‹ Abrege de geographieChapitre 308 sur 454 · DE LA VILLE · texte numérisé non relu

DE LA VILLE

1 Maison Je clianté et Hôpital Jes tranaus- l'émtentiercs .

a Société MiSliaue Aniericainc .

3 Arsenal

4 Asile des Orphelins o Et/ lise S? Paul

6 Sfdean ■

- Eglise Presbytérienne .

8 Hà tel de mu.

c) Académie- des Arts-

10 Hôtel JSationaJ, ■

11 Opéra Italien/ ■ îa histitaXam J'u/Jitpie iô Bourse

i4 Eglise Pro tes tante ■ ij -Et/Use Africaine.

iG Eglise des Mét/iodistes K] Synagogue .

18 Collège. Couard) ui .

M) Collège de JEûlectiie eide Cliirurgie 2<> Vàusiui 71 el Jardin lu Château ai Eglise S? Pierre ■ 23 Institutions- itndiisa-ielles a3 direction de la Atïirine ■2\ Ecole Cotluilique ao Jïcole JlêtAodzste

26 jBateoxtj* à vapeur pour Albang

27 ^<w/~ Providence Aeœ-Port.

Hartford Aliddletoivn Pridoeport et Fktshing .

28 Hateaua: à vapeur pour PhHadelphie et Nczb -JSrunsmtcA, a 9 Màrclié de Eulton. .

3o Marclié Central - ' 7»

5a Chantier des Vâisseaus

,">a Eglise de l Arcension

33 Marc/ié

34 Hôtel de Clinton 55 Jardin de 3't-6lo's 3G lîtireau de Poste 5 y Hôtel des Américains

^ les ma-rstjjr Je niairons tetntrj- plus trqere/tieiit t/tdiifuent le /<>yrr prineipui fit- l'i/uendte du jq deeemùrc 1836 ■

Gavard, Jè*«£>Bén.a.rd, J"< •/•//••

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«laminent en activité ; et parmi les collections appartenant à des particuliers , la riche bibliot/ièque du docteur David Hosack, et celle de M. Eddy; mais le beau jardin botanique, que M. Hosack a cédé à l'Etat, est très négligé et presque abandonné. New-York peut être regardée comme la ville de toute l'Amérique qui ocrupe le plus grand nombre de presses, et son commerce de librairie, supérieur sous certains rapports à celui de Boston, rivalise avec celui de Philadelphie. On doit ajouter qu'étant le plus grand entrepôt commercial des Etals- Unis, elle possède plusieurs vastes chantiers appartenant à des particuliers, parmi lesquels se distingue surtout celui de M. Bayard , où l'on a. construit, il y a quelques années, une frégate de 64 pour les Grecs et une autre de 68 pour la Colombie. La marine marchande de cette ville ne jauge pas moins de 303,500 tonneaux ; 90 bateaux ;i vapeur font en outre le service dans presque ioutesles directions. Plusieurs lignes de paquebots à voiles sont chargées delà correspondance régulière entre New-York et les villes les plus «ommerçantes de l'Europe et de l'Amérique ; plusieurs de ses bàtimens jaugent 500 tonneaux et offrent dans leur intérieur toutes les commodités que l'on peut se procurer dans les meilleures auberges. Des services réguliers sont établis pour la France et l'Angleterre aussi bien que pour les ports principaux de l'Amérique. La traversée de New- York à Liverpool en Angleterre s'accomplit quelquefois en 17 jours, pour un prix qui n'excède pas 30 guinées par personne y compris la nourriture. Nous ne pouvons nous empêcher de citer le magnifique aqueduc qui, commencé en 1835, distribue déjà dans la ville un volume énorme d'eau tirée du Croton, en parcourant un espace de 39 milles.

Les environs immédiats de New-York offrent d'abord le Gover nors Island, petit ilot sur lequel s'élève le fort Columbus , ('asile - Williams , \eForl Lafayette et le Fort Richmond , qui protègent l'entrée du port; ensuite une foule de jolies maisons de campagne situées dans File Manhattan et dans l'île Longue (Long-Island) , que nous avons vue être une des plus grandes de l'Union. C'est à l'extrémité occidentale de cette dernière que, vis-à-vis de New-York, s'élève la ville de Brooklyn , la troisième de l'état pour la population qui monte déjà à 36,000 âmes, et florissante par son industrie et son commeree -, malgré cela les géographes et les cartographes européens paraissent en ignorer l'existence. Cela doit surprendre d'autant plus que c'est justement à Brooklyn qu'est situé Yarsenal maritime de New- York ( navy-yard of New-York) , vaste bâtiment sur les chantiers duquel on a construit ÏOhio, un des plus beauxvaisseaux de PUnion, et la fameuse frégate à vapeur Fulton the first, sur laquelle *»n a tant débité de contes , mais dont le duc de Saxe-Weimar a fait justice. Selon cet illustre voyageur c'est une batterie flottante de 30 pièces de 32 -, les flancs ont 6 pieds anglais d'épaisseur ; la machine destinée à la mettre en mouvement est de la force de 120 chevaux -, elle est désarmée

depuis quelques années. En traçant un rayon de 75 milles autour de New-York on trouve un grand nombre de villes et de lieux remarquables que nous aurons occasion de décrire, soit dans cet état, soit dans les étals limitrophes; ici nous nommerons cependant N e w-Hav e n , dans le Connecticut; Poughkeepsie , dans le New- York , petite ville de 7200 habitans , une des plus florissantes de l'état par son industrie et par son commerce : on y publie trois journaux ; Patterson, Newark , Ne w-Brunswick et Trenton , dans le New- Jersey, Easton, Jieading et Philadelphie, dans la Pennsylvanie.

Rochesteb, ville très commerçante, située sur le Genessee, dans le comté de Monroe-, plusieurs voyageurs portent sa population à 17,000 habitans, mais le dernier recensement lui en donne 20,000. Le canal Erié y passe au-dessus du Genessee sur un aqueduc en pierre, semblable à celui du fameux canal de Bridgewater en Angleterre : c'est un ouvrage qui fait beaucoup d'honneur à Benjamin Wright. On y admire la belle cascade du Genessee, haute de 97 pieds anglais. Les autres villes principales sont : Hudson, avec 5400 habitans ; Utica , avec 12,800 habitans ; Oswego, avec 2700 ; et Buffalo, avec 18,ooo, remarquables surtout pour leur activité commerciale ; Utica et Bufalo , situées, la première vers le milieu du canal Erié et la seconde à l'endroit où il aboutit au lac Erié , font des progrès rapides en population et en richesse, à cause de l'extension que prend tous lesjours leur commerce. Il en est de même de Lokport : en 1821 il n'y avait que deux maisons ; on en comptait six cents en 1826 , et en 1830 cette ville avait 3800 habitans-, le canal y passe par dix écluses doubles, dont cinq pour les bàtimens qui descendent et cinq pour ceux qui remontent. Nous nommerons ensuite : Aueuun , avec 4400 habitans , importante par son célèbre séminaire théologique et par sa belle prison deVélal; Westpoint, par son école militaire, le seul établissement de ce genre que possède l'Union -, organisée sur le plan de la célèbre école Polytechnique de Paris , elle est entretenue par le gouvernement fédéral , et a déjà fourni à l'armée des officiers et des ingénieurs très habiles-, Sciienectady, avec Y Union-collège et 43oo habitans ; Clinton, avec Y Hamil ton- collège et le séminaire théologique des Baptistes ; Geneva , avec le Geneva-college; Sacket's Harbor, sur le lac Ontario, importante par son commerce et par ses chantiers militaires et marchands -, Sauna, avec 11,000 habit., et Syracuse, par l'immense quantité de sel qu'on retire de leurs sources salées; Caldwell , petit village remarquable par sa position charmante sur le lac George, devenu depuis quelques années le rendez-vous à la mode du beau monde des états de New-York, de Vermont, de Massachusetts et de Connecticut-, Pompey, avec 4800 habitans, importante par les nombreuses antiquités qu'on y a découvertes. Enfin Bethlehem , avec 6100 habitans ; Sempronius, avec 5700 ; Fishkill, avec 8300 ; Brighton, avec 6500; Gates, avec 7500 ; Onondaga , avec 5700 ; Manlius , avec 74oo ; Seneca ,

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avec G200 ; Newburg , avec 6400 ; Hempstead , avec (i200 ; Brookhaven , avec 6100 ; Canandaigua , avec 5200. Nous ajouterons encore Manchester, qui en 1826 n'était encore qu'un village , parce que dans ses environs se trouve la fameuse cascade de Niagara. D'après des mesures récentes toute la largeur est de 1400 yards, dont 380 forment la cascade du côté des Etats Unis; 330 sont occupés par l'ilot de la Chèvre (Goat-Island) et 700 forment la cascade du côté du Canada -, la hauteur de la cascade américaine est de 162 pieds anglais -, celle de la cascade canadienne ou anglaise n'est que de

ETAT DE NEW-JERSEY partagé en 14 comtés.

Trenton, dans le comté d'Hunterdon , petite fille de 4000 habitans, agréablement située au confluent du Sapping avec le Delaware, bien bâtie et florissante par ses manufactures de colon, ses tanneries, etc. ; c'est la capitale de l'état. On y remarque surtout le beau pont sur le Delaware composé de cinq arches en bois. Trenton est le grand entrepôt du commerce intérieur qui a lieu entre New-York et Philadelphie entre lesquelles cette ville est située.

Newark, sur le Passaic, ville la plus peuplée et la plus importante de l'état, remarquable par ses fabriques , surtout celles de souliers, de voitures élégantes, de chaises, etc., par Xéglise des presbytériens, une des plus belles de l'Union , par son commerce et par son cidre qu'on nous assure rappeler d'une manière étonnante le vin de Champagne ; sa population s'élève à 17,000 âmes. Patterson, petite ville, florissante par ses nombreuses manufactures de coton et remarquable par la jolie cascade formée par le Passaic ; elle compte 7600 habilans.

Les autres villes principales sont: New-Brunswick, avec 6ooo habitans et importante par son commerce , par le hulgers-college et par le séminaire lliéo logique des réformés hollandais (dutch reformed) ; Princeton , avec la célèbre institution nommée collège of New- Jersey et un séminaire théologique des presbytériens; Perth-Aîiboy , remarquable par son port, un des plus beaux de l'Union. Viennent ensuite Greenwich et Lebanon avec des forges ; Hanover, Little-Egg-Harbolr, Great-Egg-Har- BOUR et Bridgetown.

L'ETAT DE PENNSYLVANIE , partagé en 51 comtés.

Harrisburg , dans le comté Dauphin et sur la rive gauche du Susquehanna, petite ville bien bâtie et florissante, est la capitale de l'état. Le capitole et les deux bàlimens destinés aux bureaux de l'administration sont d'assez beaux édilices. D'après le dernier recensement, sa population ne s'élève encore qu'à Gooo âmes.

