CONCEPCION
.....Concepcion (La Mocha, la Nouvelle-Conception); Talcahuano: Angeles; Antoco; Hualqui; Aruco;. Chillan (San-Bartolomeo
de Chillan).
VabDiwnn 0, Valdivia; Osorno. , CuiLoë (l'archipel de) . .. .. San-Cario 8; Castro; Quinchao.
SANTIAGO, située sur la rive gauche du Mapocho ou Topocalma, dans une vaste plaine bornée à l’est par les Cordillères, à l’ouest par des collines, est dans un climat délicieux, elle doit cet avantage à l'élévation du sol. Cette ville est divisée en places carrées, s’élevant en tout au nombre de 150, y compris les faubourgs. Les carrés sont marqués par les rues, ais plusieurs ne sont pas encore achevés, n'ayant pas le nombre de maisons nécessaires pour les compléter. Au centre se trouve une vaste place carrée, Lordée des principaux édifices et ornée d’une belle fontaine. Santiago possède
lusieurs bâtimens remarquables, parmi esquels nous nommerons : la monnaie, qu’on regarde comme le plus beau; elle rivalise d'élégance avec tout autre édifice de ce genre de l’Amérique-du-Sud, et, malgré les défauts de son architecture, est l’égal d’un grand nombre de ces bà-
timens en Europe ; sa construction a coûté près d’un million de piastres; le palais du gouvernement, vù demeurait autrefois le capitaine-général ; il est très grand, mais pas encore achevé; il en est de même de la cathédrale, un
des plus grands temples de l’Amérique-
du-Sud. On doit aussi faire mention du beau pont qui traverse le Mapocho, et du famajar ou brise-eau. Ce dernier est formé de deux murs de briques, dont l'intérieur est rempli de terre; il a deux milles de long; on a formé sur le haut une promenade à laquelle on arrive par des marches. On doit remarquer que cette ville est très sujette aux tremblemens de terre ; ceux de 1822 et surtout de 1829, lui ont été très funestes. Santiago est le siège d’un évêché et possède plusieurs établissemens littéraires, dont les principaux sont : l’éns/ifut, qu'on peut regarder comme l’universilé de cet état, le collège de Saint-Jacques et le lycée; les deux collèges pour les demoiselles et la bibliotheque nationale. En 1828, on y publiait dix journaux. Autrefois résidence du capitaine-général et aujourd’hui capitale de la république, séjour ordinaire du président du tribunal suprême et de toutes les autorités supérieures de l’état, cette ville a pris un grand accroissement depuis quelques années. On ne saurait évaluer au juste sa population ; nous croyons qu’on pourrait, sans crainte d'erreur, la porter atdelà de 55,000 âmes. Cette évaluation,
que not marque sées su au-des:
geurs de l’An à 60,00 ce dern est le r
Voici quables
Dans laE jolie ville, ment bâti volution r vers la fin de quelqu cipales pl Plus de 30 tiers se so!
des partica une quinz:
que tous y l'hôpital qu’on a tr une école d'autres bà res; c'est d
première ir on y publ Chili; en port, d'une vents à l'ex violemmen forts et pa delle, qu'o hauteur et :
vée et ne le cause des s consacrer à bles qui ont été le siège belle route Dans la P LIPE, petite bilans ; Lixc!
rortantes p les mines de
POSITION occidenta australe,
CONFINS, Bolivia et l'empire du ration du
amet
sud de uelques hipel de le gouroits sur ernai- Anglojent étala preions ad-
de "2
LES
de Logroa, Ranca-
ua); Quila-Rosa de
s d'argent; nta-Rosa) ;
(San-Agos-
alcahuano:.
Bartolomeo
vwention du apocho, et dernier est ues, dont il a deux ur le haut arrive par r que celle lemens de t de 1829, Liago est le plusieurs les prinon peut ree cet état; et le lycee; Jemoiselles . En 1826, . Autrefois et aujourue, séjout ibunal st rités Supéa pris un uelques anau juste Sa u’on pourh porter allévaluation,
.CTATORAT DU PARAGUAY. 1067
que nous faisions en 1832, malgré les remarques critiques que l’on nous a adressées sur son exagération, se trouve être au-dessous de celles de deux savans voyageurs qui depuisont visité cette partie de l'Amérique, car M. Pæppig la porte à 60,000 âmes, et M. Meyen à 65,675 ; ce dernier fait observer que ce nombre est le résultat du recensement de 1830.
