PUR ABRÉGÉ DR GÉOGRAPHIE
emmener pmnnete mena teee en eme se
ensuito : Sasnsatienus , remarquable par ses forges, ses mines de houille et sa grande fabrication de tabatières de carton; pop. 6,000 âmes. SaanLou:s, par ses fortifications ; pop. +,0004mes. K auzNacn, par ses salines, situées sur le territoire Hessois; pop. 8,000 âmes. Warzcan ; dans un territoire environné par les possessions de Hesse-Darmstadt et de Nassau ; elle a été pendant long-temps le siège d'une cour d'appel de l'empire Germanique ; pop 8,000 âmes. Dans ses environs on trouve près de 300 tombelles, qui diffèrent de telles de Rossleben en Saxe, parce que dans leurs chambres sépulcrales on n'a pas trouvé de squelettes.
Dans le gouvernement de Düsseldorf on rencontre : Nauss, petite ville importante par ses nombreuses fabriques , par son collège et par son commerce; pop. 7,000 âmes. DuissounG , par son commerce , ses forges , ses manufactures de toile et de drap; pop. 5,000 âmes. Mücazrm (sur le Aubr ou Roer), par sou industrie et par l'exploitation de ses mines de hoüille ; pop. 6,000 âmes.
CaxvzLo, par son commerce et ses nombreuses fabriques de soie, de coton , de draps et autres qui emploient plusieurs milliers de personnes dans la ville et dans les environs ; pop. 16,000 âmes. Wasaz, par ses nombreuses manufactures et surtout par ses fortilications; pop. 13,000 âmes. CLÈvES, par ses manufactures de flanelle, tissu de coton; par ses fonderies, etc.; pop. 7,000 âmes, Xanrex on STE, par son industrie et surtout par sa vaste église gothique réputée une des plus belles «1: l'Allemagne , et par les antiquités romaines qu'on y a trouvées et dont la plus grande partie sont recueillies dans le beau musée appartenant à M. Houben ; ses environs sont renommés par le Castra Fetera, ancien emplacement d'un camp romain, et par la colonie Trajane, dont on aperçoit encore les restes sur plusieurs collines, murs et canaux ; pop. 3,000 âmes environ.
POSSESSIONS. Les rapports intimes qui lient le canton de Neufchâtel à la confédération Suisse, les grands privilèges dont il jouit, et sa position géographique relativement aux autres parties de la monarchie, nous ont engagé à le décrire avec la Suisse, dont il forme une partie intégrante, malgré sa dépendance du roi de Prusse. Voyez aux pages 165, 168, etc.
MONARCHIE NEERLANDAISE.
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale, entre 0° 15° et À° 48’. Latitude, entre 49° à7' et 53° 6.
DIMENSIONS. Plus grande longueur; depuis la frontière méridionale au sud de Chimay jusqu'à l'embouchure de l’Ems au nord de Delfzyl, 236 milles. Plus grande largeur ; depuis Furnes dans la West-Flandre jusqu'à bu au nord-est de Clervaux déc le grand-duché de Luxembourg, 143 milles,
CcoNriIWS. Au nord, la mer du Nord. A l'est, la confédération Germanique (le royaume de Hanovre, les provinces prussiennes de Westphalie, et du Rhin). Au sud, la monarchie Française (les départemens de la Moselle, des Ardennes et du Nord }. A l'ouest, la mer du Nord.
PAYS. Le royaume actuel des Pays-Bas se compose de cinq À ag que nous croyons devoir distinguer avec quelques détails à cause des circonstances extraordinaires où se trouve cet état; ces parties sont : 1° Les PAYS QUI FORMAIENT LES SEPT RÉPUBLIQUES OU provinces souveraines étroitement liguérs entre elles; on les appelait communément les VII Pnrovinczs-Unies; quelquefois, mais improprement, la Hozzawpe du nom de la province la plus considérable ; ces sept Sa ou provinces étaient la Hollande , la Gueldre , la Zélande, V'Utrecht, la Frise, l’Over- Fssel et
la Groningue ; la petite province de Drenthe ne formait pas de république
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particulière , mais , selon Büsching, elle était sous la protection de celle de Groningue.
