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MONARCHIE PRUSSIENN®. 333
l'instar de cette célèbre école d'agriculture , instituée d'abord à Celle dans le royaume de Hanovre , que l’on vit naître l'institut de M. Fellenberg à Hofwrllprès de Berne, celui de Hohenheim près de Stuttgard , les écoles de Schleissheir dans les environs de Munich et d’Zdstein dans le duché de Nassau , ainsi que celle de Tharandt, près de Dresde, et celle de Tieffurt près de Weimar, à laquelle a succédé celle de Jena, créée dernièrement par le professenr Schulze. Le roi de Prusse, dès l’année 1819, a élevé le bel établissement de M. Thaer au rang ‘d'académie royale d'agriculture. Neusrant- EnEnsWALDE, petite ville de 4200 âmes, florissante par son industrie, par ses eaux minérales et par le canal de Finow qui en est voisin. L'académie royale forestière de Berlin (Künigliche Forst-Academie), à laquelle on a ajouté un institut forestier (Forstlehr-Institut), y a été transférée en 1830. Dans ses environs on trouve une grande orge royale de cuivre et de zincetle village d'Egermu le, important par la grande fabrique royale de laiton. Neu-RüPpin, joue ville industrieuse de 8600 âmes, sur le lac de Ruppin, avec un gynnase. FREIENWALDE , avec 3100 habitans, importante par les eaux minérales de son voisinage, et par la grande fabrique d’alun qu'on y a établie; Neusranr dit an der Dosse, par son haras royal, par sa grande verrerie, et par l'établissement mélallurgique de Hohenofen situé dans son voisinage : on y sépare l’argent du cuivre; Neustadt n’a que 846 habitans. Warrsrock, sur la Dosse, avec de nombreuses manufactures de drap, et 4700 habitans. Dans ses environs on trouve Zechlin, petit bourg de 400 âmes, avec une verrerie renommée par la beauté de ses produits. PRENZLOW, près de l’Ucker, avec un gymnase, un élablissement de bains à vapeur et 8800 habitans. Iürrennocr, avec plusieurs fabriques de toile et 4100 habitans.
FRANCFORT, sur l’Oder , belle ville, de médiocre étendue, chef-lieu du gouvernement de Francfort et siège du tribunal d'appel. Son industrie et son commerce florissans sont favorisés par trois foires et par les canaux qui font communiquer l’Oder avec la Vistule et l'Elbe. Francfort compte 22,000 habitans. Elle possède un gymnase, un institut pour les sagesfemmes , une société d'économie rurale et une grande maison de correction et de travaux forcés. On doit nommer dans ses environs un bel éfaolissement de bains près de la source minérale découverte en 13°1.
es autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernement de Francfort sont:
FURSTENWAL2r, sur la Sprée, petite ville de 4300 habitans; Corrous , sur le mîme fleuve, avec un grmnase el 6600; ZÜLLICH Lu, avec un pedagogium el 4700; Lanpsnere, surleWar.ha, avec 9000, un gymnase, une maison de correction et detre
vaux forcés, et une pépinière d'arbres fruitiers. Toutes ces petites villes sont remarquables par leur industrie, et surtout par leurs nombreuses fabriques de drap. Dans les environs de Landsberg on trouve Wietze, gros villege de 1100 ämnes, important par sa grande forge et par la quantité d'ouvrages en fer fondu qu’on y fabrique. Küsrrin, sur l'Oder, petite ville de 4700 âmes, avec un gym nase, et très importante par ses fortificalions. FRIEDBERG, avec 3300; dans ses environs est située la mine de fer et la grande forge royale de Zanzhausen. GU8EN, sur ja Neisse, ville industrieuse, avec un gy2nase et7300 habitans.
KôünicsBErG, avec un gÿmnase, une belle église et 4200 âmes; Sorau, avec 4400; et LÜBBEN , avec 3900, sont de petites villes importantes par leur industrie, Zuckau, avec un gYmnase, une maison de correction et 3100 habitans ; elle a été la capitale de la Lusace.
STETTIN, sur l’Oder , assez jolie ville, place forte, capitale de la province de Poméranie, chef-lieu du gouvernement de Stettin et siège de son tribunal d’appel.
Le château royal et l’hôtel des Etats (Landschafthaus) avec une bibliothèque considérable sont ses principaux édifices.
Stettin se distingue par son industrie et surtout par son commerce; nous avons déjà vu qu’elle est une des premières places maritimes de la monarchic. Parmi ses établissemens publics on doit nommer le gymnase avec une bibliothèque et un observatoire ; leséminaire pour les maitres d’école ; l’'écolesupérieure (Seminarium für hôhere Schulen) ; l’école de navigation , la société d'histoire et d'antiquités de ia Poméranie et la bibliothèque dans l’hètel des Etats. Sa populatipn actuelle dépas je 32,000 âmes.
Lans les enviro”: immé.iats, et dans un rayon de 23 n‘illes, on :1vuve : Damu (Alt-Damm) , petite ville de 2400 habitans , importante par sesfortifications, qui entrent dans le système de celles de Stettin. Gozxow, av°c plusicurs fabriques de drap et 3600 habitans. Srarcaro ; sur l'Ihna, avec un gymnase et 9000 habitans, qui se distinguent par leur industrié variée. PAssEWaALK , sur l'Ucker, petite ville assez commercçante , avec 4600 habitans.
Les autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernement de Slettin sont : ANcLaAM, sur la Peene, petite ville d'environ 6000 âmes, :sportante par son commerce maritime.
Deux, avec 4200 habitans, GREIFENHAGEN , avec 4300 , et TreProw, avec autant, se distinguent par leur industrie, SWINEMËNDE, sur l'ile d'Usedom, eslune jolie petite ville de 3600 habitans, avec une belle église , florissante par son commerce et par ses bains de mer Lrès fréquentés ; on y construit des navires marchands; son port, qui dernièrement a été beaucoup amélioré et agrandi , est regardé comme le port de “ ‘tin,
STRALSUND, chef-lieu dn gouvernement de ce nom, et autrefois de la Poméranie Saéloise , place forte, industrieuse et conmmerçante, située sur le détroit de Gellen qui la sépare de l’ile de Rügen ; elle ne tient au continent que par des ponts.
L'église de Marie, 1: gymnase avec une bibliothèque et un médailler, les bains de mer, le bateau à vapeur , qui fait régulièrement le trajet de Stralsund à Ystadt en Suède et vice versé , les chantiers et le port doivent étre mentionnés.
Pop. 17,000 âmes.
Les autres villes et lieux les plus rerarquables du gouvernement de Stralsund sont :
GREIFSWALDE , petite ville de 8000 habitans, assez commerçante. l’université, avec une riche bibliothèque , us cabinet d'histoire naturelle, un jardin botanique, un observatoire et autres établissemens qui en dépendent ; le grmnuse, le séminaire pour les maitres d'école, Sont 5e: principaux établissemens littéraires. Wocast, avec un port et 4000 habilans; et DanT#, avee 500, Dans l'ile de Rügen, la plus grande des ites ap partenant à l'Allemagne, nous nommeréns :
BERGEN, petite ville de 2400 habitans; Purrars, beau chaietu appartenant au prince de Pullb::s, remarquable par $a collection d’antiquités nadinaales, devases étrusques, et par Sa galere de tabioaux, Areva, pointe la plus septentrioui de l'Aliemague, près de laquelle s'élève un bear shure ; on y voit encereles restes des muraitles dr Les vanne forteresse slave, dont ce Cap LONSENTe LC den,
Legaowt:;nemenide Cæslin n'a que de petites viiles . fous nosamerons les suivantes, qui sn'éont ics plus remarquables : Corse (Kôslin), petite ville de nresque 6000 âmes , assez bien bâtie etindustrieuse, chef-lieu du gouvernement; elfe a ua gymnase, un séminaire pour les maîtres d'école , et la société économique de la Pontéranie. Cuiver6, place forte et commerçante située sur la Persante, peu loin de son embouthure dans la Baltique, qui y forme un port; elle possède une saline, et compte près de 6000 habitans. RÜüGENWALDE, avec un port et 3200 habitans ; Srorr, avec un port, et presque 6000 habitans qui se distinguent par leur indastrie et font un commerce assez étendu.
BRESLAU, au confluent de l’Ohlau avec VOder, ville très marchande et indus-trieuse , capitale de la province de Silésie et du gouvernement de son nom, siège du tribunal d’appei de ce dernier , ainsi que d’un évêché eatholique. Ses principaux établissemens scientifiques et littéraires. sont : l’anéversité avec £:
riche bibliotheque, le musée, V'soservaloire, le jardin botanique, l’am- Phithéâtre d'anatomie, les cabinets de médailles, de tableaux et d’enti-
quilés, l’école des beaux-arts, d'archilecture et des métiers (Kunst- Bau und Handwerksschule); ceiles de sourds-muets, de chirurgie, d'accouchement ; les deux séminaires pour les maîtres d'école , et les quatre gymnases, la société pour linstruction nationale (für vaterlændische Kultur), la société d'histoire et d'antiquités de la Silésie, la societé des artistes et la societé philomatique ; on doit ajouter que la société nomade des naturalistes al lemands y à iénu sa séance annuelle en 1833. Parmi tes édifices les plrs remarquables qui décurent Breslan , on doit nommer là eat trale, d’une atchitecture gothique aussi hardie qu: siv'ole ; la helle église de Noër-Do ne, cel: de ja Crotæ ; la ci-devant ggèise de: fuites ; l'église évangélique de Ste-£lisabeth , avec sa tour élevée et son énorme cloche ; les superbes bâtimens du ci-devant couvent des Augrstins; l’élégant palais de Sehænborn , autrefois Hai'feld ; le pais épiscopal, le ehâteau royal, V'hôtel du gouvernement, Vhotel-de-ville, Prniversilé, la do: ‘ne, à bourse, l'Aôtel d'e la moinaie. Parmi ses places on doit nomme: celle de 7rauenzien, avec la statue de ce général , et celle de Bliücher, autrefois dite Salzring, sur laquelle on voit le monument en bronze élevé à ce guerrier. Ses plus belles rues sont celles d’Albrecht dans la ville et de Friedrich-Wilhelm dans les faubourgs.
Breslau jouit du titre officiel de #rotsiéme capilaie de la monarchie ; elle estréellement la seconde sous tous les rapports ; sa population dépasse aujourd’hui
Dans ses environs immédiats et dans un rayon de 26 milles on trouve : ALTSCHEITNIG , sur l’Oder, petit village de 323 âmes, avec un beau Jar din ; c'est un lieu de plaisir pour les habitans de Breslau. Dynrnrurt, petit bourg de 1200 âmes, avec une célèbre {ypographie juive, une fonderie de caractères et un beau part. NEUMARKT, petite ville de 3200 habitans. ZoPTEN, avec 1300 et un sanctuaire ; tout près s'élève en forme de cône leZobienberg, surle sommet duquel on a construit une chapelle visitée par un grand nombre de pélerins. STRENLEN , avec 3400 habitans. OnLau, avec 3700 et NAMSLAU ,' avec 8500, se distinguent par leur industrie. BRiEG, sur l'Oder, avec 11,000 habitans, fleurit par ses fabriques et par son commerce; l’église de St-Nicolas est remarquable surtout par de grandes ei belles orgues. OELs, petite ville de 5300 âmes, capitale de la principauté d’Oels, appartenant au
BERG, sulfu avecu taires.
berb près d gne, la tous le trois tr homm
dar- (unstles de CCOUpour gym action ultur), tés de 8 et la 1jouter tes alelle en remarni doit chitecle; la * de ja uiles ; abeth , cloche ; 1t coulais de ie pa- |, V'AOville, ourse , places nzien, elle de ],; Sur bronze es rues le et de bourgs.
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n rayon sur l’Obeau jar'bitans de 00 âmes, ne fon- EUMARKT , avec 1300 forme de t duquel ungrand 400 habiec 3500,
sur l'Oses fabri- St-Nicoandes ei Ames, Canant au
duc de Brunswick ; elle a un gynase célèbre, etun beau chdteau ducal, avec une bibliothèque assez riche. Treanirz, avec 3600 habitans, et une belle église, appartenant au ci-devant monastère de l’ordre de Citeaux. Plus loin, mais toujours dans le rayon et vers le sud-sud-ouest on trouve : Scuweinnirz , sur la Weistritz, place forte, ville assez industrieuse , située dans un des plus beaux cantons de la Silésie; elle a un grmnase, un théâtre et plusde 9000 âmes ; la our de son église catholique paroissiale passe pour être la plus haule de toute la province après celle de Ste- Elisabeth à Breslau. ReicE :NBACH, avec une éco/e de dessin pour les ouvriers et 4300 habitans. Dans ses environs on voit Zie lau (Langen-Bielau), regardé comme le plus grand village de da monarchie Prussienne, et renommé par l'industrie de ses habitans, qui montent au-delà de 8000. Peterswaldau, autre grand village, non moins industrieux, en compte 4200.
Les autres villes les plus remarquables du £ouvernement de Breslau sont Münsrer- BERG, petite ville de 3300 âmes, avec des bains sulfureux ; GLATz, sur la Neisse , place forte, avecun gymnase et 6400 habitans sans les militaires, Dans un rayon de 9 milles on trouve: S /berberg, petite ville d’un millier d’habitans, près de laquelle s'élève, au sommet d’une montagne, la célèbre forteresse de Silberberg, dont tous les ouvrages sont taillés dans le roc; elle a trois rangs de easemates et peut contenir 5000 hommes. Frankenstein, avec 65500 habitans, qui se distinguent par leur industrie. Wartha, dont la population n'arrive pas à 900 âmes, est remarquable par son église de Sle-Marie , sanctuaire visité annuellement par un grand nombre de pélerins. RAetchenstein, située au picd du Jauersberg, estimportante par sa riche mine d’arsenic ; sa population n'arrive pas à 1500 âmes. Reinerz3 en a 2100, des eaux minérades et une grande forge. Neurode compte 4500 âmes et possède plusieurs fabriques. Nous nommerons encore du côté de Schweidnitz : Waz- DENBURG , jolie petite ville de 2100 habitans, avec des mines de houille. SALZBRUNN, avec 1700 ; et ALTWASSER avec 4500, gros villages importans par leurs eaux minérales et leurs mines de houille.
LreGnirz, au confluent du Schwarzwald avec la Katzbach , ville assez industrieuse et commerçante, chef-lieu du gouvernement de Liegnitz, avec un gymnase , un collège royal avec une bibliothèque et des collections scientifiques. Sa population s'élève à 11,000 àmes.
