LA
1130 : OCEANIE.
La MER DE JAVA, qui comprend la partie de l’Océan entre cette ile et celles de Sumatra , Banka, Billiton et Bornéo.
La MER DE LA SONDE, entre la partie orientale de Java, les iles Bali, Lombock, Sumbava, Mangaray, Flores, le groupe de Calaur, Celèbes et Bornéo. La MER DE CELÈBES, entre la côte ce ra de Celèbes, la côte orientale de Bornéo, l’archipel de Soulou et l’ile de Mindanao. La MER DE SOULOU, dite aussi MER DE M1n- DORO ou des PHILIPPINES, entre l’archipel de Soulou , l’extrémité nord-est de Bornéo, les Philippines, et particulièrement les iles Mindanao el Palawan.
A l’exemple de quelques géographes on pourrait nommer MER DES MOLUQUES le vaste espace compris entre Celèbes, Gilolo, Waigiou, Salvatty, la Papouasie (Nouvelle-Guinée), le groupe d’Arrou et lesiles Laurat (Laarat), Timorlaut, Baber, Sermatta, Lakar, Moa, Letti, Timor et Ombay. Mais nous proposons de rendre l'ancien nom de MER DE LANCHIDOL à l’espace de mer qui a pour limites Timor , Timorlaut , la côte septentrionale de l'Australie et la Papouasie ; la plus grande de ses subdivisions serait le golfe de Carpentarie, que les Bouguis appellent Lamkaï. ‘
Le capitaine Flinders a proposé avec raison de nommer MER DE CORAIL la partie de l'Océan comprise entre la Nouvelle-Calédonie , les iles de Salomon , la Papouasie ( Nouvelle-Guinée ) et l’Australie proprement dite ( Nouvelle-Hollande ).
Il serait presque oiseux de nommer tous les golfes et toutes les grandes baies qu'offre cette partie du monde.
Nous indiquerons les plus considérables dans la topographie. Ici nous nous bornerons à faire observer que, outre le golfe de Carpentarie, qui est le plus grand de l’Océanie et que nous avons vu appartenir à la mer de Lanchidol, le Continent-Austral en offre plusieurs autres d’une grande étendue, tels que ceux de Spencer et de St-Vèncent, dans la Terre de Flinders ; les golfes de Van-Diemen et de King, dans la Terre de Van- Diemen, et la baie des Chiens-Marins , dans la Terre d’Endracht. La bizarre configuration de l’ile de Celèbes présente les trois golfes formés par ses quatre grandes péninsules; ils ont recu les noms de Baïe de Boni, baie de Tolo et baïe de To-
mini. L'ile de Gilolo, qui répète sur une plus petite échelle les bizarres découpures de Celèbes, offre aussi trois vastes golfes nommés de Chiaou, d'Ossa etde Wida. On doit signaler dans la partie occidentale de la Papouasie les vastes baies du Geelvink; et de la Providence, et celle beaucoup plus petite, mais non moins remarquable , nommée baie de Mac-Cluer. Enfin la baïe Illdana, dans l'ile Mindanao.
DÉTROITS. Aucune partie du monde n'enaet ne peut en avoir un si grand nombre. Nous citerons les plus fréquentés : le détroit de Malacca, entre la presqu’ile de ce nom, en Asie, et la côte de Sumatra, dans l’Océanie ; le détroit de Singapoure, entre les îles Singapoure et Binton (Bintang) ; le défr'oit de Banka, entre Sumatra et Banka ; le detroit de Gaspar, entre Banka et un petitilot près de l’ile Billiton ; le passage. de Carimnata, entre Billiton et l’ilot de Carimata près de Bornéo ; ces trois derniers détroits forment la communication entre la mer de la Chine et celle de Java.
