‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 129 sur 457 · DOMAINES EN DECA DU PHARE · texte numérisé non relu

DOMAINES EN DECA DU PHARE

Royaume des Deux-Siciles,

CONFINS. Au nord, l'Etat du Pape et la mer Adriatique. À l'est, la mer lonienne, Au sud , la mer lonienne, la Méditerranée et l'Etat du Pape, À l'ouest , l'Etat du Pape.

PAYS. Le royaume actuel des Deux-Siciles se compose des deux cidevant royaumes séparés de Naples et de Sicile, moins ses possessions dans la Toscane, savoir l'Etat des Garnisons (Stato dei Presidj), une petite artie de l'île d'Elbe et le droit de suzeraineté sur la principauté de Piom-

ino, qui par le congrès de Vienne ont été donnés au grand duc de Toscane.

FLEUVES, Tous les fleuves de ce royaume ont un cours très borné. er ont leurs embouchures dans les trois mers qui environnent cette con. trée.

La MER MÉDITERRANÉE reçoit :

Le Ganiôztano et le Vosrunxo, qui parcourent la Terre de Labour ; le Garigliano passe par Sora ; le Volturno par Capovr.

Le Sacs, qui arrose la Principauté-Citérieure, Le Sazs0. qui parcourt l'intendan:e de Caltanisetta en Sicile. La MER If XIENNE reçoit :

» Gisnaarra, le plus gra i fleuve de la Sicile, qu'il traverse dans l'intendance de Catania.

Le Caars, dans la Galabre-Citérieure, et le Baanano , dans la Basilicate, ont leurs embouchures dans le golfe de Tarente, branche de 1 mer Tonienne ; le Crate baigne Cosenza, et le Bradano, Aceren:s,

La MER ADRIATIQUE reçoit:

L'Oranrs, le Canpnzano et le Fortin, , dans la Pouille; l'Ofante passe par Couza,

La Pisaana et le Taonro , dans l':bruzze; la Pescara passe par Popolo, à une petite distance de Chienti et par Prscara.

DIVISIONS ADM:H\5TRATIVES. Touc le royaume est actuellement partagé en à1 pr'vinccs ou intendances, subdivisées en 75 districts. réparties en 663 arrondissemens; 15 intendances appartisnrient au royaume de Naples proprement dit, et forment ce que le gouvernement appelle les Domaines en decä du Phare (Dominj al di quà del Faro) et 6 appartienuent à la Sicile, qui dans les bureaux est nommée les Domaines audelà du Phare (Dominj al di là del Faro).

Nous pas Inrempanc:s.

Cuers-Linux, Visoes et Lieux 16s PLUS REMAR-

QUABLES. , é

NAN ren ti oi ... Napsrs (Napoli); Possuoli; Somma ; Ottajano ; Ca ‘oria :

Portici; Resina; les rastes d'Herculanum; Torre del

Greco; Torre del P Annunciata ; lesrestes de Pompeia ;

Castellamare; Sorrento. Les iles Procida, Ischia » Capri.

Taane pe Lasoun (Terra di Lavoro). Caserta; Piedimonte; San-Germano et Monte- Cas-

sino; Sora; Arpino; Gaëte; Capoue ; Sainte-Marie ;

Nola; Acerra; Aversa; Maddaloni. Le groupe des

îles Ponzu.

+ « Salerne; Campagna; Sala; les ruines de Pœstum ; al. lo; Amalfi; Nocera; Cava.

+. Avellino; San-Angelode’ Lombardi; Ariano; Monte-

Vergine; Atripalda; Montella; Solofra.

Tete HD VER Campobasso; {sernia; Larino; Morcone; Agnone.

Acauzzs-Ucrénteune II, .,..., Aquila; Avezzano; Capistrello; CGivitä-Ducale ; Pe-

scina ; Sulmona.

HAPRAERE ET Teramo; Campli; Penne (Cività di Peune); Civi« tella del Tronto ; Senarica.

Princtrsuve CITÉRIRUAR. . . .

