‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 71 sur 320 · CONFEDERATION GERMANIQUE · texte numérisé non relu

CONFEDERATION GERMANIQUE

POSITION ASTRONOMIQUE. Long, orientale entre i° ïo' et i8* environ. Latitude entre 4-5° W et 55°. Dans ces calculs, ainsi que dans ceux relatifs à la superficie et à la population , on a compris tous les pays regardés ollicieliement comme formant partie de la confédération Germanique. Voyez l'article Pays.

DIMENSIONS. Plus grande longueur. Depuis l'extrémité occidentale du grand-duché de Luxembourg dans les Pays-Bas, jusqu'à l'extrémité orientale du duché d'Auschwitz dans la Gallicie, comprise dans l'empire d'Autriche, 588 milles. Plus grande largeur. Depuis l'extrémité méridionale du Tyrol dans l'empire d'Autriche jusqu'à l'extrémité septentrionale du duché de Uolstein dans la monarchie Danoise, 5ao milles.

CONFINS. Au nord 9 la mer d'Allemagne ou du Nord , la monarchie Danoise et la mer Baltique. A Yest, les pays de la monarchie Prussienne et de l'empire d'Autriche qui ue sont pas compris dans la confédération, le royaume actuel de Pologne et la république de Cracovie. Au sud, les pays de l'empire d'Autriche qui n'appartiennent pas à la confédération, la mer Adriatique et la confédération Suisse. A Y ou est , la monarchie Française et le royaume des Pays-Bas.

PAYS. Toute l'Allemagne (Deutschland ou Teutschland des Allemands), ouïe ci-devant empire Germanique, à l'exception de presque tout l'évéché de Liège, réuni au royaume actuel des Pays-Bas, de l'évèché souverain de Baie, de deux des quatre Villes Forestières etdu Frickthal , agrégés à la confédération Suisse , et de quelques enclaves réunis à la France, plus le grandduché de Luxembourg et quelques petites fractions détachées dernièrement de l'Alsace et de la Lorraine Voy. l'art. Par* dans la monarchie Française.

MONTAGNES. Toutes les montagnes de cette vaste contrée peuvent , être rangées dans les trois systèmes Alpique, Hfhcynio-Caupathir'v vl Gallo-Feaaciqdf.. Appartiennent à ce dernier les hauteurs qui sillonnent les territoires Néerlandais , Prussien et Bavarois a l'ouest et le long du lias- Rhin; les Fagncs dans YEifel , élevé de 444 toises, est le point culminant de ce système sur le territoire fédéral. Toutes les montagnes au nord du Danube sont comprises dans le Svstkmk Hkrc ynio-Carpatuii- n , qui s'étend sur les provinces prussiennes et autrichiennes, sur les royaumes d'Uano-

ver, de Saxe, de Bavière et de Wurtemberg, sur les états de la maison de Hesse et sur d'autres pays de l'Allemagne septentrionale et centrale ; le Schneckoppe ou Riescnkoppe haut de Si 5 toises, dans la Silésie prussienne méridionale et proprement dans la chaîne Rie s en gebirgc, est le point le plus élevé de ce système sur le territoire de la Confédération. Enfin toutes les montagnes au sud du Danube appartiennent au Systàmk Alpique ; elles s'élèvent dans les royaumes de Wurtemberg, de Bavière , clans les provinces autrichiennes et autres pays moins étendus. Les points culminans sont : Y Orteler-Spitz ,haut de 2010 toises dans la Chaîne Centrale, et proprement dans les Alpes Rhétiques du Tyrol et le G ruas - GlocAner, élevé de 1998 toises, dans les A Ipes Noriquc s du Saltzbourg ( Voy. aux pag. 85, 86 et 90 ).

LACS et ItAGlTKES. Sans parler des lacs mentionnés dans les pays de la Confédération qui appartiennent à l'empire d'Autriche et aux monarchies Prussienne et Danoise , nous ferons observer que les principaux sont : le lac de Constance ( Bodensee ), entre la Suisse et le cercle de Souabe: ceux de Amer, fVurm et Chic m dans le cercle de User en Bavière ; de Feder dans le royaume de Wurtemberg; ceux de Muritz, Kolpin , Flescn et Plau dans le grand-duché de Mecklembourg-Schwerin , et qu'on peut regarder comme la source de l'Elde affluent de l'Elbe; celui de Sclnvcrin, dans le même état; celui de Ratzebourg dans le grand-duché de Mecklembourg- Strelitz et du Holstein , celui de Diephnlz dans le royaume de Hanovre, etc. Nous renvoyons à l'article Lacs de la monarchie Prussienne pour ce qui regarde les lagunes.

fleuves. La confédération Germaniqueest une des contrées de l'Europe le mieux arrosées; elle ne compte pas moins de soixante fleuves navigables. Nous nous bornerons à indiquer les principaux d'après les trois mers différentes auxquelles ils aboutissent et en renvoyant aux articles Fleuves de l'empire d'Autriche et des monarchies Prussienne, Néerlandaise et Danoise pour ce qui concerne les détails relatifs à la partie du cours de ces mêmes fleuves qui parcourent le territoire de ces quatre états.

