‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 251 sur 628 · LT ANT {EN · texte numérisé non relu

LT ANT {EN

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale, entre 4° et 16°. Latitude , entre 37° et 47°. Dans ces calculs on a compris la Sicile à cause de son étendue et de son voisinage, et l’on a suivi {a ligne indiquée par le partage des eaux à l’égard des montagnes.

DIMENSIONS. Plus grande longueur.

Depuis le cap Rizzuto dans la Calabre- Ultérieure 11° dans le royaume de Naples, jusqu’au Mont-Blanc dans le royaume Sarde 670 milles. Plus grande largeur.

Depuis l’embouchure de la Cecina dans le grand-duché de Toscane, jusqu’à la Ponteba dans le Frioul, province du royaume Lombard-Vénitien, 226 milles. Dans ces calculs on a exclu toutes les Îles, en donnant aux lignes la direction ordinaire suivie par les autres pays.

suPmaricis, 95,000 milles carrés. On a compris dans cette évaluation ainsi que dans celle qui est relative à la population tous les purs considérés comme appartenant à l’Italie sous le ra géographique et ethnographique. Une partie de la surface et de la population a déjà été comptée dans les états qui ont des possessions en Italie.

cowrzms. Au nord , la chaine des Alpes ‘quila séparent de la confédération Suisse

et l'empire d’Autriche. A l’esé, l'empire d’Autriche, la mer Adriatique etla mer Lonienne. Au sud,la Méditerranée, Al’ouest, cette mème mer et les Alpes qui séparent l’Italie de la France et de la Savoie.

Pays, Nous regardons comme Italietous les pays qui, sous le rapport géographique , peuvent être considérés comme appartenant à la péninsule qui se développe au sud et à l’est de la chaine principale des Alpes. Cette région géographique est en même temps une région ethnographique, puisque, à quelques petites exceptions près, on y parle partout la langue italienne. Ces pays sont : tout le royaume Sarde, à l’exception de la Savoie et du comté de Nice; l’Zfalie Suisse, ou lc canton du Tessin et quelques fractions de ceux des Grisons et du Valais; l’Zfalie- Autrichienne, qui comprend le royaume Lombard-Vénitien, le Tyrol-Italien et la plus grande partie du gouvernement de Trieste, dans le royaume d’illyrie; les duchés de Parme, de Modène et de Lucques; le grand-duché de Toscane ; PEtat du Pape; le royaume des Deux- Siciles ; la république de St-Marin ; la principauté de Monaco ; \’'Italie-Frangaise , ou l’ile de Corse, et l’Ztalie-Anglaise , ou le groupe de Maite.

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MonTaQanzs, Dans les confins que nous venons de tracer, l’Italie comprend deux systèmes de montagnes : le SYSTÈME ALPIQUE, dont les points culminans sont :

le Mont-Blanc, haut de 2460 toises, et le Mont-Rose, de 2371, dans la chaîne Centrale, et dans le royaume Sarde ; le Mont-Cavallo ou Corno, haut de 1489 et le Mont-Vetora, de 1272, dans la chaîne de l’Apennin-Centiral, dans le royaume de Naples proprement dit ; et l’Efna en Sicile , élevé de 1700 toises dans L’Apennin-Insulaire. Le SYs8TÈME SaARDO-CORSE, dont les points culminans sont le Mont-Rotundo, haut de 1418 toises, et le Mont-d’'Oro, de 1361 dans l'ile de Corse, dans l’Italie- Française. Voyez aux pages 87.et 88.

