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TABLISSEMENS DANS LE CI-DEVANT ÉTAT D'ALGER

Nous avons déjà décrit aux pages 881 à 885 cette importante acquisition que la France a faite en détruisant le plus grand repaire des pirates qui infestaient la Méditerranée.

Afrique-Espagnole.

L'Espagne ne possède dans cette partie du monde que l'archipel des Canaries dans l’Atlantique et quelques forteresses dans l’ernpire de Marok , à l’entrée de la Méditerranée. Ces derniers forment ce que les Espagnols nomment ies Presidios et servent de lieu de déportation pour les criminels.

Dansies Presiios on trouve : Ceuta, place forte, située sur une presqu'ile à l'extrémité orientale du détroit de Gibraltar, avec un mauvais port et environ 8000 habitans. C’est la résidence d'un évèque et du gouverneur, dont dépendent les autres presidios de Penon-de- Velez,Alhucemas et Melilla; ce deruier a un port, et quoique plus considérable que les deux autres, ne compte qu'environ un millier d'habi.ans.

L'ARCHIPEL DES CANARIES $e compose de 20 iles et ilots qui forment la province des Canaries ; les sept iles suivantes sont les plus considérables et les seules qui soient habitées.

Teneriffa. C'est la plus grande detout l’1rchipel et celle qui compte le plus d’habitans ; elle offre, dans son pic fameux , une des plus hautes montagnes de l'Afrique ; pendant plusieurs siècles on l'a regardée comme /a plus haute du monde. La ville de Santa-Cruz (Ste-Croix) est commervante et la capitale de la province ; elle a un assez bon port et trois forls; on lui accorde 8000 habitans. Zaguna , ville mal bâtie et très déchue, remarquable par la bonté de son climat qu'elle doit à sa situation élevée ; c’est le siège du tribunal de l'ile; on lui accorde 8000 habitans. Orotava, dans une position charmante; c'est la ville la plus considérable de l'ile après Santa-

Cruz ; on porté s& population à 11,000 âmes, y compris celle de Puerto de la Paz, qui est son port. Canaria, presque égale en étendue à Ténériffe ; elle donne le nom à tout l'archipel, etest renommée par sa fertilité. Palmas, avec environ 9000 habitans, est le chef-lieu de l’île et le siège de l'évèque des Canaries et du tribunal supérieur vu de l'audiencia de cet archipel.

Les autres iles les plus importantes sont: Paima, dont Santa-Cruz est le chef-lieu; Lancerota, remarquable par son extrème aridité et par son volcan; Teguisé en est le chef-lieu. Forteventura, aussi aride que la précédente ; Santu-Maria de Betencuria en est la capitale. Gomera et Fer, beaucoup plus petites que les précédentes ; la seconde est un des points les plus importans de la terre , ayant été depuis Ptolémée jusqu’à Riccioli l'endroit du globe par lequel tous les géographes faisaient passer leur premier méridien.

Des analogies trappantes, signalées il y a quelques années par un philologue célèbre , entre les idiomes que parlent les peuples indigènes de l'Atlas et ceux que parlaient jadis les Guanches, les anciens habitans de cet archipel, ont réveillé de nos jours l'attention des savans sur cet ancien peuple , détruit par le glaive impitoyable des premiers conquérans espagnols. Dépouillé de tout ce qui appartient aux brillantes fictions mythologiques et à l'exagération de ses enthousiastes admirateurs, qui les premiers nous l'ont décrit dans de nombreux récits, ce peuple éteint inspire encore trop d'intérêt pour que le géographe n'ait pas à s'arrêter un moment afin de rappeler quelques-uns de ses usages en parlant des iles où, pendant tant de siècles, il vécut ignoré du reste du monde. La taille élancée et la grande force musculaire des Guanches, si vantées par

