‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 117 sur 628 · SUITE DES DIVISIONS ECCLÉSIASTIQUES DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

SUITE DES DIVISIONS ECCLÉSIASTIQUES DE LA FRANCE

Diocèsss.

Bordeaux. ......:%+4.. Gironde. ....

Agen. Lot-et-Garonne.

Angoulême. Charente,

DÉPARTEMENS. POoPULATION.

Poitiers. Deux-Sèvres, Vienne. 666,000

Périgueux.

La Rochelle.

Luçon, Vendée.

AUOR. sine sv os ve Gers. . «0 4.

Aire, Landes. Tarbes. Hautes-Pyrénées.

Bayonne, Ê Basses-Pyrénées.

Toulouse et Narbonne.. .. Haute-Garonne .

Montauban. Tarn-et-Garonne.

Pamiers. Arriège.

Carcassonne,

Dordogne,

Charente-Inférieure. 424,000

823,000 ss .. «+ 808,000 265,000 222,000 412,000 . ...... 407,000 242,000 248,000 266,000

Aude, Aix, Arles et Embrun . ... Bouches-du-Rhône (l'arrondissement de Marseilleexcepté). 178,000 L 3

Marseille.

Fréjus. Var.

Digne. Basses-Alpes.

ap. Hautes-Alpes.

Ajaccio. Corse. ” Besançon Strasbourg.

Metz. Moselle.

Verdun. Meuse.

Belley. Ain.

Saint-Dié. Vosges.

Nancy. Meurthe. AUIgNON. sue... Vaucluse, ..

Nimes. Gard.

Valence. Drôme.

Viviers. Ardèche.

Montpellier. . Hérault.

Les protestans de la confession d’Augsbourg ou duthériens ont un consistoire général, dont le siège est à Strasbourg et six inspections, dont quatre dans le Bas-Rhin, une dans le Haut-Rhin, etune dans le Bas-Rhin dont relève le consistoire d'Héricourt (Haute-Saône). — Les protestans réformés ou calvinistes ont des consistoires dont cinq forment un synode, et des églises oratoriales dans cinquante-cinq départemens. Les protestans de cette confession ont aussi une faculté à Montauban. — Les Israéliles ont un consistoire central à Paris; les synagogues consistoriales sont à Strasbourg, Colmar, Metz, Nancy, Bordeaux, Marscille.

Il est temps maintenant de faire connaitre quelles sont les principales sources qui servent à alimenter la richesse publique de la France. L'importance du sujet nous forcera d’entrer dans quelques détails.

axpusTars. Les différentes branches du commerce et de l’industrie n’ont commencé à prendre quelque développement en France qu’à l’avènement de Charlemagne. Ce prince fut le premier à leur accorder des encouragemens : il établit des relations amicales avec la Perse ; il accueillit dans ses états les ouvriers italiens, réprima les excès des pirates danois, et retira les fabriques &es cloîtres nour les répandre dans les campagnes. Mais après la

Bouches-du-Rhône (arrondissement de Marseille). 149,000

ors Doubs, Haute-Saône . ,....,.0000++099+ 582,000 Haut-Rhin, Bas-Rhin. 944,000

mort de Charlemagne, le système féodal étendant partout ses racines, vint étouffer ces germes de prospérité. Philippe- Auguste, à qui le royaume dut la répression de tant d’abus, fit enfin sortir les artisans de l’état d’oppression où les avaient tenus les seigneurs ; de leur côté, les croisés, au retour de leurs expéditions lointaines, apportèrent en France le goût d’une multitude de jouissances qui y étaient inconnues. On commença alors, pour répondre à ces besoins , à préparer des parlums, à distiller le vin, à fabriquer des étoffes. Saint-Louis seconda ce mouvement par de sages lois, et Charles VII fit tont ce qui lui fut possible pour restreindre l’exercice des monopoles. Le luxe de la cour de François Ier donne naissance aux fabriques de soieries de Lyon ; Henri IV ne se contente pas de protéger l’agriculture, il introduit aussi plusieurs branches d'industrie inexploitées.

