‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 470 sur 628 · ARA · texte numérisé non relu

ARA

Comarque do Para....... Pari (Belem, Santa-Maria de Belem, Cidade de Belem); Filla-

A (jadis Camelà), Santarem; Gurupa (Curupa); Sousel; Obidos (jadis Pauxis); Macapa; Gurupl; C'ollares; Ourem; Melgaço; Pombal; Alter do Chào; Pinhel. Comarque de Marajo ..... Villa de Monforte (Villa Joannes); Chaves; Soure; Sal- , vaterra; Monçaras. , ; Comarque do Rio-Negro ..Barro-do-Rio-Negro: Barcellos; Thomar: Moira; Olivença (jadis San-Paulo); Borba; Serpa; Silves.

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RiO-DE-JANEIRO, dite aussi simplement Rio, chef-lieu de la province de ce nom et capitale de l'empire. L'emplacement qu’elle occupe était appelé anciennement Guenabara Var les Tupinambas. C’est une grande ville, bâtie sur une grande baie qui forme un des plus beaux ports de l'Amérique. L'entrée en est défendue pas plusieurs forts : celui de Santa-Cruz,

Ati contre la montagne dite le Pico , et ceux de Villagagnon et de ha das Cobras (ile des Serpens) construits sur deux ilots dans l’intérieur de la baie, sont les plus importans. Il fant distinguer dans Rio-de-Janeiro la ville proprement dite, ou la ville vieille, et la ville nouvelle ; celle-ci a été bâtie à l’ouest de la première depuis 1863; la vaste place , ou, pour mieux dire, ie campo de Santa- Anna, les sépare. Des rues larges, droites, pavées de grès etgarnies de trottoirs; de belles maisons, la plupart bâties en granit ; plusieurs places publiques et quelques édifices assez beaux, justifient le jugement favorable porté par plusieurs voyageurs sur cette ville ; il faut avouer cependant que la ville vieille offre plusieurs vilaines constructions et plusieurs rues étroites et tortueuses,.

Les édifices les plus remarquables sont :

le palais impérial , autrefois la résidence du vice-roi; C’est un bâtiment bâti en granit, composé de trois édifices séparés, réunis par des galeries couvertes; leur architecture n’offre rien de remarquable ; le palais épiscopal, la monnaie; l'arsenal de terre; l'arsenal de la marine; les bureaux de l'armée (trem, ou casa do exercito); le nouveau bâtiment de la douane , où se trouve aussi la bourse : on le regarde comme le plus bel édifice de la ville. Parmi les églises qui se font plus remarquer par leurs ornemens et leurs richesses intérieurs que par leur architecture, nous citerons :

la cathédrale, près de laquelle se trouve la chapelle impériale; l'église de Nossa-Senhora da Candellaria ; la chapelle de St- Pierre et celle de Santa-Cruz. On doit ajouter le fheâtre de San-Joao , où l’on joue l’opéra italien ; le couvent des Benédictins, remarquable surtout par la beauté de sa situation, etle magnifique agueduc da Cariocu , terminé en 1740; c’est une hnitation de celui de Lisbonne, et sans contredit un des plus beaux de l’Amérique :

il peut avoir une demi-lieue d’étendue.

Les plus belles places de Rio sont: Ja place du château, sur laquelle £e trouve le palais impérial ; elle uns sur la baie ; une fontaine complète le tableau qu'offre sa vue ; la place du Rocio, qui lui est supérieure pour les dimensions , la gd du Peloirinho, autrefois nommée Capim; la place de San-Domingv; enfin le campo. de Santa-Anna , remarquable par son immense étendue et par sa fontaine, mais qui est encore un espace presque entièrement ouvert, destiné à devenir une des plus belles r:: ;2es du monde.

Plusieurs instituts scientifiques ct lité.

raires ont été établis depuis 1808 dans la capitale du Brésil; nous nommerons :

l’école de médecine et de chirurgie, annexée à l’hôpital militaire; l’écote des beaux-arts; l'école de navigation ; le séminaire de San - Joachim; le lycée de St-Jean; l’école militaire ; l'école de droit; celle d’Aistoire naturelle; l'institut de commerce et l’université; la bibliothèque impériale ; le cabinet de mninéralogie; et, hors de la ville, ie jardin bolanique.Ce dernier établissement, dirigé avec le plus grand soin, peut devenir de la plus haute importance pour tout le Brésil. On y a naturalisé le thé, qui y vient parfaitement , ainsi que le cannellier, le géroflier, le muscadier, le laurier camphré, et une foule d'arbres et de plantes exotiques, dont la culture peut être adoptée en peu d’années dans toute l'étendue du Brésil, Il y a 60 aas, il n'existait point un seul pied de cafier dans la province de Rio-de-Janeiro, et c’est maintenant une des sources de sa richesse, On ne saurait faire trop de vœux pour que l’arbre à pain de la mer du Sud se naturalise dans ce beau jardin , pour se répandre ensuite dans le reste de l'Amérique-Méridionale. Cette ville, qui, il y a quelques années , n'avait qu'une seule imprimerie, en possède acluellement plusieurs; et, bien que jusqu'à 1820 on n’y ait publié qu’un seul écrit périodique, il en paraissait déjà dix en 1828. Rio a un grand nombre de marchés où l’on voit étalées des provisions et des denrées de tout genre, et, ce qui afflige encore tous les amis de l’humanité, on y vend publiquement les esclaves au grand marché destiné à ce commerce