Voici les autres vides les plus remarquables :
Dans la PROVINCE DE SANTIAGO : VALPARAISO, jolie ville, qu'on peut regarder comme nouvellement bâtie, puisque sa population qui, avant la révolution ne s'élevait qu'à 5000 âmes. était montée vers la fin de 1826 à 20,000. Dans le court espace de quelques années elle est devenue une des principales places marchandes de la mer du Sud, Plus de 3000 étrangers s’y sont établis; des chantiers se sont élevés aux frais du gouvernement et des particuliers; ces derniers en 1826 possédaient une quinzaine de vaisseaux marchands , qui presque tous y avaient été construits. Dans le local de l'hôpital de San-Juan-de-Dios, établissement qu’on a transféré dans les faubourgs, on a fondé une école lancastérienne : on a établi dans d'autres bâtimens d’autres établissemens littéraires; c'est dans cette ville qu’en 1811 on a formé la première imprimerie du Chili, et dès l’année 1812 on y publia le premier journal, l'4urora du Chili; en 1826 il y avait 12 journaux. Son beau port, d’une entrée facile, est à l'abri de tous les vents à l'exception de celui du nord, qui souffle violemment en hiver ; il est défendu par trois forts et par une batterie à fleur d’eau ; la céfadelle, qu'on a commencé à construire sur une hauteur et sur un plan très vaste, n'est pas achevée et ne le sera probablement de long-temps, à cause des sommes considérables qu’il faudrait consacrer à cet objet. Pendant les derniers troubles qui ont agité cette république, Valparaiso a été le siège du gouvernement central. Une assez belle route joint cette ville à Santiago.
Dans la PROVINCE D'ACONCAGUA : Sax-FE- LE, petite ville, à laquelle on accorde 8000 habitans ; Lincua et Perorca, très petites, mais imrortantes par leurs mines d’or ; QuizLoïa, par les mines de cuivre qu'on exploite dans son dis-
trict, et qu'on regarde aujourd'hui comme les plus riches du Chili.
Dans la PROVINCE DE COQUIMBO : Coquimso, petite ville, importante par son port, son commerce et par sa population qu'on nous assure monter encore à 12,000 âmes , malgré les pertes qu'elle a éprouvées par les tremblemens de terre de 1820 et le 1822. Huasco , très petite, mais importante par son port et par la rine d’argent qu'on trouve dans son district, SAN-FRANCISCO ; LE LA SELVA et Coptaro , par les riches mines de cuivre exploitées dans leurs districts. A la distance de 15 à 60 milles au sud-est de Copiapo ; on trouve Puente Chanarcillo, le Pan d’Azucar Petacas et autres montagnes de médiocre élévation remarquables par les riches mines d'argent qu'elles contiennent et qu'on exploite depuis 1831 époque de leur découverte.
Dans la PROVINCE DE COLCHAGUA ; San Fer- NANDO, petite ville, chef-lieu de la province. Cu- RICO, très pelite , mais importante par sa riche mine d’or; TaLcA, naguère la plus peuplée de la province , a été presque entièrement détruite par le tremblement de terre de 1835.
Dans la PROVINCE DE CONCEPCION : La Con- CEPCION , Ville régulièrement bâtie près de l'embouchure du Biobio , mais en grande partie ruinée par les Araucans. Les guerriers de cette nation belliqueuse , profitant des troubles dont le Chili était agité, y ont pénétré en 1823 et en ont dévasté plusieurs quartiers. La Concepcion commençait à se relever de ce désastre; on portait même sa population au-dessus de 10,000 âmes, lorsque le terrible tremblement de terre de 1836, l'a complètement ruinée, Cette ville est le siège d'un évêque , d’un collège et de quelques autres établissemens littéraires. Dans ses environs on trouve Talcahuano, importante par sa belle baie; mais qui a subi le terrible sort de Concepcion; et Penco remarquable par la mine de charbon qu'on y exploite. |
Dans la PROVINCE DE VALDIVIA : Varnivia, petite ville, importante par ses fortifications et par son port superbe, regardé comme un des plus beaux de l'Amérique; on porte à 5000 àmes sa population.
Dans la PROVINCE DE CHILOE, composée de l'archipel de ce nom; il n'y a que de très petites villes et des villages ; la presque totalité de la population vit dans la grande ile de Chiloë. Voyez à la page 933 pour la position de ces iles.
