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f'étersbourg : les maisons y ressemblent à des palais. Les principaux bâtimens vont : le palais du gouvernement , édifice aussi remarquable par son architecture que par son étendue : c’est le plus beau de la ville ; l’hôtel-de-ville; la cour de justice ; les deux églises anglicanes , celles des presbytériens et quelques-uns des temples consacrés aux autres cultes. On peut ranger aussi parmi les principaux édifices de Calcutta ceux qui appartiennent aux établissemens publics et aux institutions philantropiques les plus importantes. Mais nous ferons observer que les temples Hindous et les mosquées sont en général petits, bas et mal situés, et que cette capitale n'offre aucun bazar qu'on puisse comparer à ceux qui font l’ornement des villes de la Perse et de l’Asie Ottomane ; cependant ce genre de bâtiment serait de la plus haute utilité dans un climat comme celui de Calcutta, où le soleil et la pluie sont très incommodes. Auprès de Calcutta est situé le Fort William, remarquable par son étendue, sa force et sa belle construction : c’est la forteresse la plus régulière et la plus importante de toute l'Inde; on vante surtout ses vastes casernes , son bel arsenal , la fonderie de canons et d’autres établissemems semblables. Quoique Calcutta soit habitée par un si grand nombre d’Hindous et d’autres nations asiatiques, elle offre presque toutes les institutions et presque tous les amusemens des grandes villes de l’Europe.
Ses principaux établissemens scientifiques et littéraires sont : le collège du Fort William, espèce d'université, où les élèves, sortis de Haileybury, dont nous avons parlé à la page 497, viennent achever leur éducation; peut-être cet établissement a-t-il cessé d'exister, sa suppression ayant été décrétée il y a quelques années ; le collège samscrit du gouvernement; la pe ou le collège mahométan du gouvernement, le collège épiscopal (bishop’s college) ; le gymnase de Calcutta (the Calcutta grammar school) ; l'académie arménienne ; l’école de commerce ; l’école des jeunes filles indiennes, et plusieurs autres établissemens.d’instruction; la société asiatique, qui est le premier corps savant de l'Asie:
elle publie des mémoires auxquels on doit des renseignemens précieux sur l’histoire, la géographie, les productions et
les antiquités de cette partie du monde; la société de médecine et de phrénologie : elle publie aussi des mémoires ; le théâtre ; le jardin botanique , où l’on cultive les végétaux les plus rares de tous les climats; c’est peut-être le lus bel établissement de ce genre situé ors de Europe. Calcutta possède plusieurs fypographies. En 1814 on n'y nr que la gazette du gouvernement.
n 1820 on créa 6 journaux. En 1830 on comptait 33 journaux et recueils périodiques. En 1833 on publiait à Calcutta 48 journaux, 3 recueils politiques, 10 recueils hebdomadaires, 6 mensuels, 4 trimestriels et6 annuaires. 14 journaux étaient rédigés en bengali , un en persan etun en bengali et en anglais. Plusieurs de ces journaux, même des journaux anglais, appartiennent à des Hindous. Cette ville, qui n’était encore qu'un village en 1717, est devenue sous la domination anglaise la capitale de toute l'Inde , puisqu’elle est la résidence du gouverneur geral; en moins d’un siècle elle est evenue une des métropoles les plus riches, les plus commerçantes et les plus penpes e l’Asie, C’est parmi ses haitans asiatiques qu’on trouve des fortunes qu'on peut comparer à celles des Rotschild et des Baring de l’Europe; le mouvement de son commerce égale celui des premières places du globe, et sa poulation , y compris celle de ses environs mmédiats, dépasse sûrement 600,000 âmes. Beaucoup d’Arméniens et des négocians du pays ont adopté les voitures et quelques-uns des usages des Anglais, tout en conservant leurs costumes particuliers ; de manière qu’on voit souvent les bonnets pointus des uns et les turbans aplatis des autres, dans des calèches , des landaus ou des phaétons. Depuis quelques années Caleutta est le siège d’un évèché anglican, dont la juridiction s’étend presque sur toutes les églises de cette religion, établies dans les Indes-Orientales.