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EMPIRE DU BRESIL

abominable, Peu de villes offrent &e plus belles promenades que la capitale du Brésil. Outre les places que nous avons mentionnées , elle possède un emplecement destiné à cet objet et nommé le passeio publico. Un petit emplacement y est consacré anx leçons de botanique , parce que le jardin destiné à l’enseignement de cette science est situé à une trop grande distance.

L’abolition de plusieurs restrictions qui génaient la liberté du commerce a fait naître, chez les habitans de Rio, le goût pour les entreprises et pour les spéculations commerciales. Un grand nombre de négocians anglais, français et allemands sont allés s'y établir, et ont imprimé un grand mouvement à son commerce ; cette ville figure déjà parmi les places les plus commerçantes du monde, et elle est sans contredit, sous ce rapport ainsi que sous celui de la population, la première de toutes les villes de l’'Amérique-Méridionale. Sa population doit actuellement être au-dessus de 140,000 âmes , nombre auquel nous avons cru pouvoir l’évaluer à l’époque de la publication de la Balance politique du globe.

Les environs de Rio-de-Janeiro sont renommés par les admirables tableaux qu'y offre la nature. C'est la beauté de la situation, la bonté du climat et les richesses végétales plutôt que l'œuvre des hommes qui y attirent l'attention du voyageur. Parmi les lieux les plus remarquables situés dans le voisinage de cetle métropole, nous nous bornerons à signaler les suivans : Boa-Visra, maison de plaisance de l'empereur, bâtie sur une petite hauteur d'où l’on jouit d’une des plus belles vues sur la baie; Borta-Foco, baie charmante où se trouve une maison de plaisance impériale ; Ponro DA EsTRELLA, village florissant par le commerce et situé sur une montagne; Mannioca, superbe possession de M. Langsdorff, dans une position charmante ; San-Crisrovao, autre village, maintenant réuni à la ville, avec une maison de plaisance de l'empereur. Beaucoup plus loin et dans un rayon de 60 milles on trouve : SANTA-CRUZ, avez un assez beau palais impérial, jadis propriété des jésuites ; une plantation considérable appartenant à l'empereur en dépend. Macacu, jolie petite ville, importante par ses plantations et par sa population ; Caso-Frio, par ses pêcheries ; on y jouit d’une vue superbe. Manica, très petite; elle possède une église qui n'est inférieure qu'aux plus beaux temples de la capitale.

SAN-SALVADUR , nommée communément Bania, chef-lieu de la province de Bahia, bâtie en grande partie sur un terrain escarpé, à environ 600 pieds au-

dessus du niveau de la mer, et en partie sur la plage de la magnifique baie de Tous-les-Saints (de Todos-os-Santos) qui y forme un des plus beaux ports de l'Amérique. La partie haute, qui est la plus considérable , s’appelle la Cidade- Alla ; elle embrasse aussi les deux faubourgs nommés la Victoria , au sud , et Bom-Fim, au nord; la partie qui borde la mer s'appelle Praya. La cité haute est la demeure des gens aisés et contient les bâtimens les plus remarquables de la ville ; on y trouve de grandes et helles rues. Les rues de la ville basse sont irrégulières, étroites et tortueuses, ce qui dépend en grande partie de sa situation ; la plupart des maisons sont bâties en pierres ; plusieurs ont de trois jusqu’à cinq étages; leur extérieur est assez beau; elles sont garnies de balcons et plusieurs ont des jalousies en place de croisées. On peut dire que Bahia est la première ville du Brésil par le nombre et par la beauté des édifices qui la décorent, bien que quelques-uns seulement puissent soutenir la comparaison, sous le rapport de Parchitecture, avec ceux des grandes villes de la ci-devant Amérique- Espagnole. Les édifices qui méritent surtout d’être mentionnés sont : l’ancienne église des Jesuites , qui depuis plusieurs années sert de cathédrale: on la: regarde comme le plus beau temple ‘de tout le Brésil ; le paluis du gouverneur ; l'hôtel de ville (caza da camara); le /ribunal d'appel (caza da relaçào) ; le palais archiepiscopal ; l'hôpital militaire et l’école de chirurgie où le ci-devant collège des jésuites ; les couvens et les églises des franciscains, des carmes et des bénédictins. Tous ces édifices se trou vent dans la ville haute. Dans la basse, nous nommerons l’église de la Conception (Conceiçao), dont les pierres ont été apportées du Portugal numérotées ; la nouvelle bourse, qui n’est pas d’une architecture assez sévère ; l’arsenal maritime, qui est le premier établissement de ce genre de tout le Brésil ; et la douane. Dans le faubourg de Bom-Fim se trouve la belle chapelle de Bem-Fim, visitée tous les ans par un nombre immense de personnes à l’époque des fêtes qu’on y célèbre. C’est dans le faubourg opus de Victoria que se trouve la jolie chapelle da Gragça , l’église la plus ancienne de Bahia; une tombe, portant le