res, L'Italie en a plusieurs qu’on peut regarder comme des dépendances géographiques de la péninsule; les principales sont: la Sardaigne, la Sicile et la Corse, qui figurent parmi les plus grandes de l’Europe. Des mesures exactes ont récemment démontré combien certains géograpes se trompent, lorsque, en répétant d’anciennes.évaluations, ils regardent encore la Sicile comme beaucoup plus grande

ue:la Sardaigne, car la surface de cette

ernière.n’est que de 343 milles plus petite que celle de la première, au lieu des deux, trois et jusqu’à quatre mille milles auxquels on faisait et on fait encore monter cette différence. Voyez à la page 33. Viennent ensuilel’ile d’Ælbe et les petits lots dont elle est environnée à différentes distances et qui sont répandus sur le bras de mer entre la Corseet la Toscane ; parmi ces ilots se distinguent ceux de Gorgona, Capraïa, Pianosa et Giglio. Aux iles sus-mentionnées il faut encore ajouter : le grou-

e de Ponza, au sud-ouest de Gaële ; les les Zschia et Capri, à l'entrée du golfe de Naples; le groupe de Lipari, si remarquable par ses volcans, et celui Ge Malte, si important sous le rapport militaire et commercial, Toutes ces iles sont dans la mer Méditerranée. L'Italie n’a dans la mer lonienne et dans la mer Adriatique que des lots; les plus considérables composent le groupe de Tremidi, au nord-ouest du Monte-Gargano, dans le royaume de Naples, et le long archipel qui met à l’abri des fureurs de IA mer Adriatique les célèbres lagunes de

enise.

Lacs, Les principaux sont.reux de Garda, d’Ise0 et de Como dans l’Italie-Autrichienne ; le lac Majeur dans le royaume Sarde et lItalie-Autrichienne; celui de Lugano, dans l’Iialie-Suisse et l’Italie-Autrichienne ; ceux de Bolsena, de Perouse et de Braeciano,, dans VE t du Pape; de Fucecchio, dans le grandduché de Toscane ; el de Celano dans le royaume de Naples proprement dit. 1 y a plusieurs autres lacs assez grands dans ce royaume, tels que céux de, Lesina, Varano, Salpt, eic,, etc, ; mais comme ils communiquent avec la mer, on doit les classer parmi les lagunes. C’est ce quon doit faire à l’égard du lac de Casdiglione en Toscane et de celui de Comacchio, dans i’Elat du Pape. Quant aux lacs dAgran d’Averno et autres si Éttinme s, ils Dons t de peu nr sous le rapport géographique pour mériter ici une Fo, La Sicile offre le Zac de Lentini; c’est le plus considérable de ceux des Îles italiennes.

rLEuvEes. Tous les fleuves de l’Italie peuvent se partager.en trois classes, d’a-

rès les mers différentes où se trouvent eurs embouchures. .

La MER ADRIATIQUE reçoit :

‘Le isonzo,. lé TAGLIAMENTO ,: la PrAyE , la Brenra , le BaAccuicLione , l'Anias dans l'Italie Autrichienne. foÿez à la page 275.

Le PO, qui. est le plus grand fleuye-de l'Italie et qui reçoit un grand nombre d'affiuens:' il parcourt les royaumes Sarde et Lombard-Vénitien, baigne les duchiés de Parme, Modène et l'extrémité septentrionale de l'Etat du Pape ; le Merauro, le'TronTo dans:l'Etat du Pape; la PEscara, le Caxpezoro, l'Oranto, dans le royaume de Naples proprement dit.

La MER IONIENNE reçoit:

Le Branano, dansJa Basilicate , et la Giarer- TA, dans la Sicile.

La MEDITERRANÉE reçoit :

Le Sauso en Sicile; le Sezze, le Vouruano et le GaniG1ANo dans le.royaume de Naples proprement dit; le Tigre dans l'Etat du Pape; l’AnNo dansle grand-duché de Toscane; le SErCH10 dans ce dernier état et dans les duchés de Modène et de Lucques; la Mara dans les territoires Modenais, Toscan et Sarde; le Van sur les territoires Sarde et Français. Le Tyaso el la FLumenposa dans l'ile de Sardaigne; le Goo dans celle de Corse,

cawaüx et nouTes, On ne doit pas.s’étonner si la patrie des Léonard de Vinci, des Galilée, des Castelli et. de leurs élèves, offreun grand nombre de travaux hydrauliques remarquables, parmi lesquels quel-

