WESTPHALIE
Mubstrr Mujcstkr ; IVarendorf ; Ibbcnbûren. Les possession» des
prinrcs médiat» de Salni-Horstmar avec CcrsJ'eld, de Salm-Salm avec BachoU; d'Arenberg avec Recklinghausen.
Mihdln. Miodcn; Ueifunlrn ; Bielefeld ; Pa dtrbom.
Ar».:*sd>-Ri.. Arensberg; IJppstaJt 'en partie) ; Sitgen ; I/am; AU
tena ; Vnna; Soest; Dnrtrnund; Iserlohn. Les possessions des priuecs de Witgcusteiu, où se trouve Berlebourg.
PROVINCE RHENANE.
CoiAM^n»: Cologkf (Kceln) ; Dcutz; Bonn; Mùlheim.
Dussei.OoRF. Dmicldorf; Essen ; Mùthrim; Elhetfeld ; Barmen;
Isnnep ; Rade -vor dem Wald.- ; Remscheid ; So/ingrn ;
Duishurgx Emmerich; Crej'eld ; Xante n; ff'estd; Oèvrt;
Catcur; Gelclern.
Coni.tmr.. Coblcntz; E/irenbrriltlri/i; Fa\lendar\ Bifpart ; .7a-
drrnacU; Kreuznach; Welztar. Les postassions du prinre de Wicd-Neuwicd, où se trouve Xcuwud; «elles du |>rinec Sa I ras- lira 110 fels.
Alx-i.A-Cn\PEi.i.t. Aix-la-Chapelle; Burtscheid ; St>dberg; /■/j'en (J ù-
lirh) ; Darrn; Euyen; Monljoic ; Malmedy.
Trêves. Trêves (Trier); Saatlouis; Saarbràcken avec Saint-
Jolian ; Saarbourg.
ta. Berlin , bâtie sur les bords de la Sprée, au milieu d'une plaine sablonneuse. La Neustadt ou la Fille-Nouvelle , commencée par Fréderic-lc-Grand , est bâtie très régulièrement; son ensemble offre un aspect vraiment imposant. Des rues larges et bien alignées, plusieurs édifices publics et particuliers magnifiques , plusieurs belles places et un grand nombre de maisons élégantes justifient la réputation dont elle jouit. Berlin est la capitale de la monarchie, la résidence ordinaire du roi et la résidence d'un évéque évangélique; elle dépasse toutes les autres villes du royaume pour rétendue, l'industrie, le commerce et la population; cette dernière s'élevait a 220,000 âmes en 1 826 ; dans ce nombre on y comprenait aussi sa nombreuse garnison.
Parmi les nombreux édifices qui décorent cette capitale on remarque surtout : le palais du roi, vaste bâtiment, rangé parmi les plus belles résidences des monarques de l'Europe ; le palais de l'université; ceux de l'académie royale des sciences , du prince Charles , ci -devant palais des chevaliers de l'ordre de Saint-Jean ; le superbe bâtiment du nouveau musée qui vient d'être ouvert au public ; on y admire surtout les belles galeries de sculptures et des tableaux qui entourent une magnifique rotonde, dont la coupole est fermée par un immense vitrage; les écuries royales ; le théâtre de l'opéra, un des plus vastes de l'Europe, et le nouveau thédtrc wyal , remarquable surtout par sa magnifique et vaste salle de concert ; Yarsenal, un des plus vastes établissemens qui existent en ce genre et remarquable aussi par son architecture; la douane, la nouvelle monnaie. Plusieurs beaux palais appartiennent à des particuliers ; nous citerons ceux des princes SacAen, Hardenbcrg et Radzivil, et celui du comte de Schulemburg. Parmi
bâtiraens consacres an culte on distingue surtout : Y église de la garnison y qui est la plus grande de toutes; Y église de Suinte- Hedeivigc , construite sur le modèle du Panthéon de Rome; celle de Sainte- Ma rie t remarquable par sa tour élevée , et celle de Saint -Nicolas , par sa haute antiquité et ses ornemens gothiques; la cathédrale (I)om), dont les caveaux ont servi de sépulture à plusieurs princes de la maison rovale.
Berlin compte vingt-deux places , dont les plus belles sont les suivantes : la place Guillaume , ornée des statues en marbre des cinq grands capitaines de la guerre de sept ans, savoir Schwerin , Seidlitz, Keith , Winterfeld et Ziethen; la place de la Parade; la place Selle- Alliance cidevant Rondel; la place d Alexandre et celle des Gens d'armes. On doit aussi mentionner le Pont-Long (Lange-Briicke), orne de la magniûque statue du grand électeur Frédéric-Guillaume, et le Lustgarten , jolie place, avec celle du prince Léopold de Dessau; la /m rte de Brandenhurg , qui par sa forme et son architecture rappelle le propylée d'Athènes et sur laquelle on a replacé le fameux quadrige; les rues Fiédéric, Guillaume et Unter den Luiden (sous les tilleuls) réputées les plus belles de Berlin; cette dernière, ornée de six rangées de tilleuls est une des plus belles de l'Europe. Devant la porte de Halle on admire sur le Krcuzberg le magnifique Kritgsdenkmaid (monument de guerre) élevé en i8ao. A l'extrémité des Tilleuls, entre le château et la porte de Brandebourg, on construit actuellement un monument à la mémoire de Frédéric -le- Grand ; c'est une colonne surmontée de la statue colossale en fer de ce héros et semblable à celle de Trajan. On ne doit pas oublier les quatre jardins d'hiver, qui dans cette saison sont le rendez-vous de la bonne compagnie et le plus bel ornement de Berlin. Ce sont de vastes serres ou orangeries , échauffées par des poiles placés au dehors, et garnies de caisses d'orangers, de myrtes et de plantes de la Nouvelle-Hollande; on y trouve des tables dressées sous le feuillage pour les rafraîchissemens ; des journaux et des brochures, des salles de billard, un orchestre, un lecteur, un professeur et souvent même on y joue la comédie; le soir ces jardins sont illuminés.