“À quelques milles de distance on trouve : Ban- RAKPOUR, gros village, bien bâti, où logent les troupes de la province de Bengale; on y remarque la belle maison de campagne du gouverneur général, avec un vaste parc tenu à la manière européenne, dont la verdure contraste avec la végétation si différente des campagnes qui l'environnent; on doit aussi nommer la volière et la ménagerie, les deux principaux établissemens de ce genre que possède l'Inde. Sr- RAmpour (Serampoor), jolie petite ville d'environ
13,000 âmes , bâlie presque entièrement à la manière européenne, située sur la rive droite de l'Hagli, vis-à-vis de Barrakpour. C’est la résidence du gouverneur général de la petite partie de l'Inde qui appartient au roi de Danemark. Les richesses qu’y avait accumulées le commerce que faisaient ses habitans à la faveur de son pavillon neutre pendant les premières années de la dernière guerre entre les Français et les Anglais, en avaient fait une des principales places de l’Inde. Quoiqu'’elle soit bien déchue sous ce rapport, sa situation agréable et le bas prix de tous les objets les plus nécessaires à la vie y attirent un grand nombre d’Anglais qui préfèrent son séjour à celui de Calcutta. Depuis quarante ans Sirampour est le siège principal des nissionnaires Baptistes institués dans le but philantropique de convertir les Hindous. Ces missionnaires dirigent un collège où l’on élève nonseulement les chrétiens indigènes, mais même les jeunes gens qui professent encore le Brahmanisme et le Mahométisme. La traduction de Ja Bible dans toutes les langues de l'Inde et en plusieurs autres de l'Orient a donné une grande célébrité à la belle {ypographie établie dans cette ville par les Baptistes, sous la direction de l'estimable docteur Carey. Nous ajouterons que cette ville possède une société asiatique et qu'on y publie les Transactions de la société agricole et horticole de l’Inde.
Plus loin, et dans un rayon de 20 milles, on trouve; TCHANDERNAGOR OU CHANDERNAGORE, Sur la rive droile de l’'Hagli, dans une position élevée et pittoresque, assez grande ville déchue, avec des rues alignées est bien pavées, des maisons à deux étages, bâties en briques et en mortier et blanchies extérieurement, avec des toits plats, suivani la construction générale adoptée dans l'Inde. Lesnavires n’y remontent plus et ne pourraient le faire qu'avec difficulté. Tchandernagor appartient aux Français, qui se sont engagés à ne pas rétablir ses fortifications détruites par les Anglais pendant la dernière guerre. TcniNsoura (Chinsura), autre jolie petite ville, naguère appartenant aux Hollandais , qui l’ont cédée à l’Angleterre avec tout le reste de leurs possessions sur le continent Asiatique. Houcut (Hoogly), assez grande ville, très déchue en comparaison de ce qu'elle était lorsque, dans le xvit siècle, les Portugais, les Français, les Anglais , les Hollandais et les Danois y avaient établi leurs comptoirs. Plus loin encore, à 56 milles au nord-ouest de Calcutta, est située BARDWAN (Burdwan), assez grande ville, dont la population s'élève à 54,000 âmes.
DAKKA , sur la rive gauche du Bori- Gange ou Vieux-Gange , grande ville, mal âtie, jadis capitale de tout le Bengale , et maintenant siège d’une cour d’appel. Ses manufactures, quoique beaucoup déchues, sont encore assez nombreuses et florissantes ; on y fabrique les plus belles mousselines de l’Inde. N. Hamilton lui accorde 200,000 habitans, nombre que
le magistrat de cette ville, M. Master,
portail à 300,000 et que le Missionary
Register de 1828 réduisait à 150,000 !
ourcipiBip (Moorshedabad), sur le Gange , capitale du Bengale depuis 1704 jusqu’en 1771, et maintenant siège d’une cour d’appel et de la famille du dernier nabab du Bengale pensionné par les Anglais. Cette ville est très grande ct très industrieuse, mais mal bâtie ; M. Hamilton lui accor‘: 165,000 habitans d’après le nombre de; aisons qu’elle avait en 1814.
L’Aina-Muhâl, où demeure actuellement le nabab pensionné , est un bel édifice construit dans le goût européen.