ques-uns sont regardés même comme les plus anciens que l’Europe possède, Le plus grand nombre de canaux et les plus importans se trouveat dans la partie de lilalie qui est comprise dans l’empire d'Autriche; nous en avons déjà fait mention à la page 275. Les autres parties de la péninsule en ont plusieurs, surtout le royaume Sarde, le duché de Modène et la partie seplentrionalé de l’Etat du Pape; mais ce.sont plutôt des canaux d'irrigation que des canaux navigables. Les principaux canaux que l’on peutranger parmi ces derniers sont : le canal de Pise, qui va de cette ville à Livourne ; le canal de Cento, quimétén communication Bologne avec Ferrare; il est remarquable dans l'histoire de la science hydraulique par lés longs .et difficiles travaux dont il a été l’objet pendant près de deux siècles sous la direction des premiers mathématiciens de l’Italie; le canal qui va de Ferrare au PO de Maestro ; le canal Tassont, qui va de Moncasale au PO, et fait communiquer Reggio avéc ce fleuve; le canal qui de Modène ya au Panaro.

Parmi le grand nombre de canaux d’écoulement et d’arrosement qu'offre le cidevant Piémont, nous signalerons surtout les. suivans : le canal d’Ivrée, celui de Cagliano et le Rofto , qui, avec leurs branches nombreuses, forment le système d’irrigalion artificielle à laquelle les provinces de Vercelli, de Biella et de Casale doivent en grande partie leur fertilité ; le naviglio di Bra, qui est le plus important dans le haut Piémont , et qui est alimenté par les eaux de la Stura de Cuneo et de la Grana où Mellea : Emmanuel Filiberto avait Je projét de le rendre navigable ; le canal de la Venaria, dérivé de la Dora; le canal de Caluso, par lequel de vastes terrains incultes dans les environs de Chivasso ont été changés en campagnes fertiles par Charles-Emmanuel 111; on admire surtout une vaste galerie qu’on a.été obligé de creuser pour la conduite des eaux, Dans la Toscane on trouve le canal de la Chiana, remarquable par son étendue et par son antiquité ; il joint le Tibre à l’Arno ; le canalde lOmbrone qu’on devrait nommer de Léopold eu l'honneur du jeune prince aussi philantrope qtéclairé qui vient de le faire construire avéc une étonnante rapidité, afin de redonner à la culture et de rendre habitable une grande partie

de la Maremma de Sienne; il conduit une partie des eaux de l’'Ombrone dans la lagune de Castiglione,. l Notre cadre ne nous permet pas de citer seulement les nombreux canaux d’irrition qui sillonnent les plaines fertiles es duchés de Modène et de Lucques, et celles des légations de Ferrare , Ravenne et Bologne ; mais nous ne pottvons passer sous silence les nombreux ét importans travaux faits à différentes époques pour assainir les marais Pontins, et ceux qu’on a commencés en 1824 dans l’Abrüzze-Ultérieure 11, pour ouvrir l’ancien émissaire construit par l’empereur Claude, afin d'éviter les ravages produits par les débordemens du lac Fucino appelé aujourd’hui Celano ; le roi de Naples régnant a même le projet de faire servir ce lac comme d’un’ grand réservoir auquel aboutiraient les deux canaux navigables que l’on se propose d'ouvrir pour faire communiquer la Méditerranée avec la mer Adriatique. Nous ajouterons , comme une curiosité qui mérite d’être signalée, le petit canal de Castel-Gandolfo , dans l'Etat du Pape; c’est peut-être le canal de cegcnre le plus ancien connu historiquement : creusé par les Romains l’an 308 avant Jésus-Christ, on prétend qu’it n’a jamais eu besoin de réparation ; il a :

3 pieds et demi de largeur sur 6 de hautetir et 1260 toises de longueur; il décharge les eaux du lac de Castel-Gandolfo situé près d’Albano. | C’est icique nous croyons indispensable de faire mention des routes magnifiques qui, ouvertes à grands frais depuis le commencement du siècle, ont fait disparaître l'inconvénient qu’on reprochait à l’Italie d’être séquestrée du reste de l’Europe par des remparts à peine accessibles. Les supérbes routes du Mont-Cenis, du Simplon, et celles ouvertes plus tard par le pu en , le Stelvio , la Cortina, ct la onteba, dans l'Italie Autrichienne ; la nonvelle roùte du Saint-Gothard dans l’Italie-Suisse ; celle onverte entre Gênes et Livournte, dont on admire la superbe galerie entre Recco et Chiavari; et la grande rotite qui, à travers la Sardaigne, réunit Cagliari à Sassari, sont Tue:

tement rangées parmi les plus grands monumens que la main de l’homme ait encore produits en ce genre, par les difficultés qu’il a fallu vaincre dans leur construction, par l’immensité des travaux

