partie Mine e célè- 1801 la palais a caaumens Jesus, ur l’ar
ses déremaronsérve abillés , ’on reans le St-Jople sourieur et e colone de l’Odes Oliofessa , doit nt pour ues an- ‘sa menaine qui de Place) mensions ie de son
gouvern’a plus luogote-
Palerme illet, un s de l'ile, son comconsidé-
Les alentours de Palerme offrent plusieurs lieux qui méritent d’être mentionnés, Nous citesons : MONTREAL, ville archiépiscopale , avec un collège royal et environ 18,000 habitans, y compris ceux de RoccaetdeSan-Martino;on y admire sa magnifique basilique, qui est peutêtre le plus beau temple de toute la Sicile. La BAGHERIA, petite ville de 4000 âmes, agréablement située et environnée de jolies maisons de campagne de la noblesse de Palerme. Bocca pt FaLco, remarquable par les établissemens agricoles, philanthropiques et d'industrie , créés par le dernier roi lorsqu'il n'était que prince héréditaire; on y distingue surtout un jardin botanique, riche d’un grand nombre de plantes exotiques. Sa population jadis de 400 habitans s’est élevée à 4000 dans l'espace de huit ans. La Favo- RiTA et Ficuzza, charmantes maisons de plaisance avec de beaux parcs.
Pius loin et dans un rayon d'environ 20 milles on trouve : vers l’ouest, ALcayo, ville médiocre d'environ 12,000 habitans, dans les environs de laquelle on voit les restes de l’ancienne Segesda, réduits à un tas de pierres dont on ne peut deviner l’ancienne forme; et tout près de celte dernière , les restes d’un lemple qui doit avoir été un des monumens les plus parfaits et les plus grands de l'antiquité : les colonnes, l’architrave et le fronton sont assez bien conservés ; vers le sud, CoRLEONE, importante par son collège royal; on lui accorde 12,000 habitans; et vers l'est, TERMINI, par son port, par ses (ortifications, par son collège royal, son école de navigation (seminario nautico) et par ses eaux minérales renommées; pop. 14,000 àmes environ.
Messie, chef-lieu de l’intendance de ce nom, grande et belle ville épiscopale, forte, assez industrieuse et très commerçante, avec le plus beau port du royaume des Deux-Siciles etun des plus beaux de l'Europe, située dans une position délicieuse sur le détroit auquel elle donne son nom. Le palais Senatorio ou hôtel-de-ville, d’une architecture simple et imposante, mais pas encore achevé ; l’arsenal, la cathédrale , avec son fameux autel dédié à la sacra lettera (la lettre de la Vierge aux Messinois); le palais épiscopal ; la loggia ; le séminaire , et le grand-hôpilal sont ses plus beaux édifices. Le collegeroyal , le séminaire et la bibliothèque royale sont les princp établissemens littéraires de cette ville, qui est la plus industrieuse et la
plus commerçante de la Sicile , et dont la population est estimée au-dessus de 47,000 âmes. Messine, dit M. Quattromani, est peut-être la seule ville de la Sicile qui n'offre aucune antiquité ; elle a élé entièrement détruite par le tremblement de terre de 1783. Cette ville est
le siège d’un tribunal de commerce et d’un tribunal d'appel ; ses belles et vastes fortifications, sa citadelle et son arsenal méritent d’être vus ; ses environs offrent une des parties les plus peuplées et les mieux cultivées de Pile ; on doit ajouter que Messine est le point stratégique le plus important du royaume des Deux-Siciles.
CATANE (Catania), chef-lieu de l’intendance de ce nom, grande et belle ville, avec un port et des rues tirées au cordeau , larges et propres partout ; sur tous les points on y jouit de la vue soit de la mer, soit de l’Etna. Si des torrens de lave n'avaient pas renversé et englouti plusieurs fois ses monumens, et si de nouveaux édifices ne s'étaient pas élevés en si grand nombre à leur place, Catane serait aussi sous ce rapport une des villes les plus remarquables de la Sicile, On y voit encore les restes de ’amphitheätre le plus vaste que lon connaisse , puisque sa circonférence dépasse de presque un tiers celle du fameux Colisée de Rome; on doit citer aussi les restes d’un #hédtre, d’un odeum ou théâtre comique, et de vastes bains chauds et froids. La cathédrale , l'hôtel-de-ville ( palazzo del Senato) et le magnifique et vaste couvent des Bénédictins sont ses édifices modernes les plus remarquables.