2° Les Pays pe LA GénénaztTé ou des Érars-Génénaux ainsi nommés, parce qu'ayant été conquis par les Provinces-Unies pendant les guerres civiles des Pays-Bas, ils étaient administrés par les États-Généraux ; leurs habitans n'avaient aucune part au gouvernement ni aux privilèges dont jouissaient les VIT provinces souveraines. Ces pays comprenaient le Brabant Septentrional et plusieurs districts où se trouvaient les villes de Bois-le-Duc, Oosterhout, Tilburg, Eindhoven, Helmont, Osch, Grave, Kuik, Ravenstein, Meek, Breda, Willemstadt, Steenbergen, Berg-op- Zoom et les forts de Lillo et de Kruischanz ; \e district de Muestricht avec Maestricht et le petit comté de Vrohenhove; un partie du duché de Limbourg, où se trouvaient Falkenbourg où Fauquemont, Dalem et Gulpen ; une partie de la Gueldre-Supérieure, où étaient Pento et le fort de Stehanswerd ; une partie de la Flandre où étaient situés Sluis où l'Écluse, Aardenburg, Ysendyk sur l'île Kadzand, Hulst, Axel et Sas-de- Gand.
3° Les Pays-Bas AuTaicmiens , ainsi nommés parce que depuis 1714 ils appartenaient à la maison d'Autriche; ils seraient neuf des dixsept anciennes provinces des Pays-Bas, quoique, sous le rapport administratif, on n’en comptât que sept seulement, savoir: les éomtés de Flan- “re, de Hainaut et de Namur; le duché de Brabant avec la seigneurie de Malines et le marquisat d'Anvers, les duchés de Limbourg et de Luxembourg et une portion du duché de Gueldre.
4° Les Pays qui formaient partie D£ L'EMPIRE GFnMANIQUE ; ils embrassaient tout l'évéc hé souverain de Liëge et la plus grande partie de l'abbaye souveraine de Stablo. Dans le premier on trouvait Liège, Hasselt, Saint- Tron où Saint- Truyen, Looz, Tongre ou Tongern, Mreseyk où Maaseyk, Weertou Weerdt, Vi:.iers, Spa, Huy, Dinant, Couvin, Florennes et Thuin.
bo, Les Pays qui appartenaient à la France; ce ne sont que des fractions de territoire cédées par cette puissance en 1815, savoir: Marienbourg , Philippeville et Chimay détachés du ci-devant Hainaut français, et le petit duché de Bouillon, du ci-devant gouvernément général de Metz.
MONTAGNES. On pourrait dire que cette contrée n'en a presque point, puisque celles qu'offre la partie méridionale sont si peu élevées qu'on pourrait les ranger parmi les collines. Quoi qu'il en soit, ces petites montagnes appartiennent au SYSTÈME GazLo-Francique, et sont une dépendance de la chaîne des Ardennes. Les plus élevées se trouvent dans le grand-duché de Luxembourg, où leurs plus hauts sommets atteignent à peine la hauteur absolue de 300 toises; viennent ensuite celles des provinces de Liège, de Namur et du Haïraut. Voyez aux pages 85 et 86.