Dans ses environsimmédiats, renommés par leur belle culture et par les abondans produits de leur jardinage et dans un rayon de 12 milles, on trouve: WAULSTATT, village de 350 habitans, remarquable par la bataille donnée parles Tatares en 1241, et par la victoire que le maréchal Blücher y remporta en 1813 ; un monument érigé dans le village voisin d'EicÆho lz, transmet à la postérité cet évènement. Gorbnenc, ville de 6400 habitans,
importante surtout par ses nombreuses fabriques de drap. JAuER, avec 6400, possède la sociélé patriotique d’économie de la principauté de Schweïdnilz el Jauer.
Les autres lieux et villes les plus remarquables du gouvernement de Liegnitz sont:
Hinscuverc, jolie petite ville, près du Bober, florissaute par son industrie et sun commerce ; elle a un gymnase et presque 7000 habitans; son église évangélique a une des plus grandes orgues do l’Ailemagne. Dans ses environs et dans un rayon de 8 milleson trouve : Warmbrunn, petit bourg de 1900 habitans, dont un grand nombre sont employés à polir le verre et les pierres; ses bains chauds sont trés fréquentés.
Schreibergschau, regardé comme le village le plus étendu dela monarchie, à cause de la position isvlée de presque toutes ses maisons; ses habitans, au nombre de 2200, se distinguent par leur adresse à polir le verre et à confectionner des instrumens de musique; le Rabenstein, rocher très élevé, la cascade du Zacken et du Kocher, et la Quekerschaale, rocher pesant 200 quintaux, qui reste immobile sur une base de 2 pieds carrés, sont des curiosités naturelles qu’on trouve dans les environs de Schreibergschau,
Lanpsuaur, près du Bober, petite ville industrieuse et assez commerçante, avec 3500 habitans; dans ses environs est silué Grüussau, ci-devant abbaye de l’ordre de Citeaux, avec deux belles églises. GôrLirz, sur la Neisse, ville industrieuse et assez commercante , avec 11,000 habitans; parmi ses établissemens scientifiques et littéraires on doit nommer : le gymnase, la société des sciences de la Haute-Lusace, divisée en deux classes : la physique et l'historique ; elle possède une riche bibliothèque, et des collections d’antiquités, de gravures, d'histoire naturelle, et un médailler; elle publie un journal; la sociélé d'histoire naturelle, qui n'est peutêtre qu’une branche de la précédente, avec des collections relatives aux sujets de ses recherches, On ne doit pas oublier l'église de St-Pierre et St-Paul, remarquable par ses grandes cet belles orgues et par son énorme cloche. Lauan, sur le Queis, avec un gymnase ei5400 habitans; on doit mentionner la belle église de la Ste-Croix, bâtie depuis peu. Musxau, petite ville d'environ 1600 âmes, remarquable par le Chdteau, avec un beau parc du prince de Puckler ; la société des Abeilles de la Haute-Lusace , et la grande fabrique d’alun située dans son voisinage. GRross- GLocau, sur l’Oder , ville forte et commergante, avec deux gymnases, une société pour l'histoire de Glogau, et 11,000 habitans, sans les militaires ; avec ces derniers sa population s'élève à 15,000 âmes. GRünnerG, ville de plus de govu àmes, florissante par son industrie variée, et spécialement par ses nombreuses fabriques de drap. Neusaz, petite ville de 2300 habitans, qui se distinguent par leur industrie. SacaN , près du Bober, capitale de la principauté de Sagan, appartenant à la duchesse de Courlandé, mariée avec le comte de Schulenbarg; elle a un prog} mnase, un château ducal avec un beau jardin pittoresque, et 5600 habitans.
Dans le gouvernement d’Oppeln, qui ne possède que de petites villes, nous nommerons : OrreLx, sur l’Oder, petite ville de 6300 ha-
! bitans, avec un gymnase , une école pour les sages-femmes ; c'est le chef-lieu du gouvernement. Dans un rayon d'environ 9 milles, on trouve: Xônigshuld, petit village de 260 habitans, important par sa grande fabrique de plusieurs articles en fer fondu et en acier. Malapane, grande forge royale qui fournit annuellement une énorme quantité d'articles en fer fondu, ainsi que du fer en barres et à l'élat de gueuse. GLerwirz, petite ville de 5000 habitans, avec un gymnase et une grande fonderie royale qui emploie plusieurs centaines d'ouvriers. En 1826 elle fournit 29,137 quintaux de fer fondu sous toutes les formes, depuis les ponts en fer jusqu'aux bijoux et les travaux les plus fins que l’on parvient à y faire avec ce métal, Dans ses environs, on voit la grande forge dite Kreuzburger-Huütte. Rarior, sur l’Odcr, avec un gymnase , et presque 6000 habitans: Neusranr, avec 4800. KoseL , sur l’Oder, très petite ville forte, avec 2000 habitans, sans la garnison. Leosscuÿrz, petite ville de presque 5000 âmes, industrieuse, appartenant au prince de Lichtenstein, elle a un gymnase et une école des métiers (Handwerksschule). NeE1s$E , place forte, au confluent de la Biela avec la Neisse, dans un terrain marécageux , avec un gymnase , une fabrique royale d'armes, plusieurs fabriques de drap et de toile, et au-delà de 10,000 habitans. PLess, chef-lieu de la principauté de Pless, appartenant au duc d'Anhalt-Küthen; elle a un beau château et 2200 habitans. BEUTnEN, chellieu de la seigneurie de ce nom, appartenant au comte de Henkel de Donnersmark ; elle a 3000 habitans; il ne faut pas la confondre avec une autre Beuthen située sur l’Oder, dans le gouvernement de Liegnilz. TARNOWITZ, ave 2810 habitans et des mines de fer, de calamine, d'argent et de plomb dans son voisinage. Non loin, on trouve Kunigshütte, grande forge où l'on fabrique une grande quantité de fer en gueuse et de zinc. Friedrichshuütte, avec des mines de plomb argentifère.
Posen (Poznan), jadis capitale de la Grande-Pologne et aujourd’hui chef-lieu du grand-duché et du gouvernement de ce nom, ville assez grande et florissante par son commerce ranimé par ses trois foires annuelles, située sur la Wartha, siège de la cour supérieure de justice du grandduché et résidence d’un archevèque qui a le titre de Posen-et-Gnesen. Elle possède un gymnase, une école de métiers , un | séminaire pour les maîtres d'école , un il séminaire pour les prêtres, une école | d'accouchement, et d’autres établisse- | mens littéraires. La cathédrale etl’hôtel- {l de-ville sont ses édifices les plus remarquables. Depuis quelque temps on tra-
vaille à ses fortifications pour en faire une pie de guerre. Sa population, qui a
eaucoup augmenté dans ces dernières années , dépasse actuellement 28,000 âmes.
Les autres villes et lieux les plus remarquables dugouvernementde Posen sont : MEss- RiTz, petite ville de 4000 âmes ; SCHWERIN, qui en a autant; FnausTanr , avec 5800 el un gr'7nase ; Lissa (Polnisch-Lissa), avec 7500 , un gymnase t un châleau du prince Sulkowskyr, auquel cette ville appartient; Rawirseu, avec 7600 et un gym1nase ; toutes ces villes se distinguent par leur industrie variée et par leurs nombreuses manufactures de drap, surtout Fraustadt, Lissa et Rawitsch. Sous ce rapport, on doit aussi nommer Binnpau, avec 2100 habitans ; BosANOW, avec 2900; Zouny, avec 3200; KEMPEN, avec 4800, et Osrrowo, avec 3700; cette dernière appartient au prince Radzivil. KroToscHiN, avec 5300, est le chef-licu de la principauté de ce nom, appartenant au prince de Thurn et Taxis.
Le gouvernement de Bromberg n'offre que des villes peu considérables; nous en décrirons les plus importantes : Bromnenc, chef-lieu du gouvernement, petite ville située sur la Brahe, au commencement du canal de Bromberg ou de la Nelze; elle a un gymnase , un séminaire pour les maitres d'école, et 6500 habilans civils. ScHüN- LANKE, très petite ville de 3700 habitans, remplie de fabriques de drap. GNESNE (Gnicsno ; Gnesen), petite ville de 5600 habilans, mal bâtie , regardée comme la plus ancienne ville de toute la Pologne ; elle donne le litre à l'archevêque qui réside à Posen ; on y tientune /otre très renommée. InowracLAwW (lung-Breslau des Allemands), très petite ville industrieuse, avec 3700 habitans, dont plus de la moitié sont juifs.
KOENIGSBFAG , sur le Pregel, près de son embouchure, chef-lieu de la Prusse et du gouvernement de son nom, ainsi que du tribunal d'appel. C’est une grande ville avec des rues droites, généralement larges et plusieurs maisons bâties sur pilotis. Parmi ses nombreux établissemens scienLifiques et littéraires, nousnommerons : l’université, le jardin botanique, le cabinet d'histoire naturelle, l'observatoire, qui est un des plus célèbres de l’Europe, la bibliothèque publique de Puniversité, celle de Wallenroth, les deux gymnases, l’école des métiers, le séminaire pour les théologiens et pour les maîtres d'école, l'institut des sourds-et-muets, la société royale de liltérature allemande , qui s'occupe aussi d'histoire, enfin l2 zocieté de physique et d'économie, avec une bibliothèque, une collection de modèles et d’histoire naturelle. Ses plus beaux édifices sont : la salle de spectacle, la bourse,
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près de Prusse 1, ainsi grande lement ies sur semens ommeotantiurelle , 1s célèpublinroll, éliers, iens el tut des yale de occupe e phybiblioet d’hisédifices Jourse,
l'hôtel-de-ville de Kneiphof, le châleau avec sa tour très élevée, l’arsenal et le salon moscovile, remarquable seulement par son immense étendue. Kœnigsberg fait un commerce considérable et possède une population qui dépasse actuellement 68,000 âmes.
Parmi les lieux remarquables situés dans un rayon de 26 milles , nous nommerons : FISCHHAU- SEN , petite ville de 1500 habitans. PizLau , située sur une péninsule à l'entrée du Frisch-Haff; c’est pour ainsi dire le port de Kænigsberg, car c'est ici que s'arrêtent les vaisseaux, auxquels le peu de prof: adeur du Frisch-Haff et du Pregel ne permet pas d'aller jusqu'à Kœænigsberg. Cette circonstance la rendtrès commerçante, malgré le petit nombre de ses habitans , qui n'arrive pas à 4000. On y construit beaucoup de navires marchands, Tariau, sur le Pregel, petite ville de 3000 âmes; WEHLAU, de 3100; Lastau, de 3300; Preussiscu-EYLAU, de 2100 : c'est dans son voisinage qu’en 1807 on donna la mémorable bataille qui dura deux jours.
Les autres villes et lieux les plus remarquables dugouvernementde Kænigsberg sont:
MEMEL , ville florissante par son industrie et surtout par son commerce, située à l’entrée du Curisch-Haff; elle possède une école d'industrie, une sociélé de musique , plusieurs chantiers, et le phare, le plus beau peut-être de la monarchie prussienne , dont elle est {a ville la plus seplentrionale. Sa population actuelle atteint presque 10,000 âmes. BRAUNSBERG , sur la Passarge , petite ville de 7300 habitans, assez commercante; on doit mentionner la faculté théologique et phidosophique pour les catholiques (Lyceum Hosianum), le gymnase, le séminaire épiscopal, le collège royal et le séminaire pour les maitres d'école. Non loin est située la petite ville de Frauenburg, avec environ 2000 habitans; c'est la cathédrale de l’évèque d'Ermeland; on y voitle tombeau du célèbre Copernic, mort en 1643.
HeicsserG, sur l’Alle, petite ville de 4100 habitans, avec un beau chdteau vù réside l’'évèque d'Ermeland, qui demeure aussi quelque temps dans le château de Schmolainen, village situé dans ses environs. MORunGEN, très petite ville de 2400 âmes, avec une sociélé économique; c’est la patrie du célèbre Herder. RASTENBURG, avec un gymnase et 3800 habitans.
Voici les villes et les lieux les plus remarquables du gouvernement de Gumbinnen :
GumBinxen, sur la Pissa, petite ville de 6200 âmes, avec un grmnase, une bibliothèque et une écoled’accouchement ; e'estle chef-lieu du gouvernement, Insrersunc, au confluent de l’Angerap et de l'Inster, ville assez industrieuse, avec une école supérieure (Hühecre Stadtschule), et 7400 habitans. Lyk, avec un gymnase et 3300 habilans. Tiusur, au confluent de la Tilse avec le Memel, ville industrieuse et assez commercante, avec un gymnnase et environ 12,000 habitans; c’est dans son enceinte qu’en 1807 on signa le traité de paix entre la France, la Prusse et la Russie.
Danrzicx (Danzig des Allemands et
ST
Gdansk des Polonais), près de lembouchure de la Vistule, dans une situation charmante , mais bâtie irrégulièrement et saus goût. $es édifices les plus remarqua= bles sont : la cathédrale, Péglise de Ste-Marie, l’hôtel-de-ville, l'arsenal et l’Arthur-Saal. Parmi ses établissemens scientifiques et littéraires nous citerons : le gymnase académique, et un autre gymnase moins considérable, l'institut royal de navigation , l’école d'accouchement , celle des arts et de dessin, la société de physique et d'histoirenaturelle avec un bel observatoire, la bibliothèque publique et la collection d'objets d'art. Le portde Dantzick est le centre des exportations des produits de la Pologne. Cette ville possède plusieurs fabriques, et est maintenant la première place maritime de commerce de la monarchie Prussienn: et une de ses
rincipales places fortes ; jadis capitale de a république, elle est aujourd’hui le cheflieu d’un vaste gouvernement de son nom.
Sa population, qui en 1814 était descendue au-dessous de 40,000 âmes , dépasse à présent 62,000 âmes.
Dans ses environs immédiats, et dans un rayon de 16 milles, on trouve : NEUFABRWASSER, petit bourg de 1400 habitans; c'est le port de Dantzick; il esidéfendu par la forteresse de Mu nde(Weichselmünde). Oura, beau village de 2700 âmes, situé sur la Radaune; on y voit plusieurs belles maisons de campagne appartenant aux Dantzikois.
Zorror, petit village de 350 habitans, avec un bel élablissement de bains de mer. HELA, très petite ville de 340 habitans, située à l'extrémité de la péninsule de son nom, et remarquable par le beau phare qu'on y a construit. Ozrva, petite ville de 1300 habitans, avec des forges et plusieurs belles maisons de campagne appartenant aux Dantzikois. On doit mentionner la grande et belle église de la ci-devant abLaye de Citeaux.
