‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 334 sur 628 · PANS ILE (OO VE ANNI · texte numérisé non relu

PANS ILE (OO VE ANNI

POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude orientale , entre 24° et 27". Latitude, entre 30° el 12°. Dans ces déterminations on n’a pas “sinpté les vastes contrées de l'Arabie occupées par les troupes du pacha d'Egypte.

cowrixs, Au A0rd, le détroit des Dardanelles, la mer de Marmara, le détroit de Constantinople, la mer Noire et l’Asie Russe. A l’est, l'Asie Russe et le royaume de Perse. Ausgud, l'Arabie. À l’ouest, la mer Méditerranée et l’Archipel.

rLeuves, Les fleuves de cette vaste contrée aboutissent à quatre mers différentes.

Un grand nombre d’autres moins considérables se perdent dans let sables ou se jettent dans des lacs intérieurs, parmi lesquels on doit ranger la prétendue mer Caspienne, qui n’est que ie plus grand de tous les bassins méditerranéens connus et en même temps le plus vaste lac du globe. Malgré cela , dans le tableau suivant nous le laisserons figurer parmi les mers, en suivant l’usage adopté par tous les géographes.

La MER NOIRE reçoit :

Le Tcuoroku, qui prend sa source dans la chaine du Taurus qui s'étend au sud de Trébizonde, traverse une petite partie de l’eyalet d’Er"roum, passe par Baïbourd et au-dessous de Bathoumi entre daus la mer Noire.

Le Ircuic-IRMAR, qui naît dans les montagnes du Taurus au sud de Tokat, traverse l’eyalet de Sivas, passe par Tokat où il s'appelle en turk Tokal-som, c'est-à-dire rivière de Tokai, touche Amasia et au-dessous de Samsoun entre dans le mer Noire.

Le Kizyi-Irmar, qui est formé par la réunion de la branche Orientale ou de Sivas et de la branche Méridionale. Elles naissent toutes deux dar: ies hautes vallées du Taurus ; l’une vient des froutières de Sivas; l’autre prend son origine sur le Hassan-dagh. Le Kizyl-Irmak passe ensuite par Osmandjik et Baffra, et se rend à la mer Noire, après avoir traversé les eyalets de Sivas et de Konieh, et touché celui d’Anadoli. C'est le célèbre Halys des anciens et le plus gvand fleuve de VAsie-Mineure proprement dite.

La SacaniA ou Sancanias des anciens, qui naît dans une des chaines du Taurus, traverse la partie nord-est de l’eyalet d’Anadoli, reçoit à Ia gauche le Pursak qui passe par Koutaïeh et se rend dans la mer Noire.

La MER DE MARMARA ne recoit que de petits fleuves , parmi lesquels nous nommerons:

La NikaBirzA , qui est le plus grand. Il traverse le sandjak de Khodavend-kiar dans le, alet d'Anadoli, et reçoit à la droite le Wéloufer, qui passe non loin de Brousse,

La MER ÉGÉE oulARCHIPEL recoit :

Le Konos ou SARADAT, quinait dans la chaine du Taurus nommée Mourad-dagh, traverse les sandjaks de Koutaïeh et de Saroukhan dans l’eyalet d'Anadoli, passe non loin de Magnc-ieel, au nord de Smyrne, se jette dans le golie auquel cette ville donne le nom.

Le Menones, le MÉANDRE des anciens, qui nait dans une chaîne du Taurus, passe près de Guzelhissar dans le sandjak d’Aïdin dans l’Anadoli, et après un cours célèbre par ses nombreuses tortuosités, se jette dans l’Archipel au sud de l'ile de Samos.

La MÉDITERRANEE recoit :

Le Sinoux, qui prend sa source dans une des chaines du Taurus non loin de Kaïsarieh, sous le nom de TeuakEn-soui, traverse l’eyalet d'Adana, passe par cette ville et se rend ensuite dans la mer Méditerranée.

