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uère, C'est à lui que nous devons spécialement d'être sorti du labyrinthe que présentait la classification des peuples et des tribus du Ssahhrà. 27, feinaud, si souvent mentionné dans eut Abrégé, nous a fourni les renscignemens précieux que nous avons donnés à la page 880 , en décrivant les ruines de l'ancienne Carthage. Nous avons aussi profité des notes que M. Guillaume Barbié du Bocage, employé comme géographe au ministère des affaires étrangères , a tirées de son grand travail Historique, Statistique et Géographique sur les États Barbaresques et particulièrement sur Alger et Maroc, ouvrage que nous avons consulté nous-mème, et qui par les nombreux tableaux statistiques, par les plaus et par les cartes qui l'accompagnent, sera sans doute, quand il verra le jour , le plus complet qu'on ait encore publié sur cette partie de l'Afrique.
Après l'indication de toutes ces sources, nous espérons que noslecteursn'attribueront pas à ignorance dé noire part l'omission de la florissante ville de Tafilelt, dont l'existence est aujourd'hui révoquée en doute ; l'importance que nous donnons à des contrées , à des illes et à des peuples que les géographes routiniers daignent à peine nommer, et la mention restreinte à laquelle nous nous barnons au contraire à l'égard de certains autres auxquels toutes les géographies accordent de brillantes descriptions, Ainsi, nous n'avons pas mentionné, parmi les villes les plus remarquables de l'état de Maroc, la célèbre Sedjelmesse, parce que nous ne savons pas si son territoire, dont Ebn-al-Ouardi, Bakoui, Léon et Ben-Aÿas ont tant célébré la fertilité et la richesse, appartient encore à cet empire, D'ailleurs cette grande ville, qui s'élevait sur les bords du Ziz et qui a été le premier siège de la dynastie des Almoravides , n'existait déjà plus du temps de Léon ; elle avait été abandonnée par ses habitans à la suite de nombreuses révolutions.
Nicnrris ou RéGiox rs NèGass, Un usage banal désigne depuis long-temps sous les noms de Soudan, de Sénégambie, de Cütes de Guinée et de Congo, toutes ces vastes contrées que nous proposons d'appeler Wigritie, nom qui traduit fidèlement celui de Ze/ad-al- Soudan où Pays des Nègres que lui donnent les Arabes et les Nègres musulmans euxmèmes ; il vous paraît préférable à des dénominations et à des divisions inexactes et inconnues aux indigènes. Ceux-ci u'ont guère, dans leurs langages propres, de noms généraux pour désigner les grandes divisions terrestres, parce qu'ils ont trop peu de rapports entre eux ; mais les Maures, dont les caravanes parcourent en tout sens l'Afrique- Boréale, ont senti le besoin de dénominations générales pour indiquer ces grandes régions. Leur système géographique sur cette partie du monde a été exposé dans un mémoire bien connu de M. d'Avezac, qui sert d'introduction à ses Considérations critiques sur la géographie positive de l'Afrique-Intérieure-Occidentale, travail fondamental, dont la publication complète est vivement desirée par le monde savant, et qui asseoit enfin sur des bases solides le tracé, jusqu'à présent si arbitraire, de cette vaste portion du globe.
Nousn'avons ni l’espace ni le temps nécessaire pour montrer l'inexactitude des dénvminations adoptées (lans toutes les géographies ; nous ferons seulement observer que la Sénégambic, d'après celte dénomination, ne devrait comprendre que les pays arrosés par le Sénégal, la Gambie et leurs affluens, tandis qu'elle embrasse de vastes contrées traversées par d’autres fleuves; qu'il est absurde d'appeler côtes des pays qui s'étendent à 3et 400 milles dans l’intérieur d'un continent ; et que la dénomination de Soudan convient, en général, à tous les pays Nègres, au lieu d'être exclusivement applicable à ceux que les géographes comprennent sous ce nom, D'ailleurs la subdivision de la
Guinée en différentes côtes n'est à proprement parler en usage que chez les marins, qui en outre diffèrent dans la détermination des limites qu'ils assignent à chacune d'elles, À tout cela il faut ajouter que l’état encore si imparfait de la géographie de l'Afrique ne permet pas de tracer une ligne de démarcation entre le Soudan, tel qu’il est restreint par les Européens, et la Guinée ; enfin, que toutes les lumières réunies jusqu’à présent sur le cours du Dhioliba ou Kouarra, par les voyageurs les plus judieieux et surtout par la mémorable expédition des frères Lander, tendent à porter le bassin de ce fleuve ou du Soudan-Occidental jusqu'aux côtes de Benin et de Calabar, dont la plus grande partie paraît former le delta de ce grand fleuve. Tous ces motifs nous ont'engagé à modifier les grandes divisions de l'Afrique de manière à rangér parmi ses subdivisions géographiques les divisions banales, inexactes et inutiles, adoptées par le commun des séographes , et connucs depuis long-temps sous les noms de Soudan , de Séniégambie, de
AGNI INTRODUCTION
on,
Guinée et de Congo. A la page 893 nous avous indiqué le motif qui nous a empêché de les supprimer entièrement et de leur substituer de nouvelles dénominations. Mais si uous avons été si sobres d'innovations pour ce qui regarde l'introduction de nouveaux noms et de nouvelles divisions principales, nous ne l'avons aucunement été pour ce qui concerne les subdivisions et le choix des états. Sans aucun égard pour les Pays que nous trouvons indiqués ou décrits dans les meilleurs traités de Béographie, et dans ce déluge d'abrégés, de manuels, de résumés et autres ouvrages prétendus é/émentaires, nous avons choisi, parmi le millier d'états que renferme cette vaste région , ceux qui nous paraissaient mériter une description ou du moins une mention, autant que le cadre de cet ouvrage nous le permettait. Nous n'avons pas craint de nous exposer à la critique de certains Zoïles en traitant avec quelques détails les puissances prépondérantes de la Sénégambie, de la Guinée et du Soudan proprement dit, auxquelles les faiseurs d'abrégés de géographie et de tableaux statistiques et géographiques u'accordent que quelques lignes consacrées à indiquer leur position et parfois leurs productions , lorsqu'ils ne les passent pàs entièrement sous silence. Nous n'avons pas craint non plus les observations de plusieurs géographes, que nous sommes très éloigné de confondre avec les critiques ignorans et passionnés que nous venons de désigner , en donnant la description abrégée de plusieurs villes de ces vastes contrées, pour lesquelles ils se bornent à une simple mention , et dont quelquefois on cherche mème en vain les noms dans leurs ouvrages , quoique imprimés plusieurs années après la publication des résultats importans des explorations qui nous les ont fait connaître. L'exactitude à laquelle nous visons a un but entièrement différent, Nous laisserons ces géographes décrire encore minutieusement en 1827, 1828 et 1829 les royaumes de Dar-Four, de Galam, d'Amanahea, de Commenda , etc., ete., et ne consacrer ensuite que quelques lignes à la description de l'empire des Fellatah, le plus puissant état de toute la Nigritie; décrire encore d'après les récius vagues et suraunés recueillis des indigènes , l'empire de Bornou , que la méinorable exploration de Denham et Clapperton nous a fait connaître ; se borner à la simple indication des coufins du Fouta-Toro, qui est une des puissances prépondérantes de la Sénégambie et accorder en mu 2 temps une mention pareille aux «oyaumes de Geduma et de Jafnou , depuis loug-temps effacés du sol de cette région; omettre enfin tout-à-fait le royaume de Cap-Monte , qui est l'état principal de la Guinée-Occidentale. A l'égard de tous les autres états, nous avons cru que se borner à une simple nomenclature aurait té aussi complètement inutilé que fatigant pour la classe de lecteurs auxquels ce livre est consacré, Les noms géographiques dans un ouvrage élémentaire n'offrent d'intérêt qu'autant qu'ils rappelleut à notre esprit des pays importans, soii par leur étendue, leur population ou leurs souvenirs historiques , soit par leurs productions, l'industrie et le caractère de leurs habitans. L'extrème imperfection de la géographie de cette région présente des centaines d'états qui sont encore à-peu-près nuls sous tous les rapports, Nous avons pensé que le meilleur parti à prendre était de les négliger entièrement, laissant aux faiseyrs d'abrégés la tâche aussi pénible qu'inutile d'agglomérer des centaines de noms barbares, propres seulement à dégoüter de la science ceux qui n’y sont pas encore initiés, mais que les géographes ne doivent point omettre sur leurs cartes, vu qu'ils peuvent servir de documens aux voyageurs à veuir. D'ailleurs plusieurs de ces noms de pays , ainsi que la position qu'on leur assigne, ou sont dûs aux rapports vagues d’indigènes peu instruits, ou bienfoffrent, sous des noms différeus, une même contrée, que l'ignorance ou l'inatteution de plus d'uu géographe a eu le talent de transformer en trois ou quatre royaumes différens. Voici les principaux auteurs que nous avons consultés pour décrire cette vaste partie de l'Afriqu. Pour la Nigritie-Centrale ou Soudan des géographes, Léon l'Africain, Windus, Brown-. Hornemann, Lyon, Seetzen, Burckhardt, Mungo-Park, Bowdich, Denhaïn et Clapperton, Caillié, \es frères Lander, etc. , etc. Pour la Nigritie-Occiden: tale ou Sénégambie , Labat, Adanson, Golberry, Durand, Winterbottom, Mungo-Park, Mollien, Beaufort, Roger, ete., etc. Pour la Guinée, Barbot, Bosman, d'Elbée, Smith, Desmarchais, Robert Norris, Isert, Dalzel, La Barthe, Roemer, Meredith, Adams, Robertson, John M'Leod, Bowdich, Laing, Dupuis, Hutton, Clapperton, les frères Lander, etc., etc. Pour le Congo. £avazzi, Zucchelli, Proyart, De Grand-Pié, Tuckey, d’Etourville, Feo-de-Torrres, Bowdich, Douville , etc, elc., etc.