Les autres lieux les plus remarquables du go uvernement de L'antzick sont : ELBinc, assez grande ville située 57 ‘l'{bing, importante par son industrie , et pl: :.0re par son commerce et par sa population, qui dépasse actuellement 26,000 âmes ; elle possède un gymnase et quelques chantiers. MaRiENpurG, sur le Nogat, petite ville assez commerçante, avec 5600 habitas, et un séminaire pour les maitres d'école. On loue beaucoup le magnifique château où résidaient autrefois les grands-maitres de l’ordre Teutonique ; le roi vient de le faire restaurer. SrarGarp, petite ville de 3000 âmes; à quelques milles on trouve Pelplin, petit village de 400 habitans, avec une abbaye , siège de l’évêque de Culm.
Danslegouvr””"rmentdeMariéenwerder, quine cui. ; 4 que des villes peu consi-
dérables, nous nommerons : MARIENWERDER, petite ville située à deux milles de la rive droite de la Vistule, qu'on passe sur ün pont de bateaux; elle aun nase , une école de dessin, etest le chef-lieu du gouvernement ; on doit mentionner sa vaste et belle cathédrale. Gnaunenz, située sur la Vistule, avec un progymnasium, une grande maison de correction qui sert pour toute la Prusse occidentale, et 6600 habitans, sans comprendre les militaires et les prisonniers. Tout près, au nord, on voit la grande et forte citadelle de Graudenz.KoniTz, avec un gymnase et 2700 habitans. CuLu, avec un gymnase, un séminaire pour les prêtres, un collège des Cadets (Cadettenhaus), et 6300 âmes, Tuonn, place forte sur la Vistule, assez industrieuse et commerçante , avec 11,000 habilans, sans les militaires; elle en aurait 14,000 si on en tenait compte. C'est la patrie de Copernic.
MaGpesourG , sur l’Elbe, qu’on y passe sur trois ponts, ville bâtie à l’ancienne mode, mais 7 de p'isieurs édifices remarquables; ce. l4 capitale de la province de Saxe, (u gouvernement de son nom, le siège du tribunal d’appel de ce dernier el œne des plus fortes places de l'Europe. Ses principaux bâtimens sont :
la cathédrale (Domkirche ), remarquable par son étendue , par son architecture, par ses deux tours très élevées, dan?" desquelles se trouve une des pius grancuriosités. Le roi régnant a dépensé près de 800,000 francs pour restaurer ce beau monument. Viennent ensuite le palais du gouvernement ; l'arsenal; \a douane; le grand magasin ou entrepôt ; l’Aôtel de la poste; le Férstenwaill, rempart immense de 600 pas de long, presque tout casematé ; la cifadelle et autres travaux considérables appartenant aux fortifications. Parmi les établissemens scientifiques ei littéraires on doit nommer surtout le pedagogium, le gymnase, l’école de commerce, le séminaire pour les maîtres d'école, l’école des beaux-arts et d'architecture (Kunst-und Baugewerksschule), celles d'accouchement et de médecine et de chirurgie. Magdebourg se distingue aussi par son industrie variée et par son commerce étendu.
Sa population en 1828 s’élevait à 44,000 âmes, y compris près de 5000 militaires ; en y comprenant les deux petites villes de Neustadtau nord et deSudenburg au sud, reçardées comme des faubourgs à canse de icur proxiaité, la population de Magdebourg s'élevait daus la même année à 51,000 âmes,
des cloches de l'Europe, et je d’autres
Dans ses environs immédiats, et dans un rayon de 20 milles, on trouve : le pont de Frédéric- Guillaume ( Friedrich- Wilhelmsbrücke), sur l'Elbe, sur la route de Berlin, remarquable par sa longueur. GnossauzA, petite ville de 2000 âmes, importante par sa m'ison de travaux forcés et par les grands tra aux hydrauliques faits dans sa saline ; Scubünenrex, par sa grande /abrique de produits chimiques , où l'on prépare jusqu'à 200 articles différens, et plus encore par ses salines, rangées parmi les plus grandes de l’Europe ; elles occupent un millier d'ouvriers; sa population dépasse aujourd'hui 6000 Ames. Banny, sur l'Elbe , très petite ville de 3000 âmes; son célèbre pedagogium et sa colonie deHerrnhuters n'existent plus. Cane (Kalbe), petite ville sur la Saale, avec 4200 habitans; STASSFURT, avec 1600, et une saline, Aur-HALDENSLESEN, sur le Beber, village de 1800 habitans ; c'est le théâtre des entreprises industrielles et philantropiques du célèbre Nathasius, qui acheta le couvent d'AIt- Haldensieben , où il établit en peu d'années des fabriques de porceïaine, de poterie anglaise, de vâtes , de briques, de bière, deproduitschimiques, une léthographie , une vaste pépinière , une btbliothèque , une collection d’instrumens de physique , et changea les 200 pauvres qui habitaient ses environs en 1300 ouvriers industrieux et habiles. Aundisburg, village situé dans ses environs, et appartenant à M. Nathasius, qui y a formé un beau cabinet d’objets d’artetd'histoire naturelle. Neu-HALDENSLEBEN (Nouvelle- Halleusleben), petite ville industrieuse de 4200 habitans, située dans le voisinage d'Alt-Haldensleben. Bun6 , ville florissante par son industrie , et surtout par ses nombreuses fabriques de drap; elle compte plus de 12,000 habitans, et possède une belle maison d'éducation pour les pauvres.
Les autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernement de Magdebourg sont : Hazsensranr, sur l'Holzemme, ville industrieuse et assez commerçante , avec environ 17,000 habitans ; st :uperbe cathédrale, le gyrnnase , le séminaire pour les maitres d'école, et l'énstitul pour former des sages-femmes, doivent être mentionnés. Dans un rayon de 14 milles on trouve : Quedlinburg, ville industrieuse de 13,000 habitans, avec un gymnase, un institut de sourds-et-muets et des eaux minérales.
Aschersleben, autre ville industgense, avec un beau céneliere nouvellement construit, et 9000 âmes. Wernigerode, avec 6000 h°!
tans; dans le beau chdteau du comte de W:
nigerode on voit une riche bibliothèque et uu cabinet d'histoire naturelle ; le Brocken, qui s'élève dans ses environs, et les forges d'Ilsen burg et de Schierke ajoutent à l'importance de cette petite ville. Srenpai,, autrefois capitale de la Vieille-Marche (Alt-Mark), est une petite ville industrieuse de 5600 habitans. Nous nommerons encore GARDELEBEN , avec un séninaire pour les maitres d'école , et 4300 habitans; et SALZWEDEL, avec un gymnase, et plus de 6000 habitans qui st distinguent par leur industrie.
HALLE, ville bâtie à l’ancienne mode sur
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les bords de la Saale, dans le gouvernement de Merseburg, dont elle est la ville principale, Sa population, en y comprenant celle des deux villes de Glauchaet de Neumarkt, autrefois séparées et aujourd’hui réunies à sa commune , s'élevait à 26,000 âmes en 1828. Parmi les objets les plus remarquables qu'offre cette ville qui se distingue par son industrie variée, par son commerce, par ses nombreux et importans établissem. ns littéraires et par la grande activité d °s presses, nous nommerons : l’église Ste-Marie; la tour rouge ; le Morit=burg ; la machine hydraulique (Wasserkunst) pour élever l’eau nécessaire aux besoins des habitans ; le bâtiment de l'université ; les mines de sel, si remarquables par le costume , le langage et les usages des mineurs qui les exploitent, connus sous le nom de Æalloren. Parmi les établissemens scientifiques et littéraires on doit citer surtout : l’université, une des plus célèbres de l’Europe, avec un musée, un observatoire, une riche bibliothèque et des séminaires pédagogique et philologique ; le Waisenhaus, grand ‘‘"lissement des orphelins, fondé par Franke, avec un pédagogium, une école royale supérieure, une bibliothèque, des collections d’arts et d'histoire naturelle, une typographie biblique et une librairie; un institut de missionnaires en dépend; les deux gymnases ; l’école des arts et d'architecture ; l'institut où école des mines (Bergwissenschaftliches Institut), la sociélé d'histoire naturelle, et la sociélé pour la recherche des antiquilés nationales (Thüringisch-S'chsisches Verein für Erforschung der vaterländischen Alterthümer) fondée d’abord à Naumburg et transférée ensuite dans cette ville ; elle a déjà publié plusieurs savans mémoires.
Dans ses environs immédiats, et dans un rayon de 22 milles , on trouve : GERCHENSTEIN , petit village de 705 habitans, remarquable par les traditions populaires débitées sur son cAûâteau, et parce qu’on le regarde comme le domaine royal le plus important de toute la monarchie, MEnsE- BuRG , que nous décrirons plus bas. NavusurG, sur la Saale, ville industrieuse, siège du tribunal d’appel pour le gouvernement de Merseburg et pour une partie de celui d’Erfurt, avec un gymnase et 11,000 habitans. Dans ses environs est situé Pfo rda (Schulpforta), petit endroit, renommé dans toute l'Allemagne par son célèbre col/ége, un des plus anciens de l’Europe, et où furent élevés
Wolf, Alopslock, et autres grands hommes, WEISSENFELS, ville industricuse de 65600 âmes, avec un pont sur la Saale et un séminaire un les maitres d'école, Non loin, Rosbach, village important par ses mines de houille , et remarquable par l’éclatante victoire remportée en 1767 par Frédéric-le-Grand, Mansreun, petite ville de 1200 âmes ; elle donne le nom au comté de Mansfeld ; dans son voisinage on exploite les carrières de Siebigerode,Un peu plus loin on trouve, au sud, Zisleben, ville d'environ 7000 habitans , avee un gymnase , un séminaire pour les maitres d'école, et des mnines et des forges de cuivre dans son voisinage; on y moatre la maison où naquit Luther en 1483; au nord, Hetts tüdt(Heckstäüdt), petite ville de 3200 âmes , avec une grande forge et des mines voisines, d’où l'on tire beaucoup d'argent et de cuivre. Werrin, sur la Saale , petite ville de 2800 habitans, importante par ses mines de houille ; les mines de Lôbejun, ville de 2000 âmes , et surtout celles de Langenbogen, sont de beaucoup plus productives, Le village de Rothenburg est aussi important par sa mine de cuivre et par ses carrièreæ. Dans ce même rayon de Halle, mais hors de ji monarchie prussienne, on trouv: les villes de Bennoouuc, de Côüruen et de Leipzic, décrites aux pages 273 et 265.
Menseeunc, sur la Saale, ville de médiocre étendue etcommerçante, avec un gymnase, une belle cathédrale , où l'on voil une des plus grandes orgues de l'Allemagne ; c’est le chef-lieu du gouvernement de Merseburg; elle possède une grande pépinière, plusieurs fabriques, et compte plus de 8000 habitans ; tout près se trouve un laras royal. Dans un rayon de moins de 9 milles on trouve : Zutsen , très petite ville de 1400 âmes; une grande pierre marque la place où Gustave-Adolphe , roi de Suède, fut tué à la bataille qu'il livra en 1632. Dürrenberg, village important par sa saline et par les fravaux hydrauliques faits pour en faciliter l'exploitation. Lauchstäàdt,avec un millier d’habitans et des eaux minérales assez fréquentées. ZEirz, sur l'Elster, petite ville industrieuse de plus de 7000 habitans, avec un gymnase. KôsEN (AÏL-Küsen), village d'environ 600 âmes , important par ses bains minéraux et par sa saline. SANGERWAUsEN, petite ville industrieuse de 4200 habitans, avec une #2ine de cuivre dans son voisinage.
WirTENBEnG, sur l'Elbe, qu'on y passe sur un grand pont, ville forte de 6000 habitans, avecun gymnase , un séminaire pour former des prédicateurs, et une école d'accouchement. Dans l'église du château on voit les {ombeaux de Luther et de Melanchton, et sur la place du marché la stalue colossale en bronze de Luther.
EizENBuRrG, sur la Mulde, petite ville industrieuse de presque 5000 âmes. Dü8EN, sur le même fleuve, avecun énstilut forestier et d’agricullure(Forstund OEkonomie Institut), et 2300 habitans. Dans ses environs est Schwemsal, village de 480 habitans, avec une grande fabrique d’alun.
Toncav, place forte sur lElbe , avec un {yrcée et 5300 habitans. Mückrnvenc, petit bourg de presque 600 habhitans, dans le voisinage duquel se
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trouve Lauchhammer, grande forge où 300 ouvriers confectionnent de très beaux ouvrages en fer fondu; on y voit un grand obélisque en fer élevé en 1826. Sroussnc, dans le Harz, petite ville de 2200 habitans , avec un lycée ; le beau château où réside le comte de Stolberg-Stolberg a une riche bibliothèque; dans ses environs se trouve le vaste parc qui en dépend,
Enrunr, sur la Gera, ville forte, bâtie à l’ancienne mode et très peu peuplée pour son étendue, surtout en comparaison de ce ae était à la fin du xvi° siècle. Ses
difices les plus considérables sont : la cathédrale ou l'église de Ste-Marie, recel co par son architecture et par son étendue, avec un lustre colossal et une haute tour dans laquelle se trouve une des plus grandes cloches de l’Europe ; le palais du gouvernement; et le Packhof où se trouve la bibliothèque publique. Erfurt est le chef-lieu du gouvernement de ce nom etcompte plus de 25,000 habitans, qui se distinguent par leur industrie et par le commerce qu’ils font avec les arñicles de leurs fabriques et les produits de leurs campagnes remarquables par leur fertilité et par la manière intelligente avec laquelle on les cultive. Les principaux établissemens scientifiques et littéraires sont : le gymnase catholique et le gymnase évangélique; leséminatire pour les maîtres d'école ; l'institut des sourds-etmuets ; l’école d'arts etd'architecture; l’école des métiers ; l’école de mathcmatiques et celle du commerce; l’école supérieure des filles (hühere Tôcaterschule ); celle d'accouchement, l'académie royale des sciences, la riche bibliothèque publique, la collection d'objets d'art et d'histoire naturelle et le jardin botanique qui appartenait à l’université supprimée en 1816. Erfurt, avec son petit territoire immédiat , forme uneenclave, étantenvironnée de pays soumis au grand-duc de Saxe-Weimar, au duc de Saxe-Gotha-Cobourg et aux princes de la maison de Schwarzhourg. Dans un rayonde 12 milles on trouve les villes de Weimar, d'ArnstadtetdeGotha décrites aux pages 267, 271 et 268.
