A II II KG K DK GÉOGRAPHIE
le roi de Naples régnant a même ie projet de faire servir ce lac comme d'un grand réservoir auquel aboutiraient les deux canaux navigables que l'on se propose d'ouvrir pour taire communiquer la Méditerranée avec la mer Adriatique. Nous ajouterons, comme une curiosité qui mérite d'être signalée, le petit canal de Castel-Gandol/o , dans l'Etat du Pape; c'est peut-être le canal de ce genre le plus ancien connu historiquement ; creusé par les Romains l'an 398 avant Jésus-Christ, on prétend qu'il n'a jamais eu besoin de réparation; il a 3 pieds et demi de largeur sur 6 de hauteur et 1,260 toises de longueur; il décharge les eaux du lac de Castel- Gandolfo situé près d'Albano.
C'est ici que nous croyons indispensable de faire mention des routes magnifiques qui, ouvertes à grands frais depuis le commencement du siècle, ont fait disparaître l'inconvénient qu'on reprochait à l'Italie d'étrtséquestrée du reste de l'Europe par des remparts a peine accessibles. Les superbes routes du Mont- Cents , du Simplon et du Stelvio, par les difficultés qu'il a fallu vaincre dans leur construction, par l'immensité des travaux d'art en murs de soutènement, en ponts et en galeries souterreines , sont justement rangées parmi les plus grands monumensque la main de l'homme ait encore produits en ce genre. La nature et l'art se disputent l'admiration du voyageur qui les parcourt; ils doivent être signalés dans la description d'une contrée qui plus que toute autre est riche en monumens. La nouvelle route de Oïlabre , qui, sur une ligne de plus de a5o milles, parcourt toute la partie méridionale du royaume de Naples, le plus souvent sur la crête des plus hautes montagnes et sur des fleuves ou des torrens indomptables et toujours funestes aux digues qu'on leur avait opposées pour les contenir ; la reconstruction de l'ancienne voie romaine qui conduit à Btint/es (Brindisi), en passant par Fondi, Bénevent et Bari ; les grandes et belles routes qui traversent dans les directions principales toute la Sicile, à laquelle des géographes peu instruits reprochent encore de manquer entièrement de grands chemins; la nouvelle route de Turin à Gènes, par un col beaucoup plus bas que celui de la Bochetta ; celle ouverte dernièrement entre Gènes et Livourne et dont on admire la superbe galerie entre Recco et Chiavari, non plus que celle qui conduit de Gènes à Nice, et la superbe roule que le grand-duc «le Toscane fait construire entre Livourne et Gmssetto, ne doivent pas être passées sous silence; ce sont des travaux pour le moins aussi importans que la construction de quelque canal à petites dimensions, que les géographes se plaisent à décrire avec les plus minutieux détails.
V04PUXATION. Population absolue, 1 1 , \ 00,000 habitans. Population relative, l'tSi habitans par mille carré. Voyez l'article Superficie, à la page 779.
ETHNOGRAPHIE. L'ftalie, dans les confins que nous venons de lui assigner , n'est habitée que par des Italiens qui appartiennent à la souciik G r k co- L ati w F.. Une petite f raction seulement de sa population se compose de peuples qui ne parlent pas l'italien; ce sont les l audois , dans les val lées de Lucerne, Angrogna et Saint -Martin dans l'intendance de Pinerolo dans le royaume Sarde; les prétendus Grecs du royaume des Deux- Siciles, qui sont réellement des colons .libanais; les véritables Grées, établis à Livourne, Trieste et Venise et dont une petite colonie existe en Corse dans les environs d'Ajaccio; les Catalans qui vivent à Alghero en Sardaigne; ces quatre peuples appartiennent à la souche sus-mentiounce.
DESCRIPTION UK L'El'HOM-.
Les Allemands des vu Communi ao nord de Vicencc, ceux des xiu Commun! dans le Véronais, ceux de la Val Stigana dans le Tyrol méridional et quelques autres milliers d'Allemands établis à Venise, dans la partie italienne du gouvernement de Trieste et dans quelques autres localités au sud des Alpes, appartiennent à la souche Germanique. Quelques milliers «le Slaves habitent dans la partie italienne du gouvernement de Trieste et sont compris dans la grande famille des peuples Slaves. Enfin, les Juifs, dont on a tant exagéré le nombre, et qu'on rencontre dans tontes les grandes villes et dans les places de commerce, et les Maltais, qui habitent les campagnes du groupe de Malte, sont des peuples qui appartiennent à la grande souche Skmitique.