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d’aris en murs de soutenement, en ponts et en galcries souterraines. La nature et l’art se disputent l’admiration du voyageur qui les parcourt. Ils doivent. être signalés dans la description d’une contrée qui, plus que toute autre, est riche en monumens, La nouvelle route de Calabre, qui, sur une ligne de plus, de 250 milles, parcourt toute la partie méridionale, du royaume de Naples , le plus souvent sur la crête des plus hautes montagnes et sur des fleuves ow des torrens 'indomptables et toujours funestes aux digues qu’on leur avait opposées pour les: contenir ; la reconstruction de l’ancienne voie romaine qui conduit à Brides (Brindisi), enpassant par Fondi, Beneventel Bari; les grandes et belles routes qui depuis peu traversent dans les directions principales toute la Sicile, à laquelle des g hes peu instruits reprochent encore de manquer entièrement de grands. chemins ;:la nouvelle route de Turin à Gênes, par un col:beaucoup plus bas que celui de Ja Bochélta ; celle qui conduit de Génes à Nice, et la superbe route que le grandduc de Toscane fait construire entre Livourne et Grossello, ne doivent pas être passées sous silence ; ce sont des travaux pour le moins aussi importans que la construction de quelque canal à petites dimensions, qué les raphes se plaisent à genes avec les plus minutieux détails.

mansamss.Ce serait laisser une grande lacune dans la description de l'Italie, que de ñne rien dire de ces Marennes, nom sous lequel on désigne toute la partie de son liltoral compris entre l’Arno et le Volturno. Tout ce vaste espace est frappé de la malaria comme la campagne de Rome. On n’a pas encore pu donner une explication satisfaisante de ce terrible phénomène, qui certes dans une grande artie de sa surface ne peut nullement tre attribué aux eaux stagnantes , comme on peut le dire des marais Pontins et dubassin de l’'Ombrone, Les voyageurs et les géographes s’accordent à tort depuis long-temps à regarder comme un désert inculte et stérile cette partie de PItalie ; mais un jeune et savant voyageur qui vient de la parcouriret qui a entrepris ’en faire la description, la représente comme un pays à grande culture, où, comme chez les Hébreux, on laisse reposer les terres pendant plusieurs années. C’est

dans les maremmes, dit M Didier, quil faut aller pour voir ent charrues aûte à-la-fois de deux, rois, jusqu'à quatre paire de bœufssauvages labourantde front un champ de deux à. trois lieues, Telles 47 A mailles, telles moissons. Déchirées par de sipuissansmoyens, les terres saturniennes nesont nirebelles, ni ingrates,et lenr sein fécond ne s'ouvre pasen vain. Quand vient l'heure de la récolte, les montagnards de la Sabine, de Lucques et des Abruzzes, descendent pour la faucher, Ces vastes solitudes sont. tout. d’un. coup: peuplées comme par enchantement. C’est là encore une des irrégularités de.ces champs illustres, que tout y estbrusque, subil, et que l’art des transitions y est pour ainsi dire inconnu. Le matin une jachère immense ; lesoir un champ cultivé ; aujourd’huiun champ blond d’épis ; demain encore une jachèrearide. Il en est à-peu-près de même de tous les sols à-grande culture; mais nulle part les contrastes ne sont aussi frappans; et les steppes de l’ltalie n’ont point d'émules.