Dans ses environs immédiats on voit les ruines du magnifique palais bâti sur le Mouti djil (le lac des perles) par le nabab Aliverdi khan, mort en 1756. Un peu plus loin on trouve : Kas- SiIM-DAZAR, ville d’environ 25,000 habitans, florissante par son commerce et par ses fabriques de coton et de soie, et regardée comme le port de Mourchidàbäd. Burnaurour , une des six grandes stations militaires de l'Inde ; on loue bear coup l'étendue et la beauté des casernes el des maisons où logent les officiers.
Plus loin, et dans un rayon de 62 milles, on trouve : MÂcoau, ville industrieuse d'environ 18,000 âmes, remarquable par les ruines del’immense ville de Gour; cette dernière s'étendait le long du Gange et occupait un espace de 60 milles carrés anglais en y comprenant les aubourgs; en admettant qu'elle fût aussi peuplée que Calcutta, et n’estimant la population de cette dernière qu’à 500,000 âmes et sa surface qu'à 15 milles carrés, Gour aurait eu deux millions d’habitans; l’Ayen-Akbery, vers lan 1598 , lui accordait 1,200,000 familles, nombre qui nous parait fort exagéré. Plusieurs villages sunt bâtis sur l'emplacement de cette ville ruinée, et ses débris ont servi depuis deux siècles à la construction et à l’embellissement de Mourchidàbâd , de Màldah , de Râdjemahal et même de Dakka. On reconnait encore les vestiges de la citadelle qui avaitguatre milles de circonférence ; les remparts qui subs:stent encore ont 60 pieds anglais de haut. On y voit des murailles de 60 à 70 pieds, qu’on croit être celles du Palais-Royal qui parait avoir eu un quartde mille de longueur. Les autres ruines les plus remarquables sont : la grande mosquée dite d’or , bâtiment superbe , jadis recouvert de marbre enlevé depuis pour orner d'autres édifices; l’obélisque , espèce de minaret à quatre étages, assez bien conservé ; le Vatti mesdjid, édifice de médiocre étendue, mais remarquable par sa grande salle, sa belle et solide coastruction, et destiné à tout autre usage qu'à celui indiqué par sa dénomination; la porte du sud et celle du nord, remarquables par leurs grandes arches ct la solidité des murailles latérales. RÂn- JEMAHAL, sur la rive droite du Gange ; une longue rue composée de huttes de boue , quelques tombeaux, quelques mosquées délabrées, et les
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ruines d’un vaste palais sont, selon l'évèque Heber, tout ce qui reste de cette grande ville qui, vers le milieu du xvu siècle, était la capitale du Bengale. C’est dens ce même rayon et entre Râdjemahal et Bardwän que vivent les PAHÂRRIS (Puharris), dont la religion, la langue et la manière de vivre different entièrement de celles des autres peuples qui les environnent.
PATNA, sur le Gange, une des plus grandes villes de l’Inde, mais, comme la plupart des villes asiatiques, mal bâtie. En 1811 on portait sa population à 312,000 habitans. C’est la capitale du Behàr et le siège d’un tribunal d'appel ; elle possède beaucoup de manufactures de coton e plusieurs fabriques d’opium. |
Dans un rayon de 62 milles on trouve : BEHÂR (Bahar), ville d'environ 30,000 habitans. Elle donne le nom à cette province. Tcnuapr (Chuprah), près du Gange, importante par sa population qu’on porte à 44,000 âmes et par son commerce. (Mannst Manjee) au confluent du Gogra avec le Gange , remarquable par son immense ficus religiosa ou bananier, dont la circonférence de l'ombre à midi est de 1116 pieds anglais: c'est un des plus grands végétaux qui existent sur tout le globe. Gaya , assez grande ville, renommée dans toute l'Inde par ses temples visités annuellement par plus de 100,000 pélerins ; on estime à 40,000 le nombre de ses habitans permanens. Moncir , que les Anglais appellent le Birmingham de l'Inde , à cause de ses nombreuses fabriques d'acier, d'armes, de coutellerie, etc., dont l'origine est très ancienne, mais qui ont pris un grand développement depuis quelques années. Ses fortifications , autrefois très importantes, Lombent en ruine depuis que les Anglais ont fait d’Allahàbâd leur grande place d’armes. Sa population parait dépasser 30,000 âmes. Dans ses environs est situé Sitäkand, petit endroit remarquable par ses eaux thermales.
