‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 320 sur 628 · R JULES · texte numérisé non relu

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DESCRIPTION GÉNÉRALE

SÉOERAPRIS PHYSIQUE.

POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude, entre 24° orientale et 172° occidentale.

Latitude boréale, entre 1° et le 78°, en ne tenant pas compte des îlots qui forment l’extrémité australe de l'archipel des Maldives.

DIMENSIONS. Plus grande longueur, depuis le cap Oriental sur le détroit de Bering jusqu’au cap Bad ou Ras-Bad près de Djidah en Arabie, 5820 milles. Si l’on négligeait la petite largeur du golfe Persique, on aurait 6119 milles depuis le cap Oriental jusqu'aux environs de Moka au sud-ouest de l’Arabie. Plus grande largeur, depuis l’Oural à la latitude de 64°, jusqu’à l'embouchure du Kamboge ou ñ ykaoung, 3780 milles.

La plus grande largeur absolue, en ne tenant pas compte de la direction de la ligne ni des bras de mer qu’elle devrait traverser , serait de 4590 milles depuis le cap Sèverovostotchnoi ou Sacré, extrémité septentrionale de l’Asie, et le cap Tamdjong-Bourou, extrémité méridionale de cette partie du monde.

conrins, Àu nord, la mer de Marmara et la mer Noire, la Russie Européenne, la mer Caspienne et l’Océan-Glacial- Arctique. A l’est, le détroit et la mer de Bering, le Grand-Océan et la mer de la Chine qui en est une branche. Au sud, la mer de la Chine et l’Océan-Indien avec ses différentes branches. A l’ouest, le détroit de Bab-el-Mandeb et la mer Rouge, qui séparent l’Asie de l'Afrique ; ensuite l’isthme de Suez , qui la rattache à cette dernière ; la mer Méditerranée, l’Archipel , les détroits des Dardanelles et de Constantinople qui, avec la mer de Marmara, la mer Noire et le détroit d’Iénikale, la séparent de l’Europe; plus loin la mer Caspienne, le fleuve Oural et la

chaine principale de ce nom; enfin le fleuve Kara et la mer ou pour mieux dire le golfe qui porte son nom. Voyez à la page 79.

MERS, On vient de voir dans le paragraphe qui précède quelles sont les mers principales de l’Asie. Nous allons maintenant tracer le tableau abrégé de leurs subdivisions et de leurs principaux enfoncemens.

L'OCÉAN-GLACIAL-ARCTIQUE, qui baigne toute la côte boréale de Asie, forme un grand enfoncement entre la côte orientaie du Novaia-Zemlia (Nouvelle Zemble) et la côte opposée de l’extrémité septentrionale des gouvernemens de Tobolsk et de Ilénisseisk. Cette mer, qui n’a pas encore reçu de nom général, pourrait bien être nomméemer Asiatico- Boréale. Elle offre deux golfes principaux : celui de Kar a, décoré du titre pompeux de mer de Kara, et celui de lOb, nommé aussi baïe de l’06b.

L’Océan-Glacial - Arctique forme un second enfoncement nommé baie de Taïmourskaïa ; il est très petit, mais remarquable parce qu’il reçoit la Taimoura , qui est le fleuve le plus boréal de tout l’Ancien-Continent.

La Khatanga, la Lena, la Yana, lIndigirka ei la Kovyma ou Kolyma ont également à leur embouchure un golfe plus ou moins remarquable.

Le GRAND-OcÉAN forme le long de la côte orientale de l’Asie et des grandes îles qui du nord au sud se développent devant elle, une série de méditerranées à plusieurs issues, connues sous les noms suivans : mer de Bering ou Bassin du Nord, entre le Kamtchatka, l'extrémité nord-ouest de l’Anérique et l'archipel des Aléoutes ; mer d’Ok-

hotsk où de Tarrakaë, entre le Kantchatka, la côte d’Okhotsk et la grande île de Tarrakaï ou Tchoka, celle de lesoet les Kouriles; mer du Japon, entre le pays des Mandchoux, la Corée, l'archipel du Japon et les îles de leso et de Tarrakaï ; mer Ortentale où Toung-hat, entre la Corée, le pays des Mandchoux , la Chine, l'ile Formose, Parchipel de Lieou-khieou et l'extrémité sud-ouest de celui du Japon ; une partie de cette mer est counue sous la dénomination de Houang-haï ou mer Jaune; elle se termine au nord par le golfe de Phou-haï ou de Liao-toung ; mer dela Chine, entre la Chine, PInde-Transgangétique et la partie nordouest de la Malaisie (Archipel Indien) ou les côtes de Sumatra, Borneo, Paragua , Luçon, les iles Bachi et celle de Formose ; ses principaux enfoncemens portent les noms de golfe de Tonquin et de golfe de Siam. Nous citerons aussi, à cause de leur grande importance commerciale, les golfes beaucoup plus petits qu’offrent les côtes de la Chine , aux embouchures du Ta-si-kiang et du Yang-tse-kiang, dans les provinces de Canton et de Kansou, et non loin de Hang-tcheou dans celle de Tchekiang ; on pourrait les nommer golfes de Canton, de Hang-lcheou et du Yang-tse-kiang. Dès l'année 1816, dans la première édition de notre Compendio di Geografia, nous avons proposé de réunir sous le nom général de Mediterranée Asiatico - Orientale les quatre dernières méditerranées formées par la longue série d'îles comprise entre le cap Lopatka, dans la péninsule de Kamtchatka, et le cap Tamdjong-Bourou, dans celle de Malacca. C’est la plus vaste méditerranée du globe, quoique l’on n’ait pas encore pensé à lui imposer un nom général. Le canal de Formose, celui de Corée, le détroit de La Pérouse et la Manche de Tartarie, qu'avec M. Klaproth nous appellerons plus exactement Manche de Tarrakaï, font communiquer entre elles les quatre mers secondaires dont elle se compose.

Le Grand-Océan, en s’enfonçant entre PAfrique, lAsie et POcéanie, forme la vasile MER DES INDES, qu’il nous paraitrait plus convenable de nommer OCÉAN- INprEN. Ce dernier offre deux grands cnfoncemens, que l’usage nomme go lfe

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du Bengale, entre l'Inde et l’Inde- Transgangétique, et golfe d'Oman, entre l’Arabie, la Perse et l'Inde. Le golfe d’Oman, en pénétrant dans l’intérieur de l’Inde, forme, à l’est et au nord de la péninsule de Guzerate, deux petits golfes, nommés golfe de Cambaye et golfe de Cutch ; mais, plus à l’ouest, en s’enfonçant entre la Perse et l'Arabie, il en offre un bien plus considérable entre l'Arabie et la côte d'Afrique, et qui est connu sous le nom de ner Rouge. Le golfe du Bengale offre aussi deux enfoncemens considérables : celui de Hartaban, à l'embouchure du Saluen , et celui du Bengale proprement dit, à l’embouchure du Megna.