Louis XIV règne : Colbert est mis à la tête des affaires, et bientôt on voit s'ouvrir, par les soins de ce ministre , de nouvelles routes à l’intérieur ; de nouveaux débouchés pour le commerce à l’extérieur. Sous sa protection, Hindret et van Robais viennent s'établir en France; les ouvriers de

2 + 2 oo

Flandre et de Venise peuplent nos ateliers. Ce fut pendant vingt ans un beau spectacle que le déploiement de tant d’activité, que la création de tant d’établissemens nouveaux. Mais la mort de Colbert et la révocation de l’édit de Nantes ruinèrent toutes ces espérances. Depuis celte époque, ni la persévérance de Turgot, ni les efforts de Trudaine ne purent conjurer les obstacles qui s’opposaient au libre développement de l’industrie française. L’abolition des mattrises , des jurandes et des corporations pouvait seule lui imprimer un mouvement fort et durable. C’est ce que réalisa la révolution de 1789. La science vint en aide à l’industrie, et dans quelques années, les Fourcroy, les Vauquelin , les Chaptal , les Berthollet la mirent en mesure de répondre aux nombreuses exigences que notre état de guerre avec l’Europe la forçait de satisfaire. Deuis cette époque, sa marche a été toujours ascendante, quoiqu’elle ait eu à subir plusieurs temps d'arrêt, notamment, en 1814 et 1815, par suite de l'invasion étrangère. Les crises de 1818, celles de 1823 et 1824, et enfin celles de 1827 et 1830 ne lui ont pas été moins funestes; néanmoins depuis vingtans,les différentes branches de l’industrie ont faiten France de notables progrès. Sur plusieurs oints , l’industrie agricole a renoncé au uneste système des jachéres pour le remplacer par celui des assolemens; les races d’animaux domestiques ont été améliorées par d’henreux croisemens; et les nombreux percemens de routes que le gouvernement a fait effectuer ont contribué à favoriser les défrichemens et les nouvelles cultures. Parmi celles-ci figure au premier rang : la culture de la betterave, qui a dépassé toutes les espérances. On compte aujourd’hui en France 50 à 60,000 hectares plantés en betteraves qui produisent de 35 à 40,000,000 kilogr. de sucre.

D'après les divers rapports qui ont élé faits sur le développement de cette industrie ; on estimait que la fabrication du sucre indigène occupait, à la fin de 1835, plus de 120,000 ouvriers, et absorbait un capital de 60,000,000 fr. Voici dans quelle proportion le sucre de betterave.est entré depuis quelques années dans l#Consommalion générale :

Années. Sucre colonial, Sucre indigène, 1828 ...... 61,255,232 K. 4,000,000 k.

Cette substitution du sucre de bette-

‘rave au sucre de canne qui s’accroit cha-

que jour, est, sans contredit, l’un des phénomènes industriels les plus remarquables qui se soit opéré, et dont l’initiative appartient tout entière à la France ; aussi avons-nous jugé nécessaire de l’exposer avec quelques détails.

Au reste, voici, d’après les documens officiels publiés par M. Duchâtel, un tableau résumé de la division physique et agricole de la France, par nature de surface, au 1°" septembre 1834 :

Propriétés imposables.

Hectares.

Terres labourables. . . ......,. 26,659,152 PR de 0 60 00000 . 4,834,621 VIRNOR don 4 6 5 070 à vue 2,134,822 Bois. .. de e 8 ue de 60 . 7,422,314 Vergers et jardins. ........,.. 643,699 Oseraies, aulnaies, etc. . .. ..... 64,489

Élangs et abreuvoirs. . ........ 209,431 Landes, pâtés, bruyères. . . . . , . . 7,799,672 Canaux de navigation. ......... 1,631

‘Cultures diverses. ..,,.. +. 951,934

Superficie des propriétés baties. . . . 241,842

Propriétés non imposables.

Routes et chemins, places, etc. . . . 1,215,116 Rivières, lacs et ruisseaux. , , , . . . 454,365 Forêts, domaines non productifs. . . 1,209,432 Cimetières, églises, établiss® publics. 17,774

TorTaL. . . .. 62,760,296 ==

Il n’est pas de contrées ou la propriété territoriale soit plus divisée qu’en France; tous ces champs, tous ces prés, toutes ces vignes, dont nous venons de présenter la contenance totale sont possédés par 10,896,682 contribuables, et foi “ent 123,360,338 parcelles ; mais comme . ” très grande partie de ces propriétaires sont des pères de famille, dont les enfans ne possèdent pas encore les propriétés qui doivent leur revenir ; comme tous ces contribuables ont des héritiers plus où moins rapprochés, on doit nécessairement s’attendre à voir encore la propriété se morceller de plus en plus : aussi ne peut-on s’empêcher de reconnaître de quelle importance pour la France est l’industrie agricole , puisque les personnes qui y prennent un intérêt direct sont dans la proportion de 5 à 1. Ce n’est pas tout : le capital de la pro-

surto

et da lhor muné rie o l'art et de papie dans prép qu’on et les r'ables l’intés comp

ique et de sur-

Hectares.