ILES. Méme en ne tenant pas compte des îles formées par les travaux des hommes, cette contrée en offre un grand nombre. On peut les ranger en deux groupes : le Gnoure MénipionaL, qui comprend Les îles formées par les divers bras de la Meuse et de l’Escaut ; le GROUPE SEPTENTRIONAL,
ui comprend les îles rangées à l'entrée du Zuyderzée et le long des côtes e la Frise. Xadzand, Nord et Sud-Beveland, Walcheren, Tholen, Schouwen, Ovcr-Flakee, Voorn et Beyorland sont les plus considérables du
groupe méridional; Wieringen, Texel, Vlieland, Ter-Schelling et Ameland méritent d’être mentionnées dans le groupe septentrional. LACS. Les Pays-Bas en-ont un grand nombre, surtout dans les provinces de Frise, Groningue et Over-Yssel; mais ils sont tous d’une petite étendue. Celui de Harlem, que l'usage décore du titre de mer, les dépasse tous de beaucoup. Les autres sont trop peu considérables pour mériter d’être mentionnés dans un traité aussi élémentaire que le nôtre. Les trois provinces que nous venons de nommer, celle de Drenthe et la Hollande-Septentrionale ont un grand nombre de marais, dont plusieurs très étendus. Le Bourtang, dans les provinces de Groningue et de Drenthe, et le Peel dans le Brabant-Septentrional et le Limbourg, paraissent être les plus grands. On en a desséché quelques-uns : on appelle polders leur ancien fonds. La ci-devant mer de Narden offre un des polders les plus considérables, ainsi que les deux rives de l’Escaut vers ses embouchures; sur ces derniers il règne des fièvres connues dans le pays sous le nom de maladie des polders. Ÿ
FLEUVES. Les Pays-Bas sont peut-être la contrée de l’Europe qui offre relativement à son étendue le plus grand nombre de fleuves. Ils ont tous leur embouchure dans la ner du Nord, à l'exception de deux branches du Rhin et de quelques petites rivières qui se rendent dans le Zuyderzée, Nous tracerons le cours des principaux du sud au nord.
L'Escaur (Schelde) sort du territoire français, traverse’ le Hainaut, la’ Flandre- Orientale, et sépare celle-ci de la province d'Anvers, et, après avoir baigné Tournay, Gand, Dendermonde, Anvers et les forts de Lillo et de Bath, se partage en deux branches : l'Occmexraue, dit aussi Howr, et l'Oruenrazs ; elles forment plusieurs des îles dont se compose la Zélande. Ses principaux affluens sont à la droite : la Dender; la Ruppel, formée par la réunion de la Dyle et des Deux-Nethes ; la Dyle passe par Louvain et Malines, et reçoit la Senne à la gauche qui passe par Bruxelles. Le principal affluent de l'Escaut à la gauche est la Lys, qui baigne Menin, Courtraÿ et Gand. à
La Meuse (Maas) sort également de France, traverse les provinces de Namur, Liège, Limbourg , Gueldre, touche le Brabant-Septentrional et la Hollande-Méridiouale, baigne Namur, Liège, Maestricht, R. srmonde, Veulo, et après avoir forméun grand nombre de bras, se jette par deux embouchures principales dans laimer du Nord: Ses principaux affluens sont, à la droite, lOurtheet laRoer; à la gauche, la Sambre; cette dernière baigne Charleroi. Il faut aussi observer que la Meuse reçoit à la droite le Wasac et le Lecr, qui sont les deux branches principales du Rhin, et qu'elle prend le nom de Merwe aprés sa jonction avec le Wahal , dénomination qu'elle perd ensuite pour reprendre son premier nom vers son embouchure septentrionale; cette branche baigne Rotterdam, Schiedam et Brielle, Un partie de sa branche méridionale reçoit aussi dans le pays la dénomination dé Mornpyr , du village de ce nom, situé dans le Brabant-Septentrional où l'on passe ce fleuve sur des pontons ; celle-ci baigne Helvoelsluis.