Ce: qu'il ya de plus grandiose avec la moisson dans l’agriculture des maremmes, continue M. Didier, c’est legouvernement des troupeaux. Pas plus que le moisson neur, le pâtre n’y est indigène. Descendu comme lift des montagnes dans la saison des neiges, il y remonte au printemps, et ses troupeaux avec lui. À chevalet la lance au poing, ce pâtre farouche, mais franc et ‘hospitalier , mesure d’un œil ardent l'horizon sans bornes, etrien n'échappe à sa vigilance. Malheur au taureau rebelle, à l’étaion révolté qui jettent le désordre dans son troupeau, Le fer se Leint de leur sang enflammé ; ils rentrent confus dans le rang ; et la brute indocile et vaincue , reconnait dans l’homme son maitre, et subit son joug en silence.

POPULATION. Population absolue, 21,400,000 habitans. Population r'elative, 225 habilans par mille carré, Voyez Particle Superficie, à la page 370.

sTanoaRAP&1E, L'Italie dans les confins que nous venons de lui assigner, n'est habitée que par des Zfaliens qui appartiennent à la soucHE GRECO-LATINE. Une petite fraction seulement de sa population se compose de peuples quine parlent pas l'italien ; ce sont les Vaudois, dans les vallées de Lucerne, Angrogna et Saint- Martin dans l’intendance de Pinerolo dans le royaume Sarde ; les prétendus Grecs

du royaume des Deux-Siciles , qui sont réellement des colons Albanaïs ; les véritables Grecs établis à Livourne , Trieste ét Venise et dont une petite colonie existe en Corse dans les environs d’Ajaccio ; lès Leds qui vivent à ÉA poibe en Sardigne ; ces quatres peuples appartiennent à la SéUËbE | EE MeTLON EE. Les Allemandr des vii Commüni au nord de Vicence , ceux des xt Communi dans le Véronais, cenx de la Val Sugaua dans le Tyrol méridional et uelques autres milliers d’Allemands établis à Venise , dans la perte italienne du gouvernement de Trieste et dans quelques autres localités au sud des Alpes, appartiennent à la sou- CHE GERMANIQUE. Quelques milliers de Slaves habitent dans la partie italienne du gouvernement de Trieste et sont comris dans la grande famille des PEUPLES LAVES, Enfin, les Juifs, dont on a tant exagéré le nombre, et qu'on rencontre dans toites les grandes villes et dans les pr de commerce, et les Maltais, qui abitent les campagnes du groupe de Malte , sont des peuples qui appartiennent à la grande SOUCRE SÉMITIQUE.

RELIGION, On peut dire que tous les Italiens professent Za religion oatholi-

ques parce qu’il n’y a qu’une très petite

raction de la population de Pltalie qui suive d’autres dogmes. Cette fraction est subdivisée en Vawdois (Valdesi), secte de protestans qui remonte jusqu’au xrrr° siècle, et dont les pet viventen Piémont dans les vallées de Lucerne, Angro-+ gna ét Saint-Martin; en Ca/vinistes et Luthériens établis dans: les principales villes de commerce, et surtout à Venise, Trieste , Naples et Livourne ; en Grecs, qui se trouvent à Venise, Livourne, Trieste et dans le royaume des Deux-Siciles ; enfin en Juifs qui demeurent dans toutes les grandes villes et dans les places les plus commerçantes : Rome, Livourne et Venise en offrent le plus grand nombre réuni.

douvannamsxr, Il est monarchique absolu dans tous les états, à l’exception de celui de St-Marin, où il est républicain. La Sardaigne a un parlement formé par les trois ordres du royaume :

l’'ecclesiastique est regardé comme le premier : il comprend lesévêques, les abbéset les chapitres ; leniifatre ou lesecond , composé de nobles ; le éroisième dit aussi royal, formé par les conseillers des sept villes du royaume; une junte de

députés des trois ordres accorde au gouvernement tous les trois ans plusieurs contributions sous le titre de donafivi (dons) dont le roi demande le renouvellement par des lettres circulaires. La Sicile depuis 1815 n’a plus de parlement et est gouvernéé absolument comme le royaume de Naples proprement dit. Le gouvernement de l'Etat du Pape est une monarchie absolue élective , dont le chef est choisi dans le collège des cardinaux.