Philadelphie , bâtie sur la partie la plus étroite de la presqu'île formée par le Delaware et le Schuylkill, passe pour être la ville la plus régulièrement tracée de l'Union, la plus industrieuse ét celle où il y a le plus de richesse solide; elle en est la seconde sous le rapport de la population, qui, avec les faubourgs, s'élève à 229,00» âmes, et la quatrième sous celui delà marine marchande , qu'on estime au-dessus de 100,000

tonneaux. Son port est vaste et sûr, ses rues sont larges, bien pavées et bien aérées, ses maisons sont belles, en général bâties en briques et à trois étages, propres, mais sans ornemens. On doit ajouter que les places y sont plus nombreuses que dans aucune autre ville des Etats-Unis ; celle de Washington est ornée de la statue équestre de ce grand homme. Parmi les nombreux édifices publics qui méritent d'être mentionnés , nous citerons: le marche (Market), le plus beau peutêtre de l'Amérique ; la Banque des Etats Unis que plusieurs connaisseurs regardent comme le plus bel édilice de toute l'Union: il est bâti en marbre blanc sur le modèle du célèbre Panthéon d'Athènes; la Banque de Gérard (Gerard's- Bank); la Banque de Pennsylvanie , le palais de F Etal (State-House), où siégea le congrès qui, le 4 juillet 1776 , déclara l'indépendance des Etats-Unis et où se tinrent les séances du congrès, jusqu'à sa translation à Washington-, X athénée, la monnaie (the United States-Mint) établie en 1793; c'est le seul établissement de ce genre que possède l'Union; 011 a construit un nouvel hôtel des monnaies, dont les dimensions et l'architecture , bien supérieures à celles du précédent, font honneur à la libéralité du gouvernement fédéral ; les bàlimens de la société philosophique, de la bibliothèque de la ville, de l'université, et de Xacadémie des beaux-arts, Y hôpital de la Pennsylvanie , \aMasonic-Hall avec une belle salle pour les fêtes publiques; le théâtre dans Chesnut-street. On doit encore faire une mention particulière de la maison pénitentiaire (penitentiary), de X hôpital de la marine (naval hospital) et de l'arsenal de la marine (navy-yard), qui est un des plus grands élablissemens en ce genre que possède l'Union ; quoique le peu de profondeur du Delaware ne permette pas d'armer les vaisseaux de ligne , on y a construit le Pennsylvania, dont nous avons parlé à la page 630. Philadelphie est le siège d'un évèché protestant!, d'un évèché catholique et d'un grand nombre d'institutions littéraires et. d'instruction publique parmi lesquelles on distingue la société philosophique américaine, la société de médecine, la société Linnéenne, la société d'agriculture, la société des sciences naturelles et celle pour l'encouragement des inventions mécaniques; Xuniversité (university of Pennsylvania), dontla faculté médicale peut être regardée comme la première de l'Union; Xacadémie des beaux-arts , avec une assez belle collection de tableaux et de statues; Xathénée , les trois grandes bibliothèques publiques , parmi lesquelles se distingue la biblio- \ thèque de la ville, le musée de Peel avec de belles collections d'histoire naturelle et de tableaux -, on y admire un squelette entier de mammouth qui pèse 1000 livres ; c'est le plus grand morceau de ce genre qui existe; Xobservatoire ,1e jardin botanique de Bartram.Le commerce de librairie de cette ville surpasse celui de New-York; l'activité de ses nombreuses typographies est immense ; les magasins de Carey et Lee sont très richement fournis, et le magasin de caries du célèbre géographe M. Tau-

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ner nous paraît être le premier établissement de ce genre qu'il y ait aux Etats-Unis. Philadelphie et ses environs possèdent de nombreux et imporlans établissemens manufacturiers. Mous ajoute- 10ns, d'après les journaux, que l'énorme legs de 16 millions de dollars , que M. Etienne Girard lui a laissé, a rendu la municipalité de Philadelphie une des plus riches du monde. Ce vieillard opulent a légué en outre 2,000,000 de dollars pour l'établissement d'un collège qui élevé récemment sous le nom de Girard-College est un des plus grands établissemens de ce genre.

Dans les environs immédiats de Philadelphie on doit surtout nommer le beau pont sur le Schuylkill , dit Mark et- Street- Bridge , construit en bois à l'extrémité de la rue du Marché (Market street); l'arche du milieu a une ouverture de 190 pieds anglais , et celle des deux autres est de 150 pieds. A un mille au-dessus on admire un autre pont aussi en bois , d'une seule arche de 310 pieds et 4 pouces anglais d'ouverture ; ce bel ouvrage nous parait offrir Y arche la plus large que l'on ait encore construite; enfin le W aterworks, magnifique construction hydraulique, qui fournit l'eau à toute la ville, et qui a coûté 432,512 dollars. Nous ajouterons que beaucoup de maisons de la ville possèdent des cabinets de bains alimentés par ces magnifiques conduits. Plus loin on voit Germantown, petite ville, florissante par son industrie ; elle possède l'institution nommée Mount Airy collège , et Frank fort , où se trouve un grand hôpital pour les fous. Beaucoup plus loin , et dans un rayon d'environ 80 milles, on voit plusieurs villes et lieux remarquables; nous nommerons d'abord les suivans qui appartiennent à la Pennsylvanie : lieading, petite ville florissante, sur le beau canal par lequel on transporte le charbon de terre à Philadelphie : sa population s'élève à 5900 âmes; Pottsville, ville de plus de 3000 âmes, qu'on cherche en vain sur les cartes et dans les geographies les plus récentes; c'est l'établissement principal de la compagnie de houille du Schuylkill (Schuylkill-coal-Company) qui exploite les mines de charbon et de fer découvertes dans son voisinage et dont les produits sont transportés à Philadelphie par le canal qu'elle a ouvert. Mauc h-C hunk , autre petite ville , située au confluent de Mauch-Chunk avec le Lehigh; elle doit sa naissance aux riches mines de houille exploitées par la Lehigh-coal-Company \ un beau chemin en fer construit avec le métal tiré des mines voisines, facilite le transport de ce combustible. « Ce chemin , dit M. Miîbert dans son Itinéraire pittoresque du fleuve Hudson, est construit en ligne directe et sur un plan incliné. Le charbon est chargé sur 14 chariots qui contiennent chacun un tonneau et demi de ce combustible ; les chariots attachés à la suite les uns des autres et portés sur des roues en fer de peu d'élévation qui se meuvent dans des rainures, roulent avec une telle facilité , que , sans autre moyen d'impulsion que l'inclinaison du plan, tout ce convoi se met en marche et parcourt rapidement le trajet de 9 milles qui sépare la mine de la

rivière. Cette vitesse est même susceptible de s'accélérer tellement que , pour prévenir les accidens, on a été obligé d'établir derrière le dernierchariot une espèce de modérateur, appareil extrêmement simple , au moyen duquel un seul homme armé d'une vis de pression , peut arrêter tout courl le train en mouvement. Arrivées au terme de leur voyage , ces voitures vont successivement se vider sous un grand hangar, où lesbarques stationnées sur la rivière viennent s'approvisionner. On remonte chaque chariot vide au moyen d'un cheval qu'on y attèle. Pendant la descente ce cheval est attaché derrière le chariot et le suit dans son trajet. » Easton, petite ville de 3500 babitans , florissante parle commerce, et remarquable par le pont en chaînes qu'on y a construit sur le Lehigh, et par les canaux et les routes qui y aboutissent; on a le projet d'y établir une école militaire sur le plan de celle de Wcst-Point. B e thlehem et Nazareth, très petites villes, que nous ne nommons que pour signaler deux des principales colonies des Frères Moraves. Nous avons déjà décv'ûHa rr isb ourgà la page précédente. Hors des limites de la Pennsylvanie nous nommerons d'un côté Tre nton } New- Bruns wic k et Newark, dans le New- Jersey; New-York , etc., dans l'état de ce nom ; et de l'autre Wi Imingto n, Dover, etc., dans le Uelaware; B a l timoré, etc., dans le Maryland.

PiTTSGur.GH , située dans une plaine , entre l'Ailegheny et le Monongahela , à l'endroit où ces rivières se réunissent pour former l'Ohio. Cette position si favorable au commerce , les belles routes qui y aboutissent et les riches mines de charbon de son voisinage , ont rendu Pittsburgh une des villes les plus florissantes de l'Amérique. Ses fonderies de canons , ses ateliers où l'on cou slruit des machines à vapeur , ses verreries, ses poteries , ses clouteries , ses manufactures d;1 laine etde coton , et une foule d'autres fabrique? et manufactures ont fait donner à cette ville le nom de Birmingham américain. Son commerce est immense , et parmi les villes de l'intérieur il n'y a que Cincinnati qui rivalise avec Pittsburgh. Elle possède la western university; sa popula tion s'élève à 30,000 babitans en comprenant dans ce nombre ceux de ses environs immédiats. On y a construit plusieurs vaisseaux marchands ; aujourd'hui on y construit un grand nombre de bàtimens à vapeur pour la navigation de l'Ohio, du Mississipi et des tributaires de ce grand fleuve.

Dans les environs immédiats de Pittsburgh on trouve : Birm ingham , gros bourg important par ses verreries , ses fabriques de quincaillerie et par ses sources salées , dont on tire par l'ébullition une quantité considérable de sel ; l'arsenal, près de l'Allegheny , beau bâtiment où l'on conserve plus de 20,000 fusils; J l leghenytown, remarquable par la belle prison (penitentiary) qu'on y a construite il y a quelques années-, enfin Y Union-ro lling-mill } une des plus grandes fabriques de clous de toute l'Union ; on vante surtout le mécanisme qu'on y emploie. Plus loin et dans un rayon d'environ 16 milles on remarque Economy , petit village charmant,

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bâti il y a peu d'années par M. Rapp pour les partisans de ses doctrines ; son système, dorft les journaux ont tant parlé dans ces dernières années, est basé principalement sur la communauté des biens et sur la coopération de tous les membres de la société pour le bien-être commun , et sur ]es consolations de la vie à venir promises par la religion. C'est cette dernière partie qui forme la différence entre son système et celui deM.Owen, dans lequel les principes religieux ne sont pas considérés comme nécessaires. La colonie de M. Rapp était très florissante en 1826 , possédait de vastes terrains .cultivés , plusieurs machines pour fabriquer des étoffes, et comptait 700 individus, qui tous le regardaient comme leur père et le vénéraient presque comme un nouveau prophète. 11 parait que cet établissement , ainsi que celui deM.Owen, a cessé d'exister.

Les autres villes principales de la Pennsylvanie sont : York, avec 4200 habitans, Lancaster , Carlisle et Brownville, remarquables surtout par leurs fabriques et leurs manufactures ; Lancaster a 7700 habitans, la plupart allemands, un petit musée, le collège de Franklin et un institut des sourds -et- muets ; Carlisle possède \e collège de Dickinson ; Washington , celui de /Washington et CANONSBur.GH,celui de Jefferson; Lebanon, importante par le canal qui y passe et par son commerce-, Juniata, par de riches mines de fer et par ses nombreuses forges. Mous citerons en outre Sunbury et Nortuumberland, réunies par un pont et situées à l'endroit où a lieu la jonction des deux branches principales du Susquehanna ; YJëadville , avec 1' 'Jllegheny-college ; Camiucrsbl'rg, avec 2800 habitans; Wilkesbarre, Wili.iamsport, Gettysburg, Hl'NTINGDON , BedFORT , \Vati.rford, Erië, Allentown et Lewistown. ETAT DE DELAWARE , partagé en 3 comtés.

Dover ou Douvres , dans le comté de Kent, sur le Jones-creek , affluent du Delaware , très petite ville, dans une position insalubre , et avec environ ;^âoo habitans, est la capitale de l'état.

Wilmington , dans le comté de Newcastlc, située entre le Chrisîiana-creck et le Brandwine, affluent du Delaware, ville de médiocre étendue, mais la plus grande , la plus peuplée et la plus commerçante de l'état. Elle se trouve être aussi l'entrepôt immédiat des produits des nombreuses et florissantes fabriques établies sur le Brandwine. La Chrisliana y forme un bon port ; le dernier recensement ne lui accorde que 84Goâmes.

Les autres villes principales sont : Newcastle, Smyrna et Lewistown.

ETAT DU MARYLAND partagé en 19 comtés.

Annapolis , dans le comté d'Arundel, petite ville située à l'embouchure delà Severn, sur la baie de Chesapeake, est la capitale de l'état. Ouoiqu'clle ne compte que 2800 habitans, elle possède néanmoins un théâtre et une banque.