Viennent ensuite ie détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java ; le détroit de Bali, entre Java et Bali; le detroit de Lombock, entre Bali et Lombock ; le detroit d’Allas , entre Lombock et Sumbava; le détroit de Sapi où Kombo, entre Sumbava et Kombo ou Mangaray; le détroit de Mangaray, entre Kombo et Flores ; le détroit de Timor , entre Ombai et Timor; le détroit de San- Rernardino, entre Luçon et Samar dans les Philippines; le defroit de Gilolo, entre Gilolo et Waigiou ; le détroit de Macassar , entre Celèbes et Bornéo; le détroit des Moluques, entre Celèbes et Ternate ; le détroit de Dampier, entre la Nouvelle - Bretagne et la Papouasie (Nouvelle-Guinée); le détroit de Slt- Georges , entre la Nouvelle - Bretagne (Birara) et la Nouvelle-Irlande (Tombara); le detroit de Torres, entre la Papouasie et l’Australie (Nouvelle-Hollande) ; le détroit de la Princesse Marianne, qui remplace le prétendu fleuve Durga , dans ia Papouasie , en séparant cette grande terre de l’ile Frédéric-Henry, qui jusqu’en 1835 était censée en faire partie; le détroit de Bass, entre l’Australie et la Diemenie (Terre de Diemen) ; les détroits de Cook et de Foveaux, entre les trois plus grandes les qui for-
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GEOGRAPHIE PHYSIQUE, Re name
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Déjà depuis quelques années des explorations partielles dans li ans différentes direction
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rs el celle de Peron dans la Terre d’Endracht. On en trouve lusieurs dans les grandes iles de l'Océanie.
Gcidentale et Centrale. Nous ne citerons ue les i
Maritime ; elle embrasse l'extrémité hord-ouest de cette grande tle
terres qu’iis arrosent.
Dans l'AUSTRALIE Proprement dite (Nouvelle- , Hollande) ou le CONTINENT-AUSTRAL , nous nommerons les suivans :
Le CLARENCE, Voisin du tropique, et le Ricne HOND plus au sud, qu'on a découvert il ya quelques années, et qui paraissent importans.
Le BRIS5ANE, dont On ne connaît bien que Ja partie inférieure, découverte en 1823. En admetant que ses sources se trouvent sur le revers occidental des montagnes Bleues, ce serait le
Plus grand fleuve connu du Continent-Austral, qui a son embouchure sur la côte orientale de l'Australie; il traverse la partie moyenne de la, Nouvelle-Galles-du-Sud,
LeHawkEsauny, formé par la jonction du Grose.
etdu Népean. C'est le fleuve Principal du comité. de Cumberland,
Le PATERSON et l'Hasrincs qui, comme les pré...
aussi que l'ile de Tahiti est composée e deux presqu'iles remarquables.
Monde-Maritime » Comme NOUS venons de le dire » étant composé presque entièrement diles , et ne possé-
avoir au moins d'aussi grands que ceux de l’Europe, n’a offert jusqu’à ces der
cédens, ont leurs embouchures sur la côte orientale de l'Australie
Le Murray que, d'après les récentes explorations du capitaine Sturt et du major Mitchell, on regarde comme formé par la réunion du DARLING, qui vient du nord-est, avec le Muruusince qui vient de l’est. Après la jonction de ces deux branches, le Murray court vers l'ouest, en suivant la direction du Murumbidge jusqu'aux monts Lofty, où ilchange sa direction vers le sud, traverse un vaste lac ou marais nommé ALEXxANDRINA , et se rend dans l'Océan-Austral, et proprement dans le golfe d'Encounter qui appartient à la Terre de Baudin. Le DARLING, qui parait être la branche principale, et que nous regardons pour cela provisoirement comme la source du Murray ,en considérantle MacquARIE même comme la partie supérieure de son cours, est le plus grand fleuve connu de l'Océanie, car il offre un courant d’eau non interrompu depuis les montagnes Bleues, où nait le Macquarie, jusqu’au golfe d'Encounter oùle Murray entre dans l'Océan. Le Murumbidge, dont le cours est moins long, prend sa source dans les plus hautes montagnes de l'Australie, auxquelles il donne son nom.
La RiviÈne des CyGNEs (Swan-River), qui prend sa source dans la Chaine-Occidentale , et sur les bords de laquelle on a fondé la colonie de ce nom.