Hors du rayon, à l’est de Monghir et près du Gange, on trouve Bocipour, ville de 30,000 habitans , importante par ses fabriques de soie et de tissus de coton; les mahométans, qui forment la plus grande partie de la population, y ontun collège renommé.
BenaREs, sur le Gange, très grande ville qu’on peut regarder comme la metropole ecclésiastique de l'Inde ; elle est nommée justement l’Ahénes où plutôt la Rome Hindoue par l’évèque Heber et par d’autres savans voyageurs, puisque depuis un temps immémorial, elle est le siège principal de la littérature brahmanique et qu’elle est réputée tellement sainte que plusieurs radjas hindous y possèdent des maisons, où leurs vakils ou agens résident continuellement , pour aire à leur place les sacrifices et les ablutions commandés par la religion de
Brahma. Les maisons de Benares sont très hautes ; aucune n’a moins de deux étages; la plupart en ont trois, et plusieurs cinq à six. Elles sont richement décorées de verrandahs, de galeries, de fenètres avec des balcons, de larges toits fortement inclinés et que soutiennent des tasseaux sculptés avec soin. Le nombre des temples est très considérable ; la plupart sont fort petits, disposés comme des niches dans les angles des rues et sous l'abri de quelque grande maison. Plusieurs sont entièrement couverts de fleurs, d’animaux, de branches de palmiers, sculptés avec une élégance et un fini admirables.
Les habitans décorent les parties les plus en vue de leurs maisons de camaïeux peints des vives couleurs de la tuile, et qui représentent des hommes , des femmes, des taureaux, des éléphans, des dieux, des déesses avec leurs formes et leurs attributs divers. Des taureaux de tous les âges, consacrés à Siva, apprivoisés et familiers comme le chien domestique, circulent librement dans les rues, tandis que des groupes de singes consacrés à Hanoumân grimpent sur les toits des maisons et des temples , ou volent impunément dans les boutiques des fruitiers ou des confiseurs. La haute renommée de sainteté dont jouit cette ville y attire annuellement de toutes les parties de l’Inde un grand nombre de pélerins, et en fait le rendez-vous général des mendians.
Benaresest le siège d’un tribunal d’appel. Elle s’est tellement accrue sous la domination anglaise que M. Hamilton la regarde comme la ville la plus grande et la plus peuplée de toute l’Inde ; il estime sa population actuelle au - dessus de 630,000 âmes. Parmi ses bâtimens les plus remarquables nous nommerons : la superbe mosquée bâtie par Avrangzeb:
c’est le plus bel édifice de la ville; le temple de Visvicha et l'observatoire fondé par le radja Djeising. Benares possède un grand nombre d'écoles hindoues et plusieurs écoles mahométanes , ainsi qu’une espèce d’universilé : rahmanique connue sous le nom de Vidalaya , dont les professeurs sont payés par le gouvernement anglais. Cette ville se distingue aussi par ses nombreuses fabriques d’étoffes de soie, de coton et de laine et par son commerce étendu. C’est le grand marché pour les châles du nord , les diamans du sud, les mousselines de Dakka
et d’autres villes, et pour les marchandises anglaises qu’elle reçoit de Calcutta ; pour le commerce des diamans et autres pierres précieuses elle n’a pas de rivale dans toute l’Asie.
Dans ses environs immédiats on voit Râmni- Ha, citadelle située de l’autre côté du Gange, où dans un palais superbe réside le maha-radja de Benares, pensionné de la Compagnie anglaise. Plus loin, et dans un rayon de 34 milles on trouve : GKaAZiPouR, assez grande ville, où les mahométans forment la plus grande partie de la population ; cette ville est renommée dans toute l'Inde pour la bonté de l'air qu’on y respire et par la beauté et l'étendue de ses jardins de roses, dont on tire une grande quantité d'essence ; dans sa banlieue on voit le beau mausolée élevé en forme de temple grec par la Compagnie, en l'honneur du marquis Cornwallis ; cette ville possède aussi un vaste haras pour la remonte de la cavalerie de l’armée. Duixeour où Diouanpour, remarquable par son beau pont surle Goumty, un des plus grands de l'Inde. TcHANÂRGuAR , assez jolie ville fortifiée, d'environ 15,000 habitans, où l’on garde le célèbre Timbak-dji, chef des Maharattes, auteur principal des troubles qui ont agité le Berar , le Malwà et le Dekkan ; on y a établi un kôlel d’invadides pour un millier de ‘militaires réformés par la Compagnie. Minzarounr, sur la rive droite du Gange, grande ville , très florissante, dont l'importance ne date que de l'élablissement de la puissance anglaise. L'évêque de Calcutta lui accorde plus de 200,000 habitans, engagés dans un commerce très étendu et jouissant de beaucoup d'aisance et de liberté. Elle est décorée de nouveaux bâtimens de toute espèce, dont la magnificence ne le cède qu’à ceux de Calcutta. Sa population en 1801 ne s'élevait qu'à 50,000 âmes.