Les autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernement d’Erfurt sont: Lan- GENSALZA , pelite ville florissante par son industrie et par son commerce , avec une école latine , la sociélé d'économie rurale de la Thuringe, et 6000 habitans. Nonpnausen, située au sud du Harz, avec un gymnase, de nombreuses fabriques, ct 10,000 habitans qui font un commerce étendu.
Mücuausen , sur l'Unstrut, ville assez commerçante, avec un gymnase, plusieurs fabriques, et pue 10,000 habitans, HeiniGunsranr, sur la eine , autrefois capitale de l'Eichsfeld , avec un &æ'mnaëse et 3800 âmes; dans son voisinage la Leine forme une cascade embellie par l'art, SunLa (Suhl), petite ville sur la Lauter, dansun canton du Thüringerwald, entièrement séparé du reste du territoire prussien, et proprementune enclave dans les possessions des maisons ducales de Saxe; ses 6000 habitans se distinguent par leur industrie varice, qui fournit un grand nombre d'excellens articirs à leur commerce étendu, Schleusingen, xuise trouve dans la même enclave, possède un gymnase, une forge de Cuivre, el 2400 pins.
MÜünsTER , su; ‘Aa, non loin de l’Ems, autrefois capitale de l’évéché souverain de ce nom et maintenant de la province de Westphalie et du gouvernement de son nom. C’est une ville de 21,000 habitans, assez industrieuse et commerçante , assez bien bâtie , siège d’un évéché catholiqueet du tribunal d'appel du gouvernement.
L’académie Mazximiliana - Fredericiana , avec une faculté ne de ct théologique pour les catholiques ; le séminaïre épiscopal ; le gymnase avec une riche bibliothèque ; Péeole de chirurgie ; l’école vétérinaire ; l'institut des sourds-et-muets ; le séminaire pour former des maitres pour l'instruction de la jeunesse israélite, Pécote desméliers, le jardin botanique sont ses principaux établissemens publics. La cathédrale, l’église de St-Lambert et le palais cidevant épiscopal sont ses édifices les plus remarquables ; c’est à Münster qu’en 1648 on signa le fameux traité de paix de Westphalie.
Dans un rayon de 16 milles on trouve : WanEn- DorF, Sur l’'Ems, avec un progymnasium, plusieurs fabriques de toile, et 3900 habitans. STEIN- FURT, avec un chdteau du prince de Bentheim, et 2309 habitans qui se distinguent par leur industrie. DÜLMEN , avec 2200, appartenant au duc de Croy.KoësFELD, avec un gymnase , un chäteau et 3000 habitans autrefois régis par le prince de Salm-Horstmar.
Les autres villes les plus remarquables du gouvernement de Munster sont: RuEina, sur l'Ems, petite ville de 2500 âmes, et un cAdteau du duc de Looz- Corswaren Rheina- Wolbeck. Bocuour, petite ville de 4200 habitans, florissante par ses nombreuses fabriques de coton et de laine , avec un chdteau où réside le price de Salm-Bocholt. ReckLiNGHAusen , chef-lieu de la seigneurie de ce nom, appartenant au duc d’Aremberg; elle a un gymnase et 2300 habitans.
Dans le gouvernement de Minden,
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ARENnm, plu- STEINtheim, indusduc de häteau ince de
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qui ne compte que de petites villes, nous nommerons: Minosn, sur le Weser, qu'on y passe sur un beau pant en pierre ; c'est le chef-lieu du gouvernement, une ville fortifiée et commerçante, et sa population dépasse 7000 âmes. La cathddrale, le grmnase , l'école d'accouchement, celle des métiers , la société westphalienne pour les progrès de l'instruction nationale
(Westphalische Gesellschaft zur Beforderung der vaterländischen Cultur), doivent être mentionnés, Dans ses environs immédiats on voit la Porte-Westphalienne ( Westphalische Porte), formée par les deux montagnes de Jakobsberg et de Wittekindsberg ; sur cette àernière s'élève une tour, et à son pied on a érigé un obélisque en pierre à la mémoire de Witlekind, Plus loin, ontrouve Bohlhorst, village important par la riche ne de houille qu'on y exploite,
Les autres villes les plus remarquables de ce gouvernement sont : Henronp, pelite ville de 6600 habitans qui fabriquent beaucoup de toiles de coton et de lin; elle a un grmnase , un musée d'antiquités westphaliennes , et une société historique, qui est une section de la société westphalienne de Minden. BieLereup, avec un gymnase et 6200 habitans; on y fabrique une grande quantité de toile , et de ces pipes en magnésie carbonatée , connues sous le nom d'écume de mer, Panennonx, petite ville de 6000 âmes, siège d’un évèché catholique et du tribunal d'appel du gouvernement de Minden, avec un grmnase, un séminaire épiscopal, avec une faculté théologique et philosophique, une école d’accouchement et une société d'histoire et d’antiquités westphaliennes. On doit citer la cathédrale, souslaquelle sourdit le Pader, qui traverse la ville, et qui à vingt pas de sa source est assez fort pour faire aller des moulins, À moins de 10 milles de distance est située Driburg, petite ville de 17,000 habitans, remarquable par seseaux minérales très fréquentées et par ses beaux bains.
Dans le gouvernement d’Arensberg nous nommerons : ARENSBERG , sur la Rubr, petite ville de 3200 habitans, avec un gymnase ; c'est le chef-lieu du gouvernement. IserLoun, petite ville d'environ 6000 habitans, qui se distinguent par leur industrie. Une immense quantité d'articles en laiton, en bronze et en fer, tels que garnitures de meubles, serrures , aiguilles, boucles, dés, cuirasses, fil d’archal, objets plaqués, sont expédiés de cette ville dans toutes les contrées de la Terre. A 2 milles se trouvent les riches mines de Calamine , qui fournissent la matière à plusieurs de ses nombreuses fabriques. Dans un rayon de moins de 12 milles on trouve plusieurs villages et maintes petites villes, toutes remarquables par leur industrie; nous nous bornerons à nommer les suivantes : 4/tena , petite ville de 3700 habitans, dont plusieurs centaines sont occupés à la fabrication du fil de fer, des épingles, d’aiguilles à tricoter, et d’un grand nombre d'autres articles de quincaillerie. Hagen, avec 3000 habitans et des eaux minérales dans le voisinage. Ici nous ferons observer que tout le chemin, jusqu'à
Schwelm, est rempli de fabriques où l’on façgonne le fer sous toutes les formes, Unna, petite ville de 4000 âmes ; dans ses environs on trouve la riche saline de Künigsborn,
Les autres villes et lieux les plus remarquables de ce À ares sont : Scuwauu, jolie petite ville de 3000 âmes, florissante par son industrie et par ses eaux minérales ; elle a un nase.
Dans ses environs est siliuée la caverne dite X /utert, remarquable par son immense étendue, par ses nombreuses galeries et par ses détours variés, Donruunp, avec un gymnase, des eaux minérales et 4500 habitans ; c'était autrefois une ville impériale, Dans ses environs est Æürde, avec 1200 habitans et une riche mine de Aouitir Sousr, ville bâtie à l'ancienne mode, et in'ustrieuse, avec presque 8000 habitans, un gym se et un séminaire pour les maltres d'école, 10 vient d'y découvrir une saline ; il y en a une aile non loin, à Sassendor/f, village de 600 àmes. Plus loin on trouve Wer{, petite ville de 2800 habitans, remarquable par sa saline et par l'image miraculeuse de la Ste-Vierge , visitée annuellement par beaucoup de pélerins, Hamm , petite ville de 6090 âmes, avec un gymnase et une société économique. BuaiLon, avec un progymnasium et 2800 habitans, dont plusieurs sont occupés dans ses nombreuses fabriques de clous, d'outils et autres articles. SIEGEN, sur la Sieg, petite ville de 4000 âmes, importante par ses fabriques et par les mines de fer de son voisinage. Non loin est situé Müssen, village de presque 700 âmes, situé sur le Westerwald, remarquable par ses mines de fer, de cuivre et d'argent, et par les travaux faits pour en faciliter l’explaitation. À la page 252, nous avons déjà décrit la ville de Livpsranr, possédée en commun par le prince de Lippe-Detmold et par le roi de Prusse.
CoLoGxe, sur la rive gauche du Rhin, autrefois capitale de l’électorat de ce nom et aujourd’hui de la province Rhénane, ville forte, industrieuse et très commer--
ante, siège d’un archevéché catholique et de la cour d’appel supérieure pour cette province. Cette grande ville, jadis une des plus florissantes de l’Allemagne, correspond à Colonia Agrippina des Romains ; c’était la capitale de la Gaule- Rhénane inférieure. Le Burghof est peutêtre l’emplacement de l’ancien palais impérial des Romains, où plus tard résidèrent quelquefois les rois des Francs.
Les colonnes, les statues. !r: a tions, etc., qu'on y a trouv té transportées en partie d. ,.° hu: 3e, à Ingelheim pour orne: in 11e lemagne ; d’autres objet rés à Aix-la-Chapelle : 8 détruits par les Huns. : nservé jusqu’à la prise si pe les Français, le patriciat, la toge des.
consuls, les licéeurs el autres usages qui rappelaient la domination romaine. L’aqueduc souterrain , qu’on dit s'étendre de Cologne à Trèves, ct quelques restes des piliers du pont construit par Constantin, visibles seulement pendant les eaux basses, sout les seules ruines qui re :
montent à l’époque des Romains. Parmi les curiosités de la ville, le dôme occupe le premier rang ; quoique encore inachevé, c’est un des plus magnifiques monumens de l’ancienne architecture allemande. Où a découvert depuis peu les plans originaux de sa façade dessinés en double sur des parchemins de 13 pieds de hauteur. Ses voûtes très hautes sont supportées par des colonnes colossales ; le précieux et riche monument des Trois-Rois restauré dans ces dernières années, les vitraux peints, la table du maitre-autel, et la grande cloche, suspendue dans une des deux tours, qui d’après les plans primitifs devaient avoir 500 pieds de haut, sont les objets les plus remarquables de ce temple magnifique, qui domine par sa masse énorme tous les édifices de la ville. Viennent ensuite l'église de Notre-Dame, dont le chœur supérieur est du vi siècle; l’église de St-Géréon , avec sa grande coupole, remarquable par sa hardiesse ; l’église des Sts-Apôtres, bâtie dans le x1° siècle ; celle de Sf-Pantaleéon, dans le x‘, avec les débris d’un pont er pierre qui joignait Cologne à Deutz ; enfin celle de Sf-Cunibert , belle et grandiose ; sa tour est tombée en 1830. Parmi les bâtimens d’un autre génre on doit nommer : l’Adtel-deville, avec son beau portail el sa grande salle, vù se réunissaient jadis les membres de la puissante confédération commerciale connue sous le nom de Hanse, une des puissances prépondérantes de l’Europe au moyen âge ; la bourse neuve, bâtie dernièrement et ouverte en 1820, la ci-devant grande douane-Gurzenich , aujourd’hui entrepôt des marchandises et balance publique : on y voit une salle immense; le {hédtrerebâtitout à neufen 1828 sur l’émplacement de l’ancien ; le palais de justice, dont les fondemens ont été posés en 1824; le vaste bâtiment, ci-devant collège des Jesuites.Cologne possède plusieurs établissemensscientifiques et littéraires ; on doitnommer surtoul : le gymnase catholique, \e gyinnase évangélique, le séminaire archiépiscopal, la haute école bourgeoise, instituée de-
puis peu pour l’enseignement des sciences nécessaires aux classes qui n’ont pas besoin d’études philologiques ; la biblothèque du gymnase catholique, celle du séminaire AA » qui sera augmentée des nombreux livres qui forment la bibliothèque de l’archevèque actuel ; la riche bibliothèque ct le superbe musce légué à la ville par le professeur
‘Wallraf, consistant en tableaux, gra-
vures, antiquités, minéraux el autres curiosités ; le cabinet de physique du gymnase catholique et le jardin botanique. Nous indiquerons ailleurs les nom-breuses collections appartenant à des particuliers. On peut regarder Cologne comme /a capitale de la partie occidentale de la monarchie prussienne.
Un pont de bateaux la réunit à Deutz, considéré comme un de ses faubourgs ; v’est le Tuitium des Romains ; il compte 3700 habitans, et possède quatre grands ateliers d'artillerie; ses fortifications sont comprises dans le système de celles de Cologne Sa grande étendue, qui la rend très propre à en faire un magasin central pour les approvisionnemens de tout genre nécessaires aux grandes armées ; sa position sur le Rhin entre Coblence et Wesel, et au point où aboutissent plusieurs grandes routes, donnent à Cologne une grande importance stratégique pour toutes les opérations des armées allemandes, dirigées contre la France et les Pays-Pas. Le gouvernement prussien la senti, et depuis 1815, nonseulement on a restauré ses vic, les fortifications, mais on les a considérablement renforcées par la construction de plusieurs {ours maximiliennes ; de man'ère que, sans étre aussi forte que Cob.ence, elle est devenue une piace d'armes très considérable. Cologne se distingue aussi par son industrie variée, et est le centre d’une immense fabrication de cette euu spiritueuse, connue depuis si long-temps sous son nom et dont on exporte annuellement un mtilion de flacons. Son commeree est très ilorissant, et son port a été déclaré frane. Elle est aussi le siège de la compagnie de navigation à vapeur du Bas-Rhin. Pendant l'été, un bateau à vapeur ct un bateau accéléré y arrivent tous les jours de Mayence, et vont tous les deux jours à Coblence. Quatre fois par semaine, un bateau à vapeur part pour Nimègue
ciences pas bebiblioelle du li sera ui forque acsuperbe fesseur (, graautres que du olanis nom-à des Cologne e OCCisienne.
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et Rotterdam et de Rotterdam vient à Cologne. On s’occupe déjà de la construction d’un chemin en fer qui doit la mettre en communication avec les principales villes du royaume de Belgique. Sa population, qui dans le moyen âge, était assez grande pour pouvoir armer 30,000 hommes, et avait extraordinairement diminué pendant l'occupation française, s’est beaucoup augmentée dans ces dernières années ; en 1828, elle s’élevait déjà à 45,000 âmes, en y comprenant les habitans de Deutz et les militaires.