PainctrauTé ULtÉArIRURE. . . .

Acauzze-Ucrénaune 1°

a TS TOR R

Anaogam-CiTÉRIEURE. . « «+. « . . Chieti (Cività di Chieti); Lanciano ; Ortona a Mare; Pescara ; Vasto; Taranta,

CAPITAMNATE soc ou ns Foggia; Ascoli; Bovino: Lucera; :Manfredonia ; Monte-San- Angelo; San-Severo. Le groupe des iles Tremiti où se trouve l'ile San-Nicola , etc.

PARTS 0 do ne © + + 0e 0 à Bari; Andria; Terlizzi; Bitonto; Altamura; Gravina; Barletta; Trani; Bisceglia; Molfetta; Giovenazzo ; Monopoli.

Tenre D'OTRANTE. . +. +... Lecce; Santa-Maria di Leuca; Alessano; Otrante;

Brindes (Brindisi); Francavilla; Tarente ; Manduria ; Gallipoli; Nardo; Galatina.

BASIDIGATE, some ,.+. Potenza; Lagonero; Tursi; Matera; Montepeloso; Melfi; Muro.

CaLABRE - CITÉRIEURE. + : + + + + Cosenza; Bisignano; Cassano; Castrovillari; Cori-

ni gliano; Rossano; Scigliano ; Paola ou Paula; Longo-

buco.

Caraone - UrrértEure I, ,.... Catanzaro; Santa-Severina ; Cotrone ; Nicastro; Piz- 20; Monte-Leone; Parghelia ; Tropea; Nicotera ; Stilo; Serra.

CALABRE + ULTÉRIEURE [€ . .. .. Reggio; Sciglio; Seminara; Palmi; Gerace; Oppido; Maïda.

DOMAINES AU DELA DU PHARE (Sicile). Ê

PALERME. sono esesess PALERME; Montreale; Corleone; Termini; Cefali; Bisacquino. L'ile Ustica.

MessiNE. «our Messine (Messina); Melazzo; Patti; Mistretta ; Ran-

daz2zo ; Taormina ; Castroréale. Le groupe de Lipari, où se trouvent les îles Lipari avec Lipari ; Pulcano; Salini ; Stromboli, etc., etc.

CATANR ns Catane (Catania); Aci-reale; Mascali; Paternd; Bronte; Nicosia; Caitagirone.

SHRACUSE. ere +: . Syracuse (Siragosa); Agosta (Augusta); Noto;

Spaccaforno; Ispica ; Modica; Scicli; Ragusa; Comiso. L'ilot Marzamene.

CALTANISETTA, «eee Caltanisetta; Mussomeli; San-Cataldo; Leonforte; Mazsarino; Naro; Terranova; Piazza; Castro Giovanni; Pietra Persia ; Girgenti; Palma ; Alicata ; Can» nigati; Cattolica; Bivona. Les îles Pantellaria , kabitée; Linosa et Lampedouse, désertes.

MRAPANT comes ss Trapani; Monte-Giuliano; Castellamare; Alcamo; Calatafimi; Salemi; Castelvetrano; Ma:zara; Marsala; Sciaccas Sambucca. Le groupe des Egades, où se trouvent les les Favignana, Maretimo, Levanso, etc., etc.

TOPOGRAPHIS. Narzss, située dans une position magnifique, à la droite de la petite rivière Sabeto, et s’élevant en amphithéâtre jusqu’à la hauteur d'environ cinquante toises, entre le Vésuve à l’est et le Posilippe à l’ouest, au fond du golfe auquel elle donne son nom. La fertilité de son territoire, la douceur du climat, la beauté incomparable de ses aientours, les nombreuses ét imposantes antiquités qui l’environnent, une foule de phénoiènes physiques offerts à l'observation du naturaliste et du philosophe, la masse de sa population qui n’est inférieure qu’à celle de Londres, Paris et Constantinople, le mouvement qu’imprine au commerce l'approvisionnement et les amusemens d’un* grande métropole, les nombreux établissemens philanthropiques qui la mettent sous ce rapport aux premiers rangs ue les capitales de l'Europe, et ses importans instituts littéraires, dont quelques-uns rivalisent avec les principaux des plus

