DOTE TRE
DR RU Rens
es AFRIQUE.
couronnent le vaste p'ateau de l’Abyssinie comme le noyau de ce système; c'est ce qui nous a engagé à l'appeler système Abyssinien. Tout ce que l’a sait de moins vague sur la directioa de ces .: ntagnes nous parait pouvoir être réduit à ce qi suit. Une chaîne remarquable par son élévation et son étendue se dirige du sud au nord à travers les royaumes de Schoa, d’Amhara et de Tygré ; c’est dans cette chaîne que se trouvent les monts Gechen (Geshen), au sud, et les monts Beyeda et Amba-Hat, au nord dans la partie nommée Monts Samen. Cette chaîne paraît se prolonger vers le sud-ouest à travers le plateau du Gingiro et du Narea , pour aller se joindre aux célèbres Montagnes de la Lune, auxquelles doivent s'arrêter les conjectures de tout géographe qui ne veut pas substituer ses hypothèses aux r'éalités. Une autre chaine paraît se détacher au sudouest de celle qui couronne le lac Dembea ; elle franchit le Bahr-el-Azrek, traverse le Bertat, et va se joindre aux monts Dyré et Tegia , au sud du Kordofan et du Dar-Four. Plusieurs hauteurs sillonnent le territoire de ce dernier royaume, et
semblent vouloir former la jonction des montagnes de ce système avec celles du système Atlantique. Une chaine très haute, se détachant à l’est du Samen, parcourt la partie orientale du royaume actuel de Tygré, et, courant du sud au nord, forme le fameux défilé du Taranta ; procédant au nord, elle suit presque toute la direction de la côte occidentale du golfe Arabique , et dans la Nubie , elle forme les monts Langay, dont l’élévation doit être assez grande, puisque, selon Burckhardt, elle trace les limites des saisons dans cette partie de l’Afrique. On pourrait regarder comme une branche de la chaîne principale susmentionnée les montagnes qui, avec desinterruptions assez considérabies, sillonnent les pays occupés par les Bertuma-Gallas, jusqu’à ia frontière de celui des Somaulis. Les hauteurs qui longent le bassin du Nil dans la Nubie et dans l'Égypte, et celles encore plus considérables qui longent la côte de la mer Rouge, sont trop peu importantes sous le rappozt orographique, pour nous engager à les décrire.