DIGTATORAT DU PARAGBAU
POSITION ASTRONOMIQUE. Longilude occidentale, entre 56° et 61°. Latitude australe, entre 20° et 28°.
cowrins. Au ord, la république de Bolivia et l'empire du Brésil. A l’est, l'empire du Brésil. Au sud, la confédération du Rio de la Plata. À l’ouest, le
vaste pays du Grand-Chaco, occupé par des indigènes indépendans et regardé comme partie intégrante du territoire de la confédération du Rio de la Plata.
rzeuves. Le PARANA proprement dit, et le Paraguay, son affluent à la droite, sont les courans principaux de
nn ne mnes
cet état. Nous avons déjà vu, à la page 927, que le premier est la branche principale du grand fleuve appelé LA PLATA.
DIVISION et ‘OPOGRAPHIS, Jusqu'en 1808 , époque où commencèrent les troubles qui agitèrent l’Amérique-Espagnoledu-Sud , cet état formait, sous le nom de Paraguay, une des grandes provinces de la vice-royauté de La Plata. Le célèbre docteur Francia sut profiter de toutes les circonstances favorables que présentaient les évènemens pour s'emparer de l'autorité suprême. Le plus grand succès couronna ses projets, et cet homme extraordinaire se trouve depuis plusieurs années investi de l’autorité la plus absolue, qu’il exerce sous le titre de dictateur. On doit ajouter que depuis quelques années l’entrée dans cet état est fermée à tous les étrangers sans exception, sous peine d’être retenus prisonniers. Tout le pays est divisé en une vingtaine de cercles; les missions , à la droite du Parana, sont administrées d’une maaitre particulière et forment des districts à part. Voici les villes principales :
AsuncI"x, sur la rive gauche du Paraguay, vi'ic irrégulièrement bâtie, avec des rues *ortueuses et inégales ; c'est la capitale de l’état et. la résidence ordinaire du dictateur. Le palais, ou pour mieux dire la grande maison où il demeure, est un bâtiment construit par les jésuites
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 59° et 72°. Latitude australe, entre 20° et 41°. On a exclu de ces calculs le district de Tarija, toute la Patagonie et l’archipel des Malouines.
conriNs. Au #0rd, la république de Bolivia. A l’est, le dictatorat du Paraguay , la république Orientale de l’Uruguay et l’Océan-Atlantique. Au sud, VOcéan-Atlantique et la Patagonie. A l’ouest, la Patagonie et les républiques du Chili et de Bolivia.
FLEUVES. Presque tous les fleuves de cette vaste confédération se rendent dans l’Océan-Atlantique. Nous nommerons les principaux, en renvoyant pour les détails du R10 DE LA PLATA à la page 927, et aux articles fleuves des états dont le ter-
peu de temps avant leur expulsion, et destiné par eux à servir de maison de retraite aux laïques ; le docteur Francia le fit réparer , lui donna un extérieur assez élégant pour le pays et l’isola de tous côtés au moyen de larges rues. Les nouvelles casernes , la cathédrale, le séminaîire et le palais de l'évéque sont les autres bâtimens les plus reinarquables. Dans les environs on trouve une grande caserne, que Francia a fait construire pour la cavalerie et où il demeure pendant tous les mois qu’il n’habite pas à l’Asuncion. On ne connaît pas exactement la population de cette ville; 1 parait qu’elle s'élève à environ 12,000 mes.
Les autres villes principales sont : Teveco , fondée par le dictateur dans les solitudes boréales de cet état baignées par le Paraguay, pour y exiler les personnes qui lui déplaisent et pour contenir les Mbayas indépendans ; ViLLA-REAL-DE-Con- CEPCION, YQuAMaANoIU (Villa-de-San-Pedro), NeEmpucu (Villa-del-Pilar), Viza-Rica et Caruouarr, toutes chefs-lieux des cercles du même nom; dans la dernière vivait le fameux et cruel Artigas, pensionné par le dictateur ; il y est mort en 1826. Dans le territoire des Missions se trouve Yrarva importante par la douane qu'on y a établie. La population de tous ces lieux est très faible ; celle de Villa-Rica , qui est la plus forte, arrive à peine à 4000 âmes; c'e”t dans les environs de cette ville qu'on fait la plus grande récolte de l'herbe dite du Paraguay vu maté, espèce de thé, si recherché dans presque toute l'A mérique-Méridivnale