‹ Abrege de geographieChapitre 249 sur 454 · O 61701 0 525 COO · texte numérisé non relu

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Le territoire donc des six Puissances prépondérantes est plus grand que la moitié de tout l'Ancieu-Continent, et dépasse de beaucoup en étendue toutes les parties du monde prises isolément, sans faire même abstraction des portions qui

leur sont soumises. Le territoire des cinq Grandes Puissances européennes , avec leurs possessions, est presque égal à tout le Nouveau- Monde , et dépasse de beaucoup la surface de l'Afrique, et celle de POcéanieet de l'Europe.

TABLEAU COMPARATIF

de ïa population absolue des grandes divisions du globe et de ses plus grands États.

Le chifTre probable d

1 Genre Humain.

L'Ancien Monde.

Le Nouveau Mande.

MoNAr.CllIE FflA.lCAISË.

Les six Puissances vh

ÈI'OKQËRANTRS.

Empire d'Autriche.

Les CINQ GRANDES I

lISSANCtS BUI10-

l'ÉENNES- . . .

Empire du Japon.

L'Europe.

VOcéame. ...

Monarchie Espagnole.

Les CINQ GRANDES Pl

S5A.\cts dans les

MONARCHIE PBtSSIIWSB»

limites de l'liuropi

Monarchie Néerlandaise'

Mon a ki 11 m Anglaise

lOb.

Royaume Annamite. .

Empire Russe.

Etats-Unis ou l'Usios,

Ainsi il n'y a sur tout le globe que 12 états dont la population atteint 12, millions.

PUJil.lK PAR JU

11ÏRAIKE. A PARIS

ASIE

DESCRIPTION GÉNÉRALE

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude ,

entre 24° orientale et 172° occidentale. Latitude boréale, entre 1° et le 78°, en ne tenant pas compte des îlots qui forment l'extrémité australe de l'archipel des Maldives.

dimensions. Plus grande longueur, depuis le cap Oriental sur le détroit de Bering jusqu'au cap Bad ou Ras-Bad près de Djidah en Arabie, 5820 milles. Si l'on négligeait la petite largeur du golfe Persique, on aurait 6110 milles depuis le cap Oriental jusqu'aux environs de Moka au sud-ouest de l'Arabie. Plus grande largeur, depuis l'Oural à la latitude de 64°, jusqu'à l'embouchure du Kamboge ou Maykaoung, 3780 milles.

La plus grande largeur absolue , en ne tenant pas compte de la direction de la ligne ni des bras de mer qu'elle devrait traverser, serait de 4590 milles depuis le cap Sèverovostotchnoï ou Sacré , extrémité septentrionale de l'Asie, et le cap Tamdjong-Bourou , extrémité méridionale de cette partie du monde.

confins. Au nord, la mer de Marmara et la mer Noire, la Russie Européenne, la mer Caspienne et l'Océan-GIacial- Arctique. A Vest, le détroit et la mer de Bering, le Grand-Océan et la mer de la Chine qui en est une branche. Au sud, la mer de la Chine et l'Océan-Indien avec ses différentes branches. A Y ouest, le détroit de Bab-el-Mandeb et la mer Rouge, qui séparent l'Asie de l'Afrique ; ensuite l'isthme de Suez , qui la rattache à cette dernière; la mer Méditerranée, l'Archipel , les détroits des Dardanelles et de Conslantinople qui, avec la mer de Marmara, la mer Noire et le détroit d'Iénikale, la séparent de l'Europe; plus loin la mer Caspienne , le fleuve Oural et la

chaîne principale de ce nom; enfin le fleuve Kara et la mer ou pour mieux dire le golfe qui porte son nom. Voyez à la page 79.

mers. On vient de voir dans le paragraphe qui précède quelles sont les mers principales de l'Asie. Nous allons maintenant tracer le tableau abrégé de leurs subdivisions et de leurs principaux enfoncemens.

L'Océain-Glacial-Arctique , qui baigne toute la côte boréale de l'Asie , forme un grand enfoncement entre la côte orientale du Novaïa-Zemlia (Nouvelle- Zemble) et la côte opposée de l'extrémité septentrionale des gouvernemens de Tobolsk et de Iénisseïsk. Cette mer, qui n'a pas encore reçu de nom général, pourrait bien être nommée mer Asiatico- Boréale. Elle offre deux golfes principaux : celui de Kara, décoré du titre pompeux de mer de Kara, et celui de VOb, nommé aussi baie de VOb.

L'Océan -Glacial -Arctique forme un second enfoncement nommé baie de Taïmours k aïa ; il est très petit, mais remarquable parce qu'il reçoit la Taïmoura , qui est le fleuve le plus boréal de tout PAncien-Continent.

La Khatanga, la Lena, la Yana, VIndigirka et la Kovyma ou Kolyma ont également à leur embouchure un golfe plus ou moins remarquable.

Le Grand-Océan forme le long de la côte orientale de l'Asie et des grandes îles qui du nord au sud se développent devant elle , une série de méditerranées à plusieurs issues, connues sous les noms suivans : mer de Bering ou Bassin du Nord, entre le Kamtchatka, l'extrémité nord-ouest de l'Amérique et l'archipel des Aléoules ; mer d'Ok-

ASIE

hotsk ou de Tarrakaï , entre le Kamtchatka, la côte d'Okhotsk et la grande lie de Tarrakaï ou Tchoka, celle de Iesoetles Kouriles; mer du Japon, entre le pays des Mandchoux, la Corée , l'archipel du Japon et les lies de Ieso et de Tarrakaï ; mer Orientale ou Toung-haï , entre la Corée, le pays des Mandchoux, la Chine, l'île Formose, l'archipel de Lieou-khieou et l'extrémité sud-ouest de celui du Japon ; une partie de cette mer est connue sous la dénomination de Houanghaï ou ?ner Jaune; elle se termine au nord par le golfe de Phou-haï ou de Liao-toung ; mer de la Chine , entre la Chine, l'Inde-Transgangétiqueet la partie nordouest de la Malaisie (Archipel Indien) ou les côtes de Sumatra, Bornéo, Paragua , Luçon, les îles Bachi et celle de Formose ; ses principaux enfoncemens portent les noms de golfe de Tonquin et de golfe de Siam. Nous citerons aussi, à cause de leur grande importance commerciale, les golfes beaucoup plus petits qu'offrent les côtes de la Chine , aux embouchures du Ta-si-kiang et du Yang-tse-kiang, dans les provinces de Canton et de Kansou, et non loin de Hang-tcheou dans celle de Tchekiang ; on pourrait les nommer golfes de Canton, de Hang-tcheou et du Yang-tse-kiang. Dès l'année 1816, dans la première édition de notre Compendio di Geografia , nous avons proposé de réunir sous le nom général de M éditer ranée Asiatico - Orientale les quatre dernières méditerranées formées par la longue série d'îles comprise entre le cap Lopatka, dans la péninsule de Kamtchatka, et le cap Tamdjong-Bourou, dans celle de Malacca. C'est la plus vaste méditerranée du globe, quoique l'on n'ait pas encore pensé à lui imposer un nom général. Le canal de Formose, celui de Corée, le détroit de La Pérouse et la Manche de Tartârie , qu'avec M. Klaproth nous appellerons plus exactement Manche de • Tarrakaï, font communiquer entre elles les quatre mers secondaires dont elle se compose.

