYMO-CARPATHIEN.
Toi*».
ChaIke Hercykio-Carpatuiesse.
Monts Hercyniens Le Schneeberg, dans le Fichtclgebirge 545
Le I/nhenberg, dan» le Rnuhe Alp. 5?7 Le Fcldberçy dans le Schwariwald. 73i
ChaInES SECONDAIRES.
Zdars ky~ U or y. Ploekenstein 6tj6
B ce h me nw al a. Haydelberg 72a
Frank enwald Sieglitzberg 383
Thuringenwald. Schneekopf. 4«/'
Harz Brocken 57a
Rhosngebirge Krruzberg. 4?*
yogeltberg Obenvafa. 38o
Spessardt Le point culminant 466
Tau nu s Cn>ss-Fel<tberg. 4 ^4
Westerwald Saltzburgcrkopf. 434
SYSTÈME SLAVIQUE. Malgré lr titre pompeux de monts H aidai, monts Schcmockonskie et autres , dont les géographes et les cartographes décorent les petites hauteurs qui sillonnent le vaste plateau de la Russie , ou peut dire sans hésiter que cette immense partie du Contiueut européen n'oftre aucune chaiue de montagnes proprement dites. Toute cette région n'est qu'une plaine élevée, couronuée de collines plus ou moins hautes, mais dont aucun sommet u'atteint 180 toises d'élévation au-dessus de la mer Baltique. M. Hassel et autres savans géographes allemands appellent la partie centrale de ces hauteurs monts Alauni\ M. Bruguière a proposé la dénomination de sy stème Sarmatique; Malte-Brun l'a appelé plateau de If 'aidai. Tout en signalant en quoi cousisteut cos prétendues moutagues , nous croyons que la dénomination de système slave est plus convenable, à cause des peuples qui habitent les contrées sillouuéci par ces hauteurs. Nous nous bornerous donc à faire observer que les hauteurs les plus remarquables de la partie irommee monts fValdaïse trouvent entre les gouvernemens de Twer et de Novogorod, et que leur point culmiuaut entre Ostascbkovv et Waldaï n'est que de 175 toises; que ces hauteurs sillonucnt surtout les gouvernemens de Moscou, Smolensk, Toula, Orel, Koursk; que celles qui longent le confin méridional du gouvernement d'Arkangel , décorées du titre de monts Sc/iemockonskie, se rattachent d'un côté au système de l'Oural et de l'autre au système Scaiidinaviquc; tandis que la prolongation des hauteurs des Waldaï réunit au système slave les collines des gouvernemens de Witebsk et de Courlande et que la continuation des hauteurs qui sillonnent le gouvernement de Koursk parait rattacher l'extrémité sud-ouest de ce système aux derniers rameaux du système Herrynio Carpathien par l'escarpement granitique qui coupe le cours du Dnieper dans le gouvernement d'Ekaterinoslaw. Le système sla\e, quoique le plus l>as de tous ceux qui appartiennent à l'Europe, offre la singularité d'être le plus étendu de cette partie du inonde et de donner la source au Wolga , le plus grand fleuve du Couliucnt européen , au Dnieper et au Don, dont le cours n'est inférieur qu'à celui du Danube.
SYSTÈME SCANDINAVIQUE, qui embrasse toutes les montagnes de la Norwège, de la Suède, de la Lapon ie et les hauteurs qui sillonnent la Fiulandc et les gouvernemens d'Olonetz et d'Arkangel. Il nous semble qu'on pourrait regarder le fleuve Onega cl la mer Blanche comme la limite orientale de ce système, dont les autres limites sont tracées par le golfe de Finlande , la mer Baltique, le Cattegat et la mer du Nord. La chaîne principale commence au cap Lindesnœs à l'extrémité méridionale de la Norwège , parcourt ce royaume, le sépare ensuite de celui de Suède, traverse le Finmark et va finir au Nordkyu , promontoire le plus septentrional du Contiueut européen. Comme elle n'a pas encore reçu de nom général nous proposons de la nommer Cmint Scakdihavique. Dans son long cours elle prend la dénomination de monts Thuliens ou Langfield en Norwège, au sud du 62e parallèle ; de Dofrefield ou Dofrine s , dans la même contrée du 6ae au 63e parallèle; et de Korlen ou Kioel, depuis le 63* parallèle jusqu'au Nordkyn , entre la Suède et la Norwège, et daus le Finmark. C'est la partie du milieu, ou les Dofrines, qui seule offre le véritable caractère d'une cliainc ;
les monts Thuùens et les Kioel ne sont à proprement parler que des plateaux couronnés de chaînons isolés.
A l'extrémité orientale des Dofrines et proprement dans les environs du Syllfialet des chaînons se détachent de la chaîne principale, entrent en Suéde, s étendent dans le Jemlland, l'Heridahe et le Kopparberg et se terminent en collines.
De petites ha ut cor s se détachent du plateau de la Laponie, se lient aux collines rocheuses de la Finlande et à celles du gouvernement d'OloucU, où elles vont se perdre en serpentant entre les nombreux lacs de ces pays; ce sont les prétendus monts Manselia en Finlande et monts Olonetz dans le gouvernement de ce nom, qui figurent dans toutes les géographies el sur toutes les cartes. D'autres élévations encore moindres partent du même plateau et sillonnent la partie occidentale du gouvernement d'Arkangel.
Les groupes des îles Lofndeu et Tromsen, fameux par leurs pêcheries et qui forment l'archipel Norvégien , peuvent être regardés comme uue chaîne dépendante de ce système, <joe nous appellerons la chaîne maritime.