‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 482 sur 628 · ANTILLES · texte numérisé non relu

ANTILLES

Martinique. ....Fort-Royal; Lamantin, Ancesd'Arlet; Le Marin; le Vauc'ain; La Trinilé; Le Français (Cul-de-sac Français); Le Robert (Cul-de-sac Robert); Ste-Marie ; St-Pierre; Le Carbet; le Prècheur.

Guadeloupe

Basse-Terre (dans la Basse-Terre), Lamantin, Capesterre ; Pointe à Pilre (dans la Grande-Terre), Moule, Port-Louis , Petit-Canal.

Groupe des Saintes. . . La T'erre-d’en-Haut, La Terre-d’en-Bas.

Marie-Galanue

Le Grand-Bourg (Marigot).

Petite-Terre ; Desirade. {1 n’y a aucun lieu remarquable.

St-Martin . ..

..... Marigot, dans la partie septentrionale.

Gr. pe STr-Pigrae-er-Mi- St-Pierre, dans l’ée de St-Pierre. La Grande-Miquelon; la Pe-

QUELGN. lile-Miquelon.

Voici quelques détails sur les villes et les lieux les plus remarquables de l’Amérique-Française ; nous suivrons l’ordre du tableau des divisions administratives :

Dans la GUYANE : CayENNE, très pelite ville, sur l’île Cayenne; la partie nouvelle est bien bàtie. Malgré sa petite étendue ei sa faible population, qui n’atteint pas même 3000 âmes, elle est la ville la plus grande et la pius peuplée de toute la colonie; elle possède deux jardins botaniques de naturaiisation, une cour royaie, un tribunal de première instance, et une lypographie où l’on imprime une gazette. Sa rade est vaste et commode. Nous nommerons ensuite Kourou, emplacement célèbre par la malheureuse colonisation de 1763, qui coùûla la vie à près de 13,000 individus : c'était une bourgade réguliérement bâtie et fortifiée; en 4798 on y déporta plusieurs victimes de la révolution. SINNAMARY; malgré les pertes que cette bourgade a souftertes, comme tous les autres établissemens de cette colonie, pendant la guerre de la révolution, on peut la regarder comme la plus considérable après Cayenne ; elle est aussi remarquable pour avoirété choisie, par un décret de 1797 émané du Directoire, comme lieu destiné à recevoir les condamnés à Ja déportation : aussi a-t-elle élé le tombeau de plusieurs victimes qui y furent envoyées eu 1798. La Mana, colonie agricole fondée en 1821 par le gouvernement, sur les bords de la Mana, et cédée en 1828 à madame Javouhey, supérieure générale de la congrégation des dames de St-Joseph. « Depuis que cette petite colonie a fait quelques progrès , dit M. Noyer, le problème de l’acclimatement des cullivateurs européens a été en partie résolu. Les sœurs converses que cette respectable dame avait emme-

nées avec elle, se sont habituées au travail de la terre et à la nourriture du pays. L'esprit de congrégation et la discipline religieuse ont eu des résultats plus considérables que n’en avaienteu les encouragemens donnés auparavant à des familles indépendantes. » De l’autre côlé de Cayenne, nous ne nommerons que le Posre p'Oxvarock, sur le fleuve de ce nom, à cause des excellens bois de teinture que fournissent ses environs.

La Guyane, qui n’a été jusqu’à présent qu'à charge à la France, pourrait lui étre d’une grande utilité si l’on mettait son sol fertile en culture, si l'on défrichait ses foréts vierges peuplées de codosses végélaux , qui étonnent et frappent d’admiration l'œil de l’Européen qui y pénètre pour la première fois. Mais il faudrait pour cela toute la persévérance hollandaise pour surmonter tous les obstacles opposés par la nature, Ces magnifiques forêts sont partout embarrassées par deslianes, des arbustes, des troncs déracinés, ce quiles rend d’un accès difficile, et l'on ne peut y pénétrer que la hache ou la serpe à la main; de plus le lit des fleuves qui traversent ces solitudes est barré par des sauts, qui s'opposent presque toujours à la navigation. Ajoutez encore les miasnes délélères qui s'élèvent au-dessus des £erresbasses dont se compose toute la partie de cette vaste colonie, située entre la mer et la premiére chaine de montagnes. M. Noyer, qui a répandu tant de lumières sur cette possession de la France qu'i! habite et explore depuis plusieurs années, ne compte pas moins de 259 espèces de bois utiles produites par ses forêts vierges. Le seul approvisionnement des arsenaux français et lapprovisionnement de la Guadeloupe et de la Martinique, qui tirent leurs bois de construction maritira et civile de l'ile de Porto-Rico,offrirait un débouché utile à l'exploitation des bois sur une