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écrire cette vaste parle hes, Léon l'Africain, ungo-Park, Bowdich, ur la Nigritie-Occiden :
rbottom, Mungo-Park | sman, d'Elbée, Smith, r, Meredith, Adams, Clapperton, les frères art, De Grand-Pié, elc., elec.
A LA GÉOGRAPHIE. xGviL
Lu résumé que nous avons donué aux pages 899-903, de la distribution ethnographique des états nègres de la Sénégambie , est emprunté aux savans travaux de M. d'Avezac. Nos lecteurs pourront juger combien cette partie de la géographie de l'Afrique est présentée sous un point de vue nouveau et intéressant, Cette analyse que nous avons soumise à la révision de l'auteur, lui a paru avoir besoin, pour reudre fidèlement sa pensée, d'être rectifiée ou plutôt expliquée et complétée par une observation essentielle que nous nous empressons de transcrire ici, « L'état de Salou , que le Résumé descriptif dé la Sénégambie classe exclusivement dans le nombre des états Mandings, appartient à-lafois aux Mandings et aux Ghiolofs. Le noyau en est ghiolof, ainsi que l'indique, du reste, le titre de Pour, que pprte le souverain. Les démembremeus seuls en sont mandings; ils grandissent de go jour, resserrant au nord-ouest le noyau ghiolof dont Kahon est la capitale ;‘ils comprennent l'état de Barra, à l'entrée de la Gambie, état assez puissant pour avoir mis récemment en péril les établissemens anglais sur ce fleuve; un autre éfat de Barra où Manding dans l'intérieur, celui de Banbouk limitrophe de ce dernier , ceux de Ko/ar, de Sanjalli et de Badibou. Le Saloum manding est, comme tous les pays occupés par ces peuples, morcelé entre de nombreux chefs, dont une nationalité commune est le seul lien fédératif. »
A la page 905 nous avons indiqué tout ce que nous devons à l'obligeance de 4. Douville et de M. Eyriès, et à la page suivante nous avons exposé nos conjectures sur l’identité probable du royaume de Bomba avec le Mani-Emougi des meilleures cartes, et du royaume de Sala avec celui d’Anzico des mêmes cartes.
Récron ps L'Arrique Ausrrase. Nous avons cru pouvoir réunir sous cette dénomination générale les deux contrées connues depuis si long-temps sous les noms de ottentotie et deColonie du Cap de Bonne-Espérance, la lisière le long de la côte occidentale que les géographes modernes s'accordent à nommer Cimbebasie, et le vaste pays habité par des peuples que l'ethnographie regarde comme appartenant à une même souche, et dont nous avons formé la famille cafre de l'Atlas ethnographique du globe. Quoique cette division n'ait pas absolument toutes les conditions nécessaires pour être une région physique, elle offre cependant l'avantage d’en être une assez bien déterminée, sous le rapport politique et ethnographique, malgré le petit territoire que les Portugais réclament le long du Mafumo, de l’Inhambane, du Sabia et du Sofala, malgré les incertitudes qui enveloppent encore l'extension de la souche cafre du côté du nord , et malgré la partie, non encore explorée , qui s'étend au nord-ouest du territoire occupé par les Cafres Morrolongs. Ces considérations nous ont engagé à en faire une des divisious principales de l'Afrique; et nous espérons que les géographes de profession l’approuveront Nous croyons inutile de justifier les dénominations que nous avons proposées de Cafrérie Maritime, pour les pays occupés par les tribus cafres de la côte de Natal, et de Cafrérie- Intérieure, pou les pays où vivent les autres peuples appartenant à cette souche.
Pour décrire ces différens pays, nousavons surtout consulté les ouvrages de Patterson, Le Vaillant, Barrow, Percival, Lichtenstein, Campbell, Latrobe, Burchell et Georges Thompson. ;
RÉGION DE L'APRIQUE-INTÉRIEURE ET DE LA CÔTE-ORIENTALE, Quand on compare l'abondance des matériaux à la pénurie des résultats certains sur la géograrhie des pays compris dans cette division , on se sent découragé, et on déplore l’état imparfait dans lequel se trouve cette science. Un géographe éclairé et consciencieux, hésite, chancelle presqu'à chaque pas dans le labyrinthe de notions contradictoires et vagues où il s'est engagé par amour pour la science. Peu de parties de la description de la Terre exigent d'aussi pénibles recherches de la part du géographe , et procurent au lecteur si peu de satisfaction. Rien n’est plus aisé que de dire beaucoup, et rien n'est si difficile que de dire vrai. Il nous semble que, dans l’état actuel de nos connaissances sur cette vaste partie de l’Afrique, le géographe qui sait le plus est en quelque sorte celui qui peut le moins appreudre aux personnes avides de savoir. On voudrait connaître des divisions natureiles, ou du moins des divisions politiques , avoir quelques notions certaines sur l'étendue, la population , l'état social des Etats de cette région ; mais quand on veut être de bonne foi, il faut rejeter comme faux, ou du moins comme conjectural tout ce que l’on trouve dans les meilleures géographies , quoiqu'elles abondent en détails présentés d’une manière posi-
INTRODUCTION
XxXCVIIT
s'il était question de décrire un comté de l'Angleterre ou un département Guidé par ces considérations , nous n'offrons à nos lecteurs que le pe de araissent avérés. Nous avons done été très court sur un sujet immense, est presque ignoré , mais même les côtes sont en partie mal
tive, comme de la France.
faits qui nous p Non-seulement l'intérieur
connues, Quoi, pourrait-on dire, la côte orientale n'est-elle pas assez connue? Ouvrez : les géographies, et vous y verrez même des détails. Nous nous bornerons à répondre que à : ù nous traitons de la géographie actuelle, et que nous ne voulons pas donner comme telle t une géographie surannée, vieillie de deux ou trois siècles. Quant à nous, nous laissons r aux compilateurs le plaisir d'offrir, en 1830 et 1831, le tableau de la domination por- C tugaise sur la côte orientale, et les descriptions brillantes du royaume de Melinde, de la h république de Brava, et d’autres états sur celte même côte, quoique les Portugais n'y d exercent plus une domination générale depuis environ un siecle, et que l’état de ces pays ait changé, ou que l'on ignore leur situation actuelle, Nous ne suivrons pas non plus leur exemple relativement au royaume de Gingiro et autres états, dont ils parlent sans ge prévenir qu'on ne tes connaît, à l'exception de ce dernier, que par les rapports suspects p! faits par des indigènes , et anciens déjà de plusieurs siècles. Il en est de mème de l'em- dc pire du Monomolapa, qui, dissous définitivement en 1752, n’en figure pas moins dans M presque loutes les géographies et sur des cartes très récentes, comme un des plus grands et la des plus puissans Etats de l’Afrique. Le lecteur trouvera daus le texte d'autres motifs que se! nous avons exposés pour justifier celte manière de partager l'Afrique. " Pour la description de la partie continentale de cette division de l'Afrique, noüsavons consulté Barros, dos Santos, Lobo, Hamilton, Thomann, Salt, Saulnier de Mondevit, gel Chapellier et Epidariste Colin ; ces trois derniers dans les Annales des Voyages ; plusieurs sr renseiynemens publiés récemment dans les journaux anglais, et dans leur excellent extrait cel offert par la Revue Britannique , les documens rassemblés par Zowdich et publiés après no! sa mort, et les renseignemens que nous avons publiés en 1822 dans les Variétés Statistico- bre Politiques de la monarchie Portugaise, renseignemens dont nous trouvons l'extrait dans mé beaucoup de géographies sans qu'on ait eu la délicatesse d'en nommer la source. Nous re- ph; grettons que la relation de la reconnaissance que le capitaine Owen a faite de toute la côte que Orientale n'ait pas encore enrichi la géographie : elle nous aurait éclairci bien des doutes, I più et fait éviter peut-être bien des erreurs. mA L'ile de Madagascar, si fameuse et si importante par son étendue, sa fertilité, sa popu- LA lation et par les progrès que la civilisation y a faits de nos jours, avait été jusqu’à présent per presque dédaignée par les géographes compilateurs. Elle a été pour nous l’objet d’investi- aus gations laborieuses, et nous avons tâché de réunir, avec la plus grande coucision, tout con ce que sa géographie politique, presque entièrement négligée par nos prédécesseurs, save offrait d'essentiel. Pour atteindre ce but, nous avons eu recours surtout à Fldcourt, à du- Drury, à Le Gentil, aux mémoires de Fressange, du Maine , Chapellier et autres publiés jvé dans les Annales des Voyages, à d'autres plus récens iusérés dans la Revue Britannique. P' à Notre savant collègue et ami, M. Thomas, qui a publié dernièrement une excellente "Isa statistique de l'île Bourbon , et qui a rassemblé beaucoup de renscignemens sur Mada- des | gascar , nous a puissamment aidé dans la description de cette grande île. Nous avons déjà réal vu à la page zxxxIm ce que nous lui devons pour toutes les colonies françaises. com POSSESSIONS DES PUISSANCES ÉTRANGÈRES EN Arnique, Nous n'avons rien à dire sur La c cette partie de l'Afrique. Les pays qu'ou y décrit, apppartenant géographiquement aux de d cinq grandes régions dans lesquelles nous avons partagé celte partie du monde, le lecteur sair' connaît déjà tous les principaux ouvrages que nous avons dà consulter pour en faire la vOy: description. Nous ajouterous cependant que nous avons tâché d'offrir l’état actuel de ces Û ssessious, en évitant de reproduire les descriptions surannées et les divisions inexactes : ue l'oh rencontre dans toutes les géographies; tâche difficile dans laquelle nous avons bon: été aidé par MM. Jomard , d'Avezac, Douville, Thomas, ainsi que par quelques-uns de M nos collaborateurs de l'Essai statistique sur le royaume de Portugal et d'Algarve, et entre plus autre par M. Pussich, gouverneur général des îles du Cap-Vert, qui, en 18ar, nous à xl'ap donné à Lisbonne une excellente statistique manuscrite de cet archipel. l'exe du d
puiss
nes où un département teurs que le peu de un sujet immense, sont en partie mal sez connue? Ouvrez ous à répondre que donner comme telle nous, nous laissons » ja domination porme de Melinde, de la que les Portugais ny ,ct que l'état de ces suivrons pas non plus dont ils parlent sans “les rapports suspects est de mème de l'enfigure pas moins dans e un des plus grands et te d'autres motifs que 1e.
