‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 383 sur 628 · N AN · texte numérisé non relu

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DESCRIPTION GÉNÉRALE

CÉDURAPELE PLRYIIQUE

POSITION ASTAONOMIQUE, Longitude , entre 19° occidentale, et 49° orientale.

Latitude entre 38° boréale et 35° australe.

DIMENSIONS, Plus grande longueur :

depuis le cap Bugaroni dans le ci-devant Etat d'Alger , jusqu’au cap des Aiguilles dans l’Afrique-Australe , 4380 milles.

Plus grande largeur : depuis le cap Vert jusqu'aux environs du cap Calmez sur la mer Rouge 3170 milles. Mais nous ferons observer que la plus grande largeur absolue de l’Afrique est entre le cap Vert et le cap d’Orfui, puisque dans cette direction sa largeur est de 4084 milles.

conrins. Au 2074, le détroit de Gibraltaretla mer Méditerranée. A l’est, l’isthme et le golfe de Souéys (Suez), la mer Rouge, le Bab-el-Mandeb, le golfe d’Aden et l’'Océan-Imdien. Au sud , l’'Océan- Austral. à l'ouest, l’'Océan-Atlantique.

mens, On peut dire que l’Afrique n’a aucune mer qui lui appartienne entièrement puisqu'elle artage la Méditerranée avec l’Europe et l’Asie, et la mer Rouge avec cette dernière ; la Méditerranée est une branche de l'OCÉAN-ATLANTIQUE ; la mer Rouge en est une de l’OcÉAN-In- DIEN. Nous avons déjà fait observer que la mer Rouge n’est à proprement parler qu’un golfe ; aussi de savans géographes commencent déjà à l'appeler golfe 4rabique. Parmi les principaux golfes de cette partie du monde, outre le golfe Arabique et celui de Souéys (Suez) qui en est une subdivision, nous nommerons : le golfe d’Aden, entre l’Arabie, l’'Abyssinie et le Pays des Somaulis; ce n’est proprement que la partie antérieure du golfe Arabique ; les goifes de Benin et de Biafra , regardés communément comme deux subdivisions du prétend”

golfe de Guinée; nous uvuus siguaie ailleurs le peu de justesse de cette qualification. Viennent ensuite le poire de la Sidre dans l'Etat de Tripoli et ceux de Cabes et de Tunis dans celui de Tunis.

Mais si l'Afrique a peu de mers et de golfes, elle compte en revanche plusieurs vastes baies; nous nous bornerons à nommer la baie Saldanha , qui offre un des plus beaux ports de l’Afrique-Australe ; la False-Bay ( Fausse Baie), à l’ouest du cap de Bonne-Espérance; la baie de Lagoa , sur la côte orientale; la baie d'Anton Gil, dans l'ile de Madagascar , une des plus belles du monde.

DÉTROITS, L'Afrique n’en a que deux :

celui de Gibraltar, qui la sépare de l'Europe, et celui de Mandeb appelé par les Arabes Bab-el-Mandeb, qui forme la communication entre le golfe Arabique (la mer Rouge) et celui d’Aden. Le prétendu détroit de Mozambique , entre le Continent Africain et l'ile de Madagascar , doit être rangé parmi les bras de mer où canaux maritimes les plus remarquables du globe. Voyez à la page 17,

cars. Parmi le grand nombre de caps que présente l’Afrique, nous nommerons les suivans comme Îles plus remarquables sous plusieurs rapports. Sur la côte septentrionale on trouve : le cap Spartel, sur l’Atlantique à l’entrée du détroit de Gibraltar ; par sa position il appartient aussi à la côte occidentale; le cap Tres- Forcas ou des Trois Fourches, dans l'empire de Maroc; le cap Bugaroniet le cap de Fer , dans le ci-devant état d'Alger ; le cap Blanc , près de Bizerte, dans l’état de Tunis ; c’est le plus septentrional de toute l’Afrique; le cap Bon, dans le même état; les cups Messra-

tha (Mesurata), et Rasat, dans l’état de Tripoli; le cap Burlos, point le plus septentrional du delta du Nil.