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grande échelle, comme cet ancien ingénieur géographe le propose dans le savant mémoire qu'il a publié sur cette colonie. Mais ici nous devons faire observer que les limiles orientales de la Guyane-Française ne sont pasfixées définitivement , car les troupes brésiliennes n’ont évacué provisoirement cette ancienne colonie que jusqu’à la rivière d'Oyapock , que les Portugais prétendent être identique avec la rivière d’Yapock, autrement dénommée Vincent-Pinson, à laquelle le traité d'Utrecht fixait les bornes de la Guyane- Française. Le terrain en litige est de la plus haute importance, non-seulement par sa grande éten-

due, qui est de plus de 120 milles de côtes , mais

parceque c’est justement dans cette partie contesîée que se trouve le Cachipour , dont les bords offrent les forêts les plus propres à une grande exploitation de bois. La prospérité de quelques-unes ces colonies anglaises de l’Amérique-du-Nord, due en grande partie à l'exploitation de leurs forèts, et la prospérité de la Guyane-Anglaise et Hollandaise due à l'immense quantité de café , de sucre et d’autres denrées coloniales, exportées annuellement des terrains autrefois noyés de cette contrée, montrent aux capitalistes français les grands bénéfices que leur promet la mise en valeur de ce sol vierge , doué d’une grande fertilité et propre à la cullure des productions les plus variées et les plus précieuses, qui n'attend que des bras et des capilaux pour vécompenser largement les hommes entreprenans qui voudraient le défricher.

Dans l'ILE DE LA MARTINIQUE nous citerons :

LE Forr-RoyaL , petite ville, bien bâtie, quoique la plupart des maisons soient en bois. C’est ie chet-lieu de la colonie et le siège d'une cour royale et d'un tribunal de première instance. Elle possède un bon port défendu par d'importantes fortifications , une société médicale d’émulation , une maison royale d’éducalion pour les filles et compte 7000 habitans , non compris ceux de sa banlieue. ST-Pi£rke, jolie ville, avec une rade superbe etenviron 18,000 habitans. C'est la plus grande et la plus peuplée de l’'Amérique-Française et une des plus commersantes des Antilles. Nonseulement on y fait les plus importantes affaires de l'ile, mais cette place peut être regardée comme l’entrepôt du commerce interlope et autres qui se font dans l'archipel Colombien avec les produits de Pindustrie et de l'agriculture francaises. Le jardin colonial établi en 1803 sert à naluraliser dans cette ile les plantes des Indes- Orientales, ei fournit au jardin des plantes de Paris ce qui peut y manquer. St-Pierre est le siège d'un tribunal de première instance et possède la typographie la plus considérable de l'Amérique- Française; on y imprime la gazeile officielle et l'almanach de la Martinique. VA TRNITÉ , avec un beau port ouvert au corimerce et près de 4000 habilans. AncEs p’Anvet, bourgade remarquabie par l'excellent café qu’on recueille dans sa banlieue, regardé comme le meilleur de l’île ; LE LAMANTIN, par son commerce et par sa population, qu'on porte au-dessus de 8000 àmes y compris la banlieue; La Riviëne-SaLée et LE Main.

Dans la COLONIE DE LA GUADELOUPE : La

Basse-TERRE, petite ville, bâtie sur la côte occidentale de la partie de l'ile que l'usage nomme Basse-Terre et mème Guadeloupe proprement dite; c’est la résidence du gouverneur, de la cour royale et du tribunal de première instance. Elle n’a qu'une rade foraine assez mauvaise et très peu commerçante, et sa popülation n’est que de 9000 habitans, en y comprenant même ceux de la banlieue. PoinTE-A-Pirre, située sur la côte occidentale de la Grande-Terre ou de la partie orientale de l'ile, et proprement à l'embouchure du canal qui sépare la Grande-Terre de la Basse- Terre et qui a reçu le nom de Rivière-Salée, La Pointe-à-Pitre est assez bien bâtie, et doit être

“angée parmi les villes les plus agréables des Petites-Antilles. Elle a un bon port, où s'est concentré presque tout le commerce de l'ile; sous ce rapport cette ville est la rivale de St-Pierre dans la Martinique, On y publie une gazette.

