REPUBLIQUE DE VENEZUELA
mérique, article dans lequel il a résumé avec
érudilion et un talent remarquable toutes les dé-
couvertes faites dans l'Hémisphère-Occidental ; ce beau travail que cet officier de marine a entrepris pour le Tableau Physique, Moral et Politique des cinq parties du Monde, a été publié dans une Revue mensuelle, à laquelle nous l'avons communiqué. « C'est dans cette vaste portion de l'Amérique , dit M. de Blosseville, com-
rise entre l'Amazone , l'Orénoque, les Cordilères et l'Atlantique, que l’on doit placer le berceau de la fable géographique la plus célèbre, celle du pays d'Eldorado, source inépuisable de richesses, À l'époque de la découverte, les Péruviens, les Indiens de Venezuela et ceux de Bogola en parlèrent simultanément. Sa recherche excita le zèle avide de plusieurs hommes entreprenans , et les découvertes qu'elle occasiona en firent un épisode remarquable dans l'histoire de la géographie. Tous les rapports semblaient s'accorder pour mettre ce pays au centre de la
Guyane. Les plus grands efforts furent tentés du côté de Venezuela, et l'expédition la plus saillante eut pour chef le chevalier allemand Philip de Hutten, qui conduisit en 1541-1546 une petite troupe d'Espagnols de la côle de Caracas jusqu'aux environs du lac Parime, auprès d'une ville des Omaguas, dont il exagéra l'importance, Une entreprise moins heureuse encore fut dirigée vers cette opulente région, une vingtaine d'années après, par Pedro Malaver de Silva. En 1586, Antonio Berrio y Oruna, séduit par la même espérance , descendit de la cordillère de Bogota dans les plaines de l'est, s'arrêta sur les bords de l'Orénoque et y fonda la ville de San-Thomè ou de Vieja-Guayana. Plus tard Walter Raleigh, cet homme si instruit, si capable et si célèbre par son zèle malheureux pour la découverte des pays négligés , celle des mines et les progrès du commerce, porta ses vues vers l'Eldorado; en 1095 et 1696 il visita les rivages de la Guyane et le cours de l'Orénoque : on sait qu'il paya ses services de sa tête. L'espoir d'arriver à ce pays attrayant avait déjà donné naissance aux expéditions fameuses de Gonzalo Pizarro, de Belalcazar, de Quesada ; il devait exciter plus tard celle de Soarres vers la province de Charcas, et il avait conduit Federman de Venezuela à Santa-Fe de Bogota. Enfin, pour terminer le récit de ces courses ingrates vers un but chimérique, il faut parler ici d’Antonio Santos, qui en 1780, partit de San-Thomè sur la foi d’un prétendu Indien de Parime., Après 500 lieues de chemin, son guide l'abandonna , ses compagnons périrent el il tomba seul dans les mains des Portugais.»
Dans le DEPARTEMENT DE MATURIN : Cu- MANA , ville très déchue, quoique sa population s'élève encore à près de 10,000 âmes ; elle est importante par ses fortifications, son commerce et par sa baie superbe. MANIQUAREZ, renommée par sa poterie faite par des Indiens d'après leurs anciennes méthodes de fabrication ; CUMANACOA, par son tabac et ses eaux minérales ; CARIACO , très petite, mais importante par son port, les produits de son agriculture et son commerce ; Anaya, jadis très importante par scs riches sa-
lines que la mer a envahies, BancaLona , la plus peuplée de la province à laquelle elle donne son nom, quoiqu'elle ne compte plus qu'environ 6000 habitans; c'est un grand entrepôt pour le commerce de contrebande avec l'ile de la Trinité qui appartient aux Anglais; Pinru, très petite ville, avec de riches salines et une belle église ; Pauparan, très petite ville, mais la plus importaute de l'ile Marguarita ; son port a été déclaré franc et l'a rendue déjà assez florissante, Nous uommerons encore l'ilot désert et stérile de CusaGuA, qui brilla d'un grand éclat, surtout dans la première moitié du xvi° siècle, à cause des trésors que la riche péche des perles y accumulait. Le VNouveau-Cadix y fut bâti par les pêcheurs, dont les richesses et le luxe passèrent en proverbe. Mais la destruction continuelle et inconsidérée des huitres perlifères en diminua tellement le produit que, vers la fin du xvi® siècle, ce commerce était devenu tout-à-fait insigniflant. Plus tard la pèche cessa entièrement, les habitans abandonnèrent la ville et il disparut jusqu'aux vestiges du Nouveau-Cadix. Le quint que les officiers du roi retiraient du produit des perles, dit M. de Humboldt, montait à 16,000 ducals, qui, d'après la valeur des métaux à cette époque et l'étendue de la contrebande , peuvent être regardés comme une somme très considérable. 11 parait que jusqu’en 1580 la valeur des perles importées en Europe montait anauellement, terme moyen, à plus de 800,000 piastres. Pour
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude occidentale, entre 69° et 84°. Lalitude australe, entre 3° et 22".
cowris, Au 20rd , le golfe de Guayaquil, la Colombie et l’empire du Brésil.
À l’est, l'empire du Brésil et la républi-
ue de Bolivia. Au sud , la république
e Bolivia et le Grand-Océan. A l’ouest, le Grand-Océan.
rzeguves. Le territoire de la république n'offre de grands fleuves qu’à l’est de la grande chaine des Andes ; ils sont tous des aftluens de l’immense Amazone. Tous ceux qui descendent du versant occidental de la mème chaîne ont un cours très borné. Nous avons déjà vu à la page 929 que le lac Titicaca forme un grand bassin intérieur.