Je l'Afrique, nousavons Saulnier de Mondevit, des Voyages ; plusieurs as leur excellent extrait nvdich et publiés: après s les Fariétes Slatisticotrouvons l'extrait dans mer la source. Nous r'en a faite de toute la côte éclairci bien des doutes,
due, sa fertilité, sa popuvait été jusqu’à présent r nous l'objet d’investigrande coucision, tout par nos prédécesseurs, ss surtout à Fédcourt, à apellier et autres publiés s la Revue Britannique.
ièrement une excellente nseignemens sur Madande île. Nous avons déji uies françaises.
n'avons rien à dire sur L géographiquement aux tie du monde, le lecteur nsulter pour en faire la offrir l’état actuel de ces et les divisions inexactes ans laquelle nous avons que par quelques-uns de al et d’Algarve, et entre ,qui, en 1821, noïs i
A LA GÉOGRAPHIE
Amérique.
Ce vaste continent, auquel l'Europe doit en grande partie sa puissance et ses richesses, avait été aperçu, dès le 1x° siècle, par les intrépides Scandinaves et vers la fin du x1v° par les frères Zeni, navigateurs vénitiens; mais ces tentatives partielles et incomplètes étaient demeurées sans résultat pour l’Ancien-Monde, et ce ne fut qu'en 1492 que l’immortel Colomb, guidé par une hypothèse ingénieuse, favorisé par un heureux hasard et soutenu par une héroïque intrépidité, réalisa cette importante découverte, qui dota l'univers d’un second hémisphère.
Si la géographie de l'Amérique n'offre pas les ténèbres qui enveloppent encore une si grande partie de l’intérieur de l'Asie; si sa vaste surface ne présente pas les lacunes que nous avons trouvées dans les grandes terres de l'Océanie; si enfin le géographe ne rencontre pas dans le Nouveau- Monde les vides immenses qu’il trouve dans l'Afrique, il en est redevable à la cupide activité des premiers ronquérans qui parcoururent dans tous les sens ce nouvel hémisphère pour y chercher des trésors, ainsi qu’à la pieuse sollicitude des missionnaires catholiques qui, conquérans d’un nouveau genre, firent marcher les conquêtes de l'évangile de pair avec les progrès de la civilisation et les découvertes géographiques. Plus tard, le plus celèbre des voyageurs modernes, le baron A. de Humboldt, créant un nouveau genre dans l’art de décrire les pays, eut le talent diflicile d’embrasser toute la géographie du Nouveau-Monde dans la relation de son mémorable voyage. Sous sa plume habile, on vit naître la géographie physique du Nouveau-Monde, sur laquelle on n'avait encore que quel-
ques faits isolés, mélés à beaucoup d'erreurs; il discuta avec un talent remarquable tous les points encore douteux, et combla une foule de lacunes qu'offrait avant lui la description de l’Amérique. Son exemple ne fut pas perdu, et l’on vit naître les savantes explorations entrevrises sous les auspices de l'emperenr d'Autriche et du roi de Bavière, qui nons firent connaître si bien une si vaste partie de l’Amérique-Méridionale ; d’autres savans entreprirent la description des principales régions de l’Amériquedu-Nord, tandis que les remarquables explorations, ordonnées par les présidens de l’Union, dans l’intérieur de l’Amérique-du-Nord, et les na vigations non moins importantes faites par ordre du roi de France le long des côtes de l’Amérique-du-Sud, et du roi d'Angleterre dans les mers boréales et australes, apportèrent de nouvelles richesses au géographe et complétèrent les découvertes qui restaient à faire dans le Nouveau-Monde. La création de nouveaux états enrichit encore la géographie de.la masse de documens publiés par leurs gouvernemens respectifs, par les commissaires étrangers envoyés pour examiner leur situation et par les nombreux voyageurs qui accourent de toutes les parties de l'Europe pour visiter les magnifiques régions qui avaient été jusqu'alors fermées à la curiosité du savant, aux investigations du politique et aux spéculations du négociant.
Mais, si la géographie proprement dite de l'Amérique n'offre presque plus d'importantes lacunes à remplir, il n’en est pas de même de la topographie ni de la statistique, et, si l'on veut être sincère, il faut convenir qu’à l'exception dela moitié orientale du sol de l’Union, c’est-à-dire des 24 états, du district fédéral et des trois territoires organisés, tout le reste de cette puissante confédération, ainsi que du continent Américain est, à quelque pe-
D 2 nee
& INTRODUCTION PR PER RS tite exception près, resté en dehors du domaine de la statistique, et est même très imparfaitement connu sous le rapport topographique. Les guerres intestines, qui continuent à agiter les nouveaux états élevés sur les débris des colonies espagnoles et portugaises, n’ont pas encore laissé à leurs gouvernemens assez de loisir pour s'occuper chacun de la rédaction de leurs statistiques et de leurs topographies avec le soin desirable, Tout ce que l'on possède jusqu'ici se réduit à des généralités pour chaque état; encore sont-elles bien loin d’être exactes et complètes. Si l'on veut éviter les crreurs et les méprises, il faut renoncer à inscrire, dans une description des états, les détails minutieux que les géographes se complaisent ordinairemént à recueillir. Les longues et difficiles recherches auxquelles nous nous
: sommes livré pour la rédaction de la Balance politique du Globe, jointes
à nos relations personnelles avec quelques-uns des chefs des principales républiques, avec plusieurs diplomates distingués et avec quelques admiuistrateurs habiles de ces nouveaux états, nous ont convaineu de cette vérité; elles ont même contribué, comme nous l’avons déjà fait observer, à nous faire renoncer au plan d'après lequel nous nous étions proposé de décrire tous les états de cette partie du monde,
Les Etats-Unis sont la première puissance du Nouveau-Monde; leur marine marchande n’est inférieure qu'à celle de la monarchie Anglaise; leurs monumens, leurs canaux, leurs établissemens scientifiques et littéraires rivalisent déjà avec les constructions et les établissemens correspundans de l’Europe ; leur population , déjà assez considérable par elle-même, l'est encore plus lorsqu'on la compare à celle des autres états de l'Amcrique, sur lesquels elle influe doublement par sa masse et par l'entreprenante activité de son gouvernement; les Etats-Unis enfin sont à la tête de la civilisation qui arche rapidement d’un bout à l’autre de cette partie du monde, Tels sont les motifs qui nous ont engagé à traiter cette partie de l'Amérique d’après le plan adopté par nous dans la description des états de l'Europe et des grands empires de l'Asie. Nous avons décrit tous les autres états d'après le plan suivi dans la description de l'Océanie et de l'Afrique, mais sur une échelle un peu plus large à l'égard de l'empire du Brisil et des principales républiques, vu la grande importance de ces nouveaux états,
Érars- Unis, La confédération Afiglo- Américaine est sans contredit la partie de l'Amérique la mieux connue. Nous avons déjà dit qu’elle était aussi la seule comprise dans le domaine de la statistique ; nous ajouterons que c'est la partie du Nouveau-Monde sur laquelle on a pubiié le plus grand nombre d'ouvrages. Au milieu de tant de richesses, il semble tout naturel de croire que sa description n'offre aucune difficulté au géographe. Mais ici un élément d’un genre nouveau vient rendre sa tâche très laborieuse. Les progres extraordinaires de la population, le développement prodigieux que présentent l'agriculture, les fabriques et le commerce ; la fondation de nouvelles villes , l'ouverture de nouveaux canaux, la construction de nouvelles routes, et les nouvelles divisions du territoire, rendues nécessaires par tant de progrès et par l’affluence de la population dans des terreins encore vierges, sont autant d’élémens d'erreurs pour le géographe le plus exact, le plus conscieucieux , surtout lorsque c'est en Europe qu’il rédige sa description. Des villages et mème de simples hameaux deviennent en quelques mois des viiles importantes par la construction d'un chemin en fer, par l'ouverture d’un canal, ou par l'exploitation d’une mine nouvelle; et tel État qui n’avait que 30 ou 40 comtés, peut ; dans le court espace de deux ou trois ans , en avoir un quart, un liers, et jusqu'à la moitié de plus. Nous engageons ceux de nos lecteurs à qui notre assertion pourrait paraitre exagérée, à comparer la description des différens États de l'Union, donnée par notre
qui de | aide forti naic pogr nos ( feres
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2e que, et est méme ue, Les guerres ss sur les débris ssé à leurs gouaction de leurs le, Tout ce que que état; encore ‘ut éviter les cre description des aisent ordinairequelles nous nous du Globe, jointes fs des principales c quelques admiaincu de cette véà fait observer, à tions proposé de
eau-Monde; leur narchie Anglaise; entifiques et littéemens corit sponle par elle-même, es états de l’Améet par l’entrepreun sont à la tète de tre de cette partie traiter cette partie escription des états décrit tous les au- Océanie et de l'Ale l'empire du Brétance de ces nou-
ontredit la partie de la seule comprise dans 1 Nouveau-Monde sur e tant de richesses, il iffculté au géographe.