La capitale de la monarchie Prussienne a un grand nombre d'établissemens littéraires parmi lesquels se distinguent : Y université , qui est une des premières de l'Europe; Yécole militaiiv; Yacadémie militaire de chirurgie et de médecine ; le séminaire pour les maîtres d'école ; le collège de Louise pour former les institutrices ; le gymnase de. Joachim , celui de Frédéric-Guillaume avec les écoles royales (Realschulen) et trois autres; Yécole rurale vétérinaire , une des plus célèbres de l'Europe ; Yécole des métiers , celle des beaux-arts; Yacadémie de chant; Y institut des sourds -muets , etc. , et une foule d'autres établissemens d'instruction publique. Viennent ensuite Yacadémie royale des sciences ; Yacadémie des beaux-arts et celle des sciences mécaniques et d'architecture ( mccchanische Wissenschaften und Bauktinst j, avec les écoles que nous avons déjà mentionnées ; la société d' /ustoire naturelle , celles de médecine et chirurgie, de physique, pharmacie et médecine ; les sociétés phitomathique et germanique ; celle de gèograp/ue;\& bibliothèque royale, une des plus riches de l'Êurope et plusieurs autres assez considérables; Yobscrvatoirc , le cabinet d'histoire naturelle, un des plus riches de l'Europe surtout pour Igs fiscaux et les poissons; le jardin botanique , qui est peut-être le plus riche qui existe; le cabinet de médailles , la galerie de tableaux et de statues au musée , etc. ; le musée
égyptien formé dernièrement par le roi régnant en achetant la belle collection recueillie dans ses voyages par le général Minutoli et celle bien plus considérable formée en Egypte par M. Passalacqua; cette dernière, très riche en objets relatifs aux usages religieux, civils et funéraires des anciens Egyptiens , en meubles et ustensiles de tout genre , est surtout remarquable par l'ensemble des objets découverts dans une chambre sépulcrale, dans laquelle ce jeune voyageur a |>énétré le premier. Ce tombeau, qui est sans contredit une des découvertes archéologiques les plus intéressantes faites de nos jours , se compose de trois grands cercueils en bois, concentriques ou emboîtés l'un dans l'autre, dont le dernier renfermait la momie d'un grand-prêtre. Les deux barques, peintes et sculptées en bois de sycomore, pourvues de .tous leurs agrès et surmontées de figuriues , trouvées dans la chambre sépulcrale, sont de la plus grande importance, parce qu'elles nous donnent une idée positive de la plus ancienue navigation sur le Nil, sur laquelle on n'avait que des transcriptions trop générales ou des peintures et des bas-reliefs sur les anciens manuscrits et sur les monumens qui laissaient encore beaucoup h désirer; ce sont des modèles précieux qui nous retracent fidèlement tous les détails de cérémonies en usage'chez les Egyptiens dans un convoi funèbre sur le Nil, ainsi que la construction des barques sur lesquelles on voyageait sur ce fleuve il y a trois mille ans et les manœuvres employés pour les conduire. On doit ajouter que si le musée égyptien de la capitale du Piémont se distingue de tous les autres par ses monumens historiques et celui du Louvre mentionné à la page i *ta , est supérieur aux autres par la richesse des matières, la magnifique collection de manuscrits sur papyrus et par quelque morceau de sculpture d'un intérêt sans égal , tels que le fameux zodiaque de Dendcrah, le tombeau de Rhamsès IV et la muraille numérique du temple de Karnac, véritable statistique en tableau deà revenus de l'Egypte pour trois époques comparées, le musée de Berlin les dépasse tous par le choix des objets relatifs aux usages de ce peuple reculé.
Hors de la porte de Brandebourg on trouve d'un roté le T/iierCarten qui est pour Berlin ce que sont le Prater pour Vienne et le bois de Boulogne pour Paris ; et de l'autre côté Y Exercir-Platz , espèce de Champ-de-Mars, où les troupes fout leurs manrpinres. Plus loin encore dans les environs immédiats et dans uu rayon d'environ ni milles on trouve : Strai.au, très petit village de 76 babitans, sur la Spréc, dont la pêche au mois d'août attire un grand nombre de personnes; plusieurs Berlinois y ont des maisons de campagne. Frakzossich-Buc&hou, petit endroit charmant, baliilé eu grande partie par uueculouiede Français. Schocxhausks, avec un château et un Jardin du roi. Charlottkrbocrg , sur la Sprée , petite ville de 5,ooo âmes , remarquable par !c magnifique palais royal bâti par Frédéric II, et par le beau mausolée élevé dans ses jardins en l'houueur de la reine Louise. SrAifDATi , forteresse importante, au confliieut de la Sprée a\ec le Ifavcl; pop. 7,000 âmes. Orai»ieî»bov;rc. , sur le Havel, remarquable par sa maison d'orphelins et sa grande fabrique d'acide sulfurique. Trgkl, par la belle maison de campagne des célèbres barons Alexandre et Guillaume de Humboldt. Korpiur, sur uuè île de la Sprée, avec un château, un beau jardin et environ 1,000 babitans.
Potsuam , sur le Havel , deuxième résidence royale, ville remarquable par l'imposante beauté des façades de ses maisons , par le inaguiGque château royal, par plusieurs beaux édifices, par son industrie, et par plusieurs établissemens littéraires et de bienfaisance. C'est le Versailles de la Prusse , le chef-lieu de la province de Brandelmurg et dt> gotivernemeut de son nom ; pop. 4 i,too âmes. Dans ses euvirons immédiats on trouve : le château de Sans-Soucis, séjour favori de Frédéric-le-Grand ; le Pa lais-Ne uf (Neu*Pa)ast) elle Palais de Marbre; ces trois maisons rovalcs ainsi que le jardin
JPTIOS DE L'ELROPF
doivent fixer l'attention particulière du voyageur; dans celui de Marbre qu'on regarde comme te plus beau, on voit uue salle immense tapissée de toute sorte de coquillages. Pfaucn In sel ( l'île des Paons) est remarquable par la belle maison royale de plan «lire, séjour favori de feu la reine Louise; les environs du lac où cette ile est située offrent un coup-d'oeil superbe; c'est une véritable oasis au milieu des sables de la Marche.
Le* autre» villes les plus remarquables de la province de Brandebourg sont : Branderoi kg , ville imjwrtanie p»r son école militaire, par son industrie, son commerce et sou antiquité; pop. environ i4,oooàmes. Francfort, sur l'Oder, chef-lieu et siège du tribunal d'appel du gouvernement de ce nom, assez belle ville industrieuse, dont le commerce est favorisé par trois foires et par les canaux qui font couiinuuiquer l'Oder avec la Vtstule et l'Elbe. Pop. au-dessus de 16,000 âmes.
Stetti* , sur l'Oder, capitale de la province de Poméranie et du gouvernement de ce nom, et siège de son tribunal d'anpcl. Elle a un gymnase, un observatoire, un séminaire pour les maîtres d'école et autres institut? littéraires et près de 28,000 habitans. Stettin est une ville forte et son port est un des premiers de la monarchie Prussienne.
Les antres villes les plus remarquables de cette province sont : Swi»emu*di , importante par son commerce et par son port, où s'arrêtent tous les gros bâti mens chargés pour Met tin ; pop. 4,000 âmes. Stramuho, par son port , son commerce et son bel arsenal ; pop. 16,000 âmes. Grs.ifswai.dr, petite ville d'environ 8,000 habitans, mais assez importante par son université et parce qu'elle est le siège de la cour suprême de justice da la province de Poméranie. Staruard, par ses élablissemens littéraires et son industrie; pop. 8,000 Ames.
B&eslau , au confluent de l'Ohlau avec l'Oder , ville très marchande et industrieuse , capitale de la province de Silésie et du gouvernement de son nom , siège du tribunal d appel de ce dernier, ainsi que d'un évéche catholique. \S université avec sa riche bibliothèque , le musée, V observatoire , le jardin botanique , Vamp hit ftédtre d'anatomie , les cabinets de médailles, de tableaux et d'antiquités , les écoles d'industrie , de sourds-muets , de chirurgie , d'accouchement ; le séminaire pour les maîtres d'école , et les deux gymnases, la société pour la civilisation patriotique (fur vaterla?ndische Cultur), la société d'histoire et d'antiquités de la Silésie, sont ses principaux établissemens littéraires. La cathédrale , d'une architecture gothique aussi hardie nue simple; la flèche de Sainte- Elisabeth ; les superbes bâtimens du ci-devant couvent des Augustins ; l'élégant palais de Schœnborn, autrefois Batzfeld; le palais épiscopal , le château royal, V hôtel du gouvernement , X hàtel-de-sville , X université , la douane, la bourse, Y hôtel de monnaie, sont les bâtimens les plus remarquables de cette ville, qui jouit du titre officiel de troisième capitale de la monarchie ; elle est réellement la seconde sous tous les rapports; sa population s'élève actuellement à plus de 83,ooo habitans.