grandes métropoles; tout cela rend le séjour de Naples un des plus agréables que l’on puisse imaginer. Mais pour étre impartial il faut

aussi avouer que cette ville, relativement à son étendue et à son impor-

oo

tance, offre moins d'édifices remarquables en comparaison des grandes villes de l'Italie; ses égli intér de ; ses églises, surchargées dans leur intérieur de dorures, de tableaux des grands maîtres et d'ornemens , sont peu recom mandables par leurs dimensions et par leur architecture : on peut en dire

); Lanciano ; Ortona a Mare;

née.

wino: Lucera; Manfredonia ;

nSevero. Le groupe des iles

l'ile San-Nicola , etc.

; Bitonto; Altamura; Gravina;

eglia; Molfeta; Giovenazzo ; pendant citer les principaux bâtimens publics et particuliers qui méritent

d’être signalés à l'attention du voyageur.

Le Palais-Royal, remarquable par ses vastes dimensions, l'archi tecture de son frontispice, son magnifique escalier, la beauté ’et la d chesse de ses appartemens ; c'est la résidence ordinaire du roi. D # autres palais s'élèvent à ses côtés : à gauche, celui du prince de Pi dont l'élégance des appartemens et les vastes jardins font la princi > beauté ; à droite, celui que le roi destine pour le logement de nec étrangers. Le palais royal de Capo di Monte, qui domine la ville st auquel aboutit le nouveau chemin de Capo di Monte par un | ont " gnifique hardiment jeté par-dessus les maisons du faubourg chan palais a été dernièrement beaucoup embelli et augmenté; tout rès de trouve une cascina, établissement champètre , où l’on forme depuis or * temps une flore superbe, sur le modèle de celle que le dernier sas éorn é à Bocca di Falco, près de Palerme; enfin le petit palais royal de Chiatamo “ remarquable par sa situation délicieuse et par son'jardin suspendu. ne

di Leuca; Alessano; Otrante; rancavilla; Tarente; Manduria; latina.

. Tursis Matera; Montepeloso;

; Cassano; Castrovillari; Coriliano ; Paola ou Paula; Longo-

everina ; Cotrone ; Nicastro; Pizrghelia; Tropea; Nicotera ; Stilo; inara; Palmi; Gerace; Oppido; Corleone; Termini; Cefalù; Bi-

7 À Melazz0 ; Patti; Mistretta ; Ranastroréale. Le groupe de Lipari, es Lipari avec Apari ; Vulcano;

c., etc. Fri sx EPA Âcicreale; Mascali; Pate; J Le grand édifice des Studii, où se trouvent la bibliothèque Borbonica sitagirone. école des arts et les musées; l’université, le Reclusorio ou hôtel des pau-

VTeS ; l'Aépital des incurabili et celui de l’Annunziata, auquel est annexée la riche maison des enfans trouvés; l'arsenal , le palais archiépiscopal a théâtre de Saint-Ferdinand , réputé le plus beau pour l'architecture es di

que possède cette ville, et la Ficaria ou Castel Capuano, ancienne denetré des rois, occupée maintenant par les tribunaux; les archives générales du royaume , dont une partie est changée en prison; tous ces bâtimens doivent être rangés pañmi les principaux de Naples. Mais deux édifices con