Nous avons vu à la page 80, dans la gtographie physique de l’Europe, que l’O- CÉAN = ATLANTIQUE, en pénétrant dans l’intérieur de l’Ancien-Continent, forme la MER MÉDITERRANÉE proprement dite, qui appartient à l’Afrique, à l’Europe et à l’Asie. Dans la partie qui baigne les côtes de cette dernière, elle présente un enfoncement considérable entre la Syrie et l’Asie-Mineure ; on le nomme golfe d’Alex andrette on de Scanderoun.

La côte de l’Asie-Mineure présente plusieurs autres golfes , parmi lesquels nous nommerons celui de Sata lie, au sud, et ceux de Makry, Stanchio, Seala- Nova,Smyrneet Adramiti,à l’occident. Ces derniers appartiennent à P 47chipel, qui est lui-même une branche de la mer Méditerranée. La mer de Marmaraetlamer Noire noffrent sur la côte Asiatique aucune subdivision assez importante pour être nommée dans cet ouvrage.

péTRoITs. L’Asie en offre plusieurs ; voici les plus remarquables et les plus fréquentés : le détroit de Bab-el-Mandeb entre la mer Rouge et le golfe d’Oman ; il sépare l’Asie de l'Afrique ; le détr'oit d'Hormouz , entre le golfe Persique et le golfe d’Oman ; le détroit de Manaar, entre Ceylan et la péninsule de PInde, si remarquable par le grand barrage formé de rochers qui interdisent la navigation aux petits caboteurs ; les Européens le nomment pont d'Adam ; la Compagnie- Anglaise des Indes-Orientales doit, dit-on, entreprendre de grands travaux pour le rendre navigable. Le détroit de Malacea, entre la péninsule de ce nom et le groupe de Sumatra ; celui de Sirgapoure , entre

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l’ilot de ce nom et l’extrémité de la péninsule de Malacca ; ces deux détroits sont très fréquentés et séparent l'Asie de l'Océanie ; le canal des Jonques ou d'Haï-nan entre la péninsule projetée par la province de Canton ou Kouantong et l'ile d'Hai-nan ; le canal de Formose , entre l’île de ce nom et la Chine; le detroil de Corée, entre la péninsule de ce nom et l'archipel du Japon; le détroit de Tsougar nommé sur nos cartes détroit de Sangar, et improprement de Matsmai, entre l’ile Niphon et celle de leso dont Matsmaï n’est que la capital: . il établit la communication entre la rer du Japon et le Grand-Océan ; le détroit de La Pérouse, entre la grande île Tarrakaï et calle de Ieso ; il fait communiquer la mer d’Okhotsk avec celle du Japon ; la Manche de Talarie , dont on a voulu révoquer en doute l'existence ; elle sépare la grande ile de Tarrakai du pays des Mandchoux; les géographes japonais qui, selon MM. Siebold et Klaproth en ont fait le relevé en 1785 et 1808, appellent Mamia no Sseto (détroit de Mamia) sa partie la plus étroite ; enfin le détroit de Bering , qui sépare l'Asie de l'Amérique et établit la communicalion entre la mer de Bering et l’Océan-Glacial-Arctique.

cars. L’Asie en à un grand nombre ; nous nommerons les suivans comme les plus remarquables : sur l’'Océan-Glacial- Arctique on trouve le cap Olénti ; le cap Taimourski;leSéverovostotehnotou Sacrétdu Nord-Est), maisil serait plus convenable de l'appeler Cap-Nord, étant l’extrémité boréale non-seulemcnt de l’Asie-Continentale, mais de tout l’Ancien-Continent ; il est situé dans lenouveau gouvernement de lénisseisk ; le cap Saint on Sviatotno8s, dans ia province de Iakoutsk; le cap Chelakhskii, dans le pays des Tchoutches , reconnu il y a quelques années par M. Wrangel. Sur le Grand-Océan et sur ses branches : le cap Oriental, sur le détroit de Bering ; c’est la pointe la plus orientale de l'Asie et de tout lAncien- Continent ; le cap Lopatka, extrémité australe du Kamtchatka; le cap Turon dont le sommet ressemble à un lion couché qui va se jeter à la mer et près duquel se trouve la célèbre baie de ce nom ; le cap Avarella , dans la Cochinchine, si remarqnable par sa forme et par sa hauteur, par les mines d’argent qu'on exploite et pär les sources chaudes qu’on trouve dans

son voisinage ; le cap Padaran, peu éloigné du précédent, qui est pour les navigateurs de ces mers ce que le cap de Bonne- Espérance cest pour ceux de l'Atlantique ; le cap Tamdjong-Bourou , dans la péninsule de Malacca, pointe la plus méridionake du continentAsiatique; le cap Romania, à l’ouest du précédent, signalé à tort «lans presque toutes les géographies comme le plus austral de ce continent ; le cap Negrais, dans l’empire Birman et sur le golfe du Bengale ; le cap Comorin, extrémité australe du continent Indien ; le cap Monz, à l'extrémité de la côte occidentale de l’Inde ; le cap Mocadon, en Arabie, à l’entrée du golfe Persique ; le cap Ras-el-gat , extrémité orientale de l'Arabie ; le cap Fartak, presque au milieu de sa côte méridionale ; le Ras-Baïl, au sud de Djidah, sur la mer Rouge. Sur la mer Méditerranée on trouve le cap Chelidonia sur la côte méridionale de l’Asie- Mineure. Sur l’Archipel on voit le cap Baba qui estle point le plus occidental de tout le continent Asiatique; sur la mer Noire on observe le Kerempelh et l’Indje qui sont les parties les plus boréales de l’'Asie-Mineure.

PRESQU'ILES, L’Asie offre parmi ses nombreuses péninsules, l'Arabie, qu’on doit ranger parmi les plus grandes du monde.

Viennent ensuite la presqu'île du Decan, dans l'Inde; celle de Malacca, dans l’Inde-Transgangétique ; celle de Corée, dans l’empire Chinois, et celle de Kamtchatka, dans l’Asie-Russe. Toutes ces presqu'iles sont baignées par lPOcéan-Indien , le Grand-Océan et leurs branches.

La Sibérie présente trois grandes péninsules qui n’ont pas encore reçu de nom particulier. Nous proposons d'appeler presqu'ile des Tehoutches l'extrémité nord-est de l’Asie comprise entre le golfe d’Anadyr , le cap Oriental et le cap Nord, dans le pays des Tehoutches ; pr'esqu’île des Samoyèdes , l'extrémité boréale du gouvernement de lénisseisk, dont le dernier prolongement dans l’Océan-Glacial- Arctique forme le cap Sèverovostotchnoi ; ct péninsule Kara-Ob, la partie du gouvernement de Tobolsk, qui s’avance dans le même océan, entre les embouchures de la Kara et de l'Ob. L’Asie-Occidentale offre dans la vaste péninsule de l'Asie- Mineure , un des plus beaux pays du monde , et le berceau de vingt peuples célèbres qui ont entièrement disparu. Nous

signalons aussi la petite péninsule de Loui-tcheou, qui forme l'extrémité méridionale du continent Chinois , à cause de sa fertilité, de sa grande population et de sa ressemblance géologique avec la Floride dans l’Amérique et avec le Jutland en Europe, malgré les montagnes imaginaires dont les cartographes la décorent.