Sur la côte occidentale et sur l’Océan Atlantique on trouve : les caps Blanc , pre de Masagan, Cantin et Ger , dans ’empire de Maroc ; les caps Noun, Bojador et un autre cap Blanc près d’Arguin, sur la côte du Sahara ; le cap Vert , dans la Sénégambie, aussi remaruable par sa forme que par sa position, tant le point le plus occidental de tout le Continent Africain ; les caps Roro ou Rouge et Verga, dans la même région : les caps Monte, Mesurado, Palmas, des Trois-Pointes , Formose , St-Jean ou das Serras et Lopez , dans la Guinée; pointe Palmeirinha, cap Negro et cap Frio, dans le Congo; et cap de Bonne-Espérance , dans l'Afrique-Australe Anglaise.

La côte méridionale offre , outre le fameux Cap-de-Bonne-Espérance que nous venons de nommer , parce que par sa position il appartient aussi à la côte

occidentale , le cap des Aiguilles , remarquable comme le point le plus austral de tout le Continent d’Afrique.

Le long de la côte orientale on trouve sur l’Océan-Indien: les caps Corrientes, Bazaruta et Delgado, dans l’Afrique- Portugaise ; le cap d’Orfui, remarquable par sa forme, et le cap Gardafoui (Guardafui), par sa position, “tant le plus oriental de ce continent ; tous deux sont situés dans le Pays de Somaulis. Nous nommerons encore sur le golfe d’Aden et près de l'entrée de la mer Rouge, le Ras-Bir , dans l’Abyssinie ; sur la mer Rouge, les caps Calmez , dans la Nubie, et le Ras-el-Enf, dans la Troglodylide dépendante de l'Egypte. La grande île de Madagascar présente dans ses trois extrémités australe, occidentale et boréale, les caps Ste-Marie, St-André et d’Ambre.

PRAgSQU'ILES, Ce vaste continent a Lrop peu de coupures pour offrir des presqu'iles proprement dites d’une étendue remarquable. Il n'offre que de petites péninsules qui appartiennent plutôt aux descriptions topographiques. Nous en signalerons cependant quelques-unes des plus remarquables , telles que la péninsule du cap Vert, celle qui se développe à l’est de Tunis et qui termine le cap Bon; et les deux plus petites qui, dans l’Afrique-Australe Anglaise forment

un des côtés de la False-Bay et de la Baïie-Saldanha.

rzeuves. L’hydrographie de l'Afrique est encore très imparfaite, et l’on ne connaît complètement le cours d'aucun de ses plus grands fleuves ; on n’a que des conjectures sur les sources du Nil; et le voyage des frères Lander n’a résolu qu’en partie le problème relatif à l’embouchr © du Niger. Voici les fleuves de l’Afriq.c que l’on peut regarder comme les plu, grands ; nous nous bornerons à les nommer, ayant tracé leur cours dans les régions auxquelles ils appartiennent. Les grands courans, aboutissant à trois mers différentes et à un grand bassin intérieur, forment les quatre grandes divisions hydrographiques entre lesquelles on pourrail partager l’Afrique.

Fleuves qui se rendent dans la mer Méditerranée. Cette mer ne reçoit qu'un seul des grands fleuves de l'Afrique, maïs aussi le plus considérable de tous: c’est le Nil, autrefois Ægyplus ; il traverse toute la région à laquelle il donne son nom.

Fleuves qui entrent dans l’Océan-Atlantique. Les plus grands sont: le SÉNÉGAL etla Gay- BE dans la Nigritie-Occidentale ; le DsouiBA ou Kouara (Niger); il traverse une grande partie de la Nigritie-Centrale (Soudan et Guinée); le Covu- ANGo ou Zaïre (Congo, Barbela), et le Couanza ; ils arrasent la Nigritie-Méridionale (Congo) ; l'O- RANGE, qui parcourt l'Hottentotie dans l'Afrique- Australe.