aborieuse. Les progrès e présentent l'agrieulvilles, l'ouverture de ouvelles divisions du de la population dans pour le géographe urope qu’il rédige si nt en quelques mois ouverture d'un canal, ue 30 ou 4o comtés, , un tiers, et jusqu'à la assertion pourrait jaion, donnée par noire
: A LA GÉOGRAPHIE. ét Abrégé, avec la descripti "or were: ice nur | rédigé et publié en SD pr Mn rence offerte dans l’Atlas des Deux Amériques Varront pootibtre ave no ce aon , sur les ouvrages nationaux les plus récété ils comtés aux États du Mississipi d Len tandis que | Atlas n'accorde que 18, 48, 67 el 54 Ê ne respectif de té ni à 26, Ga, pre) . . Épnel ns porté a description particulière de s à 26, G2, 83 et 73; ils ÿ chercheront en vai fobts p eo chaque État, les grands Ou de la Ne Are ts dia br que nous avons indiqués à l'article où nous avons tracé le “ion d'eutE es ere ee communications ; ils n'y trouveront pas non plus l'indican'y trouveront pas davantage Se as fer pratiqués sur plusieurs points de l'Union; ils indiquées dans le volsinäge des É (be villes que nous avons décrites ou simplement ni les villes fondées dernière USE de charbon exploitées dans la Pennsylvanie es nou de ES te ts à l’ernbouchure des nouveaux canaux , ni enfin des Nous avons fait tout ps mè js cause vieut de changer en villes importantes. calque fidèle du ss Les épendait de nous pour donner autant que possible un en Pa nous manque pour indiquer toutes les précieuses resl'Amérique, et pour écarter | jee | shtouré pour décrire convenablement cette partie de au moins les ouvrages auxqn el tn er En ige titudes. Nous nous bornerons à citer bles qui ont bien voulu UM PAIE Ron: do cstimapremiers Morse, Pithi ans cette tâche di icile. Nous nommerons parmi Tanner, Darby, le de He mat et Clark, Long et Keating, Sidon, dr dd rates é en Weimar, Schoolcraft, Basil Hall, Beltrami, te UE I Lee Ta de excellentes à nos deux savans amis, 22. Warden, ; a publié une statistique Ar EU pre quelle onstancio, qu'un long séjo or 4 lles de tous ses evanciers; et #. le docteur ses nombreuses lait ho tee He ni A , où ila été chargé d'affaires du Portugal, varices ont mis à même de conti ve és plus distingués, ainsi que ses connaissances connaissance TE à | ré Helen celte puissante confédération. La ré faire pittoresque du fleuve Hudson , ae DR IIS Stan ARIIeUE Me MINES importans éclaircissemens , et qui cs auquel nous devons plusieurs notes avec quelques revoir les épreuves de celte Lt ‘de AUS DR Ar GE CAMANRR PS AESR n'aurions jamais pu offrir l'étal a du dd notre ouvrage. Malgré tant de ressources, nous qui conduisit eu Europe 4/ Ie pret € extraordinaire, sans un heureux hasard de la meilleure Géogra ie Ma un des rédacteurs de l'American Almanac etauteur alle. dé-camp de md . À Fe publiée en Amérique; et 47. le major FE fortifications, des canaux pe Fes À qui, evec ce tacticien célèbre, traça le vaste plan es naient à peine de quitter le sol de l'Uuion à nd des Etats-Unis. Ges deux savans » qui ve- Lime ses moindres délais ont ot lext liprrmenn pi + le sr M | ve e € \ ) *ance -seuleme revoir férens sujets se ji Re ho une multitude d'indications précieuses A sn s le plan de nos descriptions. s co | ux pages 1015 et 1016, nous avon ll i anomalie géographique qu'offrent le s appelé l'attention du lecteur sur la singulière avonsjustifié Les étiominatiohs ah Re dan A Ab Dire consulté sur ée point notre Le L uyèes par nous dans le cours de cet ouvrage Ayant Cat VAE aie dd odéetes , il nous a témoigné combien iFsareit ns Les > parrain de cette fédérati y i Len . ess d'une dénomination ail re Rem CR Le se rique-d' lets ere Li Ps les idées suivantes: Union fraternelle Font ap stellation boréale , noinmés oi. d’Adelphia et de Pleias où Pleiade. Cette Gen comme la protectrice des navi De Atlantides par les anciens, était regardée dont chacune représente un rs Le pavillon de l’Union étant composé d'étoiles, Le lg oflre effectivement à l'œil une véritable constellation. les regards de l’Europe se p Ft Aménique-Esracwozs. Depuis quelques années 1 + des magnifiques per RE Mes les nouveaux états qui se sont élevés sur les débris aveu escilur grarils cinpires | mérique-Espagnole. Plusieurs rivalisent pour l'étendue relativement au sol sur Fpuot ele et dtribe population collective, quoique très faible listribuée, est néauinoius trés considérable lors-
ent . INTRODUCTION
qu'on la compare à celle des autres puissances du Nouveau-Monde , surtout si l'on pense cé | qu'elle dépasse les deux cinquiëmes de la population totale de ce vaste continent ; les n'est villes principaies de ces nouveaux états rivalisent pour leur beauté avec les plus belles geur villes du monde, et, sous le rapport du nombre de leurs habitans, elles figurent parmi les plus grandes de l'Amérique ; enfin le produit des mines de quelques-uns de ces états, ques quoique considérablement diminué depuis quelques années , est encore si important , que foule sous ce rapport, leur richesse dépasse celle de tous les autres états du globe, Tous ces déja motifs nous ont engagé à sortir un peu de notre cadre lorsqu'il s'agissait de les décrire, ainsi Nos guides principaux ont été les voyages et les ouvrages du 4#aron de Humboldt , de péric Ward, Bullock, Lyon, Hardy, Beltrami, Mollien, Thompson, Rengger e\ Longchamp, de F Muñez et une foule d'autres qu'il serait fastidieux de nommer, Nous avons profité des Sant avantages inappréciables que nous offrait notre séjour dans la capitale de la France, pour Rio remplir les lacunes laissées dans la géographie de ce pays par les savans estimables que VAN nous venons de nommer et pour corriger les erreurs échappées à quelques-uns d’entre eux, Pedre en nous mettant en rapport direct avec plusieurs personnes instruites des pays mèmes que de Re uous voulions décrire, et, qui plus est, avec les chefs politiques de ces nouvelles répu- curés biiques. C’est ainsi que, par un heureux concours de circonstances, nous avons eu l’hon- uons peur de connaître personnellement plusieurs de ces personnages marquans et de recevüir prises de précieux renseignemens de 3. Pedraza, ancien premier président des États-Unis du qu'on Mexique; de M. Santander, vice-président de la république de Colombie; de 4. Her. VA ran, général de brigade au service de cette république ; de M. le général Mosqueira, publié ancien préfet du département du Cauca ; de Æ. d'Egaña, ancien ministre de l'intérieur divers de la république du Chili; de 42. de la Barra, chargé d'affaires de cet état ; de A. Bar- annon berena , ancien député du Guatemala et ministre à Londres des États-Unis de l'Amérique que p entrale ; de 4. Vasquez, ministre plénipotentiaire à Rome pour les États-Unis du la phi Mexique. D'autres circonstances favorables nous mirent en rapport avec MM. d'Acosta, dans | capitaine du génie au service de la Colombie; de la Torre, bibliothécaire à Arequipa; La Gordoa, ancien député de l’état de San-Luiz; de la Garza, docteur en médecine natif ports | de Tamaulipas ; Bibeiro, Vincendon La Tour et plusieurs autres qu’il serait trop long de civilise nommer , parmi lesquels quelques-uns nous défendent, par une modestie excessive, mais ques d que nous respectons, de prononcer leurs noms. Nous nous plaisons à avouer que nous avons avons obtenu de précieux renseignemens sur la géographie et les monumens de la répu- Méry, blique de Bolivia de l'obligeance de M. Pentland, mentionné dans notre description de mais st cet état et surtout à la page r102. D'autres notes non moins importantes nous ont été uous d fournies sur le nouvel État Oriental de l'Uruguay et sur les Etats-Unis du Rio de la Plata moius | par M. Varaigne, l'ami intime de M. Ribadavia, si connu par ses lumières et par la sagesse uuus a! qu'il a déployée lorsqu'il était à la tête de la république Argentine. aussi C'est surtout aux lumières des personnages que nous venonsdeciter que nous sommes cherch redevable de l'avantage inappréciable pour la géographie , de présenter dans cet Abrégé les plu les véritables divisions actuelles de ces nouveaux états, divisions que nous avons jusqu'à départe présent trouvées plus ou moins inexactes dans tous les ouvrages même les plus récens que uière c nous avous consultés, comme aussi l'avantage non moins important de donner une descrip- AMÉ tion exempte des erreurs qui déparent les meilleurs ouvrages de géographie. C'est encore eclle se les notes de ces messieurs qui nous ont mis en état d'éviter les méprises que nous avons Nouvea sigualées dans plusieurs parties de cet ouvrage, et de remplir bien des lacunes qu’offrait maitres encore la géographie. trouvé | L'emprre pu Bsési méritait à tous égards d’être traité avec quelques détails. Nous moitié € avons cunsulté pour le décrire les ouvrages de MM. Southey, Koster, Mawe, Eschwege, que quo prince de Wied-Neuwied, Schæfler, Freireis, Weech, Grant, accompagné de notesde M. Na- à la géo, varrod'Andrada, et celui qui les vaut tous ensemble , la Relation historique des voyageurs le comp bavarois Spix et Martius, que nous avons connus à Lisbonne, celles non moins remar- dalions quables de A7, de Saint-Hilaire et de M. de Freycinet et la Corografia Brazilica du père Ayres gène de de Cazal; cette dernière, malgréses grandes imperfections et ses erreurs, est encore l'ouvrage ques , dé géographique le plus important que l'ou ait publié sur cet empire; c’est une riche mine Ces mot que bien des littérateurs exploitent dans le silence, se gardant bien de signaler au public di Geog Le mérite de son modeste auteur, pour prolonger le profit de leurs plagiats ; cet ouvrage a inäis no
ne tn tm
urtout si l'on pense aste continent ; les avec les plus belles Ales figurent parmi es-uns de ces états, e si important , que du globe. Tous ces sait de les décrire.