Le Dyian, qui prend sa source dans une chaine du Taurus, traverse l'eyalet d'Adana, et après avoir recu la rivière de Marackh se jette dans le golfe l’Alexandrette,

L’Asi, l'OnONTE ou Axivs des anciens: Il prend sa source danse Djebel-el-Chaïk'i ou Anti-Liban, traverse la partie septentrionale de leyalet de l'amas: partie de celui d'Alep, et aprés avoir ssé par Hems, Hamah et Antakia ou Antioche

tte dans la Méditerranée, Of PERSIQUE reçoit :

Le Car 2-ARA8B , le plus grand fleuve de l'Asie Ottomane, formé comme nous l'avons dil à la page 615 par la réunion de l'EvruraTE proprement dit et du Ticre. L'EUPHRATE proprement dit est formé lui-même par la réunion du Frar et du MocaAD-Tcuaï. Celui-ci, dont le coursestplus long, a sa source dans les monts Bingueul une des branches du Taurus et passe par Melazgherd ; le Frar nait ment Jeteie autre montagne du Taurus, passe peu lo" d'Erzeroum et par Erzingan. L'Euphrate passe ensuite par Semisat, Racca , Ana, Hilla, Sa-

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mara, Korna. Les affluens de celte branche sont peu considérables à l'exception du Aouramas où Kara-s ou qu'il reçoit à la droite, et du A Labour qui lui apporte le tribut de ses eaux à la gauche. Le Ticre, le Dinaen des Arabes, que les Orientaux regardent comme la branche principale de l'Euphrate ou Chat-el-Arab, nait dans l'eyalet de Diarbekir par la réunion de deux branches : l'OCCIDENTALE Où Car, qui est la plus grande, passe par Diarbekir , et l'ORtENTALE où KwaBouR ; toutes deux naissent dans les monts Taurus. Le Tigre ensuite se grossit des caux de plusieurs rivières considérables qui descendent des montagnes des Kurdes, et passe par Mossoul, Bagdad et Korna. Après sa réunion avec le Frat au-dessous de Korna ce fleuve prend le nom de Cuar-EL-Anan ; il passe par Bassorah, et par une seule embouchure il entre dans le golfe Persique. Un canal forme la communication entre le Chat-el-Arab et le Karoun. Le domaine de ce grand fleuve et de ses branches comprend les gouvernemens d’Erzeroum, Van, Diarbekir, Racca , Bagdad, Cheherzour , Mossoul , et partie de ceux de Marach, Alep et Damas. Ce fleuve célèbre auquel se rattachent les plus antiques et liés plus vénérables souvenirs, a été proposéil y a quelques années comme le moyen d'obtenir par la navigation à vapeur une correspondance facile entre Londres et le gouvernement de l'Inde. De premières tentatives ont déjà été faites par ordre du gouvernement briinnique, pour atteindre ce but important,

Le Kanoux vient du territoire Persan et , après avoircommuniqué avec le Chat-el-Arab par un caanal entre par cinq bouches dans le golfe Persique.

La ::R CASPIENNE reçoit :

Le Kour, qui naît dans l'eyalet d'Erzeroum, traverse celui de Tehildir et entre dans les provinces Caucasit s de l'empire Russe, où il se jette dans la mer Caspienne après avoir reçu l’4ras à la droite ; la source de ce dernier se trouve aussi dans l’eyalet d'Erzeroum.

BASSINS MEDITERRANÉENS. Parmi les nombreux fleuves qui n’aboutissent à aucune mer nous nommerons les suivans :

L'AnvEN , le Jourpaix des anciens. Il naît dans le mont Hermon dans l'Anti-Liban ou Djebel-el- Chaïkh, traverse le lac de Tabarich (Genezareth) etla Palestine dans Peyalet de Damas et entre dans la mer Morte nommée Oulou-Deguizi ou Baharel-Louth par les natureis.