FrzLœUuvES, Quoique l’Asie soit la plus grande de toutes les parties du monde, ses fleuves n’occupent que le second rang, relativement à ceux de l'Amérique ; et, comme dans cette partie du monde , aucun de ses plus grands fleuves ne court vers l’occident, tous prennent la direction du nord, de l’est et du sud. Nous allons nommer ceux qui sont les plus remarquables par la longueur de leur cours, en les classant d’après les différentes mers auxquelles ils portent le tribut de leurs eaux , et en renvoyant pour les détails à la description spéciale des principales régions entre lesquelles nous avons partagé cette partie du monde.

L'OCEAN-GLACIAL- ARCTIQUE re- Oil :

. L’Os, formé par la réunion de la Katounia et de la Biya ; il est grossi par le puissant Zr{yche ; ce dernier, considéré à tort comme affluent de l’Ob, devrait en être regardé comme la branche principale; il prend sa source sur le territoire de l’empire Chinois.

Le IÉNISsEi, formé par la réunion de l’'Oulou-Kem et du Beiï-Kem, dont le cours aç'artient à l'empire Chinois; il est grossi sar l’Angarà ou Toungouska- Supérieure, qui sort du lac Baikal. En regardant la Selenga , qui entre dans ce lac, et l’Angarà, qui en sort, comme un même fleuve et comme la branche principale du lénissei, ce fleuve dépasserait tous ceux de l’Ancien-Continent pour la longueur de son cours.

La LENA, quiest le troisième grand fleuve de la Sibérie, dont il parcouri les vastes solitudes orientales.

Le GRAND-OCEAN, l’OCEAN INDIEN et leurs branches reçoivent :

L'Amour ou SAKyaALian (le Noir), formé par la réunion du Keroulun ou Argoun, avec la Chilka, mais dont le wremier est regardé comme la branche principale. Le domaine de ce grand fleuve appartient presque tout entier à l'empire Chinois; le reste est compris dans l’empire Russe. L'Amour débouche dans une

espèce de bassin formé par la côte du pays des Mandchoux et celle de la grande île de Tarrakai.

Le HouanG-Ho où FLEUVE-JAUNE, en mongol KARA-MOUREN (fleuve noir ); c'est le second fleuve de la Chine; il prend sa source dans le pays des Mongols du Khoukhou-noor; après avoir arrosé toute la Chine-Septentrionale, il entre dans la mer Jaune.

Le KianG (c’est-à-dire le fleuve par excellence), est le plus grand courant d’eau de l'empire Chinois, et un des plus grands fleuves du monde. Il est formé par l’union de trois grandes branches nommées Kèn-cha-kiang (fleuve au sable d’or), Yalou-kiang et Min-kiang ; cette dernière, regardée à tort comme la principale, doit céder la place au Kincha-kiang, pour la longueur du cours.

Le Kiang traverse le K’ham ou Tibet- Oriental et toute la Chine-Centrale. 11 entre par une large embouchure dans le Toung-‘haï ou la mer Orientale.

Le MaAyKkaoOuwG, le SALOUEN et l’I- RAOUADDI prennént leurs sources dans le Tibet, traversent sous différentes dénominations cette région élevée, ainsi que la partie occidentale de la vaste province de Yun-nan dans la Chine; en la quittant ils entrent dans l’Inde-Transgangétique. Le MAYKAOUNG traverse le Laos-Indépendant, et celui qui est soumis au roi de Siam et à l’empire d’Annam, ainsi que le royaume de Kamboge dépendant de ce dernier ; il se décharge ensuite dans la mer de la Chine. Le Sa- LOVUEN et l’IRAOUADDI, après avoir parcouru lPempire Birman, entrent dans le golfe du Bengale ; nous verrons plus bas que, selon un savant géographe et orientaliste , l’Iraouaddi paraît être identique avec le grand courant quitraversele Tibet sous le nom de ZzANGBO-Tcuou, et la pointe occidentale du Yun-nan sous celui de PIN-LANG-KIANG; ce grand fleuve forme à son embouchure un des plus vastes delta de l’Ancien-Continent.

Le GANGE et le BRAHMAPOUTRA, appelé MEGNA dans son cours inférieur.

Ces deux fleuves se réunissent à leur embouchure ; ils parcourent, surtout le premier, les plus belles parties de l’Inde, et forment à leur vaste embouchure le plus grand delta de tout l’Ancien- Continent.

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L’Indus est formé par la réunion de deux branches, dont l’une descend du Tsoungling ou Kara-koroum dans le Petit-Tibet, et l’autre du versant septentrional de l'Himaläya. Après avoir arrosé le Petit- Tibet et franchi lHimaläya, ainsi que traversé toute l’Inde-Occidentale, il entre par onze bouches dans l’Océan indien et proprement dans le golfe d'Oman.

Nous indiquerons dans la description de l'Inde ses principaux affluens; ici nous nous bornerons à faire observer que le Setlledje est de tous les courans connus celui dont la source est la plus haute, car elle est à 15,900 pieds au-dessus du niveau de l'Océan. Voyez l’article Lacs à la page 647.

L’EuPnraTe et le TIGRE forment par leur réunion le CHAT-EL-ARAB (la rive des Arabes), qui se décharge par plusieurs bras dans le golfe Persique; le premier de ces fleuves est le plus considérable de ceux qui arrosent l'Asie Ottomane. De grands souvenirs historiques et la splendeur des premiers empires fondés sur ses bords par les peuples de l'Asie Occidentale, relèvent l’importance de son bassin.

L’Asie offre en outre plusieurs grands fleuves qui n’aboutissent pas à la mer, mais qui se jettent dans de vastes lacs intérieurs dont quelques-uns sont décorés du titre de mer. Pour éviter les répélitions inutiles, nous renvoyons pour tout ce qui les regarde à Particle qui traite des lacs.

canaux. Les canaux navigables ne se trouvent dans cette partie du monde qu’à la Chine, dans l’empire d’An-nam, et dans quelques parties du Bengale; mais le Yu-ho ou canal Impérial de la Chine, offre l'ouvrage hydraulique de ce genre le plus long qui existe sur le globe, puisque, indépendamment des rivières dont il opère la jonction, il a plus de 600 milles de longueur. Ce grand monument d’une industrie perfectionnée, appliquée à de grands objets d'utilité, permet d'aller par eau de Canton à Péking, et mët en communication avec cette métropole les villes principales de la Chine-Orientale, Occidentale et Méridionale. Le grand canal indiqué par Arrowsmith dans lile Niphon, au Japon, et qui dans cette île joindrait le Tenriou à

la mer de Corée, n’existe nullement.

L'empire d’An-nam en a deux considérables : celui d’Jué et celui de Satgon. Ns sont construits depuis plusieurs années. Celui de Saigon met la ville de ce nom en communication avec le Kamboge ou Maykaoung, en traversant des forêts et des marais; il a environ 20 milles de longueur, 12 pieds de profondeur et près de 80 pieds de largeur. Ce beau canal a été creusé dans l’espace de six semaines. Vingt-six mille hommes y furent employés nuit et jour, et 7000 d’entre eux périrent de fatigue ou des maladies qui en furent la suite.