les anciens auteurs, nous autorisent à regarder ce reuple comme les Palagons de la Géographie classique; la parfaite eonservation et l'affublement de ses momies, nous offrent, à l'extrémité du monde connu des anciens, cet usage si remarquable d’embaumer les morts, propre , presque exclusivement, aux Egyptiens, tandis que les eordeleltes et les petits disques, qui parfois leur sont attachés, nous présentent queique chose qui ressemble aux fameux quippus des Péruviens, des Mexicains et des Chinois, D'un autre côté, ses institutions politiques nous retracent le système féodal de l’Europe au moyen âge, que nous avons vu établi, depuis un temps immémorial, sur les hautes plaines de l'’Asie- Moyenne, et que nous retrouverons chez presque toutes les nations policées du Monde-Maritime. L'habitude singulière des Guanches de donner à une femme plusieurs maris , nous rappelle la polyandrie, que naguère encore on croyait n'être

en usage qu'au Tibet , mais que des voyageurs dignes de foi ont retrouvée depuis dans d’aulres régions, au nord de l'inde, à Ceylan, dans le Dekkan, sur les bords de l’Orénoque, en quelques autres localités de l'Amérique etjusqu’au centre de la Polynésie. Enfin la grande muraille, que les anciens habitans de Lancerota, réputés les plus policés de tous les Guanches, ont élevée pour séparer les possessions de deux petits états rivaux entre lesquels cette Île était partagée , rappelle les murailles semblables construites par les Romains au nord de l'Angleterre et en Ecosse, par les Persans dans la région du Caucase, par les Egyptiens depuis Pelusium jusqu’à Héliopolis, par les Péruviens dans l'Amérique-du-Sud, et la plus étonnante de toutes les constructions de ce genre , la grande muraille élevée par les Chinois pour mettre leur vaste empire à l'abri des incursions des barbares.

Afrique-Hollandaise.

Depuis la perte de l’importante colonie du Cap-de-Bonne-Espérance , les possessions Hollandaises dans cette partie du inonde ne consistent qu’en quelques petits forts insignifians sur la côte d’Or dans la Guinée et proprement dans l’empire d’Achanti. Nous nous bornerons à les citer en indiquant leurs noms suivant l’ordre de leur position, en allant de l’ouest à l’est et en désignant les royaumes où ils se trouvent situés.

Dans le royaume d’Ahanta, le fort 4nfonius, près d'Axim et le fort Hollandia, jadis nommés Friedrichsburg , près de Pockeso; le fort près

d'Akhouna et un autre près de Taccorarr : le fort Orange, près de Suconda : selon M. Hutton, ce fort serait abandonné ; le fort Sébastien, près de Chamah ou Assema. Dans la république de Fantie, le fort Yredenburg, près du Petit- Commenda ; Elmina ou St-George de la Mina; le fort Nassau, près de Mori; le fort Leydssaamheyde ou Apam et le fort près de Sexiah.

Dans le royaume d'Accra , le fort Cr'êve-cæur, à Accra. ELmina, jolie ville, avec plusieurs maisonsbâties en picrres etquelquesrues pavées. C'est la résidence du gouverneur général de tous ces établissemens ; elle est défendue par une bonne citadelle et un fort, et le siège d'un cummerce assez florissant qu'y attire la franchise de son port; on porte sa population à environ 10,000 âmes.

ÆAfrique- Danoise.

Les Danois ne possèdent dans cette partie du monde que quelques petits forts environnés de territoires peu étendus , mais remarquables par la liberté dont jouissent leurs habitans et par les progrès qu'ils ont faits dans les arts les plus utiles de la civilisation européenne. Ces petits établissemens, encore très peu connus, sont situés sur les Côtes d’Or et des Esclaves, dans la Guinée et proprement dans l’empire d’Achanti. Nous nous bornerons à les indiquer selon l’ordre de

leur position en allant de l’ouest à l'est.

Dans le royaume d’Incran, on trouve : le fort de CunisTiANsBuRG. C'est l'établissement principal et la résidence du gouverneur général ; il est situé près d’Accra. Viennent ensuite les comptoirs de Tema, Nimbo, etc. Dans le pays d'Adampi ontrouve : le fort Friedensburg à Ningo ; Adda, sur le Rio-Volta, petite ville de 3000 habitans, et le fort Kæninslein sur le mème fleuve. Dans le pays de Crepi (Kerrapay), le fort Binzenstein près de Quitta.

Afrique- Anglo- Américaine.