Les autres villes les plus importantes de la Silésie sont : Brieo, par ses fabriques et sa population estimée à 1 3,000 âi.tes. Silrrrbcro , par ses superbes fortifications; pop. 2,000 Ames. Schwiidsitz , par son industrie, sa magnifique église catholique et sou hotel-deville ; pop. 11,000 Ames. Glatz , par sa force et son industrie ; pop. 9,000 «mes. Liechitz, chef-lieu du gouvernement de ce nom , remarquable par son école mi ù taire ; pop. 1 1,000 Ames. Goldrerg arec 7,000 habitans ; Grùsbrrg , avec 10,000 et Gorrlxtz avec 1 1,000, importantes par leur industrie; Gœrlitz l'est aussi par sa belle et vaste église paroissiale. Glocau, par ses fortifications et son commcrcc; pop. 13,000 âmes. Neissi, par ses fortifications et ses fabriques ; pop. presque 1 3^ 000 Ames.
Pose» (Poznan), jadis capitale de la Grande- Pologne et aujourd'hui
chef-lieu du grand-duché et du gouvernement de ce nom , ville assez grande et florissante par son commerce ranimé par ses trois foires annuelles, située sur la Wartha, siège de la cour supérieure de justice du grand-duché et résidence d'un archevêque qui a le titre de Poson-et-Gnesen. Elle possède un gymnase, une école de mt't'crs , un séminaire et autres établissemens litléraircs. La cathédrale et V hôtel -de ville sont ses édifices les plus remarquables. Depuis quelque temps on travaille à ses fortifications pour en faire une place de guerre. Sa population , qui a beaucoup augmenté dans ces dernières années, dépasse actuellement a5,ooo âmes.
Les autres villes les plus remarquables de celle province sont : Gif eshe (Gnicsno), regardée comme la plus ancienne ville de la Pologne ; on y Ucnl une foire célèbre et 1res renommée; pop. 5,ooo âmes. Fraustadt, avec 7,000 habitaus; Lissa (Leszico) et Rawitz chacune avec 9,000 hab., remarquables par leurs nombreuses fabriques de draps. Bromberg, chef-lieu du gouvernement de ce nom, avec un gymnase et autres établissemcns littéraires et plusieurs fabriques; pop. 8,000 âmes.
KoF.MGsnF.BG, sur le Prcgel, près de son embouchure , chef-lieu de la Prusse et du gouvernement de son nom , ainsi que du tribunal d'appel. Cest une grande ville avec des rues droites et généralement larges et plusieurs maisons bâties sur pilotis. Parmi ses nombreux établissemens littéraires nous nommerons V université , le jartlin botanique , le cabinet d' histoire naturelle, V observatoire , la bibliothèque publique de l'université, celle de IVallenroth , les deux gymnases , Yécolc des métiers, le séminaire pour les théologiens et pour les maîtres d'école , la société royale de littérature allemande. Ses plus beaux édifices sont : la salle de spectacle, la bourse, X hôtelde-ville de Knciphof, le cMteau avec sa tour très élevée , X arsenal et le salon moscovite, remarquable seulement par son immense étendue. Kœnigsberg fait un commerce considérable et possède une population qu'on porte à 70,000 âmes.
C'est à Pillau, petite ville de 5,ooo âmes, que s'arrêtent ou s'allègent les vaisseaux auxquels le peu de profondeur du Frischc-Half et du Pregel ne permet pas d'aller jusqu'à Kœnigsberg.
Dantzicr ( Danzig des Allemands et Gdansk des Polonais ) , près de l'embouchure de la Vistule, dans une situation charmante, mais bâtie irrégulièrement et sans goût. Ses édifices les plus remarquables sont : la cathédrale, X église de Sainte-Marie , X hôtel-de- ville , X arsenal et X Arthur - Saal. Parmi ses établissemens littéraires nous citerons : le gymnase académique, X institut royal de navigation, X école d'accouchement , celle des arts et de dessin , la société de physique et d'histoire naturelle avec un bel observatoire, la bibliothèque publique. Le port de Dantzick est le centre des exportations des produits de la Pologne. Cette ville possède plusieurs fabriques et est maintenant la première place maritime de commerce de la monarchie Prussienue et une de ses principales places fortes ; jadis capitale de la république de son nom , elle est aujourd'hui le chel-lieu d'un vaste gouvernement. Sa population , qui en 1814 était descendue audessous de 4°»ooo âmes, dépasse à présent 63,ooo âmes.
Les autres villes les plus remarquables de la Prusse sont : Elbihg , importante par son industrie et plus encore par son commerce; pop. ao.ooo âmes. Mariehbourg, par son magnifique château où résidaient autrefois les grands-maîtres de l'ordre Teutonique , et qui a été dernièrement restauré; pop. 5,ooo âmes. THonjf,par son tcole militaire, ses fartiGcal ions, son industrie et son commerre ; c'est la patrie de Copernic; pop. n,ooo
Ames. G rai dem, par son industrie et par ses fortifications; pop. 8,000 âmes. Mkmel , par son port très fréquenté et par son commerce; pop. 8,000 âiues. Bralhsbero, par son industrie et plus encore par son commerce; pop. 7,000 à rues. Timit, par son commerce et remarquable par le traité de paix conclu eutre la Russie, la Prua*c et Napoléon eu 1 807. Pop. u.uod Aines.
Magdebourg, sur l'Elbe, ville très forte, capitale de la province de Saxe et du gouvernement de sou nom; siège de son tribunal d'appel. La catludralc , avec ses deux tours très élevées ; X arsenal > la douane , le grand magasin ou entrepôt, et Vltôtel de* la faute sont ses bàtimens les plus dignes d'attention. Elle possède quelques ctal>lisscmens littéraires et sa po~ puiation s'élève à près de 43,000 habitans.
Les autres villes les plus remarquables de celte province sont : H a lui , importante par ses saliues, par son industrie et surtout par sa célèbre université, par d'autres nombreux et iiuportans établissemens littéraires ainsi que par la grande activité de ses presses; pop. ? 4,000 âme*. Halberstadt, par ses nombreuses fabriques cl sa superbe cathédrale ; pop. 1 5,ooo âme*. Quedi.ihbourg , par son industrie; pop. 1 1,000 âmes. Mersebourg, par pluiieur* beaux édiûces, par son commerce et parce qu elle est chef lieu d'un gouvernement; pop. to.ooo âmes. Naumbourg, siège du tribunal d'appel des gouvernemens de Mersebourg et d'Erfurt, importante par sou Acre, son commette et son industrie; pop. 9,000 âmes. Dans ses environs se trouve P foi ta ou S chut pfo rta , petit endroit reuommé dans toute l'Allemagne par sou collège célèbre, un des plus anciens de l'Europe, et d'où sortirent Wolf , Klopslock et autres grands hommes. EnrtiRT, chef-lieu du gouvernement de ce nom, assez. grande ville, mais peu peuplée, importante par ses nombreux établissement littéraires, par quelques beaux édifices parmi lesquels se distingue l 'église dt la Sainte- Vierge, dont la tour a une des plus grandes cloches qui existent, par son comment asse* florissaut , et par sa forte citadelle nommée Petersberg; pop. 22,000 âmes. Rordb acsejt , arec 10,000 habitans. Muliiauses avec 10,000, et Suhl avec 6,aoo, importantes par leur industrie et leur commerce.