Parmi ses établissemens littéraires on doit citer surtout l’université, le lycée, la bibliothèque publique et le musée. Catane doit ce dernier ainsi que plusieurs statues, un éléphant en basaite et la plupart des beaux restes d’antiquités qui la décorent, au prince de Biscari. Ce riche seigneur employa sa fortune à faire des fouilles, et grâces à son intelligente persévérance l’on put jouir de la vue du théàtre, des bains, de l’amphithéâtre et d’autres monumens cachés sous plusieurs couches de lave et de dépôts d’alluvions.
Le médailler et le musée particuliers du prince Biscari, le cabinet d'histoire naturelle de M. Gioeni méritent d’être mentionnés ainsi que l'académie Givjena qui s'occupe de tout ce qui concerne les trois règnes de la nature. Les étof'es de soie de Catane rivalisent avec celles des meilleures fabriques du royaume. Cette ville est le siège d’un archevéché, d’un tribunal de commerce et d’un tribunal d'appel ; elle compte environ 40,000 habitans.
Dans ses environs, remarquables par la beauté de la campagne , la douceur du climat et l'étonnante fertilité du sol, on trouve plusieurs petites villes importantes sous plus d’un rapport; nous citerons : ACI-REAL, bâlie sur un énorme massif de laves basaltiques; elle ést remarquable parson voisinage de l’Etna qui est le plus grand volcan de l’Europe, par.son industrie et par la régularité de sa construction. AcosTa ou AucusrA, ville de médiocre étendue, mais très importante par ses fortifications, par son port et par sa situation délicieuse ; on lui accorde 10,000 habitans. Taor- MINA , petite ville, qui, par la beauté de sa position, l'emporte, selon M. Kephalides , sur les autres villes de la Sicile; on y admire surtout le théâtre, qui malgré ses grandes dimensions est presque tout taillé dans le roc; viennent ensuite la naumachie, la citerne et l'aqueduc. Nous rappellerons que dans le moyen âge cette ville soutint contre les Sarrasins un siège qui est peutétre le plus long dont l'histoire ancienne ou moderne fasse mention, puisqu'il dura, selon le savant M. Botta, environ 80 ans.
Les autres villes les plus remarquables de la Sicile sont :
CALTANISETTA , chef-lieu de l’intendance de ce nom; c'est une ville assez grande, bien bâtie et une des plus importantes de la Sicile; pop.
16,000 habitans environ. GiRGENT! , ville épiscopale, mal bâtie et située peu loin de la côte sur une colline, dansle voisinage de l’ancienne 4g r'igente, avec un port, quelques fortifications et environ15,000 habitans. La cathédr'ale et le couvent de St-Nicolas sont ses principaux édifices; la bibliothèque publique et le médailler sont ses principaux établissemens littéraires. Dans son voisinage on trouve à Girgenti Vecchio (Vieux Girgenti)le temple de la Concorde, qui ayant été consacré à St-Grégoire est presque entier; celui de Junon et les vestes de ceux de Cérès et de Proserpine, d'Hercule, d'Apollon, de Diane, de Castor et Pollux, d'Esculape et de Jupiler Olympien, que Divdore de Sicile regardait comme le plus grand de l'antiquité, quoique sa longueur n'égalät que la moitié de celle de St-Pierre de Rome. On sait qu'il ne fut jamais achevé, car les Carthaginois le détruisirent lorsque l’on allait y poser le toit. Il avait intérieurement trois nefs ; des colonnes de 120 pieds de hauteur supportaient dés géansen guise de cariatides.Le môle du port de Girgenti a été construit avec une partie des ruines de ces temples magnifique ARAGoNA , petite ville d'environ 6000 habitans, remarquable par sa galerie de tableaux, par ses antiquités et par le voisinage du volcan vaseux de Macaluba, le plus connu parmi ceux de ce genre. CASTRO-GIOVANNI, par sa position sur une haute montagne , située presque au milieu de la Sicile et par son collège royal; elle occupe l’emplacement de l’ancienne Enna, célèbre par le culte qu'on rendait à Cérès dans un temple magnifique ; pop. 11,000 âmes.