Le Grand-Océan , en s'enfonçant entre l'Afrique, l'Asie et l'Océanie forme la vaste mer des Indes , qu'il nous paraîtrait plus convenable de nommer Océan- Indien. Ce dernier offre deux grands enfoncemens, que l'usage nomme golfe

du B eng aie , entre l'Inde et l'Indc- Transgangétique, et golfe d"Omany entre l'Arabie , la Perse et l'Inde. Le golfe d'Oman, en pénétrant dans l'intérieur de l'Inde, forme, à l'est et au nord de la péninsule de Guzerate, deux petits golfes, nommés golfe de Cambaye et golfe de Cutch; mais, plus à l'ouest, en s'enfonçant entre la Perse et l'Arabie, il en offre un bien plus considérable nommé golfe Persique , et plus à l'ouest encore entre l'Arabie et la côte d'Afrique, le long golfe nommé mer d'Arabie, plus connu sous le nom de mer Rouge. Le golfe du Bengale offre aussi 2 enfoncemens considérables: celui de Martaban à l'embouchure du Saluen, et celui du Bengale proprement dit à l'embouchure du Megna.

Nous avons vu à la page 80, que l'Océan- Atlantique, en pénétrant dans l'intérieur de l' Ancien-Continent, forme la mer Méditerranée proprement dite, qui appartient à l'Afrique, à l'Europe et à l'Asie. Dans la partie qui baigne les côtes de cette dernière, elle présente un enfoncement considérable entre la Syrie et F Asie-Mineure ; on le nomme golfe d' Alex andrette ou de Scander oun.

La côte de F Asie-Mineure présente plusieurs autres golfes , parmi lesquels nous nommerons celui de Sala lie, au sud, et ceux de Makry, Stanchio, Scala- Nova,Smyrne et Adramiti,^ l'occident. Ces derniers appartiennent à V Archipel, qui est lui-même une branche de la mer Méditerranée. La mer de Marmara et la mer Noire n'offrent sur la côte Asiatique aucune subdivision assez importante pour être nommée dans cet ouvrage.

détroits. L'Asie en offre plusieurs ; voici les plus remarquables et les plus fréquentés : le détroit de Bab-el-Mandeb entre la mer Rouge et le golfe d'Oman ; il sépare l'Asie de l'Afrique ; le détroit d'Hormouz , entre le golfe Persique et le golfe d'Oman ; le détroit de Manaar , entre Ceylan et la péninsule de l'Inde, si remarquable par le grand barrage formé de rochers qui interdisent la navigation aux petits caboteurs ; les Européens le nomment pont d'Adam ; la Compagnie- Anglaise des Indes-Orientales doit, dit-on, entreprendre de grands travaux pour le rendre navigable. Le détroit de Malacca, entre la péninsule de ce nom et le groupe de Sumatra ; celui de Singapoure , entre

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

l'îlot de ce nom et l'extrémité de la péninsule de Malacca ; ces deux détroits sont très fréquentés et séparent l'Asie de l'Océanie ; le canal des Jonques ou tYlfaï-nan entre la péninsule projetée par la province de Canton ou Kouantong et l'île d'Haï-nan ; le canal de Formose , entre Pile de ce nom et la Chine ; le détroit de Corée , entre la péninsule de ce nom et l'archipel du Japon ; le détroit de Tsougar nommé sur nos cartes détroit de Sangar, et improprement de Matsmaï , entre l'île Niphon et celle de Ieso dont Matsmaï n'est que la capitale ; il établit la communication entre la mer du Japon et le Grand-Océan ; le détroit de La Pérouse, entre la grande île Tarrakaï et celle de Ieso ; il fait communiquer la mer d'Okhotsk avec celle du Japon ; la Manche de Tatarie , dont on a voulu révoquer en doute l'existence ; elle sépare la grande île de Tarrakaï du pays des Mandchoux ; les géographes japonais qui , selon MM. Siebold et Klaproth en ont fait le relevé en 1785 et 1808, appellent Mamia no Sseto (détroit de Mamia) sa partie la plus étroite ; enfin le détroit de Bering , qui sépare l'Asie de l'Amérique et établit la communication entre la mer de Bering et l'Océan-Glacial-Arctique.

caps. L'Asie en a un grand nombre ; nous nommerons les suivans comme les plus remarquables : sur l'Océan-Glacial- Arctique on trouve le cap Olénii;\e cap Taïmourski; leSèverovoslotchnoïouSacre'fdu Nord-Est), mais il serait plus convenable de l'appeler Cap-Nord, étant l'extrémité boréale non-seulement de l'Asie-Continentale, mais de tout l'Ancien-Continent ; il est situé dans le nouveau gouvernement de Iénisseïsk ; le cap Saint ou Sviatoïnoss, dans \a province de Iakoutsk; le cap Chelakhskii , dans le pays des Tchoutches , reconnu il y a quelques années par M. Wrangel. Sur le Grand-Océan et sur ses branches : le cap Oriental, sur le détroit de Bering ; c'est la pointe la plus orientale de l'Asie et de tout l'Ancien- Continent ; le cap Lopatka, extrémité australe du Kamtchatka ; le cap Turon dont le sommet ressemble à un lion couché qui va se jeter à la mer et près duquel se trouve la célèbre baie de ce nom ; le cap Avarella , dans la Cochinchine , si remarquable par sa forme et par sa hauteur, par les mines d'argent qu'on exploite et par les sources chaudes qu'on trouve dans

son voisinage ; le cap Padaran, peu éloigné du précédent, qui est pour les navigateurs de ces mers ce que le cap de Bonne- Espérance est pour ceux de l'Atlantique; le cap Tamdjong-Bourou , dans la péninsule de Malacca, pointe la plus méridionale du continent Asiatique; le cap Bornania, à l'ouest du précédent, signalé à tort dans presque toutes les géographies comme le plus austral de ce continent; le cap Negrais , dans l'empire Birman et sur le golfe du Bengale ; le cap Comorin, extrémité australe du continent Indien ; le cap Monz, à l'extrémité de la côte occidentale de l'Inde ; le cap Mocjadon, en Arabie, à l'entrée du golfe Persique ; le cap Bas-el-gat , extrémité orientale de l'Arabie ; le cap Fartak , presque au milieu de sa côte méridionale ; le Ras-Batl, au sud de Djidah, sur la mer Rouge. Sur la mer Méditerranée on trouve le cap Chelidonia sur la côte méridionale de l'Asie- Mineure. Sur l'Archipel on voit le cap Baba qui est le point le plus occidental de tout le continent Asiatique ; sur la mer Noire on observe le Kerempeh et Vlndjé qui sont les parties les plus boréales de l'Asie-Mineurc.