La MER NOIRE reçoit :

Le Danube ( Donau ), qui prend sa source dans le graud-duché de Bade , traverse les royaumes de Wurtemberg et de Bavière , les empires d'Autriche et Oiloniau et se jotftr dans la mer Noire. Daus le territoire de la confédération Germanique ce fleuve baigne Sigmaringen, Ulm, Ratisbonnc, Passau, Linz,Yienne. Ses principaux affluens sont, à la droite : YIller;\e Lech, qui passe près d' Au gsbourg et estgrossidu Wertach; Y/sarou Iser, qui passe par Munich et est grossi de YAmmer; Y In n , grossi par YAcha, qui traverse le lac Cbiera et prend ensuite le nom de Alza et par la Salza ou Saala qui vieut de l'empire d'Autriche. Ses principaux affluens à la gauche sont: le Brenz; le H'ernitz; Y A Itmiih l; \nNab; le Regen ; Y Hz , etc. , etc. La MER DU NORD reçoit :

Le Rhin (Rhein), qui vient de la confédération Suisse, traverse le lac de Constance , sépare le grand-duché de Bade de la France et du cercle bavarois du Rhin , coupe le grand-duché d'Hesse-Darmstadt ; sépare le duché de Nassau de la province prussienne du Bas-Rhin ; arrose du sud au nord cette même province et entre dans le royaume des Pays-Bas , où il aboutit à la mer du Nord. Dans son long cours il baigne Manheirn , Maycnce, Cobleutz, Bonn, Cologne, Dusseldorf, Wcsel. Ses principaux aulueus à la droite sont : le Fie sert ; le 7 reisam; leKinzig; le Necker ou Neckar, qui passe par Stuttgard et est grossi par YEnz , le Kocher et le Jasi ; le Mrin (Mayn), qui passe par Bavreuth , Wùrebourg, Aschaflenbourg, Hanau , Francfort et reçoit Yitz, qui passe par Cobourg , le Rednitz, qui baigne Bamberg et est grossi du Pegnitz qui baigne Nurcn-

btrg, la Saaie, le Tauber, le Kinzig et U Nidda ; le Lahn f etc. Ses principaux affluens à U gauche sont : la -Va ht; la Moselle, etc.

L'Eus , qui naît dans la province prussienne de Westphalie, traverse le grand-duché d'Oldenbourg et le golfe de Dollart et entre dans la mer du Nord en séparant la préfecture h a no* rien ne d'Aurich de la province néerlandaise de Grooingue. Le Hase a la droite est son affluent principal.

Le Weser , qui est formé par la réunion de la Wuu et de la Fulda , qui a lieu a Muuden dans la préfecture hanovrienne de Hildcsheiiu ; ces deux branches traversent la partie occidentale des territoires des maisons ducales et gntnducales de Saxe et celui de la Hesse-Électoraie. Le Wcaer traverse ensuite le royaume de Hanovre , le duché de Brunswick, le gouvernement prussien de Minden, le territoire de la république de Brème , sépare le grand -duché d'Oldenbourg de la préfecture hanovrienne de Stade, et entre ensuite dans la mer du Nord. La Fulda passe par Fulda et Cas*el; la Verra par Hildbourghaosen ; le Weser par Hameln, Minden, Brème. Ses principaux affluer»* i la droite sont: Y A lie r, qui reçoit VOcAer et le Leine; ce dernier passe par Gottingen et Hanoi re, et est grossi par l'Oder etl'Iunerste ; la V umme et la G es te; à la gauche, le Diemel%]n Delme elVHunt qui baigne Oldenbourg.

L'Elbe , qui naît en Bohème , traverse ce royaume , celui de Saxe , ensuite le territoire prussieu, touche ceux du royaume de Hanovre, des grands- duchés de Mecklenbourg-Schwerin et de Holsteio , traverse celui de la république de Hambourg et entre dans la mer du Nord. Ses principaux a ffluens à la droite sont: YElst «rr-iVoir (Schwarze-Elster), le Ha v e lr YE la* e , ]%Steekenitz, etc. A la gauche : la Mulde ; la S a aie f qui reçoit Yllm , VUnstrut grossi par la Géra et l'Helme, VElster- Blanc ( Weisse-Elsler) grossi par le Pleiss, et le Bode\ Yllm en au et YOste. La MER BALTIQUE reçoit :

Le Travr, qui baigne Lubeck et reçoit la Wackenitx à hi droite; il traverse le territoire de la république de Lubeck.

Le Warstow ou Warmr, qui baigne Rostock et reçoit le Nebel. Ce fleuve traverse le grand-duché de Mecklembourg-Schwerin.

La Recrxitz , qui traverse le territoire du grand-duché de Mecklembourg-Schwerin et la province prussienne de Poméranie.

L'Oder, le Reoa , le Persastz et autres appartieoneut à la partie germanique de la monarchie Prussienne. Voyez pour la partie supérieure de l'Oder l'empire d'Autriche.

CAJBAUX. La confédération Germanique a un petit nombre de canaux navigable»; ils appartiennent presque tous aux parties de son territoire comprise* dans les confins de l'empire d'Autriche et des monarchies Prussienne et Danoise. On les a indiqués dans ies articles correspondans. A l'égard des canaux des autres états de la Confédération, ils sont trop peu importait* pour mériter d'être mentionnés dans cet ouvrage. Nous ferons ce|>endaut observer qu'il est question depuis quelque temps d'exécuter le canal projeté par Charlcraague dans le but de joindre la Rednitz à l'Altmiihl et parce moyen le Danube au Rhin. 11 est aussi question d'ouvrir un autre canal qui partant de Kanstatt sur le Necker aboutirait à travers le R.iuhe-Alp à Ulm sur le Danube.