propriété France; outes ces senter la dés par foi. “ent me .”

aires sont enfans ne riétés qui s Ces CON où moins ent s’ate morcel- -On sem portance agricole , nnent un rtion de 5 de la pro-

priété foncière est estimé à 48 milliards ; et . le comte de Rambuteau fit observer en 1833, à la tribune, que les créances hypothécaires qui grevaient cette propriété lorment un capital de dix milliards , ce qui augmente encore le nombre des intéressés directs. Néanmoins M. Mathieu deDom- ‘basle porte à10,000,000 le nombre d’hectares qui restent annuellement en jachères ; et il évalue le produit total de l’agriculture

à 4,980,000,000 fr. Dans ce chiffre les céréales entrent pour 2,700,000,000 fr. ; les vignobles pour 800,000,000 fr.; les prairies sont un peu au-dessous, puis viennent les autres récoltes; les produits du jardinage, des forêts, etc., etc., enfin celui des éleveurs de bestiaux , dont on peut porter les résultats à 40,000 chevaux, 800,000 bœufs et 5,200,000 moutons ; produits auxquels il convient d’ajouter la valeur des toisons des 30 ou 35,000,000 de bêtes à laine qui se trouvent en France et dont on évalue la dépouille annuelle à 210,000,000 fr.

Les fabriques et les manufactures ne sont pas restées en arrière de ce mouvement; elles se sont multipliées d’une manière étonnante, et se sont enrichies de nouveaux moteurs; en 1835 on comptait près de onze cents machines à vapeur fonctionnant dans les divers ateliers ou manufactures, présentant ensemble une force de plus de 16,000 chevaux. Le nombre des manufactures, fabriques et usines en activité s'élevait en 1834 à 38,030; les forges et hauts fourneaux à 4,412.

L'exposition de 1834, où se sont présentés près de 3,000 industriels, a constaté les immenses progrès qu'ont faits les arts métallurgiques, la teinturerie, la préparation des substances animales, et le tissage des différentes étoffes. C’est surtout dans la fabrication des cachemires et des linges damassés; du papier, de l'horlogerie fine et de l’horlogerie commune ; de la poterie de luxe et de ia poterie ordinaire, dans la lithographie, dans l’art de colorer les fils et les tissus de soie et de coton, dans celui de peindre sur papier , de tailler et de polir les cristaux, dans la fabrication des armes et dans la préparation des produits chimiques , qu’on remarque les plus grands progrès et les perfectionnemens les plus considérables. L'exploitation des houilles , malgré l’infériorité relative de cette industrie, comparée à celle de l’Angleterre , a pris

aussi en France un grand développement.

Cependant l'extraction ne sufht pas encore à tous les besoins ; car les différentes consommations s’élèvent à 3,200,000 tonneaux ; et l'extraction des mines françaises n’en fournit que 2,400,000. L’établissement d’un grand nombre de hauts fourneaux, introduction de Pair chaud dans les procédés de la fusion ; emploi, chaque jour plus général du fer dans les constructions ont donné un grand essor à cette branche importante de l’industrie.

Nous ne citerons qu’un exemple. De 1825 à 1834 une seule compagnie a construit 30 ponts en fer, qui présentent un parcours de 5,300 mètres. Dans ce nombre se trouve le magnifique pont de Rouen, récemment livré à la circulation. D’après le rapport de l’administration des pontset-chaussées pour 1835, l’industrie des métaux et des mines crée 149,000,000 fr.

de produits tous les ans ; le quart de Pindustrie des cotons et un peu plus du tiers des manufactures de laine. Toute lindustrie minérale et métallurgique de France, en y comprenant les fabrications où le feu joue le principal rôle , telles que les verreries et poteries, les fours à chaux et à plâtre et les produits chimiques principaux occupe tous les ans 200,000 ouvriers et fournit 306,000,000 fr. de produits. Les 210 usines qui fabriquent le verre ou les cristaux, donnent à elles seules 30,000,000 fr. de produits.

Nous allons maintenant consigner ici les principaux articles que crée l’industrie française en indiquant les différentes villes du royaume où ces produits s’élaborent.