Hors du rayon, et à 34 milles plus loin vers l'Ouest, au confluent de la Djamna avec le Gange, s'élève ALLauâBân, chef-lieu de la province de ce nom, regardée par les Hindous comme la reine des cilés saintes , et visitée annuellement par un grand nombre de pélerins. Quoique très déchue, environnée de ruines et réduite à 20,000 habitans
-permanens, elle est toujours très importante par
sa forte citadelle , regardée comme imprenable depuis les travaux faits parles Anglais pour augmenter ses anciennes fortifications; on peut même dire qu'Allahäbàd est maintenant sous plus d’un rapport, laprincipale place d’armes de l'Inde Anglaise. Un brillant avenir l'attend depuis qu'elle a été désignée pour chef-lieu de la nouvelle présidence que l’on vient de créer et qui
probablement deviendra la plus importante à ‘cause de son voisinage de la frontière du nord- . Ouest, partie la plus vulnérable des possessions
anglaises dans l'Inde. La mosquée principale ou la Djemé mesdjid l'ancien palais du sultan Khosrou avec les jardins qui en dépendent, quoique très négligés, sont les objets les plus remarquables qu’Allahäbàd offre à la curiosité du voyageur. Danville et Robertson regardaient Allahàäbâd comme identique à l’ancienne PauiBoTHRA, la vaste
et magnifique capitale des rois des Prasii ; mais les savantes recherches de M, Abel Rémusat donnent la certitude que cette dernière se trouvait près de l'emplacement de celle de Patna de nos jours.
AGrA, sur la Djamna, ville très grande, très riche et très florissante lorsqu'elle était la résidence du grand-mogol Akbar, est maintenant remplie de ruines. Une seule partie de sa vaste enceinte est habitée; M. Hamilton n’y compte que 80,000 àmes, nombre dl signale l’exagération des calculs de M. Legoux de Flaix, d’après lesquels cette ville aurait encore eu il ya quelques années, 800,000 âmes !
La plupart des magnifiques bâtimens qu faisaient d’Agra une des plus belles villes de l’Asie sont détruits ou tombent en ruines. On doit cependant en excepter les suivans : le palais impérial, bâti par Akbar, en grande partie ruiné : ses restes quoique mal entreteaus, rappellent encore sa magnificence , :. #=** mesdjid une des plus belles mo:; :e PAsie, construite en marbre bl::: :::.pté avec une grande élégance ; et suriout le célèbre mausolée nommé Tédj-Mahâl , élevé par Châh-djihän à son épouse favorite; on le regarde comme le plus bean monument de ce genre qui existe. C’est un carré dont les murailles, construites en marbre , ont près de 190 yards de long; il est surmonté d’un dôme aussi en marbre qui s'élève au centre et dont le diamètre est d'environ 70 pieds. Quatre minarets d’une élégante architecture et recouverts de marbre s'élèvent aux quatre coins ; les murailles, les tombeaux et les autres parties de ce superbe édifice sont couverts de fleurs et d'inscriptions en mosaique, en jaspe, lapislazuli et autres pierres précieuses d’un travail exquis; un jardin superbe et très bien entretenu, de 300 yards de surface, environne ce monument magnifique qui à été restauré par les Anglais et dont l'entretien est à la charge du gouvernement. Depuis quelques années Agra commence à se rétablir , grâce au commerce qui y devient tous les jours plus considérable ; on a réparé aussi les fortifications de sa citadelle. Le gouvernement anglais avait désigné cette ville ainsi que celle d’Allahàbâd pour chef-lieu de la quatrième présidence; la Compagnie a donné la préférence à cette dernière.
Dans un rayon de 33 milles on trouve : S&CAN-
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