La Société Américaine de colonisation, indépendamment de tout secours du gouvernement fédéral, a fondé en 1821 dans la Guinée, sur les bords du Mesurado (Montserado) et à l’est du cap-Mesurado, un peus établissement auquel on a imposé le nom de LIBERIA, parce qu'il ne

doit être habité que par des hommes libres. Cette petite colonie, après avoir couru le risque d’être détruite par les attaques des Deys, des Queahs, des Gurrahs et autres peuples voisins confédérés contre elle, se trouve d’après les plus récens rapports, dans un état assez prospère

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Son territoire s’est beaucoup agrandi pendant ces dernières années. Il s'étend aujourd’hüi , depuis la rivière Gallinas jusqu'à Settra-Krou, sur une largeur d’environ 40 à 45 milles dans l’intérieur des terres. Monrovia , ainsi nommée en l’honneur de Monroe, alors président des Etats-Unis, petite ville fortifiée avec environ 1000 habitans et un port , en est le chef-lieu; elle possède déjà des écoles, une bibliothèque publique et un journal. Caldwell, avec plus de 600 habitans et une société d’agricuiture, est l’autre endroit le plus remarquable de cette colonie, qu’on peut regarder comme formant une petite république composée d’Africains délivrés de l’esclavage en Amérique, et transportés en Afrique dans le but philantropique de répandre dans l’intérieur de ce continent les sentimens d'humanité, l’industrie, les arts et les sciences de l’'Europe. Le noble but que l’on s’est proposé dans la fondation de cette colonie est déjà atteinten partie. Les naturels, dit M. G.

de Felice, ont déjà adopté l’habillement des colons ; ils montrent un vif desir d’imiter leurs manières et de prendre les habitudes de la vie civilisée ; cage enfans des indigènes fréquentent les écoles. Quelques tribus se sont placées de leur propre mouvement sous la protection du gouvernement colonial ; d’autres peuples, placés à une distance trop grande de Liberia pour réclamer son appui, demandent comme une faveur que les colons viennent se fixer sur leur territoire ; et Pon cite plus d’un chef africain, qui a ou vert des négociations à ce sujet avec l’agent principal de cet éiablissement. Par+ mi ses chefs les plus distingués on doit citer le brave, le vertueux AsAmun, mort il y a quelques années en Amérique, et le célèbre Prince, qui resta pendant

uarante ans esclave à Natchez ; c’est le rère d’Abdule-Kadre, qui en 1825 était almamy du Fouta-Ghialo. Le Maryland a formé une colonie sur le plan de Liberia , dans la Nigritie- Maritime près du cap Palmas.

ÆAfrique- Arabe.

Nous comprenons sous celte dénomination tous les pays de cette partie du monde qui dépendent de l’imam de Mascate. D’après les rapports les plus récens, ce prince possède soit médiatement soit immédiatement , les îles suivantes situées le long de la côte orientale d’A-

frique : Qu{loa , dans le royaume de ce rom, qu’à la page 908 nous avons vu être tributaire de l’imam ; Pemba et Zanzibar (Zindgibar; Souayeli); et les villes de Patta et Lamo. Voyez pour leur description à la pagé'sus-mentionnée.

LCABLEAU SLAUISRIQUE DB L'AFRIQUE.

Malgré les remarques que nous avons faites aux pages 34 et 35, et tout ce que nous avons dit dans Pintroduction au tableau statistique de l’Asie, nous croyons indispensable, dans l’intérêt de la science et dans celui de nos lecteurs, d’ajouter encore quelques autres observations.

La géographie de cette partie du monde est encore si imparfaite, ses lacunes sont encore si grandes et si nombreuses , que le titre de Tableau statistique de l’Afrique devrait être rejeté comme absurde., Comment, pourrait-on nous dire, voulez-vous donner la statistique d’états dont vous ne connaissez pas seulement la géographie ? Quelle confiance peut-on

avoir dans des chiffres qui ne sont basés sur aucun des élémens qu’on regarde cependant comme les seuls à l’aide desquels:

on peut les obtenir? Depuis long-tempsno’: nous sommes fait à nous-même ces objections, et dès l’année 1808, au début même de notre carrière littéraire, nous avons appelé l'attention des savans sur tes richesses chimériques que de prétendus géographes et des savans étrangers à la géographie et à la’ statistique accumulent dans leurs ouvrages, au grand détriment de ces deux sciences. Dans tous nos travaux postérieurs nous avons réduit à leur juste valeur ces prétendus trésors scientifiques et nous avons eu le