M «îcsTEB , sur l'Aa, non loin de l'Ems, autrefois capitale de l'évêché souverain de ce pom et maintenant de la province de Westphalie et du gouvernement de son nom. Ville assez bien bâtie , siège d'un évéchc catholique et du tribunal d'appel du gouvernement. Son école supérieure île théologie pour les catholiques , qu'on pettt regarder comme une université pour cette faculté ; le gymnase , Vécolc vétérinaire et X école îles métiers , le jardût botanique et la bibliothèt/ue sont ses principaux établissemens littéraires. La cathédrale , X église de Saint- Lambert et le palais ci-devant èpitcopal sont ses édifices les plus remarquables; pop. presquo 18,000 habitans.
Les autres villes les plus remarquables de celte province sont : Mikdev , chef-lieu du gouvernement de ce nom et importante par ses nombreuses fabriques; pop. 10,000 âmes. Bi*urn.i>, renommée par ses toileries et par ses pipes en magnésie carbonatée connues sous le nom d'écume de mer; pop. presque 8,000 âmes. Paurrborn, siège du tribunal d'appel du gouvernement de Minden et d'unévêché; pop. 7,000 âmes environ. Hakm , remarquable |>ar ses toileries et tanneries , par ses établissemens littéraires et renommée par ses jambons; pop. presque 6,000 âmes. Dortmusd avec environ 5,ooo âmes , et Solvt avec 7,000 , importantes par leur industrie. Altewa avec 3,ooo âmes et Iserlohi» avec environ 6,000, remarquables par leurs nombreuses fabriques de Cl de fer, d'épingles , d'aiguilles à tricoter et autres articles de quincaillerie.
Cologne , sur la rive gauche du Rhin, autrefois capitale de l'électoral de ce nom et aujourd'hui de la province Rhénane; ville forte, industrieuse et très commerçante-, siège d'un archevêché catholique, de la cour «Tapp«l supérieure pour cette province. Le gymnase, X institut pour former
ABilÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
des maîtres d'école t et la haute école bourgeoise qu'on vient d'instituer pour l'enseignement des sciences nécessaires aux classes qui n'ont pas besoin d'études philologiques; une belle bibliothèque et autres instituts littéraires ajoutent à l'importance de cette ville, dont la population s'élève actuellement à 64,000 habitans. La cathédrale . qui est un des plus beaux édifices en ce genre de l'Allemagne, quoique inachevée; Y église de Saint- Géréon , avec sa coupole ; celle des Minorités , Y hôtel' de- ville , avec une double colonnade de marbre, et Y arsenal, sont les bâtimens qui méritent de préférence de fixer l'attention. On peut regarder cette ville comme la capitale de la partie occidentale de la monarchie Prussienne.
Kn décrivant un cercle d'environ 10 milles de rayon autour de Cologne on trouve plusieurs villes remarquables sous plus d'un rapport; nous nous bornerons à citer les suivantes :
Dùsseldorv, belle ville industrieuse, bâtie sur le Rhin et le Dusse), chef-lieu du gouvernement de son nom , siège d'un tribunal d'appel , avec une école polytechnique, un gymnase, une académie des sciences, un observatoire , une l>elle bibliothèque et des restes importans de la magnifique galerie de tableaux qui l'ornait autrefois et dont les plus beaux se trouvent à Munich, etc. , etc. Le château, Yé»lise collégiale, la grande caserne, la statue équestre de l'électeur palatin Guillaume et la grande rue de Neustadt méritent de fixer l'aitenliou. Pop. au-dessus de 37,000 Ames.
ËLBERFEf.o, sur le Wipper, jolie ville, que l'industrie a rendue depuis quelques années une des plus riches et de* plus commerçantes de toute l'Allemagne, et dont la population s'élève à a 8,000 âmes, (/est le siège de la compagnie rhénane des tndes-Occideulales , qui ne borne cependant pas à l'Amérique ses expéditions, mais qui depuis quelque temps an fait aussi pour les Indes-Orientales, pour la Malaisie (archipel Indien) et pour la Chine. Voyez à la page 180. Les toiles, les draps, les étoffes de soie et de coton, les dentelles , les rubans de fil , de soie et de laine , les boutons , les poiles en fontes et antres objets de quincaillerie occupent la plus grande partie de ses nombreux ouvriers. On pourrait regarder comme une partie d'Elbcrfcld , tant elle eu est voisine, ta florissante ville de Barmf.*, dont l'industrie rivalise avec la précédente; ce n'est à proprement parler qu'un assemblage de jolis villages situés le long du Wipper, et remplis de fabricans et de manufacturiers, que le roi vient d'élever au rang de ville. Sa population s'élève au-dessus de «0,000 âmes. Nous ajouterons que des calculs réecus portent à environ 5o millions de francs le produit annuel de l'industrie de ces deux villes réunies.
Lin hep , importante par ses manufactures de draps et par sa quincaillerie ; pop. 5,ooo Ames. Sou nom , renommée depuis long-temps par sa coutellerie, sa quincaillerie et surtout par ses fabriques d'armes blanches; pop. avec ses environs 10,000 Ames. Bomrx , remarquable par sa florissante université et par d'autres importans ctaWissemeus littéraires; pop. 12,000 âmes.
Coblentz, au confluent de la Moselle avec le Rhin, chef-lieu du gouvernement de ce nom. Le beau pont sur la Moselle , le château où résidaient les électeurs de Trêves i l'église de Notre-Dame , «relie de Saint- Castor et surtout les immenses travaux faits depuis quelques années pour rendre cette ville le boulevard de l'Allemagne et de la monarchie Prussienne du côté de la France, sont les objets qui méritent de préférence d'attirer l'attention. Ces dernières, qui forment un camp retranché susceptible de recevoir une nrim'e de 100,000 hommes, sont uniques dans leur genre, offrant les deux systèmes de Montalembcrt et de Carnot combinés ensemble. Coblentz est le siège du tribunal d'appel du gouvernement de son nom, et possède tin gymnase et quelques autres établissemens littéraires ; sa population s'élève au-dessus de 1 5, 000 âmes.
Dans ses environs on trouve : Lhiuhbreitstei:» , importante par ses fortifications qui
DESCRIPTION DK L'EUROPK.
eulreut dans le système de celles de Cobleotz ; pop. presque 3,ooo âmes. Ahdiri» ach f remarquable par plusieurs ruines curieuses, par ses volcans éteints, dout les tuf os sont employés eu Hollaude dans la constructiuu des digues; et par les énormes trains de bois de construction qui passent par cette ville pour descendre dans les Pays-Bas; pop. 3,ooo âmes. INeuwikd, par ses nombreuses fabriques de soie, de coton, et surtout par ses articles d'ébénislerie, usteusiles en fer-blanc et plusieurs objets de quincaillerie , aiuM que la belle collection d'antiquités appartenant au prince de Neuwied. On doit ajouter que cette grande industrie est due presque entièrement aux Ilerrnbutcrs qui s'y sont établis depuis long-temps et qui possèdeut la plupart de ses ctablissemeus. Malgré la petitesse de sa population qu'on ne porte qu'à 5, 000 âmes, Neuwied offre la réunion d'un grand nombre d'individus appartenant à presque toutes les sectes religieuses de l'Europe , vivant en paix et exerçant leur culte respectif avec la plus grande liberté.