Le GRAND-OCEAN reçoit :
Le Cuixa, malgré son cours borné paraît être le plus grand de tous; il arrose l'extrémité nordouest du département de Livertad (Liberté); son embouchure est dans le Grand-Océan entre Payta et la pointe Pariña.
juger de l'importance de cette branche du come merce de Séville, de Tolède, d'Anvers et de Gènes, nous devons nous rappeler , continue ce savant, qu'à la même époque toutes les mines de l'Amérique ne rapportaient pas deux millions de piastres, et que la flotte d'Ovando semblait être d'une richesse immense, parce qu'elle portait eaviron 2600 inarcs d'argent,
Dans le DEPARTEMENT DE VENEZUELA outre Caracas, LA Guaxvaa, La Vicronia et Ma- RACAY que nous avons décrites à la page 1052, nous nommerons : VALENCIA, la plus peuplée et la plusimportante du département après Caracas; on vante beaucoup la bonté de son climat et la beauté de sa situation, non loin du lac Tacarigua ; on lui accorde 16,000 habitans ; son eommerce est florissant, Pusnro-CasELLo, seconde place forte de la Colombie, importante par son beau port et par son commerce; malheureusement le mauvais air ne laisse pas accroître sa population, qui ne s'élève qu'à environ 3000 âmes. BARQUICIMETO, qui avant la guerre et le tremblement de terre de 1812, était une des plus florissantes de la province ; Tocuyo, avec une 7aison d'éducation: elle fait un grand commerce de blé; CarorA, renommée par ses résines aromatiques et ses baumes ; SaAn-CanLos et SAN-FELIPE , importantes par leurs belles plantations d'indigo, de café, de coton, etc., Ano4, par ses riches mines de cuivre qui ont appartenu à Bolivar.
Le Piuna et le LANDAYEQUE, qui passent par les villes de ce nom.
Le SanrTA, dit Toms0, dans la partie inférieure de son cours ; il est remarquable par sa rapidité etle volume de ses eaux.
Le Rimac, qui arrose Lima et Callao L'OcoKa et le Quizca ; ce dernier passe par Are-
quipa.
L'OCEAN ATLANTIQUE reçoit :
L'AMAZONE , dont à la page 926 nous avonstracé le cours supérieur. Pour éviter les répétitions nous nous bornerons à dire ici que le Tuncurs- Gua, dit aussi le NouvEau-MarAKon ou le MarAñoN proprement dit, traverse les départemens de Junin et de Livertad, et baigne le territoire contesté par la république de Colombie, en passant par La Baranca et San-Regis. Dans sa longue marche, il reçoit à la droite le Huallagua, nommé Huanuco dans la partie supérieure de son cours ; ce dernier arrose Huanuco dans le département de Junin. Nous ajouterons que l'Ucayaui ou le véritable AMAZONE, ainsi que ses branches, l'ApuRIMAC et le BENI qui viennent de la république de Bolivia , et leurs nombreux affluens traversent les départemens de Cuzco et d'Ayacucho ainsi que les immenses solitudes que parcourent les sauvages indépendans et les faibles tribus régies encore par les missionnaires.
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Le bassin iatérieur du LAC TITICACA n'offre, sur le sol de la république du Pérou aucun fleuve que notre cadre nous permette de nommer,
pvision et roroanapmin, La ci-devant vice-royauté du Pérou , dont les bornes avaient été beaucoup resserrées dans la
‘seconde moitié du xvim siècle , forme depuis 1821 la république du Pérou, Jdite aussi du Bas-Pérou, pour la distinguer de celle de Bolivia, qu’on appelle , communément du Haut-Pérou. Ce n’est
DÉPARTEMENS
LIMA Cañele; Ica.
AREQUIPA 4 0 Puno. Puno; Chucuilo (Ch Cuzco, .
AYACUCHO.
años.
Livénran (Liberté). . Truxillo; Huanchaco; Caxamarca; Jesus; Micuipa Moyobamba ; Chachapoyas ; Eten ; Lambayeque ;
Payta.
Lima, grande ville, autrefois capitale de la vice-royauté du Pérou et aujourd’hui chef-lieu du département de Lima et capitale de la république. Située sur les rives du Rimac, à 6 milles environ audessus de son embouchure, Lima est environnée de campagnes délicieuses et assez bien cultivées ; leelimat y est très agréable ; on n’y ressent presque jamais la chaleur suffocante qu’on éprouve à Bahia sur le côté opposé du continent , et à Carthagène presque sous la même lati tude au nord de l'équateur. Malheureusement tant d'avantages sont rachetés par la terrible fréquence des tremblemens de terre, qui ont failli la détruire bien des fois ; celui du 30 mars 1828 renversa
lusieurs édifices publics, un grand nom-
re de maisons , et fit périr, à ce qu’on dit, un millier d’habitans. Lima est ceinte d’un mur d’adobes ou de briques séchées au soleil, flanqué de. 34 bastions et percé de 7 portes ; celle qui est appelée de Maravillas est remarquable par son architecture. La citadelle de S{e-Catherine, où sont les casernes de l’artillerie, le dépôt militaire et l’arsenal, est située à l'extrémité sud-est de la ville. Un beau pont en pierre de cinq arches conduit de cette dernière au faubourg appele San- Lazaro ; c'est le rendez-vous du beau monde pendant les soirées d’été. Toutes les rues sont alignées et ont en général 25 pieds de large. L'aspect de l’ensemble des maisons n’a rien d’agréable: elles sont
eme
Amérique-Espagnole; chaque départe-
ment est subdivisé en provinces, et celles- ,
ci en cantons.