millésime de 1582, y est consacrée à la mémoire de la célèbre Catherine Alvarès, Indienne de la tribu des Tupinambas, à laquelle appartenait tout le territoire de la capitainerie.

Les principaux établissemens scientifiques et littéraires de Bahia sont : l’école de chirurgie, imitation de celle de Riode-Janeiro; le gymnase, le séminaire, et la éibliothèque publique, fondée au moyen d’une loterie, par le comte dos Arcos, un des derniersgouverneurs ; c’est le second établissement de ce genre de tout le Brésil, et il est surtout bien fourni en livres français et anglais. On doit ajouter qu'en 1828, on publiait quatre jowrnaux dans cette ville, Bahia possède un théâtre assez grand et une des plus belles promenades publiques de l'Amérique ; celte dernière , nommée le passeio pitblico, est située sur le point le plus élevé à l'extrémité sud-est de la ville, près du fort San-Pedro ; on ' à respire un air frais eton y jouit d’un des plus beaux points de vue qu'on puisse imaginer ; on y a élevé un obélisque , sur lequel une inscription indique le jour et l’année où le

roi Jean V1 mit pied à terre à Bahia : c’est le premier monarque européen qui ait

touché le sol du Nouveau-Monde. Un lac pittoresque, désigné sous le nom de Dique, offre des promenades charmantes, mais solitaires, et suit presque entièrement la ville, de manière à ce qu’elle soit en quelque sorte environnée d’eau, même du côté qui ne regarde pas la baie; on y rencontre un assez grand nombre de caymans. Baya a été la capitale du Brésil jusqu’en 1763 ; elle est restée encore sa métropole ecclésiastique , puisqu'elle est la résidence de l’archevèque, dont relèvent tons les évèques de l'empire. Bahia est aussi le siège d’un tribunal d’appel, dont le ressort s'étend sur les provinces centrales du Brésil. Son commerce florissant a engagé un grand nombre de négocians portugais, français, anglais, allemands et d’autres nations , à s’y établir. Sous ce rapport , elle n’a d’autres rivales que Rio-de-Janeiro et se place à côté des villes les plus commerçantes du Nouveau-Monde. Cette ville est aussi Za première place forte de l'empire ; le fortim do mar, avec ses casemattes où lon conserve la poudre qu’on fabrique dans ses environs, est la partie la plus importante de ses nombreuses et vastes

fortifieations ; sa forme est circulaire ; ilest bâti sur un rocher isolé de la baie et peut défendre le port et la ville. Le grand nombre de personnes qui viennent à Bahia de tous les lieux situés autour de sa baie et méme de quelques lieux plus éloignés, et le grand nombre de vaisseaux marchands qui se trouvent continuellement dans son port, rendent très difficile l’estimation de sa population permanente. D’après les renseignemens que nous avons pu nous procurer de plusieurs sources, nous eroyons pouvoir l'évaluer à environ 120,000 âmes, population qui dépasse celles de toutes les autres villes de l’Amérique-Méridionale , à l’exception de Rio-de-Janeiro.

Les environs de Bahia, que les Brésiliens nomment le Reconcavo, offrent la partie du Brésil où la population est le plus concentrée; elle est parsemée de gros bourgs et d'un grand nombre de villages, qui tous fleurissent par les riches produits de leur agriculture ; celui de Nossa- SENHORA DA PEN, dit communément TaPacipe, est reinarquable par la maison de campagne de l'archevèque et surtout par ses vastes chantiers, où l'on construit un grand nombre de beaux vaisseaux , qui pour la solidité sont supérieurs méme à ceux qu’on construit dans l'Inde, Plus loin et dans un rayon de 40 milles on trou-

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en vain sur plusieurs cartes généralement estimées et très récentes, quoiqu'elle soit la plu importante de toute la province après Balise, non-seulement pour sa population qu'on borte à 16,000 âmes, mais aussi pour les produits de son agriculture et pour son commerce forissaænt avec l’intérieur, MARAGOGIPE , NAZARE®R , SANTro- Amar et Irapicunu, importantes par les produits de leur agriculture ; Icuariré, par $es nombreuses fabriques de toiles et de poterie. Enfin l'ile d'Iraranica, la plus grande de celles qu'on voit dans la magnifique baie de San-Salvador. En général, les bourgs du Reconcavo font un grand commerce de farine de manioc, de légumes secs, de tabac et de sucre ; plusieurs pêcheries de baleines («rmaçdes) vlfrentune branche fructueuse d'industrie.