Aix-la-Chapelle ( Âaclien des Allemands , Aquisgrana des Italiens), ci-devant ville impériale et maintenant chef-lieu du gouvernement de ce nom, ville assez bien bâtie, siège d'un évèquc et d'un tribunal d'appel. Le magnifique iuUel -de- ville et la cathédrale , bâtie par Charlcraagnc, sont les m on unions anciens les plus remarquables de eette ville, que cet empereur avait fait la capitale de son empire et où ses successeurs venaient pour se faire couronner. Aix-la-Chapelle s'est beaucoup embellie dans ces derniers temps. Parmi les beaux édifices qu'on v a élevés, on doit mentionner : le thédtre , dont on admire le magnifique fronton soutenu par huit colonnes colossales et orné d'anciennes sculptures; le superbe bdtiment des bains dont la belle rotonde reçoit les jets de X Elisen-bmnnen ( la source d'Heloïse ) , fréquenté par un nombre immense de baigneurs ; la bourse . et la redoute. Cette ville possède un gymnase , une école ries métiers, une colleetmn de modèles relatifs aux arts et à l'industrie et une galerie de taidéaux. Aix-la-Chapelle se distingue aussi avantageusement par ses nombreuses fabriques de cotonnades, d'indiennes, son horlogerie, son orfèvrerie, sa carrosserie et sa quincaillerie, qui alimentent un commerce étendu. Ses sources minérales y attirent tous les ans plusieurs milliers d'étrangers. C'est dans ses murs que fut conclu le célèbre traité de paix de 1748 et qu'en 18 18 fut tenu le congrès qui porte son nom. Sa population en 1826 s'élevait déjà à 35,4»8 âmes.
Dans les environs immédiats ou trouve : Burtschiid, importante par ses eaux minérales , et par ses fabriques d'aiguilles et de draps; pop. 5,ooo âmes ; et plus loin Eurin ou Nk&o , importante par ses tanneries , ses papeteries et surtout par ses manufactures de draps ; pop. 1 1,000 âmes ; et Julixrs, par son antiquité , son industrie et par ses fortifications; pop. 4,000 âmes.
Les autres villes les plus importantes de la province Rhénane sont : Tafcvrs (Trier) , sur la Moselle , autrefois capitale de l'électorat et aujourd'hui du gouvernement de ce nom , assez jolie ville , remarquable surtout par les monumens et par les débris qui attestent son ancienne splendeur, lorsqu'au temps d'Auguste elle était la capitale de la première Gaule Belgique. Nous mentionnerons : le pont sur la Moselle construit a 8 ans avant Jésus- Christ ; la porte Noire (porta Martis) , vaste liâtimcnt moins remarquable par sa lourde architecture que par sa belle conservation , où l'on a réuni les objets d'antiquité trouvés dans la ville; une des portes des Thermes; la caserne qu'on regarde comme une partie du palais de Constantin , et qui parait être une dépendance des Thermes. Parmi les édifices modernes nous citerons la belle église gothique de Notre-Dame ; la cathédrale, avec *es autels et sa galerie de marbre; Y église de Saint-Siméon , que les antiquaires prétendent avoir servi de comices aux Gaulois et de capitule sous le régime des Romanis. Le gymnase, Y école normale, celle de musique, la société pour les recherches utiles, la collection des médailles et surtout la riche bibliothèque publique , sont les principaux établisMmens littéraires de cette ville , dont la population s'élève à 16,000 âmes. Vicuueui
ensuite : SAARnsnf.Ktîr , remarquable par ses forges, ses mines de houille et sa grande fabrication de tabatières de carton ; pop. 6,000 âmes. Saaklocis , par ses fortifications ; popf.
000 âmes. Kreuzïiacr, par ses salines, situées sur le territoire Hessois; pop. 8,000 âmes. Wetzlar , dans un territoire environné par les possessions de Hesse-Darimtadt et de Nassau ; elle a été pendant long-temps le siège d'une cour d'appel de l'empire Germanique ; pop. 5,ooo âmes. Dans ses environs on trouve près de 3 00 tombelles, qui diffèrent de celles de Ro&slebcn eu Saxe, parce que dans leurs chambres sépulcrales on n'a pas trouvé de squelettes.
Dans le gouvernement de Dtisseldorf on rencontre : Ntuss, petite ville importante par ses nombreuses fabriques , par son collège et par son commerce; pop. 7,000 âmes. Dtnsoouro, par son commerce, ses forges, ses manufactures de toile et de drap; pop. 5.000 âmes. Mmi.heim (sur le Ruhr ouRoer) , par son iudustrie et par l'exploitation de ses mines de houille ; pop. 6,000 âmes.
Crefelo, par «ou commerce et ses nombreuses fabriques de soie, de coton , de draps, dt autres qui emploient plusieurs milliers de personnes dans la ville et dans les environs ; pop. 16,000 âmes. Weskl, par ses nombreuses manufactures et surtout par ses fortiuratious; pop. i3,ooo âmes. Clèves, |>ar ses manufactures de flanelle, tissu de coton; par •es fonderies , etc. ; pop. 7,000 âmes. Xante* ou Sahter, par son industrie et surtout par sa vaste église gothique réputée une des plus belles de l'\llemagne, et par les antiquités romaiues qu'on y a trouvées et dout lu plus grande partie sont recueillies dans le beau musée appartenant à M. llouben; ses environs sont renommés par le Castra t 'etera, ancien emplacemeut d'un camp romain, et par la colonie Trajane, dont on aperçoit encore les restes sur plusieurs collines , murs et canaux ; pop. 3,ooo âmes environ.
POSSESSION*. Les rapports intimes qui lient le canton de Ncufchâtef à la confédération Suisse, les grands privilèges dont il jouit, et sa position géographique relativement aux autres parties de la monarchie , nous ont engagé à le décrire avec la Suisse, dont il forme une partie intégrante, malgré sa dépendance du roi de Prusse. Voyez au* pages i65, 168, etc.
MONARCHIE NEERLANDAISE^
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale, entre o" i5' et 4° /|8'. Latitude, entre '4o° 27' et 53° *6\
DIMENSIONS. Plus grande longueur; depuis la frontière méridionale au sud de Chimay jusqu'à l'embouchure de l'Ems au nord de Delfzyl , 2 36 milles. Plus grande largeur; depuis Furncs dans la West-Flandre jusqu'à l'Our au nord-est de Clervaux clans le grand-duché de Luxembourg, i/4'i milles.
CONTINS. Au nord, la mer du Nord. A Y est, la confédération Germanique ( le royaume de Hanovre, les provinces prussiennes de Westphalie , et du Rhin). Au sud , la monarchie Française (les départemens de la Moselle, des Ardcnnes et du Nord ). A Youest , la mer du Nord.
PATS. Le royaume actuel des Pays-Bas se compose de cinq parties que nous croyons devoir distinguer avec quelques détails à cause des circonstances extraordinaires où se trouve cet état; ces parties sont : i° Les Pays qui formaient les sept républiques ou provinces souveraines étroitement liguées entre elles; on les appelait communément les VII Provinces-Unies; quelquefois, mais improprement, la Hollande du nom de la province la plus considérable ; ces sept republiques ou provinces étaient la Hollande , la Gueldre , la Zélande, YUtrcvht, la Frise, X 'Over^Yssel et !o Groningtte; la petite province de Drcnthe ne formait pas de république .
