‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 466 sur 628 · REPUBLIQUE ORIENTALE DE L'URUGUAY · texte numérisé non relu

REPUBLIQUE ORIENTALE DE L'URUGUAY

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qu'à l'avenir il sera encore plus fréquenté. Cette route est coupée en divers points de son étendue , par de nombreux défilés ou passages à traversles Cordillères, parmi lesquels on peut citer Je défilé de los Palos, devenu célèbre depuis que le général San-Martin le traversa avec son armée, dans son expédition de Mendoza au Chili, avant la bataille de Chacabuco. Plus au nord sont les divers passages qui communiquent entre San- Juan et Coquimbo, et entre la Rioja et Copiapo. Cette dernière place est située sur la frontière méridionale du désert d’Atacuma , et dans cette

partie, qui est nommée Æ/ Despoblado; elle est traversée par la route qui communique de Salta au port de Cobija, dans la république de Bolivia , à l’autre extrémité de ce même désert. »

La PROvINCE DE Jujuy forme, comme nous l'avons déjà dit, une république indépendante de la Confédération. Jujuy , pelite ville, en est la capitale; on voit dans son voisinage un volcan qu'on peut ranger à côté de ceux de Macaluba et de Taman, mentionnés aux pages 418 et 555, à cause de ses fréquentes éruptions de torrens d'air et de poussière.

RÉPUBLIQURORIENTARD DE L'URUETAY.

POSITION ASTRONOMIQUE, Longilude occidentale, entre 55° et61°. Latitude australe, entre 30° et 35°. ;

conrixs. Au nord, la province brésilienne de Rio-Grande do Sul. A l’est, la mème province et le territoire neutre, espace de terrain compris entre la lagune de Merim et l’Océan-Atlantique, ensuite cet Océan. Au sud, l’Océan-Atlantique et le Rio de la Plata. A l’ouest, l’'Uruguay qui le sépare des états d’Entre-Rios et de Corrientes, compris dans la confédération du Rio de la Plata.

rLeuves. Plusieurs grands fleuves arrosent les vastes solitudes qui composent cet état. Les principaux sont les SUivans :

Le Rio De LA PLata, dont nous avons tracé le cours à la p. 927, etc.; ilbaigne Colonia del Sacramento, Montevideo et Maldonado. Son principal affluent dans cetétatestl Uruguay, qui passe par Soriano ou San-Domingo-Soriano ; celm-ci est grossi à la gauche par le Rio-Negro, qui traverse tout l’état de l’est à l'ouest.

Le CesozLart, qui prend sa source dans les montagnes de Barriga-Negra dans le district de Concepcion-de-Minas , et, après avoir traversé dans la direction de l'ouest à l’est la partie sud-est de cet état, se rend dans la lagune de Merim.

DIVISION el TOPOGRAPHIE, Les vastes soitudes qui composent le territoire de cet état, formaient partie de la viceroyauté de Buenos-Ayres, sous le nom de Banda-Orientale. Après avoir été régie pendant neuf ans par le féroce et cruel Artigas, qui attaqua Buenos-Ayres, envahit l’Entre-Rios, souleva Santa-Fe, arma les Indiens du Grand-Chaco et désola le Paraguay par des actes inouis de barbarie, cette contrée, autrefois si flo-

rissante, fut envahie par les Portugais et réunie au Brésil sous le titre de provineia Cisplatina. Séparée de cet empire par un article du traité de paix conclu entre le Brésil et Buenos- Ayres, elle fut déclarée indépendante, et prit le titre de république orientale de l'Uruguay. On la connaît aussi sous le nom de Nouvel-Elat-Oriental de l'Uruguay. D'après la nouvelle organisation qu’elle s’est donnée, tout le territoire de la république est partagé en neuf départemens qui prennent le nom de leurs chefs-lieux respectifs; ces départemens sont : Montevideo, Maldonado , Canelones, San-José , Colonia, Soriano, Paysandu, Duragno , Cerro-Largo.