Le Kourik ou Koïk qui naît dans les montagnes au sud d’Aïntab, passe par Alepet se perd dans le lac Kincoin.

Le Barnant, qui descend del'Anti-Liban, passe par Damas et se rend dans le lac Bohaïrat-el-Mardi.

RELIGIONS. L’ISLAMISME est la religion dominante et est professé par le plus grand nombre d’habitans, c’est-à-dire par les Osmanlis , les Turkomans , les Lazes, les Arabes, les Persans ou Tadjiks, les Bohémiens et une partie des Kurdes.

Presque tous ces peuples sont suwrrites, à l'exception des Moutoualis , des Arabes Kezil, des Persans et des Kurdes Bilbas

qui sontschyytes. Le CHRISTIANISME est professé aussi par un grand nombre. Les Grecs appartiennent à l'Eglise grecque, les Arméniens à l’Eglise arménienne ; les dogmes de l’£glise catholique sont professés par plusieurs Grecs, Arméniens et Kurdes, et, depuis environ un sièele

par les Maronites. L'Eglise protestante compte un petit nombre de croyans élablis dans les grandes villes de commerce.

L'Eglise jacobitique compte un nombre assez considérable de Kurdes et quelques milliers de Grecs. L'Eglise nestorienne, quoique plus répandue, ne compte qu’un petit nombre de prosélytes parmi les Kurdes et les Arméniens qu’on estime égal à celui de l'Eglise jacobitique. Le JUDAÏSME est professé par les Juifs, qui sont répandus dans toutes les grandes villes de cette contrée. Les DRUZES , les Nosaïiris, les ISMAËLIENS et les Y£zrb< professent des religions différentes de celles que nous venons de nommer ; nous avons indiqué à la page 72 les rapports qu'ont les trois premières avec l’I1slamisme , et nous y avons exposé les principaux dogmes religieux des Yezidis.

GOUVERNEMENT. Voyez l'empire Ottoman, aux pages 569 à 571.

INDUSTRIES. On peut dire que l’agriculture est dans un état pitoyable dans cette vaste contrée, à exception de certains districts et des environs des grandes villes. L'industrie manufacturière y est un peu plus florissante, surtout dans les grandes villes. On pent même d que les teintures du coton, de la soie, de la laine et des peaux surpassent où pour le moins égalent tout ce que lindustrie européenne offre de plus parfait en ce genre. Les principaux articles des fabriques et des manufactures de la Turquie Asiatique sont: les éfoffes de soie d’Alep, de Damas, Mardin, Bagdad et Brousse; les étoffes de coton de Mossoul, Damas, Alep, Guzel-hissar, Diarbekir, Smyrne et Manissa; les fotles de Brousse, Tokat, Amasia, Trébizonde, Rizè, Mardin, Bagdad et Diarbekir; les draps ordinaires de Khanak-kalesi, Guzel-hissar, Hilleh; les camelots et les châles d’Angora ; les tapis de Brousse, Kara-hissar, Pergame, Alep, Damas ; les maroquins de Konieh, Kaïsarieh, Kouskin, Diarbekir et Orfa ; le cuir de Diarbckir et Konieh ; les selles d'Aintab; les brides de Hilleh ; le tabac

es savons de Damas, Bagdad et Alep ; la coutellerie de Damas ; les wstensiles de cuivre de Tokat et d’Érzeroum, et la verrerie de Mardin et d’Hébron.

commpnGs, Peu de contrées au monde se trouvent mieux placées que l’Asie Ottoniane pour être le centre d’un commerce immense, Aussi ces belles régions, dès la plus haute antiquité et pendant tout le moyen âge, ont-elles été le siège du plus grand commerce du monde; mais par suite du manque de sûreté, de grands chemins, de canaux navigables et d’encouragemens de la part du gouvernement, leur commerce actuel est à peine une ombre de celui qu’elles faisaient autrefois. Malgré cela la position centrale de ces bellés provinces placées entre l’Europe , l’Asie et l'Afrique, les riches productions de leur sol, les nombreux produits de l’industrie de quelques-unes de leurs grandes villes, et les caravanes de Damas et de Bagdad qui convoient à la Mecque les pélerins de l’Europe et de l'Asie Orientale, contribuent à donner encore une grande activité aux relations commerciales.