CiDADE DO RECIFE, dite communément PERNAMBUCO, chef-lieu de la province de ce nom, et entièrement différente de la ville d'Olinda, avec laquelle les géographes la confondent dans leurs descriptions. Pernambuco est en quelque sorte une ville triple, puisqu'elle se compose de trois parties distinctes, savoir :

Recife proprement dite, bâtie sur une péninsule qui s'étend au sud de la ville d’Olinda : c’est la partie de la ville la plus commerçante et celle où se trouvent la

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EMPIRE DU BRESII. 1081

douane, l'intendance de la marine et les chantiers de l'empire; Santo- Antonio, sur une île formée par les bras du Capiharibe; un grand pont, presque tout en pierre, la Jet au Recife; cette partie est en général mieux hâtie que la précédente; on y trouve la trésorerie, le palais du gouverneur, le théâtre et le marché principal; enfin, Boa-Vista, sur le continent; un pont de bois, le plus grand du Brésil, traverse un bras du Capibaribe. Pernambuco ne se distingue pas reg sous le rapport littéraire , puisque les principaux établissemens de ce genre se trouvent à Olinda, qui en est tout près ; elle possède cependant un petit gone et plusieurs coles inférieures. En 1828, on y publiait trois Journaur. Cette ville est assez bien fortifiée du côté de la mer, et son

rt est le plus fréquenté après ceux de io-de-Janeiro et de Bahia. Son commerce a pris un tel essor depuis vingt ans, que sa population ne saurait être Hs eg actuellement au-dessous de 60,000 mes.

Dans ses environs immédiats et dans un rayon de 40 milles on trouve : Ounoa, ville très déchue, avec environ 7000 habitans, mais importante par son évèché, sa belle cathédrale, son séminaire et son jardin botanique. On doit aussi nommer beaucoup plus loin : SANTO-ANTONIO DE CaBo- AGOSTINHO , SERINHEM , jadis nommée ViLLa- Foruosa, et Goyanna; cette dernière est importante par sa population, son commerce et son agriculture. L'ile d'Iramaraca, importante par ses salines et par le port de Catuma qu'elle forme avec la côle du contiment.

Voici les autres villes les plus remarquables de l’empire ; nous les nommerons en suivant l’ordre du Tableau des divisions administratives :

Dans la PROVINCE DE RIO-DE-JANEIRO, outre Rio-de-Janeiro et les lieux que nous avons décrits dans ses environs à la page 1079, nous nommerons encore: Cauros, petite ville importante par sa population ct son commerce ; Novo- FRipurGo, par sa colonie suisse , qui dépérit tous les jours de plus en plus, et dont la population p'imitive de 1800 individus était réduite à 300 en 1826; ANGRA Dos REIS Où ILHA-GRANDE, importante par son port et son commerce.

Dans la PROVINCE DE SAN-PAULO : Sax- Pauuo, ville épiscopale, située presque sous le tropique du Capricorne dans un climat aussi agréable que salubre, ce qu'elle doit à sa position “levée, Des rues droites et presque toutes d’une grande propreté, des maisons blanchies et d’une julie apparence , ékeyces de deux étages dans les

rues principales et accompagnées de jardins, plusieurs places, trois jolis ponts en pierre et plusieurs édifices publics rendent assez agréable l'aspect général de celte ville, Le palais du gou= verneur , autrefois collège des jésuites; la cathédrale , \e palais épiscopal et la fonderie d’or sontles batimens les plus remarquables, Ses principaux établissemens littéraires sont : l'unis'ersilé fondée il y a quelques années , le séminaire et la bibliothèque publique; en 1828 on y publiait un journal. Saint-Paul possède un petit théâtre. Un membre éclairé de l'académie royale des sciences de Lisbonne à depuis long-temps réfuté les calomnies débitées par des voyageurs de mauvaise loi sur l'origine des Paulistes, qu'on prétendait descendre d'une bande d'avenluriers espagnols, portugais, métis et mulätres fuyant de diverses parties du Brésil pour former ici une république de brigands, La population de Saint-Paul avec ses environs les plus immédiats peut s'élever à environ 18,000 âmes,

Nous nommercns ensuite Santos, importante par son port el par son commerce; VilLa DA Painceza, par la pêche de la baleine ; Taunaté, par son commerce el sa population ; GuaARATIN- GuETÀ, par les produits de sûn agriculture; Yru, par ses cultures et par la belle cascade du Tieté; Porro-FeLiz, par sa position sur la ligne navigable qui mène à Cuyaba : Sonocana, par sa population, son industrie, par la carrière de pierres à fusil et par les forges impériales d’ypanema qui se trouvent dans son territoire; Co= aiTyB4A, la plus florissante de la comarque de son nom jusqu'en 1811; CANNANEA, importante par ses pêcheries ; IGuaré, par son pélerinage et par les fonderies d’or qui la rendaient autrefois florissante. e Dans la PROVINCE DE SANTA-CATHARINA : Cinane DE Nossa SENHORA po DESsTERRO, dans l'ile Santa-Catharina , petite ville importante par son commerce, son portet sa population estimée à 6000 âmes; San-FranNCisco, par ses chantiers; LAGUNA, SANTA-ANNA et SAN-MIGuEL, par leurs pécheries : la dernière est la station principale pour la péche des baleines.