on de Humboldt , de rger et Longchamp, us avons profité des e de la France, pour vans estimables que jues-uns d'entre eux, des pays mèmes que ces nouvelles répunous avons eu l’honuans et de recevüir nt des États-Unis du lombie; de 47. Hergénéral Mosqueira, inistre de l'intérieur cet état ; de 3. Bar- -Unis de l'Amériqueur es États-Unis du ‘avec MAL. d'Acosta, thécaire à Arequipa; ur en médecine natif ’il serait trop long de destie excessive, mais ns à avouer que nous jonumens de la répunotre description de ortantes nous ont été nis du Rio de la Plata ières et par la sagesse
iter que nous sommes nter dans cet Abrégé ue nous avons jusqu'à
graphie. C'est encore rises que nous avons des lacunes qu’offrait
uelques détails. Nous , Mawwe , Eschiwvege, né de notesde M. Natorique des voyageurs les non moins rematazilica du père Ayres s, est encore l'ouvrage c’est une riche mine de signaler au public agiats ; cet ouvrage à
A LA GÉOGRAPHIE. cut
été presque littéralement traduit par 3. Henderson dans son History of the Brazil, qui n'est que la reproduction du travail du savant brésilien, avec quelques remarques du voyageur anglais et quelques additions relatives au commerce et à d'autres sujets.
Des Portugais qui ont été pendant long-temps à la tête des affaires du Brésil, et quelques diplomates que nous avons eu occasion de connaitre à Paris, nous ont fourni une boule de documens sur la géographie et sur la statistique de cet empire. Nous en avons déja publié un grand nombre dans notre Essai statistique sur le royaume de Portugal, ainsi que dans plusieurs articles des Revues Britannique, Encyclopédique et autres écrits périodiques ; d'autres ont vu le jour dans la savante relation du voyage de M. le cepitaine de Freyvinet, La reconnaissance nous impose le devoir de nommer ici 4. Joäo Paulo dos Santos, lieutenant-colonel et professeur de mathématiques à l'académie militaire de Rio-de-Janeiro; feu A7. le vicomte de San-Lourenco, ancien ministre du Trésor au Brésil; M. Silvestre Pinheiro, ancien ministre des affaires étrangères au Brésil; 24. le baron de Pedra-Branca, ancien chargé d'affaires du Brésil à Paris ; et OZ. de Cunha et marquis de Resende, qui lui ont succédé. C'est à leurs lumières et aux secours qu'ils nous ont procurés, que nous devons la connaissance de beaucoup de faits Se re à l'aide desquels uous avons pu remplir bien des lacunes et éviter un plus grand nombre encore de méprises. Aussi notre tableau géographique de cet empire differe-t-il beaucoup de tous ceux qu'on a D pp) jusqu’à présent dans les ouvrages les plus récens et les plus applaudis. M. Ferdinand Denis, qui a visité lui-même cette partie de l'Amérique-Méridiouale et publié plusieurs ouvrages connus sur le Brésil et le Portugal, après nous avoir fourni divers reuseignemens, a revu notre article avec soin. Nous saisissons cette occasion pour annoncer deux ouvrages dont uous avons été à même d'apprécier toute l'importance et que prépare depuis long-temps notre savant ami; nous voulons parler de ses travaux sur la philosophie et la poésie des voyages, et de son livre sur les poésies de tous les peuples dans l'enfance de la civilisation. E
La aérupcique D'Haïry, par son importance politique et commerciale, par ses rapports intimes avec la France, et l'intérêt qu'inspirent les rapides progrès faits dans la civilisation par ses habitans pres ue tous d'origine africaine, nous a paru mériter quelques détails, malgré le plan rétréci de cet Abrégé. Les sources principales auxquelles nous avons puisé les faits pour en tracer le tableau sont : les ouvrages de Moreau de Saint. Méry, de Dorvo Soulastre, de James Barskett, de Placide Justin, de Mackeniie, ete., etc. ; mais surtout ce qui nousa été du plus grand secoursce sont Les renseignemens précieux que uous devons à feu l'abéé Grégoire, ancien évêque de Blois, et les communications non moius importantes que 4Z. Mollien a bien voulu nous faire. Environné de tous ces secours, uous avons pu offrir pour la première fois à nos lecteurs plusieurs détails topographiques aussi curieux qu'importaus et les véritables divisions admiuistratives de cet état, qu'on cherche en vain dans toutes les géographies, les dictionnaires et les tableaux statistiques les plus récens, où l'on ne trouve que les 33 arrondissemens militaires au lieu des 6 départemens dans lesquels tout le territoire de la république est partagé depuis sa deruière constitution.
Amérique-Innicëne-INpérexpanre. Les traités de géographie et les dictionnaires de celle science ne consacrent jamais un chapitre où un article spécial sur cette vaste portion du Nouveau-Monde, quoique les peuples qu'elle embrasse occupent de fait ou parcourent en maitres dans toutes les directions , un espace que par des calculs approximatifs nous avons trouvé pouvoir ètre estimé à près de 6,000,000 de milles carrés, c’est-à-dire à plus de la moitié de l’aréa de tout le Nouveau-Continent. Nous verrons aux pages 1134 et 11797, que quoique leur nombre ne soit pas le dixième de celui auquel des personnes étrangères à la géographie statistique le faisaient monter, il est toujours assez considérable lorsqu'on le compare à la population totale du Nouveau-Monde. D'ailleurs, ce sont justement ces ualiuns peu nombreuses qui offrent la partie la plus intéressante de la population indigène de ce vaste continent, partie à laquelle les recherches philologiques et ethnographiques , devenues de nos jours si importantes et si communes , ajoutent un nouvel intérêt, Ces motifs nous avaient engagé à lui consacrer un chapitre spécial dans notre Compendio di Geografia universale ; nous espérions que notre exemple s:rait suivi par les géographes; mais nous avons été trompé daus notre espoir , et 1-3 amateurs de la géographie, les
Re —
eiv INTRODUCTION
philologues et tous ceux qui veulent connaître cette intéressante partie de l'Amérique sont encure obligés de chercher une à une les innombrables peuplades indépendantes, dans es descriptions des sulitudes que les Européens et leurs descendans regardent comme faisant partie de leurs territoires respectifs. Le Wollstændiges Handbuch der Erdbeschreibung mème, malgré ses gros et nombreux volumes, se borne dans l'introduction des deux Amériques à donner plusieurs centaines de noms barbares, renvoyant pour les détails aux chapitres consacrés à la description des états différens, Nous avons exposé dans le texte nos moyens d'éviter les répétitions, qui, sans utilité auraient grossi notre Abrégé, sans négliger d'en donner tous les détails que nous croÿions nécessaires pour mettre le lecteur en état de connaitre les principales nations qui appartiennent à cette intéressante partie de l'Amérique.
La Patagonie qui, dans les limites assignées parles meilleures cartes et les plus ré. centes, offre une région physique des mieux tracées du globe, est encore une terre entièrement indépendante par le fait, et sur laquelle plusieurs nations contestent à tort aux Espagnols le droit de suzeraineté. Ces considérations nous engagèrent à en placer la description dans le chapitre de l'Amérique-Indépendante-Indigène, à laquelle, selon nous, on devrait aussi ajouter toute la partie du Chili qui s'étend au sud du Bobio. En effet, au-delà de ce fleuve les Chiliens ne possèdent que Valdivia et quelques établissemens isolés ; la plupart des villes qu’ils ont autrefois fondées ont été détruites par les Araucans, qui ont chassé de leur territoire ces incommodes voisins ; et quoique nos géographes, même les plus consciencieux , continuent à représenter sur leurs cartes et à décrire dans leurs livres Villarica et autres villes, leur existence n'en est pas moins fictive ; elles doivent disparaître de la géographie moderne ou actuelle, pour entrer dans le domaine de l'histoire de la géographie.
Anménique-Coroxtacs. Les bornes de ce livie ne nous permettent pas d'exposer tous les motifs qui nous ont guidé dans la description des parties du Nouveau-Monde que nous avons ainsi appelées, parce qu'elles embrassent les colonies dépendantes des puissances européennes. Nous ne pouvons non plus indiquer toutes les sources auxquelles nous avons
uise, Nous nous bornerons seulement à faire quelques observations qui nous paraissent iniispensables pour éviter les critiques qui pourraient nous être adressées.