La compagnie anglaise des Indes-Orientales a le projet de joindre par un cana/ navigable l’Hougly au Gange , en abré.

geant ainsi de 300 milles la distance qui sépare les villes de Radjahmahl et Mirzapour. La dépense ne monterait qu’à 12,500,000 francs. Mehemet-Ali a aussi le projet de joindre par un canal l'Oronte à l'Euphrate.

Les canaux d'irrigation sont beaucoup plus nombreux, surtout dans la Chine, au Japon , dans l’Inde et dans les parties les mieux cultivées du Turkestan-Indépendant, comme les khanats de Boukhara, de Khiva et de Chchrisebz. L’Hindoustan présentait au commencement du siècle passé dans le Zabefa , auquel M.

Hamilton donne 200 milles anglais de longueur , le canal de ce genre peut-être le plus long qui existait alors; ii s’étendait depuis les collines jusqu’à Delhy dans le Haut-Douàb ou la Mésopotamie formée par la Djemna et le Gange. Les Anglais ont entrepris de le restaurer pour redonner à la province de Delhy son ancienne fertilité. La Perse et l’Asie-Ottomane avaient anciennement un grand nombre de canaux d'irrigation. Leur destruction et leur dépérissement sont une des causes principales de la stérilité à laquelle sont vondamnées de vastes régions, renommées autrefois par leur florissante culture. Il faut. cependant avouer que quelques cantons de la Syrie, de la Mésopotamie et de la Perse, doivent encore leur état prospère à des canaux d’irrigation.

Lacs. Cette partie du monde offre dans la MER CasPiENNE le plus grand lac du globe et la partie de sa surface la plus basse que l’on connaisse. Les opinions des anciens au sujet de celte vaste nappe

d’eau ont successivement varié. Hérodote , Aristote, dit M. Jaubert dans un savant mémoire sur l’ancien cours de l’'Oxus, la considéraient comme un lac isolé, Du temps d’Eratosthène, d’Hipparque, de Strabon, on en fit un goife de l’Océan-Septentrional. Ptolémée lui rendit sa qualification primitive; mais ses idées sur ce point ne furent pas admises sans contestation, et l’on peut avancer que, jusqu’au x° siècle de notre ère, la configuration et même l'existence du lac d’Aral , si précisément indiqué par Massoudi et par Ebn-Hankal, furent complètement ignorées dans notre Occident. On doit ajouter que le lac d’Ara! a été pendant long-temps regardé comme formant partie de la mer Caspienne.

Quoique plus des deux tiers des côtes de cette prétendue mer appartiennent à cette partie du monde, les côtes asiatiques ne reçoivent pas les plus grands fleuves qui se jettent dans la mer Caspienne; car nous avons vu que tout le cours du Folga appartient à l’Europe, et que l’Asie partage avec cette dernière le cours de l’O wral. Celui-ci prend sa source dans les montagnes de ce nom, traverse le territoire russe et se jette par plusieurs embouchures dans la partie septentrionale de la mer Caspienne. L’autre grand fleuve qui appartient à la partie asiatique de cette vaste nappe d’eau est le KouR , qui naît dans l’Arménie Ottomane, traverse cette région ainsi que la Géorgie, et après avoir reçu l’4r'as,, se jette dans la mer Caspienne au sud de Bakou. Pour détruire une erreur propagée par quelques naturalistes, nous ajouterons sur l'autorité de M. Klaproth, que la mer Caspienne et le lac Baïkal nourrissent une grande quantité de phoques, dont les peaux forment un article considérable de commerce en Russie. IL est bon aussi de rappeler que l’examen de tous les passages des auteurs turks, arabes et persans fait par M. Jaubert, ne laisse plus aucun doute raisonnable sur l'existence d’un fait très contesté par plusieurs célèbres géographes et naturalistes : c’est que pendant un temps assez considérable, l’Amou ou Djihoun a versé une grande partie de ses eaux dans la mer Caspienne.

L’ARAL est un autre grand lac de l’Asie, dévoré par les géographes dutitre de Mer.

ILest situé dans la moitié occidentale du

Turkestan- Indépendant, dont il reçoit les deux plus grands fleuves : l’Amnuudaria ou Djihounetle Syr-daria ou Sihoun.

Voici les autres lacs les plus remarquables de cette partie du monde :

Le TELE-KOUL, situé presque au centre du Turkestan-Indépendant ; il reçoit le Sara-sou, qui traverse le Pays des Kivghiz de la Graude-Horde.

Le Kasan-KouLak, dans le pays des Kirghiz ; il reçoit le Tehoui, fleuve qui sort du lac Zouz-koul dans le Thianchan-pe-lou, contrée dépendante de l’empire Chinois. |

Le Lop et le BosrenG réunis par la rivière Khaïdou, dans le Thian-chan-nanlou, soumis à l’empire Chinois; le Lop reçoit le Tarim ou Ergheou, qu est le plus grand de tous les fleuves de l’Asiequi ne se rendent pas à une mer proprement dite, à l'exception de ceux qui se jettent dans la mer d’Aral et la mer Caspienne,

Le BALKACHI-NOOR , sur les confins du Thian-chan-pe-lou et du Turkestan-Indépendant; il reçoit l’'ZZè, qui traverse la partie méridionale de ce grand gouvernement de l'empire Chinois.

Le Knouknou-Noon , en chinois TasinG-HaAi (mer Bleue), dans le pays des Mongols du Tangout, auxquels il donne son nom.

Le Nanrso , en mongol TENGRI-NOOR (lac Céleste), qui est le plus grand lac du Tibet; ilest remarquable par sa situation élevée, par les hautes montagnes qui l’environnent et par les traditions religieuses qui s’y rattachent ; ilreçoit le Dar go uzzangbo.

Le YARBROGH-—YOUMTSO OU LAC de BazDui , dans le Tibet, remarquable par la singularité de sa forme que , d’après les missionnaires et M. Klaproth, on pourrait comparer à un fossé environnant une île; c’est dans cette dernière que réside la grande prêtresse lamaique, regardée comme une divinité incarnée.

Le ZERRAH, dans le royaume de Kaboul ; il reçoit lÆelmend où Hirmend, quiest actuellement le plus grand courant de ce royaume,

Le BAKHTEGHIAN , dans le royaume de Perse ; il reçoit le Bend-Emir on Kuren. D'après M. Christie ce lac offre de grandes variations périodiques dans son étendue.

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L'Ouawraun (Maragha,Schahey), dans le royaume de Perse ; il reçoit la rivière qui passe par Tavriz et on y compte 58 flots.

Ce lac est doublement remarquable par la grande salure de ses eaux et par les variations de niveau auxquelles il est sujet.