Dansla DIEMENIE (Terre de Diemen) : le DEr- WENT et le Tama, qui sont les principaux fleuves de cette ile.
Dans IKA-NA-MAWI ou la TASMANIE-DU- NORD (Nouvelle-Zélande), nous nommerons le SnooukianGa et le Waï-Pa (longue rivière).
Dans BORNEO, on trouve : le BENJER-MAssiNG, que l'on croit sortir du lac Keney-Ballou et traverser du nord au sud l'ile de Bornéo pour se jeter dans la mer de Java. En admettant cette suppositiou, ce serait le plus grand fleuve connu du Monde-Maritime. La longueur de son cours pourrait être estimée à 1150 milles.
Le PonTiANAKk, qui parait naître sur le versant occidental des monts Panams, dans le centre de Bornéo , et qui se jette dans la mer de la Chine au-dessous de Pontianak.
Dans SUMATRA : le Srak, qui a sa source dans le ci-devant empire de Menangkabou, traverse le royaume de Siak et se jette dans la mer de la Chine.
L'Invracirt , qui est le plus grand fleuve de cette île. 11 traverse le ci-devant empire de Menangkabou et se jette dans la mer de la Chine.
Le PazEemBANc ou Mousi, qui parcourt le royaume de ce nom , et entre dans la mer de la Chine.
Le SiNGkEL, qui arrose une partie des territoires du royaume d'Achem et du Pays des Battas. C'est le plus grand fleuve connu de la Malaisie qui ait son embouchure dans l'Océan-Indien.
Dans JAVA : le Soo ou BENG-AWAN, qui est le plus grand fleuve de cette île, dont il parcourt la partie centrale; il se jelte dans la mer de Java.
Le Kevin, qi arrose la partic orientale de
OCEANIE.
cette ile et se jelte dans la mer de Java après avoir traversé la ville de Sourabaya. C'est à son bassin qu’aopartiennent les imposantes ruines de l'ancienne métropole de Java et une foule d'antiquités , que nous aurons occa:ion de mentionner.
Dans MINDANAO : le PELANDII Où PENCUALI qui est le plus grand fleuve de cette Île; il soit du lac Mandango et se jette dans la baie lilana dans la mer de la Chine
Dans LUÇON : le Two, qui est le plus grand fleuve de cette ile. Après en avoir traversé une grande partie du sud au nord , il se jette dans la mer de la Chine vis-à-vis du groupe des Babuyanos.
Dans CELÈBES : le Cmiurana , qui sort du. lac Tapara-Karaja, et se jette dans la baie de Boni, partie de la mer des Moluques,
LACS. Ce que nous venons de dire des fleuves peut s’appliquer, jusqu’à un certain point , aux lacs de cette partie du monde, où l’on n’en connaît aucun qui ee ètre comparé aux grands lacs de ’Ancien et du Nouveau-Continent. Les suivans peuvent passer pour étre les plus grands lacs connus du Monde-Maritime :
le Kiney-ballou, dans la partie nordest de Bornéo ; on n’en connaît pas encore de plus grands dans toute l’Océanie. Les naturels lui donnent le nom de mer. M. de Rienzi est le seul Européen qui l'ait visité; ce savant voyageur nous assure que ses eaux sont blanchâtres, que sa circonférence est de 90 milles et que sa profondeur est de quatre à sept brasses.
Viennent ensuitele ZLaut-Dunaou, dans l'intérieur du pays de Priaman dans l’ile Sumatra ; le lac Pangil, dansle nord, et le rt Pr » Où Mindanao, dans le sud de l’île Mindanao; le Bay, dans Luçon; le Tapara-Karaja, dans Celèbes; le lac Artur, dans la Diemenie (Terre de Diemen); le Rofo-Doua , dans Ikana- mauwi ou la Tasmanie -du - nord (groupe de la Nouvelle-Zélande). L’Australie, malgré sa grande.étendue, n'offre encore dans la partie intérieure explorée jusqu’à présent, que deux lacs assez considérables, savoir : le Zac George, entre les comtés de Murray et d’Argyle, et le lac Alexandrina; ils appartiennent tous deux au bassin du Murumbidge.