presqu'îles. L'Asie offre parmi ses nombreuses péninsules, Y Arabie, qu'on doit ranger parmi les plus grandes du monde. Viennent ensuite la presqu'île du Décan, dans l'Inde ; celle de Malacca, dans l'Inde-Transgangétique ; celle de Corée, dans l'empire Chinois, et celle de Kamtchatka, dans l'Asie-Russe. Toutes ces presqu'îles sont baignées par l'Océan-Indien , le Grand-Océan et leurs branches. La Sibérie présente trois grandes péninsules qui n'ont pas encore reçu de nom particulier. Nous proposons d'appeler presqu'île des Tehoutches l'extrémité nord-est de l'Asie comprise entre le golfe d'Anadyr , le cap Oriental et le cap Nord , dans le pays des Tehoutches ; jyresqu'île des Samoyèdes , l'extrémité boréale du gouvernement de Iénisseïsk, dont le dernier prolongement dans l'Océan-Glacial- Arctique forme le cap Sèverovostotchnoi ; et péninsule Kara-Ob, la partie du gouvernement de Tobolsk , qui s'avance dans le même océan, entre les embouchures de la Kara et de l'Ob. L'Asie -Occidentale offre dans la vaste péninsule de l'Asie- Mineure , un des plus beaux pays du monde , et le berceau de vingt peuples célèbres qui ont entièrement disparu. Nous

ASIE

signalons aussi la petite péninsule de Loui-tcheou, qui forme l'extrémité méridionale du continent Chinois , à cause de sa fertilité, de sa grande population et de sa ressemblance géologique avec la Floride dans l'Amérique et avec le Jutland en Europe, malgré les montagnes imaginaires dont les cartographes la décorent.

fleuves. Quoique l'Asie soit la plus grande de toutes les parties du monde , ses fleuves n'occupent que le second rang, relativement à ceux de l'Amérique ; et, comme dans cette partie du monde , aucun de ses plus grands fleuves ne court vers l'occident, tous prennent la direction du nord, de l'est et du sud. Nous allons nommer ceux qui sont les plus remarquables par la longueur de leur cours, en les classant d'après les différentes mers auxquelles ils portent le tribut de leurs eaux , et en renvoyant pour les détails à la description spéciale des principales régions entre lesquelles nous avons partagé cette partie du monde.

L'OCEAN-GLACIAL- ARCTIQUE reçoit :

L'Ob, formé par la réunion de la Katounia et de la Biya ; il est grossi par le puissant Irtyche ; ce dernier, considéré à tort comme affluent de l'Ob, devrait en être regardé comme la branche principale; il prend sa source sur le territoire de l'empire Chinois.

Le Ienisseï, formé par la réunion de VOalou-Kem et du Beï-Kem , dont le cours appartient à l'empire Chinois ; il est grossi par VAngaràou Toungouska- Supérieure , qui sort du lac Baïkal. En regardant la Selenga , qui entre dans ce lac, et PAngarà, qui en sort, comme un même fleuve et comme la branche principale du Iénissei, ce fleuve dépasserait tous ceux de l'Ancien-Continent pour la longueur de son cours.

La Lena , qui est le troisième grand fleuve de la Sibérie , dont il parcourt les vastes solitudes orientales.

Le GRAND-OCEAN, l'OCEAN INDIEN et leurs branches reçoivent :

L'Amour ou Sakhalian (le Noir), formé par la réunion du Keroulun ou Argoun, avec la Chilka , mais dont le premier est regardé comme la branche principale. Le domaine de ce grand fleuve appartient presque tout entier à l'empire Chinois ; le reste est compris dans l'empire Russe, L'Amour débouche dans une

espèce de bassin formé par la côte du pays des Mandchoux et celle de la grande ile de Tarrakaï.

Le Houang-Ho ou Fleuve-Jaune , en mongol Kara-Mourèn (fleuve noir); c'est le second fleuve de la Chine; il prend sa source dans le pays des Mongols du Khoukhou-noor ; après avoir arrosé toute la Chine-Septentrionale, il entre dans la mer Jaune.

Le Kiang (c'est-à-dire le fleuve par excellence) , est le plus, grand courant d'eau de l'empire Chinois, et un des plus grands fleuves du monde. Il est formé par l'union de trois grandes branches nommées Kin-cha-kiang (fleuve au sable d'or), Yalou-kiang et Min -kiang ; cette dernière, regardée à tort comme la principale , doit céder la plate au Kincha-kiang , pour la longueur du cours.

Le Kiang traverse le K'ham ou Tibet- Oriental et toute la Chine-Centrale. Il entre par une large embouchure dans le Toung-haï ou la mer Orientale.

Le Maykaoung, le Salouef et I'Iraouaddi prennent leurs sources dans le Tibet , traversent sous différentes dénominations cette région élevée, ainsi que la partie occidentale de la vaste province de Yun-nan dans la Chine ; en la quittant ils entrent dans Plnde-Transgangélique. Le Maykaoung traverse le Laos-Indépendant, et celui qui est soumis au roi de Siam et à l'empire d'Annam , ainsi que le royaume de Kamboge dépendant de ce dernier; il se décharge ensuite dans la mer de la Chine. Le Salouen et I'Iraouaddi , après avoir parcouru l'empire Birman, entrent dans le golfe du Bengale ; nous verrons plus bas que, selon un savant géographe et orientaliste , I'Iraouaddi parait être identique avec le grand courant qui traverse le Tibet sous le nom de Zzangbo-tchou , et la pointe occidentale du Yun-nan sous celui de Pin-lang— kiang ; ce grand fleuve forme à son embouchure un des plus vastes delta de l' Ancien-Continent.

Le Gange et le Brahmapoutra, appelé Megna dans son cours, inférieur.

Ces deux fleuves se réunissent à leur embouchure ; ils parcourent , surtout le premier, les plus belles parties de l'Inde, et forment à leur vaste embouchure le plus grand delta de tout l'Ancien- Continent.

L'Indus ou Sindh , appelé aussi Mita

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

Moran ( le Fleuve Doux ) ; c'est à ce grand fleuve que l'Inde doit son nom.

L'Indus est formé par la réunion de deux branches, dont l'une descend du Tsoungling ou Kara-koroum dans le Petit-Tibet, et l'autre du versant septentrional de l'Himalaya. Après avoir arrosé le Petit- Tibet et franchi l'Himalaya, ainsi que traversé toute l'Inde-Occidentale , il entre par onze bouches dans l'Océan indien et proprement dans le golfe d'Oman. Nous indiquerons dans la description, de l'Inde ses principaux affluens; ici nous nous bornerons à faire observer que le Setledje est de tous les courans connus celui dont la source est la plus haute, car elle est à 15,900 pieds au-dessus du niveau de l'Océan. Voyez l'article Lacs à la page 647.

L'Eupht.ate et le Tigre forment par leur réunion le Chat-el-Arab (iarive des Arabes), qui se décharge par plusieurs bras dans le golfe Persique; le premier de ces fleuves est le plus considérable de ceux qui arrosent l'Asie Ottomane. De grands souvenirs historiques et la splendeur des premiers empires fondés sur ses bords par les peuples de l'Asie Occidentale , relèvent l'importance de son bassin.