La porcelaine de Sèvres, de Paris, de Limoges et de Bayeux; la fatence de Nevers, de Chantilly, Montereau, Toul, etc.; les poteries de Sarreguemines, Meillonas ; les tapis de la Savonnerie de Paris, d’Aubusson, de Felletin et d’Abbeville ; les tapisseries des Gobelins et de Beauvais ; la chapellerie de Paris et de Lyon ; les soies et soieries de Lyon, Nimes, Avignon, Annonay et Tours; les chapeaux de paille de Lagnieux , Caen ; les rubans de St-Etienne et St-Chamond ; les draps d’'Elbeuf, de Louviers, de Sedan, de Carcassonne, de Lodève, de Castres , d’Abbeville , de Vire, etc. ; les étoffes légéres en laine de Reims, Amiens, Beauvais, Paris, etc.; les châles de Paris, Lyon, Nimes, St-Quentin , etc. ; le coton

filé et les étoffes en coton pur et mélangé de Rouen, St-Quentin, Tarare , Paris, Troyes, Lille, Roubaix , Turcoing, Cholet, etc.; la bonneterie de Paris, Troyes, Nimes, Ganges , Lyon, Orléans, Marseille , etc. ; les foiles de la Flandre, de St-Rambert, de Villefranche, de la Bretagne et du Dauphiné; les batistes , les linons , les gazes et les tulles de St-.

Quentin, Cambrai, Bapaume, Valenciennes, Douai, etc. ; la broderie de St-Quentin , des départemens de la Meurthe, de la Moselle; les articles de mode de Paris; les dentelles d'Alençon, Caen, Bayeux, Chantilly, Valenciennes , Douai, le Puy, Mirecourt ; les gants de Paris , Grenoble, Milhau, Chaumont, Niort, Blois, Vendôme; l'horlogerie de Paris, de Besan gout et de plusieurs communes du Jura et

e la Haute-Saône ; l’affinage , tirage et battage d'or et d'argent de Trévoux et de Lyon ; les ouvrages en bronze, l’ors févrerie , la bijouterie fine et fausse et des instrumens de physique et de mathématiques de Paris; la joaillerie en pierres fines et en strass de Paris, Septmoncel ; l’ébénisterie de Paris; la carrosserie et la sellerie de Paris, Strasbourg ; la boissellerie de Villers-Coterets, d’Avesnes, etc. ; la vannerie fine d’Origny etde Vouziers ; les fers des Ardennes, de la Côte-d'Or, de la Haute-Marne , du Nivernais, du Haut et Bas-Rhin; des Vosges, de l’Eure, du Jura, du Doubs, etc. ; la clouterie de l’Aigle, St-Etienne, Rugles, Charleville, etc. ; les épingles de l’Aigle ; la coutellerie de Paris, Moulins, St-Etienne, Châtellerault, Chaumont, Nogent, Langres, Thiers, etc. ; la quincaillerie de St-Etienne, d’'Éscarbotin (dite de Picardie ), Charleville, Raucourt, Molsheim, Thiers, Rugles , Aigle, etc. ; la fabrique des armes blanches à Klingenthal , St-Etienne, Châtellerault ; et celle des armes à feu à Paris, Maubeuge, Charleville, St-Etienne, Mutzig , Tulle; les glaces de St-Gobain, de St- Quirin, de Cirey ; les cristaux de Baccarat, Montcenis, Munsthal, Choisy-le- Roi; les-{eintureries de Paris, Rouen, Lyon, Elbeuf, Louviers et Nimes ; les /oiles peintes de Mulhausen , Colmar et autres communes du département du Haut- Rhin, Jouy, St-Denis, Rouen, Beauvais, etc. ; les savons blancs de Marscille; les savons noirs et verts de St- Quentin, Amiens, Abbeville, Lille, Cam-

brai, etc.; les papiers d’Annonay , Anulème , Ambert, Thiers, Limoges , des osges, de Vire , Buges , etc. ; les papiers de tenture de Paris ; la typo raphie, la gravure et la lithographie de Paris ; les raffineries de sucre de Paris, d’Orléans, Bordeaux, Marseille, Nantes ct Rouen ; les nombreuses fabriques de sucre de betteraves des départemens du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de Aisne, de Pont-à-Mousson, etc. ; les fabriques de produits chimiques de Paris, Rouen , Marseille, Fiontpellier , du département de l’Aisne, etc. ; les exploitations de Bitume de Seyssel et de Lampertsloch , dont on fait un excellent emloi pour le passage des trottoirs ; es fromageries de Gex, Roquefort, d'Auvergne, du Cantal, de Gérardmer, du Mont-l’Or, du Doubs, du Jura, de St-Nectaire , üe Viry ; lesènstrumens de musique de Paris, Mirecourt et Lacouture ; la fabletterie, la tournerie, d’Oyonax, Ste-Colombe-sur-l’Hers et St-Claude; la fannerie, corroierie , mégisserie d’Annonay, Rocroy, Pont- Audemer, Troyes, Milhau, Metz, etc.; la ferronerie des Ardennes; les exploilations d'ardoises des Ardennss, d'Angers ; les liqueurs de Phalsbourg , de Grenoble, de la Côte, de Grasse; tous ces artiries représentent les objets principaux dans lesquels excelle lindustrie française.