Fleuves qui se jeltent dans l’Océan-Indien Les principaux sont le ZANBEZE Ou Couaua , le Lorrin , le MotTuer, l’Ouranoo et le Zen (Zebee), qui paraissent traverser d'immenses espaces dans l’Afrique-Orientale; ils ont leurs embouchures sur les côtes de Mozambique et de Zanguebar

Fleuves qui appariiennent au bassin du lac Tchad. Cette vaste mer intérieure, découverte il y a quelques années dans le Soudan-Oriental, reçoit le Y£ou , qui traverse la partie orientale de l'empire des Fellatah, et la partie centrale de l’empire de Bornou; le CHARY, qui arrose une partie de ce dernier empire et d’autres contrées.

canaux. Dans des pays aussi peu civilisés que le sont ceux qui appartiennent à ceite partie du monde, on ne doit pas s'attendre à trouver beaucoup de canaux.

Aussi l'Egypte et l’empire d’Achantie , qui figurent parmi les contrées les plus avancées dans Ja civilisation sur ce continent, sont-ils les seuls peut-être qui jusqu’à présent offrent des canaux; mais la plupart ne servent qu’à l’arrosage ; l'Egypte seule en a qui sont navigables.

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GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 826 arrosent cette contrée célèbre, nous nom- Mort) dit aussi simplement Kouffoua, merons les suivans qu’on regarde comme que M. Douville a découvert dans son les plus importans : le canal de Joseph exploration de lintérieur de l'Afriqueou le calideh-Menhi; il a environ 100 Equatoriale, reproduit sur une grande milles de long sur une largeur de 50 à échelle une partie des phénomènes qui 300 pieds; une partie paraît répondre à caractérisent la mer Morte dans l’Astel’ancien canal Oxryrinchus, que Stra- Ottomane ; les montagnes qui l’envibon , en y naviguant, prit pour le Nil ronnent au nord et au sud exhalent même. Le Beny-Ady, qui communique une odeur fétide, qui leur a valu le nom au précédent; le Bahr-el-Wady, que de Moulonda gia iaïba risoumba ou l’on pourrait appeler le canal de l’Ouest; Monts des mauvaises odeurs; il en il est creusé dans la pierre calcaire et a coule du bitume; les eaux du lac sont 60,000 mètres de long; le canal de recouvertes de cette substance ainsi que Damanhour , long de 40,000 mètres; de naphte, qui s'élève du fond. Aucun le canal Bahyreh , qui joint la branche poisson ne vit dans ces eaux, dont le goût de Rosette au lac Maryout ; le canal de est huileux et dont les exhalaisons. cau- Menouf, long de 50,000 mètres; le cu- sent une toux assez forte. Aucun être nal Abu Meneggu » qui passe par Bal- animé ne vit dans ses environs ; la végébeis et près de Tell-Buisah; il n’a pas tation même y est presque nulle. Ce lac inoins de 160,000 mètres ; enfin le canal extraordinaire donne naissance à plude Cléopâtre , rétabli depuis quelques sieurs rivières qui coulent à l’ouest et à années par Le vice-roi actuel, afin de join- l’est. La plus considérable vers l’ouest dre le Nil au vieux port d'Alexandrie ; il” est le Bancora (un des principaux affluens commence à Foua sur le Nil; Mohammed- du Couango), qu’on a cru à tort être le Ali y a employé 150,000 Arabes pendant Zaïre. MM. Douville et Eyriès le croient plusieurs mois ; 20,000 sont morts pen- le même que le lac Zæmbre et le Zac dant les travaux. Ce bel ouvrage a 40 Maravi, que, d’après des relations conmilles de long; mais telle est la nature fuses données par les indigènes, les cardu terrain et linsuffisance des moyens tographes ont promené sur un grand mis en usage, que déjà le canal est à espace de l’Afrique-Orientale. Nous n’hémoitié rempli de vase, et ne peut servir sitons pas à partager leur opinion, mais à la navigation que lorsque les eaux du nous ne nous prononcerons pas relati- Nil sont élevées. Il a reçu le nom de vement au lac Aquilunda. Des recherches Mahmoudy, en mémoire du sultan ré- d’un autre genre ne nous laissent pas le gnant Mahinoud. On doitaussifairemen- loisir qu’il faudrait pour concilier les tion du barrage du Nil, ouvrage hy- remarques de M. Douville sur ce lac, draulique de la plus haute importance; avec la description que les Zphéméon a déjà commencé les travaux sous la rides géogruphiques de Weimar en direction de #1. Lehon, ingénieur français. ont donnée, d’après les renseignemens Lacs, Dans l’état actuel de la géogra- d’une authenticité fort problématique phie on peut dire que cette partie du fournis par M. d’Etourville, qui l’aurait monde est extraordinairement dépourvue visité au commencement de ce siècle. de lacs. Ce n’est que la Nigritie-Centrale Nous nommerons encore parmi les lacs (Soudan) qui paraît en avoir plusieurs, les plus remarquables de l’Afrique : le parmi lesquels se trouve même le lac Dembea ou Tzana, dans le ci-devant Tchad (Schad) , découvert depuis peu empire d’Abyssinie, et le Birket-eld’années ; c’est le plus grand de tous les Keroun, dans l'Egypte; ils sont les plus lacs connus de Afrique, dont il occupe - grands lacs de la région du Nil; nous presque le centre. Les iles qui s'élèvent rappellerons que le second est le célèbre au-dessus de sa surface sont le séjour Mæris; on a cru pendant long-temps, des féroces Biddoumahs, qu’on dit être sur l’autorité des auteurs anciens, qu’il de terribles pirates. Viennent ensuite le avait été creusé de main d'hommes; mais lac Djebou (Dibbie), qui esttraversé par M. Jomard a prouvé que ce lac est l’oule Djoliba; le Loudeah , dans l’état de vrage de la nature, quoique modifié par Tunis, et le Melgig, dans celui d'Alger, les travaux des anciens Egyptiens. Le que assez considérables, n’ont aucun lac Mariout (l’ancien Maréotis\ était un ébouché. Le Calounga-Kouffoua (lac lac d’eau douce, célèbre chez les anciens