&ZltIGXOnr. On peut dire (pie tous les Italiens professent la religion catholique , parce qu'il n'y a qu'une irès petite fraction de la population de l'Italie qui suive d'autres dogmes. Cette fraction est subdivisée en Faudois (Valdesi) , secte de protestons qui remonte jusqu'au xnr siècle, et dont les prosélytes vivent en Piémont dam les vallées de Lucerne, Angrogna et Saint-Martin; en Calvinistes et Luthériens établis dans les principales villes de commerce, et surtout a Venise, Trieste, 'IN' a pics et Livourne; en Grecs, qui se trouvent à Venise, Livourne , Trieste et dans le rôvaume drs Deux-Siciles; enfin en Juifs qui demeurent dans toutes les grandes villes et dans les places les plus commerçantes ; Rome , Livourne et Venise en offrent le plus grand nombre réuni.
GOUTZENEMENTi II est monarchique absolu dans tous les états, à l'exception de celui de Saint-Marin, où il est républicain. La Sardaigne a nn parlement formé par les trois ordres du royaume : I' 'ecclésiastique est regardé comme le premier; il comprend les évéques, les abbés et les chapitres; le militaire ou le second, compose de nobles; le troisième dit aussi royal, formé par les conseillers des sept villes du royaume; une junte de députés des trois ordres accorde au gouvernement tous les trois ans plusieurs contributions sous le titre de tlnnatiei (dons) dont le roi demande le renouvellement par des lettres circulaires. La Sicile depuis iHi5 n'a plus de parlement et est gouvernée absolument comme le royaume de Naples proprement dit. Le gouvernement de l'Etat du Pape est une monarchie absolue élective, dont le chef est choisi dans le collège des cardinaux.
DIDUSTRIE. Lorsqu'on veut être impartial il faut avouer que sous le rapport de l'industrie manufacturière , les Italiens, qui dans le moyen âge marchaient à la tête de la civilisation, sont, en général, restés en arrière des Français, des Anglais et des Allemands. Leurs villes cependant n'offrent pas le manque d'activité que plusieurs géographes étrangers se plaisent à leur supposer, et il v a même quelques parties qui , sons ce point de vue , peuvent rivaliser avec les pays les plus industrieux de l'Europe, surtout dans l'Italie-Aulrichienne; le royaume de Naples et l'Etat du Pape , pays que l'on accuse de manquer presque entièrement de manufactures, offrent même des localités qui se distinguent par une grande industrie ; nous les avons signalées dans la description des étals auxquels elles appartiennent. Ne tenant pa« compte des parties de l'Italie qui dépendent d'états étrangers et dont nous avons déjà parlé en les décrivant , on peut citer parmi les principales productions de l'industrie du reste de l'Italie: les étoffes de soie de Turin, Gênes, Lucques, Naples,
ARRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
Palerrae et Catania, d'Ancône, de Florence; de Pesaro et Bologne, le velours noir de Gênes ; les gants de fil de pinne-marine de Païenne ; ceux en peau de Naples, de Gênes, de Rome et Lucques; les crêpes de Bologne ; les gazes de Chambéry et la blonde de Gènes ; les fleurs artificielles de Gènes, de Turin, de Bologne, de Rome et d'autres villes; les tanneries de Rieti, Ancône, Rome, Gênes, Sol Ira, Arpino, etc.; le papier de Lucques , Pescia, Colle et Serra vezza, Gènes, Fabriano, Turin et celui des bords du Fibreno dans le royaume de Naples proprement dit; le parchemin de Rome, de Fabriano et celui du Piémont; lesrosolio et le chocolat de Florence: les essences et les fruits candis de Florence, de Nice et de