TnapAnt, ville forte, industrieuse etcommerçante, bâtie sur une presqu'ile , avec un co/iège royal, un tribunal de commerce et 24,000 habi-
tans; sa marine marchande, quoique encore
peu considérable, est regardée comme la plus nombreuse de l'ile, surtout pour les voyages de long cours. MansaLAa, assez grande ville, avec un collège royal, un port encombré de sable et environ 21,000 habitans ; ses vins renommés forment un article important d'exportation. Maz- ZARA, ville forte et épiscopale, à laquelle on accorde 8000 habitans. CasTEL-VETRANO, ville d'environ 13,000 habitans, remarquable par ses fabriques de corail, par ses ouvrages en albâtre et surtout par le voisinage des restes de l'antique Selinonte ; on y voit d'énormes monceaux de ruines que les gens du pays appellent pilieri de’ giganti ou piliers des géans. Les superbes métopes sculptées , découvertes dernièrement en fouillant à la base de la façade du temple central, et le savant ouvrage publié par MM. Harris et St- Angell pour illustrer ces magnifiques ruines, ont ajouté à leur importance. M. Angell suppose que les six temples de Selinunte furent construils avant la 3° année de la 92° olympiade , et fait remonter la construction du temple central à la 32° ou à environ 60 ans avant la date assignée aux fameux marbres d’Egine et à 150 ans avant l'érection du temple de Thésée à Athènes. M. Kephalides regarde ces ruines comme les débris des plus grands monumens de l’Europe; leur aspect frappe d'étonnement; on ne peut le comparer qu’à celui du Colisée de Rome. Du milieu de la masse énorme de débris qui ressemblent à des quartiers de rochers, s'élèvent quelques colonnes gigantesques; toutes les autres sont étendues pèle-mèle à terre ; le style de leur architecture est dorique comme ceux de Ségeste et de Girgenti.
CErALu, ville épiscopale, d'environ 9000 habitans, dans l’intendance de Palerme, importante par son port, son commerce, son éCu/e de navigation et ses pèches. Dans ses environs immédiats, dans la direction de Tindari, on voit une maison de construction cyclopéenne, que de savans archéologues croient être contemporaine à la construction des murailles de Tirinthe dont nous parlerons dans la description du nouveau royaume de Grèce.
Syracuse, ville de 14,000 âmes , forte et épis copale, avec un port, un collège royal, deux séminaires, une bibliothèque et un musée où l'on admire une Fénus d'un travail exquis dé couverte il y a quelques années. La vue de peu de villes inspire des sentimens plus pénibles que ceux que font éprouver la solitude , les décombres et la destruction qui environnent cette ancienne métropole de la Sicile. Des cinq quartiers magnifiques et populeux Ortygie, Achradine, Tryché, Neapolis et Epipole dont l’ensemble formait la superbe Pentapole, la seule Ortygie est encore habitée; cette petite île, berceau de l’ancienne Syracuse est tout ce qui reste d’une ville immense qui osa braver la puissance d'Athènes, de Carthage et de Rome. Des masses énormes, des décombres d'environ 20 milles de circonférence et quelques monumens sont tout ce qui reste pour attester sa grandeur passée ; son port. jadis un des plus beaux de la Méditerranée, est ensablé et ne peut plus recevoir que des chebeks
ou tell est Par anc dr figu goùû que im a 66] spec des nous qu'u situé reco on aux niers tend dato sont éton roc, lesq une com dispo som trer vres.