æwovsrass. Lorsqu'on veutéêtre impartial il faut avouer que sous le Dir e l’industrie manufacturière, les Ilaliens , qui dans le moyen âge marchaïient à la tête de la civilisation, sont, en général, restés en arrière des Français, des Anglais et des Allemiands. Leurs villes cependant n'offrent pas le man d'activité que plasieurs géographes gers se plaisent à leur supposer, et il y a mème quelques parties qui, sous ce point de vue, peuvent rivaliser avec les pays les plusindustrieux de l’Europe, surtout dans l’Italie-Autrichienne ; le royaume de Naples et l'Etat du Pape, pays que l’on accuse de manquer presque entièrement de manufactures, offrent même des localités qui se distinguent par une grande industrie ; nous les avons signalées dans la description des états auxquels elles appartiennent. Ne tenant pas compte des parties de l'Italie qui dépendent d’états étrangers et dont. nous avons déjà parlé en les décrivant, on peut citer parmi les principales productions de l’industrie du reste de l’italie : les éfoffes de soie de Turin , Gènes, Lucques , Naples, Palerme et Catania , d’Ancône , de. Florence, de Pesaro et Bologne ; le velours noir de Gênes ; lesgants de fit de pinnemarine de Palerme; ceux en peau de Naples, de Gènes, de Rome et Lucques ; les crépes de Bologne ; les gazes de Chambéry et la blonde de Gênes; les fleurs artificielles de Gènes, de Turin, de Bologne, de Rome et d’autres villes ; les fanneries de Rieti, Ancône, Rome, Gênes, Solfra, Arpino, etc. ; le papter de Lucques, Pescia, Colle et Serravezza, Génes , Fabriano, Turin et celui des bords du Fibreno dans le royaume de Naples proprement dit ; leparchemin de Rome, de Fabriano et celui du Piémont; le rosolio et le chocolat de Florence ; les essences et les fruits candis de Florence, de Nice et de Gènes , de Naples, Reggio, Sulmona et Palerme, de Rome et d’autres

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artial el'injs , qui tète de stés en des Aloffrent sieurs à teur parties valiser e l’Euienne ; Pape, resque offrent nt par ons si-

villes de l’état du Pape; les irs{rumens d'optique de Modène, faits ar le célèbre Amnici, etceux de Turin ; la bijouterie de Rome, Bologne, Florence, Turin, Naples, etc., etc.; les rafines du Piémont ; les savons de Naples, de Livourne et de plusieurs autres villes ; le vitriol de Viterbe; les pâtes de Naples, Bologne, Gènes et de plusieurs autres villes ; les Autles de Lucques et du royaume des Deux-Siciles qui, avec les sotes de ce même royaume et celles du royaume Sarde, du, duché de Lucqueset du rand-duché de Toscane, tigurent parmi les principaux articles d'exportation de l’Italie; la quincaillerie d'Annecy, Turin , Gènes, Varallo dans le royaume Sarde, de Scarperia et Pistoja en Toscane, de Campobasso dans le royaume de Naples et de plusieurs villes des états de l'Italie septentrionale et moyenne ; les fers de l'ile d’Elbe, du Piémont et de la alabre ; les cristaux et la verrerie d'Alex dans le Genevois, de Crevola dans la province d’Ossola ; la porcelaine des environs de Florence, celle de Turin ; la faïence de Faenza, de Pesaro, de Pinerolo et d’autres villes ; et les ouvrages en terre cuite des environs de Florence; les ouvrages en albâtre de Volterra, de Castelvetrano en Sicile et de plusieurs autres villes ; ceux en marbre de Carrare, de Doussard dans le Genevois ; les draps de Mondovi , Savigliano , Turin, Pinerolo, Voltri, de Borzonasca et autres communes du royaume Sarde , ainsi que ceux d’Arpino, Naples et autres villes du royaume des Deux-Siciles et de l'Etat du Pape; les bonnets de laine à l’usage des peuples du Levant , dont on fabrique encore 16 à 17,000 douzaines par an à Gènes, et plusieurs milliers à Prato, dans le grue uché de Toscane ; les cirertes de

ivourne, Florence, Rome, Naples, etc. ;

les cordes de boyaux pour les instrumens de musique de Hope , Rome,

etc. ; les chapeaux de païlle de la Toscane , de Naples , de Gênes et de Turin; les chapeuux en feutre de ces deux dernières villes ; les ouvrages en corail de Gênes, Livourne, Pise, Naples, Castel-

-vetrano, Catania et autres villes du

royaume des Deux-Siciles et de l'Etat du Pape; ceux en agate et en ambre de Catania ; les perlesfausses de Rome ; les ouvrages en mosaïque de cette ville et ceux en pierres dures de Florence.