Gènes, de Naples, Reggio, Sulmona et Palerme, de Rome et d'autres villes de l'Etat du Pape; les instrumens optiques de Modène, faits par le célèbre Amici, et ceux de Turin; la bijouterie de Rome, Bologne, Florence, Turin, Naples, etc., etc.; les ratines du Piémont; les savons de Naples, de Livourneet de plusieurs autres villes; le vitriol de Viterbe; les pâtes de Naples, Bologne, Gènes et plusieurs autres villes; les huiles de Lucques et du royaume des Deux-Siciles qui, avec les soies de ce même royaume et celles du royaume Sarde, du duché de Lucques et du grand-duché de Toscane, figurent parmi les principaux articles d'exportation de l'Italie; la quincaillerie d'Annecy, Turin, Gènes, Varallo dans le royaume Sarde, de Scarperia et Pistoja en Toscane, de Campobasso dans le royaume de Naples et de plusieurs villes des états de l'Italie septentrionale et moyenne; les fers de l'ile d'Elbe, du Piémont et de la Calabrc ; les^cristaux et la verrerie d'Alex dans le Genevois , Crevola dans la province d'Ossola ; la porcelaine des environs de Florence, celle de Turin; la faïence de Faenza, de Pesaro , de Pinerolo et d'autres villes ; et les ouvrages en terre cuite des environs de F'Iorencc; les ouvrages en albdtre de Vol terra, de Castelvetrano en Sicile et de plusieurs autres villes; ceux en marbre de Carrare, de Doussard dans le Genevois; les draps de Mondovi , Savigliano, Turin , Pinerolo, Voltri, de Borzonasca et autres communes du royaume Sarde , ainsi que ceux d'Arpino, Naples et autres villes du royaume des Deux-Siciles et de l'Etat du Pape; les bonnets de laine à l'usage des peuples du Levant, dont on fabrique encore 16 à 17,000 douzaines par an à Gènes, et plusieurs milliers à Prato, dans le grand-duché de Toscane ; les circries deLivournc, Florence , Rome, Naples, etc.; les cordes de boyaux pour les instrumens de musique de Naples, Rome, etc.; les chapeaux de paille de la Toscane, de Naples, de Gènes et de Turin; les chapeaux en feutre de ces deux dernières villes; les ouvrages en corail de Gènes, Livourne, Pise, Naples, Castelvetrano, Catania et autres villes du royaume des Deux-Siciles et de l'Etat du Pape; ceux en agate et en ambre de Catania; les perles fausses de Rome; les ouvrages en mosaïque de celle ville et ceux en pierres du/es de Florence.
L'Italie continue toujours à être le siège des beaux-arts dont elle a ete le berceau, et sans parler des nombreux artistes qui vivent dans les cites de l'Italie- Autrichienne , ceux qui habitent ses grandes villes , surtout Rome et Florence, ajoutent continuellement aux richesses qu'elle possède en ce genre. Aous n'énumérerons pas ici les nombreuses productions de ees artistes; mais nous ferons observer que la typographie et la gravure des cartes géographiques , dans lesquelles on reproche aux Italiens d'être restés en arrière des Français, des Anglais et des Allemands, offrent de nos jours des chefs-d'œuvre pour le moins égaux à ceux de ces nations. Tout
DESCRIPTION DE I. EI ROPE
\v monde connaît les admirables produits des presses de Bodoni, et ceux que l'Italie doit à un savant typographe qui marche sur ses trace» , à M. Bcttoni; les cartes publiées par le dépôt de la guerre de Milan, la belle carte de l'Afrique septentrionale dressée et gravée récemment par M. Scgato à Florence et celle de la Toscane par le père Inghirami , démontrent sans réplique combien sont injustes les reproches adresses aux Italiens dans ce genre d'industrie.