Baltimore , dans le comté de ce nom, située sur la rive gauche du Patapsco, qui y forme un port spacieux et sûr, défendu par le fort Mac Henry. Selon M. de Ross , qui l'a visitée il y a quelques années, cette ville, inférieure à New-York et à Philadelphie pour l'étendue et la population , les surpasse pour l'élégance, la régularité des édi-

fices et la propreté des rues ; les agrémens des dames , les charmes de la société, le ton , les usages et jusqu'aux modes rappellent ici les grandes villes de l'Europe. Ce jugement est confirmé par M. Levasseur. Quoique les rues de cette ville, dit ce dernier voyageur, soient toutes largeset régulièrement tracées, Baltimore n'a cependant pas la monotonie de Philadelphie. Le sol sur lequel elle est assise a un mouvement d'ondulation qui donne à chaque quartier un caractère varié. De plusieurs points élevés de la ville , l'œil peut embrasser non -seulement l'ensemble des constructions, mais encore une partie du port , les eaux brillantes de la Chesapeake et les sombres forêts qui s'étendent au loin. Baltimore est le siège d'un archevêché, dont relèvent tous les évèques catholiques de l'Union. Parmi les nombreux édifices qui ornent cette belle ville, on doit nommer : la cathédrale catholique, qui est le plus beau de ses temples; sa coupole ressemble à celle du Panthéon à Rome ; l'intérieur offre plusieurs beaux tableaux ; on regarde Yéglise des Unitaires comme un chef-d'œuvre d'élégance ; le magnifique bâtiment nommé YExchange, construit depuis peu, et dont la douane et la bourse font partie ; celui de Y école de médecine; Y athénée avec une grande salle pourles concerts; le nouveau théâtre; le monument de Washington, la plus belle construction de ce genre que possède l'Amérique; c'est une colonne de marbre blanc de 1C3 pieds anglais de hauteur , avec des bas-reliefs en bronze représentant plusieurs scènes de la vie de ce grand homme; elle est surmontée par la statue colossale du héros; le monument élevé à la mémoire des citoyens morts le 13 septembre 1814 en combattant contre les Anglais qui furent repoussés ; le style en est sévère et l'exécution belle; enfin la fontaine publique ^public fountain) qui s'élève au milieu d'un square; c'est le rendez-vous le plus fréquenté par les promeneurs pendant la belle saison. Le commerce de Baltimore est très important ; il n'esi inférieur qu'à celui de New-York, de la Nouvelle-Orléans , de Philadelphie et de Boston ; il deviendra encore plus considérable lorsqu'on aura achevé les deux grands chemins en fer qui doivent mettre celte place en communication d'un coté avec les villes situées sur l'Ohio et de l'autre avec celles que baigne le Susquehanna. Les manufactures de coton , les verreries , les fabriques de bleu de Prusse et de vitriol, les distilleries et la construction des vaisseaux sont les branches principales de l'industrie de ses habitans, au nombn: de 102,000. Baltimore est un des pins grands marchés de farine du monde. Cette ville possède de nombreux établissemens scientifiques et littéraires; nous nommerons : YUniversity of Maryland, qui comprend aussi Yécole de médecine, une des meilleures de l'Union ; d'importantes collections scientifiques et autres accessoires en dépendent , ainsi qu'un grand hôpital; le collège de Ste-Marie, établissement des catholiques, avec une riche bibliothèque et un beau cabinet de physique et de chimie ; le collège de Baltimore-, deux académies ou collèges infé rieurs; la bibliothèque de la ville, une des plus

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riches des Etats-Unis ; le musée , dont les collections d'histoire naturelle et d'instrumens des sauvages , quoique moindres que celles de Philadelphie, sont justement rangées parmi les plus riches de l'Union. Il est inutile de rappeler que, comme à Boston, à Philadelphie et dans d'autres grandes villes, les écoles élémentaires sont ici très nombreuses.

Dans ses environs immédiats, on voit un beau moulin à vapeur qui , avec douze ouvriers seulement, peut moudre jusqu'à 2000 banques de blé par jour. Dans un rayon de 50 milles, on trouve : Annapolis t que nous avons déjà décrite à la page précédente; Fréde ricklow n, petite ville remarquable par son industrie, son commerce, la salubrité de son climat et par sa population qui s'élève à 44ooâmes-, Washington, Alexandrie et George town, dans le district de Colombie; Harpers ferry, dans la Virginie; Lanças ter, dans la Pennsylvanie, et Douer, dans le Delaware.

Les autres villes principales de l'état sont : SnowntLL, Vienna et Oxford, importantes par le grand nombre de vaisseaux marchands qu'elles possèdent; Cumberland, par les riches mines de houille de son voisinage; ensuite Emmittsburg , par le voisinage du florissant collège catholique de Mount-St-Mary; Easton , Hagerstown , avec 3400 habitans, Elkon, Chester-

TOWN, NOTTINGHAM et WlLU AMSPORT.

DISTRICT FEDERAL ou DE COLOMBIE. C'est Ja plus petite des divisions territoriales de la Confédération Anglo-Américaine. Il est partagé en 2 comtés.

Washington , dans le comté de ce nom , située sur le Potomac , au confluent de sa branche orientale, est, comme nous l'avons vu, la ville capitale du district et de toute la Confédération. Le Rock-creek la sépare au nord-ouest de Georgetown , qu'on peut regarder comme un de ses faubourgs , tant cette dernière ville en est voisine ; la petite rivière , nommée Tiber-creek , la traverse , en même temps qu'un canal réunit le Tiber-creek avec la branche orientale du Potomac. Washington est bâtie sur un plan très régulier; ses rues, larges de 80 ou 100 pieds, se coupent du nord au sud, à angles droits; plusieurs aboutissent à des avenues de 130 à 160 pieds de largeur ; ces dernières portent le nom des divers états de l'Union. Le terrain compris dans le plan de la ville est très étendu, mais il n'y a encore qu'une petite portion occupée parles maisons; en 1820 , on en comptait 2141 et l'on estimait les habitans à 13,322; on porte actuellement ces derniers à 18,833. Plusieurs beaux édifices embellissent cette métropole; les plus remarquables sont les suivans : le capitole, bâti en pierre de taille sur une éminence ; c'est un bâtiment vraiment imposant, surmonté par trois coupoles , dont celle du milieu , qui correspond à la vaste salle nommée la rotonde, a 96 pieds anglais de diamètre ; les sénateurs et les députés des différens états de la confédération s'y rassemblent dans deux salles séparées , et la cour suprême y siège aussi pendant deux mois ; c'est encore dans cet édilice que , dans une vaste salle ,

on a établi la belle bibliothèque du congrès, composée en grande partie des livres qui formaient celle du président Jeflerson. L'hôtel du président, autre édifice , bâti en pierre de taille et également remarquable par ses dimensions, par son architecture et par la richesse de son ameublement. Les quatre grands corps de bâtimens en briques qui l'entourent servent à loger les admi nistrations des finances (treasury), de la marine (of the navy) , de la guerre (of war) et de V intérieur et des affaires étrangères (of state). La belle caserne de la marine, avec un grand logement pour le commandant. V arsenal de la marine (navy-yard) , qui est un des plus beaux etablissemens de ce genre, quoique les vaisseaux que l'on y construit ne soient armés que dans le chantier de Norfolk en Virginie-, il est situé sur la branche orientale du Potomac, qui forme en cet endroit un port sûr et commode. Le dépôt d'artillerie, ou l'on voit plusieurs armes curieuses. Le vaste bâtiment où se trouvent Yadministration générale des postes et le bureau des patentes; dans ce dernier se trouve une belle collection de modèles relatifs à presque toutes les branches des arts et de l'industrie. L'observatoire , l'hôtel -de-ville , le théâtre , la maison de correction, le cirque. On ne doit pas oublier le fort qui domine le Potomac et le grand pont en bois, de plus d'un mille de long, qui traverse ce fleuve; il est éclairé pendant la nuit. A la tête des établissemens scientifiques et littéraires de Washington , il faut mettre Y institut de Colombie, divisé en cinq sections pour les sciences mathématiques, les sciences physiques, les sciences morales et politiques, la littérature en général et les beaux-arts ; on doit citer aussi, les sociétés de médecine, de botanique, d'àgricullure et le Columbian-college. Dans le bureau topographique, il y a une belle collection d'instrumens et les plans de toutes les forteresses et de tous les forts formant le système de défense des frontières de l'Union, et un dépôt général de toutes les cartes et des levées des Etats- Unis, ainsi que de tous les mémoires des découvertes et voyages faits par les ingénieurs du gouvernement-, dans le département des Indiens (Indian département) ., on conserve une belle collection des portraits des chefs indiens et de ieurs femmes qui sont venus de temps à autre faire des traités ou cessions de terres. Washington possède plusieurs écoles élémentaires et plusieurs typographies. Nous ajouterons que c'est dans celte ville qu'on publie le National Intelligence!', autrefois regardé comme la feuille officielle des Etats-Unis; qualification qui, aujourd'hui, pourrait être donnée au Globe, qu'on publie aussi dans la même ville. Il est bon aussi de faire observer, que c'est du capitole que les géographes anglo-américains commencent à compter les méridiens qu'ils tracent sur leurs cartes.

Malgré son peu d'étendue, ce district compte deux autres villes trop importantes pour n'être pas mentionnées ; nous voulons parler de : Georgetown, dont la population s'élève à 7300 âmes; elle est remarquable surtout par son collège catholique très florissant , érigé en 1815 en univer-

AMERIQUE

sité et par un couvent de religieuses catholiques ; il est tenu par des jésuites et possède une belle bibliothèque; Alexandrie , sur la droite du Potomac , importante par son commerce et par sa population , qui monte à 8200 âmes.

ETAT DE VIRGINIE, partagé en 110 comtés. Richmond , dans le comté Henrico , sur la rive gauche du James et vis-à-vis de Manchester, avec laquelle elle communique par deux ponts, est la capitale de l'état. Le capitole ou hôtel de l'état, bâti sur le plan de la maison carrée à I\ i— mes; Y hôtel du gouverneur, Yarsenal et quelques églises sont ses édifices les plus remarquables. La fabrique de clous, la fonderie décalions, la manufacture d'armes, celles de voitures, de selles, de souliers et autres articles occupent une partie considérable de sa population, que M. Tanner porte à 24,178 âmes, mais qui, selon le dernier recensement, ne s'élève qu'à a>,ooo. Sa position avantageuse et le canal construit il y a quelques années pour éviter les chutes du James, rendent Richmond le centre d'un commerce aussi riche qu'étendu. Un nombre considérable de vaisseaux marchands appartiennent à son port. Depuis 1820 elle est le siège d'un évèché catholique.

Norfolk, près de l'embouchure de l'Elisabeth , ville de médiocre étendue , dans le comté de Norfolk , mais la plus peuplée de la Virginie , après Kichmond , et la plus commerçante. Sa populalion s'élève à 10, 400 âmes. Son port, très bien défendu , est un des meilleurs de l'Union. Norfolk possède un théâtre, un athénée et quelques autres établissemens d'instruction publique. C'est dans ses environs qu'on trouve Portsmouth, petite ville, et tout près G os port, sur l'Elisabeth , non loin de l'endroit où commence le canal ouvert il y a quelques années pour joindre la baie <,hesapcake avec le détroit d'Albemarle ; quoique ce ne soit qu'un village, il est li es important par le grand arsenal maritime que le congrès y a établi. Depuis que le gouvernement fédéral a adopté en 1820 le plan proposé par une commission d'ingénieurs et d'olliciers de marine , on a beaucoup agrandi cet arsenal ; on y a créé une forme de construction très grande, balic en granit de (Juincy, et l'on compte en construire d'autres successivement : de nouveaux ateliers , de nouveaux hangars , de nouveaux casernemens pour lesmarinsy ont aussi été construits. Ce magnifique établissement est le grand dépôt maritime pour les Etats-du-Sud, comme Charlestown que nous avons décrit à la page 994 l'est pour les Etatsùu-Nord.On doit aussi nommer la rade de Hamplon (Hamplon road) , qui, d'après le nouveau système de défense, est destinée à être le point principal de rassemblement des forces navales de l'Union. Cette position importante domine toute la baie Chesapeake, qu'un canal à grandes dimensions fait communiquer avec la baie Delaware, et par conséquent avec Philadelphie. Les vaisseaux construits dans cette dernière ville et à Washington peuvent donc en toute sûreté venir à Norfolk pour y être armés et ensuite se réunir dans la rade de Hampton Le fort Monroe, place d'armes ayant un revêtement

en pierre de taille , occupe , avec une lunette avancée , toute la belle position de Old-Point- Comforl; c'est dans son enceinte que se trouve Yécole d'application pour l'artillerie (artillery school of pratice). Le. fort Calhoun, batterie casematée, construite sur le banc du Jlip-Rap; cette batterie croise ses feux avec ceux du fort Monroe. Newport-News > Nase way-Shoal et C ramp-Island- Fiais * autres positions qui doivent aussi être occupées et qui formeront ainsi un système complet de défense pour la rade de Hampton. Malgré leur grande importance , les géographes et les cartographes européens paraissent ignorer presque toutes ces localités , mentionnées si souvent dans les feuilles américaines à cause des grands travaux que depuis plusieurs années on y exécute. Nous ajouterons que c'est au général Bernard que l'on doit les projets de ce beau système, ainsi que des autres fortifications que , depuis 1316, le gouvernement fédéral a fait élever pour l'entière protection de sa frontière maritime.