struits dernièrement méritent surtout une mention particulière ; ce sont : le magnifique thédtre de Saint-Charles, qui est un des plus beaux et des plus grands du monde; et le palais des sénistères royaux (reali minister) ou des ffnances, achevé en 1826, et remarquable par son architecture et par ses vastes dimensions. On doit aussi mentionner parmi les principaux édifices publics quelques-uns des nombreux couvens que cette ville js ferme. Nous citerons le couvent de Sainte-Claire, où vers la fin du'siècle passé on gl a lus de 350 religieuses outre les domestiques des deux sexes; ceux de Sainte-Marie des Carmes, de la Trinité, de Saint-Dominique-le-Grand, de Mont-Oliveto et celui des Chartreux, occupé maintenant par les invalides; c’est un bâtiment vaste et richement décoré, dans une position vraiment superbe ; du haut de sa tour on découvre toute la ville, et ses deux golfes se dessinent dans toute leur étendue; ce point offre encore un effet d’acoustique remarquable ; on y entend lé béurdon+ nement, les voix, les cris de la population, le bruit des voitures, etc., etc On ne doit pas oublier les catacombes, qui occupent les cavités d’une montagne dans là partie septentrionale de la ville; elles servaient de sépulture dans les premiers siècles de l'église, et on prétend qu'elles sont is 5 étendues que celles de Rome et de Syracuse. HS Parmi le petit nombre de palais particuliers qui méritent une mention

a); Agosta (Augusta); ANoto; ; Modica; Scicli; Ragusa; Comiso.

ussomeli; San-Cataldo; Leonforte; Térranova ; Pixsza; Castro Gio- ; Girgentis Palma ; Alicata ; Can»

ivona. Les îles Pantellaria , habipedouse , désertes.

diano; Castellamare; Alcamo;

; Castelvetrano; Ma:zara ; Marbucca. Le groupe des Egades,

les Favignana, Maretimo, Levan-

position magnifique, à la en amphithéâtre jusqu'à la ésuve à l’est et le Posilippe on nom. La fertilité de son mparable de ses aientours, environnent, une foule de du naturaliste et du philofeure qu’à celle de Londres, rime au commerce l'approe métropole, les nombreux sous ce rapport aux pre” et ses importans instituts kc les principaux des plus w de Naples un des plus our être impartial il faut bn étendue et à son impor-

LD

presque autant des palais et des autres édifices publics. Nous’ allons ce-.

sousle rapport de l'architecture, nous citerons d’abord ceux de Bisignano et d’Orsini ouGravina, ensuite les palais Colonna ou Stigliano, Imperiali ou Francavilla, Ferrandina, Filomarino on della Torre, Doria ou Angri, San-Buono, della Riccia et de Tarsia ; ce dernier renferme une bibliothée- “que ouvertéau public.

“Parmi les églises de Naples nous nommerons: la cathédrale, dédiée à saint Janvier et renommée par la richesse de ses deux chapelles, dans une desquelles on conserve dans deux ampoules le sing 4 ce saint; l'église de Gesu-Novo, qui passe pour la plus belle de Naples; celle du couvent de Sainte- Claire , qui ressemble plus à une salle de bal qu'à un temple; elle est destinée à recevoir les dépouilles mortelles du roi et de sa famille; celles de Saint- Dominique, de Saint-Philippe Neri, de Saint-Paul Majeur , de Saint-Martin des Chartreux, de Sainte-Marie des Carmes , des Apétres. I\ faut aussi ajouter celle de Saint-François de Paola, que l’on bâtit actuellement, et qui paraît devoir les surpasser toutes sous plus d’un rapport, malgré les défauts de sou architecture. L