Cuers-Litux, VilLes ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES. Lima; Callao; Pisco; Huaura; Huacho; Patibilca.(Patavilca); Chancay';
. Arequipa; Camana; Moquegua; Tacna; Arica; Huan . l Î uito); ampa; Cai lomas.” cie . Cuzco ou Couzco; Abancar; Tinta; Urubamba.
Huamanga (Guamanga); Huancabelica; Jauja; Ocopa; Lucañas. JUN... Huanuco; Lauricocha ou Pasco; Tarma;
uaras; Junin (jadis Reges),
mpa Casabamba; iura ; Sechura:
toutes très basses, à cause des fréquene tremblemens de terre. Ordinairement elles n’ont qu’un étage ; il n’y a que celles des personnes les plus riches qui en ont deux ; très peu de leurs croisées sont garnies de vitres. Les murs extérieurs des maisons sont en général construits en adobes jusqu’au premier étage, et les murs des compartimens sont toujours faits en cannes revêtues de plâtre de chaque côté ; c’est ce qu’on appelle bajareque. Ces additions les rendent tellement épais qu'ils paraissent composés de matériaux très solides, tant par leur spalseent apparente , que par les corniches et les autres ornemens dont ils sont décorés. On emploie ces bajareques dans presque tous les ornemens d’architecture ; quelques-uns sont tellement bien exécutés et peints en couleur de pierre, qu’à la première vue un étranger demeurerait convaincu qu’ils sont véritablement construits avec les matériaux dont ils ne sont que l’imitation.
Au milieu de la ville est la grande place (plaza mayor), une des plus belles de l’Amérique; son enceinte est formée par le palais du ci-devant vice-roi , à présent palais du gouvernement , par la magnifique cathédrale , par le Sagrario et par le palais de l'archevéque, regardé comme le plus beau de la ville, Au centre de cette place on voit une belle fontaine d’airain ; au milieu de son vaste bassin s'élève une colonne du
même métal, de 22 pieds de haut, sur- plein ; enfin le panfAdon, qui est le « montée d’une statue en hronze de la Re- metière public ; il est situé hors des murs nommée, dont la trompette ainsi que les de la ville, et se distingue autant par sa ules des quatre lious qui l'entourent construction que par son étendue, l'eau. C'est sur certe paceque se Lima un grand nombre d’étient le marché principal, où l’on voit tablissemens littéraires , dont les princiétalé régulièrement et avec profusion tout paux sont : l’universtfé, qui est une des ce que la nature et l’art peuvent fournir plus renommées et des plus anciennes ge satisfaire les premiers besoins et de toute l'Amérique; les olléges de Sanes desirs des hommes. Cette métropole Carlos, dela Livertad (Liberté), de Sane plusieurs églises remarquables Torr’’0, de l’Independencia (de l'Insurtout par les immenses richesses pro- t;2 1er), de San-Tome, trois autres diguées pour leur ornement; on peut dire coiièi;u Lou (es demoiselles ; la bibliosans exagération que plusieurs sont ta- /héque narionale, qui est une des plus pee d’or et d’argent; d'énormes can- riche: du Nouveau-Monde , et celles des élabres, des statues de grandeur natu- collèges de San-Carlus et de l’Inderelle, les vases sacrés, les calircs , les pendencia, assez bien fournies. Nous patènes, les hostiaires sont en argeutet passons sous silence d’autres établissemême en or massif, enrichis avec profu- mens moins importans. Les produits de sion des pierres précieuses les plus rares. la presse sont alimentés par plusieurs De petits oiseaux en vie, renfermés dans imprimeries d’où, en 1826, sortaient 9 des cages, sont assez communément sus- Journaux. Lima est regardée comme la dus-aux piliers du maître-autel et ville la plus riche de toute la ci-devant
oignent leur doux ramage aux sons im- Amérique-Espagnole-du-Sud ; elle se dis-
ns de l'orgue et aux chants sacrés tingue aussi par son industrie; on y
u culte. Devant l’autel de Notre-Dame- fabrique plusieurs étoffes de laine et de
du- Rosaire , on voit suspendues par coton, outre un grand nombre d’autres
des chaînes d'argent massif huit de ces objets de moindre importance. Elle est
cages en argent. que Arr À u’on peut en outre le centre d’un grand commerce, ncipale
regarder comme la p lise par avantage qu’elle doit à son heureuse poiale de la ville, la cathédrale, l’é- sition ; à l’aide de Callao, elle a des déglise de St-Dominique, le sanctuaire bouchés et de faciles Communications de Santa-Rosa , et l’église de San- avec tous les ports de la mer du Sud, Francisco sont surtout remarquables depuis le Chili jusqu’à la Californie, et, sous ce double rapport ; dans les grandes dans l’intérieur elle alimente les provinfêtes , le service divin y est célébré avec ces internes de la république. « Rien une pompe dont il est à peine possible de aujourd’hui, dit M. Lesson , voyageur se faire une idée, et qu'on ne peutcom- aussi instruit qu'impartial, rien ne rapr qu’à ce qu’on voit à Mexico et à pelle ce temps de flattérie , d’opulence, uebla. Parmi les autres bâtimens les où des marchands se trouvèrent assez pus remarquables il faut encore nommer riches pour daller en argent massif Péglise de Nuestra-Señora de la Mer- la nrincipale rue par laquelle