DESCRIPTION DK L'EUROPE/ 563
particulière , mais , selon Bùsching , elle était sous la protection de celle de Groningue.
a° Les Pats de la Généralité ou des États-GénEraux ainsi nommés, parce qu'avant été conquis par les Provinces -Unies pendant les guerres civiles des Pays-Bas, ils étaient administrés par les Etats-Généraux ; leurs habitans n'avaient aucune part au gouvernement ni aux privilèges dont jouissaient les VII provinces souveraines. Ces pays comprenaient le B râlant Septentrional et plusieurs districts où se trouvaient les villes de Bois-le- Duc , Oosterhout , Tilburg , Eindluwen, Helmont , Osch , Grave, Kuik , Ravenstcin, Meck , Breda, Wllcrnstadt , Steenbergen , Berg-op- Zoo/n et les forts de Lillo et de Kruischanz ; le dix trie t de Mur s trie ht aveQ Mae strie ht et le petit comté de Vrohenhovc; un partis du duché de L imbourg, où se trouvaient fnlkcnbourg ou Faurptemont , Dalcm et Gulpen ; une partie de la G ueldre- Supérieure , où étaient f'eidu et le tort de Stefanswerd ; une partie de la Flandre où étaient situés Sluis ou X Écluse, Aardenburg, Yscndyk sur l'île Kadzand, Hulst , Axel et Sas-de-Gand.
3° Les Pays-Bas Autrichiens, ainsi nommés parce que depuis 171 \ ils appartenaient à la maison d'Autriche; ils renfermaient neuf des dixsept anciennes provinces des Pays-Bas, quoique, sous le rapport administratif, on n'en comptât que sept seulement, savoir: les comtés de Flandre y de Hainaut et de Namur; le duché de Brabant avec la seigneurie de Malines et le marquisat d'Anvers, les duchés de Limbourg et de Luxembourg et une portion du duc/it de Gucldre.
4° Les Pays qui formaient partie de l'empire Germanique; ils em« brassaient tout Xévéchê souverain de Liège et la plus grande partie de X abbaye souveraine de Stablo. Dans le premier on trouvait Liège, Hassclt , Saint- Trou ou Saint- Truyen , Looz, Tongrc ou Tongern , M'teseyk ou Maaseyk , fVcert ou iVccrdt , Fctviers, Spa , Huy , Dinant, Couvin , Florennes et Thuin.
5°. Les Pays qui appartenaient à la Franck; ce ne sont que des fractions de territoire cédées par cette puissance en i8tf>, savoir: Marienùourg , Phitippeville et Clùntay détachés du ci-devant Hainaut français, et $ le petit duché de Bouillon , du ci-devant gouvernement général de Metz.
HONTAGVES. On pourrait dire que cette contrée n'en a presque point, puisque celles qu'offre la partie méridionale sont si peu élevées qu'on pourrait les ranger parmi les collines. Quoi qu'il en soit , ces petites montagnes appartiennent au Système Gallo-Francique, et sont une dépendance de la chaîne des Ardennes. Les plus élevées se trouvent dans le grand-duché de Luxembourg, où leurs plus hauts sommets atteignent à peine la hauteur absolue de 3oo toises ; viennent ensuite celles des provinces de Liège, de Namur et du Hainaut. Voyez aux pages 85 et 8f>.
ILES* Même en ne tenant pas compte des îles formées par les travaux • des hommes, cette contrée en offre uu grand nombre. On peut les ranger en deux groupes : le Groupe Méridional, qui comprend les îles formées par les divers bras de la Meuse et de l'Escaut; le Groupe Septentrional, qui comprend les îles rangées à l'entrée du Zuyderzée et le long des côtes de la Frise. Kadzand, Nord et Sud-Beveland , Walchercn, Tholen , Schou~ uwr, Over-Ftakee, Voorn et Beyerland sont les plus considérables du
groupe méridional; rVœringen , Texel, Meland, Tcn-Schelling et Amelland méritent d'être mentionnées dans le groupe septentrional.
LACS. Les Pays-Bas en ont un grand nombre, surtout dans les provinces de Frise, Groningue et Over-Yssel; mais ils sont tous d'une petite étendue. Celui de Harlem, que l'usage décore du titre de mer, les dépasse tous de beaucoup. Les autres sont trop peu considérables pour mériter d'être mentionnés dans un traité aussi élémentaire que le nôtre. Les trois provinces que nous venons de nommer, celle de Drenthe et la Hollande-Septentrionale ont un grand nombre de marais, dont plusieurs très étendus. Le Botirtang, dans les provinces de Groningue et de Drenthe, et le Pcel dans le Brabant-Septentrional et le Limbourg, paraissent être les plus grands. Ou en a desséché quelques-uns : on appelle polders ^ leur ancien fonds. La ci-devant mer de Narden offre un des polders les plus considérables, ainsi que les deux rives de l'Escaut vers ses embouchures; sur ces derniers il règne des lièvres connues dans le pays sous le nom de maladie des polders.
ruuvzs. Les Pays-Bas sont peut-être la contrée de l'Europe qui offre relativement à son étendue le plus grand nombre de fleuves. Ils ont tous leur embouchure dans la mer du Nord, à l'exception de deux branches du Rhin et de quelques petites rivières qui se rendent dans le Zuyder/.éc. Nous tracerons le cours des principaux du sud au nord.
L'Escaut (Schelde) sort du territoire français, traverse le Hainaut, la Flandre- Orientale, et sépare celle-ci de la province d'Anvers, et , après avoir baigné Tournay , Gand, Dcudcrmondc, Anvers et les forts de Liilo et de Balh. se partage en deux branches : l'OccinEXTALB, dit aussi liorr, et TOrientalk; elle* forment plusieurs des îles dont se compose la Zélande. Ses principaux afOuens sont à la droite : la De rider; la Ruppely formée par la réunion de la DyU et des Dcux-Nethes; la DyU passe par Louvain et Maliiics, et reçoit la Senne à la gauche qui passe par Bruxelles. I<e principal affluent de l'Lscaut à la gauche est la Lys, qui baigne Min in, Courtray et Gaud.
La Mfccst (Maas) sort également «le France, traverse les provinces de Namur, Liège , Limbourg , Gueldre , touche le Brabant-Septentrional et la Hollande-Méridionale, baigne Namur, Liège, Maeslricht, Roermonde, Venlo, et après avoir formé un grand I nombre de bras , se jette par deux embouchures principales dans la mer du Nord. Ses principaux affluons sont, à la droite, YOurthe et la Roer ; à la gauche, la Sambre; celle dernière baigne Cliarleroi. Il faul aussi observer que la Meuse reçoit à la droite le Wahal et le Lkcr, qui sont les deux branches principales du Rhin , et qu'elle prend le nom de Muiwe après sa jonction avec le Wahal , dénomination qu'elle perd ensuite pour reprendre son premier nom vers son embouchure septentrionale; celte branche baigne Rotterdam , Schiedam et Brielle. Uu partie de sa branche méridionale reçoit aussi dans le pays la déuominalion de Moerdyx , du village de ce nom, situé dans le Urabant- Septentrional où l'on passe ce fleuve sur des pontons ; celle-ci baigne Hclvoclsluis.