Dans un rayon de moins de 8 milles on trouve : Deurz, déjà mentionné comme faubourg de Cologne; ALTENBERG , ci-devant abbaye, remarquable par son église, regardée comme un des plus beaux monumens de l'architecture allemande, bien que d'une moenne étendue ; le roi de Prusse l’a fait réparer en 1817. Müueurin, près du Rhin, petite ville assez commerçante, avec 4100 habitans. BrÜnL , avec 1600 seulement, mais avec un séminaire pour les maitres d'école catholiques, et un beau jardin. Dans ses environs est situé Roisdorf, village de 600 habitans, avec un château appartenant au prince de Salm-Dyck, et des eaux minérales semblables à celles de Selters ; en 1826 on en a exporté 100,000 bouteilles. Si l'on étendait le rayon seulement à 22 milles de Cologne, on trouverait dans le cercle qu'on décrirait : SOLINGEN, ELBERFELD, BARMEN , DÜsseporr, NEUSs, JuLiErs, Bonn, et la plupart des villes et des lieux compris dans les rayons respectifs de chacune de ces villes qui sont décrites plus bas, ainsi que celles qui sont comprises dans la partie orientale du cercle tracé autour d’Aix-La-CHa- PELLE
Bonx ( Bonna des Romains), jolie ville, située dans une position charmante sur la rive gauche du Khin, qu’on y passe sur un pont de barques. Les bâtimens les plus remarquables sont : le château, où résidaient autrefois les électeurs de Cologne ; le roi de Prusse a dépensé des sommes considérables pour les réparations et la disposition de ce vaste édifice, destiné aux cours de l’université, à sa riche bibiiothèque , au musée des antiquités rhénanes et westphaliennes ei à la collection des plâtres des plus belles statues antiques; la cathédrale on Mrnster, qui a été bâtie dans le xur: siècle sur l’emplacement d’un temple élevé par limpératrice Hélène ; l'hôtel-de-ville, l'hôtel de la direction des mines pour la Prusse - Rhénane ; le {Acâtre d'anatomie, bâti dernièrement, Parmi les nombreux établissemens scientifiques et littéraires de Bonn nous citerons : l’u-
niversité, une des pie célèbres de l’AIlemagne, avec la bibliothèque, le musée et la collection de plâtres déjà mentionnée; le gymnase; l’école de commerce; celle d'accouchement; l'observatoire; l'académie des naturalistes et la société d'histoire naturelle et de médecine du Bas-Rhin. Bonn avait autrefois une célèbre école de musique et cet art y fleurit encore. C’est ici que Bethoven, Salomon et autres maîtres célébres ont reçu leur première éducation. La librairie musicale de M. Simrock, avee un institut lithographique, est une des plus considérables de l’Allemagne. La population de Bonn a augmenté dans ces dernières années; en 1828, elle dépassait 12,000 âmes.
Dans ses environs immédiats, et dans un rayon de moins de 6 milles, on trouve : POrPELSDORF, joli village de 850 âmes, avec le chdleau de Clemensruhe et un beau jardin ; on y a établi les auditoires pour les cours de minéralogie, de botanique et de zoologie de l’université; les appareils de physique et de chimie, le riche cabinet et la bibliothèque d'histoire naturelle, ainsi que le vaste et beau jardin botanique.KüxicswinTer, petite ville de 1900 habitans, importante par ses carrières de pierres, dont on exporte des quantités considérables. SIEGBERG (Siegburg), par ses vignobles et par la belle église de l’abbaye de ce nom , changée en un hospice pour les fous; elle a 2500 âmes, Hors du rayon, vers l’ouest, et à 18 milles de Bonn, est situé ZüLrica ( To/piacum, Tolbiac), très petite ville d'environ 1200 habitans; ses environs sont classiques dans l’histoire de l'Allemagne, par la victoire éclatante remportée sur les Allemands par Clovis, roi des Francs, et par d’autres faits non msins remarquables.
Düsseznorr, chef-lieu du gouvernement de ce nom et siège d’un tribunal d'appel, bâtie sur le Rhin et le Düssel, dans une position agréable ; c’est une des plus belles villes que l’on trouve le long du Rhin. Siège de l'électeur Charles- Théodore (mort en 1799), pendant près d’un demi-siècle, elle doit à ce prince insiruit et protecteur des beaux-arts, la plupart de ses embellissemens. Plus tard, elle fut la capitale du grand-duché de Berg, et depuis 1821, elle est la résidence du prince Frédéric de Prusse, neveu du roi régnant. Le vieux château ; l’église collégiale, la grande caserne de cavalerie, la s{atue équestre colossale de l'électeur palatin Guillaume et la grande et belle rue de Neustadt méritent de fixer f’atten{ 3n. Parmi ses éta--
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blissemens publics, on doit nommer le gymnase, l'école polytechnique, la nouvelle académie des beaux-arts, qui, en 1822, a succédé à celle qu'avait fondée, en 1777, l'électeur Charles-Théodore ; elle possède de belles collections de tableaux, d’estampes et de plâtres moulés sur les chefs-d’œuvre de l'antiquité ; on doit cependant faire observer que les plus beaux tableaux sont passés à Munich ; cn y fait des expositions régulières des plus belles productions de l’art ; l’enseignement qu’on y donne comprend le dessin, la peinture, la gravure en tailledouce, l'architecture et l’histoire des beaux-arts ; l’énstitut architectonique du professeur er en fait une branche particulière; il y a, en outre, une école pour les artisans constructeurs, ouverte tous les dimanches et les jours de fête. Viennent ensuite la b2bliothèque, l'observatoire, la riche collection d'instrumens de physique dans ancien collège des Jésuites , et la société des beaux-arts pour les pays r'hénaniens et westphaliens (Kunstvcrein für Rheinland und Westphalen). Düsseldorf a beaucoup d'amateurs de musique; en 1818, on y a célébré la premicre grande fête musicale du Rhin-Inférieur, qui a été réitérée depuis le jour de la Pentecôte alternativement à Cologne, à Elberfeld, à Aix-la-Chapelle et à Düsseldorf.
Cette ville possède un Aôtel des monnaies et se distingue par son industrie variée; elle fait un commerce d’expédition et de commission très considérable. Sa population dépasse aujourd’hui 24,000 âmes.
Dans ses environs immédiats, et dansun rayon de moins de 16 milles, on trouve une foule de lieux florissans par leur industrie; en le prolongeant seulement de 4 milles on y comprendrait ELBERFELD, BARMEN, REMSCHEID , SOLINGEN, et autres villes remarquables et renommées sous ce rapport. Nulle part en Allemagne, dit M. Schreiber, on ne rencontre sur une surface de la même étendue autant d'industrie que dans cette contrée, On compte au-delà de 1100 fabricans , et la valeur des produits de ces établissemens est estimée à 30,000,000 d’écus. Elle doit ce rang distingué parmi les pays industriels, à ses mines de fer, de cuivre, de plomb et de houille; à la communication intérieure facilitée par plusieurs petites rivières, à la chute des eaux qui mettent en mouvement un grand nombre d'usines , et enfin à l’indüstrie des habitans laborieux, dont la prospérité repose sur l'exploitation et la fabrication du ter et de l'acier. La quantité de fer exploitée dans le pays même ne suffisant pas pour les besoins des fabriques, on
en tire beaucoup du pays de Nassau. L'industrie s'étend aussi à d’autres objets : les manufactures de laine, les blanchisseries de fil de lin, les teintureries de fil de Turquie, les ateliers de filature de coton, les fabriques de rubans, de soieries et de dentelles sont de la plus haute importance. On peut dire que /e pays entier ne forme pour ainsi dire qu'une seule fabrique, dont le commerce s'étend sur toutes les parties de la Terre. Voici les lieux les plus remarquables que notre cadre nous permet de décrire dans les environs de Düsseldorf et dans un rayon de moins de 16 milles : Horcarren, avec de belles plantations et un jardin botanique. JArGEnDoRr , beau chüteau appartenant au prince Frédéric de Prusse, agrandi et embelh depuis qu’il est devenu son séjour d'été. Neuss, petite ville industrieuse de presque 7000 âmes; c'est le Novesium ou Nova-Castira des Romains; elle a un progrmnasium et une église remarquable par son antiquité. Crereun , jolie ville florissante par ses nombreuses manufactures de soie , de laine etautres articles, qui emploient une grande partie de sa population, estimée au-dessus de 13,000 âmes, et à près de 18,000 en y comprenant tous les lieux de sa mairie, Ses environs sont couverts de jardins et de maisons de campagne. BENRATH, petit village remarquable par le magnifique chäteau bâti vers le milieu du xviu‘ siècle par l'électeur, avec une dépense de 700,000 écus ; DORMAGEN, parce qu'il paraît occuper l'emplacement du Durromagus des Romains, comme le prouventles antiquités trouvées dans ses environs, et dontune partie forme l’intéressante collection de M. Delhofen ; il est situé sur la rive gauche du Rhin. MüaLnei , sur la Ruhr, petite ville de 6400 âmes, florissante par ses manufactures de coton, par sa fabrique de machines à vapeur, et par l'exploitation de ses kouillères, dont elle fait un commerce considérable. Tout près est situé le village de Sarem, avec une manufacture royale d'armes. Plus loin on voit Werden, sur la Ruhr, petite ville de 2900 habitans; son abbaye princière a été changée en une maison de correction, et dans ses environs on exploite une riche mine de houille. Enfin Essen, petite ville de 5300 habitans, appartenant autrefois à l’abbaye de ce nom ; elle a un gymnase, une église remarquable par son antiquité, une fabrique de machines à vapeur et des mines de houille.
ELBERFELD , située entre des montagnes d’une hauteur médiocre, dans la belle vallée du Wipper. Lieu encore insignifiant vers le milieu du xvani° siècle, Elberfeld a vu sa population monter audelà de 30,000 âmes, et est devenue une des villes les plus industrieuses, les plus riches et les plus commerçantes de lAllemagne. Les toiles, les draps, les étoffes de soie et de coton, les dentelles, les rubans de fil, de soie, de laine; les boutons, les poèles en fonte et une foule d’autres objets de quincaillerie occupent
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la plus grande partie de ses nombreux ouvriers. Le nouvel Aôfel-de-ville qui sera bientôt achevé, le gymnase, l’école d'industrie, le musée où l’on célèbre la fête musicale, mentionnée dans la description de Düsseldorf et la nouvelle promenade sur le Haardt ne doivent pas être oubliés. Elberfeld est le siège de la société pour l'exploitation des mines du Mexique et de la compagnie rhénane des Indes-Occidentales; cette dernière ne borne pas à l’Amérique ses expéditions ; depuis quelques années elle en fait aussi pour les Indes-Orientales, pour la Malaisie (Archipel indien) et pour la Chine.
Les dernières maisons d’Elberfeld touchent aux premières maisons qui appartiennent à cet assemblage de jolis villages situés sur le Wipper, remplis de fabricans et de manufacturiers, que le roi vient d'élever au rang de ville, sous le nom de Barmen. Ces villages sont, outre Barmen, Gemarke, Wupperfeld, Rillershausen, Heckinghausen, Wuhlinghausen et Unterbarmen. Leur population réunie dépasse 20,000 Ames. Ce que nous venons de dire de l’industrie d’Élberfeld est appaoasle à Barmen. Nous ajouterons que des calculs récens portent à 50,000,000 de francs le produit annuel des fabriques de ces deux villes réunies.
Dans un rayon de moins de 7 milles, on trouve autour d’Elberfeld, outre Barmen que nous venons de décrire comme une ville distincte : REMsCHEID, grand et beau village situé sur une montagne; il vient d'obtenir le rang de ville. La population de toute sa commune s'élève au-dessus de 9000 âmes; c'est le siège de l'industrie en fer de cette intéressante partie de l'Allemagne. Dans un rayon de moins de 7 milles, on compte 45 martinets qui forgent tous les objets de fer nécessaires pour la construction des vaisseaux, dont la plus grande partie passe en Hollaude ; ils fournissent en outre près de 800 articles d'instrumens tranchans et autres outils, des faux , des serrures, des forces, des patins. La quincaillerie, dit M. Schreiber, comprend près de 2000 articles ; depuis l’enclume jusqu’à la lime de l'horloger, le fer et l’acier y recoivent mille formes diverses. Le commerce de ces marchandises s'étend dans toutes les parties du monde. Ses fabricans et ceux de Solingen emploient ensemble annuellement dix millions de livres d'acier et vingt-et-un millions de livres de fer, et produisent par la fabrication une valeur d'un million et demi d'écus. SOLINGEN, petite ville située sur une montagne baignée par le Wipper, renommée depuis long-temps par ses fabriques de laines d'épée, de couteaux et de ciseaux recherchées dans toute l'Europe; on en
envoie beaucoup en Améririque et même en Asie. On y fabrique annuellement environ 300,000 lames d’épées de différentes espèces, 500,000 douzaines de couteaux et 200,000 douzaines de ciseaux. Quoique la population de Solingen ne soit que de 8600 âmes, celle de sa commune seule, toute remplie de fabriques et d'ouvriers, va au-delà de 9000. Lennep, petite ville de 4500 habitans; c’est le siège principal des manufactures de casimir, de drap, de castorine, de circassienne , de siamoise ; on y compte aussi plusieurs centaines de chapeliers et de teinturiers.
Les autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernementde Düsseldorfsont:
WEsEL , place forte sur la rive droite du Rhin; un pont de barques la réunit au fort de Blucher, situé de l’autre côté du fleuve, et compris dans le système de ses importantes fortifications. Wesel est assez commerçante, et a été déclarée port franc en 1832; elle aun gYmnase, elcompte plus de 13,000 habitans, y compris les militaires qui montent ordinairement au-c.là de 3000. Dans un rayon de 15 milles on trouve : Xante n (Santen), petite ville de 3000 âmes, avec un progrmnase et une belle église. Nous ferons observer que le Rhin y passait autrefois. C’est dans ses environs qu'il faut placer Felera-Castra et Colonia-Trajana. Partout, dans la ville de Xanten et dans ses environs, on trouve des murs, des pierres sépulcrales, des urnes, des lampes, des armes, des monnaies ct autres objets qui attestent le séjour des Romains dans ces lieux, Ruhrort, au confluent de la Rubr avecle Rhin, très petite ville de 1700 habitans, dont la plus grande partie est occupée à la construction des bateaux qui naviguent sur le Rhin, et à l'exportation de la houille exploitée dans ses environs. Duisburg, petite ville de 4400 âmes, non loin de la rive droite du Rhin, avec un gymnase qui remplace son universilé supprimée depuis plusieurs années, on vient de la déclarer port franc.