le vices le ovurent de la Conception, roi, duc de la Plata, vint, en 1682, prenuiest le jiu: : che de tous ; Phémifal Cre possession de son gouvernement. » e San- ‘40, “'imarquable »:: la Le commerce avait repris, et tout paraisgrandew : & 1.28 qui contiennent sait lui promettre une grande activité, 600 lits, et qui sont construites de ma- lorsque la guerre civile qui éclata entre le nière à en admettre un nombre double Aa président Obregoso et son rival en cas de nécessité; le beau béfiment Gamara, suspendit toutes les affaires et de l'université ; le vaste édifice de la replongea le Pérou dans la misère. Malmonnaie ; le théâtre, plus remarqua- gré ses pertes, Lima comple encore une ble par son architectire que par ses di- population que, par plusieurs raisons, mensions , qui sont loin de correspondre nous n’hésitons pas à porter jusqu'à
à la grandeur de la ville ; le A 2 pour 70,000 âmes. Cette ville est la résidence $
les combats de faureaux, vaste bâtiment d’un bg : À qui est le plus ancien qui peut contenir plus de vingt mille de toute l’Amérique-Méridionale. Parmi personnes, et qui est presque toujours ses belles promenades on doit citer la
Les environs sous plus d'un nés; nous no pelile ville, la Meilleure châteaux garni dent la ville, Je
On arrive à ja 4000 habitans, | encore voir s de Callao en se que chemin va d port principal; ç marilime de [a placement rema du Magnifique , dixième inca à Conservateur du Pachacamac; en service de la divir de Pizarre , les a mens démolis,
Voici les aut r quables ; nous | l'ordre du tab listratives.
Dans le DEPART lux que nous vena ficore : IçA , petite nissent la plus gran embarque à P:
Mlite et encore mo ls géographes et | tuu-de-vie de Pise.
k manque de ports. | vue une grande im “A port. HuaurA ,P queines; et Huac HANCAY, par son co
! pe d'une forteresse v l Are lesquels d'un, Srande étendue, & FOUvent duree | Passent une route Pour les voitures et SVIrONS, ainsi que celles d'une Ancienne ville de Lg nt par sa Une promenade pour les Piétons, de cha ee DEPER ; L: le, pue Côté ; avec deux ran s de sièges je MEQUIPA : An 1 bre d'é- L AL B"8nde ville épise Pale, florissante parses hier. bâtis en briques ; elle a env ron Un mil! Mantlact nreg de laine et de Colon et par je sp «4 € longueur Je long de ja t'ivière et fait mere 2 ? fait avec jeg excellens produits 4e t une Partie du chemin de Callao ; À SON extré. ses Spagnes fertiles Qui, malgs or mité se trourent des bains froids très nas OU SSUS du niveau de 4 commodes , 0Pnés p ge de San- i : (de l’'Inis autres »; la btblio- e “4 28 pour les gave » des plus eu 1926 on y publiait elles des RŒtér et l'on or dit au-dessus de » l’Indé- St- ierre lors- PI ulalion,C, Ville wat ès . Nous , “ pe .
me qu'on va se promener sur "AU dans le pays sous its de t Qu om de Gétgu. 4, CL regardé comme + A narcisses en cône M Î Damlait ct je Plus pittores. que de toute a es Aides, Il en Sort cç rtaient 9 , slamment des va etde pélites quantités ns comme la Les environs de Lima offrent Plusieurs lieux qui cendres, mais j] « ait d'érupti i-devant sous plus d'un rapport méritent d'être mention. piyg des An Ag ( dis- nés; nous oMmerons e re autres : CazLao 4 ” et pelile ville, bâti le; J la meilleure , He td : nee . iècle S'élevérent es Quantités & üdres qui ensevelirent d’autres le, le istlme par quel presque totale vil d'A peut i Elle est On arrive à Ja Place ; avant Ja Berre elle avait seu tant de EP : us ut doué mmerce, 4000 habitans, Lorsque ja mer est calm Nous MOMMerons en "e : Moque à UT. se encore voir sous l'eau les ruines de l'ancienne ville NA, à cause de leur Poputstüon ne pa i S el a de allao engloutie par Ja mer en 1746; un magnif- Ci la première à deux cms es tte ds | des que chemin va de celle ville à Lima, dont elleestie 4 à 400 liabitans, im po + r 50. pe vi nications port Principal ; elle est aussi ] Première place Par les salines de son Voismage Dis, he du Sud, marilime de a république. PAcHACA MAC, par ses riches nes d Ait. : sb rnie, et, he remarquable Par les débris des lieu d’ S provin- u Magnifique temple éley e. « Rien h voyageur | ne rappulence, i loitées dan nt assez €. Laupa et Cars k iles ih" t massif . importantes Par leurs mines d'argent Les, vil e le vice- autres villes les plus r'emar- ville très déchue depuis l'insurrection excitée par 32, pren- quables d ous les indiquons €n Suivant Tupac-Amary dans la seconde Moilié du xvrne UE + ordre du tableau des ivisions admi- siècle, fpoque où l'on Portait à 30,000 âmes sa L. nistr tives. Population, it parais Siralives Dans le DEPARTEMENT DE CUZco: c activité, Dans le DEPARTEMENT DE LIMA, outre Les &'ande ville épiscopale Presque aussi étendue a entre le IeUX que nous venons d nommer, nous citerons que Lima, mais beaucoup moins peuplé Puis son rival facore : Iça , petite ville, dont les en irons four que même en 186 on ne i ffaires et tes Le Plus Fit quantité d Cau-de-vie, que re, Mal- 0n embarque sc a ncore une ) raisons, 4 ; à jusqu’à Commerce assez étendu et résidence e se distinguent Surtout Parleurs broderies etleurs is ancien ‘a port, Huaura , petite ville, importante par Ouvrages en Peiature e. Parmi “saines; et Huacue, Par ses mines de sel; t citer la UANCAY, par son Commerce