Le LAC DE VACHPOURAGAN, nonimé aussi LAC DE Van et par lés Turks Anpicu ; le Kochab est son plus grand affluent. Les inscriptions cunéiformes et les traditions populaires, qui malgré l’introduction du christianisme et de l’islamisme rappellent la domination assyrienne et ses célèbres monarques, donnentun grand intérêt historique à ce lac, qui, comme les précédens, est remarquable par sa grande élévation au-dessus du niveau de la mer. On doit ajouter que le célèbre couvent d’Akhthamar sur l’île de ce nom est la résidence d’un patriarche arménien.

Le BaHR-FL-LOUTH où MER MORTE, dans l’Asie Ottomane ; il reçoit le célèbre Jourdain.

Nous ne classerons pas avec les lacs susmentionnés lei :HANY, situé sur les limites des gouvernemens de Tobolsk et de Tomsk, parce que, à proprement parler, ce n’est pas un lac, mais un vaste marais, qui parfois paraît se décharger dans l’Irtyche. Notre cadre ne nous permet pas d'indiquer le nombre prodigieux d’autres lacs sans issue qu’on trouve surtout en Sibérie, dans l’Asie-Mineure, l’Asie-Centrale, le Tibet et la Perse. C’est en examinant attentivement les meilleures cartes qu’on pourra se former une idée de ce trait principal de la géographie physique de ces régions. Devons-nous classer icile Rèn ou Ruun du Catch (Cutch) qui s'étend du Gori, branche la plus orientale de l’Indus , jusqu’au Guzerate , que de savans géographes regardent à tort comme une vaste lagune marécageuse? M. le capitaine Burnes qui l’a exploré, dit positivement que ce n’est ni un marais, niun désert. Cet intelligent voyageur le considère comme une partie du continent indien abandonnée par la mer. Son niveau est sensiblement plus bas que celui de tous les pays environnans; il est envahi tous les ans par les eaux de la mer qui y entrent par le golfe de Catch. C’est à cette époque que tout le Catch (Cutch) devient une grande ile, au nord de laquelle sont celles de Pachâm (Puchum) et de Khavir (Khuveer; beaucoup plus petites. Lorsque les eaux se retirent, les îles disparaissent, le sol se sè-

che, le sel contenu dans l’eau de la mer se cristallise, et cette vaste plaine aride et sans végétation offre le curieux phénomène du mirage. L'inondation périodique du Rin et les phénomènes volcaniques qu’on y observe assez souvent forment un

es traits les plus remarquables de la géographie physique de cette partie de l'Asie.

On doit ajouter que quelques heures suffirent en 1819 pour changer près de Sindri (Sindree) prose 2000 milles carrés d’un terrain solide en un lac profond, et pour élever au nord de se même lieu une colline de sable nommée par les naturels Oullah band ou montagne de Dieu. C’est dans le Rin ae viennent aboutir les eaux du Louni (Loonee ) auquel le Djoudpour doit la fertilité de son territoire,

Nous allons maintenant indiquer quelques-uns des nombreux lacs qui sont traversés par des fleuves. Nous nous bornerons à mentionner les principaux ; ils sont situés dans l'empire Chinois et dans l'Asie Russe, régions qui offrent les plus io lacs de cette espèce que possède

sie.

L'empire Chinoisoffre le DzAisANG, dans le Thian-chan-pe-lou; il est traversé par l’Irtyche, affluent de l'Ob; le TROUNG- THING , entre les provinces de Hou-pe et Hou-nan ; c’est le plus grand lac de la Chine ; il est traversé par l’Heng-kiang un des affluens du Xiang ; le Prou- YANG, dans le Kiang-si ; le Kan-kiang, affluent du Kiang, le traverse. Nous citerons aussi parmi cette espèce de lacs :

le MAnASSAROVAR, à cause de son importance religieuse, étant un des principaux pélerinages des Hindous, et à cause de la grande élévation à laquelle il se trouve; on doit même le regarder comme le lac connu le plus élevé de tout ie globe , car son niveau se trouvani à 15,900 pieds de Paris au-dessus de celui de l'Océan, son élévation dépasse de plu:

de 760 toises le sommet du Mont-Blanc, poiat culminant de tout le vaste système des Alpes. D’après les géographes Chinois ce lac communique avec le Ravanhrad, d’où sort le Lang-tchou , qui, réuni au La-tchou, forme le Setledje, le plus grand affluent de l’Indus.

L’Asie Russe nous présente le BAikAL , qui est le plus grand de tous les lacs de l'Asie, la mer Caspienne et celle d’Aral exceptées; il recoit la S eZ e n g a, et est la source de l’Axgara,qu'on doit regarder

avec la Selenga , comme la branche principale du Zénissei , le plus grand fleuve del’Ancien-Continent,. Le Taimoun, dans la péninsule des Samoyèdes à l’extrémité boréale du gouvernement de Iénisseisk ; il en sort la Taëmourcha ; ce sont le lac et le fleuve les plus septentrionaux de tout l’Ancien-Continent, C’est aussi dans cette classe que nous devons ranger la Goktcha (Goukeka, Goktchai, Sevan) dit aussi lac d’Erivan, qu’à tort nous avons classé dans la première édition de l’Abr'égé, parmi les lacs sans issue, induit en erreur conme nous lP’'avions été par les meilleures cartes et

ar les meilleurs ouvrages géographiques.

lon le colonel Monteith, le Zengue (Pop Sevanga ) débouche ses eaux dans l’Aras, le plus grand des affluens du

Kour. Sur lilot Sevan, dont ce lac prend quelquefois le nom , se trouve un monastère regardé comme le plus ancien de l'Arménie,

rzes, Ayant indiqué dans la description des différens états de l’Asie les principales îles qui leur appartiennent, nous nous bornerons ici à nommer les principaux archipels ct les iles qui se font remarquer par leur grande étendue. Nous les classerons d’après les mers différentes anxquelles ces terres appartiennent, en nous bornant à donner ici quelques détails sur celles de la partie Asiatique de la mer Rouge , à cause de l'incertitude où est le géographe sur tout ce qui concerne leur existence politique.

ÎLES ET ARCHIPELS DANS L'OCÉAN- GLACIAL-ARCTIQUE. À cette classe appartiennent : l’ile Biéloi, à l'extrémité septentrionale de la péninsule Kara-Ob ; l'ile Khangalaounoï, dans l'archipel à Pembouchure de la Lena ; les Îles Kotetnot et Nouvelle-Sibérie, dans celui auquel cette dernière donne le nom; l’ile Liakhovsky, au sud de l’Archipel de la Nouvelle-Sibérie; enfin l’archipel des Ours, vis-à- vis l'embouchure de la Kolyma.

ILES ET ARCHIPELS DANS L= GRAND- Océax et ses branches. Dans cette série nous citerons ; l’île de S/-Laurent, dans la mer de Bering ; l’arehipel des Kouriles ; les iles Zeso et de Tarrakai, qui ferment la mer d’'Okhotsk ; l’ile Niphon, dans l’archipel du Japon; c’est la plus grande ile de toute l’Asie ; viennent ensuite dans le même archipel les îles Sai-

—. = ms mt

kokf ou Kiousiou et celle de Siko4f ; à l’ouest et le long des côtes de la Corée, l'archipel de Curée, composé de plus de millelles; plus au sud et vis-à-vis des côtes de la Chine, l'archipel de Lieou-khieou, lle de Formose et celle d’Haï-nan ; et tout près des côtes de cet empire l’archipel de Jean Potocski, celui de Chusam ou Teheou , l'ile de Thsong-ming, l'archipel de Phenghu (Vescadores) et l’archipel de Kamboge (Hasting) dont l’ile Koh-Doud surpasse de beaucoup toutes celles qui le composent.