de sé que d celle prisor très 1 mont les pre leries res de ches on cr le roc une é les his ver qi jusqu’ des, ralem du mo soient corep dans t CALT impor collè, porte autan nage vall croit
e la plus oyages de jille, avec de sable et nmés forion. Mazquelle on No, Ville le par ses en albâtre e l'antique Lux de ruieri de’ girbes méto:
at en fouil- #entral, et rris et Stuines, ont 1ppose que construits et fait reral à la 32° signée aux ; avant l’ées. M. Kedébris des eur aspect comparer ilieu de la lent à des s colonnes | étendues rchitecture et de Gir-
n 9000 hamportante je de naons immén voit une e, que de emporaine
Tirinthe n du nou-
te et épis al, deux usée où xquis dé de peu de s que ceux bresetla enne mémagnif- , Trché, e formait e est ende l’an- ’une ville 'Athènes, énormes , circonféut ce qui son port.
anée , est s chebeks
ou brigantins ; la célèbre fontaine d’Aréthuse a tcllement diminué le volume de ses eaux qu’elle est devenue un des lavoirs de la ville moderne,
Parmi les magnifiques restes qui annoncent son ancienne splendeur nous citerons : la cathédrale, qui est l'ancien temple de Minerve, défiguré par différentes constructions de mauvais goût ; l'amphithéätre, qui est un des plus grands que l'on connaisse ; le théâtre, qui, malgré son immense étendue , est tout taillé dans le roc, il à 66 rangs de sièges, et pouvait contenir 40,000 spectateurs; on le regarde justement comme un des ouvrages les plus étonnans que les anciens nous aient laissés ; l'oreille de Denys, qui n'est qu’une voûte de la grande latomie du Paradiso, située entre le théâtre et l’amphithéâtre; elle se recourbe en forme d’un S et l'écho y est très fort ; on y distingue encore les traces des anneaux auxquels on attachait les malheureux prisonniers ; mais les passages par où l’on pouvait entendre leurs cris sont entièrement détruits. Cette datomie et plusieurs autres encore plus grandes sont justement ce que Syracuse offre de plus étonnant. Ces immenses cavités, taillées dans le roc, forment des galeries hautes et larges avec lesquelles les catacombes de Rome, percées dans une terre sans consistance, ne peuvent entrc: en comparaison. Souvent leur partie supérieure est disposée en petites coupoles coniques, dont le sommet offre un trou qui servait à y faire pénétrer le jour, ou peut-être à y descendre des vivres. Il est indubitable qu'elles ont fini par servir de sépulture , quoique dans l’origine ce ne fussent que des carrières; nous avons déjà mentionné celle du Paradiso destiné par Denys à servir de prison. Elles offrent encore plusieurs tombeaux très bien conservés et des inscriptions qui remontent aux premiers temps du christianisme ; les premiers sont creusés par rangées dans les galeries; on peut très bien distinguer les sépultures de familles qui sont pratiquées dans les niches des parois : quand la nécessité l’exigeait, on creusait plus profondément ces niches dans le roc. Dans une de ces latomies on a découvert une église assez grande. On débite à Syracuse les histoires les plus extraordinaires pour prouver que ces excavations immenses se prolongent jusqu'à Catane. Sans admettre ces contes absurdes, nous ferons observer qu’on s'accorde généralement à les regarder comme les plus grandes du monde, qu: jue celles de St-Janvier à Naples soient bien plus hautes , et que personne n’aitencore parcouru ni ces dernières ni celles de Rome dans toute leur étendue.
CALTAGIRONE, assez grande ville épiscopale, importante par son industrie, son commerce, son collège royal etsa nombreuse population qu’on porte à près de 20,000 âmes. Monica, qui en compte autant, est remarquable surtout par le voisinage de la vallée d’Ipsica dite aussi la vallée des Traglodyÿtes, parce qu'on croit que ses grottes innombrables, creusées
dans le roc et formant une rue longue de plus d'un mille, ont servi de demeure à une des plus anciennes tribus qui habitaient la Sicile. De chaque côté et à l'extrémité supérieure de la vallée, on voit un grand nombre de petites chambres disposées par étages ; elles s'étendent jusqu’à Spaccafurno. Cette disposition ne permettait d'atteindre à celles d'en haut que par des échelles. Ces chambres singulières ont la forme d’un carré ordinairement régulier, quelquefois oblong; l'entrée en est très large, mais très basse; dans quelques-unes, la partie supérieure de l'entrée est voûtée. Toutes ces différences provenaient sans doute des destinations diverses de ces grottes, ainsi que du rang et de la richesse de leurs habitans; quelques-unes ont plusieurs subdivisions ; d’autres ne consistent qu’en une pièce ; cependant elles se ressemblent toutes non-seulement entre elles, mais aussi avec celles qu’on a découvertes dans les environs de Castro-Giovanni et mème avec les fameuses catacombes de Syracuse. Noro, petite ville d’environ 11,000 habitans; elle domine la vallée du même nom, qui donnait la dénomination à une des trois anciennes divisions administratives de la Sicile; le #usée de M. Astuto, baron de Fargione, offre le plus beau médailler de la Sicile; on y voit IS médailles de toutes les anciennes villes de cette ile.