et sculpture, Cuzco à éle ÿ la capitale de l'empire i de PUrCS; Paripin-
ville sacrée. Son fameux temple du soleil ovcupait l'emplacement du couvent actuel de 5t- Dominique. Ce temple, qu'on peut regarder comme le plus magnifique édifice que les indigenes aient élevé dans l’Amérique-du-Sud, et un des plus riches qui aient jamais existé, mérite que nous en donnions une description abrégée ; nous le ferons en suivant Garcilasso de la Vega. « Ses quatre murailles, dit cet hi torien , étaient toutes lambrissées de plaques d'or. Sur le grand autel, situé du côté de l'Orient, on voyait la tigure du soleil faite de même sur une plaque d'or; son épaisseür était double de celle des lames qui recouvraient les parois. Cette figure qui était toute d’une pièce, avait le visage rond, environné de rayons et de flammes, de la même manière que nos peintres ont la coutume de le représenter; elle était si grande qu'elle s’étendait presque d'une muraille à l’autre. Dans l’église actuelle on a placé le saint-sacrement à la place même occupée jadis par cette idole. Aux deux côtés de l’image du soleil étaient les corps des incas décédés, tous rangés par ordre selon leur ancienneté ; leurs corps embaumés étaient très bien conservés ; ils étaient assis sur des trônes d'or élevés sur des plaques du mème métal, el avaient le visage tourné vers le bas du temple, à l’exception de Huayna-Capac, qui était placé directement vis-à-vis de la figure de cet astre. Le temple avait plusieurs portes, toutes couverles de lames d’or; la principale était du côté du nord. Tout autour des murailles il y avait une plaque d’or en forme de couronne ou de guirlande ; elle avait plus d'une aune de large. Le \oit était en bois fort épais, couvert de chaume, parce que les Péruviens ignoraient l'usage des tuiles et des briques. A côté du temple on voyait un cloitre à quatre faces, orné d’une guirlande d'or fin d’une aune de large, comme celle qui environnait le temple. Tout autour de ce cloitre il y avait cinq pavillons en carré; leur toit avait la forme pyramidale. Le premier pavillon était consacré à la /une, femme du soleil; c'était celui qui était le plus voisin de la grande chapelle du temple ; ses portes et son enclos étaient couverts de plaques d'argent; une grande plaque d'argent offrait l'image de la lune, avec le visage d’une femme. Aux deux côtés de cette idole on voyait les corps des reines décédées, rangées dans l’ordre de leur ancienneté. Mama-Oello, mère de Huayna-Capac, était la seule qui avait Ja face tournée vers l'astre de la nuit. Venait ensuite le pavillon consacré à Vénus, aux Pléiades et à toutes les étoiles en général; cet édifice et son grand portail étaient couverts de plaques d'argent comme celui de la lune. Son toit éiait parsemé d'étoiles de différentes grandeurs, afin d’imiter le ciel. L'autre pavillon était consacré à l'éclair, au tonnerre et à la foudre; il était tout lambrissé d'or. Le pavillon suivant était dédié à l'arc-en-ciel, dont l'image était tracée sur une des murailles; on l’avait sculptée au naturel sur les plaques d'or qui la recouvraient. Le cinquième et dernier pavillon élait destiné au grand sacrificateur et aux autres prêtres qui desservaient le temple, et qui tous devaient étre
de la famille des Incas, Cet appartement, enrichi d'or, du haut en bas comme les autres, leur servait seulement de salle d'audience ; ils y délibéraient sur les sacrifices qu'il fallait faire et sur toutes les autres choses qui concernaient le service du temple. » Les célèbres vierges du soleil n’habitaient pas dans le temple, comme on le croit communément, ni même dans ses environs, mais elles occupaient un vaste bâtiment qui en était très éloigné, ct travaillaient pour fourair des habillemens aux Incas et à leur nombreuse famille; cet immense couvent, dit Garcilasso, renfermait ordinairement 1500 vierges. On sait combien était terrible la punition infligée à celle qui manquait au vœu de chasteté.
Les faubourgs de l’ancien Cuzco offraient pour ainsi dire une miniature detout l'empire des Incas. Ces monarques avaient obligé une partie des sauvages qu’ils avaient soumis, à s’y loger conformément aux lieux d’oùilsétaient sortis, de sorte que les tribus de l’Orient devaient demeurer à l'Orient, celles de l'Occident à l'Occident et ainsi des autres. À mesure que les conquêtes agrégaient de nouvelles nations à l'empire, on logeait ces nouveaux sujets autour des précédens ei dans une situation relative à la position deleur pays natal. Les curacas ou gouverneurs des provinces y faisait aussi bâtir des hôteis pour s’y loger quand ils allaient à la cour.Chaque peuple devaitconserverses habillemens et sa manière de vivre. L'ancienne résidence des Incas offrait encore une autre construction très remarquable ; c'était sa célèbre ciladelle, qu'on doit regarder comme la construction /a plus massive du Nouveau-Monde.