COMMERCI. Quoique le commerce de l'Italie ne soit plus aussi étendu et aussi florissant que dans les xn*, xin', xiv" et xvr siècles pendant lesquels les Italiens avaient pour ainsi dire la domination exclusive des mers et chaque ville importante entretenait des relation* commerciales avec des pavs très éloignés, il est encore aujourd'hui très considérable. Les principales exportations consistent en soie, huile, ble, riz, sel, chanvre, fruits secs et confits, oranges, citrons, vins. Vient ensuite un grand nombre d'articles beaucoup moins importai», tels que, vinaigre, rosolio, essences, savon, fromage, laine, chevaux, corail brut et travaille, marbre, alun, soufre, pouzzolane, perles fausses, papier, parchemin, étoffes de soie, velours, gants de peau, brocars d'or et d'argent, thériaque et autres préparations médicinales ; et une grande quantité d'articles de beaux-arts, tels que mosaïques, tableaux, sculptures, etc., etc. Les principales importations consistent en denrées coloniales, poisson salé, étoffes de soie et de coton, toiles, draps , quincaillerie, fer, vins étrangers, surtout de France, et une foule d'antres objets de manufactures étrangères, surtout de modes. Les principaux ports marchands sont : Gènes , Cagliari et Nice dans le royaume .Sarde ; Livourne dans la Toscane ; Givitavccchia , Ancône v\ Si/iigaglia dans l'Etat du Pape; Naples , Bari, Gallipo/i , Heggio , Comme , Messine , Païenne et Tmpnni dans le royaume des Dcux-Siciles. Les principales places de commerce dans l'intérieur sont : Turin , Alexandrie , Armai, Chnmbéry dans le royaume Sarde; Florence, Lucques, Afodè/ic , Rrggio et Parme dans le grand-duché de Toscane et les duchés de Lucqui's, Modène et Parme; Bologne, Ferra re et Ponte di Lago Scitro , Pemrse, Foligno et Rome dans l'Etal du Pane; Foggia , Altamura, Leeee, 4i>cllùi» , Campo-Basso dans le royaume de Naples propement dit. Pour les parties de l'Italie dépendant d'autres étals, voyez l'empire d'Autriche, les monarchies Française et Anglaise, etc., etc.
PLACES rOATZS. Les principales places fortes de l'Italie sont : Gènes, XEsseillon , Exiltes, Fenestrelle , les citadelles de Turin et à* Alexandrie dans ie royaume Sarde ; la citadelle de Plaisance dans le duché de Parme; Civitaveechia , Comacchio et les citadtlles de Ferrant et A' Ancône, dans l'Etat du Pape; Gaëte , Pcscara . Civitclla del Tronto, Capoue , Syracuse , Messine et Trapani dans le royaume des Deux S ici les ; Porto-Ferrajo dans le grand-duché de Toscane.
BITBiovs P0X1ITIQOTBS. L'Italie, dans les limites que nous lui avons assignées , considérée comme région géographique , est actuellement partagée en treize parties d'une étendue très différente ; elles forment autant d'états divers, ou bien elles appartiennent à d'autres situés hors de ses limites. Ces treize divisions politiques sont ; X Jtulie- Autrichienne ; X Italie-Suisse ; Je nyaume Sanle ; la principauté de Monaco ; les duchés «le Luctpws , de Parme et de Modène ; le grand -duché de Toscane ; la républitpie de Saint- Marin, l'Etat du Pape; le royaume des Deux Sicile s ; X Italie -Française et
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Al.RÉGÉ DE GÉOGUAPHIE.
Y Italie-Anglaise. Nous renvoyons à l'article pays pour les contrées différentes comprises dans chacune de ces divisions; aux chapitres de l'empire d'Autriche, des monarchies Française et Anglaise et de la confédération Suisse, pour la description des parties de l'Italie dépendantes de chacun de ces états.
Royaume Sarde.
CONFINS. Au nord, la confédération Suisse et proprement le canton de Genève, le lac de ce nom, les cantons du Valais et du Tessin. A Vest, ce dernier canton, le gouvernement de Milan dans l'empire d'Autriche, le duché de Parme, la Lunigianc Toscane et le ci-devant duché de Massa dépendant de celui de Modène. Au sud, la Méditerranée. A Vouest f la monarchie Française et proprement les départeinens du Var, des Basses et Hautes-Alpes, de l'Isère et de l'Ain.
PAYS. Les anciennes possessions , qui comprennent le duché de Savoie , moins la fraction cédée au canton de Genève; la principauté de Piémont , les duchés d'Aoste et de Montf errât \ la seigneurie de l'erceil; les comtés de Nice et d'Asti; le marquisat de Saluée ; une partie du duché de Milan , savoir les provinces d'Alexandrie, de Valence, de Val de Sesia, de Novare , de Tortone , de Vigevano, la Lomelline, partie du Pavesan et la plus grande partie du comté d'Anghicra; les Jiefs du Canavese et du territoire d'Asti, et Vite et royaume de Surdaigne. Les nouvelles possessions , qui comprennent la ci-devant république de Gènes , qui forme le duché actuel de ce nom , avec l'île Capraja ; les Langlw ou les fiefs impériaux. Le roi de Sardaignc a acquis en outre le droit de mettre garnison dans les places de la petite principauté de Monaco.
rXiSUVES. La partie continentale de ce royaume est abondamment arrosée. Toutes ses eaux appartiennent ou à la mer Adriatique ou à la Méditerranée.