Le développement extraordinaire qu'ont pris l'agriculture , la population et le commerce dans le Haut et Bas-Canada , dans la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et autres parties de l’Amériqué-du-Nord Anglaise, nous a paru devoir mériter quelques détails, ne fût-ce que pour attirer l'attention du lecteur sur des contrées que les géographes routiniers continuent à décrire encore cumme à-peu-près désertes, tandis que des villes florissantes y remplacent tous les ans d'anciennes forèts , que des canaux et des chemins magnifiques y traversent des contrées populeuses, naguère demeure de quelques faibles tribus sauvages, et que les forteresses , les arsenaux, les établissemens littéraires de tout genre et la publication régulière de plusieurs journaux annoncent l'activité d'un pays entièrement civilisé, Cette négligence de la part des gévgraphes et des cartographes vous étonne d’autant plus, que depuis nombre d'années des voyageurs ont publié une foule de faits qui devaient éveiller l'attention des faiseurs de géographies. Passant entièrement sous silence comme déjà connus de tout le monde les principaux ouvrages publiés sur cette partie de PAmérique, nous ne meutiannerons que Îles trois suivans qui viennent de paraitre à Londres: British America par John M'Gregor, The Canadas par Andrew Pichen, et The Columbia River par Ross Cox. Nous ajouterons que M. Milbert, dont nous avons parlé à la page cr, et M. Marshall, établi à Saint-John dans l'ile de Terreneuve, ont bien voulu nous donner des éclaircissemens et des notes sur quelques parties de ces vastes contrées, Nous passerons sous silence, puisqu'on l'exige absoi: nent, les noms de quelques autres personnes estimables auxquelles nous avons {es mêmes obligations,
Nous avons déjà vu, en parlant de l’Europe, quels sont les savans qui ont bien voulu nous aider dans la description des autres contrées de l’Amérique-Coloniale. Les faits importans que nous avons exposés aux pages 1174 et 1175, justifient l'étendue que nous avons donnée à la description de l'ile de Cuba , à laquelle les géographes routiniers , en répétant les descriptions surannées, accordent à peine quelques lignes dans lesquelles ils ne mous apprennent rien de curieux et d’important , malgré les ouvrages remarquables pu-
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A LA GÉOGRAPHIE. cv bliés dans ces dernières années par MM. de Humboldt, Huber, et le savant article de la Revue Britannique où #. Galibert, avec un talent remarquable, a su résumer tout ce qu'on avait publié de plus important sur cette colunie que tout bien pesé, nous n'hésitons pas à regarder comme la plus riche de toutes celles que les Européens ont fondées jusqu'à présent. À la page 1182 nous avons mentionné le savant et modeste statisticien qui a de
main de maître rassemblé et coordonné tant de documens précieux sur ce magnifique élablissement,
Océanie.
Un peu plus grande que l'Europe, mais compose d'un nombre presque infini d'îles éparses sur plus de la moitié de la circonférence du globe; offrant le plus petit de ses continens et la plus grande de ses îles; ne présentant au géographe que des pays inconnus dans l'intérieur des grandes terres, et une foule de petits états dans celles d'une médiocre étendue; l'Océanie demandait un plan de description tout particulier. Suivre autant que possible les grandes divisions géographiques, sans négliger entièrement les divisions politiques; conserver les synonymies généralement adoptées, sans laisser ignorer les noms véritables imposés par les naturels aux terres qu’ils habitent, et ceux que les premiers navigateurs leur ont donnés; rattacher aux archipels principaux les nouvelles îles découvertes de nos jours, et imposer aux nouveaux groupes des noms nouveaux , demandés par l'état actuel de la géographie de cette partie du monde : voilà les dificultés principales qu'il fallait vaincre, indépendamment de celles qui sont inséparables de toute description géographique. C'est aux géographes studieux, qui suivent les progrès de la géographie de l'Océanie, à juger jusqu’à quel point nous avons pu atteindre le but que nous nous sommes proposé. Que ques observations générales, et l'indication de quelques ouvrages sont indispensables pour faire connaître au lecteur le plan de notre travail et les sources principales où nous avons puisé.
Ce que nous avons dit dans le chapitre vrir® et à la page 1234, nous dispense d'exposer les motifs qui nous ont engagé à employer indifféremment, dans la description de cette partie du monde , les dénominations d’Océanie et de Monde-Maritime. Mais ayant été obligé, comme nous venons de le dire, de grouper plusieurs terres , e’ nos groupes géographiques se trouvant parfois différer entièrement des divisions générilement reçues ou proposées par quelque savant géographe, nous croyons indispensable de dire un mot à l'appui de celles que nous proposous, pour classer avec clarté, et d'après une méthode scientifique , les innombrables iles du Monde-Maritime.
L'ethnographie et la géographie politique nous obligeaient à suhdiviser en trois parties la grande chaine d'iles qui s'étend depuis l'extrémité occideutale fe Sumatra jusqu'à l'ile de Timor ; nous en avons fait trois groupes , que nous avons nom més groupe de Sumatra , groupe de Java et archipel de Sumbava-Timor. Nous avons pris le détroit d'Allas pour le point de séparation entre le groupe de Java et l'archipel de Sumbava-Timor parce que Bali, formant incontestablement partie du groupe de Jata , il n’eu fallait pas séparer l'ile de Lombok , qui en dépend sous le double rapport géographique et politique. D'ailleurs, c’est aussi ce point que M. Crawfurd a choisi pour partager en deux parties cette longue chaîne d'îles. Fidèles aux principes que nous nous sommes imposés toutes les fois que nous devions faire quelque nouvelle division géographique, nous avons nommé archipel Sumbava-Timor, le troisième groupe, en composant son nom de ceux de ses deux iles principales.
Dans le grand archipel des Moluques, nous avons proposé de former un groupe des Moluques proprement dites, en rattachant ces petites iles à celle de Gilolo, et de le nummer groupe de Gilolo, pour donner à la partie un nom difiérent du tout, et pour suivre , à l'égard de ce groupe, le priucipe qui doit guider le géographe dans la dénumi-
avt INTRODUCTION
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nation des groupes et des archipels. Gilolo, en effet, surpasse de beaucoup toutes les autres Îles voisines, C'est pour ne pas renverser les divisions admiuistratives existantes depuis long-temps, que nous avons cru devoir négliger les divisions géographiques, à l'égard de quelques iles encore peu importantes, que les géographes hollandais classent parmi les dépendances du petit groupe de Bauda, sous les noms de Les du Sud-Est et les du Sud-Ouest, Cette dernière chaine surtout offre de grandes interruptions, Il nous semble qu'il serait beaucoup plus convenable de classer ses iles avec l'archipel de Sumnbava-Timor, dont elles sont évidemment une dépendance géographique, indiquée par la position des iles Wetter, Letti, Mon, Lackar et Sermatta.
Nous aurions préféré ranger l'archipel de Nicobar parmi les dépendances géographiques de la grande ile de Sumatra; mais en le laissant en Asie et en le rattachant aux iles de l'Inde-Transgangétique , nous avons voulu accorder quelque chose aux géographes voutiniers, qui n'auraient pas manqué de pousser les hauts cris contre une si grande innovation,
Nous avons réuni, sous le nom d'archipel Mounin-Polcanique , toutes ces îles éparses, dont plusieurs forment l'archipel de Magellan de quelques géographes; dénomination nouvelle peu heureuse, que nous avons cru ne devoir pas conserver, Nous avons composé la nôtre du nom de Mounin (Bonin), sous lequel M. Abel-Rémusat et ensuite M. Klaproth ont fait connaitre les premicrs les seules iles habitées de tout cet archipel, et nous y avons joint celui de Folcanique, pour rappeler le trait physique principal des iles qui forment le groupe de ce nom, dont plusieurs ont des volcans. Le groupe oriental et le groupe occidental ont reçu leurs noms de leur position, relativement aux autres iles de cet archipel. Nous avons déjà expliqué dans le texte de quelle manière nous croyons pou. voir concilier l'opinion du savant marin anglais, M. le capitaine Beechey , qui nie l'existence des îles Mounin-Sima , et celle des illustres orientalistes que nous venons de citer,
Le grand nombre d'iles découvertes dernièrement depuis l'archipel de Palaos (Pelew) jusqu'à ceux de Viti (Fidgi) et des Hamoa (des Navigateurs), permettent, jusqu'à un certain point, de les regarder, si l'on veut, comme ne formant qu'un seul archipel, Mais la science exige des subdivisions méthodiques pour aider la mémoire, pour faciliter l'intelligence des anciens voyages et des descriptions publiées par les navigateurs modernes, comme aussi pour éviter la confusion inévitable dans la description d'un si grand nombre d'iles, répandues sur un si vaste espace de l'Océan, habitées par tant de peuplades diffé. rentes el offrant, dans quelques iles, de grandes différences sous le double rapport physique et moral. Nous avons pensé qu'il fallait en former plusieurs archipels, et nous avons nommé .#rchipel-Central tous ces groupes d'îles qui, sous différentes dénominations, occupent le centre de la Polynésie, et dont la direction principale , étant du nord au sud, est diamétralement opposée à celle de la grande chaine des Caralines , avec lesquelles on persiste à les ranger.
Nous avons fait disparaître de notre Océanie l'archipel de Roggewein, que quelques géographes , peu au courant des progrès de la science, s’obstinent encore à tracer sur les cartes de cette partie du monde. L'important voyage de M. Kotzebue et les savantes discussions de M, de Krusenstern, ont démontré la nou-existence de cet archipel , du moins dans les parages où il devrait exister, d’après les calculs des plus savans géographes modernes.