ZTHHOGRAPHU. Ne tenant pas compte du petit nombre de Bohémiens , de Grecs et $ Arméniens qui vivent dans quelques pays de la Confédération, on peut dire que tous ses habitans appartiennent aux quatre souches suivantes:

Souche germanique, qui comprend les Allemand* proprement dib» ; Deutsche) , ou Hauts-Allemands ( Ober- Deutsche subdivisés en un grand nombre de branches que l'auteur de l'Atlas ethnographique du globe, appuvé sur d'imposantes autorités, a cru pouvoir réduire aux trois suivantes: Rhr nanie n% , subdivisés en Bndois, ff'uiicmbetgmisy Rhênanivns

ABKÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.

proprement dits dans le cercle de Souabc et dans ta plus grande partie des cercles du Haut et du Bas-Rhin, etc.; Danubiens t qui comprennent les Bavarois , les Autrichiens , les Ty roliens , etc. ; et les Allemands de la Bohème et de la Moravie; Franconiens qui, outre les Franconiens proprement dits du ci-devant cercle de Franconie, embrassent aussi les Hessois et les Saxons de la partie méridionale du ci-devant cercle de la Hante-Saxe, dont le plus grand nombre vit dans le royaume de Saxe, la province prussienne de ce nom, le grand-duché et les duchés de Saxe, les duchés de Anhalt , etc. ; les Bas- Allemands ( Nieder- Deutsche ), subdivisés en S a a- ons proprement dits, qui comprennent les Hambourgeois , les ffo/steinois , les flandriens , etc.; Saxons orientaux, qui embrassent les Brandcbourgeois y les Poméraniens , les Mecklembourgeois ; ff cstphalicns ou Saxons occidentaux, avec lesquels il faut ranger les habitans de Brème , de YOst/rise, du grand -duché d'Oldenbourg, de la province prussienne de fVestphalie et de la plus grande partie du gouvernement prussien dvClcvcs-Bcrg-, les Frisons, réduits maintenant à un très petit nombre et vivant dans les îles Wangcroog, Schickeroog, Langeroog, Baltrim et Norderney dépendant de l'Ostfrise et dans le petit paysde Saterland dans le grand- duché d'Oldenbourg. La souche germanique comprend environ les quatre cinquièmes de la totalité des habitans de la Confédération.

SoticHK Slave, à laquelle appartient un cinquième environ des habitans de toute la Confédération. Les divisions principales sont: les Tchekhes ou Bohèmes, avec lesquels il faut ranger les Slovaques de Moravie et de Silésie; les Hannaques et autres peuplades dans la Moravie; les Polonais de la Silésie avec les Cassoubes de l'extrémité nord-est de la Poméranie, et peut-être les Slaves du duché d'Auscluvitz; les Sorabes ou Serbes de la Lusace et du cercle de Cotbus, nomme improprement JVendcn ; les tfindes, qui comprennent les Slaves de la Styric, de la Carniole, de la Carinthie et du ci-devant Frioul autrichien.

La Souchf. Gréco-Latine et la Souche Sémitique ne comprennent qu'une petite fraction de la masse des habitans de la Confédération; à la première appartiennent les Italiens du Tyrol-Italien, du Frioul ci-devant Autrichien et du territoire de Trieste, et les Français établis dans les contrées à la gauche du Rhin et ceux qui vivent épars dans des colonies dans le Brandebourg et ailleurs; à la seconde appartiennent les Juifs, dont le nombre est estimé par M. Hassel a 292,500 individus.

RELIGIONS* Le catholicisme , le luthéranisme et le calvinisme , sont les religions que professe la presque totalité des habitans de la Confédération. Elles jouissent dans tous les états de la plus grande liberté d'exercice. Nous avons déjà vu à la page 64 que les deux églises luthérienne et calviniste depuis quelques années se sont réunies dans presque tous les états de l'Allemagne et ont pris la dénomination commune d'église évangélique. Cette fusion fait tous les jours tant de progrès qued'ici a peu de temps il n'y aura plus de distinction entre ces deux églises dans aucun état. Nous la laissons cependant subsister dans les détails que nous allons donner à cause de son importance pour ITiietoire et la politique. On peut dire que plus de la moitié de la population professe la religion catholique ; que Yévangéhqur est professée par deux cinquièmes environ, tandis que le calvinisme pur ne compte qu'un petit nombre de partisans en comparaison des deux religions précédentes. Les prosélytes des différentes sectes répandues en Alle-

DESCRIFriON DE L'EUROPE.