La MÉDITERRANÉE reçoit :
Le Rhône, qui vient de la Suisse et ne fait que toucher la frontière de la Savoie. Ses principaux affluens dans cette province sont tous à la gauche; nous nommerons : lVrnf, qui traverse la partie septentrionale de la Savoie, passe par Cluse, Bonncvillc et entre dans le canton de Genève; V Isère qui traverse la Savoie moyenne, passe par Saint-Maurice, Mouticrs , Montmeillau et entre en France après avoir reçu Y Arc qui baigne Saint-Jean-de-Maurienne.
Le Var qui t.avcrse la partie occidentale de l'intendance générale de Nice et dans la partie inférieure de son cours sépare cet état de la monarchie Française.
La Macra qui vient de la Luuigiane Toscane et traverse le territoire de l'intendance générale de Gènes, où elle baigne Sarzaua; la V ara, son afflueut principal, passe par Brugnalo.
Le Tyrso, à l'ouest; le Coquiw as , au nord; la Flcmerdosa, au sud-est; cl le Mahwu, au sud, sout 1rs quatre principaux fleuves de l'île de Sardaigne; leur cours, à l'exception du Tyrso , dit aussi Ueiive d'Oristaguo, est 1res peu considérable. La MER ADRIATIQUE reçoit :
Le Pô, qui est le plus grand fleuve de l'Italie, et dont la source se trouve sur la pente du mont VUo. Il traverse les intendances générales de Cuueo, Turin, Alexandrie et Novare, en passant par YillalVanca, Carignano , Moucalicri , Turin, Casale, Valence et entre ensuite dans le royaume Lombaid-Véniîien. Ses principaux affluens à la droite sont : la Vrai ta; la Matra qui passe par lîusca et non loin de Savigliano ; le Tanaro qui baigne (leva, Cberasco, Allw, Asti, Alexandrie, et reçoit à la droite la Dormida , et à la gauche VEtiero et la Stura ; la IJormiJa baigne Acqui, la Stura passe par l.uneo et
► ; la Scrifia ; la Staff ora qui baigne Voghera; le Tidone et la Trebbia qui passe par Bobbio ; ces deux dernières ont leurs embouchures dans le duché de Parme. Les principaux afflueus à la gauche sont : le C lu ton, qui passe uon loin de Pienerol; la Dora- Ht paria ; VOrco; la D o r a- U ait e a , qui pas*c par Aosla et Ivrea ; la Se u a, par Rorgo di Sesia et Vercelli ; la Gogna un A go g a a, par Novarra; le Ttrdoppio; et le Tes tin, qui vieut du canton Suisse de ce nom , travers** le lac Majeur et sépare le rovaome Sarde du ro)aumc Lombard-Vénitien.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES. La partie continentale du royaume ou les Etats de Terre Ferme ( Stati di Terra Ferma ) «.ont divisés en huit intendances générales , subdivisées en quarante intendances ou petites provinces. Les huit intendances générales correspondent aussi aux huit divisions militaires qui composent cette partie du royaume de Sardaigne; la division de Gènes a le titre de duclw { ducato di Oenova ). L'île ou le royaume de Sardaigno depuis 1821 est partagée en dix petites provinces ou intendances, dont six forment l'intendance générale immédiate de Cagliari et les quatre autres la vice-intendance générale de Sassari ; celte dernière cependant relève toujours en dernier ressort de la première. Pour nous accommoder au cadre rétréci de cet ouvrage, nous ne donnerons dans le tableau suivant que les intendances générales, en écrivant cependant en caractères italiques les chefs-lieux des petites provinces ou simples intendances, alin qu'on puisse connaître les lieux et les villes les plus remarquables qui en dépendent. On a ajouté entre parenthèse le nom de la province lorsque sa dénomination diffère de celle du chef-lieu; les chiffres qui suivent les noms indiquent leur population respective. Voyez, à la page 124.
Noms ou imteicdamces générales Chefs-Lieux, Vili.es et Lieux t. eu ri.us remar- (>n Division» militaires. quai