L'Italie continue toujours à être le siège

des beaux-arts dont elle a été le berceau, et sans parler des nombreux artistes qui vivent dans les cités de l’Italie-Autuichienne, ceux qui habitent ces grandes villes, surtout Rome et Florence, ajoutent continuellementaux richesses qu’elle possède en ce gars. Nous n’énumérerons pas ici les nombreuses productions de ces artistes ; mais nous ferons observer que la typographie et la gravure des cartes géographiques, dans lesquelles on re— proche aux ltaliens d’être restés en arrière des Français, des Anglais et des Allemands, offrent denos jours des chefs, d'œuvre pour le moins égaux à ceux de ces «nations. Tout le monde connait les admirables produits des presses de Bodoni, et ceux que l'Italie doit à un savant typographe qui marche sur ses traces, à M. Bettoni; les cartes publiées par le dépôt de la guerre de Milan, la belle carte de l’Afrique septentrionale dressée et gravée. par M. Segato à Florence et celle de la Toscane par le père Inghirami, démontrent sans réplique combien sont injustes les reproches adressés aux Italiens dans ce genre d'industrie.

commencs. Quoique le commerce de l’Italie ne soit plus aussi étendu ct aussi florissant que dans les xu°, xuri°, xav' et xv* siècles, pendant lesquels les Italiens avaient pour ainsi dire la domination exclusive des mers et où chaque ville importante entretenait des relations commerciales avec des pays très éloignés, il est encore aujourd’hui très considérable, Les principales ExPORTATIONS consistent en soie, huile, blé, riz, sel, chanvre, fruits secs et confits, oranges, citrons, vins.

Vient ensuite un grand nombre d'articles beaucoup moins importans, tels que, vinaigre, rosolio, essences, savon, fromage, laine, chevaux, corail brut et travaillé, marbre, alun, soufre, pouzzolane, perles fausses, papier, parent, étoffesde soie, velours, gants de peau, brocards d’or et d'argent, thériaque et autres préparer tions médicinales ; et une grande quantité d’articles de beaux-arts, tels que mosaïques, tableaux, sculptures, etc., etc.

Les principales IMPORTATIONS Consistent en denrées coloniales, poisson salé, étoffes de soie et de coton, toiles, draps, quincaillerie, fer, vins étrangers, surtout de France, et une foule d’autres objets de manufactures étrangères, surtout de modes. Les principaux ports marchands sont:

d'Anroûne, dans l'Etat dn Pape; Gaûte,

Gênes ; Cagliari, et Nice, dans le royaume Sarde; Livourne dans la Toscane ; Civila-Vecchia, Ancône et Sinigagliadans l’Etatdu Paie; Naples,Bart, Gallipoli, Reggio, Oütrone, Messine, Palerme et Ti'apant dans le royaume des Deux-Siciles. Les principales places de rommerce dans l’intérieur sont : 7#rin , Alexandrie, rona, Chambér.

dans le royaume Sarde ; Florence, Lucques, Modène, Reggio et Parme dans

e grand-duché de Toscane et les dnchés de Lucques, Modène et Parme ; Bologne,

are et Ponte di Lago Scuro, Peuse, Foligno et Rome dans l’Etat «in Pape ; Foggia, Altamura, Lecce, Aveldino, Campo-Basso dans le royaume de Naples proprement dit. Pour les parties de l’Italie dépendant d’autres états, voyez Pempire d'Autriche, les monarchies Française et Anglaise, etc., etc,