Les expositions qui ont lieu, à différentes époques, dans les villes de Paris, Lyon, Toulouse , Nantes, Lille, Douai, Cambrai et Metz, contribuent encore à encourager et à accroître ce développement.

commæncs, Les produits de l’industrie joints à ceux du sol sont l’objet d’un grand commerce intérieur et extérieur très avantageux à la France. L'évaluation du commerce intérieur esttrès difficile à établir ; iln’existe pas des donnéesexactes sur l’importance des échanges dont il est l’objet.

Cependant si l’on admet avec plusieurs publicistes que la somme totale des produits de laFrance s'élève de9 à 10 milliards, on ñe pourra s’empêcher de reconnaître quelemouvement deséchanges à l’intérieur doit être très considérable, car l’exporta tion des produits indigènes ne s’élève pas à 600,000,000 fr. par année. Les principales villes marchandes de l’intérieur du royaume sont: Paris, Lyon, Rouen, Saint-Elienne , Beaucaire, Aix,

mms € D D pe

SZ SC LLROZO <Opmreæ —

ier', du » Dloide Lamnt emttoirs ; uefort , Gérardbs, du instru recourt ourner-l'Hers oierie , ; Pontetc.; la ploila- Angers; enoble, avtiries X dans ançcaise.

à diffé- Paris, Douai, bncore à eloppe-

dustric n grand ès AVANlu cométablir ; urliml’objet.

usieurs es proilliards, mnaître térieur xporta lève pas princieur du Rouen , Ait ;,

Tuulouse , Carcassonne, Nimes , Montpellier, Beziers, Lille, Strasbourg , Nancy, Mulhausen, Perpignan.

Grâce aux tableaux des douanes et aux géré see que fait le gouvernement, e mouvement du commerce extérieur qui s’effectue soit par les frontières de terre, soit par les ports de mer est assez bien connu. Nous allons puiser à ces documens pour signaler ici les résultats les plus importans de ce commerce. Les principaux articles importés sont : chevaux, bestiaux, soie écrue, cire, suif, pelleterie, laine, tabac en feuilles, bois de teinture, huile, fer, étain, plomb, cuivre, argent, or, soufre, chanvre, coton, indigu, sucre, café, cacao et épiceries.

Les A cipaux articlesexportés sont:

étoffes de laine et de soie, vins, eau-devie, rubans, dentelles, draps, toile de chanvre ou de lin , tissus de coton, papier blanc et de tenture, livres, gravures, cartes géographiques, meubles objets de modes, sel, fer étiré et ouvré , orfé— vrerie, horlogerie, porcelaines, glaces, chapeaux, fruits, pierres meulières , parfumerie, mercerie, etc. Le double mouvement du commerce général, des importations et des exportations, s’est élevé en 1834 à 1,435,000,000 fr., en 1835 à 1,595,000,000 fr. Indiquons avec détail cette progression du commerce français fort importante à connaître :

Tableau du commerce gér,éral de la France de 1825 à 1833.

Années, Importations. Exportations.

1825. , «+ «fr. 533,622,392 fr. 667,294,114 1826... . « 664,728,610 660,508,769 1827... 665,804,228 602,401,276 1828 . .. «0. + 607,677,321 609,922,632 1829 ... 616,353,897 607,818,646 1830 . « oo e + 638,331,433. 572,664,064 1831, 0 °° 612,825,551 618,169,911 1832... 652,872,341 696,282,132 1833 . es « 693,275,752 766,316,312

En 1825, la France n’exportait, en produits indigènes , que pour une somme de 543,800,000 fr. ; en 1836 elle s’est élevée à 577,400,000 fr.

Dans ce total, voici quels sont les articles qui y prennent la plus forte part :

Manufactures.

Francs.

. Soieries, , +: +. 144,000,000

Tissus de cotons 61,000,000 Tissus de laines . .. 89,000,000 Tissus de lin et chanvre . . 31,000,000

Agriculture.

Page 1