Le Rhot sort de l'Allemagne, et à peine entré dans le royaume se partage en deux bras : celui de la gauche prend le nom de Wahal , court à l'ouest , passe par Nimègue et se réunit à la Meuse; le bras droit se divise au-dessus d'Aruhem eu deux autres; celui de droite ou I Ysskl, va au Nord, baigne Uocshurg, Zuphlen , Deventcr , reçoit une petite • rivière nommée Y s sel qui vient de la Wcslphalie et se jetlc dans le Zuydenée; le bras gauche qui conserve le nom de Rmx envoie à Wyk-by-Duerstede une autre branche nommée Lecr , à la Meuse , tandis que le Rhin , appauvri par tant de partages , se dirige au nord vers Utrecht , où il détache encore un de ses bras qui sous le nom de Vxcht entre à Muideu dans le Zuyderséc. Enfin le véritable Rhin court vers l'ouest à Lcyde, où il n'a plus que la largeur d'uu graud fossé, et parvient au village de Katwyk , où depuis 1M07 01 lui a frayé une embouchure que les sables avalent obstruée depuis long- temps. La
sCRIPTloN l>I I I 11ROPE
Moselle un des aflluens du Kliiu, ru- lait que loucher |>eudant quelques nulles la frontu re méridionale du royaume.
Le HuMse, petite rivière qui traverse les provinces de Dreutlie et de («rotuuguc, baigne Grouiugue et entre dans le golfe de Lauurr/ee.
L'Eus, dont l'embouchure seule touche le royaume.
CANAUX. Notre cadre ne nous permet pas d'entrer dans les détails qu'exigerait la description des nombreux canaux qui coupent dans toutes les directions ce royaume, surtout les Provinces-Septentrionales. Nous nous bornerons a faire mention des suivans, comme des plus remarquables; le canal du Xord, dans la Hollande, un des plus beaux ouvrages qui existe en ce genre, entrepris et aclievé sous le règne actuel , pour former la communication directe entre Amsterdam et le port du llelder; son exécution a coûté des sommes ér.ormcs ; le canal du Mord de la Bcl^ii/ue , commence pendant la domination française et achevé dernièrement dans la partie renfermée dans le royaume; il unit l'Escaut à la Meuse, ou Anvers à Venloo; il devait aller jusqu'à Neuss sur le Rhin; le canal de Liège, auquel on travaille, et qui doit unir cette ville à Wasseï billig, petit endroit sur la Moselle; le canal de Morts à Confié, ouvert en 1 8 1 4 * le canal de Biujcc lies , qui établit la communication entre cette ville et Anvers; on l'élargit en ce moment; le canal de Tetneit.se , qui de Garni va à Terneiise; ci U- canal ef Oitcnde f qui joint ce port de mer avec Gand en passant par Bruges ;e'est un des plus remarquables et des plus anciens; enfui relui qui , en passant par Gmninguc et Lecuivardcn , s'étend depuis l'Ems jusqu'à ilarlin^en sur le Zuyderzée. Dans les Provinces-Septentrionales et surtout dans les deux Hollandes les \ ilies communiquent par des canaux comme elles communiquent ailleurs par des routes; ers canaux sont parcourus par des barque-, qui passent à des heures établies et y remplacent assez généralement les diligences. Mais on ne saurait passer sous silence un autre genre de construction hydraulique qui est de la plus grande importance pour ces mêmes provinces, et qui forme un de leurs principaux traits caractéristiques; nous voulons parler des fameuses digues réparées tous les ans avec <l. s Irais énormes, pour proléger contre les I meurs de la mer du Nord el du Zaydenée, la Zélande, la Frise, U Groningue et uiu partie de la Hollande , dont le sol est considérablement au-dessous du niveau de ces <1( u\ mers. Ne pouvant pas nommer tous ces ouvrages étonnaus créés par le géuie de l'homme, nous nous bornerons a citer la digue de // ' e.\t-( 'ujjjscl a la pointe occidentale de l'île de AValcheren, regardée comme la plus merveilleuse de u s j« tées artificielle-.
ETHNOGAATHU. Tous les liahitaus du royaume appartiennent à trois souci I- a principales. Le plus grand nombre appartient à la Souche Ge&xaxique , cpii comprend trois peuples principaux : lesiYVrr landais , subdivisés en Hollandais dans les ci-devant VII Provinces-Unies , les FUt- ///>//«y.\tdansla plus grande partie des Provinces Belgique*; les Allemand* , dans une partie »1< « provinces de Limbourg et de Luxembourg; et les frisons , dans quelques parties de la Frise .et des îles qui en dépendent \ ient ensuite la souche Greco-Latiwe, à laquelle appartiennent les / niions qui parlent un dialecte du français, et les Flamands - Fi ançais qui en parlent un autre; ils habitent les provinces de Hainaut, Liège, Namur, partie diu Brabant-Méridional , du Luxcmboug et du Limbourg. La Soncu Sémitique ne comprend que les Juifs , qui forment une petite
fraction de la population du royaume; un grand nombre est originaire du Portugal; ils se distinguent généralement des autres par leurs richesses.
RELIGION* Tous les Cultes sont professés librement dans le royaume, qui ne reconnaît point de religion dominante. Le plus grand nombre des habitans professe la religion catholique ; viennent ensuite les calvinistes, qui sont les plus nombreux dans les ci -devant VII Provinces-Unies; le roi et sa famille sont attachés à cette religion. Les luthériens occupent le troisième rang quant au nombre. Après eux viennent les mennonites , les juifs, les remontrons et autres prosélytes dont le nombre est encore plus petit.
GOUTER NEHEVT. Il est constitutionnel et ressemble beaucoup à celui de France. Le roi partage le pouvoir législatif avec les États-Généraux , divisés en deux chambres :1a première chambre composée de f\o à 60 membres nommés à vie par le roi , parmi les personnes les plus distinguées par leurs services, leur naissance ou leur fortune; la seconde chambre composée de 110 députés nommés par les provinces. Les états-généraux s'assemblent au moins une fois Tan. La constitution assure et garantit à tous les citoyens les mêmes droits. Chaque province a ses états particuliers, composés démembres élus par les trois ordres de l'état, qui sont la noblesse ou Y ordre équestre, Y ordre des villes et Y ordre des campagnes. Ils s'assemblent au moins une (ois Tan , et chaque fois qu'ils sont convoqués par le roi. Le gouvernement des colonies appartient exclusivement au roi.
FORTERESSES et FORTS 3UEIT AIRES. Aucun pays n'a autant de forteresses relativement à son étendue, puisque ce petit royaume n'en compte pas moins de 4 7. Maestricht, Anvers, Mon s, Bteda, Berg-op-Zoom , Bois-lc-Duc , Marienbourg, Philippeville , Flessinguc, Le Hclder, Ccevorden , Namur, Charlcroi , Tournay , sont les principales. Nous ne parlons pas de Luxembourg, parce que cetle ville sous le rapport militaire appartient à la confédération Germanique. Voyez à la page 179.
Les principaux ports et chantiers militaires sont : Amsterdam avec 3/<?demblik; le Texcl et JScw-Diep ; Rotterdam avec Hclvoct-Sluis ; Flessinguc avec Anvers.