L'Asie offre en outre plusieurs grands fleuves qui n'aboutissent pas à la mer, mais qui se jettent dans de vastes lacs intérieurs dont quelques-uns sont décorés du titre de mer. Pour éviter les répétitions inutiles, nous renvoyons pour tout ce qui les regarde à l'article qui traite des lacs.

canaux. Les canaux navigables ne se trouvent dans celte partie du monde qu'à la Chine, dans l'empire d'An-nam, et dans quelques parties du Bengale ; mais le Yu-ho ou canal Impérial de la Chine, offre l'ouvrage hydraulique de ce genre le plus long qui existe sur le iglobe , puisque , indépendamment des rivières dont il opère la jonction, il a plus de 600 milles de longueur. Ce grand monument d'une industrie perfectionnée, appliquée à de grands objets d'utilité, permet d'aller par eau de Canton à Péking , et met en communication avec cette métropole les villes principales de la Chine-Orientale , Occidentale et Méridionale. Le grand canal indiqué par Arrowsmith dans l'Ile Niphon, au Japon, et qui dans cette île joindrait leTenriou à

la mer de Corée , n'existe nullement.

L'empire d'An-nam en a deux considérables : celui à1 Hué et celui de Saigon. Ils sont construits depuis plusieurs années. Celui de Saigon met la ville de ce nom en communicalion avec le Kamboge ou Maykaoung, en traversant des forêts et des marais ; il a environ 20 milles de longueur, 12 pieds de profondeur et près de 80 pieds de largeur. Ce beau canal a été creusé dans l'espace de six semaines. Vingt-six mille hommes y furent employés nuit et jour, et 7000 d'entre eux périrent de fatigue ou des maladies qui en furent la suite. La compagnie anglaise des Indes-Orientales a le projet de joindre par un canal navigable VHougly au Gange , en abrégeant ainsi de 300 milles la distance qui sépare les villes de Radjahmahl et Mirzapour. La dépense ne monterait qu'à 12,500,000 francs. Mehemet-Ali a aussi le projet de joindre par un canal YOronte à YEuphrate.

Les canaux d'irrigation sont beaucoup plus nombreux, surtout dans la Chine , au Japon, dans l'Inde et dans les parties les mieux cultivées du Turkestan-Indépendant, comme les khanatsde Boukhara, de Khiva et de Chehrisebz. L'Hindoustan présentait au commencement du siècle passé dans le Zabeta , auquel M. Hamilton donne 200 milles anglais de longueur , le canal de ce genre peut-être le plus long qui existait alors; il s'étendait depuis les collines jusqu'à Delhy dans le Haut-Douàb ou la Mésopotamie formée par laDjemnaetle Gange. Les Anglais ont entrepris de le restaurer pour redonner à la province de Delhy son ancienne fertilité. La Perse et PAsie-Ottomane avaient anciennement un grand nombre de canaux d'irrigation. Leur destruction et leur dépérissement sont une des causes principales de la stérilité à laquelle sont condamnées de vastes régions, renommées autrefois par leur florissante culture. Il faut cependant avouer que quelques cantons de la Syrie , de la Mésopotamie et de la Perse , doivent encore leur état prospère à des canaux d'irrigation.

lags. Cette partie du monde offre dans la mer Caspienne le plus grand lac du globe et la partie de sa surface la plus basse que l'on connaisse. Les opinions des anciens au sujet de cette vaste nappe

ASIE

d'eau ont successivement varié. Hérodote , Aristote, dit M. Jaubert dans un savant mémoire sur l'ancien cours de i'Oxus , la considéraient comme un lac isolé. Du temps d'Eratoslhène, d'Hipparque, de Strabon, on en fit un golfe de l'Océan-Septentrional. Ptolémée lui rendit sa qualification primitive; mais ses idées sur ce point ne furent pas admises sans contestation , et l'on peut avancer que, jusqu'au xe siècle de notre ère, la configuration et même l'existence du lac d'Aral , si précisément indiqué par Massoudi et par Ebn-Hankal , furent complètement ignorées dans notre Occident. On doit ajouter que le lac d'Aral a été pendant long-temps regardé comme formant partie de la mer Caspienne.

Quoique plus des deux tiers des côtes de cette prétendue mer appartiennent à cette partie du monde , les côtes asiatiques ne reçoivent pas les plus grands fleuves qui se jettent dans la mer Caspienne; car nous avons vu que tout le cours du Vo Ig a appartient à l'Europe, et que l'Asie partage avec cette dernière le cours de V Oural. Celui-ci prend sa source dans les montagnes de ce nom , traverse le territoire russe et se jette par plusieurs embouchures dans la partie septentrionale de lamerCaspienne. L'autre grand fleuve qui appartient à la partie asiatique de cette vaste nappe d'eau est le Kour , qui naît dans l'Arménie Ottomane, traverse cette région ainsi que la Géorgie, et après avoir reçu VAraSj se jelte dans la mer Caspienne au sud de Bakou. Pour détruire une erreur propagée par quelques naturalistes, nous ajouterons sur l'autorité de M. Klaproth, que la mer Caspienne et le lac Baïkal nourrissent une grande quantité de phoques, dont les peaux forment un article considérable de commerce en Russie. Il est bon aussi de rappeler que l'examen de tous les passages des auteurs turks, arabes et persans fait par M. Jaubert, ne laisse plus aucun doute raisonnable sur l'existence d'un fait très contesté par plusieurs célèbres géographes et naturalistes : c'est que pendant un temps assez considérable, ï'Amou ou Djihoun a versé une grande partie de ses eaux dans la mer Caspienne.

L'Aral est un autre grand lac de l'Asie, décoré par les géographes du titre de Mer. Il est situé dans la moitié occidentale du

Turkestan- Indépendant , dont il reçoit les deux plus grands fleuves : VAmoud aria ou Djihounet le Syr-daria ou Sihoun.

Voici les autres lacs les plus remarquables de cette partie du monde :

Le Tele-koul, situé presque au centre du Turkestan-Indépendant ; il reçoit le Sar a-sou , qui traverse le Pays des Kirghiz de la Grande-Horde.

Le Kab an— koulak , dans le pays des Kirghiz ; il reçoit le Tehouï, fleuve qui sort du lac fouz-koul dans le Thianchan-pe-lou, contrée dépendante de l'empire Chinois.

Le Lop et le Bosteng réunis par la rivière £/? a ïdou, dans le Thian-chan-nanlou, soumis à l'empire Chinois; le Lop reçoit le Tarim ou Erghéou,, qui est le plus grand de tous les fleuves de l'Asie qui ne se rendent pas à une mer proprement dite , à l'exception de ceux qui se jettent dans la mer d'Aral et la mer Caspienne.

Le Balkachi-noor , sur les confins du Thian-chan-pe-lou et du Turkestan-Indépendant; il reçoit l'fU, qui traverse la partie méridionale de ce grand gouvernement de l'empire Chinois.

Le Khoukhou-noor , en chinois Thsisg-haï (mer Bleue), dans le pays des Mongols du Tangout, auxquels il donne son nom.

Le Namtso , en mongol Tengri-noor ( lac Céleste ), qui est le plus grand lac du Tibet; il est remarquable par sa situation élevée, par les hautes montagnes qui l'environnent et par les traditions religieuses qui s'y rattachent; il reçoit \tDargouzzangbo.

Le Yarbrogh- youmtso ou lac de Baldhi , dans le Tibet , remarquable par la singularité de sa forme que , d'après les missionnaires et M. Klaproth, on pourrait comparera un fossé environnant une lie ; c'est dans cette dernière que réside la grande prêtresse lamaïque, regardée comme une divinité incarnée.