Meurs (Môrs), petite ville de 3000 âmes, à 8 milles de la rive gauche du Rhin; ses environs sont un pays classique pour Phistoire de l’Allemagne ; les antiquités qu’on y a trouvées justifient l'opinion des antiquaires, qui placent dans son voisinage l’#sciburgium de Tacite. Ge!dern, petite ville de 3600 âmes, importante par son industrie. CLeves, jolie petite ville située à quelque distance du Rhin, auquel un canal! la réunit; elle aun gymnase et 7400 habitans ; de jolies allées, des jardins et des bosquets l’environnent. Dans ses aientours on trouve: Emmerich, sur le Rhin , petite ville de 5000 âmes , avec un progymnasium etun port qu'on vient de déclarer franc. Non loin, on voit les débris du fort de Schenk (Schenkenschanze), vis-à-vis duquel, immédiatement au-dessous de Lobith, se fait la première bifurcation du Rhin, à droite, sous le nom de Rhin ou Vieux-Rhin , et à gauche sous celui de Wakhal. Les travaux hydrauliques entrepris pour régulariser cette séparation sont les plus importans qu'eu puisse trouver, car l'existence physique de ia Hollande en dépend en grande partie.
CosenTz (Coblence), auconfluent de i:
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Moselle avec le Rhin, chef-lieu du gouvernement de ce nom. Ses principauxédifices sont le chdteau où résidaient les électeurs de Trèves, l’église de Notre-Dame, celle de S{-Castor, le théâtre, les palais de Boos, dc Metternich et de Leyen. On doit aussi mentionner le beau pont sur la Moselle et les immenses travaux faits deuisquelques années pour rendrecette ville ce boulevart de l’Allemagne et de la mo-.
narchie prussienne du côté de la France, et offrir un camp retranche susceptible de recevoir 100,000 hommes. Ces fortifications, uniques dans leur genre, réunissent les deux systèmes de Montalembert et de Carnot combinés ensemble. Elles consistent en quatre parties principales, savoir :
la Ville; la Chartreuse, appelée aujourd’'hui Fort de l’empereur Alexandre ; le mont St-Pierre, connu maintenant sous le nom de Fort de l’empereur François; et Ehrenbreitstein , appelé depuis peu Fort Frédéric-Guillaume.
La Chartreuse domine la route de Mayence et celle de l’Hundsrück; le Pétersberg, celles de Trèveset de Cologne ; et Ehrenbreitstein domine le Rhin et la route de Nassau. Deux fortsséparés : lun sur le Nellenkopf, dans la direction de Neuendorf; l’autre, sur la hauteur de Pfaffendorf, nommée Bonacken, ajoutent une nouvelle force à ces superbes fortifications, qui, à cette heure, ont coûté des sommes énormes. Coblentz est une ville commerçanie, et le siège du tribunal d'appel du gouvernement de ce nom; son port a été déclaré franc; elle possède un gymnase, avec une bibliothèque et un institut de musique. Sa population, en 1828, s'élevait au-dessus de 12,000 âmes, sans comprendre les militaires qui y sont en grand nombre. Un pont de barques forme la communication entre la ville proprement dite et la forteresse d'Ehrenbreitstein, au pied de laquelle se trouve la petite ville d’'EArenbreiistein, dite ans la Valice ( Thal-Ehrenbreitstein); cette dernière ne compte que 2100 habitans; elle a une source minérale.
Dans les er “irons immédiats, et dans un rayon de 12 milles: on ’ouve plusieurs lieux remarquables, par'ai lesquels nous choisirons les suivans, en passant sous silence EBRENPREITSTEIN , déjà nommé dans la description de Coblentz, et regardé généralcnent comme un de ses fauhourgs : Ruexse, petit bourg de 1500 âmes , re-
marquable par le voisinage de Künigssthul!
(siège royal), situé à 400 pas près du bord du
Rhin; détruit pendant la révolution française, quatre pierres marquent son emplacement. C'est là que se réunissaient les électeurs du Rhin pour délibérer sur les affaires de l'empire ; c’est là que fut conclue la paix publique ; c'est là enfin que plusieurs empereurs furent élus et que quelques autres furent détrônés, comme Venceslas en 1400. Ce siège extraordinaire formait un octogone très simple et sans ornemens ; il était porté par sept piliers piacés en cercle , et un huitième sc trouvait au milieu ; on y montait du côté du midi par 14 degrés; il avait 24 pieds du Rhin de diamètre, et 17 pieds de haut. On l'avait érigé en cet endroit, parce que les quati® territoires des quatre électeurs du Rhin s’y touvhaient. On dit que le gouvernement prussien a l'intention d'y ériger une colonne monumentale, WazLENDar, petite ville de 2700 habitans; Benvorr, bourg de 1900, avrc des carrières et des forges. ENGERS, avec près üe 900 habitans, un chdteau, des carrières importantes, et les restes d'un pont romain sur leRhin, Sayx, village d’un millier d'habitans où l'on fahrique un grand nombre d'articles en fer fondu très bien travaillés; on y voit le chdleau du comle de Boos-Waideck , avec une belle galerie de tableaux et de beaux jardins.
Plus loin, mais toujours dans le rayon de Coblentz, on voit Neuwien, sur la rive droite du Rhin, jolie petite ville de 5200 habitans, avec un progymnase,un séminaire pour les maîtres d’école, etun beau chateau du prince de Neuwied, remarquable par sa bibliothèque et par ses belles collections de médailles , d'antiquités romaiñnes et d'histoire nalurelle ; cette dernière est engrande partie le résultat de l'important voyage au Brésil fait il y a quelques années par le prince Maximilien de Neuvwyied, Cette petite ville se distingue parses nombreuses fabriques de soie, de coton, et surtout par ses articles d'ébénisterie, ses ustensiles en ferblanc et plusieurs objets de quincaillerie. Cette grande industrie est due presque entièrement aux Herrnhuters, qui s’y sont établis depuis long-temps et qui possèdent la plupart de ces fabriques. Neuwied offre la réunion d’un grand nombre d’iadividus appartenant à presque tuutes les sectes religieuses de l'Europe , vivant en paix etexerçani leur culte respectif avec la plus grande liberté. L'importance archéologique de la co!lection d'antiquités romaines du prince de Neuwied nous engage à sortir de notre cadre pour en signaler au lecteur les morceaux les plus intéressans : Exposée dans un grand bèciment latéral du château, elle ne contient que des objets trouvés dans les environs de la ville et dans la Gerrmania Transrhenana où Magna ; tous les autres objets en sont exclus; c'est cette circonstance qui ajoute à l'intérêt qu’elle inspire. Sans parler des deux grandes pierres avec les numéros des cohortes, et des inscriptions qui remontent au ie sièc:: de l’ère vulgaire, ainsi que d’une foule de déb:'. d'argent, de bronze , de poterie et de bas-reliefs, nous nous bornerons à mentionner les isstrumens de forgeron, de maréchal, de ser rurier, qui, ne différant pas des nôtres, prouvent
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fondu au du e gale-
vec un res d’éwied, s belles romaiière est voyage prince distincoton, ses us- » quinresque établis part de grand toutes n paix grande co!lec- ‘uwied en siiltéresral du rouvés nania es obce qui er des es Cont au * foule et de onner le ser uvent
que déjà dans ces temps reculés on satisfaisait aux mêmes besoins par les mêmes moyens; de cette esvèce sont : les clefs, les serrures ordinaires, les cadenas avec des chaînes , les verroux, les gonds, les loquets, lescrampons, les sonnettes, des poids de romaine , des pincettes, des spatules , des scies, des rahots, des ciseaux, des forets, des tarières, des enclumes, des dés pour coudre. Or y voit aussi un soc de tharrue, avec les chaines qui y appartiennent ; une élrille, des ouvrages de poterie qui portent le nom du fabricant, des plats, des assiettes, des écuelles, des gobelets, des cruches. Nous ajoutcrons à propos de ces antiquités, que les recherches faites jusqu’à présent démuntrent la grande importance militaire que mettaien! les Romains à conserver la possession du bassin di ns lequel Neuwied est située. Hs eurent soin d’étabh: une communication sûre entre les deux rives du Rhin, en construisant un pont solide, avec des pilliers en pierres, dont on voit encore la culée maguifique au-dessus d'Engers. Hs construisirent un vaste camp fortifié près du village de Biber, lequel peu-à-peu donna naissance à Fictoria, ville très étendue et florissante, qu’on doit regarder comme la capitale de la colonie des Vélérans , établi: entre la Sieg et les mont: gnes du Taunus. Les ivuilles faites dans l’enceintt même du camp en ont faitconnaitre l'étendue, lesuuatre portes et les rues transversales. Dans le quartier supérieur étaient les {Lermes , et vis-à-vis le pr'éloire, édifice très vaste, avec deux cours spacieuses enfermées par deux murs parallèles,entre lesquels sont des chambres et des salles. Dans une chambre de devant, on a trouvé une inscription qui dit qu'elle servait d'archives (tabularium). A gauche du prétoire, il y avait un autre grand bàtiment séparé du prétoire par une rue; on suppose que c'était le logement du questeur (quæstorium). En 1829, l'importance monumentale des restes qu’on trouve à £Zngers engagea le gouvernement prussien à les faire mettre sous la surveillance de la direction des jardins royaux. Ce sont, dit M. Schreiber, les plus anciens ouvrages &es Romains sur le Rhin, car le pont dont nous avons parlé a été bâti 4 ans avant Jésus-Christ. ANDERNACH (4nlunacum), située sur la rive gauche du Rhin, et dans le rayon de Coblentz, petite ville, avec un gymnase, où se trouve une collection d’antiquités romaines; elle compte 2700 habitans qui font un commerce très considérable avec les meules et le {ass qu'on retire des carrières voisines, renommées par leurs excellentes qualités, Le trass est un tuf volcanique , qui, pilé et mêlé dans une proportion convenable avec la chaux, produit un mortier qui résiste à l’eau et forme une pierre nouvelle très durable; la Hollande en est le marché principal, à cause des constructions hydrauliques qu’elle est obligée d'exécuter continuellement ; onen expédie même aux Indes-Orientales. Les meules sont une autre production volcanique , el les auteurs romains en font déjà mention sons le nom de méuwles du Rhin; elles sont exportées par la HoHande aux villes Anséatiques, en Angleterre, en Russie et jusqu'en Amérique. Les autres curiosités d'An dernach sont : les ruines de l'ancien paiais
(Pfalz), qui touche à une {our ronde plus ancienne, bâtie probablement par les Romains, et l'église paroissiale des derniers temps des Cariovingiens. Nous ne parlerons pas des grands r'adeaux de bois dont le port de cette ville était le rendez-vous , parce que, depuis quelques années, cetle manière de transporter le bois a éprouvé de grands changemens. Dans les environs d’'Andernach, on trouve : T'ôonestein, petit endroit, remarquable par ses eaux minérales, dont on exporte un grand nombre de bouteilles, Ober- Mendig, avec1100habitanset Nieder-Mendig, avec autant, sont des villages importans par l'exploitation des meules dont nous venons de parler. Laach, petit endroit, sur les bords du lac de cenom, remarquable par l'abbaye de Laach, vaste édifice, et par ce lac même qui ne gèle jamais ; c’est le cratère d’un volcan éieint, renommé dans les sciences naturelles par les sxvantes recherches de Deluc, Forster, de Humboldt, Faujas deSt-Fond et Noeggeralh. BorpanD, pelite ville sur le Rhin , avec un progymnase et 3700 habitans, Dans ce même rayon, mais à l’est et dans le duché de Nassau, on trouve Camp, Bas:nacu, Nassau, Eus el autres villes décrites aux pages 250 et 251.
Les autres villes et lieux ls plus remarquables du gouvernement de Coblentz sont:
KReuzxacun, sur la Yahe, petite ville d'environ 8000 âmes, avec un gy/rnase, une école des méliers et d'importantes salines, dont les pius riches cependant appartiennent au grand-duché de Hesse , sous la souveraineté de la Prusse. Dans son voisinage on voit les fondemens d’un camp romain, nommé vulgairement le mur des païens; et plus loin les ruines du chäleau de Rheingrafenstein, remarquable par la hardiesse de sa construction. A la distance d'environ 7 milles , au nord, on voitsur les bords du Rhin le chäleau ruiné de Fogtsberg, acheté dernièrement par le aince Frédéric de Prusse , et restauré à grr:ads frais dans le goût antique. Tout ce qui pouvait servira été conservé, et les nouvelles constructions ont été mises en harmonie avec les anciennes jusque dans les moindres détails. On se sent comme transporté dansle moyen âge, quand on parcourt ces sallons antiques éclairés par des vitraux peints, et quand on voit ces arrangmens magnifiques, exécutés dans le goût de ces temps reculés, ainsi uue les antiquités recueillies le long du Rhin. C'est une des curiosités les plus intéressantes de ces contrées. Oner-WEsEL (/esalia ou Vesovia; Maut-Wesel} sur le Rhin, petite ville de 2300 habitans, avec une ancienne église et de grandes carrières d’ardoises exploitées dans ses environs, où l’on trouve aussi le fameux écho de Lurley, qui répète jusqu’à 15 fois les voix des passans. Trannacx, sur la Moselle, avec un progymnasium el presque 2400 habitans , dont une partie est occupée à l’exploitation des mines de cuivre el de plomb et des carrières dardoise de son voisinage. Dans ses environs on voit encore les vestiges de la roule romaine qui conduisait de Trèves au Rhin. KochEm avec 2300 habitans et un progrmnasium: dans ses
environs sont situés les bains de Betrich, qui rivalisent avec ceux d’Ems dans le duché de Nassau, surtout depuis les restaurations faites par le gouvernement prussien. MAYEN, avec 3600 habitans et un progrmnasium; dans son voisinage on exploite une carrière d'où l’on tire des meules très renommées. DarrennerG, petit vil- Jage de 540 habitans, près duquel est situé 4 /sauer, important par l'exploitation de ses nines de plomb argentifère. Werzian, sur la Lahn. r"esque au milieu d’un petit territoire environné par 1.* possessions de Hesse-Darmstadt et de Nassau. Cette petite ville de 4500 habitans a une cathédrale remarquable etun gymnase ; elle a été pendant long-temps le siège d’une cour d'appel de l'empire Germanique. Dans ses environs on voit près de 300 tombelles, qui différent de celles de Rossleben en Saxe, parce que dans leurs chambres sépulcrales on n’a pas trouvé de squelettes.