ess. L'Océanie’en a plus que toutes les autres parties du monde. On peut dire qu’elle offre mème, dans l’ile de Bornéo la plus grande des îles proprement dites, et dans la Papouasie (Nouvelle Guinée), l'ile la plus longue que l'on
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connaisse. Les autresiles les plus remarquables par leur étendue sont : Sumatra, Java, Luçon, Mindanao, Celèbes, Tavai-Pounammouel Ika-na-maurwi, ou la Tasmanie-du-Sud et la Tasmanie-du-Nord (groupe de la Nouvelle- Zélande).
L’Océanie, en outre, que que Loute autre partie du monde, offre dans ses innombrables iles basses, ces étonnantes constructions dues en grande partie à l’action continue des lithophytes, encore si peu étudiés par les naturalistes. Guidés par cet instinct, que Hunter appelle l’aiguillon de la nécessité, ces vermisseaux, auxquels on daigne à peine assigner une des dernières places dans le règne animal, forment, pour ainsi dire, sous nos yeux, des nilliers d'iles et des millions d’arpens de terre qui interrompent la vaste surface du Grand-Océan. « Lorsqu’on examine, ditun des savans rédacteurs du Quarterly Review, sous les eaux , ces tubes calcaires et l’immense variété de leurs embranchemens , on rencontre parfois, dans les couches supérieures, un état de moiteur, de malléabilité qui n’existe plus dans les autres, et qui cesse de se montrer dans les bancs de corail pétrifiés qu’on aperçoit au-dessus des eaux. La conséquence naturelle de cette observation , c’est que les lithophytes travaillent toute leur vie, et que ce n’est qu'après leur mort que leur étui se durcit et se consolide ».
Nous ajouterons que deux naturalistes très distingués ont reconnu de nos jours, dans leurs savantes circumnavigations, combien était erronée l'opinion de Forster, de Péron et d’autres voyageurs, lorsqu’ils supposaient qne le travail des zo0phytes partait des profondeurs immenses de l’Océan pour se terminer à sa surface.
Selon MM. Gaimard et Quoy , ces lithophytes n’établissent jamais leur demeure à une grande profondeur, où ils ne pourraient résister à la trop grande pression, et où ils seraient privés de l’action bienfaisante de la lumière ; mais ils commencent leurs étonnans travaux à quelques brasses seulement au-dessous du niveau de l’Océan, en s’établissant, non pas sur un fonds sableux, mais sur les hauts-fonds qui s'élèvent jusqu’à une petite distance de sa superficie. C’est ainsi qu’en élevant peuà-peu leurs demeures , ils changent en iles des bas-fonds, et qu’ils parviennent à construire, autour des terres, ces récifs
qui à chaque pas menacent du naufrage leplus habile navigateur. « Sur la côte boréale de l’Australie(Nouvelle-Hollande), au milieu du détroit de Torrès , comme au milieu des petits espaces de mer qui la bordent de toutes parts, gisent , dit M. Lesson, ces innombrables écueils de madrépores qui s’élèvent des bancs sousmarins pour former ces murailles à fleur d’eau si funestes aux navigateurs et signalées déjà par tant de célèbres naufrages. Ces récifs forment aussi une ceinture à toute la partie orientale de ce continent, jusqu’au tropique; et ces immenses travaux, d’un gore presque imperceptible, groupés de mille manières, pressés, agglomérés, ou en zigzag, dessinent sur celte côte un mur, que les navigateurs ont nommé les recrfs de la Grande- Barrière. D’étroits canaux serpentent dans ce labyrinthe inextricable d’une mer semée d’écucils , sur lesquels Flinders et bien d’autres marins virent briser leurs navires». L’archipel de Paumotou (Dangereux, etc.) et l’archipel Central (Mulgrave, etc.), sont les deux groupes d’iles de ce genre les plus étendus et les plus remarquables qu'offre l'Océanie. A la page 13, nous avons déjà indiqué les iles de cette espèce qui, dans les autres parties du monde, méritent d'attirer l’attention du lecteur.