ÎLES ET ARCHIPELS DANS L'OCÉAN-IN- DIEN. Cette classe nous offre à l'extrémité de la péninsule de Malacca, et proprement entre les deux caps Tamdjong-Bourou et Romania, la petite lle de M ant devenue de nos jours un des plus grands entrepôts du commerce de l’Asie ; le long de la côte occidentale de cette péninsule se développe un vaste archipel, qui n’a pas encore reçu de nom général et que nous proposons de nommer archipel de Junkselon-Pinang du nom de ses deux îles principales ; et plus au nord l'archipel de Merghi; à l’ouest de ce dernier se pat A archipels de Nicobar et d’Andaman; plus au nord encore l'archipel d'Arracan, si remarquable par ses phénomènes volcaniques et par ses ports ; et non loin de l’extrémité méridionale de l’Inde, le groupe de Ceylan, si important par ses productions et par la pêche des perles ; enfin les archipels des Maldives et des Lakedives. Dans le golfe Persique nous trouvons le groupe de Kichn avec l’ile de ce nom, la plus grande de tout le golfe, et le stérile ilot d'Xormouz , si célèbre dans les anmales du commerce de l'Orient; plus à l’ouest et près des côtes de l'Arabie , le groupe de Bahraïn, si renommé par la pèche des perles. Dans la mer Rouge, nous trouvons d’abord l'ile Pérèm , qui partage en deux parties très inégales le détroit de Bab-el-Mandeb; l’ile Djebel (Sebahn , Tarr, Tor, Teer), remarquable par son volcan que Bruce vit fumer ; les Arabes et les Abyssins le regardent comme une des ouvertures par lesquelles le diable sort de l’enfer quand il veut venir dans ce monde ; l'ile Camaran , qui est la plus grande de toutes celles de’cette mer, après Dhalac qui appartient à l’Afrique ; l’archipel Corallien , composé d’un nombre

Sikonf ; la Corée, le plus de des côtes -hhieou, -nan; et l'archi- Chusam ng, l'ar- ) et l’ardont l'ile up toutes

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presque infini d'ilots et de rochers de corail, qui s'étendent le long de la côte arabique, depuis Luheïa jusqu’à Djidda , et dont les iles principales sont : Fuscht, renommée par la bonté de son eau ; Baklan, Gusr-Farsan el Firan , par la péche des perles qu y fait ; celle de Gusr- Farsan donne le nom à un groupe et se distingue par son étendue, que les indigènes paraissent avoir exagérée en lui en accordant une égale à celle de l’île Dhalac.

ÎLES ET ARCHIPELS DANS LA MER Mé- DITERRANÉE et ses branches. Nous classerons dans cette série l’ile de Chypre, une des plus grandes de cette mer, et plus à l’ouest, près de la côte de l’Asie- Mineure, les îles de RAodes, de Samos, de Chio, et de Metelin, qui, avec d’autres moins considérables, forment la partie asiatique de l'archipel proprement dit.

MONTAGNES, On connait encore trop peu la direction des chaînes de montagnes de l’Asie pour pouvoir entrependre d'en décrire les différentes branch , comme on l’a fait à l’égard de celles d'Europe. Mais si le manque de matériaux nous empêche d'entrer dans les détails de leurs innombrables ramitications, on a assez de données sur la direction des chaines principales pour essaye! (le les classer par massifs où systèlhes. En attendant que de nouvelles + pe viennent ajouter de nouveaux faits relatifs à la classification des montagnes de cette partie du monde, noæs proposons de les ranger toutes dans les cinq systèmes suivans :

Le SYSTÈME ORIENTAL ou ALTAi-HIMA- LAYA. La première de ces dénominations rappelle la position de ce système à l'égard des quatre autres; la seconde, le nom de ses deux groupes extrèmes. Dans le système Altaï-Himälaya un peut distinguer cinq groupes principaux , savoir : l'Allai, qui est le plus septentrional; le Thianchan , qui est le plus central et offre néanmoins les phénomènes volcaniques les plus éloignés de la mer que l'on connaisse ; le Auen-lun, auquel appartiennent les plus grandes élévations de la Chine et toutes les montagnes de cette vaste région ; l’'Himälaya, qui est le plus méridional et en même temps le groupe dontles sommets offrent les plus hauts pics connus de Lout le globe; enfin le Japonais où Maritime , remarquable par ses terribles et nombreux volcans. Le système Altaï- Himälaya peut être regardé comme le plus vaste de tout le globe ; il embrasse toutes les montagnes des empires Chinois et Japonais, celles de l’Inde- Transgangétique, de l'Inde-Septentrionale , des

royaumes de Kaboul et de Herat, du Baloutshistan, et presque toutes celles du Turkestan-Indépendant et de la Sibérie, On le connait encore trop imparfaitement pour être en état de dire quel est son noyau principal; cependant il nous semble qu'on pourrait regarder provisoirement comme tel le grand nœud que forme le Bolur avec le Thsoung-ling , entre le Turkestan , le Thian-channan-lou et le Baltistan.

Groupe de l’Allaï, W entoure les sources de l'Irtyche et du lénisseï ou Kem ; à l'est, il prend le nom de Tangnou; celui des monts Say aniens, entre les lacs Kossogol (Kousou-koul) et Baïkal,; plus loin celui de Zaut-Kentei et des monts de Daourie; enfin au nord-est il se rattache au Zablonnoi-khrebet (chaine des Pommes), au Khingkhan,aux monts Aldan, qui s'avancent le long de la mer d'Okhotsk, et sous la dénomination de Stanovoi parcourent toute l'extrémité nord-est de l'Asie, et vont aboutir au cap Oriental au détroit de Bering. Du côté de l’ouest l’Altaï s’avance de l'orient à l'occident sous les noms d'Oulouk-tag, Alghinskoe-khrebet (Dalai Kamichat des Kirghiz, l'é{ghidin-tsano de nos cartes). Mais ici nous devons faire remarquer, avec M. de Humboldt, que ce prolongement de l’Altaï n'est pas une chaine continue, ainsi que la représentent les cartes publiées jusqu'à présent, mais bien une série de collines isolées et de petites montagnes qui s'élèvent brusquement au - dessus des plaines parcourues par les Kirghiz; ces peuples ignorent jusqu'au nom d'#/ghidin-tsano qu'on donne à cette prétendue chaine de montagnes.