plaisir de voir que non-seulement les savans qui s'occupent spécialement de ce genre d’études, mais aussi le public ont applaudi à notre franchise. Nous avions même pris la détermination d'exclure entièrement de le Balance poli- { ‘ue du Globe tous les états de l’Afri- ‘ae «1 de l'Océanie, et presque tous ceux de l’Asie ; mais le géographe célèbre, dont les sciences historiques et géographiques déplorent encore la perte, nous a fait changer d'avis. C’est en cédant pour ainsi dire à ses instances que nous nous sommes livré à de longues et pénibles recherches pour offrir, non pas la statistique de tous ces états, mais les 2ombres limites qui, dans l’état actuel de la géographie pourraient être adoptés, en attendant que des faits posilifs viennent les remplacer. Et pour nots servir de j’expression employée par notre célèbre ami Malte-Brun, c’est plutôt pour signaler au lecteur ce qu’il doit rejeter, et pour le mettre en garde contre une exactitude trompeuse, que pour lui offrir réellement la stalistique d'états qui ne peuvent encore en avoir, que nous nous sommes décicé à leur accorder une place dans ce travaii sur la statistique générale du globe.

Mais nous devons justifler quelques modifications que nous avons fait subir aux résultats numériques auxquels nous nous étions arrêté dans ce tableau. Les changemens survenus dans l’Abyssinie nous ont engagé à donner une beaucoup plus grande étendue au royaume de Tigré. D’un antre côté nous avons rejeté les évaluations exagérées que, d’après les premiers rapports des voyageurs anglais et d’aprèsles calculs du savant Hassel, nousayons adoptées sur l'empire deBornou et sur celui des Fellatahs ou Feilans. Nous avons plusieurs motifs pour croire que les chiffres que nous proposons s’éloigneront beaucoup moins de leur étendue et de leur population réelles. Les observations qu’un ghgraphe et statisticien très distingué a aites sur nos évaluations relatives à l’empire de Marok, en rendant compte de notre travail sur la Russie, nous ont engagé à porter la population de cet empire de l’Afrique-Septentrionale à 6,000,000 d’âmes, nombre auquel nous croyons devoir provisoirement nous arrêter , quoiqu’il reste encore beaucoup au-dessous de celui qu'a proposé par M. Graberg. Un

voyageur très instruit, M. Washington, qui a rempli bien des lacunes dans la géographie de cet empire, ne lui accorde que 5 à 6 millions d’habitans.

: D’après les renseignemens que nous devons à l’obligeance d’un savant célèbre, dont le nom figure toujours dans presque toutes les grandes acquisitions que la géographie de l’Afrique a faites de nos Jours et qui, par ses intimes relations avec les hommes les plus importans de l'Egypte, està mème, plus que tout au-tre , de connaître les principales ressources de cette contrée, nous laisserons subsister les évaluations que d’après lui nous avons données dans la Balance politique du Globe. Nous n'avons aucune confiance dans des recensemens et dans des tableaux statistiques sur l'Egypte, dont M. Jomard n’a pas eu connaissance, et dont nous avons déjà signalé l’exagération dans la partie relative aux revénu:

de l'empire Ottoman, aux pages 816et816.

Nous espérions pouvoir fixer notre opinion sur l'étendue et la population duroyaume des Molouas d’après les renseignemens pris sur les lieux par M. Douville; mais ce voyageur, qui réunit à une solide érudition une grande réserve sur tout ce qu'il n’a pas vu par lui-même, n’a jamais voulu nous rien affirmer sur ce sujet. Malgré sa louable réserve, qui devrait être imitée par bien des voyageurs, nous croyons que l’étendue de ce royaume , en y comprenant toutes les vastes contrées qui en sont tributaires ou qui reconnaissent sa suzeraineté, pourrait bien être évaluée à 200,000 milles carrés. En adoptant ce chiffre, qui d’ailleurs s'accorde assez bien avec les renseignemens sur sa g'aï.de étendue, que nous avions obtenus à Lishonne el qui nous ont été confirmés à Paris par des Portugais très instruits, et en évaluant seulement à 5 habitans sa population relative, on aurait 1,000,000 d’Ames, nombre qui nous parait représenter le minimum de la population absolue de cette puissance prépondérante de l’Afrique-Transéquatoréale ; nous ne serions pas même éloigné de la porter jx:qu'à 1,400,000 âmes, en c. lculant sa population relative à 7 habitans par mille carré.