MoxTevineo, chef-lieu du département de sou nom et capitale de la république. Elle est bâtieen amphithéâtre sur la rive gauche du Rio de la Plata et sur une petite péninsule; son port, regardé comme le meilleur de la Plata, est exposé à toute la violence des vents d'onest nommés pamperos. Le plan de la ville est régulier; les maisons , bâties en briques et couvertes d’une terrasse, n’ont la plupart qu'un seul étage ; les rues ne sont pas pavées. Par un article de la paix conclue entre le Brésil et Buenos-Ayres, ses fortifications, qui étaient assez considérables , doivent être démolies ainsi que celles de Colonia. Peu de villes de l'Amérique ont plus souffert que Montevideo.

Son commerce, jadis si florissant, est réduit au quart de ce qu'il était, et sa po-

ulation , qu’on portait jusqu’à 26,000

abitans , ne s’élève plus qu’à environ 10,000 âmes.

Toutes les autres villes sont très petites ; voici les plus remarquables : CoLoxta (Colonia del Sacramento), importante par son port sur le Rio de la Plata, et par ses fortifications qui, comme nous venons de le dire, doivent être démolies; MaL- »ONADO , à l'embouchure du Rio de la Plata , avec un port; Paysanpu, sur l'Uruguay, naguère encore misérable hameau d’une douzaine de cabanes, que le commerce et l'industrie ont changé en une petite ville ilorissante, à laquelle M, Isabelle donne 5000 habitans. FLorioA, dans l’intérieur, lieu remarquable parce qu'il a été le siège du gouvernement de l’état pendant la dernière guerre contre le Brésil.

Des personnes étrangères à l'archéologie nous veprocheront peut-être de n'avoir pas mentionné dans les environs de Montevideo le {ombeau dé

POSITION ASTRONOMIQUE. Longilude occidentale , entre 37° et 75". Lalitude entre 4° boréale et 33° australe.

cowrixs. Au n0rd , la Colombie, les Guyanes Anglaise, Hollandaise et Française et l'Océan - Atlantique. A l’est, l'Océan - Atlantique. Au sud, l’Océan- Atlantique , la république Orientale de l'Uruguay et le dictatorat du Paraguay. A l’ouest, la confédération du Rio de la Plata , le dictatorat du Paraguay , et les républiques de Bolivia, du Pérou et des Etats-Unis du Sud.

rLisuves. Parmi le grand nombre de fleuves qui arrosent le vaste territoire de cet erzire , nous nous bornerons à décrire le cours des vingt suivans, parmi lesquels quatre l’Amazone , le Tocantin, le San-Francisco et le Rio de la Plata ont déjà été décrits à la page 927 avec les plus grands fleuves du Nouveau-Monde. Tous se jettent dans l’Océan-Atlantique, et plusieurs sont grossis par des affluens dont le cours égale celui aes plus grands fleuves de l’Europe, le Volga seul excepté. Ces fleuves sont :

L'Oyaroc ; son cours est peu considérable , mais

sl est important par le volume de ses eaux et « plus encore parce qu'il sépare la Guyane-Française de la Guyane qui appartient à l’empire du

Brésil.

L'Asazonr ; il vient de la Colombie, traverse de l'ouest à l'est la vaste province du Parà, et après y avoir arrosé les villes ou bourgs d'Olivença, Obidos ou Pauxis, Santarem, Alme-

BUPLIRZ DU DRÉÈSLE.

Plolémée, que l'on prétend y avoir été découvert. Ce tombeau , d'après les relations publiées dans un grand nombre de journaux d'Europe et d’Amérique, serait décoré d'une inscription grecque, et renfermerait plusieurs pièces d'armures d’un travail précieux, entre autres un casque sur lequel on voitreprésenté Hector trainé par Achille autour des murs de Troie! Mais depuis plusieurs années les savans ont fait justice de cette prétendue découverte et des absurdes commentaires que desjuges non compétens s'étaient empressés de pue blier. Nous avons cru cette explication nécessaire pour nous mettre à l'abri de la critique, et pour signaler une erreur archéologique qui n’a pas manqué de donner une certaine célébrité aux en virons de cette ville:

rim, Curupa et Macapa, il entre dans l'Atlanti. que. Ses principaux affluens à la droite sont : le Javary, qui vient du Pérou et sépare celle ré. publique de l'empire du Brésil; il passe par Bor. ba ; le Jutay ou Hyatahy; le Jurua ou Hyarua; le Tefe ou Jepé, qui passe par Ega;etle Purus; tous ces affluens viennent de la république du Pérou et arrosent les solitudes encore peu connues de la comarque du Rio- Negro dans la province du Parà; la Madeira, qui vient des républiques de Bolivia et du Pérou; elle traverse la comarque du Rio-Negro, où elle passe par Borba; elle est grossie par le Guaporé, qui descend des Campos-Parecis et passe peu loin de Matto-Grosso ou Villa-Bella et par le Fort do Principe da Beira; le Topayos, nommé Juruena ou Juren a, dans la partie supérieure de son cours; il nait dans les Campos-Parecis, dans la province de Matlo-Grosso, la parcourt du nord au sud,, ainsi que celle du Parà; c'est dans cette dernière qu'il baigne l’aldea ou village des Mundrucus, Pinhel, Aveiro et Alter-do- Chào ; l'Arinos à la droite est son principal affluent ; le Xingu, qui prend sa source dans la partie orientale du plateau des Campos-Parecis, traverse le pays des Bororos et de plusieurs autres nations indépendantes, dans la province de Matto-Grosso, arrose celle du Parà, et baigne dans cette dernière Souzel et Pombal.

Les principaux affluens à la gauche de l’Amazone sont : l'Zçga ou Putumayo etle Fapura ou Caqueta, qui viennent de la Colombie ; le Rio-Negro, qui est le plus considérable de tous ces affluens ; on s'accorde maintenant à placer sa source dans la serra de Tunuhy dans la Colombie, -où il passe par San-Carlos: ensuite il entre dans l'empire du Brésil, où il traverse du nord-ouest au sud-est la vaste comarque du Rio-Negro , en baignant Thomar, Barcellos, Moura et Barra do Rio-Negro; iles

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l'Orénoque qui vient de la Colombie, et par le hRio-Branco, qui traver8e du nord au sud la comarque du Rio-Negro; enfinle Rio-Trombetas et l'Anaurupara, qui descendent du versant méridional de la Serra de Tumucumaque et traversent la comarque du Parà.

Le TocanrTiN ou Para, formé par la réunion de deux grandes branches, le TocanTiN proprement dit, etle RI0-GRANDE OU ARAGUAYA, nommé aussi Anacuay et non Uraguay comme on le trouve sur plusieurs cartes; celle-ci doit être regardée comme la branche principale. L’Araguaÿa ellemème est formée par la réunion de plusieurs courans qui descendent des premiers échelons de la Serra dos Vertentes dans la province de Goyaz, sépare cette province de celles de Matto-Grosso et du Parà; ce grand courant forme dans la province de Goyaz la grande ile Santa-Anna, passe par Almeida et par l'emplacement où l’on avait projuté la fondation de San-Joào de Duas-Barras, traverse ensuite la partie orientale de la province «du Parà , et après y avoir baigné Villa-Vicosa ou Cametà, et Parà ou Belem, il entre par une large embouchure dans l'Océan; le Tajipuru, canal naturel, très étroit du côté de l’Amazone, fait communiquer ce dernier avec le Tocantin; le principal affluent de l’Araguaya est le Rio das Mortes, qui parcourt la partie orientale de la province de Matto-Grosso. Le TocaNTiN propr'enent dit nous parait être formé par la réunion des deux courans principaux de la province de Goyaz}, nommés Rio pas ALmas et MARANHAO ; il traverse ensuite la partie orientale de cette province, où il reçoit un grand nombre d'affluens , parmi lesquels nous nommerons le Paranan à la droite.

Le MaraNHAO, dit Miarim Ou MEARI dans la partie supérieure de son cours ; ce fleuve naît dans la Serra do Itapicuru dans la province à laquelle il donue son non , et la traverse du sud au nord. Après avoir reçu le Grajahu ou Santona et le Pinaré ou Pindaré à la gauche, :lentre dans la baie de San-Marcos vis-à-vis de l'h° Marauhào.

L'iraricuru, descend de la Serra de ce nom, baigne du sud au nord la partie orientale de la province de Maranham , passe par Caxias ou Cachias et Itapicuru, et y débouche dans la baie de San-José.