Parmi les iles qui dépendent de la Sicile sous le double rapport physique et politique, et que nous avons déjà indiquées dans le tableau de ses divisions administratives, nous ne signalerons que les suivantes à l'attention du lecteur : Lipant dans l’Archipel volcanique de ce nom, dont elle est la plus grande; la petite ville de Lipari en estle chef-lieu , et est la résidence d’un évêque; sa montagne de Campo-Bianco est renommée dans toute l'Europe par les pierres ponces qu'elle fournit. Salina est importante par ses satines et par ses vins ; Vulcano estremarquable par sa montagne fumante; Stromboli, par l’'étonnaente régularité des éruptions de son volcan, qui ont liru deux fois dans chaque quart d'heure ; Fe licudi, par sa vaste cavité connue sous le nom de grotte du Bœuf-Marin.
Dans le groupe des Egades, nous ne nommerons que Maretimo , à cause de sa petite forteresse qui sert de prison d’Ctat. Plus loin et vers l’Afrique , nous citerons Pantellaria, remarquable par sa position isolée , par ses cavernes et par ses pentes abruptes , par ses eaux thermales et par son vaste lac d’une immense profondeur Entre Pantellaria et la côte de Siacca en Sicile, et proprement dans le parage appelé la Secca del Corallo, une éruption volcanique qui eut lieu au commencement de juillet 1831, produisit une île nouvelle d'environ deux milles et demi de circonférence; les Siciliens la nommèrent Ferdinandea; dansle mois de décembre de la même année, elle disparut dans les abimes de la mer d’où elle était sortie ; mais en 1832 elle reparut de nouveau.
PÉNLNSIULE ELSPANIQUE.
Cette vaste partie de l’Europe Méridiouale, considérée sous le rapport politique, n'offre que trois états seulement, mais très différens entre eux pour l’étendue, la population et les ressources. Ces
trois états sont : le royaume de Portugal et celui d’Espagne, qui forment les noyaux des monarchies Porlugaise et Espagnole, et la petite répubiique d'Andorre.
Monarchie Portugaise.
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude occidentale, entre 8° 468’ et 11° 51’. Lalitude, entre 36° 58’ et 42 7’.
DIMENSIONS. Plus gi'unde longueur, depuis les environs de Melgaço dans le Minho jusqu'aux envi-ons de Faro dans l’Algarve, 309 milles. Plus grande lar-
eur, depuis les environs de Campo-
aior dans l’Alem-Tejo jusqu’au cap Roca dans l’Estremadura, 129 milles. | cowrims. Au #ord et à l’est, la monarchie Espagnole, et particulièrement les provinces de Galice, de Valladolid, de Zamora, de Salamanca, d’'Estremadura ou de Badajoz, et de Séville.
Au sud et à l’ouest, l’Océan Atlantique.
PAYS. Le royaume de Portugal proprement dit, celui d’Algarve et l'archipel des A:ores.
MOnNTsanEs. Les montagnes de cette contrée ne sont que la continuation des chaines du SYSTÈME HESPÉRIQUE, qui taverse la monarchie Espagnole. Les points culminans sur le sol portugais sont: la Foya dans lAlgarve appartenant aù groupe méridional, haute de 638 toises ; ia Serra d’Estrella, dans le Beira, dans le groupe certral, haute de 1077 toises; le Gaviara, dans le groupe septentrional, dans le Minho, haut de 1230? Voyez aux pages 81et S5.
ass. Les côtes du Portugal n’offrent que des tlo!s. Les plus remarquables sont le grexx7 des Berlengas, vis-à-vis de l’euiche ans l’Estremadura, et celui de Farv, vis-à-vis de Faro, dans l’Algarve.