Le Zerrah, dans le royaume de Kaboul ; il reçoit YHelmend ou Hirmend, qui est actuellement le plus grand courant de ce royaume.

Le Bakhteghian , dans le royaume de Perse; il reçoit le B end-Emir ou Kuren. D'après M. Christie ce lac offre de grandes variations périodiques dans son étendue

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

L'Ourmiah (Maragha,Schahey), dans le royaume de Perse ; il reçoit la rivière qui passe par Tavriz et on y compte 56 Ilots. Ce lac est doublement remarquable par la grande salure de ses eaux et par les variations de niveau auxquelles il est sujet.

Le lac de Vachpouragan , nommé aussi lac de Van et par les Turks Ardich ; le Kochab est son plus grand affluent. Les inscriptions cunéiformes et les traditions populaires, qui malgré l'introduction du christianisme et de l'islamisme rappellent la domination assyrienne et ses célèbres monarques, donnent un grand intérêt historique à ce lac, qui, comme les précédens, est remarquable par sa grande élévation au-dessus du niveau de la mer. On doit ajouter que le célèbre couvent d'Akhthamar sur l'île de ce nom est la résidence d'un patriarche arménien.

Le Bahr-el-Louth ou mer Morte, dans l'Asie Ottomane ; il reçoit le célèbre Jourdain.

Nous ne classerons pas avec les lacs susmentionnés le Tchany, situé sur les limites des gouvernemens de Tobolsk et de Tomsk, parce que, à proprement parler, ce n'est pas un lac , mais un vaste marais, qui parfois paraît se décharger dans l'Irtyche. Notre cadre ne nous permet pas d'indiquer le nombre prodigieux d'autres lacs sans issue qu'on trouve surtout en Sibérie , dans l'Asie-Mineure, l'Asie-Centrale , le Tibet et la Perse. C'est en examinant attentivement les meilleures cartes qu'on pourra se former une idée de ce trait principal de la géographie physique de ces régions. Devons-nous classer ici le Rin ou Ruun du Catch (Cutch) qui s'étend du Gori, branche la plus orientale de l'Indus, jusqu'au Guzerate,que de savans géographes regardent à tort comme une vaste lagune marécageuse? M . le capitaine Burnes qui l'a exploré, dit positivement que ce n'est ni un marais , ni un désert. Cet intelligent voyageur le considère comme une partie du continent indien abandonnée par la mer. Son niveau est sensiblement plus bas que celui de tous les paysenvironnans; il est envahi tous les ans parles eaux de la mer qui y entrent par le golfe de Catch. C'est à cette époque que tout le Catch (Cutch) devient une grande lie, au nord de laquelle sont celles de Pachâm (Puchum) et de Khavir (Khuveer) beaucoup plus petites. Lorsque les eaux se 1 éliront, les îles disparaissent, le sol se sè-

che , le sel contenu dans l'eau de la mer se cristallise, et cette vaste plaine aride et sans végétation offre le curieux phénomène du mirage. L'inondation périodique du Rin et les phénomènes volcaniques qu'on y observe assez souvent forment un des traits les plus remarquables de la géographie physique de cette partie de l'Asie. On doit ajouter que quelques heures suffirent en 1819 pour changer près de Sindri (Sindree) presque 2000 milles carrés d'un terrain solide en un lac profond, et pour élever au nord de se même lieu une colline de sable nommée par les naturels Oullah band ou montagne de Dieu. C'est dans le Rin que viennent aboutir les eaux du Louni ( Loonee ) auquel le Djoudpour doit la fertilité de son territoire.

Nous allons maintenant indiquer quelques-uns des nombreux lacs qui sont traversés par des fleuves. Nous nous bornerons à mentionner les principaux ; ils sont situés dans l'empire Chinois et dans l'Asie Russe, régions qui offrent les plus grands lacs de cette espèce que possède l'Asie.

L'empire Chinois offre le Dzaïsang, dans le Thian-chan-pe-lou; il est traversé par V Irtyche, affluent de i'Ob; le Thoungthing , entre les provinces de Hou-pe et Hou-nan ; c'est le plus grand lac de la Chine ; il est traversé par YHeng-kiang un des affluens du Kiang ; le Phou- Yang, dans le Kiang-si ; le Kan-kiang, affluent du Ki an g , le traverse. Nous citerons aussi parmi cette espèce de lacs : le Manassarovar, à cause de son importance religieuse , étant un des principaux pèlerinages des Hindous, et à cause de la grande élévation à laquelle il se trouve; on doit même le regarder comme le lac connu le plus élevé de tout le globe , car son niveau se trouvant à 15,900 pieds de Paris au-dessus de celui de l'Océan, son élévation dépasse de plus de 160 toises le sommet du Mont-Blanc, point culminant de tout le vaste système des Alpes. D'après les géographes Chinois ce lac communique avec le Ravanhrad , d'où sort le Lang^tchou s qui, réuni au La-tchou x forme le Setledje , le plu* grand affluent de l'Indus.

L'Asie Russe nous présente le Baïkal , qui est le plus grand de tous les lacs de l'Asie, la mer Caspienne et celle d'Aral exceptées ; il reçoit la S é l e n g a, et est la source de Y An g ara, qu'on doit regarder

ASIE

avec la Selenga , comme la branche principale du Ienisseï , le plus grand fleuve de Y Ancien-Continent. Le Taïmour, dans la péninsule des Samoyèdes à l'extrémité boréale du gouvernement de Iénisseïsk ; il en sort la T aïmourc ha ce sont le lac et le fleuve les plus septentrionaux de toutTAncien-Continent. C'est aussi dans cette classe que nous devons ranger la Goklcha (Goukeka, Gok- Ichai , Seyan ) dit aussi lac a" E. r iv a n, qu'à tort nous avons classé dans la première édition de Y Abrégé, parmi les lacs sans issue, induit en erreur comme nous l'avions été par les meilleures cartes et par les meilleurs ouvrages géographiques. Selon le colonel Monleith , le Zcngue ( Zengan , Sevanga ) débouche ses eaux dans l'Aras, le plus grand des affluens du Kour. Sur l'Ilot Sevan, dont ce lac prend quelquefois le nom , se trouve un monastère regardé comme le plus ancien de l'Arménie.

îles. Ayant indiqué dans la description des différens états de l'Asie les principales îles qui leur appartiennent , nous nous bornerons ici à nommer les principaux archipels et les lies qui se font remarquer par leur grande étendue. Nous les classerons d'après'les mers différentes auxquelles ces terres appartiennent, en nous bornant à donner ici quelques détails sur celles de la partie Asiatique de la mer Rouge , à cause de l'incertitude où est le géographe sur tout ce qui concerne leur existence politique.

Iles et Archipels dans l'océan- Glacial-Arctique. A cette classe appartiennent : l'Ile Bicloï , à l'extrémité septentrionale de la péninsule Kara-Ob ; l'île Khangalaounoï, dans l'archipel à l'embouchure de la Lena ; les îles Kolelnoï et Nouvelle-Sibérie , dans celui auquel cette dernière donne le nom; l'île Liakhovsky , au sud de l'Archipel de la Nouvelle-Sibérie; enfin Y archipel des Ours, vis-à-vis l'embouchure de la Ko- Jyma.