magne, tels que les Frères Moraves, les Mennonites et autres sont trop peu nombreux pour mériter de figurer dans notre cadre. Nous avons vu les Juifs estimés à 291,500 par un savant statisticien. La religion catholique est professée par le plus grand nombre des ha bi Lins des provinces autrichiennes, du royaume de Bavière, du grand-duché de Bade, des principautés de Uohenzollern-llcchingen , Hohcnzollcrn-Sigmaringen , Liechtenstein et de tous ces autres états ecclésiastiques, qui ont été sécularises en i8o3. C'est aussi la religion que professent l'empereur d'Autriche, U s rois de Bavière et de Saxe, les princes de Hohcnznllcrn et de Liechtenstein et le duc d'Anhalt-Cœthen. La religion luthérienne est professée par le plus grand nombredeshabitans dansles provinces prussiennes, les royaumes de Hanovre, de Wurtemberg et de Sa\e,dans les grands duchés dcMcck, Icmbourg-Schwcrin et Strclitz, de Oldenbourg, de liesse, de Saxe-Wci • inar, dans les états des ducs de Saxe-Cobourg-Gotha , Saxe-Meiningen, Saxe-Altenbourg, Brunswick, des princes de Lippe-Schauenbourg, Schwar/bourg-Rudolstadt, Schwar/bourg-Sondcrshansen , Keoss-Greu, * Reuss-Schleiz, Rcuss-Lobcnstein-Ebersdorf,de Waldeek et dans les républiques de Lubeck, Hambourg, Brème et Francfort, ainsi que dans la seigneurie de Kniphausen. Le roi de Wurtemberg, les grands-ducs de Bade, <îe Hesse, d'Oldenbourg, de Mecklembourg, de Saxe-Weimar, les ducs de Saxe, de Brunswick, les princes de Rciiss, de Schwar/.bourg et de Waldeek professent cette religion. La religion calviniste est professée par le plus grand nombre des habitans des duchés de Nassau, d'Anhalt-Dessau, d'Anhalt-Bernbourg et d'Anhalt-Cœthen, de la principauté de Lippcf>etmold,de la Hesse électorale et du landgraviat de Hesse- Hombourg. \jc roi de Prusse, l'électeur de Hesse , le landgraviat de Hesse- Hombourg, le duc de Nassau, ceux de Anhalt-Dessau et Anhalt-Bernboun», les princes de Lippe et le seigneur deKniphausen professent cette religion.

GOUTZBjrZMENT. La confédération Germanique offre dans les \o états dont elle se compose presque toutes les nuances de gouvernement, depuis la démocratie jusqu'à l'autocratie. Nous croyons ne pouvoir mieux faire pour ne pas nous égarer dans ce labyrinthe de la géographie politique, que de suivre les distinctions faites par M. le baron de Malchns; nous ne saurions prendre de meilleur guide ni d'autorité plus imposante dans un snjet aussi difficile que délicat.

Tous les gouvernemens de la Confédération peuvent être rangés dans les deux catégories suivantes :

GOLYERÎÏEMENS MONARCHIQUES, où il faut distinguer : Le* AcTocfiATiis, auxquelles appartiennent le gouvernement du grand-duché de Oldeiilwurg, des principautés de Schwarzbourg-Sondershausen , de Hohenzollern-Sigmarîngm et de la Hesse-Électorale, du duché de Holstetn dépendant du Danemark, du landgraviat de Hesse-Hombourg et de la seigneurie de Kniphausen. Le* HovAtant* limitées , on M. de Malchûs distingue encore :

Les Monarchies limitées par une représentation nationale réelle 011 modifiée, comme les royaumes de Bavière et de ff'urtem/ferg , 1rs grands-duchés de Bade et de lieue , celui de Luxembourg , dépendant dn roi des i'a>s l'.as , et le duchr da Nassau, .

Les Monarchies limitées par une représentation partielle, c'està-dire par de sim pies états nationaux ou pro vin ciau \. Celte subdivision offre une foule «le uuaiicc< que noire cadre ne nous permet pas même d'indiquer. C'est dans cette classe que M. de Malchns range tons l«-s gouvei wmem monarchiques de la Conftdc-

AKKÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.

ration» qui n'appartiennent pas à la première classe. Il les distribue dans les trois catégories suivantes : I* Les pays de la Confédération compris dans t empire d' 'Autric/te , et dans ta monarchie Prussienne , le royaume de Hanovre, dépendant du roi d'Angleterre et celui de Saxe. 11° Le grand- duché de Saxe-Weimar , les duchés de Saxe-Cobourg-Gotha (à l'exception de la partie du ci-devant duché de Saxe-Gotha qu'on y a réunie dernièrement et qui appartient à la troisième catégorie ) , de Saxe Meiningcn-H'ddbourghausen , de Brunswick , les principautés de Waldeck , de Lippe- Detmold , de LippcSchauenbourg , de Schwarzbourg-Rudolstadt , de Liechtenstein; ces dix états offrent un gouvernement représentatif modifié, où la totalité de la population est toujours plus ou moins représentée. 111° Les grands-duchés de Mecklcmbourg-Schwerin et de Mecktembourg'Strelitx, le ci-devant duché de Saxe-Gotha , partagé dernièrement entre les trois autres, les duchés d'Anhalt-Dessau, Anhalt-Bernbourg et Anhalt-Cathen* et les trois principautés de Rcust- Sch/eiz, ReussGreiz et Reuss-Lobenslein-Ebersdorf ; ces neuf derniers n'offrent qu'une représentation de simples états.

GOUVKRNEMEîlS RÉPUBLICAINS. Cette classe ne comprend que les républiques de Lultcck , de Francfort , de Brème et de Hambourg.