Nous avons étendu la dénomination de Sporades à toutes les îles de la Polynésie, que dans l'étac actuel de la géographie nous avons cru devoir ne ratlacher à aucune de ses divisions principales. Malte-Brun a été le premier à proposer ce nom si sonore et si consenable pour les iles éparses de l'hémisphère austral. Dès l’année 1816, nous l'avons étendu, dans notre Compendio di Geografia, à toutes les iles éparses qu'on connaissait alors dans l'hémisphère boréal. Il serait à desirer qu’en gécgraphie, comme dans les autres sciences, on füt moins diflicile à rejeter d'anciennes classifications, qui entravent plutôt qu'elles ne facilitent la marche de cette science, et qu’on adoptât toutes les innovations qui portent les marques évidentes de leur utilité.
Les autres archipels ne nous paraissent exiger aucune observation importante pour tout lecteur qui voudra suivre la description de notre Océanie sur des cartes, où l’on trouve déjà placés tous les résultats des plus réceutes explorations dans cette partie du globe.
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A LA GÉOGRAPHIE. [ANT
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Mais, nous ne garantissons pas que les groupes que nous offrons aujourd'hui ne puissent être modifiés dans quelques années par les conquètes géographiques que de nouvelles explorations peuvent amener, Un seul exemple suffira pour donner une idée des immenses variations auxquelles est sujette cette partie de la géographie. L'archipel actuel de Paumotou ou des /les-Basses, correspond aux trois archipels distincts dans lesquels les géographes partagent cette partie de la Polynésie, savoir : l'#rchipel.Méridional, l'Archipet- Dangereux de Bougainville , et l'Archipel de la mer Mauvaise de Schoutten, Mais la découverte d'un grand nombre d'iles faite depuis une trentaine d'années par Wilson, Notzebue, Bellinghausen , Duperrey, Beechey et autres navigateurs, ont rempli les intervalles qui séparaient ces trois archipels, eu obligé le géographe à les réunir dans un seul, pis à dénomination d'archipel des Iles-Basses, nom qui est très approprié à la nature deces iles, toutes presqu'à fleur d'eau, et entrant dans la classe des attolons. Les découvertes nouvelles qui se succèdent si rapidement nous font même penser que les vides qui séparent aujourd'hui les Sporades pourraient bien se remplir duus quelques années. Bientôt peut-être il faudra former un nouvel archipel des iles qui s'étendent au sud de Tahiti et de l'archipel Paumotou, depuis l'ile Rimatara jusqu'à celle de Ducie, Situées toutes sous le tropique austral, ou à une très petite distance, elles forment une chaine d'îles presque toutes hautes, dirigée de l'est à l'ouest, que nous proposerion$ de nommer archipel du Capricorne. Cet archipel embrasserait par conséquent le groupe de Toubouaï, décrit à la page ra77, et les îles Pitcairn, Paques et Sala, ainsi que le groupe de Gambier, compris dans les Sporades Australes et décrites aux pages 1282 et 1283, Nous entrevoÿons encore la composition probable d’autres archipels; mais il serait trop long d'en parler ici.
L'histoire de Sumatra du célèbre orientaliste Marsden , celle de Java de Raffles , le mémorable ouvrage de #, Crawfurd sur les iles de l'Archipel-Indien ou de la Malaisie, l'East-India Gazetteer de A1. Hamilton, qui offre un excellent résumé de tout ce qu'on & publié de plus authentique et de plus important sur la Malaisie ; la statistique des Philippines de 4. Thom. Comyn et l'ouvrage remarquable que M. le comte de Hogendorp a publié en 1830 sous le titre modeste de Coup-d'OEil sur l'ile de Java, etc., sont les sources principales où nous avons puisé pour la description de l'Océanie-Occidentale. Des documens importans, que nous devons à l’obligeanre de Y. le baron Van der Cappelien, avant dernier gouverneur général de l'Océanie-Hollandaise, et de 4. Schneiter, secrélaire général à Batavia, nous ont mis à même d'améliorer la géographie politique de ces belles contrées. De même, un aperçu statistique sur l'Océanie-Portugaise, rédigé par un des derniers gouverneurs de Timor , et quelques précieux renseignemens que nous devons à l'obligeance de 27. le capitaine Freycinet, sur l'ile de Timor et sur celles qui l'environsent, nous ont permis d'offrir l'état actuel de la géographie de cette partie de la Malaisie, traitée jusqu’à présent si imparfaitement dans toutes les géographies. Nous devons aussi ajouter que nous avons de grandes obligations à un voyageur célèbre, M1. Domeny de Rienzi, qui, dans ses longs et nombreux voyages , a parcouru les cinq parties du mônide, où il a fait de savantes découvertes historiques , anthropologiques et archéologiques, et d’où il à rapporté plusieurs objets précieux, acquis depuis un naufrage qui a privé le monde savant d’une des plus riches collections qu'un voyageur eût encore formée, Dans le corps de l'ouvrage nous avons toujours signalé au lecteur tout ce que nous devons à cet intrépide explorateur.
L'ouvrage de Brosse, si remarquable pour l'époque à laquelle il a paru, et ceux de Fleurieu, de Burney et de Xrusenstern, mais surtout celui de ce dernier, nous ont été d'un grand secours pour tout ce qui regarde les généralités du Monde-Maritime, et particuliérement de la Polynésie. Pour la description des autres parties du Monde-Maritime, nous avons consulté surtout les ouvrages de Collins, Wentworth, Cunningham, Oxley, Evans pour le Gontinent-Austral ou l'Australie proprement dite et pour la Diemenie (Van-Diemen) ; et les voyages maritimes de Furest, Dampier, Cook et Forster, Bougain. ville, La-Pérouse, D'Entrecasteaux, Wilson, Delano, Krusenstern, Flinders, Pé: ron, Bellinghausen, Freycinet, Kotzebue et Chamisso , Duperrey, King, Durville , Kolff, ete., ete., pour le Continent-Austral, pour la Diemenie et pour les autres terres de l'Australie on Océanie - Centrale; les descriptions de Warsden et Edwardson
evi INTRODUCTION
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pour la Nouvelle-Zélande ; d'Eflis et de ses savans collaborateurs pour la Polynésie et spé. cialement pour les archipels de Saudwieh et de Tahiti; de Mariner pour ceux de Tonga et de Viti, Nos liaisons d'estime et d'arnitié avec plusieurs officiers et savans qui ont fuit partie des expéditions mémorables de MM. Freycinet, Duperrey et Durville et de celle de M. Bellinghausen , nous ont valu la connaissance d'une foule de faits curieux et impor. taus, qui ont trouvé place dans la description de cette partie du monde, Nous nommerons cntre autres, 2/37, Gaymar, Lesson et Garnot, parmi les Français, et 3. Sémonoff, parmi les Russes, La justice et la reconnaissance exigent même un aveu de notre part; c'est que nous devons à l'obligeante amitié de 4. Jules de Blosseville, officier de la marine royale, la correction de quelques inexactitudes qui nous étaient échappées dans la rédaction de cette partie de notre Abrégé, dont il a revu les épreuves en ÿ ajoutant plusieurs rensei gnemenus, qu'on trouve rarement dans les ouvrages déjà publiés et qui sont le résultat de ses vbservations locales et des longues recherches auxquelles il s'est livré pour connaitre l'état social des intéressantes peuplades du Monde-Maritime, Nous avons déjà signalé dans le texte les nombreux emprunts que nous avons faits au frère de ce marin, à M. Ernest de Blosseville, dont l'ouvrage récemment publié sous le titre d'Histoire des colonies pénales de l'Angleterre dans l'Australie, offre le résumé de tout ce qu'on savait de plus important et de plus positif sur la géographie du Continent-Austral et sur la Diemenie jusqu'en 1836, époque de sa publication. Le même écrivain a bien voulu revoir et enrichir de notes notre descriptiou de l'Océanie-Centrale,
Telles sont et l'exposition du plan et l'indication fidèle des sourecs nombreuses auxquelles on a puisé pour rédiger cet Abrègé de géographie, Nous n'avons pas la prétention ridicule de croire que tout ce que notre livre contient soit exempt d'erreurs; mais nous avons fait tous nos efforts pour arriver à toute l'exactitude que comporte un sujet aussi vaste, et qui embrasse une infinité de détails si différens et si variables. Nous y avons consacré dix ans de recherches ; nous pouvons même dire que la plus grande partie de notre vie n’a été employée qu'à nous préparer à sa com- PEN Nous prions ceux de nos lecteurs qui douteraient qu’un seul voume contienne réellement tout ce que nous venons d'exposer, et cela avec assez de détails pour ne pas nuire à l'intelligence des différens sujets qui y sont traités, de vouloir bien comparer chacun de nos articles de la géographie générale et particulière, nos descriptions des villes les plus importantes, avec les articles et les descriptions correspondans qu’on trouve daus tous les traités de géographie et les dictionnaires géographiques. Presque tous nos articles généraux ont été pour nous l’occasion de nous livrer à de longues et pénibles recherches; ils ont été urouvés tellement neufs et importans, que des juges éclairés les ont fait figurer dans les recueils périodiques les plus estimés de la capitale de la France. Aussi la nouveauté du plan de cet ouvrage, l’état encore imparfait de la science qu'il traite et fa célébrité dont jouissent depuis long-temps des géographies placées entre les mains de tout le monde, exigeaient de notre part l'expost raisouné que nous venons de faire, quelque disproportionné qu'il pût paraître avec l'étendue du livre qu’il devait précéder. D'ailleurs, en rédigeant cette introduction, notre but était non-seulement de coordonner les observations critiques répandues dans le corps de l'ouvrage pour signaler l'état actuel de la science, maïs aussi de résoudre le problème récemment proposé par la Société royale de Géographie de Londres (*), en déterminant
(*) Aa Essay on the actual state of Geography in its various departments, distinguishing the knowu from the unknown, and showing what hus been, and what remains to be
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À LA GÉOGRAPHIE. cix
kitter, les Hecren, les Malte-Brun , etc., en citant à chaque pas les sources auxquelles nous puisions. Oubliant que trente années d'études spéciales et une quinzaine d'ouvrages géographiques ou statistiques favorablement accueillis par le publie nous donnaient peut-être le droit de compter sur nos propres forces, nous n'avons vu devant nous que l’immensité du sujet que nous embrassions et toutes les diflicultés que nous opposaient ses innombrables détails pour les traiter convenablement. Nous avons imploré le sccours des savans qui avaient bien voulu nous aider dans la composition d'autres ouvrages, et, comptant Loujours sur cette aménité de caractère, sur cette exquise politesse sociale qui, dans tous les temps et dans tous les pays, ont si justement recommandé le nom français, nous nous sommes adressé ‘un grand nombre de savans et de personnes distinguées de la nation dont nous empruntions la langue, et nous en a uns obtenu la plus généreuse coopération. Nous nous plaisons ici à avouer que c’est à l'assistance désintéressée de tant de Français et d'étrangers estimables que nous devons l'avantage d'avoir pu éviter une foule d'erreurs qui déparent les meilleurs ouvrages de nos prédécesseurs ; que c'est à leurs lumières que nous sommes redevable de tout ce que notre livre offre de moins imparfait; que c’est enfin à eux qu’appartient le mérite de nous avoir mis en état d'offrir le tableau le plus complet de la Terre qu’on ait encore rédigé , autant que le comportent le plan restreint de cet ouvrage, l’état actuel de la géographie, les temps difficiles où nous vivons, ct l'éloignement immense qui sépare le géographe de certaines contrées. Nous prions tous nos généreux et savans collaborateurs de vouloir bien recevoir ici l'hommage sincère de notre vive reconnaissance.