par ses jardins et ses vignobles; aujour- ’hui ses eaux sont salées par l’irruption de la mer arrivée en 1801. Quant aux prétendus lacs ÆEdkou, Bourlos et Menzaleh, ce ne sont que des /agunes, qui reproduisent dans le delta du Nil ce que nous avons déjà signalé aux embouchures dela Brenta, de l’Adige etdu PO, en Italie ; de l’Oder, du Pregel et de la Vistule, dans la monarchie Prussienne. L’ile de Madagascar offre le Zac Antsianake.

:zss, Le contour si peu découpé de l’Afrique est cause que cette partie du monde offre moins d’iles que les autres grandes divisions du globe. Nous proposons de les classer d’après les cinq mers où elles sont placées. Nous nommerons les principales, en nous bornant à décrire ici les îles dont on n’a pas fait mention dans, les six chapitres entre lesquels nous ayons partagé la description de l’Afrique. C

ILES. DANS. LA MER MépiTErRanéE. Elles sont toutes très petites ; les principales sont : l'ile Zerbi ou Gerbi, qui.est la plus grande et la plus importante de toutes; elle..est située dans le golfe de Cabes ainsi .que le groupe de Kerkeni; ces îles appartiennent à l'état de Tunis. Viennent ensuite : Pantellaria, qui appartient politiquement à la Sicile, mais qui, sous le rapport géographique, doit être placée.en. Afrique ; Tabarca, que le bey de Tunis a cédée à la France.