ACTE FÉDÉRAX.La Confédération actuelle formait autrefois IEmpire germanique, qui avant la guerre de la révolution était divisé en neuf cercles: d' Autriche , de Bavière et de Souabe, au sud; de Franconie , du Haut-Rfiin et du Bas- Rhin, au milieu; de fVettphalic , de Haute-Saxe et de Basse- Saxe, au nord. Il y avait en outre des pays qui étaient censés former partie de l'empire sans appartenir à aucun cercle ; les principaux étaient le royaume de Bohême , la Silésic , la Moravie et la Lusace. Les Pays-Bas autrichiens , qui avaient forme le cercle de Bourgogne , u'étaient plus depuis long-temps regardés comme partie de l'empire. Les neuf cercles renfermaient une multitude d'états tant séculiers qu'ecclésiastiques de différente étendue et soumis à des princes indépendans les uns des autres, et 5i villes impériales qui formaient autant de républiques. Tous ces divers états, dont le nombre s'élevait à environ 3oo, étaient réunis pour les intérêts généraux sous un chef électif, qui portait le titre d'empereur d' Allemagne, Cette dignité depuis long- temps était devenue héréditaire dans la maison d'Autriche.

La paix de Luné ville (1801), qui confirma à la France la cession de la rive gauche du Rhin, apporta de grands changemens dans l'empire Germanique. Presque tous les états ecclésiastiques à la droite du Rhin furent sécularisés et on supprima toutes les villes impériales à l'exception de six. Ces pays furent donnés comme indemnité aux princes séculiers, qui avaient perdu des provinces à la gauche du Rhin. Les électorats de Trêves et de Cologne furent supprimés et on en créa quatre nouveaux, ceux de Sal^bourg , de Wurtemberg , de Bade et de Hessc-Casscl. Les villes libres qui restèrent furent: Hambourg, Lubeck , Brème, Francfort sur le Mein , Augsbourg et Nuremberg.

En 1806, peu de temps après la paix de Presbourg (i8o5), Y empire Germanique fut entièrement dissous et une grande partie des états qui le formaient se réunirent sous la protection de la France pour former la Confédération du Rhin. Les traités de Tilsit(i8o7)et de Vienne (1809) ajoutèrent de nouveaux états à cette fédération, qui en 181 3, époque de sa dissolution, en comptait 34, dont les principaux étaient le royaume de Saxe avec le grand-duché de Varsovie, les royaumes de Bavière, de Wurtemberg et de lVestphalie , les grands-duchés de Bade , de BergClèves , de Hesse-Danstarlt, de Wurrzbourg et de Francfort. Le souverain de ce dernier grandduché avait le titre de prince primat et présidait le collège des rois, composé

DESCMITION DE L'EUROPE.

des princes qui gouvernaient les états que tious venons de nommer. Les autres états beaucoup moins considérables formaient le collège des princes, qui était présidé par le duc de Nassau- Usingcn. Il comptait 24 états qui tous forment partie de la Confédération actuelle à l'exception de ceux de Massait- Weilbourg, de Lcycn , d' Isenbourg-Birstcin , de Reuss-Lobcnstcin et de Saxe Gotha, qui ont cessé d'exister, soit par (extinction de la maison régnante, comme Saxe-Gotha , Rcuss- Lobenstein , etc., soit pour avoir été agrégés comme princes médiats à d'autres étals, comme ceux de Leyen et d' Isenbourg-Birstein.

A la suite des évènemens qui en 1814 et 181 5 changèrent la face de l'Europe, il se forma à Vienne une nouvelle confédération qui prit le titre de CoTtFÉnÉaATioft germanique; c*c^ celle dont la description forme le sujet de ce chapitre. Sonbutest le maintien de la sûreté extérieure et intérieure de l'Allemagne, de l'indépendance et de l'inviolabilité des états confédérés. Par l'acte fédéral tous les membres sont égaux on droits; tous s'obligent également à maintenir dans toutes ses parties l'acte qui constitue leur union. Les affaires de la Confédération sont confiées à une diète fvdérative ordinaire dans laquelle tous les membres votent par leurs plénipotentiaires, soit individuellement, soit collectivement, de la manière suivante, sans préjudice de leur rang :

Autriche, 1 roi»; Prusse, i; Bavière, i; Saxe, i; Hanovre, i; Wurtemberg, i; Bade, t;

lies te- Electorale, i; grand-duché de Heste, i. Danemark , poor les duché» de HoUteio et de Laaenbonrg , 1 . Part-Bas , pour le grand-duché de Luxembourg , t. Maisons grand-ducale et ducalas de Saxe , 1 . Brunswick et Nassau, i.

Mrr Uf mbourg-Selmenn et Stretitz , x.

Holstetn- Oldenbourg , An fia U et Schwarzbourg , t.

HohenztiUern , Liechtenstein, Reuss, Lippe-Schaucnbourg et Lippe- Detmold , et ff 'aUeck, i. Heste-Hcmbourg , et le» ville» libres de Lubeck, Franc/art, Brème et Hambourg, t. Total des roi* de la diète ordinaire, 17.

L'Autriche préside à la diète fédérative. Chaque élat de la Confédération a le droit de faire des propositions et celui qui préside est tenu de les mettre en délibération dans un espace de temps donné.

Lorsqu'il s'agit des lois fondamentales à porter ou de changemens à •"aire dans les lois fondamentales de la Confédération, de mesures à prendre par rapport à l'acte fédéral même , d'institutions organiques , ou d'autres arrangemens d'un intérêt commun à adopter , la diète se forme en assemble générale , et dans ce cas la distribution des voix a lieu de la manière suivante calculée sur l'étendue respective des états individuels :

États oui ojrr chacun 4 voix. États qui o.vr chacun a voix.

