FRANÇAISE
élémentaire, la société de lecture, la société royale d'agriculture , d'histuire naturelle et arts utiles, \a société de pharmacie , \a société de jurisprudence, la societé linnéenne , la société de médecine, le conservatoire des arts, la collection des monumens lyonnais modernes, \e musée de peinture et d'antiques, le cabinet d'histoire naturelle récemment formé, la btb'iothèque publique qui est la plus belle des collections départementales du même genre, lejardin botanique et la pépinière royale de naturalisation. L'époque de la fondation de Lyon est encore incertaine: les uns la fontremonter à 220 ans, d’autres la fixent à 40 ans avant J.-C., et l’attribuent à Munatius Plancus. Lyon a éprouvé à plusieurs époques de grandes vicissitudes : un incendie la dévore sous Néron; en 583, une inondation emporte la moitié de la basse ville ; dans le vrire siècle les Sarrasins la liv-ent au pillage :
Charlemagne la relève et la rend florissante; mais les guerres de religion ruinent son commerce ; le siège de 40 jours qu’elle soutient en 1793 contre les armées de la république, la plonge dans le deuil et la misère : sa population est décimée ; ses ateliers abandonnés, ses monumens détruits ; les réactions de 1815 agissent encore sur elle d’une manière funeste; enfin en 1831 et 1834, elle devient le théâtre de deux insurrections sanglantes que la mitraille seule parvient à comprimer ! Quelques débris d’un amphithéätre de bains et quelques vestiges de l’aguedue sont les seuls restes de son antique splendeur. Depuis 1815 le commerce et l’industrie de Lyon ont pris un accroissement considérable. Ses étoffes de soie renommées pour !a solidité de la teinture et le bon goût du dessin , en forment la base principale. D’après M. Dufour, Lyon possède 40,000 métiers pour le tissage de la soie, qui occupent 80,000 ouvriers, et qui livrent à la consommation 100,000,000 fr. de produits; la chapellerie formait naguère une partie considérable de l’industrie lyonnaise , mais elle a été remplacée par la fabrique des peluches de soie qui, à leur tour, remplacent l’ancien feutre des chapeaux ; la droguerie .
la préparation des matières colorantes , la librairie de piété , et la fabrication des li queurs, sont aussi des branches très in portantes de l’industrie de cette vilic.
Lyon possède un établissement spécial appelé condition des soies, où toutes les soies filées ou organsinées destinées à être vendues sont déposées , et soumises À une dessiccation uniforme ; une banque y a été établie en 1835 au capital de 2,000,000 de f. : à ce sujet nous rappelle rons que la banque qui 7 fut établie en 1543 par le cardinal de Tournon l'avait été à un capital plus élevé. Lyon fait en outre d'immenses affaires de commission pour les sels, les vins, les fers et les eaux-de-vie, et ses nombreux bateaux à vapeur sillonnent le cours de la Saône jusqu’à Châlons et celui du Rhône jusqu’à Arles. Les forts dont on vient d’environner Lyon et les importans travaux qu’on y exécute doivent faire ranger cette ville pou les places raie du royaume. Le udget de la ville de Lyon s'élève à 3,000,000 de fr. Pop. : 134,000 habitans.
Parmi les lieux remarquables qui se trouvent dans les environs immédiat: et à quelques milles de distance de Lyon, nous aommerons d'abord : VatsE et SAiNT-CLaiR, véritables faubourgs de Lyon; ils sont remplis de fabriques. LA GuizLo- TIÈRE, avec 18,000 habitans , et la Croix-ROUSSE, avec 9000, regardées communément comme des faubourgs de cette métropole, en sont entièrement détachées sous le rapport administratif, et sont réellement deux villes industrieuses et commerçantes. L'Ile Barbe, endroit charmant sur la Saône , à 1 mille de Lyon. On y remarque un pont suspendu en chaines de fer, d'une construction élégante. Chessy, petit village, très important par sa nine de cuivre, qui est la plus riche qu'on exploite en France. Viennent ensuite St-Be l, autre village, avec une riche mine de cuivre en exploitation, St- Genis- Laval, très petite ville florissante par ses fabriques de chapeaux de paille, de papiers peints, coloriés et glacés, de produits chimiques et autres objets. Givors, sur le Rhône, petite ville industrieuse et assez commercante , avec un beau canal qui aboutit aux Rives de Giers, d’où l'on tire la houille. Le chemin en fer y passe. A Ardoras, près de Givors, s'est élevée depuis quelques années une manufacture de faïence, dont les produits dépassent déjà plus de 560,000 fr. par an. Beaucoup plus loin dans le rayon d'environ 18 milleset sur la route de Lyon à Paris, ontrouve : Tarare, grosbourg, au pied d’une petite montagne de ce nom , très florissant par ses nombreuses fabriques de mousseline de toute qualité; son mouvement industriel s'étend à plusieurs milles à la ronde, et n'emploie pas moins de 50 à 60,000 ouvriers tisseurs et brodeurs. 4mplepluis, petite ville florissante par ses nombreuses fabriques d’excellent papier. Cours, très petite ville, centre d’une grande fabrication de toiles dites de Beaujolais. Sur le chemin de Màcon on voit VILLEFRANCHE , sur la Saône, ville industrieusc
et commerçante, chef-lieu d'arrondissement, avec un collège. Dans la direction opposée et sur la rive droite du Rhône, est située Condrieu, importante surtout par ses vins blancs renommés. Dansle même rayon, mais hors du département sont situés , au nord Trévoux, et au sud VIENNE, que nous décrivons ailléurs.