Le PARANAHIBA Où PARNAHIBA est un des cinq grands fleuves du Brésil ; il nait dans la Serra dos Guacuruaguas ou Curucuruaguas , et sépare pendant toute la longueur de son cours la province de Maranhào de celle de Piauhy. Ses principaux affluens sont à la droite le Gorongueia, qui passe par Jurumenbha , et le Caninde, grossi par le Piauhy à la gauche , qui donne le nom à une psovince de l'empire. Le principal affluent à lagauche, est le Rio de Balgças; il traverse la partie méridionale de la province de Maranhào,

Le SEarA a un cours très borné , et n’est mentionné ici que parce qu’il donne son nom à une des provinces de l'empire; son embouchure . peu éloignée de Cidade-da-Fortaleza ou

eara,

EMPIRE DU BRESIL

L'lcuause ou laGuanise, Quoiqu'il soit le plus grand fleuve de la province de Seara, il n'en est pas moins un des plus petits fleuves de l'empire , il traverse la partie orientale de cette proviuce en passant par Aracaty , que plusieurs cartes écrivent à tort Ararati; le Sa/gado, qui baigae Yco , est son principal affluent à la droite.

Le Ri0-GRANDE-D0-Nonre. dit autrefois PoTENGI, et le Rio-PanantBa-Do-Nonte ; ce sont deux fleuves d’un cours assez borné; la partie supérieure de leurs bassins laisse encore beaucoup à desirer, ils lraversent les deux provinces de l'empire auxquelles ils donnent leurs noms.

Le Rio San-FRancisco : c’est un des cinq grands fleuves du Brésil ; il naît dans la Serra da Canastra dans la province de Minas-Geraes , la traverse dusud au nord, et parcourt de l’ouest à l'est celles de Pernambuco et de Sergipe; dans ce long trajet il passe au travers ou tout près de Urubu, Rio Grande, Pilào-Arcado , Santa-Maria et Villanova de San-Francisco. Ses principaux affluens sont : le Aio das Velhasetle Rio-Verde à la droite; le Paracatuetle Rio-Grande àla gauche; tous dans la province de Minas-Geraes,

Le Rio Fraricunu, nommé aussi Jacosina et Rio vo Peixe , dans la partie supérieure et moyenne de son cours ; il traverse le nord de la province de Bahia en passant par Jacobina et Itapicuru.

Le Panacuagu ou PEruagu ; il est formé par deux branches du même nom, qui descendent de la Serra de Manguadeira , traverse la province de Bahia , et après avoir arrosé Cachoeira, se jette dans la belle baie qui donne le nom à celte pro vince.

Le Rio vas Coxras; ce fleuve descend de la Serra das Almas, traverse la comarque dos Iheos dans la province de Bahia , et à Rio de Contas, il entre dans l'Océan.

Le Rio Parno, qui nait dans la Serra d'Espinhaço dans la province de Minas-Geraes, en arrose une partie ainsi que la comarque dos lheos dans celle de Bahia ; deux canaux naturels le font communiquer avec le Rio Belmonte.

Le R1d-GRANDE DE BELMONTF; Ce fleuve est formé par la réunion des deux branches qui prennent leurs sources dans la Serra do Espinhaço dans la province de Minas-Geraes; elles sont connues sous les noms d’Araçuauxy et de JIQUITINHONHA ; celie-ci est la plus occidentale et est renommée per les diamans qu’on y trouve. Après leur jonction, qui a lieu à Minas-Novas, lè Rio-Grande de Belmonte traverse la comarque de Porto-Seguro dans la province de Bahia, et à Belmonte il entre dans l'Océan; le Rio pe SALSA , canal naturel toujours navigable, meten communication ce fleuve avec le Rio Pardo.

Le Rio Docr, dit PirancA dans la partie supérieure de son cours ; ce fleuve, très rapide et peu navigable, naît dans la Serra do Espinhaço et parcourt les provinces de Minas-Geraes et de Espirilo-Santo.

Le ParAHIBA , dit aussi PARAHIBA-DO-SUL , pour le distinguer de Parahiba-do-Norte, est le plus grand fleuve de la province de Rio-de-Janeiro. Il nait dans la comarque de San-Paulo , dans la province de ce nom, traverse celle de Rio-de-Janeiro,

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