Les autres villes principales sont : Williamsrourg , ancienne capitale de la Virginie , avec le collège de William-et-Marie et une bibliothèque-, Petersburg , avec il ,ooo habitans ; Lynchrcrgh , avec 4G00; Winchester, avec 3500 ; et Wheeling, avec 7900, toutes importantes par leur industrie et leur commerce ; nous avons déjà dit que le grand chemin en fer de Baltimore doit aboutir aux environs de cette ville, ce qui la rendra un des plus grands entrepôts de l'intérieur. Ciiarlottesville , remarquable par Y université de la Virginie (university of Virginia); Lf.xington, par le collège de Washington et Fa rm ville , par le voisinage de celui de Ilamp den-Sidney; Yorrtown , avec le meilleur poi l de cet état; Harpers-Ferry, importante par la grande manufacture d'armes qui appartient à l'Union, et dans laquelle on fabrique annuellement 15,000 fusils, ainsi que par son vaste arsenal où l'on conserve environ loo.ooo fusils; Wiiitf-

Sl UMIUR-SPRINGS , WaRMSPRINGS, S\VEETSrui:SGS

etBATii, par leurs bains cl leurs eaux minérales visités par beaucoup de monde ; Estleville, près de laquelle se trouve le plus beau pont naturel de tous les Etats-Unis; ses dimensions sont beaucoup plus grandes que celles du fameux Rockbridge qui donne le nom à un comté decetétat. Nous nommerons aussi Fredericksburg , dont la population s'élève à 3300 âmes ; Leesbcrg, flncastle, curistiansb'jrg , evansham , Abingdon, Staunton , Tappahannok , Belhaven, Dumfries , Danville, Wellsburg et Point-Pleasant. On ne doit pas oublier Mount-Vernon , jolie maison de campagne située sur une éminence près du Polomac, à 9 milles anglais audessous d'Alexandria ; c'était la résidence ordinaire de Washington; et Montjcello, près de Ciiarlottesville, demeure habituelle de Jefferson.

KTAT DE LA CAROLINE-DU-NORD , partagé . en 64 comtés.

Raleigh , dans le comté de Wake, sur la Neuse, petite ville bien bâtie sur une éminence et dans uu climat sain , est la capitale de l'état, on y re-

CONFEDERATION ANGLO-AMERICAINE

marquait naguère quelques beaux édifices, entre autres le palais de l'étal, vaste et beau bâtiment, avec une statue en marbre de Washington , par Canova ; le théâtre et le palais du gouverneur; un incendie a détruit , il y a quelques années, le palais de l'état, ainsi qu'une assez grande partie de la ville, et a beaucoup endommagé le chef-d'œuvre du célèbre sculpteur italien. Raleigh possède 2 musées, mais ne compte que 2200 habitans.

Newbern , dans le comté de Craven, au confluent du Trent avec la ISeuse , jolie ville, avec un théâtre, une académie et une bibliothèque; c'est la plus peuplée de l'état, quoiqu'elle ne compte encore que 3776 habitans. Elle fait un grand commerce et son port possède beaucoup de navires marchands. Les autres villes principales sont : Wilmington, dont le port possède un plus grand nombre de vaisseaux que tous les autres ports de l'état ; elle compte 4700 habitans ; Fayetteville, avec 28C8; Edenton, Elisabeth, Plymouth et Beaufort, elles sonl toutes petites, mais importantes par leur commerce ; la dernière surtout l'est par son port, qui, avec celui qu'offre l'embouchure du Cape-Fear- Kiver, sont les seuls débouchés à la mer de la Caroline-du-INord ; ces deux derniers porls se trouvent en outre sur la grande ligne de communication intérieure au sud de la Chesapeake ; en outre d'importantes fortifications faites il y a quelques années les rattachent au système général de dépense pour la frontière maritime de l'Union. Chapel-Hill , remarquable par X université de la Caloline-du-Nord (universily of North-Carolina) ; Salem, par son industrie; c'est le chef-lieu des établissement que les Frères Moraves ont dans les Etats-Méridionaux. Enfin Charlotte, très petite ville, dont la prospérité et la population augmentent tous les jours à cause du voisinage des mines d'or qu'on y exploite sur une grande échelle, depuis quelques années. Leur produit, dont on avait révoqué en doute l'importance, s'est tellement accru, surtout depuis 1828, que les terrains aurifères des Etats-Unis, qui s'étendent à l'est des montagnes Bleues (Blue-Ridge) , depuis le voisinage du Polomac jusque dans l'état d'Alabama , doivent être rangés parmi les plus riches mines d'or que l'on connaisse. Cette zone aurifère , qui naguère encore n'était exploitée que dans la Virginie , les Carolines et la Géorgie , l'est aussi à présent dans l'Alabama et le Tennessee ; mais ce n'est que dans la Géorgie et dans la Carolinedu-Nord que l'exploitation se fait sur une grande échelle. Dans la Caroline-du-ISord , il faut distinguer les lavages des mines proprement dites. Les premiers se font dans le comté de Burke, dont le chef-lieu est Morgantown , et dans celui de Rutherford , qui a pour chef-lieu Rutherford; les véritables mines sont exploitées dans les comtés de Mecklenburg, de Rowan, de Davidson et de Cabarras , dont les chefs-lieux respectifs sont : Charlotte, Salisbury, Lexington et Concord. Les mines offrent déjà plusieurs galeries, mais nulle part on n'a encore pénétré à plus de 120 pieds anglais de profondeur. M. Bissel prétend que toutes les mines et tous les lavages des deux

Carolines, de la Géorgie et de la Virginie emploient actuellement au moins 20,000 personnes, et estime la valeur totale de leur produit à 100,000 dollars par semaine , ce qui ferait 5,000,000 de dollars par an. Sans adopter entièrement son estimation , qui nous parait exagérée , nous ferons observer que leur produit doit sûrement dépasser de beaucoup la quantité adoptée il y a quelques années par les savans célèbres qui ont traité ce sujet; car l'emploi constant d'un si grand nombre de personnes, et les 466,ooo dollars envoyés à la monnaie de Philadelphie en 1830, supposent un produit beaucoup plus considérable que celui auquel ils se sont arrêtés. D'après des documens officiels relatifs à cette année, l'or envoyé parla seule Géorgie monta à la valeur de 212,000 dollars ) celui de la Caroline-du-Nord , à 204,000 ; tandis que les envois de la Caroline-du-Sudetde la Virginie ne s'élevèrent qu'à 26,000 et à 24,ooo dollars. Il est inutile de rappeler que la quantité d'or envoyée à la monnaie de Philadelphie ne représente pas la totalité du produit provenant des mines et des lavages.

ETAT DE LA CAROLINE-DU-SUD ; c'est le seul état de la confédération dans lequel le nombre des esclaves dépasse celui des habitans libres. La Caroline-du-Sud est partagée en 29 districts.

Colovria , dans le district de Richland , sur la rive gauche du Congaree, immédiatement après la jonction de ses deux branches principales, la Broad et la Saluda. C'est une petite ville bien bâtie , avec 4300 habitans ; elle est la capitale de l'état. Le palais et le collège de l'état (collège of South-Carolina), ainsi que Y église des presbytériens sont ses édifices les plus remarquables.

Charleston , dans le district de ce nom, bâtie sur une péninsule formée parle Cooper etl'Ashley, qui, se réunissant au-dessous de cette ville, forment un port aussi vaste que sûr, dont l'entrée est défendue par trois forts. Charleston est la ville la plus peupiée de tous les Etals-Méridionaux , à l'exception de la ISouvelle-Orléans , et la sixième ville de la Confédération sous .e rapport du commerce. Elle est aussi la résidence d'un évéque protestant et d'un évêque catholique. On lui accorde actuellement 29,300 habitans. Parmi les bàtimens publics, nous citerons le palais de l'étal, Xhôtel-de -ville, la douane, le théâtre, le marché , la prison et Y église S t- Michel avec un clocher très élevé. L'école de médecine (médical collège), le Charleston collège, Y école de droit (law school) , la société littéraire et philosophique , les sociétés de médecine et d'agriculture, celle de botanique avec un beau jardin et la bibliothèque publique sont les principaux établissemens scientifiques et littéraires de cette ville, qui possède en outre plusieurs pensionnats , des écoles élémentaires, et plusieurs typographies. On construit un grand nombre de vaisseaux marchands sur les chantiers établis le long du Cooper. On doit aussi mentionner le moulin mécanique pour nettoyer le riz, appartenant à M. Lucas. La fièvre jaune a sou ' vent décimé la population de Charleston; cependant on regarde cette ville comme une des plus saines de toutes celles qui sont situées dans la ré".

AMERIQUE

gion inférieure des États-Méridionaux de l'Union les riches planteurs du pays et des Antilles s'y rendent pendant la mauvaise saison. Un chemin de fer la joint à Hamburg.

Les autres villes principales sont : Georgetown avec 2000 habitans, Hamburg, C a mden , etBEAUiort, importantes surtout par leur commerce;

WlNNSBOROUGH

ETAT DE GEORGIE , partagé en 76 comtés.

Milledgeville, dans le comté Baldwin, sur la rive droite de l'Oconee une des branches de l'Ala ta ma lia, jolie petite ville, avec 2100 habitans ; c'est la capitale de l'état.

Savannah, dans le comté Chatham, près de l'embouchure du Savannah , qui y forme un beau et bon port. C'est la première ville de l'état sous tous les rapports. La bourse, Yéglise presbytérienne, Y édifice de l'académie et le théâtre sont ses principaux bâlimens. Parmi ses élablisscmens scientifiques et littéraires il faut mentionner Y observatoire, la société de médecine^ la bibliothèque. Elle compte tl,ooo habitans qui l'ont un grand commerce et possèdent beaucoup de vaisseaux marchands.

Les autres villes principales sont : Augusta, sur le Savannah, importante par son commerce et par sa population qui s'élève à 6100 âmes; c'est l'entrepôt de l'immense quantité de beau coton recueilli dans la Haute-Géorgie et qui est ensuite embarqué à Savannah et à Cliarleston; Darien, importante par son port à l'embouchure de l'Alatamaha et par son commerce ; Brunswick, par son beau port; Atiiens, remarquable pai Y université de la Géorgie (Franklin collège, ou university of Georgiaï qu'on y a établie ; Maçon . (ondée en 1824 sur un territoire acheté aux Criks (Creeks); en 1826 elle comptait déjà 1600 habitans , et en 1830 , elle en avait 26oo ; c'est une des plus florissantes de l'état; et l'on a eu le projet d'en faire la capitale. Viennent ensuite Columbus , Clinton , Montickllo , Ste-Marie , Madison et Washington. On doit ajouter que c est dans la partie septentrionale de cet état , près des sources du Chatahoochee , du Tallapoosa el du Coosa , qu'on a découvert les mines d'or dont on a parlé à la page précédente.