Iles et Archipels dans le Grand- Océan et ses branches. Dans cette série nous citerons ; l'île de St-Laurent, dans la mer de Bering ; Y archipel des Kouriles ; les îles lesoel de Tarrakai, qui ferment la mer d'Okhotsk ; l'île Niphon, dans l'archipel du Japon; c'est la plus grande île de toute l'Asie ; viennent ensuite dans le même archipel les îles Saï~

kokf ou Kiousiou et celle de Sikokf; à l'ouest et le long des côtes de la Corée ,

Y archipel de Corée, composé de plus de mille îles; plus au sud et vis-à-vis des côtes de la Chine, Y archipel de Lieou-khieou , l'Ile de For'mose et celle tfHaï-nan; et tout près des côtes de cet empire Y archipel de Jean Potocki , celui de Chusam onTcheou, l'île de Jlisong-ming , Y archipel de Phenghu (Pescadores) et Y archipel de Kamboge (Hasting) dont l'île Koh-Doud surpasse de beaucoup toutes celles qui le composent.

Iles et Archipels dans l'Océan-Indien. Cette classe nous offre à l'extrémité delà péninsule de Malacca, et proprement entre les deux caps Tamdjong-Bourou et Romania, la petite île de Singapoure , devenue de nos jours un des plus grands entrepôts du commerce de l'Asie ; le long de la côte occidentale de cette péninsule se développe un vaste archipel, qui n'a pas encore reçu de nom général et que nous proposons de nommer archipel de Junkselon-Piîiang du nom de ses deux lies principales ; et plus au nord

Y archipel de Merghi; à l'ouest de ce dernier se trouvent les archipels de Nicobar et ttAndaman; plus au nord encore Y archipel d'Arracan, si remarquable par ses phénomènes volcaniques et par ses ports; et non loin de l'extrémité méridionale de l'Inde, le groupe de Ceylan, si important par ses productions et par la pèche des perles ; enfin les archipels des Maldives et des Lakedives. Dans le golfe P e r si que nous trouvons le groupe de Kichm avec l'île de ce nom , la plus grande de tout le golfe, et le stérile îlot à'fformouz , si célèbre dans les annales du commerce de l'Orient; plus à l'ouest et près des côtes de t° Arabie , le groupe de Bahraïn , si renommé par la pêche des perles. Dans la mer Rouge, nous trouvons d'abord l'île Périm , qui partage en deux parties très inégales le détroit de Bab-el-Mandeb; l'île Djebel (Sebahn , Tarr , Tor, Teer), remarquable par son volcan que Bruce vit fumer ; les Arabes et les Abyssins le regardent comme une des ouvertures par lesquelles le diable sort de l'enfer quand il veut venir dans ce monde ; l'île Camaran , qui est la plus grande de toutes celles de cette mer, après Dhalac qui appartient à l'Afrique ; Y archipel Corallien , composé d'un nombre

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

presque infini d'ilots et de rochers de corail, qui s'étendent le long de la côte arabique, depuis Loheïa jusqu'à Djidda , et dont les lies principales sont : Fusent , renommée par la bonté de son eau ; Baklan, Gusr-Farsan elFiran, par la pêche des perles qu'on y fait ; celle de Gusr- Farsan donne le nom à un groupe et se distingue par son étendue , que les indigènes paraissent avoir exagérée en lui en accordant une égale à celle de l'Ile Dhalac. Iles et Archipels dans la Mer Méditerranée et ses branches. Nous classerons dans cette série File de Chypre, une des plus grandes de cette mer, et plus à l'ouest , près de la côte de l'Asie- Mineure, les îles de Rhodes, de Samos, de Chio, et de Metelin, qui , avec d'autres moins considérables , forment la partie asiatique de Y archipel proprement dit.

montagnes. On connaît encore trop peu la direction des chaînes de montagnes de l'Asie pour pouvoir entrependre d'en décrire les différentes branch ,

I comme on l'a fait à l'égard de celles d'Europe. Mais si le manque de matériaux nous empêche d'entrer dans les dé-

I tails de leurs innombrables ramifications, on a assez de données sur la direction

i des chaînes principales pour essayer de les classer par massifs où systèmes. En

p attendant que de nouvelles explorations viennent ajouter de nouveaux faits rela-

I tifs à la classification des montagnes de cette partie du monde, nous proposons de les ranger toutes dans les cinq systèmes suivans :

Le SYSTÈME ORIENTAL ou ALTAÏ ^HIMA- LAYA. La première de ces dénominations rap- { pelle la position de ce système à l'égard des quatre S autres; la seconde, le nom de ses deux groupes extrêmes. Dans le système Altaï- Himalaya on peut distinguer cinq groupes principaux , savoir : 1 Altaï, qui est le plus septentrional ; le Thian- . cha/ij qui est le plus central et offre néanmoins les phénomènes volcaniques les plus éloignés de la mer que l'on connaisse -, le Kuen-lun, auquel appartiennent les plus grandes élévations de la e Chine et toutes les montagnes de cette vaste région; Y Himalaya , qui est le plus méridional et en même temps le groupe dontles sommets offrent les plus hauts pics connus de tout le globe; enfin le Japonais ou Maritime , remarquable par ses terribles et nombreux volcans. Le système Altaï- 1 ! Himalaya peut être regardé comme le plus vaste - «■ de tout le globe ; il embrasse toutes les montagnes des empires Chinois et Japonais , celles de l'Inde- Transganrétique , de l'Inde-Septentrionale , des

royaumes de Kaboul et de Herat, du Baloutchistan, et presque toutes celles du Turkestan-Jndépendant et de la Sibérie. On le connaît encore trop imparfaitement pour être en état de dire quel est son noyau principal; cependant il nous semble qu'on pourrait regarder provisoirement comme tel le grand nœud que l'orme le Bolor avec le Thsoung-ling , entre le Turkestan , le Thian-channan-lou et le Baltistan.

Groupe de l'Altaï. Il entoure les sources de l'Irtyche et du Iénisseï ou Kern ; à l'est , il prend le nom de Tangnou; celui des monts Sayaniens , entre les lacs Kossogol (Kousou-koul) et Baïkal; plus loin celui de Haut- Kent et et des monts de Daourie ; enfin au nord-est il se rattache au Iablonnoï-khrebet (chaîne des Pommes), au Kh ingkhan, aux monts Al dan , qui s'avancent le long de la mer d'Okhotsk, et sous la dénomination de Stanovot parcourent toute l'extrémité nord-est de l'Asie , et vont aboutir au cap Oriental au détroit de Bering. Du côté de l'ouest l'Altaï s'avance de l'orient à l'occident sous les noms d'Oulouk-tag , Al ghinskoe - khrebet (Dalaï Kamtchat des Kirghiz, YAlghidin-tsano de nos cartes). Mais ici nous devons faire remarquer, avec M. de Humboldt, que ce prolongement de l'Altaï n'est pas une chaîne continue, ainsi que la représentent les cartes publiées jusqu'à présent , mais bien une série de collines isolées et de petites montagnes qui s'élèvent brusquement au - dessus des plaines parcourues par les Kirghiz ; ces peuples ignorent jusqu'au nom YAlghidin-tsano qu'on donne à cette prétendue chaîne de montagnes. Parmi les chaînes secondaires qui se détachent de celle qu'on peut regarder comme la principale de ce groupe , nous nommerons : les monts de Kolyvan, entre l'Irtyche et la Biya, si riches en mines d'or et d'argent; la chaîne Baïkalienne , qui forme une partie du contour du lac Baïkal; les monts de Nertchinsk , si importans par leurs grandes richesses minérales, surtout en argent, plomb et cuivre ; la haute et longue chaîne du Kamtchatka, si remarquable par ses terribles volcans; la chaîne que M. de Humboldt propose d'appeler Grand -Altaï, dont les plus hautes cimes sont à deux degrés de latitude au sud-est du lac leké Aral-noor, et qu'il ne faut pas confondre avec la chaîne imaginaire que représentent les cartes; elle va du nord-ouest au sud-est et paraît se joindre au Thian-chan; enfin la chaîne de Tarbagataï , qui s'étend à l'ouest des lacs Dzaisang et Alak-tougoul, nommée A la-tau , entre ce dernier et le Balkhach. Nous ferons remarquer qu'une grande partie de la chaîne principale de ce groupe forme la frontière entre les empires Russe et Chinois, et que selon M. de Humboldt, c'est justement dans sa partie, nommée Petit- Altaï par les géographes européens, que se trouvent quelques-uns de ses sommets les plus élevés.