On admire surtout les dimensions énormes des pierres qui composent ses murailles ; on est embarrassé pour expliquer comment les Péruviens ont pu remuer ces masses et les transporter de plusieurs lieues de distance, sans le secours de nos instrumens et de nos machines. Pedro de Cieca fait observer que dans les murailles de cette forteresse on voyait une quantité de pierres, qui surpassait en grandeur toutes celles des autres bâtimens qu’il avait vus, quoiqu'il en ait mesuré une à Tihuanaco qui avait 38 pieds de long, 18 de large et 2 d'épaisseur. Les pierres ne sont pas taillées à la règle ; elles sont de formes irrégulières, mais elles sent si bien ajustées sans l’aide d'aucun ciment, qu’elles paraissent enchàssées les unes dans les autres, et forment un tout, véritable chef-d'œuvre inimitable, qui joint à une grande solidité une apparence qui plait beaucoup . à la vue. La forteresse de Cuzco avait une triple muraille d'enceinte. On y entrait par une grande porte, que l’on fermait avec une pierre de la mêne grandeur , que l’on ôtait toutes ies fois qu’on voulait ouvrir. Un espace de 25 à 30 pieds séparait l’une de l’autre cestrois murailles , dont chacune avait son parapet. Au dedans de la troisième enceinte on trouvait une place étroile et longue , où il y avait troistours placées en triangle; la principale était celle du milieu, nomme Moyoc-Marca (Forteresse - Ronde ), parce que
sa forme était ronde. Elle était d’une grande magnificence, parce que c'était le lieu de repos des Incas quand ils allaient à la forteresse. Tous les
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murs intérieurs étaient enrichis de plaques d'or et d'argent sur lesquelles on voyait des animaux et des plantes représentés au naturel. Les deux autres tours étaient carrées et servaient à loger les soldats. Le dessous de ces tours qui commuaiquaient ensemble, était rempli de logemens disposés avec beaucoup d'art. 11 y avait une quantilé de pelites rues qui se croisaient et qui aboutissaient à diverses portes. Les chambres y étaient presque toutes de la mème grandeur et formaient une espèce de labyrinthe , d'où l’on avait de la peine à se tirer. Cette magnifique citadelle élait à peine achevée, lorsque les Espagnols envahirent l'empire ; ils en démolirent une grande partie; sa construction avait duré plus de 60 ans.
Au sortir de Cuzco on trouvait deux immenses chaussées de cinq cents lieues de long qui aboutissaient à Quito ; l’une traversait le pays plat eu longeant la mer ; l’autre ailait à travers les montagnes. Pour la construction de cette dernière les anciens Péruviens durent rompre des rochers, combler des vallées et des précipices de 15 à 20 toises de profondeur. Au plus haut du chemin de la montagne il y avait de part et d'autre des plates-formes, avec des escalicrs en pierre de taille, ajin que ceux qui portaient l'Inca dans sa chaise à bras, y pussent monter plus à l'aise et s’y reposer pendant que le roi aurait le plaisir d'étendre sa vue sur les montagnes et sur les vallons, où la neige paraissait d’un côté et la verdure de l’autre. Le chemin qu longeait la mer avait, selon Augustin de Zarate, près de 40 pieds de largeur ; à l'issue des vallées on avait planté des pieux qui indiquaient la route à travers les sables. C’est surtout le long de la route sur le dos des montagnes qu'on voyait se succéder les arseraux distrileés par intervalles, les hospices toujours ouverts aux voyageurs, les forteresses et les temples. De toutes ces admirables constructions il ae reste plus que des débris ; le temps et les guerres ont presque tout détruit. M. de Humboldt, qui en a vu les restes imposuns dans les hautes plaines de l'Assuay , au {/ano del Pullal dans la Colombie et près de Caxamarca, dit que cette admirable chaussée, bordée de #grandes pierres de taille, située à des hauteurs qui surpassent de beaucoup celle de la cime du pic de Ténériffe, peut être comparée aux plus belles routes des Romains, qu'il a vues en Italie, en France et en Espagne.
Dans le département de Cuzco nous citerons encore ABancay, pelite ville, d'environ 5000 àmes, importante par ses sucreries, et URuBAM- BA, à laquelle on acrorde 4000 habitans
Dans le DEPARTEMENT D'AYACUCHO : Hua- MANGA , assez grande ville, bien bâtie, florissante par son industrie et par son commerce. Elle est le siège d’un évêché et possède une université fondée 12 ans avant celle de Cuzco. Sa population, qu'on nous dit s'élever à 39,000 àmes, nous parait arriver à peine à 25,000. HuANCABE- LCA , pelite ville, autrefois chef-lieu de l'intendance de ce nom, remarquable par sa grande élévation, étant située à 1925 Loises au-dessus du uiveau de la mer, et très importante par sa riche
mine de mercure; depuis 1570 jusqu’en 1789 elle a fourni la somme de 1,040,452 quintaux de ce métal. Mais la grande mine de Santa-Barbara, qui a produit presque toute celle immense quantité de mercure , a été abandonnée à cause de l'éboulement qui eut lieu par l'imprudence d'un intendant, qui fit enlever les piliers pour augmenter les produits de la mine. Avant ce désastre, un de ses puits, nommé Hoyo-Negro.