Le Ruix sort de l'Allemagne, et à peine entré dans le royaume se partage en deux bras : celui de la gauche prend le nom de Wamaz, court à l'ouest, passe par Nimègue et se réunit à la Meuse; le bras droit se divise au-dessus d’Arnhem en deux autres; celui de droite ou l'Yssec, va au Nord, baigne Doesburg, Zuphten, Deventer , reçoit une petite rivière nommée Fs5e/ qui vient de la Westphalie et se jette dans le Zuyderzée; le bras gauche qv* conserve le nom de Rurx envoie à Wyk-by-Duerstede une autre branche nommée Leo, à la Meuse, tandis que le Rhin, appauvri par tant de partages , se dirige au nord vers Utrecht, où il détache encore un de ses bras qui sous le nom de Vecnr entre à Muiden dans le Znyderzée. Enfin le véritable Rhin court vers l'ouest à Leyde, où il n'a plus que la largeur d'un grand fossé, et parvient au village de Katwyk, où depuis 1807 on lui a frayé une embouchure que les sables avaient obstruée depuis long-temps. La
ne ER
Moselle un des affluens du Rhiu, ne fait que toucher pen nt quelques milles la frontière méridionale du royaume,
Le Huxse, petite rivière qui traverse les provinces de Drenthe et de Groningue, baigne Groningue et entre dans le golfe de Lauwerzee, L'Eus, dont l'embouchure seule touche le royaume.
CANAUX. Notre cadre ne nous permet pas d'entrer dans les détails qu'exigerait la description des nombreux canaux qui coupent dans toutes les directions ce royaume, surtout les Provinces-Septentrionales. Nous nous bornerons à.faire mention des suivans, comme des plus remarquables; le canal du Nord, dans la Hollande, un des plus beaux ouvrages qui existe en ce genre, entrepris et achevé sous le règne actuel, pour former la communication directe entre Amsterdam et le port du Helder; son exécution a coûté des sommes énormes ; le canal du Nord de la Belgique , commencé pendant la domination française et achevé dernièrement dans la partie renfermée dans le royaumes; il unit l'Escaut à la Meuse, ou Anvers à Venloo; il devait aller jusqu’à Neuss sur le Rhin; le canal de Liège, auquel on travaille, et qui doit unir cette ville à Wasserbillig, petit endroit sur la Moselle; le canal de Mons à Condé, ouverten 1814 ; le canal de Bruxelles, qui établit la communication entre cette ville et Anvers ; on l’élargit en ce moment; le canal de Terneuse , qui de Gand va à Terneuse; et le canal d'Ostende , qui joint ce port de mer avec Gand en passant par Bruges ; c’est un des plus remarquables et des plus anciens ; enfin celui qui, en passant par Groningue et Lecuwarden, s'étend depuis l’Ems josqu'à Harlingen sur le Zuyderzée. Dans les Provinces-Septentrionales et surtout dans les deux Hollandes les vilies communiquent par des canaux comme elles communiquent ailleurs par des routes; ces canaux sout parcourus par des barques qui passent à des heures établies et y remplacent assez généralement les diligences. Mais on ne saurait passer sous silence un autre genre de construction hydraulique qui est de la plus grande importance pour ces mêmes provinces, et qui forme un de leurs principaux traits caractéristiques ; nous voulons parler des fameuses digues réparées tous les ans avec des frais énormes, pour protéger contre les fureurs de la mer du Nord et du Zuyderzée;la Zélande, la Frise, la Groningue et une partie de la Hollande , dont le sol est considérablement au-dessous du niveau de ces deux mers. Ne powran pas nommer tous ces ouvrages étonnans créés par le génie de l’homme, nous nous bornerons à citer la digue de West-Cappet à la pointe occidentale de l'île de Walcheren, regardée comme la plus merveilleuse de ces jetées artificielles.