Î12,Es DANS L'OCÉAN-ATLANTIQUE. Cette division en offre plusieurs, dont un certain nombre forme des groupés et mème .des archipels. Les principales sont : le groupe de Madère, et l'archipel du Cap-Vert, dans l’Afrique-Portugaise ; l’archipel des. Canaries, dans l’Afrique-Espagnole ; l'ile Gorée, dans la Sénégambie-Française. Viennent ensuite : l'archipel des Bissagos, vis-àvis de l'embouchure du Geba et du Rio-Grande, où demeurent les Bijugas ou Bissagos , renommés par leur férocité et par leur humeur belliqueuse ; ils sont régis par plusieurs chefs indépendans ; on remarque dans cet archipel l'ile Bissao, qui appartient aux Portugais; Boulama, sur laquelle les Frauçais, dans le xviu° siècle, projetèrent à différentes reprises de fonder une colonie , et qui plus tard. fut le siège d’un petit établissement anglais ahandonné en 1793; l'archipel de Los, remarquable par sa population. Plus bas on trouve : l’éle Cherbro, qu'on peut regarder comme la plus grande de toute la Guinée-Occidentale ; ses habitans conservent leur indépendance. Les îles d'Anno-Bon, de. St-Thomas, du Prince et de Fernan-do-Po: elles forment un groupe dans le plus grand enfoncement du préteudu golfe de Guinée. Ce groupe est partagé entre les Anglais, les Portugais et les indigènes; ces derniers possèdent encore Anno-Bon, quoique leur ile , depuis 1778, appartienne de nom à l'Espagne : nous proposons de nommer ces iles, groupe d’Anno-Bon

el de Fernan-do-po. Les Îles de l'Ascension, de Sainte-Hélène, appartiennent aux Anglais.

ILES DANS L'OcÉAN-AusTraL. Ces iles sont toutes très petites, à l'exception de celle de Kerguelen, et désertes, à l'exception de celle de Tristan-d’Acunha. Les principales sont : le groupe de Tristan d’Acunha, qui appartient aux Anglais; nous proposons d'y réunir, à cause du voisinage, l'éle de Diego-Alvarez, qui parait être la même que l'e Gough: elle a de hautes montagnes d'où descendent de belles cascades ; l’éle Bouvet, qui correspond au cap de la Circoncision des anciennes cartes; les petits groupes du prince Edouard et de Crozet ou Marion ; l'ile de Kerguelen, nommée ile de la Désolation par Cook, presque entièrement dénuée de végétation, mais fournie d’excellens ports, que les marins fréquentent à cause de la riche pêche de phoques qu’on y fait depuis quelques années. Enfin la Terre d’Enderby (Enderby's land), découverte dernièrement par le capitaine Biscoe , située au sudsud-est de la précédente et d’un aspect aussi désolé qu’elle. C’est à tort que des savans et des géographes se sont empressés de la regarder comme contiguë à la Terre de Graham, et ont voulu faire par leur réunion le prétendu Continent Austral. Voyez les îles de l'Amérique.

ILES DANS L'Océan-Innien. Cette grande division de l'Afrique maritime offre un vaste assemblage d’iles, que les géographes anglais nomment depuis quelques années archipel Ethiopien, dénomination peu exacte, que nous proposons de remplacer par celle d'archipel de Madagascar. Nous. décrirons Madagascar, qui est une des plus grandes iles du monde , et les Îles Comores qui appartiennent à cet archipel, dans le chapitre de la Région de l’Afrique-Orientale ; toutes les autres, telles que l’é/e de France ou Maurice, V'éle de Bourbon ou Mascarenhas, les Seycheldes, les Amiranles, etc., elc., seront décrites avec les possessions Anglaises et Françaises. Les Îles Quiloa, Monfia, Zanzibar, et Pemba, le long de la côte de Zanguebar et celle de Soco-

lora, presque vis-à-vis du cap Gardafoui, seront ;

décrites dans l’Afrique-Arabe, à cause de leurs rapports politiques avec l’iman de Mascate.

ILES DE LA MER RoucE. Parmi lesiles assez nombreuses mais peu importantes que leur voisinage de la côte africaine oblige les géographes à ranger dans cette partie du monde, nous nommerons l'ile Dahiak, qui est la plus grande de toutes. Au temps des Romains cette ile était la station principale pour le commerce des perles. Sous les Ptolémées et même du temps des califes, les marchands qui l’habitaient étaient renommés ‘par leurs immenses richesses. Depuis long-tempsles pêcheries de la mer Rouge sont épuisées ou complètement abandonnées. Dahlak n'a plus pout habitans que de pauvres pêcheurs, |

mowTaGnes, L’orographie de l'Afrique | n’offre encore, à quelques exceptions près, | que des doutes et des hypothèses. On ne connaît complètement la direction!