Groupe du Thian-chan ou Mont Céleste. Son point culminant parait être la masse de montagnes remarquable par ses trois cimes couvertes de neiges éternelles , qui s'élèvent presque au centre de l'Asie dans l'empire Chinois , sur les coufins du Kan-su et célèbre sous le nom de

ASIE

Bokhda-oola (montagne Sainte en kalmuk), le Bogdo de Pallas, le Siue-chan (mont Neigeux) et \ePe-chan (mont Blanc) des Chinois. Du Bokhda-oola, le Thian-chan se dirige à l'est vers Barkoul , où au nord de Hami ou Khamil, dans le Thian-chan-nan-lou , il s'abaisse brusquement et s'aplanit au niveau du désert élevé , nommé le Grand-Gobi ou Chamo , parcouru par les hordes des Mongols, et après une grande interruption se relève au nord de la grande courbure du Houang-ho, sous le nom de Gadjar ou Inchan. Dans sa marche vers l'est, arrivé dans le voisinage de Barin dans le Pays des Mongols, le Gadjar se confond avec la chaîne neigeuse nommée Ta-hang, qui sépare le Chan-si du Tchy-li, et avec la crête montagneuse qui, procédant du nord au sud sous le nom de Khingkhan-oola , l'orme la réunion de l'Altaï avec le Thian-chan. La chaîne que l'on pourrait regarder comme la principale parait encore s'avancer vers l'est, où elle se rattache, d'un côté aux Montagnes de la Corée , et de l'autre à la Chaîne Maritime qui longe la côte du Pays des Mandchoux : c'est à la première de ces deux branches qu'appartient la Montagne Blanche ( Golmin chayan alin ) , si célèbre dans l'histoire des Mandchoux. Du côté de l'ouest, le Thian-chan se prolonge vers l'occident, d'abord entre Gouldja et Koutché, ensuite entre le lac Temourtou ou Issi-Koul et Aksou, et file vers Samarkand, en séparant les sources du Sihoun de celles de l'Amou. Dans cette longue inarche le Thian-chan reçoit les noms de Mo uztagh (le Moussart de Strablenberg), à l'est de la chaîne transversale du Bolor, et celui d'Asferah, à l'ouest de cette chaîne; ensuite en tournant au sud-ouest, à-peu-près sous le méridien de Kodjend , elle prend le nom d'A k-tagh ( mont Blanc ou Neigeux ) , dénomination sous laquelle elle expire dans les plaines ondulées où commence le grand abaissement de terrain qui environne la mer d'Aral et la mer Caspienne.

Outre les chaînes secondaires que nous avons mentionnées en traçant la marche de la chaîne principale du côté de l'orient , on doit aussi nommer les Monts Alachan , qui longent le côté occidental de la grande courbure du Houang-ho, et qui paraissent réunir la partie du Thian-chan , nommée les monts Gadjar, à la chaîne septentrionale du grand nœud du Khoukhou-noor, nommée Nan-chan ou Ki-lian-chan , qui appartient au groupe du Kuen-lun. Du côté de l'ouest nous nommerons : YAla-tau , qui s'étend au nord du Thianchan vers l'ouest, depuis 1*1 lï jusque vers Turkestan, en traversant le cours du Tchoui; le Mingboulak, au nord de Khokand et presque parallèle à l'Asferah. On pourrait classer ici la chaîne du Bolor, qui, dans sa marche du nord au sud, forme trois nœuds remarquables, en joignant entre eux les groupes de l'Himàlaya et du Kuenlun , du Thian-chan , et la chaîne secondaire nommée Ala-tau.

Groupe du Kuen-lun , dit aussi Koulkoun et Tartach-dav an , qu'on pourrait encore nommer groupe Tibétain- Chinois , à cause des deux régions principales qu'il traverse. Nous le ferons commencer, avec M. de

Humboldt, àl'ouestdu T hs o un g- 1 in g (monts des Ognons ou Bleus). 11 se rattache, comme on l'a dit plus haut, à la ebaîne transversale ou secondaire de Bolor; suivant les livres chinois , il en forme la partie méridionale. Selon des renseignemens récens, on pourrait regarder Y Hindou- k o h comme son prolongement vers l'ouest, contre l'opinion généralement admise qui regarde cette dernière chaîne comme une continuation de l'Himalaya. En attendant qu'on dissipe ces doutes, nous laisserons cette vaste chaîne à l'Himalaya. Il reste encore beaucoup d'obscurité sur la direction de la partie orientale du Kuen-lun. Après avoir bien médité sur tout ce que nous ont dit, sur les montagnes du Tibet, de la Chine et de la presqu'île au-delà du Gange, les missionnaires, les voyageurs les plus récens, MM. Abel Remusat, Klaproth et de Humboldt, nous croyons qu'on pourrait décrire de la sorte la direction et les principales branches de cette partie du Kuen-lun. Après avoir traversé le Tibet de l'ouest à l'est sous les noms de monts Thsoung-ling au nord , et des monts de Ngari, de Zzang et de Ui au sud , ces branches se réunissent de nouveau dansleK'ham ou Tibet Oriental pour y former le Kuen-lun des Chinois, noyau d'une hauteur prodigieuse, dont ils ont fait dans leur géographie mythologique le roi des montagnes , le point culminant de toute la terre } la montagne qui touche au pôle et qui soutient le ciel, et comme le dit si bien M. Abel Rémusat, Y Olympe des divinités bouddhiques et des tao-sse. C'est de ce plateau que partent les hautes chaînes qui font du Tangout, du K'ham, du Szutchhouan-Occidental et du Yun-nan, un des pays les plus élevés du globe, et dont le niveau du sol est peut-être plus élevé que celui qui sert de base aux plus hauts colosses de l'Himalaya. On doit aussi ajouter que le Kuenlun se rattache dans le Tibet au groupe de l'Himalaya par plusieurs hautes chaînes , dont les pics gigantesques sont couverts de neiges qui ne fondent jamais. Parmi les nombreuses ramifications de ce groupe , dont nous n'osons encore signaler aucune comme la principale , tant est encore imparfaite l'orographie de cette partie de l'Asie, nous nous bornerons à citer les suivantes, qui nous paraissent être les plus remarquables. 1° La longue chaîne que nous proposons de nommer Birmano-Siamoise , du nom des deux états dont elle touche les frontières; elle traverse toute l'Inde-Transgangétique du nord au sud, depuis les confins du Yun-nan jusqu'à l'extrémité de la péninsule de Malacca. Parmi ses rameaux nous signalerons celui qui s'en détache au nordouest; il traverse le Bong , le Kathi-tchaoun , et va se joindre aux monts Khamti sur la frontière méridionale de l'Assam.