ETEHNOGRAPHIS. Tous les habitans du royaume appartiennent à trois souches principales. Le plus grand nombre appartient à la Soucre GERMANIQUE, qui comprend trois peuples principaux : les Véerlandais, subdivisés en Hollandais dans les ci-devant VII Provinces-Unies , les Ælamands, dans la plus grande partie des Provinces Belgiques;les Allemands, dans une partie des provinces de Limbourg et de Luxembourg; et les Frisons, dans quelques parties de la Frise et des îles qui en dépendent. Vient ensuite la Soucae Gaeco-Larine, à laquelle appartienvent les Fa1lons qui parlent un dialecte du français, et les F/aman ds-Français qui en parlent un autre; ils habitent les provinces de Hainaut, Liège, Namur, partie du Brabant-Méridional , du Luxemboug et du Limbourg. La Soucne Sémirique ne comprend que les /wfs, qui forment une petite
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fraction de la population du royaume; un grand nomb- :: originaire du Portugal ; ils se distinguent généralement des autres pe : ”s richesses. RELIGION. Tous les cultes sont professés libremcr ns le royaume, qui ne reconnaît point de religion dominante. Le plus grand nombre des habitans professe la religion catholique ; viennent ensuite les calvénistes , qui sont les plus nombreux dans les ci- devant VII Provinces-Unies; le roi ét sa famille sont attachés à cette religion. Les luthériens occupent le troisième rang quant au nombre. Après eux viennent les mennonites , les Juifs, les remontrans et autres prosélytes dont le nombre est encore plus petit.
GOUVERNEMENT. Il est constitutionnel et ressemble beaucoup à celui de France. Le roi partage le pouvoir législatif avec les États-Génc. raux , divisés en deux chambres :la première chambre composée de 4o à 60 membres nommés à vie par le roi, parmi les pes les plus distinguées p«: leurs services, leur naissance ou leur fortune; la seconde chambre composée de 110 députés nommés par les provinces. Les états-généraux s'assemblent au moins une fois lan. La constitution assure et garantit à tous les citoyens les mêmes droits. Chaque province a ses états particuliers, composés de membres élus par les trois ordres de l’état, qui sont la noblesse ou l’ordre équestre, l’ordre des villes et l'ordre des campagnes. ls s’assemblent au moins une fois l'an, et chaque fois qu’ils sont convoqués par le roi. Le gouvernement des colonies appartient exclusivement au roi.
FORTXRESSES et PORTS MILITAIRES. Aucun pays n'a autant de forteresses relativement à son étendue , puisque ce petit royaume n'en compte pas moins de 47. Maestricht, Anvers, Mons, Breda, Berg-op-Zoom, Bois-le-Duc, Marienbourg, Philippeville, Flessingue, Le Helder, Cævor- ‘den, Namur, Charleroi, Tournay , sont les principales. Nous ne parlons pas de Luxembourg, parce que cette ville sous le rapport militaire appartient à la confédération Germanique. Voyez à la page 179.
Les principaux ports et chantiers militaires sont : Amsterdam avec Medemblik ; le Texel et New-Diep ; Rotterdam avec Helvoet-Sluis ; Flessingue avec Anvers.
INDUSTRIE, Ce royaume est un des pays du monde où l'industrie fait d'année en année le plus de progrès. Les toiles de-Hollande et de Flandre; les dentelles de Bruxelles, Malines, Bruges, Gand, etc., etc. ; les cotons imprimés de Gand, de Bruxelles et plusieurs autres villes; les tapis de Tournay, pour lesquels Rubens, Raphaël et plusieurs autres grands peintres italiens ont fait les cartons; la céruse d'Amsterdam, Rotterdam, Schiedam, Dordrecht, Utrecht, etc., etc., qui est encore supéricure à celle fabriquée dans tous les autres pays; le borax et le salpétre d'Amsterdam; la cérerie de Hartem; le genièvre de Schiedam, Goude et Amersfort; le vermillon d'Amsterdanr, que depuis long-temps on a essayé en vain d’imiter dans différens pays; les blanchisseries de Harlem, dont la réputation s'est répandue dans toutes les parties du monde et n’ont été encore surpassées nulle part, et celles de Courtrai qui jouissent d’une urande célébrité; les papiers de la Hollande-Septentrionale, surtout ceux
de Zaardam et parmi les papiers des Provinces Méridionales ceux des en- - virons de Liège; les draps de Verviers, de Leyde et de Malines; les carrosses de Bruxelles; les étoffes de soie de Harlem, d’Utrecht et surtout les velours de cette dernière ville; les tanneries de Maestricht, Liège et Gand; les fabriques de tabae d'Amsterdam et Rotterdam; la faïence de Tournaÿ
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et de Delft; lespipes de Gouda; les aiguilles de Rotterdam et de Bois-le- Duc; les fabriques d'armes et la coutellerie de Liège et de Namur; les raffineries de sucre d'Amsterdam, Rotterdam et Dordrecht, et parmi lesquelles celles d'Amsterdam seulement travaillent au-delà de 40 millions de livres par an; l’orfévrerie de Gand, Bruxelles et Anvers; les livres et gravures de Bruxelles et d'Amsterdam; la belle taille de diamans de cette dernière ville; les ouvrages en fer, acier, cuivre et laiton de Namur et Liège, et une foule d’autres objets démontrent l’active industrie des habitans de ce royaume.