Cette ville, à laquelle des voyageurs ignorans ou de mauvaise foi et des géographes peu instruits font le reproche banal de ne contenir qu’une population ignorante et de manquer d’établissemens scientifiques, n'avait pas moins en 1827 de 4 écoles secondaires, 55 écoles primaires, 1,581 maitres publics sans compter ceux qui dépendent des autorités ecclésiastiques et un grand nombre d’établissemens scientifiques et littéraires , dont quelques-uns peuvent rivaliser avec les pas des autres capitales de l’Europe. Nous nous bornerons à citer l’université, le lrcée del Salvatore, l'école de paléographie attachée aux archives générales du royaume; l'éastituto ou l'école de peinture, de sculpture, et l'établissement pour dérouler et déochiffrer les manuscrits découverts à Herculanum (officine vi papiri); le collège militaire, Vécole militaire, l'académie de marine, V'école vétérinaire , les deux grandes écoles pour les filles , aux Miracoli et à San-Marcellino, doat la pension annuelle monte à 200,000 francs; les collèges de musique pour les hommes, à San-Pietro à Majolla et pour les filles à la Concordia ; V'hôtel royal des pauvres (real albergo de’ poveri) où près de 6,000 enfans apprennent tous les arts et les métiers, et qui coûte près de 500,000 francs au gouvernement ;.les chaires de. clinique, d'accouchement d'ophtalmie et de chirurgie, attachées aux grands hôpitaux de la ville. Viennent ensuite le Jardin botanique, un des plus riches de l'Italie; l'observatoire de Miradois , pourvu d'instramens magnifiques de Reichenbach ct de Herschel, et celui de /a marine à San-Gaudioso ; le bureau topographique avec une riche collection d'’instrumens géodésiques; les quatre bibliothèques publiques, parmi lesquelles figure la Borbonica , une des plus riches de l’Europe, et où n 1795 le célèbre astronome Cassella a tracé unc grande méridienne ; les cabinets de minéralogie, d'histoire naturelle, de physique et de chimie ; le musée royal des antiques ; formé des objets trouvés à Stabia, Herculanum et Pompeïa, des collections de la maison Faraese de Rome, des musées Borgia, Vivenzio et d’autres monumens dis-

rsés de l'art classique des Grecs et des Romains ; sous bien des rapporte cetétablissement est le plus riche qui existe ; ses nombreux tableaux antiques surtout lui assurent une supériorité incontestable; l'académie Bourbonique {academia Borbouica), divisée en trois sections, Ærcolanense ou des an- Liquités, des sciences et des beaux-arts, à laquelle le roi assigue près de

nant abord ceux de Bisignano 1 ou Stigliano, Imperial Torre, Doria où Angri,

renferme une bibliothè-

,: la cathédrale, dédiér à ses deux Legs “ut dans es le sing de ce saint; elle de Naples; celle du une salle de bal qu'à un , mortelles “ “: et , w lippe Neri, de Saint-Pau rare des Carmes , des nçois de Paola, que l'on sser toutes sous plus d'un

ns ou de mauvaise foi et nal de ne contenir qu'une mens scientifiques, n'avait 5 écoles primaires, 1,581 it des autorités ecclésiastifiques et littéraires , dont ux des autres capitales de ité, le brcée del Salvatore, rales du royaume; l’éastituto sement pour dérouler et démn (officine di -papiri); le de marine, Vécole vétériux Miracoli et à San-Mar- 000 francs ; les collèges de jolla et pour les filles à la go de” poveri) où près de tiers, et qui coûte près de clinique, d'accouchement ands hôpitaux de la ville.

lus riches de l'Italie; l'obagnifiques de Reichenbach hudioso ; le bureau topogras géodésiques; les quatre la Borbonica , une des plus astronome Cassella a tracé alogie ; d'histoire naturelle, antiques , formé des objets s collections de la maison b et d’autres monumens disins ; sous bien des rapports nombreux tableaux antiques ble; l'académie Bourbonique

s, Ercolanense où des anelle le roi assigue près de

60,000 francs par an; l'éxsttut d'encouragement; Ves sociétés Pontaniana et Sebezia.

Naples a plusieurs places, mais elles sont presque toutes irrégulières; les principales pour leur architecture sont : la place du Palais-Royal, qui sous peu sera décorée par les deux statues équestres en, bronze de Charles III et de Ferdinand I; la place degli Studj ( des Etudes ) et cellé. du Spirito Santo (du Saint-Esprit ). Les plus grandes sont la place du Castello (du château), des -Pigne, de Fontana Medina, de Monte Calvurio, de la Trinita Maggiore, de l’Arcivescovado (de l’archevèché), de San- Lorenco , de San-Domenico , de la Carit et du Mercato (marché ); cette dernière est la plus fréquentée par le peuple et celle où l’infortané Corradin a été décapité. La principale rue de Naples est celle de Zo/éde; longue presque d'un mille , large, bien alignée , bien pavée et ornée de beaux édifices ; elle est toujours remplie de monde, et présente une foire perpétuelle. Viennent ensuite la Réviera di Chiaia, Santa-Lucia, Monteoliveto, Carbonare ct Foria. Plusieurs rues du centre sont étroites et rendues obscures par la hauteur des maisons, mais elles sont toutes pavées.en dalles de ave noire et très propres.