Mais au milieu de l'Océan et à environ 800 milles des côtes du Portugal, s’élève l’important archipel des Açores , dont la superficie est estimée à 800 milles carrés. Voyez l’article Division.
LACS. Ce royaume n’en à aucun assez étendu pour mériter d’être nommé dans cet abrégé,
rzeuves, Si le Portugal marqué de lacs, il a en revanche beaucoup de fleuves, dont les plus grands viennent de l’Espagne; les autres prennent leur source dans ses propres montagnes. Tous ces fleuves ont ieur embouchure dans l’Océan-Atlantique. Les principaux sont :
Le Mixno, qui vient d'Espagne et ne fait que
toucher la frontière septentrionale du Portugal,
en baignant Melgaço, Valença et Caminha.
Le Lisa, vient d'Espagne et traverse le Minho en passant par Ponte-de-Lima et Viana.
Le Douro, vient d’Espagne, sépare le Tras-0s- Montes et le Minho du ä%eira, passe par San- Joûo de Pesqueira , Peso da Regoa et Porto; audessous de cette dernière ville il entre dans l’Océan; ses affluens sur le territoire Portugais sont : le Sabar, la Tua et la Tamega à droite ; l'Agueda et la Coa à gauche.
La Vouca nait dans les montagnes du Beira, traverse cette province eë entre dans l'Océan au-dessous d’Aveiro.
Le Moxveco est le plus grand des fleuves qui naissent en Portugal. 11 prend sa source dans l'Estrella, traverse le Beira et les granes plaines de Coimbra, et forme les ports de Figueira et de Buarcos.
Le Tace (Tejo des Portugais) vient d'Espagne, sépare l’Estremadura de l’Alem-Tejo, baigne Abrantes, Santarem, Aldea-Gallega et Lisbonne, et au-dessous de cette derrière ville il entre dans l'Océan. Ses principaux affluens sur le territoire portugais sont : l'£E/ga, le Ponselet le Zezere à ia droite; le Sever, le Zatlas et le Cunha ou Almans or à la gauche.
Le Saano ou SAnao que quelques cartes nomment improprement CazDao dans la partie supérieure de son cours. [I prend sa source dans l’Alem-Tejo, traverse cette province et l’Estremadura, passe par Alcacer-do-Sal et Setubal, et après avoir formé une lagune au sud de celle dernière ville, il entre dans l'Océan.
La GuaDiaNA vient d'Espagne, touche la frontière orientale de l’Algarve , et passe par Jerumenha, Castro Marim, et au-dessous de Villa- Real entre dans l'Océan.
CANAUX. Ce royaume n’en à aucun qui mérite d’être mentionné.
ETHNOURAPHIE, On peut dire que tous
pouvo du pc velo ; à une celles une 5.
avoir roger nissen Trois par D versa mai 1€ avaité arrivé rocla Brésil en fav aux P les ar consti!
dans!
sont d Pairs illimit taire « dont | 4 ans élus e mar Migue s’empe clame Mais | couror Europ
ortunt les ise et iique
e lacs, euves, ’Espae dans fleuves an-At-
fait que prtugal , ha.
e Minho
Tras-0sar Sanrto ; audans l’Oortugais
ega à e.
Beira, l'Océan
uves qui rce dans ies plai- Figueira
Espagne,
baigne sbonne, tre dans erritoire le Zeas et le
es nomie supédans l’Astremabal, et de celte
la fronar Jerue Villa-
un qui
ue tous
eee ne
les habitans du Portugal appartiennent àlasouche Gréco-Latine, puisqu’à l'exception de quelques milliers d’étrangers établis dans les grandes villes de Lisbonne et de Porto, tout le monde parle portugais, langue sœur de l’espagnole et comprise dans la famiile grécolatine.
AgziGION, La catholique est la religion de toute la nation ; les autres croyances religieuses sont tolérées.
couvennwemenT. Lors de l'insurrection de lle &: Léon en 1820, une révolution ne tarda pas à éclaier aussi en Portugal.