COMMERCE. Les ci-devant VII Provinces-Unies ne se trouvent plus en possession du commerce du monde comme autrefois. La cause en est due à la concurrence des autres nations commerçantes, au: évènemens qui se sont succédés et à la perte de plusieurs centaines de millions qui s'en est suivie. Quoique le commerce soit bien déchu en comparaison de ce qu’il était dans le xvr° siècle, il est encore très considérable, et il s’est beaucoup relevé depuis la restauration. On doit ajouter qu'aucune partie du globe, l'Angleterre seule exceptée, n'offre relativement à son étendue plus de capitaux que ces provinces; leurs habitans possèdent 3,400,000,000 de francs chez ditférens peuples, ce qui les met en état d'entreprendre les affaires commerciales les plus étendues et les plus importantes, Le commerce des Provinces Méridionales a pris aussi un grand développement dans ces dernières années, et il augmente tous les ans en suivant les progrès toujours croissans de leurs fabriques et de leur navigation. Les principales imPonTATIoNsS du royaume consistent en grains, sels, vins, bois de construction, bœufs maigres pour y être engraissés, chiffons, fer et une foule d’autres objets qui sont les matières premières de plusieurs manufactures , outre plusieurs autres articles fabriqués que l’on importe pour en faire le commerce de commission. Ce dernier est encore très important ainsi que le change, qui donne un bénéfice annuel très considérable aux banquiers de ce royaume. On doit aussi ajouter que si le commerce de fleurs continue de conserver une très grande importance, la péche de la baleine et du hareng n’est que l'ombre du passé, quoiqu’elle ne soit pas pour cela délaissée. Mais, on ne saurait passer sous silence une autre branche de commerce quide nos jours est devenue très importante surtout dans les provinces méridionales ; nous voulons parler de l'immense accroissement qu'y a pris le commerce de librairie, surtout à Bruxelles où un seul de ses nombreux ateliers d'imprimerie fournit aujourd’hui dans une semaine autant que produisaiént toutes les presses réunies de cette ville dans une aunée pendant la domination française. Cet état d’extraordinaire prospérité à fait naître des inquiétudes fondées chez les libraires français, qui ont cru devoir lui opposer une ligue et des capitaux considérables.
Les principales exponTaTiONs consistent en toiles, froinage, beurre, poissons salés, papier, viande salée, épiceries et autres articles des Indes- Orientales et Occidentales; garance dont la seule exportation pour l’Angleterre a dépassé dernièrement la valeur de 4 millions de francs ; tabac, dentelles, draps, armes, couteaux, houille, pipes à fumer, fer, fleurs, huiles, genièvre, semences, peaux, borax et camphre.