Parmi les chaines secondaires qui se détachent de celle qu'on peut regarder comme la principale de ce groupe, nous nommerons : les monts de Kob'van, entre l'Irtyche et la Biya, si riches en mines d'or et d'argent; la chaîne Baïkalienne, qui forme une partie du contour du lac Baïkal; les monts de Nerlchinsk, si importans par leurs grandes richesses minérales, surtout en argent, plomb et cuivre; la haute et longue chaine du Kamtchatka, si remarquable par ses terribles volcans; la chaine que M. de Humboldt propose d'appeler Grand- Allai, dont les plus hautes cimes sont à deux degrés de latitude au sud-est du lac leké Aral-noor, et qu’il ne faut pas confondre avec la chaine imaginaire que représentent les cartes; elle va du nord-ouest au sud-est et parait se joindre au Thian-chan; enfin la chaine de Tarbagalaï, qui s'étend à l'ouest des lacs Dzaisang et Alak-tougoul, nonmmée 4{a-lau, entre ce dernier et le Balkhach. Nous ferons remarquer qu’une grande partie de la chaîne principale de ce groupe forme la frontière entre les empires Russe et Chinois, et que selon M. de Humboldt, c'est justement dans sa partie, nommée Petit- 4llai par les géographes européens, que se trouvent quelques-uns de ses sommets les plus élevés.

Groupe du Thian-chan ou Mont Cé- Leste. Son point culminant parait être la masse de montagnes remarquable par ses trois cimes couvertes de neiges éternelles, qui s'élèvent presque au centre de l'Asie dans l'empire Chinois, sur les contins du Kan-su, et célèbre sous le nom de

Bokhda-oola (montagne Sainte en kalmuk), le Bogdo de Pallas, le Siue-chan (mont Neigeux) et le Pé-chan (mont Blanc) des Chinois. Du Bokhda-0ola, le Thian-chan se dirige à l'est vers Barkoul, où au nord de Hami ou Khamil, dans le Thian-chan-nan-lou , il s’abaisse brusquement et s'aplanit au niveau du désert élevé , nommé le Grand-Gobi ou Chamo, parcouru par les hordes des Mongols, et après une graude interruption se relève au nord de la grande courbure du Houang-ho, sous le nom de GadjarouInchan.Dans sa marche vers l'est, arrivé dans le voisinage de Barin dans le Pays des Mongols, le Gadjar se confond avec la chaine neigeuse nommée Ta-hang, qui sépare le Chan-si du Tchy-li, et avec la crête montagneuse qui, procédant du nord au sud sous le nom de Xhingkhan-oola, forme la réunion de l’Altaï avec le Thian-chan. La chaine que l’on pourrait regarder comme la principale paraît encore s’avancer vers l’est, où elle se rattache, d’un côté aux Montagnes de la Corée, et de l’autra à la Chaîne Maritime qui longe la côte du Pays des Mandchoux : c’est à la première de ces deux branches qu'appartient la Montagne Blanche (Golmin chayan alin), si célèbre dans l’histoire des Mandchoux. Du côté de l'ouest, le Thian-chan se prolonge vers Poccident, d’abord entre Gouldja et Koutché, ensuite entre le lac Temourtou ou Issi-Koul et Aksou, et file vers Samarkand, en séparant les sources du Sihoun de celles de l'Amou. Dans cette longue marche le Thian-chan reçoit les noms de Mouztagh (le Moussart de Strahlenberg), à l’est de la chaine transversale du Bolor, et celui d’45ferah, à l'ouest de cette chaine; ensuite en tournant au sud-ouest, à-peu-près sous le méridien de Kodjend , elle prend le nom d'4k-tagh {mont Blanc ou Neigeux ), dénomination sous laquelle elle expire dans les plaines ondulées où commence le grand abaissement de terrain qui environne la mer d'Aral et la mer Caspienne.

Outre les chaines secondaires que nous avons mentionnées en traçant la marche de la chaîne principale du côté de lorient, on doit aussi nommer les Monts Alachan, qui longent le côté occidental de la grande courbure du Houang-ho, et qui paraissent réunir la partie du Thian-chan, nommée les monts Gadjar, à la chaîne septentrionale du grand nœud du Khoukhou-noor, nommée Nan-chan ou Ki-lian-chan , qui appartient au groupe du Kuen-lun. Du côté de l’ouest nous nummerons : l’Æ/a-tau , qui s'étend au nord du Thianchan vers l'ouest, depuis lIli jusque vers Turkestan, en traversant le cours du Tchoui; le Mingboulak, au rcrd de Khokand et presque parallèle à l’Asferah. On pourrait classer ici la chaîne du Eolor, qui, dans sa marche du nord au sud, forme trois nœuds remarquables, en joignant cntre eux les groupes de l’Himäâlaya et du Kuenlun, du ‘Thian-chan, et la chaine secondaire nommée Ala-lau.

Groupe du Kuen-lun, dit aussi Xoulkoun et Tarlach-davan, qu'on pourrait encore nommer groupe Tibetain-Chinois, à cause des deux régions principales qu’il traverse, Nous le ferons commencer, avec M. de

Humboldt, à l’ouest du Thsoung-ling(monts des Ognons ou Bleus). Il se rattache, comme on l'a dit plus haut, à la chaîne transversale ou secondaire de Zolor; suivant les livres chinois, il en forme la partie méridionale. Selon des renseiguemens récens, on pourrait regarder l'Hindou-ko hcomme son prolongement vers l'ouest, contre l'opinion généralement admise qui regarde cette dernière chaine comme une continuation de l'Himâlaya. En attendant qu’on dissipe ces doutes, nous laisserons cette vaste chaîne à l’'Himâlaya. Il reste encore beaucoup d’obscurité sur la direction de la partie orientale du Kuen-lun. Après avoir bien médité sur tout ce que nous ant dit, sur les montagnes du Tibet, de la Chine et de la presqu'ile au-delà du Gange, les missionnaires, les voyageurs les plus récens, MM. Abel Remusat, Klaproth et de Humboldt, nous croyons qu'on pourrait décrire de la sorte la direction et les principales branches de cette partie du Kuen-lun. Après avoir traversé le Tibet de l’ouest à l’est sous les noms de monts Thsoung-ling au nord , et des monts de Ngari, de Zzang et de Ui au sud, ces branches se réunissent de nouveau dans le K’ham ou Tibet Oriental pour y former le Huen-lun des Chinois, noyau d’une hauteur prodigieuse, dont ils ont fait dans leur géographie mythologique le roi des montagnes, le point culminant de toute la terre , la montagne qui touche au pôle et qui soutient le ciel, et comme le dit si bien M. Abel Rémusat, l'O/ympe des divinités bouddhiques et des tao-sse. C'est de ce plateau que partent les hautes chaines qui font du Tangout, du K’ham, du Szutchhouan-Occidental et du Yun-nan, un des pays les plus élevés du globe, et dont le niveau du sol est peut-être plus élevé

que celui qui sert de base aux plus hauts ceiosses cipa de l’Himälaya, On doit aussi ajouter que le Kuen- MEe lun se rattache dans le Tibet au groupe de l'Hi- our mälaya par plusieurs hautes chaines , dont les pics que gigantesques sont couverts de neiges qui ne fon- dire dent jamais, Parmi les nombreuses ramitications par de ce groupe, dont nous n’osons encore signaler Kue aucune comme la principale , tant est encore im- ridi parfaite l’orographie de cette partie de l'Asie, bou nous nous bornerons à citer les suivantes, qui . War: nous paraissent être les plus remarquables. tag

1° La longue chaine que nous proposons de not nommer Birmano-Siamoise , du nom des deux His états dont elle touche les frontières; elle traverse l'es toute l’Inde-Transgangétique du nord au sud, de- ll puis les confins du Yun-nan jusqu’à l'extrémité É or de la péninsule de Malacva. Parmi ses rameaux de nous signalerons celui qui s'en détache au nord- ko ouest; il traverse le Bong, le Kathi-tchaoun , et de va se joindre aux monts Khamti sur la frontière et méridionale de l’Assain. da

2° La chaine que nous proposons de nommer qu Laos-Siamoise , parce qu'elle traverse le Laos et au forme la limite orientale du royaume de Siam ; elle D: sépare le bassin du Meïnam du bassin du May- m kaoung.