TERRITOIRE DE LA FLORIDE, partagé en 15 comtés.

Tallahassee, dansle comté de Léon, très petite ville , bâlie il y a peu d'années entre PAusilIce et l'Ocklockone ; c'est la capitale du territoire ; sa population s'élevait en 1841 à 1616 habitans.

Les autres villes principales sont : St-Aooustin , autrefois capitale de la Floride-Orienlale , défendue par un beau fort en pierre ; sa population a beaucoup diminué dans ces dernières années; on ne lui accorde aujourd'hui qu'environ 2500 âmes. Pensacola , petite ville, dont la population en 1826 ne dépassait pas encore un millier d'ames. C'est un des points militaires les plusimportans des Etats-Unis à cause de son port, qui est regardé comme le plus beau et le plus sûr de tout le golfe du Mexique. Le congrès y a fait construire un arsenal pour la marine et d'importantes fortifications , qui feront de cette ville une des principales places fortes de l'Union. Un beau phare

de 80 pieds de hauteur, éclairé par 20 quinquets mis en mouvement par une machine, indique pendant la nuit l'entrée de son port. Nous citerons encore la baie de St-Joseph , qui possède un havre très sûr ; la baie d'AppALACHicoLA , débouché de la rivière de ce nom-, St-Marc, petit port sur la baie d'Appalacbie ; enfin Tampa , dans la baie de Espiritu-Santo, dernier poste militaire dans cette partie de la péninsule de la Florideet Fernandina , sur l'ile d'Amelia , contigue à l'excellent havre de ST-\lARvs,et tant de fois nommée dans les guerres qui de nos jours ont désolé cette contrée.

ETAT D'ALABAMA , partagé en 36 comtés.

Tuscaloosa, dans le comté de ce nom, très petite ville, située sur la rivière Tuscaloosa , est la capitale de l'état; elle possède Y université de l'état (Alabama university) et compte 2000 habitans.

Mobile, dans le comté de ce nom et près de l'embouchure du bras occidental du Mobile, jolie petite ville, bien bâtie; sa prospérité commerciale a pris dans ces dernières années un très grand développement, grâces à son heureuse position à la tète d'une baie , débouché naturel des riches produits du sol 1res fertile de cet état el surtout de l'immense quantité de colon qu'on y recueille. Mobile a déjà un Ihéàlre, une banque, branche de la banque des Etats- Unis , plusieurs autres banques locales , des églises , de très beaux magasins pour recevoir les balles de coton , que, par le moyen de presses à vapeur et hydrauliques, on réduit d'un tiers en volume avant de les charger à bord des bâlimens. Le magasin de coton construit par des négocians de la [Nouu'llc-Orléans est un vaste bâtiment en briques, ou l'on conserve une immense quantité de celle marchandise. Malheureusement Mobile est souvent ravagée par la lievie jaune pendant les mois d'été et d'automne; aussi s'esl-il formé dans son voisinage le petit faubourg Spr/ng-I/ill ou se relire, pendant la saison des maladies , la population qui se trouve forcée <lc rester sur les lieux lorsque, comme il est d'usage, elle ne se rend pas au nord. L'embouchure de la baie du Mobile est détendue par un fort construit sur Mobile-Point sur l'emplacement du fort fiowyer, par un autre fort projeté sur l'ile Dauphine, et par une tour à la passe au Héron. Elle est devenue le troisième port de l'Union pour la valeur des exportations. Le nombredeses habitans s'élève aujourd'huià 12,000. Dès l'année 1829, M. Tanner portait à 8i50âmcssa population , qu'un savant ingénieur, M. le major Poussin , chargé, il y a quelques années, d'imporlans travaux dans celte partie de l'Union, fixait même à 10,000. Depuis 1828 elle est le siège d'un évéché catholique.

Les autres villes principales sont : Cauawba, autrefois capitale de l'état; Montgomry, Huntsville et St-Stephens, importantes par leur commerce. On doit aussi nommer : Fort-Jackson , Fort-Crawford, Clairborne, Demopolis et Florence.

ETAT DU MISSISS1PI , partagé en 26 comtés. Jackson, dans le comté Hinds, sur le Pearl.

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très petite ville nouvellement bâtie , dont la population peut s'élever à un millier d'habitans, est la capitale de l'état.

Natchez, dans le comté Adams, sur la rive gauche du Mississipi , jolie petite ville , dont une grande partie des maisons est bâtie en bois et à un seul étage. Quoique sa population n'atteigne que 6 à 7,ooo âmes Natchez est la ville la plus peuplée de tout l'état; elle possède une académie ou collège , une bibliothèque et en 1826 on y publiait trois journaux et une gazette littéraire; son commerce est florissant ; on exporte annuellement de 30,000 à 40,000 balles de coton.

Les autres lieux les plus remarquables sont : Monticello , qui était naguère capitale de l'état; Columbia, qui a été également désignée pour chef-lieu du Mississipi ; Washington, remarquable par le Jefferson-college, le premier établissement littéraire de l'état; Port-Gibson,

WOODVILLE et VlCKSBCRG.

ETAT DE LOUISIANE , partagé en 31 paroisses. Nouvelle-Orléans, dans la paroisse de ce nom et sur la rive gauche du Mississipi. C'est la ville la plus grande, la plus peuplée et la plus commerçante de tous les Etats-Méridionaux. Sa population , que le recensement de 1830 ne portait qu'à 3io aines, est d'après le dernier de 102,193; elle est la capitale de l'état. On peut dire qu'eu général cette ville est bien bâtie ; des rues larges en coupent d'autres à angles droits. Dans celles qui sont près du fleuve, les maisons sont presque toutes en briques , mais elles sont en bois dans les parties les plus reculées du centre. La Nouvelle-Orléans est le siège d'un évèché catholique. Parmi ses bàtimens les plus remarquables , nous citerons : le nouveau palais de l'étal, le palais du gouverneur, Yarsenal de l'état, le palais 'de justice et la douane de l'Union; le nouveau marché, construit sur le modèle des propylées d'Athènes; la cathédrale catholique, quoique d'une mauvaise architecture , elYéglise des presbytériens. Parmi ses établissemens littéraires , il faut nommer surtout la bibliothèque publique et le collège, qu'on nous assure n'être pas encore organisé. La Nouvelle-Orléans est une ville presque entièrement française pour les mœurs et pour la manière de vivre, quoiqu'un grand nombre d'Anglo-Américains s'y soient établis depuis quelques années. Elle possède deux théâtres, plusieurs imprimeries où l'on publiait ily a quelques années huit journaux; mais ses fabriques et ses manufactures sont peu nombreuses relativement à sa population. C'est le commerce qui occupe surtout ses habitans-, depuis l'introduction des bateaux à vapeur , elle est devenue le débouché naturel de l'immense et fertile bassin du Mississipi et un des plus grands marchés du Nouveau-Monde. Le commerce intérieur y emploie 1400 grands bateaux plats et iso bateaux à vapeur , et le commerce maritime un grand nombre de vaisseaux. On peut même dire qu'elle est la seconde place de l'Union pour l'exportation des produits du sol , n'étant inférieure sous ce rapport qu'à New-York. En avril de 1831 on a ouvert un chemin en fer de 4 milles et demi de long, qui met cette ville en communication avec

le lac Ponchartrain ; ce bel ouvrage aboutit au port artificiel qu'on construit sur ce dernier. La position basse de la Nouvelle-Orléans et les immenses marais qui l'environnent en rendent l'air très malsain; la fièvre jaune y fait souvent de grands ravages : en 1811 , 1814 , 1822 et 1829 elle a enlevé un grand nombre d'habitans. La position de cette ville et les fortifications nouvelles, qui en défendent les approches par mer, la rendent aujourd'hui la plus forte place des Etats-Unis.

Les autres lieux les plus importans sont : Donaldsonville , sur la rive droite du Mississipi, à l'endroit où s'en détache le bras dit La Fourche f très petite ville, dans la paroisse de l'Ascension; depuis 1829 jusqu'en 1831, elle a été la capitale de l'état. Sa population n'arrive peut-être pas à un millier d'âmes. Natchitocues, regardée comme la ville la plus commerçante de l'état après la Nouvelle-Orléans et une des plus peuplées, quoique sa population ne monte encore qu'à looo âmes. Baton-Rocge , petite ville d'environ 2000 habitans, chef-lieu d'un cantonnement militaire, avec un arsenal très considérable; sa position, sur le bras principal du Mississipi , lui donne une grande importance par la facilité de pouvoir distribuer des armes et des munitions sur tous les points qui concourent à la défense du delta de ce grand fleuve. Jackson, remarquable par le collège Louisiana. Nous nommerons encore Ale-

XANDRIA, CONCORDIA, WaSHITTA, OpELOUSAS , St-

Francisville , et St-Martinsville. Ensuile, Jesup , sur la Rivière-Rouge, cantonnement militaire important.

DISTRICT DE L'OREGON. Ce vaste espace du Continent - Américain , dont les limites défititives ont été fixées en 1845 , n'est qu'une subdivision du IVestern- Territory ; il n'est encore habité que par des nations ;ndigènes qui conservent leur indépendance et dont nous avons indiqué les principales dans l'article Ethnographie de cette partie du monde. Il est traversé par le Colombia ou Oregon, dont il prend le nom.

Astoria , petit établissement commercial fonde sur le territoire des Tchinnouks (Chinnooks), à l'embouchure du Colombia, qui y forme un port, est le seul lieu que nous ayons à nommer. Dans son voisinage se trouvent plusieurs pins gigantesques , qui sont peut-être les arbres les plut hauts que l'on ait trouvés sur le globe. M. Rosi Cox, qui pendant plusieurs années a par* couru cette région , en décrit un situé près du fort Astoria, que les chasseurs canadiens nomment le roi des pins; son tronc, à la hauteur de 10 pieds au-dessus du sol, a une circonférence de 46 pieds anglais; il estime son élévation totale à 300 pieds , dont 150 libres de toute branche. Ce voyageur en vit un autre au sud du Colombia, dont la circonférence du tronc était de 57 pieds, et la hauteur jusqu'à la première branche , de 26o pieds!

ETAT D'INDIANA, partagé en 64 comtés.

Indianapolis, dans le comté Marion, sur la branche occidentale de la Rivière-Blanche (White- River), jolie petite ville d'environ 2700 habitans, est la capitale de l'élat.

îooa

AMERIQUE

Vincennes, dans le comté de Knox, sur la rive gauche du Wabash, petite ville bien bâtie, avec une académie et environ 1800 habitans. Depuis 1834 elle est la résidence d'unévêque catholique, New-Albany, avec environ 4200 habitans est la ville la plus peuplée de tout l'état ; on y construit beaucoup de vaisseaux à vapeur.

Les autres lieux les plus remarquables de l'état sont : Harmony ou New-Harmony , jolie petite ville, bâtie par M. Rapp en 1815 dans une vallée non loin du Wabash. Sesimporlans établissemens industriels et agricoles et les 25,000 acres qui en dépendent ont été vendus pour 120,000 dollars par son fondateur à M. Owen ; celui-ci y a introduit le système social qu'il a imaginé pour l'amélioration des hommes et dont nous avons parlé à la page 1000. L'anarchie , qui s'était introduite pendant l'absence de M. Owen, a donné occasion à ce que, à son retour d'Angleterre en 182G, il fût investi d'un pouvoir dictatorial sur le millier de partisans qui formaient alors son établissement et dépendances. Corydon, autrefois capitale de l'état ; Madison, avec environ 2000 habitans ; Ricrrmond , avec près de 1500; Salem, aveclOOO; Jeffersonville, Brookville et Vevay , toutes très petites, mais importantes par leur commerce-, cette dernière, fondé par des Suisses du pays de Yaud , est même remarquable par ses vignobles , où l'on récolte le meilleur vin de toute l'Union. On doit encore nommer Fort-Wayne, importante par sa position ; Bloomington , par l'I/idiana-college, le principal établissement littéraire de l'état ; et Clarkeville , comprise dans le lot de 150,000 acr es de terre donné par le congrès au général Clarke , comme récompense des services signalés qu'il a rendus à la confédération. ÉTAT D'ILLINOIS partagé en 6G comtés en 183G.