On doit distinguer dans cette contrée le commerce maritime el le commerce intérieur. Celui-ci, qui est de beaucoup le plus considérable, se fait par caravanes comme dans les autres parties de l’intérieur de l’Asie. Érzeroum, Karahissar, Tokat, Angora, Brousse, Smyrne, Bassorah, Bagdad, Diarbekir, Alep, Mossoul et Damas sont les principales villes par lesquelles passent les caravanes qui viennent de la Perse , de l’Arabie et de l’Europe. Le commerce maritime se fait presque en entier par les Européens, à l'exception de celui qui a lieu par Bassorah. C’est ce qu’on appelle le commerce du Levant.

es Anglais, les Français, les Néerlandais, les Russes et les Autrichiens, ou pour mieux dire les Vénitiens et les Triestins, font les plus grandes affaires.

Smyrne, Latakia qui est le port d’Alep,

Tripoli ou Tarablous, St-Jean d’Acre où Akka en sont les places principales. Trébizonde est le principal port de la mer Noire. Les Arméniens, et après eux les Juifs et les Grecs, sont parmi les peuples indigènes ceux qui sont le plus adonnés au commerce.

Les principaux ARTICLES D'EXPORTA- TION sont : soie, coton, laine, cuir, tabac, cuivre, poil de chameau et de chèvre, opium, safran, noix de galle, térébenthine, storax, raisin, figues et autres fruits secs, vins de Chypre et d’autres endroits, cuirs, maroquins, tapis et autres produits des été Los indigènes et plusieurs articles manufacturés importés de l’Inde, de la Perse et de l’Arabie. Les principaux ARTICLES D'IMPORTATION sont : étoffes de soie, draps, aiguilles, montres et quincaillerie, miroirs et verrerie de Bohème et de Venise, papier, étain, objets provenant des fabriques de Nuremberg, porcelaine, denrées coloniales et une foule d’autres articles de l’industrie européenne, L’Arabie, la Perse et l’Inde fournissent une grande partie des produits précieux de leur sol, et la dernière fournit ceux de ses nom:

breuses manufactures.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOanAPxig, Nous avons déjà signalé ailleurs la difficulté, pour ne pas dire limpossibilité, où est le géographe d'offrir exactement les divisions administratives actuelles de l’empire Ottoman. Ces dif-ficultés sont encore plus grandes lorsqu'il est question de sa partie asiatique, à cause de l’anarchie à laquelle cette région est livrée depuis long-temps. Aidé par les conseils du savant orientaliste M.

Jouannin, qui en a traversé une très grande partie, et par ceux d’autres savans déjà mentionnés , nous n’avons pas désespéré d'offrir dans le tableau suivant, sinon les divisions exactes de cette importante partie de l’Asie, du moins celles qui s’approchent le plus de ses véritables

ivisions administratives.

Toute l’Asie Ottomane est partagée en 20 gouvernemens ou eyalets, subdivisés en départemens, sandjaks ou livas.

Quelques-uns de ces derniers sont indépendans du pacha gouverneur de l’eyalet auquel ils appartiennent En A ment. Les gouvernemens et les départemens sont très inégaux par rapport à leur étendue et à leur population. Un grand nombre de tribus nomades ou montagnardes et plusieurs pays ne sont que tributaires; d’autres ne sont que vassaux et quelques-uns sont même toutà-fait indépendans. Par des raisons exposées ailleurs, on a réparti les grandes divisions administratives d’après les gran

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