Des cortes extraordinaires se réunirent et proclamèrent une constitution accueillie par le roi régnant Jean VI, et modelée sur la constitution Espagnole de 1812, mais plus démocratique encore ; car elle n’admet qu’une chambre nommée par le suffrage universel et investie de tout le pouvoir législalif et d’une grande partie du pouvoir exécuif. Le roi n’a point de veto ; il peut suggérer des amendemens à une loi votée par les cortès; mais si celles-ci persistent dans leur vote après une seconde discussion , le roi est censé avoir sanctionné la loi. Il ne peut proroger ni dissoudre les cortès qui se réunissent et se séparent à des époques fixes.
Trois ans après, une insurrection dirigée par Dom Miguel, second fils du roi, renversa ce nouveau régime politique ; el en mai 1823, Jean VI protesta contre tout ce avait été fait jusqu'alors. À la mort du roi, arrivée en 1826, Dom Pedro, son fils aîné,
roclamé précédemment empereur du Brésil, abdiqua la couronne de Portugal en faveur de sa fille Dona Maria , et donna aux Portugais une charte qui rétablissait les anciennes cortés. Suivant cet acte constitutif, le pouvoir législatif réside dans la personne du roi et des cortès qui sont divisées en 2 chambres : celle des Pairs nommés par le roi en nombre illimité et dont la dignité est héréditaire ou à vie, et celle des Députés, dont les membres sont nommés tous les 4 ans par les électeurs des provinces, élus enx-mêmes par des assemblées primarres de paroisses. En 1828, Dom Miguel que son frère avait nommé régent, s’empara du trône de sa nièce, se fit proclamer roi absolu, et régna par la terreur.
Mais Dom Pedro, obligé d’abdiquer la couronne du Brésil et de se réfugier en Europe, parvint en 1833 à reconquérir
le trône de sa fille et à rendre au Portugal la constitution qu’il lui avait donnée en 1826. Le régime politique fondé var cet acte dura jusqu'au 10 septembre 1836, époque où la garnison et la garde nationale de Lisbonne proclamèrent la constitution de 1820 que la reine fut forcée d’accepter, sauf les changemens que les cortès jugeront à propos d’y faire.
FORTERESSES et PORTS MILITAIRES.
Parmi le grand nombre de lieux du royaume de les Portugais et les géographes qualifient du titre pompeux de places fortes, il n’y a que les suivans qui méritent cette qualification : £/vas avec ses dépendances dont le fort /a Lippe ou da Graga est la principale ; Jerumenha , Campo -Maior et Marväo dans l’Alem-Tejo ; Peniche ei les forts qui défendent l’entrée du Tage dans l’Estremadura; Monsanto et Almeida , dans le Beira ; Valença, dans le Minho.
Tous les autres ne sont que des stations militaires, où des corps de l’armée sont en quartier.
On peut dire que Lisbonne est le seu’ port militaire du royaume. C’est aussi le seul où se trouvent les chantiers pour la construction des bâtimens de la marine militaire. On en construit auss' à Por{o , mais seulement de très petits. axpusrais. Tous les géographes, les économistes et les voyageurs font aux Portugais le reproche banal de manquer presque entièrement de fabriques et de manufactures , et d’être obligés d’acheter des étrangers tous les objets non-seulement de luxe , mais même les objets nécessaires pour l'habillement le plus grossier et sour l’ameublement de !‘1rs maisons. Pour toute réponse et pour donner une idée de l’industrie de cette contrée, nous ferons l'extrait du tableau que nous avons publié dans le premier volume de la S/atistique du Portugal, ü“ons bornant à citer : les fabriques d'armes «: Lisbonne ; celles de draps et d’étoffes de laine de Poriitegre, Covilhan et Fundào; la faïence : Lisbonne, Porto, Coimbra, Beja, Estremoz, Cercal et Caldas ; les foiles peintes de Lisbonne, Porto et leurs environs ; les ouvrages en fer-blance de Lisbonne et de Porto; les excellentes confitures de Lisbonne , Porto, Coimbra et Guimaräes ; la grande filature de coton de Thomar , dont le filest pour le moins égal à celui d’Angle-
terre ct de France ; les galons , les rubans, les savons fins et grossiers de Lisbonne, et les pierres es taillées dans cette ville ; lorfévrerie et la bi- Jouterie de Lisbonne et de Port: ; la verrerie de Marinha-Grande; la grande papeterie d’Alemquer , celles de Guimarèes, Louzan, Feira et celles des environs de Lisbonne ; les grandes raffineries de sucre de cetle dernière ville et de Porto ; les foiles du Minho, du Becira et de Tras-os-Montes ; les /ricots d’AIcobaça et de Thomar; les fanneries de Lisbonne, Setubal, Porto, Coimbra, Beja, Evora, Guimaraës, etc., etc.; la chapellerie de Lisbonne, Porto, Elvas, Coimbra, Evora et ‘'honiar ; les vannertes de Lisbonne , Ports , ::vimbra et de lenrs environs, dont 25 produits sont aussi parfaits que solides. End les seierves de Porto et de Bragançi el sont les éloffes en soie de Canpo-Grande , uri:
de Lisbonne, qui imitent parfaiteeut celles de Lyon.