Parmi les délicieuses promenades qu'offre cette métropole , celles de Chiaia et de Vila-Reale sont les plus belles et les plus fréquentées. La première, que nous venons aussi de ranger parmi les plus belles rues de Naples, est un quai immense. On y a planté trois rangées d'arbres en berceaux, défendues par des parapets et des grilles, ornées de fontaines, de statues, de treillages, de gazons, de parterres et d’orangers ; on y a bâti terrasses, des casiuos, des cafés et des billards. Depuis quelques années on y tient la foire du mois de juillet; Chiaia est sans contredit une des plus belles promenades du monde. Celle de Filla-Reale a.été beaucoup embellie dernièrement; on y voit depuis 1825 le fameux bassin de granit oriental d’une seule pièce, quoique ayant 66 palmes de circonférence ; il occupe la place où s'élevait autrefois le fameux groupe du Taureau Farnèse , transporté dans le musée. On doit aussi faire mention du mole, continuellement fréquenté par un grand nombre de personnes. C’est là qu’on entend dés improvisateurs qui attirent le peuple en récitant des morceaux de poésie; la tour de la lanterne ou phare et une belle fontaine ornent cette jolie promenade.

Naples est le siège d’un archevéché et de toutes les autorités supérieures du royaume; elle est partagée en douze quartiers, parmi lesquels celui du Mercato [raie est le plus peuplé; leur population s'élevait en 1826 à 364,000 habitans sans comprendre la population flottante qui s’élève constamment à plusieurs milliers. Nous rappellerons ici que la population relative des alentours de cette ville est supérieure à celle des environs de toutes les principales villes de l’Europe, sans en excepter Londres et Paris. Voyez Lille à la page 145.

Les fortifications de Naples sont peu importantes sous le rapport militaire. Elles consistent en cinq forts, dont les trois principaux sont : Saint-Elme , qui domine toute la ville, et qui paraît plutôt destiné à contenir les habitans qu’à les défendre contre un agresseur étranger; le chdteau de lŒuf, qui s'élève sur un rocher au milieu de la mer, et célèbre dans l’histoire du royaume ; et le chéteau Neuf, remarquable par son arcdestriomphe et par plusieurs objets curieux qu'il renferme. Le port de

Naples; ouvrage de l’art, est petit , mais la rade est très étendue ; où pense généralement qu’elle pourrait servir à former un second port très sûr.

Les environs de. Naples offrent un graud nombre d’endroits importars. Du côté de l'ouest on voitsle fameux mont Pausilippe; c'est une colline de tufa volcanique ou Piperine percée d’un bout à l’autre sur une longueur de plus d'un mille : cette magnifique galerie”, qu’on pourrait regarder comme le plus ancien ouvrage de ce genre, porte le nom de Grofta di Posilipo; un des grands chemins qui mènent à Naples y passe. Non loin se trouve la 7illa Flori dig, création de la duchesse de ce nom; l'élégance , la richesse, le luxe, les arts et la nature semblent s'être réunis pour embellir cette magnifique habitation. Près de la côte de la Mergellina est situé le tombeau de Virgile, dont il ne reste que les ruines de quatre murailles en briques , recouvertes par une riche végéfation; l’authenticité de ce monument lui donue une grande importance,