8° La chaine Annamitique, qui traverse le Yun-nan ct sépare le bassin du Maykaoung des fleuves qui ont leurs embouchures sur la côte du Tonquin et de la Cochinchine,

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4 La chaine du Yun-ling, qui court du nord:

au sud en séparant par la longue série de ses pics neigeux la Chine du Tibet, Un savant orientaliste regarde cette chaine comme le noyau de toutes celles qui parcourent la Chine , la Mongolie et la partie méridionale du Pays des Mandchoux, ainsi que toute la Corée; mais nous bornerons son domaine aux montagnes qui serpentent sur le territoire de la Chine proprement dite. Le Yun-ling se réunit à la chaine des Pe-ling, qui borne le Chen-si au sud, et y est couronnée de plusieurs pics neigeux. Arrivée à la frontière de la province de Ho-nan elle s'abaisse, se dirige au nord-est versle Chan:si, où elle se réunit au mont Ta-hang. Dans le Chen-si mème une chaine secondaire, appelée Zoung , part des Pe-ling au nord-ouest, vers le Houang-ho , où elle s'élève brusquement à la hauteur de la neige et se réunit par l’Alachan à la chaine Gadjar de la Mongolie. En général les Pe-ling marquent la distinction entre le bassin septentrional et le bassin moyen ; côtoyés au nord par le Houang-ho, ils s'abaissent insensiblement jusqu’au rivage de la mer, où leurs dernières hauteurs viennent se terminer entre les embouchures du Houang-ho et du Kiang. La chaine des Nanling, naissant de l'extrémité des Yun-ling, et fort éloignée en cet endroit de l’origine des Peling, s’en rapproche en courant à l’est, et en envoyant vers le nord-est plusieurs rameaux qui semblent accompagner les circonvolutions du Kiang et le suivre jusqu’à son embouchure. Les monts de Yan au nord-ouest de Péking, et le Tahang à l'ouest, dans le Chan-si, paraissent appartenir également à ce système aussi bien qu’à celui du Thian-chan,

Groupe de l’Himälaya. La chaine principale sépare les vallées de Sirinagour ou Gherwal, du Nepal et du Boutan de celles du Tibet, offrant dans ses colosses les plus hauts sommets que l’on ait encore mesurés sur tout le globe. Sa direction générale est du nord-ouest au sud-est; par conséquent l’Hmälaya n’est pas parallèle au Kuen-lun; il s’en mpproche tellement sous le méridien d’Attok et Be Djellal-abad, qu'entre Kaboul, Kachemir, [hdak et Badakhchan , l'Himàlaya semble ne former qu'une seul: masse de montagaes avec l’Hindou-koh et le ïhsoung-ling dont nous avons déjà parlé, On ne connaît pas encore exactement les limites de l’Himälaya du côté de l'est; mais on pourrait provisoirement regarder le bassin du Brahmapoutra comme son extrémité orientale, Sa partie occidentale, située à l’ouest de l’Indus, est connue sous le nom d'Xindoukoh ; elle traverse de l’est à l’ouest le royaume de Kaboul, s'étend dans le Khanat de Koundour et dans le Khorassan, où elle parait se perdre dans les hauteurs qui sillonnent |g plateau élevé qui forme le sol de cette vaste contrée, où vient aussi expirer l’extréinité orientale de la chaine du Damavend, que nous avons regardée provisoirement comme une dépendance du système Tauro-

Caucasien. Sa partie connue la plus élevée parait être le grand pic situé entre Bamian et Inderab; il porte le nom d'Æindou-koh ou Hindou-kouch. M. Burnes dit l'avoir vu distinctement à la distance de 150 milles, ce qui suppose une élévation de plus de 3600 toises. Voici les principales chaines secondaires qu'on peut regarder comme appartenant à ce système :

4° La chaine méridionale , qui court parallèlement à la chaîne principale , formant avec cetle dernière les grandes vallées du Boutan, du Nepal et du Gherwal.

2° La chaine orientale , qui, sous les noms de monts Yomadoung et Anapektomiou, s'étend depuis le Brahmapoutra jusqu’au cap Negrais, dans l'empire Birman; dans sa longue marche elle parait offrir de fréquentes et fortes interruptions. On pourrait regarder les montagnes et les hauteurs qui sillonnent le sal du Catchar, du Tiperah, du Pays des Garraous, du district de Tchittagong, de l’Arrakan et du Pegu Occidental, comme comprises dans son domaine. Un rameau de cette chaîne va joindre les monts Khamti.

3° La chaine occidentale, que nous proposons de nommer Salomon-Brahouiks, du nom que portent ses deux parties principales ; elle se détache de l’Hindou-koh au sud de Kaboul, entre cette ville et Pichaouer, et va presque droit au sud à travers l'Afghanistan et le Baloutchistan Orient tal; les rameaux qui s’en détachent à l’est et à l'ouest forment les chaînes secondaires qui par courent ces deux vastes contrées. Les monts Bouskeroud, dans le Baloutchistan Occidental, en se perdant insensiblement dans le plateau du Kirman d’un côté et de l’autre dans le golfe d’Oman, au cap Djask, pourraient être regardés de ce côté comme les limites occidentales du grand système de l’Altaï-Himâlaya.

Groupe Japonais ou Maritime. Nous proposons ces dénominations pour comprendre dans une seule division toutes les montagnes qu'offre la longue série d’iles comprises entre le cap Lopatka, à l'extrémité méridionale du Kamtchatka, et le canal de Formose. L'importance, sous tant de rapports, de l'archipel Japonais qui en occupe le milieu et la grande élévation des pics de l'ile Niphon , nous ont engagé à préférer la première dénomination à toute autre ; la seconde indique la position de ce groupe relativement aux quatre autres dont se compose le système Altaï- Himälaya. Les montagnes de la grande île Tarrakaï (Karafouto ou Saghalien) sont une dépenaance de celles de la chaîne principale qui traverse l'ile leso. Pour éviter d'inutiles répétitions, nous renvoyons à la description des empires Chinois et Japonais, et de l'Asie Russe, pour tout ce qui concerne les détails des îles appartenant à ce groupe. lei nous dirons seulement que ses plus hauts pics se trouvent dans les iles Formose, Kiousiou, Niphon et leso.

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