Vand.vlia, dans le comté de Fayette, sur la Kaskaskia. bâtie sur un plan très r égulier , avec des rues larges et une place assez étendue; c'est la capitale de l'État. File ne compte encore que 1500 habitans , mais elle possède la Société historique de V Illinois (Historical Society of Illinois). SrRiNGFiELD, avec 2600 habitans; c'est la capitale de l'État depuis l'année 1839. Chicago (Fort-Dcarborn), à l'extrémité sud-ouest du lac Michigan ; on porte à 3000 âmes sa population, qui s'accroit rapidement. Le chemin de fer projeté et le canal qui doit unir le lac Michigan à l'Illinois , lui promettent une grande prospérité. Kaskaskia, autrefois capitale de l'état; Shawaneetown , importante par ses salines , qui appartiennent à l'Union. Galena , par ses mines de plomb; Jacrsonville , par l' Jllinois-college ; Cahokia , très déchue; elle ne compte guère qu'un millier d'habitans , quoiqu'on lui en accordât 7000 lorsqu'elle dépendait de la France ; BellevrLLE et Edwardsville ; Fort-Clarke, et Fort- Edwards-

ÉTAT DE MISSOURI , partagé en 33 comtés.

Jefferson, sur la rive droite du Missouri , peu loin de l'embouchure de l'Osage , très petite ville , dont la population peut s'élever à environ 1000 âmes , est la capitale de l'État.

St-Louis, dans le comté de.ee nom et sur la rive droite du Mississipi , est la ville principale de

l'état sous tous les rapports. Sa position avantageuse sur un des plus grands fleuves du monde et peu éloignée de ses deux alîluens, le Missouri et l'Illinois, lui a fait prendre le plus rapide accroissement; située au centre de la plus grande navigation intérieure de l'Amérique-du-Nord , elle est destinée à devenir en peu d'années une des places les plus commerçantes du globe. Sa population, qui en 1816 n'était encore que de 2000 habitans, s'élève selon le dernier recensement à 16,500. C'est une miniature de la Nouvelle-Or léans. Elle est déjà le siège d'un évèché catholique et possède derrx banques, un théâtre, un musée, un collège (St-Louis-college), une bibliothèque, trois imprimeries. Elle est devenue le centre d'uo commerce très étendu , et pour ainsi dire l'entrepôt des affaires importantes qui se font entre la Nouvelle-Orléans , Cincinnati et Pittsburgh ; on peut dire que St-Louis doit cette activité commerciale à la navigation a vapeur qui s'y est établie sur une grande échelle. Voici quel était en 1831 l'état des principales lignes de cette navigation. Six bateaux à vapeur étaient employés régulièrement entre Sl-Louis et la Nouvelle- Orléans ; quoique cette dernière ville en soit éloignée par eau de 1200 milles anglais, l'allée et le retour s'accomplissent en 24 jours ; quelquefois même en 18 seulement. Six bateaux à vapeur entretenaient la communication régulière entre St-Louis etLouisvi/le surl'Ohio, éloignée de 630 milles anglais , et ne mettaient que 10 ou 11 jours pour l'allée et le retour. Un de ces bateaux remontait sur l'Ohioi50 milles jusqu'à Cincinnati. Trois autres étaient chargés de la communication entre St-Louis et la Rivière de la Fièvre (Fever River) sur laquelle se trouve Galena, si importante par ses riches mines de plomb ; ils parcouraient le double intervalle de 480 milles dans dix jours; un de ces bateaux remontait quelquefois 400 milles plus haut jusqu'à la Rivière St- Pierre (St-Peter's River). Deux bateaux allaient de St-Louis en remontant le Missouri jusqu'à Franklin, éloigné de 200 milles anglais, et poussaient leur course jusqu'au Fort Leavenwortli, à 200 milles plus haut. Enfin deux ou trois autres bateaux allaient de Sl-Louis à Pékin sur l'Illinois , éloigné de 180 milles anglais. D'autres bateairx viennent assez souvent à St-Louis de Pittsburgh et d'autres places de l'intérieur. Depuis quelques années des caravanes d'environ cent hommes partent tous les ans de St-Louis et arrivent dans l'espace de 40 à 50 jours à Sanla-Fé dans le Nouveau-Mexique ; elles y apportent des étoffes de coton , des draps , de la quincaillerie, et en remportent des piastres et des mulets. Les marchandises sont transportées sur des chars couverts , qui servent en même temps de logement aux conducteurs. Au nord de la ville s'élè- ' vent sept collines artificielles , qui paraissent avoir été construites par ce peuple inconnu auquel on attribue les tumuli et les fortifications mentionnés à la page 1009. Ces collines, dit le duc de Weimar, n'avaient pas encore été fouillées en 1826.

Les autres villes principales sont: St-Ckarles , petite ville , située sur le Missouri ; elie ne comp-

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tait encore en 1826 qu'un millier d'habitans. Non loin se trouve F loris s ant, collège fondé par les jésuites , où la plupart des jeunes gens de l'état du Missouri qui se destinent à l'état ecclésiastique, reçoivent leur éducation supérieure. Potosi, petite ville, qui a acquis de nos jours une grande importance par les mines de plomb que l'on y exploite ; elles sont à fleur de terre et d'une immense richesse. On doit encore nommer Franklin , Ste-Geneviève, Herculaneum , Jackson et Nouveau- Madrid; cette dernière a été presque entièrement bouleversée par les tremblemens de terre de 1811 et 1812. On ne doit pas oublier les deux postes militaires les plus importans de cet état, savoir : Jefferson's barracks, sur la rive droite du Missouri ; ce casernement sert en même temps d'école pratique pour l' infanterie de l'Union (school ot' practice for Infantry). C'est à cette école qu'en sortant de l'établissement de West-Point, décrit à la page 997, les cadets destinés pour le service de l'infanterie viennent recevoir, pendant deux ou trois ans, toutes les connaissances pratiques de leur profession. La garnison de ce poste n'est jamais moins d'un régiment de ligne, èt son commandement estconfié à un général de brigade. Leavenworth , sur la rive droite du Missouri, près du confluent de Little- Platte, estl'autre cantonnement.

ETAT DE TENNESSEE, partagé en 62 comtés. Nashville, dans le comté Davidson, sur la rive gauche du Cumberland, est la ville capitale et la plus importante de l'état. Elle doit principalement à sa position favorable au commerce les grands progrès qu'ont faits son industrie et sa population; cette dernière s'élève à 7900 âmes. Des bàteaux à vapeur font le trajet régulier de cette ville à la Nouvelle-Orléans. C'est à Nashville que se trouve la petite université connue sous le nom de Nashville-University.

Les autres villes principales sont : Knoxville, la plus importante du Tennessee-Oriental, avec un collège renommé (East Tennessee-collège) et environ 2000 habitans; Murfreesborough, autrefois capitale de l'état; Greenville, remarquable par son collège et par les ouvrages faits avec le fer tiré des mines de ses environs. Viennent ensuite : Maryville, importante par son école de théologie; Franklin, Fayetteville , Clarksville, Columbia , Carthaoe et Brainerd; c'est dans cette dernière que se trouve la principale mission fondée dans le but de convertir et de civiliser les Tcherokis.

ETAT DE KENTUCKY , partagé en 83 comtés. FraNkfort, dans le comté Franklin, sur la rive droite du Kentucky , petite ville, bien bâtie, avec un beau palais de l'Etat et 2000 habitans ; c'estla capitale du Kentucky.

Lexington, dans le comté Fayette, sur le Townfork , une des branches de l'Elkhorn, affluent du Kentucky, ville bien bâtie avec quelques beaux édilices, un théâtre, un musée, une bibliothèque publique, six imprimeries et plusieurs établissemens littéraires. On la regardait il y a quelques années comme la ville la plus considérable de l'état; elle compte 7000 habitans, dont un grand nombre est employé dans ses manufactures

de clous , d'étain , de cuivre , de laine , de coton , etc. Lexington est le siège de Y université dite de Transylvanie (Transylvania university), qui est l'établissement de ce genre le plus célèbre et le plus fréquenté des Etats-Occidentaux -, les écoles de médecine et de droit en font partie.

Louisville, dans le comté Jefferson , sur la rive gauche de l'Ohio, ville la plus industrieuse et la plus commerçante de l'état. On estimait il y a quelques années à 605O tonneaux la portée d'; tous les bâtimens à vapeur appartenant à Louisville. Elle possède une grande fabrique de machines à vapeur , de grandes manufactures de savon , de chandelle , une importante raffinerie de sucre , et à ce qu'on dit, la plus grande distillerie de whisky de l'Union. Le dernier recensement lui accorde 21,000 habitans, qui entretiennent de fréquentes et importantes relations commerciales avec Cincinnati , St-Louis et la Nouvelle-Orléans. Le beau canal, nommé Louis ville-Portland canal, ouvert il y a quelques années pour éviter les chutes de l'Ohio, joint cette ville à Portland ; quoiqu'il n'ait que 2 milles de long , les grandes difficultés qu'il a fallu vaincre dans sa construction et ses grandes dimensions peuvent le faire comparer, dit l'ingénieur M. John R. Henry, avec un canal à 70 à 75 milles anglais de long creusé dans un terrain ordinaire.

Les autres villes principales sont : Maysville , la plus importante sous le rapport commercial après Louisville et Lexington ; elle compte 2040 habitans; Danville , avec 849 habitans et le Centre-collège; Augusta, avec 691 habitans et YAugusta-college ; Princeton , avec 366 habitans et le Cumberland-college ; Bardstown, avec 1625 habitans, et le collège catholique de St- Joseph, un des établissemens les plus florissans de ce genre que possède l'Union -, cette ville est aussi la résidence de l'évêque catholique du Kentucky; Russelsville, avec 1358 habitans; Paris, avec 1219; Manchester et Owingville , importantes par leurs sources salées; Harrodsburg , Olympian- Springs et Bigbone-Lick , par leurs eaux minérales ; Harrodsburg compte 1051 habitans; Geortown , avec 1341 habitans; Shelbyville , avec 1201; New-Port, avec 717 habitans et un arsenal de l'Union; Bowmng-Gref.n, chef-lieu du comté Warren, où se trouve la fameuse grotte du Mammouth, dont on dit que l'intérieur a été exploré jusqu'à la distance de 10 milles anglais ; elle est divisée en un grand nombre de compartimens ; la surface d'un seul n'aurait pas moins de 8 acres anglais; il offre un arc magnifique de 60 à 100 pieds de haut; on recueille dans cette grotte une immense quantité de nitre; Monticello et Irvinf. , importantes par le nitre qu'on retire des grottes de leur voisinage.

ETAT DE L'OHIO, partagé en 73 comtés.

Columbus , dans le comté Franklin , sur la rive gauche du Scioto , affinent de l'Ohio , très petite ville, agréablement bàlie, avec un assez bel hôtel du gouvernement et un autre pour les bureaux de l'état, en est la capitale. Sa population ne s'élève encore qu'à eoooàmes.