Les principales vizces commençanres du royaume, dans l'INTÉRTEUR, sont : Bruxelles, Gand, Liège, Namur, Tournay, Ypres, Mons, Louvain, Verviers, Malines et Utrecht; parmi celles qui ont des ports ou qu’on peut
rom tnt nier mEmsNnrAep Sen
considérer comme vies mariTIMESs, on distingue : Améferdam, Anvers, Rotterdam , Middelbourg , Flessingue, Ostende, Bruges, Briel, Dordrecht, Enkhuisen, Zierikzee et Groningue. à
VILLE CAPITALE. La capitale du royaume n'est pas encore déterminée. Amsterdam en est la ville principale; La Haye et Bruxelles en deviennent alternativement tous les ans la capitale réelle, puisque au commencement d'octobre, le roi, la cour, les chambres et les administrations générales passent de l’une de ces villes à l’autre.
DIVISION ADMINISTRATIVE. Tout le royaume est divisé en dixhuit provinces subdivisées en districts et ceux-ci en cantons. La province de Hollande , relativement à son administration intérieure, est subdivisée en Hollande-Méridionale et en Hollande-Septentrionale. La province de Luxembourg est décorée du titre de grand-duché, et appartient au roi, qui, dans sa qualité de grand-duc de Luxembourg, est membre de la confédération Germanique. Voyez aux pages 177 et suivantes.
Après les évènemens qui viennent d’avoir lieu à Bruxelles (septembre 1830), et la séparation des Provinces-Méridionales qui en fut la consequence, nous croyons devoir sortir du cadre que nous avons adopté pour tous les autres états, afin d'offrir au lecteur le moyen facile de connaître les principales ressources de chaque. province de ce royaume et de la classer va partie principale à laquelle elle devra appartenir lorsque la grande question qui s'agite actuellement sera décidée. Le tableau suivant présente les dix-huit provinces du royaume partagées en deux grandes divisions : les PRoviNcES SEPTENTRIONALES , qui comprennent non-seulement les ci-devant II Provinces-Unies, mais aussi la partie la plus grande et la plus importante des ci-devant Pays de la Généralité (voyez aux pages 264 et.265); le territoire de ces derniers forme, à quelques petites exceptions près, un tout contigu et touche au territoire des anciennes provinces souveraines; les Provinces MÉéRintoNaLes ou BELGIQUES, qui comprennent les ci-devant Pays-Bas Autrichiens, les pays qui dépendaient de l'empire Germanique et dela France, ainsi que les districts isolés compris dans les Pays de la Généralité. Pour distinguer dans le tableau ces trois parties différéntes on a ajouté un astérisque au nom des villes apparteuant à ces derniers ; on en a mis deux après le nom des lieux dépend autrefois de l'empire Germanique; et trois après ceux des lieux autrefois soumis à ia France, Mais comme tout le territoire du royaume a formé partie de l’empire Français, on a ajouté entre parenthèse au-dessous du nom de chaque province actuelle le nom du département français auquel correspondait en
1812 sa partie principale. De cette manière tout lecteur pourra se former une idée précise des différentes divisions administratives et'politiques de ces pays dans les trois époques principales de‘l’histoire moderne en 1789, en 1812 eten 1830, c’est-à-dire avant la mémorable révolution de France, au point culminant de la prépondérance française, et dans la crise actuelle; ici comme dans le tableau statistique de la France à la page 124, les chiffres mis après les noms des lieux indiquent en milliers leur population respective ; on a exposé avec des fractions décimales les.centaines d’habitans de tous les lieux dont la population est au-dessous d’un millier,
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 271 ——————————————"———"—————————————— —— —— " TABLEAU STATISTIQUE ET TOPOGRAPHIQUE DU ROYAUME DES PAYS-BAS.
IE
ue: Amsterdam, Anvers,
Bruges, Briel, Dordrecht, 4 | POPULATION A Ë A LA Fin Ds 1826, CHEFS. LIEUX ; te NOMS DES PROVINCES. ës ?
4 n'est pes rt déter- ÊS Viuves Parnciauss ur Lieux REMARQUABLES, Haye et Bruxelles en de- a : Relat.
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