était à 2159 toises au-dessus du niveau de la mer.
Voilà , dit M. de Humbold*, . :s mineurs qui tra-
vaillaient dans un point, ‘:1i est de 500 mètres
plus élevé que la cime du à de Ténériffe. Depuis l’éboulement sus-mentionné , tout le mer-
cure, que Huancabelica fournit aux mineurs du .
Pérou, provient des gites de mincrai qu’on ex-
ploite dans ses environs, surtout près de Sil-
lacasa ; leur produit de 1790 à 1800 a été, année moyenne, d'environ 3500 quintaux. On nous assure que Huancabelica a près de 12,000 habitans.
Jausa et Ocora, petites villes, situées dans la belle vallée de la Jauja, si remarquable par sa fertilité, malgré sa grande élévation; elles sont
commerçantes et on leur accorde de 14 à 15,000 habitans. Ocopa est en outre importante par ses haras, et Jauja possède les plus belles casernes de cavalerie de tout le Pérou. On doit nommer encore : ‘Luca&as, très petite ville, importante par son commerce et par ses mines d’argent:; et Avacuc4o, emplacement célèbre par la victoire remportée en 1824 sur les royalistes par le général colombien Sucre; elle décida du sort de la campagne et mit un terme à la domination espagnole dans l’Amérique-Méridionale; Ayacucho donne le nom au département.
Dans le DEPARTEMENT DE JUNIN : Hua- Nuco, pelite ville, qui n'est plus qu'une ombre de ce qu’elle était sous la domination des Incas; mais qui cependant n’est pas un misérable village comme le prétendent quelques géographes. Elle est le chef-lieu de ce département. Le grand chemin de Cuzco à Quito y passait. On y voit cncore les ruines de quelques-uns de ses ancieas édifices, entre autres du palais des Incas et du temple du soleil. Lavricocua , pelile ville, importante par sa mine d'argent, qu'à la page 1029 nous avons rangée parmi les plus riches du monde; on lui accorde de 6 à 8000 habitans. Tarua, autretois chef-lieu de l'intendance de ce nom; on estime à près de 10,000 âmes sa population. Junin, misérable village d'environ 300 habitans, remarquable par la vicloire remportée par les républicains sur les royalistes; il donne le nom au département. BAKos , village remarquable par les bains chauds construits par les Incas et plus vastes que ceux de Caxamarca, ainsi que par les ruines d'un grand monument appelé le palais de l’Inca; ce dernier est construiten picrre, et ressemble à ceux de Callo et de Cañar décrits aux pages 1050 et 1051. Il ne reste plus que les fondations du bâtiment et quelques fragmens de ses murs tous de pierres taillées avec une telle précision, ou peut-être Lellement rapprochées en frottant les côtés ensemble, que les séparations sont presque imperceptibles. Près du palais sont les ruines d’un {emple de
forme circulaire; et sur le haut de deux montagnes, situées de chaque côté de la rivière, on voit les restes de deux forteresses; plusieurs ouvrages sont taillés dans le roc vif.
Dans le DEPARTEMENT DE LIVERTAD : TruxiLLo, assez jolie ville de médiocre étendue, siège d’un évêché , avec un mauvais port et 12 à 14,000 habitans ; c'est une des plus anciennes de l'Amérique , ayant été fondée par François Pizarre en 1533, On voit dans ses environs les ruines d'anciens monumens péruviens , où l'on à trouvé , dit-on , des trésors considérables. Caxa- MARCA , jolie petite ville située à 1464 toises aüdessus du niveau de la mer, dans la charmante vallée traversée par la Caxamarca. Ses rues spatieuses se coupent à angles droits; sa vaste place au centre de la ville , les aiguilles et les dômes de ses églises, ses maisons construites avec soin et couvertes de tuiles, tout contribue à réjouir les yeux et augmente l'intérêt qu'inspire cette ville si célèbre dans l'histoire du Pérou et théâtre des souffrances et de l'assassinat de l'inca Atahualpa. Ses principaux bâtimens sont : l’église appelée la Matris , bel édifice en pierres, construit avec goût, et l'église du monastère de la Concepcion. Parmi les édifices appartenant à des particuliers, on doit citer le palais du cacique Astopilco, qui prétend descendre en ligne droite de l'infortuné Atahualpa ; il offre une partie du palais, où ce monarque fut assassiné. On y voitencore la vaste chambre, où il fut détenu prisonnier pendant trois mois, et où il fit une marque sur le mur, promettant de remplir la chambre d’or et d'argent jusqu'à cette hauteur pour payer sa rançon. Nous rappellerons à ce propos , que l'on a extraordinairement exagéré les trésors gagnés par les Espagnels. M. de Humboldt, qui a traité ce sujet comme tant d’autres avec un talent remarquable, n'évalue pas au-delà de 80,000 marcs d’or le produit des butins faits dans les conquêtes du Mexique et du Pérou. La rançon de l'inca, qu'un voyageur portait encore il y a quelques années sur l'autorité de Zarate, à 498,000 onces d'argent et à 1,599,000 onces d'or, ne s’est élevée, selon Garcilasso , qu'à 41,987 marcs d'or et à 115,608 marcs d'argent, ce qui fait 20,149,804 livres tournois, somme que M. de Humboldt parait adopter. Nous avons signalé dans d’autres parties de cet ouvrage plusieurs butins dont la valeur a surpassé de beaucoup la fameuse rançon de l’inca; le seul argent comptant , trouvé dans la Qassàäbah d’AIger, est plus que double de la somme répartie entre les compagnons de Pizarre à Caxamarca, Dans la chapelle dépendante de la prison ordinaire, qui faisait autrefois partie du palais , on voit un autel élevé sur la pierre où Atahualpa fut étranglé par les Espagnols, et sous laquelle il fut enseveli. On remarque encore près de la fontaine , sur la place, les fondations eu pierre de la petite batterie élevée par Pizarre en face de laquelle Valverde
adressa sa fameuse harangue à l'inca, etd'où il
commanda aux soldats espagnols de massacres les Indiens. M. Stevenson porte à 7000 âmes la population de cette ville, qui possède un coi/ège et
qui est importante par son commerce et par son
industrie. A 3 milles environ de Caxamarca se
trouvent les fameux bains chauds; ce sont deux grandes maisons bâties en pierres ayant cha-
cune un bain très vaste : c'était à ces bains que le
malheureux Atahualpa avait établi sa résidence
lursque Pizarre arriva à Caxamarca. Ils sont très fréquentés encore de nos jours. Plusloin on voit aussi une pierre appelée Znga rirpo ou la pierre de repos de l'inca, ressemblant à celle que nous avons décrite à la page 1051.