Sa population dépasse 15,000 âmes en y comprenänt la banlieue, Le Mouce, chef-lieu d’un quartier remarquable par sa population et par le commerce qui y devient tous les jours plus florissant. Port-Louis et PeTiT-CANAL, bourgades importantes par leur population. Le GrauD-Bourc ou MaricoT, assez jolie petite ville, dont la population peut s'élever à 1500 àmes; c’est le cheflieu de l'ile Marie-Galande, quiest, après la Martinique et la Guadeloupe, la plus importante des Antilles-Françaises; elle est aussi remarquable en ce qu’elle reçut de Co!omb, en 1493, le nom du navire qu’il montait lorsqu'il y débarqua. Les autres îles et ilots compris dans cetle division n’offrent rien qui mérite une mention particulière.

Dans le GKOUPE DE SAINT-PIERRE ET MI- QUELON, situé à quelques milles de ja côte méridionale de la grande île de Terre-Neuve appartenant aux Anglais, et formé de trois petites iles, la Grande-Miquelon, la Pelite-Miquelon et Saint-Pierre, nous ne noinmerons que SAINT- Pierre, petite bourgade sur l’ilot de ce nom, résidence du commandant qui gouverne cette colonie. Malgré sa petite étendue et sa faible population permanente , estimée seulement à 000 âmes, elle est d’une grande importance par sa rade utile aux marins, qui par milliers y accou rent des côtes de la Bretagne et de la Normandie à l’époque de la pêche de la morue. Selon M. Eugène Ney, qui a si bien décrit plusieurs parties de l'Amérique , qu'il a visitées en voyageur intelligent, cette péche en 1830 n’occupait pas moins de 14,000 marins, et était une excellente école pour les matelots fr: uçais, à cause des difficultés qu'offre :a navigalion dans ces parages. Voyez à la page 522 l’arlicle sur le golfe de Saint-Laurent. M. Marec, qui a savamment traité ce sujet impor!ant dansles 4nnales Mar'itimes, regarde cét:+ petile colonie comme une vraie fabrique de morue heureusement placée pour la pêche, la préraration, la conservation et l'exportation régulière du poisson, réunissant toutes les conditions desirables pour la formation d'un entrepôt susceptible d'une grande extensiou. Il ajoute qu'elle ne recoit de l'étranger, en aiticles dont l'achat se rapporte au succès de la pè-

che, que pour une valeur de 300,000 francs, tandis qu'il y es. introduit de France, en arlicles ayant la mème destination, pour une valeur de plus d'un million, sans parier de ce qu'apportent de

France, également pour leur usage pertculier, les navires que la pèche attire de la métropole à Saint-Pierre.

ARNAQUE LROLLANDALSE

POSITION ASTRONOBIQUE de la partie Continentale. Longitude occidentale, entre 54° et 60°. Latitude boréale, entre 3° eL6°.

cowrixs de la Partie Continentaie. Au nord , l’Océan-Atlantique. A l’est, la Guyane-Française. Au sud, la Guyane- Française et ia Guyane appartenant à l'empire du Brésil. A l’ouest, la Guyane- Anglaise. Voyez pour la Partie Insulaire, l’article Division et topographie.

FLEUVES, Trois fleuves principaux et plusieurs d’un cours ioins long arrosent le territoire de cette colonie qui, malgré sa faible population, est la plus florissante et la plus riche partie de toute la Guyane. Tous ces fleuves ont leur embouchure dans l’Océan-Atlantique, mais la partie supérieure de leurs cours est encore très peu connue. Le tableau suivant offre le cours des principaux , en allant de l’est à l’ouest :

Le Maront: c'est un des plus grands; il vient de

la Guyane-Française et son cours a été décrit à la page 1111.

activité partout où ils se sont établis. Les.

terrains bas de cette colonie offrent un grand nombre de canaux d'irrigation ou d’écoulement et même quelques canaux navigables. Parmi ces derniers on doit c‘i:r :

le CANAL SURINAM-SARAMECA, qui part à quelques milles au-dessus de Paramaribo et forme la jonction entre le Surinam et le Sarameca ; le CANAL DE LA BAIE- WaraprPpA, qui part du confluent de la Cottica avec fa Commewyne et aboutit à la mer ; d’un autre côté il communique avec un affluent de cette même Commewyne. De semblables canaux ont été creusés dans la partie de la Guyane que le sort des armes à obligé la Hollande de céder à l’Angleterre, Nous en avons déjà parlé à la page 1096.

DIVISION et TOPOGRAPHIF. L’Amérique- Hollandaise offre aussi deux divisions géographiques bien distinctes, savoir :

la PARTIE-CONTINENTALE et la PARTIE- InsuLAIR: ; celle-ci se compose de deux groupes de petites îles comprises dans le grand archipel Colombie” ou des An-

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