Dans la PROVINCE DE SAN-PEDRO : Porra- LEGRE , petite ville avec un port. M. Isabelle , qui l'a visitée en 1834, estime sa population à 15,000 àmes y compris 3000 étrangers. Le commerce y est florissant et contribue puissamment à la rapide augmentation de cette ville, où l’on publie 5 journaux; on fait plusieurs embellissemens. et entre autres on y construit un beau théâtre San-Leoroino, petite ville d'un millier d'habitans, chef-lieu de la florissante colonie d’Allemands fondée dans ces dernières années. San- Francisco, charmante petite ville, très florissante par son commerce ; elle compte déjà près de 8000 habitans ; R10-GRANDE ou SAN-PEDRO, im-

portante par sa population, par son commerce florissant de cuirs et de viandes sèches, et par son port; elle a été le chef-lieu de la province jusqu'en 1763. Depuis dix ans elle n’est plus reconnaissable ; on y a construit des quais , un théàtre, des magasins, la douane , etc. Sa population dépasse 6000 àmes en y comprenant celle de:

sS'an José, quiestde l'autre côté du Rio-Grande, et qu'on pourrait regarder comme un faubourg. EsrTReiTo, remarquable en ce qu'elle est le plus ancien établissement de la province ; SAN-MicueL et San-Nicouio, très petites , quoiqu'’elles soient les plus importantes des Sept-Missions de l’Uru-

guay.

Dans la PROVINCE DE MATTO - GROSSO :

Marro-Grosso, petite ville, importante par l'or qu'on recueille sur son territoire et par sa population qu'on porte à 6000 âmes ; CuyABA , avec une population estimée à 10,000 âmes et résidence d'un évêque in partibus; on peut la regarder comme la ville la plus centrale de toute l’A4mérique-du-Sud; DiamanrTino , très pelite , mais remarquable par l'or et les diunans qu'on recueille dans ses environs; SAN-PEDRO D'EL-REY, par son selet son or; Nova-CoimBra et FORTE Do PRINCIPE DA BEA, station militaire assez importante ; Camapuan, poste très fréquenté, sur le grand chemin qui par eau mène de San-Paulo à Cuyaba. !l est bon de rappeler que cette immense province est encore très mal connue et presque entièrement habitée par des nations indigènes indépendantes, parmi lesquelles nous citerons les Paraguas, qui, avec les Guaycurus, ont été si formidables aux Portugais, et les Bororos qui sont très répandus. Les Guaycurus ou Indiens cavaliers, qui formaient la nation la plus importante de ces contrées, ont été presque anéantis dans l’intérieur du Brésil ; ilsse partageaient la domination des campagnes, de même que les Payaguas étaient les maîtres du fleuve. :

Dans la PROVINCE DE GOYAZ: Govaz, petite ville d'environ 8000 habitans, résidence d’un évèque in partibus; ME1A-PONTE, la plus commerçante et la plus peuplée de la province après Goyaz; PiLaAR, OuRo-riN0 et SANTA-CRUZ, importantes par l'or qu’on trouve sur leur territoire; Sanra-Rirra, station importante par la navigation intérieure ; CrixA par sa population, On ne doit pas oublier le District Drs DIAMANS , espace assez considérable situé le long du Rio-Claro, affluent droit de l’Araguay ; on y recueille de beaux diamans, Narivinane, petite ville, plus florissante par les produits de son agriculture et de ses pâturages que par ses lavages d’or; AGUAQUENTE, renommée autrefois par l'or qu'on recueillait sur son territoire : on ÿ trouva le morceuu de quarante-lrois livres conservé dans le musée de Lisbonne jusqu'à l’arrivée des Français daus cette capitale. CAvALGANTE et CoxceiçÂo, importantes par leur population et par l'or qu'on recueille dans leurs districts ; TAHIRAS , par les produits de sou agriculture ; SAN-JOSÉ DE ‘TocanTin, avec la plus belle église de toute la province ; Porro-Reaz, Station très importante sur le Tocantin; SAn-JoÂo DA PaLMA, au confluent du Rio-Palma avec le Parannam, emplacement important, destiné à être le chef-lieu de celte comarque.