2° La chaîne que nous proposons de nommer Laos-Siamoise , parce qu'elle traverse le Laos et forme la limite orientale du royaume de Siam ; elle sépare le bassin du Meïnam du bassin du Maykaoung.

3° La chaîne Annamitique , qui traverse le Yun-nan et sépare le bassin du Maykaoung des fleuves qui ont leurs embouchures sur la côte du Tonquin et de la Cochinchine.

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

4° La chaîne du Yun-ling , qui court du nord au sud en séparant par la longue série de ses pics neigeux la Chine du Tibet. Un savant orientaliste regarde cette chaîne comme le noyau de toutes celles qui parcourent la Chine , la Mongolie et la partie méridionale du Pays des Mandchoux , ainsi que toute la Corée ; mais nous bornerons son domaine aux montagnes qui serpentent sur le territoire de la Chine proprement dite. Le Yun-ling se réunit à la chaîne des Pe-ling, qui borne le Chen-si au sud, et y est couronnée de plusieurs pics neigeux. Arrivée à la frontière de la province de Ho-nan elle s'abaisse , se dirige au nord-est vers le Chan-si , où elle se réunit au mont Ta-hang. Dans le Chen-si même une chaîne secondaire, appelée Loung, part desPe-ling au nord-ouest, vers le Houang-ho , où elle s'élève brusquement à la hauteur de la neige et se réunit par l'Alachan à la chaîne Gadjar de la Mongolie. En général les Pe-ling marquent la distinction entre le bassin septentrional et le bassin moyen , côtoyés au nord par le Houang-ho , ils s'abaissent insensiblement jusqu'au rivage delà mer, où leurs dernières hauteurs viennent se terminer entre les embouchures du Houang-ho et du Kiang. La chaîne des Nanling , naissant de l'extrémité des Yun-ling, et fort éloignée en cet endroit de l'origine des Peling, s'en rapproche en courant à l'est, et en envoyant vers le nord -est plusieurs rameaux qui semblent accompagner les circonvolutions du Kiang et le suivre jusqu'à son embouchure. Les monts de Yan au nord-ouest de Péking, et le Tahang à l'ouest, dans le Chan-si, paraissent appartenir également à ce système aussi bien qu'à celui du Thian-chan.

Groupe de l' Himalaya. La chaîne principale sépare les vallées de Sirinagour ou Gherwal, du Népal et du Boutan de celles du Tibet, offrant dans ses colosses les plus hauts sommets que l'on ait encore mesurés surtout le globe. Sa direction générale est du nord-ouest au sud-est ; par conséquent l'Himâlaya n'est pas parallèle au Kuen-lun ; il s'en rapproche tellement sous le méridien d'Attok et de Djellal-abad, qu'entre Kaboul, Kachemir, Ladak et Badakhchan, l'Himâlaya semble ne former qu'une seule masse de montagnes avec l'Hindou-koh et le Thsoung-ling dont nous avons déjà parlé. On ne connaît pas encore exactement les limites de l'Himâlaya du côté de l'est; mais on pourrait provisoirement regarder le bassin du Brahmapoutra comme son extrémité orientale. Sa partie occidentale , située à l'ouest de l'Indus, est connue sous le nom d'Hindoukoh; elle traverse de l'est à l'ouest le royaume de Kaboul, s'étend dans le Khanat de Koundour et dans le Kliorassan , où elle parait se perdre dans les hauteurs qui sillonnent le plateau élevé qui forme le sol de cette vaste contrée, où vient aussi expirer l'extrémité orientale de la chaîne du Damavend, que nous avons regardée provisoirement comme une dépendance du système Tauro-

Caucasien. Sa partie connue la plus élevée parait être le grand pic situé entre Bamian et Inderab; il porte le nom d'Hindou-koh ou Hindou-kouch. M. Burnes dit l'avoir vu distinctement à la distance de 150 milles, ce qui suppose une élévation de plus de 3600 toises. Voici les principales chaînes secondaires qu'on peut regarder commeappartenant à ce système :

1° La chaîne méridionale > qui court parallèlement à la chaîne principale, formant avec cette dernière les grandes vallées du Boutan , du Népal et du Gherwal.

2° La chaîne orientale , qui, sous les noms de monts Yomadoung et Anapektomiou , s'étend depuis le Brahmapoutra jusqu'au cap Negrais, dans l'empire Birman ; dans sa longue marche elle paraît offrir de fréquentes et fortes interruptions. On pourrait regarder les montagnes et les hauteurs qui sillonnent le sol du Catchar, du Tiperah, du Pays des Garraous, du district de Tchitlagong, de l'Arrakan et du Pegu Occidental , comme comprises dans son domaine. Un rameau de cette chaîne va joindre les monts Khamti.

3° La chaîne occidentale , que nous proposons de nommer Salomon-Brahouiks , du nom que portent ses deux parties principales ; elle se détache de l'Hindou-koh au sud de Kaboul, entre cette ville et Pichaouer, et va presque droit au sud à travers l'Afghanistan et le Baloutchistan Oriental ; les rameaux qui s'en détachent à l'est et à l'ouest forment les chaînes secondaires qui parcourent ces deux vastes contrées. Les monts Bouskeroud, dans le Baloutchistan Occidental, en se perdant insensiblement dans le plateau du Kirman d'un côté et de l'autre dans le golfe d'Oman, au cap Djask, pourraient être regardés de ce côté comme les limites occidentales du grand système de PAltaï-Himàlaya.

Groupe Japonais ou Maritime. Nous proposons ces dénominations pour comprendre dans une seule division toutes les montagnes qu'offre la longue série d'îles comprises entre le cap Lopatka , à l'extrémité méridionale du Kamtchatka, et le canal de Formose. L'importance, sous tant de rapports , de l'archipel Japonais qui en occupe le milieu et la grande élévation des pics de l'île Niphon , nous ont engagé à préférer la première dénomination à toute autre ; la seconde indique la position de ce groupe relativement aux quatre autres dont se compose le système Altaï- Himâlaya. Les montagnes de la grande île Tarrakaï (Karafouto ou Saghalien) sont une dépendance de celles de la chaîne principale qui traverse l'île Ieso. Pour éviter d'inutiles répétitions, nous renvoyons à la description des empires Chinois et Japonais, et de l'Asie Russe, pour tout ce qui concerne les détails des îles appartenant à ce groupe. Ici nous dirons seulement que ses plus, hauts pics se trouvent dans les îles Formose , Kiousiou, Niphon et leso.

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