TRÈVES (Ctvilas Trevirorum ou Au-gusta Trevirorum des Romains ; Trier des Allemands), ville de médiocre étendue, située sur la Moselle, autrefois capitale de l'électorat de Trèves ei aujourd’hui du gouvernement de ce nom. C’est avec Soleure en Suisse une des plus anciennes villes de l’Europe; car lorsque les Romains s’avancèrent sur le Rhin, Trèves était déjà une ville ornée de beaux édifices, et ses citoyens étaient déjà parvenus à un certain degré de civilisation. Son importance engagea les Romains à en faire e chef-lieu de la Belgique Première, et les empereurs romains y séjournaiert souvent. Plus tard, elle devint la résidence du préfet du prétoire des Gaules, dont relevaient les Gaules, l'Espagne ct la Bretagne Romaine. Les lois romaines, dit M. Schreiber , étaient rendues à Trèves ; on y frappait des monnaies impériales ; on habillait les légions de drap fabriqué dans cette ville, et on leur donnait des armes provenant de ses manufactures. Elle possédait une école où professèrent des hommes célèbres, tels que Claudius Mamertinus, Eumenius. La civilisation et les connaissances y étaient tellement répandues que Trèves rivalisait avec Rome. On y aperçoit encore les traces de la domination romaine, malgré les destructions qu’elle a dù subir pendant le v'siècle, et malgré le grandnombre d’obje intéressans qu’on en à emporté, Lant à l’époque de sa destruction que plus tard, sous Charlemagne. Le nom de Trèves sc rencontre très souvent dans les anciennes traditions allemandes; on pourrait presque l'appeler la Troie des Gauloiset des
Ademands. Les édifices les plus remarquables de cette ville si intéressante sous tant de rapports sont : le dôme ou la cathédrale de St-Pierre , dont la partie antérieure et le côté oriental sont d’origine romaine ; on prétend qu’ils ont fait partie du palais de limpératrice Hélène, ou d’une grande basilique bâtie par Constantin-le-Grand. À côté des traces du style romain-byzantin, on remarque des constructions du moyen âge, telles que le cloître bien conservé, situé près de l’é-
lise. L'église de Notre-Dame (Liebrauen Kirche}, un des plus beaux monumens de l'architecture allemande, bâti de 1227 à 1243; au milieu s’élève une coupole majestueuse. La Por£e-Noire (Porta Martis, ou Nigra), dont la construction paraît remonter à la période gallo-belge.
C’est un édifice de 115 pieds de long, 47 de large dans le corps du bâtiment et 67 pieds dans les deux parties latérales ; la hauteur primitive de la partie principale ctait de 70 pieds. Des colonnes entourent le rez-de-chaussée et les quatre faces des deux étages. Tout l'édifice est composée de blocs de grès liés, sans mortier, par des erampons cachés. En 1035, l’ar- Chevèque Poppe le convertit en une église qu’il dédia à St-Siméon. Le gouvernement prussien a fait débarrasser ce précicux monument des ruines qui l’encombraient et des constructions qu’on y à ajoutées postérieurement. On y a déposé provisoirement les fragmens trouvés dans les environs de Trèves, depuis 13 ans; le roi vient même de le désigner pour local du musée central, où doivent être déposées toutes les antiquités qu’on découvrira dans le gouvernement de Trèves. Le pont sur la Moselle, de 8 arches, construit en pierres de lave, taillées et jointes sans mortier ; les piliers ont 68 pieds de longueur moyenne sur 21 de largeur, et datent, selon les uns, de la période gallobelge: selon d’autres, de l’époque romaine. Pour ne pas séparer des choses qui doivent être réunies, nous mentionnerons ici, malgré la position de quelquesuns hors de l’enceinte de la ville , les monumens suivans : l’amphithéâtre, situé au pied du mont de Mars; on présume qu’il a été bâti peu de temps après l'établissement d’une colonie romaine en ces lieux; le gouvernement prussien a racheté les terres qui l’environnaient et l’a entièrement fait déblayer. En
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face, vers le sud, était sur un terrain assez étendu , le cirque, dont parle St- Augustin dans ses Confessions; aujourd’hui il ‘n’en existe plus aucune trace.
Entre le cirque et l’amphithéâtre était la Naumachie; on en distingue encore le bassin qui renfermait l’eau, et quelques parties des rhurs qui l’entouraient. Les ruines du palais de Constantin, dans lesquelles on remarque encore des formes hardies et colossales; il sert aujourd’hui de caserne. La partie antique encore subsistante était la façade occidentale. Vers le nord-ouest s'élève une tour demi cireulaire, appelée aujourd’hui Tour des Païens. Tout cet édifice est construit en briques. Les Thermes bâtis en briques et en mosllons alternativement; malgré les démolitions faites pendant le moyen Age et dans les temps modernes, ils doivent être rangés parmi les monumens les plus intéressans qui nous restent de la grandeur romaine. Le gouvernemeni prussien a fait déblayer ces ruines; une enceinte les entoure pour les conserver.
Les fouilles ont fourni une foule d’objets intéressans. L’agueduc romain; il vient de la Ruwer et se prolonge jusqu’à l’amphithéâtre ; il est encore assez bien conservé dans sa partie souterraine. Les RrNSpaUx établissemens littéraires de
rèves sont : le gymnase , qui remplace l’université supprimée depuis plusieurs années ; le séminaire épiscopal; la bibliothèque de la ville, qui est très considérable ; elle compte parmi ses curiosités le coder aurus des quatre évangiles, écrit en lettres d’or sur parchemin ; il a été donné par Ada, sœur de Charlemagne, au ci-devant couvent de St-Maximin ; un manuscrit écrit en lettres majuscules de l’année 892 ; il contient les prophéties relatives au Messie. La société des amis des recherches utiles ; elle possède un beau musée d’antiquités et d’objets d’histoire naturelle, un riche herbier , un cabinet technologique, et une précieuse collection de monnaies de Trèves. La population de cette ville, qui est le siège d’un évéché catholique, n’est pas proportionnée à son étendue ; elle ne monte qu’à 14,000 âmes sans les militaires ; avec ces derniers elle serait de 16,800.
Les environs de Trèves sont charmans et en plusieurs endroits on croit voir des paysages suisses, Voici les lieux les plus remarquables qu'on
vuve à une très petite distance : PALLIEN, petit village dans un site romantique. Imitant les Troglodytes, plusieurs de ses habitans ont creusé les rocs et y ont établi leurs habitations. On regarde avec étonnement les énormes masses de rocher qu'il a fallu percer dans son voisinage pour établir la chaussée. Un pont d’une seule arche, très large et taillé dans le rocher, y joint deux rocs immenses. La grande et belle FERME de M. Nez, qui a appartenu ci-devant au couvent de St-Mathieu, est remarquable par les essais importans que ce riche et intelligent agronome y a faitsen grand pour les progrès de l’agriculture ; on pourrait la regarder comme la fermemodèle de cette province. La ci-devant ABBAYE DE Sr-MATRIEU, remarquable par sa belle église, dont le crypte spacieux est visité tous les ans par un grand nombre de pélerins. 1cEL, petit village, que nous mentionnons pour signaler à l'attention du lecteur le monument sépulcral de la famille des Secundins, érigé dans le siècle des Antonins ; il ressemble à une tour haute de 72 pieds et large de 16; son toit est en forme pyramidale ; une colonnade et des bas-reliefs en forment le pourtour. Enranc, petit bourg, d’un millier d’habitans, important par le voisinage d’une mine de fer et d'une grande forge. Plus loin et dans un rayon de 20 milles on trouve : NeumaA- GEN (Noviomagum), petite ville de 1100 âmes, située sur la Moselle, et remarquable par une tour en pierre de taille, ouvrage des Romains ; elle est ornée d'inscriptions effacées et de bas-reliefs. WirrLica, avec 2300 habitans et des eaux minérales; dans ses environs on voit les restes d’un bain romain. BERNCASTEL, avec 2000 habitans; à Zleinerze, dans son voisinage, on exploite une #1ine de plomb.
Les autres villes et lieux les plus remarquables du gouvernement de Trèves, sont:
Prüs, petite ville de 2100 habitans. HILLESUEIM, petit bourg de 700 âmes, situé dans l’Eifel; on exploite des mines de fer dans son voisinage. GEROLSTEIN , autre bourg de 700 habitans, situé au pied d’un volcan éteint; dans ses environs et à quelques milles à la ronde on voit plusieurs volcans éteints, et on trouve plusieurs sources minérales plus ou moins fortes. SAARBRÜCREN, petite ville sur la Sarre, florissante par son industrie variée ; elle a un gyrnnase et7200 habitans, en y comprenant ceux de S{-Jean, petite ville située de l’autre côté de la Sarre, que le gouvernement vient de réunir à sa commune, pour n’en former qu'une seule ville. Dans ses environs immédiats on exploite des mines de houille. Dans un rayon de 12 milles on trouve: Saarliouis, petite ville et place forte, située sur la Sarre, avec un progymnasium et 4400 habitans; on exploite des mines de plomb et de fer dans sa banlieue, Sulzbach et Fredericksthal, importans par leurs verreries, et Duttweiler, village de 1300 àmes, par sa fabrique d'alun; on y voit la montagne brutante : c'est une mine de houille qui brûle depuis plusieurs années.
AIX-LA-CHAPELLE !Aachen des Alle-
mands, Aquisgranum des Romains), ci-devant ville impériale et maintenant chef-lieu du gouvernement de ce nom, ville assez bien bâtie, siège d’un évèque et d’un tribunal d’appel. Aix-la-Chapelle est une des villes les plus intéressantes de l’Europe par ses souvenirs historiques.
Seconde capitale de l'empire de Charlemagne , ce monarque et ses successeurs lui accordèrent un grand nombre de privilèges. Depuis l’empereur Louis E jusqu’à Ferdinand I en 1558, trente-six rois et dix reines y ont été couronnés , 17 diètes ( de 953 à 1380 ) et 10 synodes (de 799 à 1022) y ont été tenus. Aix-la-Chapelle peut être regardée, dit M. Schreiber, comme /a plus ancienne résidence de la Monarchie des Francs. Ses principaux monumens anciens sont : le Dôme où Münster, bâti par Charlemagne en l'honneur de la Ste-Vierge ; c’est un octogone, imposant par son caractère sé— vère et par sa hauteur considérable. Plusieurs chapelles bâties à différentes époques sont adossées contre l’église. Au milieu du dôme est le fombeau de Charlemagne ; un escalier de pierre conduit au second étage appelé Zochmriinster. On y voit aussi le siège royal de pierre, sur lequel plusieurs empereurs étaient assis lors de leur couronnement, époque où il était couvert de plaques d’or avec des basreliefs que l’on conserve dans la sacristie avec d’autres objets précieux nommés les pelites reliques. On conserve dans une châsse magnifiquement ornée les grandes reliques, quine sont montrées au peuple que tous les sept ans; leur exposition, qui dure pendant quinze jours, attirait autrefois une foule immense de pélerins de toutes les parties de l’Europe. La chronique de la ville rapporte qu’en 1496 on en vit réunis en un seul jour 142,000 , et
wà la fin des solennités on a trouvé
ans le tronc 80,000 florins d’or, somme énorme pour les temps. Quoique cette ferveur soit bien diminuée, le nombre des pélerins et des curieux s’élève encore à plusieurs milliers, et contribue à la prospérité de le ville. A la dernière exposition qui eutlieu en 1832 on évalua à 60,000 le nombre des personnes attirées dans la ville par cette solennité. On doit nommer ensuite l’hôte/-de-ville, bi en 1353 sur l'emplacement d’un ancien fort romain , sur lequel plus tard avait été élevé le palais où naquit Charlemagne. La forme
antique de cet éditice, construit en pierres de taille, et les souvenirs qui s’y rattachent, le rendent intéressant sous plus d’unrapps.t. Au troisième étage se trouve la gran: salle, où en 1748 a été tenu le célèbre congrès qui conelnt le traité de paix d'Aix-la-Chapelle ; en 1818 le roi de Prusse y donna une fête aux monarques assemblés en cette ville. Pendant l’époque de son indépendance le sénat y tenait ses séances. Aix-la-Chapelle s’est beaucoup embellie de nos jours. Parmi les beaux édifices qu’on y a élevés, on doit mentionner le superbe ba/iment des bains , ou la Fontaine d'Elise, dont la façade d’ordre dorique a 266 pieds de long ; au milieu s'élève une belle rotonde , et à ses deux côtés touchent des colonnades de 180 pieds de long; elles communiquent avec les ailes et forment des promenades couvertes non interrompues. Dans la colonnade se trouve la fontaine, dont on boit l’eau , que des tuyaux y amènent depuis le bain impérial. Le théâtre neuf, dont on loue beaucoup le magnifique fronton , soutenu par huit colonnes colossales et orné de belles sculptures. L’Aôtel de la régence, un des plus beaux vrnemens de la ville; la nouvelle redoute, avec une salle magnifique. On ne doit pas oublier la belle fontaine qui orne la place du Grand-Marché ; son bassin énorme est en cuivre ; la statue en bronze de Charlemagne s’élève au milieu. Aix-la-Chapelle possède un gymnase, une école des médiers ,une collection de modèles relatifs aux arts et à l’industrie, une école de commerce et une bibliothèque publique. Elle se distingue aussi avantageusement par son industrie variée, qui date des temps de Charlemagne : ce prince y attira des artistes et des artisans de tous les côtés, et y établit une foire fréquentée par toutes les nations. Déjà en 1171 ses manufactures de laine étaient si cé-.
lèbres, quelles ne pouvaient pas fournir à toutes les demandes. Envore aujourd’hui cette ville et celle de Borcette livrent tous les ans au commerce pour la
valeur d'environ trois millions de thalers
de marchandises fabriquées par 4000 ouvriers. Les manufactures d’aiguilles, qui égalent les meilleures d'Angleterre , donnent de l’ouvrage à plusieurs centaines d'individus, ainsi que les fabriques de cotonnade , d’indienne, d’horlogerie, d’orfévrerie etla carrosserie. Ses sources mi-
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nérales aussi y altirent te s les ans un grand nombre d'étrangers, ec ajoutent au mouvement produit par son commerce florissant. Sa population en 1328 s'élevait déjà à 37,000 àmes.
Dans ses environs immédiats on trouve : BoncérTE (Burscheid), petite ville, très industrieuse , située à 600 pas seulement d’Aix-la-Chapelle, avec des bains célèbres et 5000 habitans. Les sources dites supérieures fournissent l’eau chaude en si grande quantité, que, réunies, elles formentune rivière considérable nommée le ruisseau chaud, Tout près de ce ruisseau coule un ruisseau froid; ils se réunissent ensuite à moins de 2 milles au-dessous de Borcette, dans un étang nommé l'étang chaud , à cause de la températ: :: ‘esoneau; ilne gèle jamais et contient un gr nombre de carpes, de brochets, de lanches et autres poissons très gros, mais d’un goût désagréable, que leur chair ne perd que lorsque, avant de les manger, on les a fait rester pendant quelques semaines dans un réservoir d'eau douce et froide, Bannensesce, village de 1600 habitans, avec des mines de houille.