Dans la PROVINCE DE MINAS-GERAES : Ci- DADE DO Ouro PRrerTo, autrefois nommé VirLa- RICA, Située sur le penchaut d’une montagne et dans le voisinage de l'Itacolumi, le point cui-

minant connu de tout le Brésil. Ses rues sont

irrégulières, escarpées et mal pavées, mais rem- |

plies de jolies fontaines qui conduisent l’eau dans presque toutes les maisons. Ses principaux édifices sont l'église de Nossa-Senhora do Pilar et de Nossa-Senhora da Conceiçào, le palais du gouverneur, l'hôlel-de-ville , le trésor où se trouve aussi la monnaie, et le théâtre , le plus aacien du Brésil, On doit mentionner aussi les quatre ponts en pierre. Sous le rapport littéraire, Villarica n’offre rien d'important. Le produit des famc::5c° mines d’or auxquelles cette ville doit sonu' 1e, a beaucoup diminué ; la population s'en es beaucoup ressenti, étant descendue de 80,000 à 8593 âmes, nombre qu'elle comptait en 1813 ; un la porte actuellement à environ 9000 habitans disséminés dans 2000 maisuns. Malgré cela Villarica tient toujours ua rang distingué parmi les villes les plus industrieuses et les plus commerçantes de l'intérieur de l'empire.

Nous nommerons ensuite : MantanxA, pelite ville épiscopale , avec 5000 habitans ; SANTA-BaR- BARA, par ses riches /avages d’or et par sa population ; ANTON : PEREIRA, INFICIONADO et CATAS-ALTAS DE Martro DENTRo, autrefois très importantes par leurs riches lavages d’or. San- J040 D’EL-REy, remarquable par la chapelle des Franciscains , regardée comme le plus beau bâtiment de la province, et importante par sa population estimée à 6000 âmes, par ses riches davages d’or et surtout par son conimerce ; SAN- José, par sa belle église, son agriculture et ses /avages d’or ; CAMPANHA, par sa population. son industrie, son agriculture et par ses lavages d’or regardés comme les plus riches de la province. Savar À, pelite ville importante par sa pupulalion qu’on porte à 9000 âmes; elle a quelques beaux édilices et de riches /avages d’or; CanyTe, remarquable par sa belle église, par sa population et ses lavages d’or; PiraAncut, renommée par son rhum. Paracaru, importante par ses {avages d’or et par ses diamans ; San- Rom4o, par son commerce ; ARAXÂ, par son industrie et par ses sour'ces salées. Ri0-SAN-FRANcisco DAS ChAGAS, importante par son commerce ; PiL Ao-ARCADO, par ses riches salinss ; VILLA bo PRINCIPE, par sa population es'imée à 5000 àmeset par ses riches {avages d’or ; Acua Susa, par ses lavages d’or et son agriculture ; Barra bo Rio pas VELHAS: c'est la station principale du sel qu’on importe par le Rio San-Francisco. Fa- Nav, chef-lieu du riche et beau district de Minas-Novas, qui formera bientôt une comarque séparée ; ses lavages d’or , qui y atirérent les premiers habitans en 1726, sont presque abandonnés pour l'agriculture. Son coton commence à être fort recherché dans les marchés d'Europe. C’est dans ce district qu'est situé le Pays d’Americanas où Americanos, où se trouvent grand nombre de pierres de couleur, mais sur la richesse duquel on fait courir mille bruits fabuleux. C'est encore dans ce district de Minas-Novas que vivent les antropophages Botocudos. Tuuco, chef-lieu du fameux district Diamantino, dont l'entrée , jusqu'à ces dernières années, élail séverement interdite à tous

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les étrangers. Ce petit district était gouverné par des réglemens particuliers, tracés de la main du célèbre Pombal. Les habitans «le cette petite ville, au ombre d’environ 6000, sont renommés dans la province de Minas par leurs progres intellectuels. C'est dans le lit de la rivière Jiquitinhonha (Jigitonhonha) qu'on exécute les travaux nécessaires à l'exploitation des diamans , dont on a extraordinairement exagéré et dont on exagère encore le produit,

Dans la PROVINCE DE ESPIRITO-SANTO :

VicrortA , petite ville importante par sa baie et par son commerce ; On lui donne 5000 habitans; ITAPEMIRIM , florissante par les produits de son agriculture ; GuArAPARY, renommée par son baume ; ALMEIDA et VILLA-VELHA DQ ESPIRITO-SANTO, iriportantes par leurs pêcheries.

Dans la PROVINCE DE BAHIA, outre Bania et

| les villes que, à la page 1080, nous avons décrites

dans ses environs, on doit encore normmer : Jacoma, petite ville, importante par ses fabriques de poterie; ViLLA DE CONTAS, par son agriculture cl par les débris fossiles de mastodontes trouvés sur son territoire; Joazeiro, station importante pour le commerce sur le San-Francisco;

Ÿ San-Jorce , petite ville , importante par ses pè-

cheries et par son port; c’est un des plus anciens établissemens portugais; OLIVENÇA, remarquable par l'industrie de ses habitans ; Cawauu, par sa baie magnifique, par ses pècheries de baleines et par son agriculture ; PonrTo-SEGu::0 , importante par ses pècheries et par son port; SANTA- Cuuz, très petite ; nous la nommons parce que cest le premier établissement fait par les Portugais dans le Brésil. CARAVELLAS, avecun port : c’est la plus peuplée et la plus florissante de toute la comarque de Porto-Seguro par son agriculture et par son commerce; LEOPOLDINA, remarquable par la nouvelle colonie composée de Français et d’Allemands.