COMMERCE. {)uoique très déchu ds ce qu’il était dans les dix snnées qui ont précédé le dépari du roi peur le Brésil, le commerce de ce royaume était encore assez important avant les évènemens de 1820. Les troubles et les changemens de gouvernement qui ont eu lisu depuis lors Pont réditpresque à rien. Les principaux ARTICLES {x PORTES à CeLie époque étaient:
vins, citrons, oranges, figues, amandes et autres fruits secs, sel commun, huile, sumac , liège «t laine. Les principaux ARTICLES IMPOXTÉS étaient : froment, seigle, orge et maïs ; morue sèche, viande salée, beurre, fromage , bœufs , chevaux, muletsei autres auimanx ; drogues médicinales £t de teinture , huiie de lin,
lanches, sciives, merrain, mâts, douves;
aucoup de fer et d’acier, plomb, étain, cuivre , laiton, charbon de terre, goudron et poix ; lin, chanvre et soie ; ensuite un grand nombre d'articles des fabriques et manufactures étrangères dont la plus grande partie était réexportée pour les possessions d’outre-mer. Les princi-
paux articles consistaient en étoffes légères de laine, draps fins, toiles d’Allemagne et d'Irlande, toiles à voile, cordages, étoffes de soie, bougies, montres , pendules, instrumens de physique, de mathématiques, de c'‘rurgie et de musique, quincaillerie anglaise , aiguilles, cristaux et faïence fine d'Angleterre. ]1 faut ajouter à cela tous les produits importés des co-lonies , tels que sucre, café, Cacar , etc., etc.
Les viiies les plus marchandes ie l’intérieur sont : Elvas , Ævora, Fiseu , Braga, Peso da Reguu, Guimarâes, Abraniss , Leiria, Bragunca , Beja , Covilhan et Coimbra. Visei:, Erora, Golegan, Lariego et Peso da Regoa ont des foires très riches #t très fréquen-— tées. Les ports de mer les plus ripôrtans your leur commerce sont : Lisbonne, Porto et Seiubal; ensuite Faro , Figueire, et Viana.
UNYXSIONS ADMINISTRATIVES. D’après le projet de la nouvelle division territoriale du royaume adopté par les cortès en 1823, le Portugal avec les iles Açores et Madère devait être partagé en douze provinces divisées en 26 comcreas ou arrondissemens , subdivisées chacune en plusieurs cantons ou julgados.
Les troubles qui depuis lorsont agité cette contrée n’ont pas permis de meitre à exécution ce décret utile, et le Portugai offre encore ses anciennes divisions administratives, véritable chaos géographi-que. Comme il est très probable que lorsque ce royaume jouira d’un gouvernement régulier on réalisera la division projetée, nous allons la donner à la suite de celle qui subsiste actucliement. Nous croyons aussi indispensable de faire observer que les six provinces, entre lesquelles nous répartissons les 44 comarcas, ne forment pas comme on le croit généralement , des prsvinces administratives, militaires ou ecclésiastiques, mais de simples divisions géographiques , répétées, on ne sait pourquoi, par tous les géographes et les cartographes routiniers.