Autriche . Brunswick,

f 'russe. MeckUmbourg-Schwerin.

Bavière. jVassau.

Saxe. États qui m'ont chacun qu'use vo*x.

Hanovre. Saxe- H^eirna r.

/rurtemberg. Saxe-Gotha.

État* qui oht chacun i voix. Saxe-Cobnurg.

Bade. Saxe-Meiningen.

Hesse-tlectoralc. Saxe-UdUbourghausen.

Grand-duchs de Heste. Mccklembourg-Slrehtz.

Hoistein et LauenboUrg. Holstcin-Oldenboing.

Ijutembou g Anhalt-Detsau.

la

États gcf h'owt chactjic qu'v*e voix.

Anhalt-Bernhourg. Reust , branche cadette.

Ankalt. Coethen. Lippe-Schauenbourg.

Schwarzbourg-Sondrrshausen. Lippe- DetmM.

Schwarzbourg-Rudalstadt. Lubeck.

HohentnlUrn-IIechingen. ' Francfort

Liechtenstein. Brème.

Hohenzollcm-Sigmaringen. Hambourg.

Waldeek* Hesse-Uombourg.

Reuss , brandi* aînée.

Total de» Toix de l'assemblée générale, 71.

Mais il est nécessaire de faire quelques observations qui nous paraissent indispensables pour se former une idée claire de l'organisation de la confédération Germanique. 1° Les deux principautés de Rcuss-Schleitf et de Rcuss-Lobenstein~Ebtrsdorf , dont se compose la branche cadette de la maison de Renss, n'ont qu'une seule voix dans la diète, quoiqu'elles forment deux états entièrement indépendant l'un de l'autre. 11° La voix de Saxt-C'Otha est maintenant possédée en commun pur les princes de la maison de Saxe qui ont hérité les pays qui formaient le duché de ce nom. 111° La seigneurie de Kniphausen, quoique déclarée état souverain, n'a pas de voix individuelle à la diète, mais elle doit joindre son contingent à celui du grand-duché-de Oldenbourg , dont le territoire l'environne.

La question si une affaire doit être discutée par l'assemblée générale, conformément aux principes ci-dessus établis, est décidée dans l'assemblée ordinaire, à la pluralité des voix.

La même assemblée prépare les projets de résolution qui doivent être portés à l'assemblée générale , et fournit à celles-ci tout ce qu'il faut pour les adopter ou les rejeter. On décide à la pluralité des voix, tant dans l'assemblée ordinaire que dans l'assemblée générale, avec la différence, toutefois , que dans la première il suffit de la pluralité absolue , tandis que dans l'autre les deux tiers des voix sont nécessaires pour former la pluralité. Lorsqu'il y a parité de voix dans l'assemblée ordinaire, le président décide la question. Cependant chaque fois qu'il s'agit d'acceptation ou de changement des lois fondamentales, d'institutions organiques , de droits individuels ou d'affaires de religion , la pluralité des voix ne suffit pas ni dans l'assemblée ordinaire ni dans l'assemblée générale. La diète est permanente. Elle peut cependant, lorsque les objets soumis à sa délibération se trouvent terminés, s'ajourner à une époque fixée, mais pas au-delà de quatre mois. Toutes les dispositions ultérieures relatives à l'ajournement et à l'expédition des affaires pressantes qui pourraient survenir pendant l'ajournement, sont réservées à la diète qui s'en occupe lors de la rédaction des lois organiques.

Les états de la Confédération s'engagent à défendre contre toute attaque, tant l'Allemagne entière que chaque état individuel de l'union et se garautissent mutuellement toutes celles de leurs possessions qui se trouvent comprises dans cette union. Lorsque la guerre est déclarée par la Confédération, aucun membre ne peut entamer de négociations particulières avec l'ennemi, ni faire la paix ou un armistice sans le consentement des autres. Les membres de la Confédération , tout en recevant le droit de former des alliances, s'obligent cependant à ne contracter aucun engagement qui serait dirigé contre la sûreté de la Confédération ou des états individuels qui la composent. Les états confédérés s'engagent de même h ne faire la guerre sous aucun prétexte et à ne point poursuivre leurs différends par la force des armes, mais à les soumettre à la diète. Celle-ci,

essaie, moyennant une commission, U voie île la médiation. Si elle ne réussit pas et qu'une sentence juridique devienne nécessaire, il v est pourvu par un jugement anstrvgal (austrégai instant) bien organisé, auquel les parties liligantes se soumettent sans appel.

AfiMXE FÉX> érativx et FORTERESSES. D'après les dispositions prises dans la diète en i8aa, l'armée fédérale forte de 3o 1,6^7 hommes, doit être fournie par les états de la Confédération à raison d'un soldat par 100 habitans. Cette armée est commandée par un général nommé par la diète, et est partagée dans les 10 corps suivans:

IloBlllif s

I, Il et III fournis par l'Autriche, formant un total de 94,811

IV. V et VI fourni» par la Prusse, formant un total de 79.^34

VII fourni par la Bavière 3 5, 600

VIII réparti en trois divisions , savoir :

Wurtemberg 1 3^)55

Bade. 10,000 Hesse grand-ducale, Hesse-Hocnbonrg, Hohcnzolfern , Liechtenstein

et Francfort. 7.543 Et formaut un total de 3t,3S5

IX réparti en detiK division», savoir :