INDUSTRIE* Ce royaume est un des pays du monde où l'industrie fait d'année en année le plus de progrès. Les toiles de Hollande et de Flandre; les dentelles de Bruxelles, Malines, Bruges, Gand, etc., etc.; les cotons imprimés de Gand, de Bruxelles et plusieurs autres villes; les tapis de Tournay, pour lesquels Rubens, Raphaël et plusieurs autres grands peintres italiens ont fait les cartons; la céruse d'Amsterdam, Rotterdam, Schiedam, Dordrecht, Utrecht, etc., etc., qui est encore supérieure à celle fabriquée dans tous les autres pays ; le borax et le salpêtre d'Amsterdam ; la cirerie de Harlem; le genièvre de Schiedam, Gouda et Amersfort; le vermillon d'Amsterdam, que depuis long-temps on a essayé en vain d'imiter dans différens pays; les blanchisseries de Harlem, dont la réputation s'est répandue dans toutes les parties du monde et n'ont été encore surpassées nulle part , et celles de Courtrai qui jouissent d'une grande célébrité; les papiers de la Hollande-Septentrionale, surtout ceux de Zaardam et parmi les papiers des Provinces Méridionales ceux des environs de Liège; les draps de Vervicrs, de Leyde et de Malines; les carrosses de Bruxelles; les étoffes de soie de Harlem, d 'Utrecht et surtout les velours de cette dernière ville; les tanneries de Maestricht, Liège et Gand ; les fabriques de tabac d'Amsterdam et Rotterdam; la fnience de Tournay
et de Delft; les pipes de Gouda; les aiguilles de Rotterdam et de Bois-le- Duc; les fabriques d'armes et la coutellerie de Liège et de Namur; les raffineries tic sucre d'Amsterdam, Rotterdam et Dordrecht, et parmi lesquelles celles d'Amsterdam seulement travaillent au-delà de 40 millions de livres par au; Y orfèvrerie de Gand , Bruxelles et Anvers; les livres et gravures de Bruxelles et d'Amsterdam; la belle taille de diarnans de cette dernière ville; les ouvrages en fer , acier, cuivre et laiton de Namur et Liège, et une foule d'autres objets démontrent l'active industrie des habitans de ce royaume.
COMMinci, Les ci-devant VII Provinces-Unies ne se trouvent plus en possession du commerce du monde comme autrefois. La cause en est due à la concurrence des autres nations commerçante», aux évènemens qui se sont succédés et à la perte de plusieurs centaines de millions qui s'en est suivie. Quoique le commerce soit bien déchu en comparaison du ce qu'il était dans le xvic siècle, il est encore très considérable, et il s'est beaucoup relevé depuis la restauration. On doit ajouter qu'aucune partie du globe, l'Angleterre seule exceptée, n'offre relativement à son étendue plus de capitaux que ces provinces; leurs habitans possèdent 3,400,000,000 de francs chez diiferens peuples, ce qui les met en état d'entreprendre les affaires commerciales les plus étendues et les plus importantes. Le commerce des Provinces Méridionales a pris aussi un grand développement dans ces dernières années, et il augmente tous les ans en suivant les progrès toujours croissans de leurs fabriques et de leur navigation. Les principales importations du royaume consistent en grains, sels, vins , bois de construction, bœufs maigres pour y être engraissés , chitfons, fer et une foule d'autres objets qui sont les matières premières de plusieurs manufactures , outre plusieurs autres articles fabriqués que l'on importe pour eu faire le commerce de commission. Ce dernier est encore très important ainsi que le c/iange, qui donne un bénéfice annuel très considérable aux banquiers de ce royaume. On doit aussi ajouter que si le commerce de fleurs continue de conserver une très grande importance, la pèche de la baleine et du hareng n'est que l'ombre du passe, quoiqu'elle ne soit pas pour cela délaissée. Mais on ne saurait passer sons silence une autre branche de commerce qui de nos jours est devenue très importante surtout dans les provinces méridionales ; nous voulons parler de l'immense accroissement qu'y a pris le commerce de librairie , surtout à Bruxelles où un seul de ses nombreux ateliers d'imprimerie fournit aujourd'hui dans une semaine autant que produisaient toutes les presses réunies de cette ville dans une année pendant la domination française. Cet état d'extraordinaire prospérité à fait naître des inquiétudes fondées chez les libraires français, qui ont cru devoir lui opposer une ligue et des capitaux considérables.
Les principales exportations consistent en toiles, fromage, beurre, poissons sales, papier, viande salée, épiceries et autres articles des Indes- Orientales et Occidentales; garance dont la seule exportation pour l'Angleterre a dépassé dernièrement la valeur de 4 millions de francs; tabac, dentelles, draps, armes, couteaux, houille, pipes à fumer, fer, fleurs, hui/es, genièvre, semences, peaux, borax et camphre.
Les principales villes commerçantes du royaume, dans I'intérieur, sont : Briureltc s , Gand, Liège, Namur, Tourna/* ¥ 'près , Mons , Louvain , frrvicrs, Malines et Utrecht ; parmi celles qui ont des ports ou qu'on peut
considérer comme villes maritimes, on distingue : Amsterdam , Anvers , Rottcrtlam , Middelbourg , Flessingne, Ostende , Bruges, Bricl , Dordirehty Enkhuizen y Zierikzee et Groninguc.
▼H»ue CAPITALE. La capitale du royaume n'est pas encore déterminée. Amsterdam en est la ville principale; La Haye et Bruxelles en deviennent alternativement tous les ans la capitale réelle, puisque au commencement d'octobre, le roi, la cour, les chambres et les administrations générales passent de Tune de ces villes à l'autre.
DIVISION ADMINISTRATIVE. Tout le royaume est divisé en dixhuit provinces subdivisées en districts et ceux-ci en cantons. La province de Hollande , relativement à son administration intérieure, est subdivisée en Hollande- Méridionale et en Hollande-Septentrionale. La province de Luxembourg est décorée du titre de grand-duché , et appartient au roi, qui, dans sa qualité de grand-duc de Luxembourg, est membre de la confédération Germanique. Voyez aux pages 177 et suivantes.
Après les évènemens qui viennent d'avoir lieu à Bruxelles ( septembre i83o), et la séparation des Provinces-Méridionales qui en fut la conséquence, nous croyons devoir sortir du cadre que nous avons adopté pour tous les autres états, afin d'offrir au lecteur le moyen facile de connaître les principales ressources de chaque province de ce royaume et de la classer avec la partie principale à laquelle elle devra appartenir lorsque la grande question qui s'agite actuellement sera décidée. Le tableau suivant présente les dix-huit provinces du royaume partagées en deux grandes divisions : les Provinces Septentrionales, qui comprennent non-seulement les ci-devant VII Provinces- Unies, mais aussi la partie la plus grande et la plus importante des ci-devant Pays de la Généralité (voyez aux pages 264 et 26T»); le territoire de ces derniers forme, à quelques petites exceptions près, un tout contign et touche au territoire des anciennes provinces souveraines; les Provinces Méridionales ou Belgique», qui comprennent les ci-devant Pays-Bas Autrichiens , les pays qui dépendaient de X empire Germanique et de la France, ainsi que les districts isolés compris dans les Pays de la Généralité. Pour distinguer dans le tableau ces trois parties différentes on a ajouté un astérisque au nom des villes appartenant à ces derniers; on en a mis deux après le nom des lieux dépendant autrefois de l'empire Germanique, et trois après ceux des lieux autrefois soumis à U France. Mais comme tout le territoire du royaume a formé partie de l'empire Français, on a ajouté entre parenthèse au-dessous du nom de chaque province actuelle le nom du département français auquel correspondait en 181 1 sa partie principale. De cette manière tout lecteur pourra se former une idée précise des différentes divisions administratives et politiques de ces pays dans les trois époques principales de l'histoire moderne en 1789, en 1812 et en i83o, c'est-à-dire avant la mémorable révolution de France, au point culminant de la prépondérance française, et dans la crise actuelle; ici comme dans le tableau statistique de la France à la page 124, les chiffres mis après les noms des lieux indiquent en milliers leur population respective; on a exposé avec des fractions décimales les centaines d'habitans de tous les lieux dont la population est au-dessous d'un millier.