Mais il nous reste encore à faire un aveu aussi important que délicat, et nous nous y décidons avec d'autant moins de répugnance que la justice et notre reconnaissance envers nos savans collaborateurs nous en font un devoir. Pressé par des considérations d'intérêt , nous avons communiqué notre travail manuscrit sur l'Asie, l'Afrique, l'Amérique et l'Océanie à M. Huot, chargé de rédiger la partie descriptive de l’Abrégé de Géographie de Malte-Brun. M. Huot ayant négligé de faire connaître cette circonstance, nous sommes forcé de la révéler nous-mêmes au public. En effet, son Abrégé contenant une foule de divisions géographiques et administratives, de dénominations nouvelles et un grand nombre de faits qui nous appar : tiennent , la priorité de la publication de cet ouvrage pourrait nous faire justement et faussement soupçonner d’avoir emprunté à cet estimable
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auteur, sans le citer, des faits qui sont réellement le fruit de nos propres recherches D'ailleurs le lecteur judicieux qui confrontera les deux ouvrages verra facilement que, riches de notre fonds et des contributions bienveillantes de nos savans collaborateurs, nous n'avions aucune raison d'être plagiaires. Et puisque ce mot nous ramène sur un sujet si délicat, nous saisissons cette occasion de publier une réclamation aussi légitime que fondée, réclamation que nos seules occupations nous avsient empéché de faire jusqu’à ce jour.
Dès qu'un ouvrage a été publié, l'usage en appartient au public, c’est ce que chacun sait; mais la propriété en reste à l'auteur, c’est ce que quelques perstanes paraissent ignorer. Si les emprunts avoués sont pour lui la récompense la plus flatteuse qu'il puisse retirer de ses veilles, il n'en est pas de même des emprunts clandestins. Ceux-ci tendent mani. festement à le dépouiller , au profit d'autrui, de ses droits aux suffrages de la partie du publie, fort nombreuse de nos jours, qui est avide de lumières, mais non assez éclairée pour pouvoir connaître et confronter tous les ouvrages successivement publiés sur la même branche de connaissances. Or, n'est-il pas fâcheux pour un auteur consciencieux et original, qui a toujours soin d'indiquer les autorités d’après lesquelles il écrit, de se voir ravir ainsi le fruit de ses veilles par des personnes peu délicates, qui tantôt ne rougissent pas de copier à la lettre ses calculs et ses déductions, et tantôt, afin de déguiser leurs larcins, dénaturent les faits qu’elles lui ont pris? Absorbé par la quantité innombrable de recherches et de calculs qu'exigeaient la rédaction de cet Abrégé et celle de nos tableaux de statistique comparée , nous avons eu la douleur de reconnaître souvent dans des ouvrages de la nature la plus différente les résultats de nos longues veilles, sans qu’on indiquât la source à laquelle on les avait empruntés, et sans que nous eussions la possibilité de réclamer contre cet attentat. Nous avons même vu l'injustice et la malveillance de certains écrivains portée au point d'attribuer nos travaux à des auteurs imaginaires pour nous frustrer de l'honneur qui nous était dû, ayant été les premiers à publier des documens officiels jusqu’alors inconnus, et dont on savait tirer un si grand parti. Ici nous nous plaisons à rendre justice à ces estimables auteurs qui, préférant les progrès de la science et la vérité à une gloire usurpée, ont eu la délicatesse de signaler toujours les emprunts qu’ils nous ont faits, et que nous regardons comme une honorable récompense de nos travaux. Nous nous bornerons à citer les savans et consciencieux rédacteurs du Companior to the Almanac, ct l'éditeur du Dictionnaire classique et universel de géographie moderne, ouvrage que, malgré ses imperfections, nous n’hésitons pas à proclamer comme le meilleur en ce genre, parce que, M. Hyacinthe Langlois ayant indiqué à la fin de chaque article la source à laquelle il a puisé pour sa rédaction , ce Dictionnaire offre aux personnes, qui ne sont pas étrangères à l’histoire de la science, le moyen d'en apprécier la valeur et lexactitude. Rentré bientôt dans notre patrie, nous espérons être en mesure de suivre les progrès de la géographie, pour tenir toujours notre livre au niveau de la science, et en même temps surveiller notre propriété littéraire. Indépendant de tous les partis, complètement étranger à la politique, toujours prêt à louer nos rivaux et même nos ennemis, nous avons peut-être acquis le droit de compter sur la justice, l'impartialité et l'in-
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À LA CÉOGRADHIE. ext
dulgence des auteurs des journaux et des revues, qui nous ont donné si souvent des preuves de bienveillance. Nous aitendons beaucoup de ces hommes courageux, véritables distributeurs de la gloire, ennemis du charlatanisme et de l'injustice, pour conserver les droits imprescriptibles cet sacrés de la propriété littéraire. Né sur le sol de l'Italie, nous avons habité la France durant la meilleure partie de notre vie, et c'est dans sa langue qu'ont été publiés nos ouvrages les plus importans. En la quittant , nous avons oulu lui laisser par cet Abrégé un souvenir de notre reconnaissance pour la noble hospitalité qu’elle nous a donnée. Nous mettons ce travail, que tant de recherches ct de sacrifices ont tendu à rendre digne du but élevé dans lequel nous le rédigions, sous la protection des lois, des magistrats civils et des magistrats littéraires. Nous sommes persuadé qu’à l'abri de leur puissante égide, nous n’aurons rien à craindre de ces plagiaires, de ces contrefacteurs qui déshonorent la république des lettres, entravent Îles auteurs consciencieux dans leurs travaux et font reculer les sciences où ils osent s’ériger en maîtres.
Nous insistons d'autant plus sur ce sujet que ce n’est point ici notre propre cause que nous défendons : n'est-elle pas celle de l'éditeur consciencieux et éclairé qui nous a si généreusement offert son concours, et qui, ne reculant ni devant des sacrifices sans nombre, ni devant les lenteurs inséparables d’une semblable entreprise, a consacré malgré les temps les plus difficiles de grands capitaux à l'exécution de cette œuvre? N’est-elle pas aussi celle de nos nombreux collaborateurs , qui ont mis généreusement à notre disposition les précieux documens qu’ils avaient recucillis soit dans leurs voyages, soit dans leurs études ? Or, celui qui emprunte des fragmens à notre ouvrage sans le citer, commet souvent un double plagiat, parce qu'il frustre à-la-fois et l'auteur qui a fourni ses observations et celui qui les a coordonnées, en même temps qu'il prive le public des moyens de pouvoir recourir aux sources primitives. Cette dernière circonstance est tellement importante en géographie, que presque tout ce qui n’est pas appuyé par des témoignages authentiques ou par des auteurs assez renommés pour faire autorité, n’a droit à aucune confiance. Que l’on ne trouve donc pas étrange que celui qui a si long-temps médité sur cette branche des connaissances humaines insiste sur ce point. Nous défendons à-la-fois la cause de nos collaborateurs, l'intérêt de la science et la seule propriété que nous aient créée nos longues veilles; car, comme Bias, nous pouvons dire en quittant la France, omnia mecum porto ; en effet, nous ne rougissons pas de l'avouer, la réputation que nous ont value nos ouvrages est tout ce que nous possédons après avoir consacré notre vie entière à l'étude , et avoir employé dix ans à élever, aux dépens de notre santé, de notre fortune et de notre carrière civile, l'édifice géographique que nous livrons au public.