À 15 milles environ et sur la Caxamarca on trouve Jesus, village remarquable par les restes d’une ville péruvienne très curieusement bâtie. Plusieurs maisons sont encore entiè, *s;elles sont construites en pierre et entourent une petite colline ; le rez-de-chaussée a des murs d’une épaisseur étonnante. 11 y a des pierres de 12 pieds de long sur7 de haut et formant tout le côté d’une chambre ; une ou plusieurs pierres mises en travers forment le toit. On avait construit de la même manière une rangée de maisons au-dessus de celle-là, dont les portes d'entrée étaient derrière, et une seconde rangée adossée à la montagne.
Le toit de la seconde rangée avait été couvert en pierre sur le devant, et probablement formait une promenade; un second rang de chambres était ainsi établi sur le toit du premier , qui était de niveau avec les chambres du second rang. De celte manière on était parvenu à établir une double rangée de chambres habitables, construites l’une au-dessus de l’autre, jusqu’à la hauteur de sept rangs. Sur le haut de la ville on voit des ruines qui paraissent être celles d’un palais ou d'une forteresse. Tout l’ensemble de ces simguliers bâtimens pouvait contenir, selon M. Stevenson, au moins 5000 familles. {Ce voyageur croit qu'il servait de résidence au chîmu de Chicama , lorsqu'il résidait dans l’intérieur de son territoire avant de devenir sujet de l’inca Pachacutec. La coupe, le transport et la mise en place de ces pierres énormes supposent une adresse t 2rême de la part des constructeurs de ce vaste édifice.
Les autres lieux les plus remarquables de ce département sont : Micuipampa, petite ville importante par ses riches #ines d’argent; c'est une des plus hautes du Nouveau-Monde , étant située à 3618 mètres au-dessus du niveau de la mer; Eren , importante par ses étoffes de coton ; Law- BAYEQUE, par son industrie et sa population; Piura , remarquable par sa population et par la bonté de son climat; on la regarde comme la plus ancienne ville du Pérou; SEcuurA, au milieu du désert, auquel elle donne som ; Payra, avec un port, dont les navires font le cabotage entre les ports du Pérou et ceux de Panama et de Guaÿa-
quil dans la Colombie.
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POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude accidentale, entre 60° et 73". Latitude australe, entre 11° et 24°,
cowrins. Au 2074, la république du Pérou et l’empire du Brésil. A lest, l'empire du Brésil et la confédération du Rio de la Plata. Au sud, le dictatorat du Paraguay , la confédération du Rio de la Plata et la république du Chili. A l'ouest, le Grand-Océan et la république du Pérou.
rzeuves. Le territoire de cette république offre le grand divortia aquarum, ou la ligne de partage des eaux de l’Amérique-du-Sud et les plus hautes contrées connues de tout le Nouveau-Monde.
En effet, c’est ici que l’on trouve les sources du Beni, la branche principale de limmense Amazone et celles du Pilcomayo, un des principaux affluens du Paraguay, qui est lui-même une des branches du puissant La - Plata. Depuis la publication des mesures barométriques prises par un savant naturaliste anglais, M. Pentland, c’est la haute vallée du Desaguadero, prolongement du bassin du lac Titicaca, si remarquable sous tant de rapports, qu’on doit appeler le Tibet de l'Hémisphere-Occidentai. En général on peut dire qu’un tiers de la population de cette république vit dans des contrées dont le niveau est plus élevé que presque toutes les plus hautes montagnes de l’Europe; il se trouve au-dessus de la ligne, qui , dans l’Amérique-du- Nord, marque la limite où cesse toute végélalion à parité de latitude. Comme nous venons de le dire, la pente générale du sol porte la presque totalité des eaux qui arrosent la Bolivia à se verser dans l’Océan-Atlantique , par les deux grands fleuves, l’Amazone et le Rio de la Plata.
D’autres fleuves, infiniment moins considérables, alimentent le vaste bassin inté-
rieur du lac Titicaca ; le Desaguadero, {comme son nom l'indique, en est le seul débouché; après avoir traversé la grande lvallée longitudinale du mème nom, il se perd par évaporation au milieu du sol muriatifère qui forme la partie basse de la province de Carangas. L’étroite lisière