Pouzzoze (Pozzuoli), petite ville épiscopale de 8,000 habitans, remarquable par ses antiquités et par sa délicieuse situation, qui avait engagé les Romains à y élever un grand nombre de maisons de campagne, On y voit encore les restes de son ancien amphithéätri u’on appélle le Coloseo, presque aussi grand que le Colisée de Kome ; l'arène est aujourd’hui convertie en jardin; on distingue encore les portiques qui servaient d'entrée, les caves où l’on renfermait les bêtes, et autres parties. On doit citer aussi les restes d’un temple qui devait être de la plus grande beauté, consacré selon les uns aux Nymphes, selon d’autres à Sérapis; ses colonnes percées par des pholades ont été et sont encore le sujet de grandes disputes parmi les géologues. Les environs de cette petite ville offrent en outre plusieurs curiosités naturelles remarquables, tels que le lac d’A4verne et celui de Lucrino , le fleuve Achéron , la grotte du chien et le lac d’Agnano, la Solfatara (soufrière), petite montagne, dont le sommet est continuellement environné d'une vapeur épaisse , et de laquelle on retire beaucoup de soufre; enfin le Monte:Nuovo, assez haute montagne formée dans une seule nuit par une éruption volcanique en 1538 ; elle s'élève sur l’emplacement qu'occupait le gros bourg de Tripergola, englouti lors de cette catastrophe.

Bayes (Baia), près du cap Misène, misérable endroit presque désert, avec une rade et un port assez sûrs, mais-remarquable parce qu'il a.été le séjour délicieux des grands de Rome; les femmes les plus galantesne manquaient pas de s’y rendre pour y passer l'automne ; il n’y avait pas de Romain un peu riche qui ne voulût y avoir une maison. La côte est couverte de magnifiques ruines; la mer eñ recouvre une grande partie et empèche les fouilles: On y voit encore les restes des Bains de Néron, d'an palais de Jules César, et ceux des temples de Pénus, de Diane ét de Mercure; ce dernier est une:grande rotonde ; celui de Vénus offre encore la coupole, les petites chambres des côtés et les bains des ministres; au-dessus sont plusieurs chambres ornées de stues et. de bas-reliefs, qu’on croit avoir été l'asile de la débauche. Le marquis d'Acerno Mascaro fait faire depuis quelque temps de grands travaux pour assainir celte contrée et la rendre à la culture, Dans ses environs, dont une partie se confond avec ceux de Pouzzole, on voit une foule d'objets curieux ; nous nommerons : les Cento Cameérelle ; la Piscina Mirabile, qui n'est plus qu'un réservoir ; les restes du théatre de Lucullus ; les ruines de la ville de Cumes, si renommée parmi les Romains par le luxe ‘ti la richesse de ses habitans ; la grotte de la Sibylle, dont l'entrée était à Cumes, mais qui n'offre plus rien de remarquable, l’intérieur étant presque comblé par l'éboulement des terres; le tombeau d'Agrippine, dont les sculptures et lés bas-réliefs sont encore assez bien evnservés; les Champs-Élysées, dont l'air empesté qu'on:y respire contraste singulièrement avec la description qu’en ont faite les anciens ; le fameux cap Misène, où était la station de la flotte romaine destinée à maintenir la sùreté des mers et des côtes depuis le détroit de Messine jusqu'à celui de Gibraltar ; la ville qui s’élévait sur le promontoire n'existe plus, ainsi que les grands travaux faits par.les Rôtains pour la commodité de leurs marins,

A l'est de Naples onitronve: Pogrict, petite ville bâtie au pied du Vésuve avec un palais du roi, beancoup embelli dernièrement, et près de 5,v00o habitans. Les objets précieux qui formaient son musée ont été réunis au musée Horbonico de Naples. Rasina, gros village d'environ 9,000 habitans, presque contigu à Portici; on y voit la #avorita, belle maison de plaisance du prince de Salerne. Cest de Resina qu'on part

ge om mer on ane nomment en

st très étendue ; où pense second port très sûr.

droits importans. Du côté de » colline de tufa volcanique ou 5 d'un mille : cette magnifique juvrage de ce genre, porte le nènent à Naples y passe. Non esse de ce nom; l'élégance , la is pour embellir cette magnile tombeau de Virgile, dont il ouvertes par une riche végéle importance.