Dans la PROVINCE DE SERGIPE : CibaDe DE Sas-Curisrovao, petite ville d'environ 9000 habitans, avec un port; Esrancia, encore simple village, mais supérieur pour la population et pour le commerce à toutes les villes de la province, sans en excepter la capitale ; LAGARTO, renommée par sa carrière de pierres à fusil.

Dans la FROVINCE DES ALAGOAS : ALAGOAS, petite ville, importante par le commerce des produits de son agriculture et par sa population qu'on estime à 14,000 âmes; Macevo et PENEDO, florissantes par le commerce des produits de leur agvicullure.

Dans la PROVINCE DE PERNAMBUCO , outre Penxaunuco el les autres villes décrites à la page 1081 dans ses environs, on doit encore nommer : Pasmano, petite ville, remarquable par son industrie; Paunu, remarquable par la belle cascade de Paulo-Affonso et par les riches mines de cuivre qu'on trouve sur son territoire.

bans la PROVINCE DE PARAHYBA : Panauyna, assez jolie petite ville, commerçante, avec un port et environ 6000 habilans.

Dansla PROVINCE DU RIO-GRANDE : Narat, tres pelile ville d'environ 3000 habitans, mais 1mporlante par son commerce el par son port;

EMPIRE DU BRESIL. 1083

VizLANova DA PRixcezA, la ville la plus considérable de l'intérieur, importante par ses salines. L'ile de Fernanno D NoronHa, rocher stérile, avec un petit fort; c'est un lieu de déportation pour quelques criminels du Brésil.

Lans la PROVINCE LU CIARA : Cibane pa FoRTALEZA ou Ciara, très petite, mais importante parce qu’elle est la capitale de la province; AracaTy, la plus peuplée, la plus grande et la plus commerçante de la province ; on lui accorde près de 9000 habitans. lcco ou Yco, petite ville, la plus florissante de la comarque de Crato à cause des progrès de son agriculture; San-Joio vo Prixcire, avec des mines d’alun.

Dans la PROVINCE DE PIAUHY : OEvras, très pelile ville, mais remarquable parce qu'elle est la capitale de la province; PannauynA, la plus peuplée et la plus commerçante de toute la province, bien qu’elle n’ait qu'environ 5000 habitans ; PiranucA , remarquable par son église ; Pont, par son commerce. Un grand nombre d'établissemens où l'on élève des bestiaux se trouvent disséminés sur toute l'étendue de la province et formeront un jour des villes et des bourgades.

Dans la PROVINCE DE MARANHAO : Cinang DE SAN-Luis où MArANHÂO, située sur la côte occidentale de l'ile de Maranhäo , entre deux pelits fleuves ou, pour parler plus exactement, entre deux gollfes, nommés le Rio de San-Francisco au nord et le Rio da Bacanga au sud. Cette ville, qui doit son origine à une colonie de Frauçais, est assez bien bâtie, et ses maisons ont en général une assez belle apparence. Le palais du gouverneur, le ci-devant collège des jésuites, l'hôtel-de-ville et la prison, qui forment l'enceinte de la grande place, sont, avec quelques églises et le palais de l’évéque, ses principaux édifices. Maranhào est le chef-lieu de la province de ce nom , le siège d’un évêché et d’un tribunal d'appel; elle possède en outre un grmnase et plusieurs écoles élémentaires. En 1828 on y publiait deux journaux. Son port, qui est assez bon, mais d’une entrée difficile, est très fréquenté; elle lui doit l'état florissant de son commerce et de sa population; sous ce double rapport Maranhào est la quatrième ville de l’empire; nous croyons qu'on peut évaluer à 28,000 àmes sa population actuelle,

Nous noramerons ensuite : HycaTu, parce qu'elle a été autrefois la capitale de la province; Caxtas, la plus importante et la plus florissante de la province après Maranhào ; Iraricuru-Guanbe et GuimaRaens, florissantes par le commerce des produits de leur agriculture; ALCANTARA, par son agriculture et par ses salines.