Rovaume de Saxe avec Gotha, Meiomgen, Httdbour^liauRcn . Co-

bourg et les maisou» de Reuss i6,?4a

Hease-KJectorale , Luxembourg, Nassau, Saxe-Weim«r, les maisons

d'Anhalt et de Sclmarzbourg. 1 5,486 Et formant un total de 3i,«i36

X réparti en deux divisions , savoir :

Roy. de Hanovre avec Brunswick, Waldeck et les maisons de Lippe. 16^98 Holstein, les maisons de Mccklembourg, Oldenbourg , Kniphausc n,

et les républiques de Hambourg, Lubcck et Brunie. 1 '1,164 Et formant un total de a8,86«

Total général de l'année fédérale 3oi,«3;

La Confédération possède quelques villes regardées comme forteresses fédérales. Les trois principales sont : Luxembourg, dans le grand-duché de ce nom; les Prussiens ont le droit d'y former une partie de la garnison ; Mayence, appartenant au grand-duché de liesse , où les Autrichiens et les Prussiens ont le droit de former la garnison conjointement avec les Hessois; Landau , possédée et présidée par la Bavière. Il y a en outre les villes de Vlm, dans le royaume de Wurtemberg , de Gemetsluim et Hambourg, dans celui de Bavière, qui sont destinées à devenir forteresses fédérâtes; on a déjà fixé des sommes considérables pour la construction de leurs fortifications respectives.

On doit remarquer que la Confédération ne possède aucune flotte fédérale, quoiqu'elle possède quelques ports dans les états des princes qui en sont membres.

XJTDUSTRJDB* Depuis la seconde moitié du siècle dernier, les Alleont fait de très grands progrès dans toutes les branches de l'in- >; il n'y a presque pas de ville un peu considérable qui -ne se distingue par quelque fabrique ou quelque manufacture importante. Dans la description de l'empire d'Autriche et de la monarchie Prussienne, on a indiqué les principaux articles de l'industrie dans les provinces allemandes de ces deux états qui forment a elles seules plus de la moitié de cette va.ste contrée. Ici nous ne signalerons que les branches les plus im portantes de l'industrie des autres pays de la confédération Germanique. >oiis en ferons autant en parlant du commerce pour éviter les rcpéii-

tions. Les principaux articles sont : les toiles de la Lusace et du Brunswick; les toiles de coton du royaume de Saxe, surtout celles de Chemniz; les dentelles et les draps de cette même contrée; les ouvrages en bois de Nuremberg et Berchtcsgaden , dans îc royaume de Bavière, de Ruhla, dans le grand-duché de Saxe-Weimar , de Sonnenberg, dans le duché de Saxc- Meiningen; la cire et les bougies de Zelle, dans le royaume de Hanovre; le tabac de Leipzig et Nuremberg; la bière de la Bavière, de Brunswick et de Goslar ; les liqueurs de Manheim ; les voitures de Offenbach et de Hanau, dans la Hcsse électorale; les ouvrages en or et en argent d'Augsbourg, de Hanau et de Casscl; \es ouvrages en fer de plusieurs pays de la Saxe entre autres de Ruhla, Ohrdruff, etc., ceux du Harz, dans le Hanovre, de Schmalkalden, dans la Hesse électorale et ceux du royaume de Wurtemberg; les armes de Schmalkalden, Herzberg, dans le Harz, Olbernhau, dans l'Erzgcbirge, de Blasiencella et de Melis, dans la principauté de Gotha ; les montres deFùrlh et Augsbourg; les pendules en bois duSchwanwald; les miroirs de Cassel, de Fùrth, d'Amelieth près de Nienover, dans le royaume d'Hanovre; les instrumens de physique et de mathématiques de Munich; la porcelaine de Meissen , de Gotha et de Rudolstadt; la faïence de Brunswick et d'Elgersbourg, dans le Saxe-Gotha; les raffineries de sucre de Hambourg. On ne peut passer sous silence les immenses produits de la presse, si importons dans le royaume et les duchés de Saxe, dans le Hanovre, le Wurtemberg et la Bavière, où des villes très petites, ou tout au plus d'une étendue moyenne peuvent, tout bien calculé, rivaliser sous ce rapport avec les plus grandes villes de l'Europe , Londres et Paris exceptés; Leipzig, Munich^ Stuttgard, Gotha, Wcimar, Carlsruhc , Freybourg, Icna t Dresde , Gœttingen , Hanovre, Cassel, Francfort sur le Mein, Augsbourg et Hambourg se distinguent parmi les autres.

COMMERCE. Malgré les obstacles qu'opposent aux progrès du commerce la divisionde l'Allemagne en un grand nombre d'états, le* droits de péage et les réglemens difterens des douanes qui en sont les conséquences, son commerce est très actif et étendu; il le deviendra encore plus sans doute lorsque on aura entièrement mis en vigueur les arrangemens concertés depuis peu dans le traite d'alliance commerciale conclu à Cassel entre les royaumes de Hanovre et de Saxe, la Saxe ducale, la Hesse électorale, les princes de Brunswick, de Rcuss et de Schwarzbourg et les villes libres de Francfort et de Brème. Un traite de commerce sur un pied réciproque vient detre conclu entre la Prusse, la Bavière et le Wurtemberg et est mis à exécution depuis 1819. On doit ajouter que la compagnie Rhénane des Indes occidentales ( Rheinisch-Westindische Compagnie), fondée à Klbcrfeld, en 1821 , favorise puissamment le débit des productions du sol et de l'industrie de l'Allemagne septentrionale et occidentale, ainsi que l'autre Compagnie américaine de l'Elbe { Elb-Amerikanische- Compagnie), fondée à Leipzig, en i8a5, qui offre surtout un granddébouché aux fabriques de la Saxe et de la Bohème.