Conneutus-MÜNsrEn , pelit bourg de 800 àmes, avec des carrières et une ancienne abbaye, où M. Kolb, qui en est devenu le propriétaire, a établi une bergerie et une manufacture de drap. Srousenc, petite ville de 2800 habitans, importante par ses nombreuses fabriques de laiton, qui sont beaucoup déchues en comparaison de ce qu'elles étaient en 1816, lorsqu'elles fournissaient 80,000 quintaux de ce métal, et qu'elles employaient 1300 ouvriers. EscnwriLer, pelite ville de 2500 habitans, dont une grande partie est employée dans ses fabriques d’épingles, de fil de fer etautres articles; dans son voisinage on exploite de riches mines de houille. HENZOGENRATH, petitbourg de 800 âmes, avec une grande mine de houille. Plus loin d’Aix-la-Chapelle et dans un rayon de 14 milles seulement on trouve : JuziErs (ülich), place forte, située sur la Roer, avec 2800 habitans civils. Dürren, petite ville de presque 6000 habitans , florissante par ses nombreuses fabriques de quincaillerie, de clouterie , de papier, etc. ; elle a un gymnase. Dansles {ourbières de ses environs on trouve les restes de forêts de pins englouties par d'anciennes révolutions du globe ; on en a retiré souvent des troncsentiers, dont l'intérieur etait encore très bien conservé. NEaAu
POSITION ASTRONOMIQUE. Longiiude orientale, entre 1° et 4° 48’. Latitude, eotre 51° et 53°. Dans ces calculs on n’a as tenu compte du grand-duché de uxerbourg.
cuwrins. Au 20rd, la mer du Nord. A l’est, la confédération Ge: manique ( le
MOMALARIB MOLBANMDARIS.
(Eupen), petite ville de presque 10,000 ha. ins, importante surtout par ses nombreuses fabriques de drap. Entre cette ville et celles de Malmedy et Montjoie, s'élève la petite chaine de montagnes connue sous le nom de Hohe-Veen (lautes- Fagnes). Malgréleur petite hauteur, ses montagnes sont couvertes presque toute l’année de brouillards épais, qui, au lever et au coucher du soleil, empèchent la vue des objets. En hiver les neiges s'y ammoncélent et des orages terribles mugissent autour de leurs sommets ; quelquefuis , surtout sur le chemin entre Malmedy et Neau, ils entr'ainent les voyageurs dans des marais et des tourbières. Henri Fischbach, poussé par des sentimens d'humanité, fit placer sur la limite, au milieu des Hautes-Fagnes et près de la maisonnette isolée de Michel, une cloche, qui est sonnée par ses habitans pendant les brouiilards, les fortes neiges et à l'entrée de la nuit. Plusieurs voyageurs égarés ont été sauvés par ce moyen, car le son de la cloche est entendu à la distance de 2 lieues. Monriote (Montschau), petite ville de 3000 âmes , florissante par ses nombreuses manufactures de drap, casimirs et autres étoffes. Ingenbroïch({ngenbruch), village qui en est voisin, compte 800 habitans, dont la plupart sont occupés à la fabrication du drap.
Les autres villes et lieux les plus remarquables dugouvernementd'Aix-la-Chapelle sont : Mazweny, petite ville de 4100 habitans, florissante par ses tanneries et autres fabriques; la superbe église de la ci-devant abbaye des Bénédictins doit être mentionnée. MOoREesNET, petit village de 350 habitans, remarquable par ses riches mines de calamine. ROGGENDORF, autre village encore plus petit, dont la population ne monte qu’à 180 âmes, mais important par le voisinage du Bleyberg, montagne renommée par ses riches #ines de plomb.
Possessions. Les rapports intimes qui lient le canton de Neufchâtel à la confédération Suisse, les grands privilèges dont il jouit, et sa position géographique relativement aux autres parties de la monarchie, mous ont engagé à le décrire avec la Suisse, dont il forme une partie intégrante, malgré sa dépendance du roi de Prusse. Voyez aux pages 205, 208 et 216.
royaume de Hanovre, les provinces prussiennes de Westphalie et du Rhin). Au sud, le royaume de Belgique. A l’oues!, la mer du Nord.
Pays. Le royaume actuel des Pays-Bas ou de Hollande, qui formait les Provir:ces Septentrionales de la monarchie
nm
gen ge can
Néerlandaïise, créée par le Congrès de Vienne et dissoute par la révolution éclatée à Bruxelles en 1830, se compose des } parties suivantes : 1° Les PAYS QUI FOR-
MAIENT LES SEPT RÉPUBLIQUES OÙ provinces souveraines étroitement liguées entre elles; on les appelait communément les VII PROvINCES-UNIES; quelge , Mais improprement la HOLLANDE
u nom de la province là plus considérable; ces sept républiques ou provinces étaient la Hollande , \a Gueldre, la Zélande, l'Utrecht, la Frise, l’'Over-Yssel et la Groningue; la petite province de Dren:/e lorwait un état séparé, confédéré avec les sept autres.
2° Les PAYS DE LA GÉNÉRALITÉ Ou des ETATS-GÉNÉRAUX ainsi nommés parce
ue, ayant élé conquis par les Provinces-
nies perdant les guerres civiles des Pays- Bas, ils étaient administrés par les Etats- Généraux ; leurs habitans n’avaient aucune part au gouvernement ni aux privilèges dont jouissaient les VII provinces souveraines. Ces pays comprenaient le Brabant Septentrional et plusieurs districts où se trouvaient les villes de Bois-le-Duc, Oosterhout, Tilburg , Eindhoven, Helmont, Osch, Grave, Kuik, Breda, Willemstadt, Steenbergen; le district de Maestricht avec Macstricht et le petit comté de Vroenhove dont le prince - évêque de Liège était co-souverain avec des Etats- Généraux; une partie du duchédre Limbourg, où se trouvaient Walkenbourg ou Fauquemont et Gulpen; une partie de la Gueldre-Supérieure, où étaient Wenloo et le fort de Sfefanswerd; une partie de la Flandre où étaient situés Sluis ou l’Ecluse, Aardenburg, Fsendyk sur l’ile Kadzand , Æulst, Axel et Sus-de-Gand. Dalem qui appartenait à “etie catégorie doit former partie du ivrritoire de Belgique.
3» La moitié orientale du grand-duché de {uxembourg.
4° Une fraction du ci-devant évéché souverain de Liège, avec Weerdt.
monTAGNEs, On peut dire qu’il n’y en a aucune dans le royaume proprement dit ; car on ne voit que des collines dans la Gueldre et dans la province d’Utrecht. Le grand- duché de Luxembourg en offre quelques-unes , mais elles sont toutes peu élevées ; c’est dans la partie Belge où il y
en a le plus. Voyez le royaume de Belgique.
ILES, Même en ne tenant pas compte des iles formées par les travaux des hommes, cette contrée en offre un grand nombre.
On peut les ranger en deux groupes : le GROUPE MÉRIDIONAL, qui compren ‘es iles formées par les divers bras de la Meuse et de l’Éscaut ; le GROUPE SEPTEN- TRIONAL, qui Core les iles rangées à l’entrée du Zuyderzée et le long des côtes de la Frise. Kadzand, Nord et Sud-Beveland, Walchere:, Tholen , Schouwen, Over-Flake:, Voorn et Beyerland sont les plus ecasidérables dn groupe méridional; Wieringen , Terel, Vlieland, Ter-Schelling et Amelland méritent d’être mentionnées dans le groupe sepicntrional.
LACS, (e petit royaume en a un grand nombre, surtout dans les provinces de Frise, de Groningue et d’Over-Yssel; mais ils sont tous d’une petite étendue. Celui de Harlem, que l’usage décore du titre de mer, les dépasse tous de beaucoup. Les autres sont trop peu considérables pour mériter d’être mentionnés dans un traité aussi élémentaire que le nôtre. Les trois provinces que nous venons de nommer, celle de Drenthe et la Hollande-Septentrionale ont un grand nombre de marais , dont plusieurs sont très étendus. Le Bourtang, dans les provinces de Groningue et de Drenthe, et le Peel dans le Brabant-Septentrional et le Limbourg, paraissent être les plus grands. On en à desséché quel-
ues-uns : on appelle po/ders leur ancien ond. La ci-devant mer de Narden offre un des polders les plus considérables, ainsi que les deux rives de lEscaut vers ses embouchures ; sur ces derniers il règne des fièvres connues dans le pays sous le nom de maladie des polders.
FLEUVES, Ce pays est peut-être la contrée de l’Europe qui offre relativement à son étendue le plus grand nombre de fleuves. Ils ont tous leur embouchure dans la mer du Nord , à l’exception de deux branches du Rhin et de quelques petites rivières qui se rendent dans le Zuyderzée.
Nous tracerons le cours des principaux du sud au nord.
L'Escaur (Schelde) sort du territoire de la Belgique ,baigne le fort de Bath , près duquel il se partage en deux branches : l'OccipENTALE , dite aussi Howr, et l'ontENTALE, elles forment la plupart des îles dont se compose la Zélande. ,
La Meuse ( Maas) vient du royaume de Belgique , passe par Maestricht, Roermonde, Venloo; et,
le des nimes, mbre.
es : le nu ‘es de la PTEN- rane long ord et olen , ra et bles du Texel, elland grou-
grand ces de |; mais °elui de titre de ip. Les 3 pour n traité es trois mmer , tentrios, dont rlang, » et de nt-Sepent être é quelancien on offre rables, ut vers il règne sous le
la conement à de fleudans la x brans rivièderzée.
ncipaux
la Belgiil se pardite aussi a plupart
Belgique , nloo ; et,
après avoir formé un grand nombre de bras, elle se jette par deux embouchures principales dans la mer du Nord. Son principal affluent, dans les limites du royaume, est la Roer à la droite. I faut aussi observer que la Meuse reçoit à la droite le Wama et le Lick, qui sont les deux branches principales du Rhin, et qu'elle prend le nom de Menwe après sa jonction avec le Wahal, dénomination qu'elle perd ensuite pour reprendre son premier nom vers son embouchure septentrionale ; cette branche baigne Rotterdam, Schiedam et Brielle, Une partie de sa branche méridionale reçoit aussi dans le pays la dénomination de Moenoyx, du village de ce nôm, situé dans le Brabant-Septentrional, ou l’on passe ce fleuve sur des pontons; celle-ci baigne Helvoetsluis,
Le Ruin sort de l'Allemagne, et proprement de la monarchie prussienne; à peine entré dans le royaume de Hollande, ce fleuve se partage en deux bras : celui de la gauche prend le nom de Waua, court à l'ouest, passe par Nimègue et se réunit à la Meuse; le bras droit se divise au-dessus d'Arnhem en deux autres; celui de droite ou V'Yssez va au nord, baigne Doesburg, Zutphen , Deventer, recoit une pelite rivière nommée } sset, qui vient de la Westphalie et se jette dans le Zuyderzée; le bras gauche , qui conserve le nom
de Ruin, envoie à Wyk-by-I tede une autre branche nommée LEck , à la tandis que le Rhin, appauvri par tant de part tige au nord vers Utrecht, où il détache de ses bras, qui sous le nom d: tuèden dans le Zuyderzée. Enfin in court vers l'ouest à Leyde, où il n largeur d’un grand fossé , et parvient au v 1twyk, où depuis 1807 on lui a frayé une ure que
les sables avaient obstruée depuis iong-temps. La Moselle, un des affluens du Rhin , ne fait que toucher pendant quelques milles la frontière orientale de la partie hollandaise du grand-duché de Luxembourg.
Le Hunse, petite rivière qui traverse les provincesde Drenthe et de Groningue , baigne Groningue et entre dans le golfe de Lauwerzee.
L'Eus, dont l'embouchure seule touche le royaume.
CANAUX, et CHEMINS DE ren. Notre cadre ne nous permet pas d’entrer dans les détails qu’exigerait la description des nombreux canaux qui coupent ce royaume dans toutes les directions. Nous nous bornerons à faire mention des deux suivans, comme des plus remarquables : le canal du Nord, dans la Hollande, commencé en 1819 et fini en 1824 : il joint le port d'Amsterdam à celui de Nieuw- Diep par une ligne navigable pour les vaisseaux de guerre et les vaisseaux marchands du plus fort tonnage. Par un trajet de 20 lieues, toujours sûr et facile, il leur fait éviter les longs détours souvent contrariés par les vents et les hauts-fonds qui les obligcaient de s’alléger en prenant le
Zuyderzée. C’est le plus beau canal que l’on connaisse. Ses grandes écluses ont 190 pieds de long, 24 de profondeur et 55 d'ouverture entre leurs portes. La qualité du sol a obligé à les fonder sur des pilotis eufoncés jusqu’à 30 pieds au-dessous du mi-
, veau du flux ordinaire de la mer. Le canal
ditle Zederik, qui allant de Vianen à Gorkum, abrège de huit jours le trajet d'Amsterdam à Cologne; c’est dans sa construction que, selon M. Huerne de Pommeuse, on a pratiqué pour la première fois ces belles écluses dites à éventail, qui par des appareils de construction particulière, peuvent voir ouvrir leurs portes dans les hautes eaux par l’effet même de la pression du biez supérieur, Le canal dit Zuid-Williems-Waast, qui fait communiquer Bois-le-Duc avec Maestricht :
il reçoit les grandes barques de la Meuse, qui chargent jusqu’à 800 tonneaux, et présente près de cette dernière ville une des plus belles écluses. Enfin celui qui, en passant par Groningue et Leeuwarden, s'étend epuis l'EMSUSqU'À Harlingen:: :
le Zuyderzée. Dans presque toute provinces et surtout dans les deux F1.
des les villes communiquent par des canaux comme elles communiquent ailleurs par des routes; ces canaux sont parcourus par des barques qui passent à des heures établies et y remplacent assez généralement les diligences. Mais on ne saurait passer sous silence un autre genre de construction hydraulique qui est de la plus grande importance pour ces mêmes provinces, et qui forme un de leurs principaux traits caractéristiques : nous voulons parler des fameuses digues réparées tous les ans avec des frais énormes, pour protéger contre les fureurs de la mer du Nord et du Zuyderzée, la Zélande, la Frise, la Groningue et une partie de la Hollande, dont le sol est beaucoup au-dessous du niveau de ces deux mers. Ne pouvant pas nommer tous ces ouvrages élonnans créés par le génie de l’homme, nous nous bornerons à citer la digue de West-Cap pel à la pointe occidentale de l’île de Wal cheren, regardée comme la plus merveilleusc de ces jetées artificielles.
On travailleà un chemin en fer, qui doit mettre Amsterdam en communication avec les places les pluscommerçantes du royaume.
ETHNOGRAPHIE, Sans tenir compte des Juifx, qui ne forment qu’une petite f rac -