MONTAGNES, La position de plusieurs Îles de Océanie, les unes relativement aux autres, etles petits intervalles de mer qui les séparent , autorisent les géographes à regarder ces longs chainons de terres insulaires comme formant autant de chaînes de montagnes. En appliquant cette manière de considérer les hauteurs du globe à celles du Monde-Maritime , nous croyons qu’on pourrait provisoirement partager ses principales montagnes connues en plusieurs systèmes, subdivisés en groupes et en chaînes. Mais ici, nous devons rappeler au lecteur ce que nous avons dit en parlant des fleuves de cette partie du monde: dans l’état encore si imparfait de la géographie de l’intérieur du Continent - Austral, de Bornéo , de la Papouasie et en général de toutes les grandes terres de l’Océanie , il serait téméraire de vouloir indiquer la direction de chaînes de montagnes, dont l'existence mème n’a pas encore été bien constatée, Que serait-ce si, à l'exemple de quelques géographes,
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à nn en e—e
nous voulions même en indiquer la nature et la hauteur? Dans le court aperçu que nous allons offrir sur l’orographie de l'Océanie, notre but est de présenter provisoirement la classification de ses montagnes qui, dans létat actuel de la science, nous parait être le plus en rapport avec les résultats des récentes explorations et s'éloigner moins du plan suivi dans cet ouvrage pour la description des autres parties du monde.
Voici donc les systèmes entre lesquels il nous semble qu’on pourrait classer provisoirement les principales hauteurs connues du Monde-Maritime :
SYSTÈME MALAISIEN. Nous proposons cette dénomination sonore pour éviter de nouveaux noms et parce que ce système embrasse toutes les montagnes de la Malaisie. Nous proposons de le subdiviser dans les trois groupes suivans : GROUPE SUMATRIEN, qui est le plus long; il emprunte son nom à l'ile de Sumatra, où se trouvent ses plus hautes cimes connues et la chaîne la plus remarquable; il embrasse toutes les hauteurs nonseulement des Îles qui environnent cette grande île, mais aussi celles de Java:et de ses dépendances , ainsi que toutes les montagnes qui s'élèvent sur les iles qui forment l'archipel de Sumbava-Timor ; de manière que le groupe Sumatrien s'étend depuis la pointe occidentale
de Sumatra jusqu’à l'ile Sarmata à l'est de Timor. La chaine Sumatrienne rattache les montagnes du Monde-Maritime à celles de l'Aucien-Monde, étant pour ainsi dire la continuation de la chaine Birmano-Siamoise’, qu'à la page 651 nous avons vue s'étendre à travers toute l'Inde-Transgangétique, depuis les confins du Yu-nan jusqu’à l'extrémité de la péninsule de Malacca. Grovwrr Lucon-BoRNÉEN, ainsi nommé à cause des deux Îles principales qu'il embrasse ; ce groupe comprend les monts de Cristal, les monts Panams et d’autres chaînes qui s'élèvent sur le vaste sol de Bornéo, toutes les chaines de la grande ile Luçon, celles de Mindanao et toutes les montagues et les hauteurs qui sillonnent le sol des autresiles de l'archipel des Philippines et de ses dépendances. Enfin le crouPe MoLuco-CELé- BIEN, que nous proposons de nommer de la sorte, parce que nous y comprenons toutes les montagnes qui s'élèvent sur les Îles qui composent le groupe insulaire de Celèbes et l'archipel des Moluques ; ses hauteurs les plus remarquables se trouvent dans l'ile Celèbes et dans celles de Ceram, de Bourou, de Gilolo et de Ternate Nous ajouterons que, sur l'imposante autorité de M. Blume, qui a répandu tant de lumières sur l'orologie et l’histoire naturelle de Java, nous avons regardé comme deux volcans différens le Djede et le Tagal, que, dans ta première édition de l’Abrégé, avec M. de Buch et d’autres savans très distingués, nous avions considérés comme une seule et même montagne ignivome.