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‘“:* immenses plateaux que nous pro- «652$ de nommer Boréal et Austral, « vaiüse de leur position respective : le second, beaucoup moins étendu que le premier, considéré dans sa totalité parait être beaucoup plus élevé. Au milieu de tant d’incertitudes, il nous semble qu’on pourrait, en attendant des faits positifs, classer provisoirement toutes les montagnes connues de ce continent en quatre grands sysièmes que nous proposons de nommer systéme Atlantique, syslème Abyssinien , système Austral et système Nigrilien où Central. Laissant de côté tout ce qui est hypothétique ainsi que les détails trompeurs des anciennes cartes , nous engageons nos lecteurs à nous suivre, ayant sous les yeux la dernière édition de la carte générale de l’Afrique de l’Atlas de M. Brué. Nous regardons comme autant de petits systèmes isolés les montagnes qui s'élèvent au-dessus des Îles et qui sont des dépendances géographiques du Continent-Africain.

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SYSTEME ATLANTIQUE, ainsi nommé du mont AUàS célèbre depuis silong-. mps, mais encore très peu connu, Nous rattachons à ce vaste système toutes les hauteurs de la Région du Maghreb, c'est-à-dire les montagnes des Etats Barbaresques, ainsi que les élévations qui sont dispersées dans l’iminense Sahara ou Désert. 11 parait que la chaîne principale s'étend depuisles environs du cap Noun, sur l'Atlantique , jusqu'à l’est de la Grande-Syrte dans l’état de Tripoli. Dans ce vaste espace, elle traverse le nouvel état de Sydy-Hescham , l'empire de Maroc, le ci-devant état d’Alger, celui de Tripoli, et la régence de Tunis. C'est dans l'empire de Maroc et proprement à l'est de la ville de Maroc et au sud-est de celle de Fez, que celte chaîne offre les plus grandes hauteurs connues de tout le système; elle diminue ensuite d’élévation en avançant à l’est, de manière qu’il parait que les sommets qui s'élèvent dans le territoire d'Alger sont plus hauts que ceux du territoire de Tunis, et ces derniers moins élevés que ceux qui sont situés dans l'état de Tripoli. Plusieurs chaines secondaires se détachent en différentes directions de cette chaine principale ; nous nommerons entre autres celle qui va finir au détrait de Gibraltar dans l'empire de Maroc. Plusieurs montagnes intermédiaires semblent lier l’une à l’autre les chaines secondaires qui sillonnent les territoires d'Alger et de Tunis; les géographes nomment Pelit-Atlas les montagnes secondaires du pays de Sous, par opposition au nom de Grand- Atlas, qu'ils donnent aux montagnes élevées de l'empire de Maroc. Dans la partie dela chaine principale , nommée monts Gharian , au sud de Tripoli, se détachent plusieurs rameaux très bas, qui, sous les norns de monts Maray , mont Haroudjé-Blanc, mont Haroudjé- Noir, mont Tibesty, mont Tiggerendoumma et autres moins connus , sillonnent les immenses solitudes du désert de Libye et du Sahara proprement dit. D'après les observations faites sur les lieux par M. Bruguière dans le ci-devant état d'Alger, la grande chaîne que plusieurs géographes traçaient au-delà du Petit-Atlas sous le nom de Grand- Allas n'existe pas. Les habitans de Mediah, que ce savant a questionnés sur ce sujet lui ont tous assuré que l’on allait de cette ville jusqu’au Sahara par un terrain plus ou moin: ‘levé et par des pentes plus ou moins douces, :4is sans avoir jamais aucune rar5ée de montagnes à traverser.

Le col de Teniah, par lequel on se rend d'Alger à Mediah, se trouve donc être dans la chaîne principale de cette partie de la Régence.

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