Outre les meilleurs produits des fabriques et des manufactures dont nous avons parlé, les principaux articles exportés par l'Allemagne sont : laine, grains, bois de construction, fer, plomb, étain, vitriol, miel , cire, cuirs, chevaux, bestiaux, soie de porc et autres articles bruts. Les principaux articles importés sont : vins, eau-dc- vie et liqueurs , poissons secs i t salés, fromage, peaux, goudron , huile de poisson, suif, cuir, potasse,

cuivre, fer, lin et autres produits bruts , sucre , café , thc, cacao, vanille , rhum , riz , épices , drogueries , coton et soie Le commerce de transit est très considérable et donne des gains immenses aux villes qui l'exercent.

Les principales places maritimes commerçantes sont : Hambourg , Lubeck , Brème, Enulen ; les principales places commerçantes de l'intérieur sont: Francfort, Leipzig , Augsbourg , Nuremberg , Brunswick , Hanovre , Cas sel 9 Munich , Caris ru he , DarmstaiÙ, fPcimarel les autres que nous avons nommés dans l'article industrie. La foire de Leipzig n'a pas d'égale sous le rapport du commerce de la librairie.

capitale. Francfort sur le Mein , chef-lieu de la république de ce nom, est censée être la capitale de toute la Confédération, puisque c'est le >iège de la diète et de tous les ambassadeurs des puissances étrangères auprès de ce corps qui représente la confédération Germanique.

DIVISION1 POLITIQUE. .Nous n'avons rien à ajouter à tout ce que nous avons dit dans les articles gouvernement et acte fédéral , auxquels nous renvoyons. Nous ferons seulement observer que dans la description que nous allons donner de la confédération Germanique, il ne sera point fait mention de tous les pays qui dépendent de l'empire d'Autriche et des monarchie* Prussienne, Néerlandaise et Danoise, parce qu'on les décrira avec les autres parties de ces quatre états; c'est ce que nous devrons faire |>our ne pas séparer des contrées qui dépendent d'un même souverain ; mais afin de faire connaître au lecteur la totalité des pays dont se compose l'Allemagne actuelle, nous allons indiquer dans le tableau ci-dessous tous les pays qui sont censés lui appartenir dans les territoires soumis aux quatre puissances que nous venons de uoramer.

TABLEAU du possessions Autrichiennes, Prussienne* i Danois».» et .Nim.i \>n\

COMMISES DAlfS LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.

Habitant.

Pais Autrichiens, h'arr/uduche d'Autriche, 1rs duchés de Salzbourg, de Styrie . de Carinthie , de Larmoie; le Fiùml ci-devant Autricliieu, le Littoral Allemand (territoire de Trieste); le comté du Trrtd a ver le forarlberg ; le royaume de Bohème; le margraviat de Moravie; la Silesie- Autrichienne ; le duché a* Auschuitz , qui eompreud le rercle de Mjsleuicc et partie de ceux, de Bortinia et Îicu-Saudec dans le royaume de G.tllicie.

Population à la (in de 18-26, environ 10,000,000

Pat» Prussiens, ht* provinces de Brandebourg, de Pomeranie, de Silesie , de Saxe, de Westphalic et du Rhin.

Population à la fin de 1826, environ <j,3oo,ooo

P»ys néerlandais. Le grand-duché de Luxembourg.

Population à la fin de i8a6, environ 392,001

P«ts Danois. Les duchés d'I/olstein et de Laueubourg.

Pofwtaticn à la fin de 1826, environ 44<'>°""

Nom rapellerons que le royaume de Hanovre appartient au roi d'Angleterre, qui lu fait gouverner pur un vire-roi.

superficie et POPULATION". La totalité de la confédération Germanique offre une superficie de 184,000 carrés; sa population absolue à la fin de 1826 s'élevait à environ 34,200,000 âmes.

PHXHCJCS MEDIATS. Nous croyons nécessaire d'offrir dans le tableau suivant les principaux élémens de la statistique des pays appartenant aux princes médiats séculiers; il complétera la description delà Confédération Germanique que nous allons donuer eu indiquant quels sont les principaux états de cette espèce qui ont cessé d'exister et quels sont les princes au territoire desquels ils ont été abrégés et de combien ils ont contribué a.

augmenter les forces et les ressources de ces derniers. On tic verra pas sans surprise que plusieurs de ces états médiats dépassent , pour l'étendue, la population et les revenus, plusieurs des états souverains de la Confédération actuelle. Nous empruntons ce tableau au savant statisticien Hassel; quoique publiés en 1827, la plupart de ses élémens se rapportent à quelques années antérieures, comme nous nous en sommes convaincu en comparant les populations de quelques principautés avec les populations correspondantes dans un tableau semblable, mais moins complet, publié par ce géographe dans son Statùtischer i /iirissen i8a3.0n doit remarquer que le Ûorin de convention ( conventions-gulden ) équivaut, selon le tableau de M. Greiff, à 1 francs et 58 centimes.

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