PLAGES ronT=s, Les principales places fortes de l'Italie sont: Géres , Véntimille, les forts de Basd et de Lesseillon, Exilles, Fenestrelle, les ciladelles de Turin et d'Alexandrie dans le royaume Sarde; la citadelle de Plaisance dans le duché de Parme; Civifa-Vecchia, Comacchio et les citadelles de Ferrare ct

Pescara , Civilella del Trutilo , Capoue, Syracuse, Messine et Trapani dans le royaume des Deux-Siciles ; Porto- Ferrajo dans le g'and-duché de Toscane.

pivisions rozrriQues. L’Italic, dans les limites que nous lui avons assignées, considérée comme région géographique , est actuellement partagée en treize parties d'une étendue très différente ; elles forment autant d'états divers, où bien elles appartiennent à d’autres états situés hors de ses limites. Ces treize divisions litiques sont : l’Zfalie-Autrichienne ; ‘[talie-Suisse ; le royaume Sarde; la principauté de Monaco ; les duchés de Lucques, de Parmeet de Modène ; le grand-duché de Toscane ; la républiue de Saint-Marin; Etat du Pape; e royaume des Deux-Sictiles ; l’Italie- Française et l'Italie - Anglaise. Nous renvoyons à l’article pays pour les contrées différentes comprises dans chactine de ces divisions ; aux chapitres de l’Empire d’Autriche, des monarchies Franaise et Anglaise et de la confédération uisse, pour la description des partics de l'Italie dépendant de chacun de ces élats.

Royaume Sarde.

cowr:s, Au nord, la confédération Suisse et proprement le canton de Genève, le lac de ce nom, les cantons du Va- Jais et du Tessin, A l'es, ce dernier canton, le gouvernement de Milan dans l’empire d’Autriche, le duché de Parme , la Lunigiane Toscane et le ci-devant duché de Massa dépendant de celui de Modène. Au sud, la Méditerranée. À l’ouest, la monarchie Française et praprement les départemens du Var, des Basses et Hautes Alpes, de l’Isère et de l'Ain. ;

PAYS. Les ANCIENNES POSSESSIONS , qui comprennent le duché de Savoie, moins la fraction cédée au canton de Genève, la principauté de Piémont, les duchés d'Aoste, et de Mortferrat ; la seigneurie de Verceil ; les comtés de Nice et d’Asti, le marquisat de Saluce; une partie du duché de Milan, savoir les provinces d'Alexandrie, de Valence, de Val de Scsia, de Novare, de Tortone, de Vigevano, la Lomclline, partie dn Pavesan et la plus grande partie du comté d’Anghiera ; les fiefs du Canavese et du ferriloire d'Asti, et l’ile ct le r'oyrtume de

Sardaigne.Les NOUVELLES POSSESSIONS, qui comprennent la ci-devant ru ique de G'nes, qui forme le duché actuel de ce nom , avec l'ile Capraja; les Langhe ou les fiefs ünpériaux. Le roi de Sardaigne a acquis en outre le droit de mettre garnison dans les places de la petite prinpauté de Monaco. j

FrznuveEs, La partie continentale de ce royaume est abondamment arrosée. Toutés ses eaux appartiennent ou à la mer Adriatique ou à la Méditerranée.

La MÉDITERRANÉE reçoit :

Le RHÔNE , qui vient de la Suisse et ne fait que toucher la frontière de la Savoie. Ses principaux affluens dans cette province sont tous à ‘a gauche; nous nommerons : l'4rve, qui traverse la partie septentrionale de la Savoie , passe par Cluse, Bonneville et entre dans Je canton de Genève; l'Isère qui traverse la Savoie moyenne, passe par St-Maurice , Mouliers, Montmeillan et entre en France après avoir reçu l’4#7'c qui baigne St- Jean-de-Maurienne,

Le Var qui traverse la partie occidentale de l'intendance générale de Nice et, dans la partie inférieure de son cours, sépare ert élat de la monarchie Française.

La Macra qui vient de la Lunigianc Toscane ei

ces deux le duché gauche Pignero Dorala Ses Gogna doppis Suisse pare Île Vénitien

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