Nous avons déjà exposé aux pag£s 809 et 610 les motifs qui nous ont guidé dans la détermination des surfaces et des populations de l’Afrique-F'ortugaise, de

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STATISTIQUE DE L’AFRIQUE. v19

l’Afrique-Française et de l’Afrique-Anglaise ; mais ici nous devons prévenir le lecteur qu’une partie très considérable de la population, que nous avons assi-

née aux deux premières, est de nom et

e fait entièrement indépendante. Dans l'Afrique Anglo-Américaine on a compris les tribus indigènes qui vivent sur le territoire que les nouveaux colons regardent comme leur propriété , ainsi que les Africains qui sont déjà devenus leurs alliés. Nous n’avons fait subir aucun changement à nos évaluations relatives à l’Afrique-Anglaise, quoique, à la riquete ’après les principes suivis dans a détermination des autres possessions étrangères en Afrique, on pourrait y joindre l’Hottentotie et la Cafrerie- Maritime , régions comprises dans les limites des relations commerciales et politiques que les Anglais entretiennent avec leurs habitans. Quant à l’Afrique-Ottomane, on en a exclu toutes les vastes contrées de l’Arabie qui sont occupées par les troupes du vice-roi d'Egypte, mais on a tenu compte de tous les pays conquis depuis quelques années dans la Région du Nil. La surface et la population de l’Afrique-Arabe ont déjà été comptées dans les sommes relatives à cette puissance dans le tableau statistique de l’Asie. Nous rappellerons enfin que dans toutes ces évaluations on a toujours négligé les fractions décimales des populations relatives au-dessus de 10.

Maintenant que le lecteur a le moyen d’apprécier convenablement la valeur des chiffres que nous iui offrons, nous allons tracer le tableau statistique de cette partie du monde. Nous avons cru inutile de mettre les points d'interrogation , qui accompagnent plusieurs chiffres adoptés dans la Balance politique du Globe que nous reproduisons ici, parce que ce

signe devrait être mis après toutes les sommes indistinctement. Nous avons aussi cru devoir retrancher le nombre d'hommes que chaque état peut arn.er en temps de guerre. Dans des pays gouvernés comme le sont ces états, il n’y a pas d’armée régulière, ou, s’il y en a, elle varie selon le caprice du despote qui ies régit et rien n’est déterminé. On pourrait cependant adopter comme base d’un calcul approximatif , qu’en temps de guerre le douzième ou le dixième de la population totale prend les armes pour attaquer ou pour se défendre. Les relations fréquentes que les états de la Nigritie-Maritime et de ia Nigritie-Qccidentale entretiennent avec les établissemens européens, ont déjà contribué à rendre plus dangereuses les guerres que les Blancs ont quelquefois à soutenir contre eux, par l'introduction des armes à feu dans leurs armées. Il n’y a pas.

long-temps que les Achantis ont été sur le point de chasser les Anglais de toutes les colonies qu’ils possèdent dans cet empire, et que les Ma.dingues de Barra auraient détruit l’établissement anglais de Sainte-Marie sur la Gambie, sans le secours qui lui a été apporté ar le gouverneur français de Saint — Louis.

Dans l’armée africaine il y avait un corps de 1800 hommes armés de fusils ; les Mandingues ont soutenu le feu des Anglais ave la plus grande intrépidité et pendant plusieurs heures.

Nous avons déjà signalé ailleurs la force de l’armée du royaume de Madagascar. Les forces indiquées dans le tableau sont les armées permanentes. Les faibles rapports qui lient encore le viceroi d'Egypte à la Porte-Ottomane , nous ont engagé à donner séparément le revenu et l’armée permanente de l’Afrique- Ottomane.

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