Cincinnati , dans le comté Hamilton, sur la rive droite de l'Ohio , à l'endroit où commence le eu-

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nal qui joint cette rivière à la ville de Dayton , sur le Miami. L'accroissement de Cincinnati est vraiment prodigieux. En 1810 on n'y comptait encore que 2540 habitans; en 1824 il y en avait déjà 12,016 -, en 1826 leur nombre montait à 16,230- eu 1830, à 24,831 ; actuellement on le ^orte au-dessus de 46,ooo. On peut dire que les habitans de Cincinnati se font tous remarquer par leur esprit actif et entreprenant. Profitant de la position avantageuse de leur ville, ils l'ont rendue la rivale de Pittsburgh par l'étendue de leurs relations commerciales et parla quantité, la variété et la bonté des produits de leur industrie ; ces derniers dès l'année 1826 se sont élevés à lo millions de francs. La confection des machines à vapeur, les manufactures de coton, les draps de différentes qualités, les fonderies de caractères d'imprimerie et pour les métaux, les papeteries, les fabriques de savon, de chandelles, de briques, les brasseries , les raffineries de sucre , plusieurs produits chimiques sont les objets principaux de l'industriede Cincinnati. On doit ajouter que cette ville parait être actuellement la principale dans la partie occidentale de l'Union pour tout ce qui concerne les produits intellectuels; ses 9 imprimeries ont déployé une activité immense ; en 1826 elles ne publiaient pas moins de 9 journaux; sans compter le Western Monlhly Review ; leur nombre et leurs produits ont encore augmenté depuis. Cincinnati est la résidence d'un évêque catholique et peut être regardée aujourd'hui comme le principal entrepôt du commerce de l'Ohio. Plusieurs belles places et quelques beaux édifices ornent cette ville qui est bâtie dans un site agréable, sain et assez élevé. La maison de justice , le marché principal , le collège de médecine (médical school), la maison des fous (lunatic asylum) , Yhôpital du commerce (commercial hospital), deux ou trois églises et un moulin à vapeur de neuf étages, méritent surtout d'être mentionnés. Cincinnati partage avec Pittsburgh l'avantage d'être la ville de l'intérieur où l'on construit le plus de bateaux à vapeur. Sur le nombre total de 348 qu'on a construits depuis 1811 jusques et y compris 1831, lll l'ont été dans ses chantiers. Nous ajouterons que parmi les 198 bàtimensà vapeur qui restaient en 1831 , 68 avaient été construits à Cincinnati, j68 à Pittsburgh , 12 à New-Albany, 7 àMarietta, 6 à Brownsville. Depuis plusieurs années on a transféré dans cette ville le quartier général du commandement de la division militaire occidentale de la confédération, qui était auparavant à Louisville. Nous rappellerons que le quartier général de la division militaire occidentale est établi à New-York , ville décrite à la page 996.

Les autres villes principales sont : Chillicotue , avec 2846 habitans , Zanesville , avec 3094 , Steubenville, avec 2937 , New-Lancaster, avec 1930 , et New-Lisbon , avec 1138 , toutes importantes par leur industrie et leur commerce; Cleveland, sur le lac Epié, et Portsmouth, sur l'Ohio , aux deux extrémités du grand canal de l'Ohio, deviendront dans peu de temps de grands entrepôts du commerce intérieur de l'U-

nion ; déjà la première ne compte pas moins de 6100 habit. Dayton , sur le Miami , à l'endroitoù aboutit le canal qui part de Cincinnati ; elle compte 2965 habitans; Canton, avec 1257 habitans, remarquable surtout parla magnifique église des catholiques qu'on y a bâtie il y a quelques années. Athens (Athènes), très petite, mais importante par son collège, conntfi sous le nom d'université de l'Ohio (Obi© university); Oxford, avec la Miami univer* sity; Gambier , avec le Kenyon collèges Lebanon, avec 1157 habitans; Poland, très petite, mais importante par ses forges; Sandusky, par son port sur le lac Erié; Wooster et Jackson, parleurs riches sources salées ; Gallipolis, par sa position; Yellowsprings , par ses eaux miné" raies, les plus fréquentées de l'état; Marietta, par sa population qui s'élève à 1207 âmes , et par les anciennes fortifications des indigènes qui se trouvent dans ses environs, ainsi que dans ceux de Circleville, de Portsmouth, Newark et autres lieux de cet état ; elles ont été le sujet de profondes recherches de la part de plusieurs savans de l'Europe et d'Amérique, recherches résumées avec une rare sagacité et une vaste érudition parMM.de Humboldt, Warden et Malte-Brun. Ce sujet est trop important pour que nous ne nous arrêtions pas quelques momens, afin de faire connaître au lecteur l'état actuel de ce grand problème historique. Nous puiserons surtout au mémoire que M. Warden a publié en 1827 dans les Mémoires de la Société de géographie de Paris, et à notre Atlas ethnographique du globe.

Depuis le bord méridional du lac Erié jusqu'au golfe du Mexique et le long du Missouri jusqu'aux montagnes Missouri-Colombiennes {Montagnes Rocheuses, Rocky Mounlains) , on rencontre des vestiges d'ouvrages considérables et réguliers, portant l'empreinte d'une antiquité qui remonte à plusieurs siècles, et qui tous semblent annoncer une origine commune. Ces monumeus, de formes et de grandeurs différentes , et les divers objets d'antiquité découverts jusqu'à ce jour, consistent: 1° en fortifications; 2° en- tumuliou tertres ; 3° en murailles de terres parallèles ; 4° en murailles souterraines de terre et de briques, et en objets enfouis à une profondeur considérable; 5° en ouvertures pratiquées dans la terre, appelées puits; 6° en rochers avec des inscriptions ; 7° en idoles , 8° en coquilles d'autres pays ; et 9° en momies. L'examen de tous ces objets et celui de l'état social où se trouvaient les peuples de tout ce vaste espace lors de la découverte de l'Amérique par Colomb, ne permettent pas de les attribuer aux ancêtres de ses habitans actuels, mais à un peuple inconnu et très différent, que l'on conjecture avoir été les Allighewi.

Les restes de plusieurs fortifications sont d'une grande étendue. Celles qui se trouvent près de la ville de Chillicothe, occupent plus de cent acres de superficie; c'est une muraille en terre de 20 pieds d'épaisseur à sa base, 12 de hauteur et entourée de tous côtés, excepté du côté delà rivière, d'un fossé ou tranchée, large d'environ 20 pieds. Les plus considérables de ces fortifications, situées sur les bords des rivières, sont de

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forme rectangulaire, et ont plus de 700 pieds de long sur 600 de large. D'autres, de formes circulaires et placées à quelque distance des courons d'eau , ont rarement plus de 150 pieds de diamètre. Dans le district de Pompey, dans l'état de New- York, on voit les restes d'une grande ville, dontla superficie parait avoir été de 500 acres ; on reconnaît encore ses deux cimetières-, trois vieux forts circulaires qui s'élèvent à 8 milles anglais de distance les uns des autres, forment un triangle qui embrasse l'emplacement de cette ville ancienne. Près de la rivière de St-François, dans le territoire d'Arkansas, M. Sauvage a découvert les ruines d'une autre ville fortifiée, d'une grande étendue, et les débris d'une citadelle, construite de briques et de ciment. Nous mentionnerons aussi les constructions en pierres trouvées sur les bords du Noyer-creek, petit affluent du Mississipi, dans les environs de la ville Louisiana , dans J'état des Illinois-, elles ressemblent à d'autres fortifications qu'on a découvertes sur les rives du lhiffalo-creek et de la Rivière d'Osage , et diffèrent beaucoup des anciennes villes, des fortifications et des tertres si nombreux dans les limites que nous avons indiquées. L'ancienne fortification découverte par le capitaine Carver , près du lac Pépin et du Mississipi dans le pays que M. Tanner nomme le district Huron , a près d'un mille d'étendue; sa forme est circulaire et la surface , qu'embrassent ses remparts , pourrait contenir 5000 hommes. Quoique ces ouvrages , dit ce voyageur, aient été déformés parle temps, on eu distingue néanmoins les angles, qui paraissent avoir été construits suivant les règles de l'art militaire et avec autant de régularité que si Vauban lui-même en eût tracé le plan. Les autres fortifications les plus remarquables se trouvent dans l'état de l'Oîiio près de Newark, près de Marietta, sur la rive orientale du Miami , sur les bords du Petit-Miami, près de Piqua, etc. Celles de Circleville, dans ce même état, ont déjà disparu sous les constructions de la ville moderne. Nous remarquerons avec M. Warden que tous les ouvrages de ce genre , qui se trouvent au nord-ouest de l'Ohio , offrent des parapets plus élevés, des fossés plus profonds et d'autres indices qui prouvent quelque connaissance de l'art militaire. Des personnes versées dans cet art les considèrent comme de véritables places de guerre. Toutefois, parmi ces ouvrages, il en est qui paraissent n'avoir été élevés ni pour l'attaque , ni pour la défense , à en juger par leur étendue, par la stérilité du sol voisin et le manque d'eau des environs. La plate-forme enfoncée, qu'on remarque dans plusieurs de ces ouvrages , était probablement destinée, dit Guillaume Bartram , aux mêmes usages qu'aujourd'hui chez les Indiens modernes, c'est-à-dire pour y brûler et y loiturer les malheureux captifs condamnés à mort. Cette plate-forme est toujours entourée d'un ou deux bancs, placés l'un au-dessus de l'autre, qui servaient de sièges aux spectateurs de ces horribles scènes , et à ceux des jeux , des danses et des foires qui s'y tenaient. M. deHumboldt ajoute qu'il ne connaît nulle part quelque chose qui ressemble à ces fortifications, soit dans

"Amérique-Méridionale, soit dans l'Ancien-Continent. La régularité des formes polygones et circulaires, les petits ouvrages destinés à couvrir les portes de l'enceinte, sont surtout très remarquables. On ignore si ce sont des enclos de propriété, ou des murs de défense contre des peuples ennemis, ou des campemens retranchés, comme dans l'Asie-Cenlrale. L'usage de séparer par des circonvallations les différens quartiers d'une ville, se trouvait également dans l'ancien Tenochtitlaii et dans Chimu, ville péruvienne située entre Truxillo et les côtes de la Mer-du-Sud. Les tumuli ou monticules de terre de forme conique, dont on retrouve un nombre prodigieux, diffèrent entre eux par la hauteur et la largeur. Plusieurs ressemblent à ceux qu'on rencontre en France, en Allemagne et surtout dans la Scandinavie et dans l'empire Russe. Généralement parlant , les tumuli américains ont des dimensions plus considérables dans la partie méridionale des Etats-Unis-, vers le nord, ils ont de

10 à 12 pieds de diamètre à leur base, et de 4 à -5 pieds de hauteur; au sud, ils ont une élévation de 80 à 90 pieds , et couvrent une surface de plusieurs arpens. Parmi ceux qu'on a découvert» dans les environs de St-Louis, dans l'état du Missouri , sur les bords de la Cahokia . on en voil un qui a 2400 pieds de circonférence à sa base et 100 pieds d'élévation; ce sont les mêmes dimensions de la pyramide en briques d'Asychis roi d'Egypte. Nous rappellerons que près de ces tumuli, le long de la même rivière, on remarque l'emplacement de deux villes à 50 milles de distance l'une de l'autre. Depuis quelques années on a ouvert plusieurs de ces tertres, etonya trouvé une quantité de squelettes, qui, pour la plupart, ne ressemblent pas à ceux des Indiens d'aujourd'hui. Ceux-ci sont en général grands, minces et bien faits ; les autres , au contraire^ paraissent avoir été petits et trapus. D'autres tombeaux du même genre ont été visités il y a quelques années par MM. Say et Peale en remontant le Merameg , affluent du Mississipi; ces deux savans ont fait justice de la fable à laquelle la petite ville bâtie sur ses bords doit lenomdeLili put , parce qu'on prétendait que ces tertres no contenaient que les ossemens d'une race de pygmées. On a invariablement rencontré, dans toiu: ces tertres et aux environs, dit M. Warden, de» débris de poterie. Ceux qu'on a recueillis vers U nord et sur les rives du lac Erié, sont en général grossiers et mal faits , tandis que les frag. mens extraits des tombeaux situés le long de l'Ohio sont bien travaillés et bien polis. Ces monumens , dit M. de Humboldt, que l'on regarde comme des lieux de sépulture de grandes communes, sont le plus souvent placés au confluent des rivières, sur les points les plus favorables au commerce. La base des tumuli est ronde ou de forme ovale ; ils sont généralement coniques, quelquefois aplatis au sommet , comme pour servir aux sacrifices ou à d'autres cérémonies qui doivent être vues par une grande masse de peuple à-la-fois. Près de Paint-creek et de St-Louis,

11 y en a de deux à trois étages ; ils rappellent par leur forme les teocallis mexicains et les pyra-

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mides à gradins de l'Egypte et de l'Asie-Occidenlale. Les tumuli sont construits partie en terre et partie en pierres jetées les unes sur les autres. Outre les différentes espèces de poterie dont on a fait mention, on y a trouvé des haches, desvases et desornemens de cuivre, un peu de fer, de l'argent, des plaques (près de Marietta) et peut-être de l'or ((près de Chillicothe). Les grands tumuli de 80 à 150 pieds de haut , continue M. de Humboldt , doivent être considérés tout-à-fait à part. Ils sont le plus souvent isolés; d'autres fois aussi ils semlilent être du même âge que les fortifications aux- •juelles on les trouve liés. En général ce sont des constructions moins caractéristiques que les fortifications, et ils peuventêtre dus à des peuples qui n'ont eu aucune communication entre eux ; aussi les deux Amériques , le nord de l'Asie et toute l'Europe Orientale en sont couverts. Nous avons déjà vu que les Omawhaws de la rivière Plate en construisent encore.