Dans la PROVINCE DE PARA : BELEM Ou PAR, chef-lieu de la vaste province de ce nom, située sur la rive droite du Parà et proprement sur la baie Guajarà , à l'endroit où la Guama se décharge dans le Parà. Son climat, autrefois très malsain, s'est amélioré depuis la coupe de plusieurs vastes forêts. Cette ville a de belles rues, des maisons assez bien bâties et quelques édifices qui , relativement à ces contrées, sont remarquables par leurs dimensions ou par leur architecture, Nous nommerons la cathédrale, le palais du gou-

verneur, le ci-devant collège des jésuites, le palais épiscopal et l'arsenal. Parà est le siège d'un évèché et possède un séminaire, un grmnase, plusieurs autres écoles inférieures et un jardin botanique. En 1828 on y publiait un journal. Le commerce avec les produits de l’agriculture de cette province, dont le nort de cette ville est le grand débuuché, a beaucoup contribué à l'augmentation de sa population, qu'on porte à présent à près de 20,000 àmes. Cet état prospère est bien changé depuis les troubles et les massacres dont Parà a été le théâlre en 1834 et 1835. On prétend qu'une très grande partie de ses édifices sont en ruines et que sa population actuelie s'élève à peine à 6000 âmes.

Nous nommerons encore : ViLLA-Viçosa, petite ville , importante par les produits de son agriculture, par son commerce et par sa population qu'on porte à 12,000 âmes. SANTAREM, la troi-

sième ville de la province pour la population, le commerce ei l’agriculture; Gurura et Souzez, importantes par l'industrie de leurs habitans; Osinos , remarquable par sa belle église, par son agricullure et parce qu'elle est le lieu jusqu'où la marée est sensible dans l’'Amazone ; MacaPa, importante par son commerce, par son port sur l'Amazone et par ses fortifications ; ViLLA-JoAN- Nes, misérable bourgade, que nous nommons pour désigner le chef-lieu de la comarque de Marajo, qui s'étend sur toute la grande ile Marajo ou Joannes, une des contrées les plus marécageuses de l'Amérique; elle a une baie. Bar- RA DO Rio-NEGRO, la plus importante et la plus peuplée de la vaste comarque du Rio-Negro, quoique sa population ne s'élève qw’à 3000 âmes ; BarceLLos, chef-lieu de cette comarque jusqu’en 1807 ; elle est encore la plus importante après Barra.

RÉPUBLIQUE D3 HRALTL

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 71° et 77°. Latitude boréale, entre 18° et 20°.

cowrixs. Cette république, baignée par l'Océan-Atlantique et ses branches au nord et par la mer des Antilles au sud, se trouve environnée de plusieurs autres iles , dont les principales sont : les Lucayes, au nord, dépendantes de l’Angleterre ; Porto-Rico, à l’est, appartenant à P'Espagne ; la Jamaïque et Cuba, à l’ouest ; la première dépend de l’Angleterre, la seconde est soumise à l'Espagne.

FLBUVSS, Quatre courans principaux arrosent cette belle ile, en descendant de la partie centrale de la chaine principale des montagnes qui la parcourent en

lusieurs directions. Ces fleuves sont : le

EIBA (Neiva, Neibe); il traverse la vallée de Saint-Jean qui court vers le sud ; le Yuna, vers l’est; il arrose la plaine de la Vega; le YAyN (Yaqui, Yaque, St- Yaque et Monte-Christi), vers le nord ; il traverse la plaine de Santiago; enfin V'ARTIBONITE, qui est le courant le plus considérable de la partie occidentale de lle; il prend sa source dans le Cibao, traverse. toute la partie ci-devant française de Haïti et entre dans la mer à quelques milles au sud des Gonaives. Un antre fleuve, d’un cours beaucoup moindre, mais dont le lit est profond, est V'OzaMa ; il est remarquable parce que c'est sur ses bord: que s'élève San-Do-

mingo. D’autr : :: ans d’un cours très borné se décl....:: dans le vaste étang salé ou Laguna Euriquilo, qui forme un bassin intérieur.

DIviISION et roroanaAPuis, L'ile de St- Domingue qui, avec quelques îles voisines beaucoup plus petites, forme le territoire de cette république, était autrefois inégalement partagée entre les Français, qui possédaient la partie occidentale, et les Espagnols, maîtres de la partie orientale, dont l’étendue était presque le double de la première. La terrible insurrection des Nègres qui éclata et 1791, finit par l’expulsion de tous les Blancs de la partie française et par l’entière indépendance des Noirs révoltés. Depuis le 8 octobre 1804 jusqu’au 17 octobre 1806, St- Domingue forma l’emptre éphémère de Haïti sous Dessalines, qui avait pris le titre de Jacques 1". Christophe, son commandant en second, prit aussitôt le timon des affaires sous le titre de chef du gouvernement, et parvint, en 1811, à se faire nommer roë hereditaire d'Haïti, quoique son royaume ne se composât que de l’ancienne province du Nord de la colonie française; il régna sous le nom de Henri F”. Quelque temps avant la catastrophe qui, en 1820, mit fin à la vie et au royaume de Henri, l'ile était partagée en cinq étais indépendans , c’est-à-dire, le royaume de Haïti, régi par Henri où Christophe;

la rép tion, j cette Goman celui d qu’en cou n par Bo gnole et rend toujour derniè me de

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