11 existe en plusieurs localités des murailles parallèles en pierres , particulièrement le long de l'Ohio , du Scioto, de la Kenhawa et du Big- Sandy. Ces ouvrages sont toujours de forme oblongue ou circulaire et placés à une certaine distance des tertres, avec lesquels ils n'ont aucune communication.

Le monument hiéroglyphique appelé IFriting-Rock ou Dighlon-Rock est un bloc de çneiss ou de granit secondaire situé à l'est de l'embouchure delà rivière Taunton, dans l'état de Massacbusetts. Sa largeur à la surface du sol est de 10 à 12 pieds environ, à la marée basse, mais lorsqu'elle est haute , son sommet se trouve recouvert de deux ou trois pieds d'eau. Sa surface rst polie. Les caractères ne sont que des traits et paraissent, pour la plupart, avoir été sculptés avec un instrument de la forme d'un segment de cylindre. Le dessin de ce monument avait été envoyé par M. Sewall , professeur des langues orientales à Cambridge dans le Masaschusetts, à Gebelin -, ce dernier crut y voir des caractères phéniciens. MM. Yates et Moulton , qui l'ont examiné en 1826 , pensent que l'inscription est d'origine phénicienne ; ils signalent même la ressemblance frappante qu'offrent certains traits avec les lettres et les chiffres P, W,X, A, M, 0,7, 9. Au bas de l'inscription est un oiseau, ancien symbole de la navigation , ayant la tète tournée en haut. Selon M. Mathieu, ces sculrtures auraient été exécutées par les Atlantides, l'an du monde 1902! M. Kendall cite plusieurs autres rochers également couverts de caractères , entre autres à Newport, dans le Rhode-lsland , à Scaticook sur le Husatonic , dans le Connecticut, sur XAlatamaha, en Géorgie, etc. Au confluent des rivières d'Elk et de Kanhawa, vers les 38° de latitude , on trouve un rocher de grès très dur. Sur une surlace unie de plus de 12 pieds de long sur 9 de large du plan supérieur, on voit les contours de plusieurs figures , dont quelques-unes sont plus grandes que nature. La profondeur des traits peut être d'un demi-pouce et leur largeur de trois quarts en quelques endroits. Ces figures représentent une tortue -, un aigle , avec les ailes déployées, exécuté avec beaucoup d'expression, particulière-

ment la tête-, un enfant, dont les traits sont très bien tracés-, plusieurs figures sur une ligne parallèle, mais parmi lesquelles on ne peut distinguer que celle d'une femme ; d'un autre côté de ce même rocher on voit un homme avec les bras étendus , dans l'attitude d'une personne qui prie , et une autre figure semblable suspendue avec une corde par les talons.

Parmi les objets les plus remarquables découverts dans les fouilles , on doit surtout mentionner une espèce de vase trouvé dans un ancien ouvrage sur le Cany affluent du Cumberland. Ce morceau curieux est composé de trois têtes jointes par derrière, auprès de leur sommet, au moyen d'un col qui s'élève au-dessus de ces têtes d'environ 3 pouces. Les traits de ces trois têtes, qui ont quatre pouces du sommet au menton , ressemblent à ceux des Tatares; l'une représente une personne âgée et les deux autres des figures très jeunes. Ces tètes sont creuses et le vase peut contenir une pinte.

Quant aux momies, nous ferons observer, avec M. Warden , qu'on en a trouvé plusieurs dans les cavernes calcaires du Kentucky et particulièrement dans celle dite du Mammouth ; elles gisaient à des profondeurs différentes dans des couches de terre saturée de nitre , dont cette immense caverne contient une quantité prodigieuse. La momie décrite par le savant docteur Mitchill a été trouvée aux environs de Glasgow, dans le Kentucky. et est conservée dans le cabinet de la société des antiquaires de Boston. Elle était placée entre de larges pierres et recouverte d'une pierre plate.. On l'a trouvée accroupie, les genoux repliés sur la poitrine , les bras croisés et les mains passées l'une sur l'autre à la hauteur du menton. Ces dernières , ainsi que les doigts , les ongles , les oreilles , les dents , les cheveux , et généralement tous les traits , étaient parfaitement conservés. La peau est d'une couleur un peu jaunâtre. On n'y distingue ni suture, ni incision qui indique qut les viscères en aient été retirés. Elle peut avoir près de six pieds anglais de hauteur, mais elle est tellement desséchée, qu'elle ne pèse guère plus de douze à quatorze livres. On ne remarque sur le corps ni bandage , ni substance bitumineuse ou aromatique quelconques. L'enveloppe intérieure \ se compose d'une sorte d'étoffe faite de ficelle double et tordue d'une manière toute particulière, et de grandes plumes brunes, entrelacées avec beaucoup d'art. La seconde enveloppe est de la même étoffe, mais sans plumes ; la troisième, est d'une peau de daim ras, et la quatrième et dernière , d'une autre peau de daim avec le poil. La ressemblance des deux premières enveloppes avec les étoffes fabriquées par les insulaires des îles de Sandwich et de Fidji, et d'autres rapprochcmens que M. Mitchill découvre entre le peuple inconnu auquel appartient ces momies et les naturels de la Polynésie, lui paraissent des preuves décisives qui démontrent l'origine malaisienne de cette nation , qui depuis long-temps a complètement disparu du sol de l'Amérique. Quant à nous, nous imiterons la réserve des savans distingués auxquels nous avons empruntés tous les faits que nous venons d'exposer, en laissant de côté toute hjr-

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pothèse sur l'origine de ce peuple mystérieux, jusqu'à ce que de nouvelles recherches viennent nous fournir de nouveaux faits à l'aide desquels on puisse résoudre ce problème actuellement insoluble.

ETAT DU MICHIGAN , partagé en 39 comtés. C'est une péninsule formée par les lacsMichigan,Huron, St-Clairet Erié ; quatre de ces comtés forment le district Huron.

Détroit, capitale de l'État dans le comté de Wayne, sur la rive droite de la Détroit; ville régulièrement bâtie, mais dont presque toutes les maisons sont en bois ; le iqvlShelby la défend, et contient un arsenal , un entrepôt d'artillerie et de belles casernes. Détroit , dont la population dépasse déjà 9100 âmes , fait un commerce très étendu avec le Canada , les états septentrionaux de l'Ouest et avec ceux de New-York et de Pennsylvanie ; elle possède une académie ou collège secondaire et une société d'agriculture, et est le siège d'un évêché catholique.

Les autres lieux les plus remarquables sont : Miciullimackinac, communément appelée Mackinaw, sur l'île de ce nom, dans le détroit de Michillimackinac , petite ville défendue par deux forts bâtis sur des rochers escarpés, et auxquels leur position et leurs fortifications ont fait donner, par les Anglo-Américains, le nom de Gibraltar. Cette petite ville, qui commande la navigation des lacs Huron etMichigan, est, durant l'été, le rendez-vous d'un grand nombre d'Indiens et de marchands de fourrures. Le fort Gratiot , sur la rivière St-Clair , défend l'entrée du lae Huron. Ypsilanti avec 2400 habitans.

DISTRICT HURON. Cette division territoriale, proposée par M. Tanner, dépend, sous le rapport administratif de l'État du Michigan ; elle embrasse tout l'espace compris entre le Mississipi , les lacs Michigan et Supérieur. Elle est connue généralement sous le nom de Territoire du Nord-Ouest. On a pVoposé d'en faire une division administrative séparée, sous le nom de Territoire-Huron (Huron Terrilory); mais le congrès ne l'a pas encore adopté. Ce vaste espace du territoire de l'Union est presque entièrement occupé par des nations indigènes tout-àfait indépendantes. Nous les avons déjà fait connaître à l'article Ethnographie.

Green-Bay ou Fort Brown , à l'extrémité de la baie Verte (Green bay) , Prairie du Chien , sur la rive gauche du Mississipi, et le fort du sautSte- Marie, qui commande le canal qui joint le lac Supérieur au lac Huron, sont les principaux élablissemens de ce district; on nous assure que le fort du sautSte-Marie est le dernier établissement et le plus septentrional que les Anglo-Américains ont fondé du côté de la frontière anglaise.

DISTRICT DES MANDANES. C'est la partie du Western-District que M. Tanner a nommée ainsi à cause des Mandanes, la plus nombreuse des nations qui en parcourent les solitudes. Il comprend la»partie supérieure du cours du Missouri.

DISTRICT DES SIOUX. C'est la partie du Werstern-District que M. Tanner a ainsi nommée à cause des Sioux , la plus puissante des nations qui parcourent dans tous les sens son immense étendue. Il comprend la partie inférieure du cours du

Missouri. Council-Bluff, sur la rive droite du Missouri, avec le fort Calhoun, est le seul endroit que nous ayons à nommer. Les militaires qui forment la garnison de ce poste ont rassemblé au milieu de ces vastes solitudes , non-seulement les commodités de la vie sociale , mais ils y ont même formé une petite bibliothèque assez bien choisie. ÉTAT D'ARKANSAS , partagé en 23 comtés. Little Rock ( Arkopolis ) , dans le comté d'Arkansas, sur la rive droite de la rivière de ce nom , est la capitale de ce territoire. C'est une très petite ville qui peut compter environ looo habitans.

Les autres lieux les plus importans sont : Ark an sas dit aussi Post; c'est le plus ancien établissement fait dans ce territoire , et celui qui est le plus peuplé, quoique le nombre de ses habitans n'arrive pas à un millier. Washington et Batesville , misérables petits lieux , que nous nommons à cause de leur importance au milieu de ces solitudes. Napoléon, petite colonie fondée en 1819 par des émigrés français sur les bords du Big-Black, affluent du White-River ou de la Rivière Blanche ; Warm-Spring, misérable petite bourgade située sur l'emplacement de la Terre de la Paix, nom donné au terrain qui environne les sources chaudes (hot springs) très renommées pour leur efficacité dans les maladies chroniques et les affections de paralysie , qu'elles guérissent ou soulagent. Les Indiens s'y rendent de temps immémorial , et ce qui est vraiment singulier , les tribus ennemies, qui s'y rencontrent, vivent en bonne intelligence, tant qu'elles restent dans ce lieu de paix ; c'est ce qui lui valut le nom sous lequel on le désigne. On ne doit pas oublier Gibson , sur l'Arkansas; c'est le cantonnement militaire le plus important de celte partie de l'Union.

DISTRICT D'OZARK. Dénomination donnée par M. Tanner à la partie du territoire de l'Arkansas qui est traversée par la chaîne des monts Ozark. Il est parcouru par des nations entièrement indépendantes. Les lieux les plus remarquables ont déjà été indiqués dans le territoire de l'Arkansas.

DISTRICT DES OSAGES. Autre portion du Territoire de l'Arkansas, que M. Tanner a ainsi nommée à cause des Osages, la plus nombreuse des nations qui parcourent sa vaste surface.

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