» habitans, remarquable par ses es Romains à y élever un grand tes de son ancien amphithéätri e de Kome ; l'arène est aujourues qui servaient d'entrée, les doit citer aussi les restes d’ui é selon les uns aux Nymphes, lades ont été et sont encore le s de cette petite ville offrent en que le lac d’Averne et celui de {gnano, la Solfatara (soufrière), ironné d'une vapeur épaisse , et =Nuovo, assez haute montagne en 1538 ; elle s'élève sur l’emati lors de cette catastrophe.

ue désert, avec une radeet

séjour délicieux des grands de rendre pour y passer l'automne ; avoir une maison. La côte est e grande partie et empêche les in palais de Jules César, et ceux rest une:grande rotonde ; celui côtés et les bains des ministres; as-reliefs, qu’on croit.avoir été | faire depuis quelque temps de re à la culture. Dans ses en- >, on voit une foule d'objets cu- Mirabile, qui n’est plus qu'un là ville de Cumes, si renommée ns; la grotte de la Sibylle, dont

quable, l’intérieur étant presgrippine, dont des sculptures et

s-Élysées, dont l'air. empesté ion qu’en ont faite les anciens; Laine destinée à maintenir la sùu'à celui de Gibraltar ; la ville les grands travaux faits. parles

tie au pied du Vésuve avec un de 5,u00 habitans. Les objets musée Horbonico de Naples.

contigu à Portici; on y voit la e. Cest de Resina qu'on jpatt

ordinairement pour aller visiter le Vésuve. C'est aussi à Resiua qu'on descend pour visiter l’ancienne Herculanum, que la terrible éruption du Vésuve ensevelit l'an 79 de Jésus-Christ sous une couche de lave de 80 pieds d'épaisseur, Les premières fouilles qui annoncèrent son existence remontent à l'an 1713. Celles qui sont postérieures ont amené à différentes époques les résultats les plus importans pour l'archéologie; elles donnèrent non-seulement une idée des arts des anciens Romains, mais même de leur manière de vivre; elles démentirent ou confirmèrent les conjectures que divers commentateurs ont pu hasarder d'après quelques passages obscurs des anciens écrivains. Les monumen:s les plus curieux retirés de cette ville ainsi que de celles de Pompeia et de Stabia ont été rassemblés d'abord dans le musée de Portici et dernièrement dans le Borbonico à Naples; une académie littéraire a été créée pour s'occuper de l'examen et de la description des pièces provenues des fouilles, et les résultats de ses discussions ont été publiés dans un magnifique ouvrage. On voit par la partie déjà explorée de cette ville que les rues d’Herculanum sont tirées au cordeau ; elles ont de chaque côté des trottoirs pour les gens à pied et sont pavées de laves semblables à celles que jette actuellement le Vésuve. Quelques maisons sont pavées de marbre de différentes couleurs, d'autres de mosaïque. Il y a autour des chambres un gradin d'un pied de haut, où l’on croit que se tenaient les esclaves. Les murs sont pour la plupart peints à fresque; ces peintures présentent des cercles, des losanges , des colonnes , des guirlandes, des oiseaux. Cet usage s'est conservé en Italie, où jusqu'à ces dernières années l'on ne voyait presque pas de tapisseries dans les appartemens ordinaires. Les fenêtres étaient fermées avec des volets pendant la nuit et ouvertes pendant le jour; on n'a trouvé de vitres qu'à un petit nombre de maisons; le verre en était très épais. Les deux édifices les plus considérables découverts à Herculanum sont: le théatre, situé sous Resina , et le Forum, Le théâtre est grand et magnifique , sa façade est ornée de belles colonnes de marbre et ses décorations étaient très riches. Le Forum était un vaste bâtiment dans lequel on rendait justice ; il est de forme rectangulaire, avec un péristyle orné de colonnes ; le portique d'entrée était orné de plusieurs statues équestres en marbre, parmi lesquelles figuraient les deux de Balbus qui sont d'une grande beauté et les seuls mopumens antiques de cette matière qu'on ait dans ce genre; on y trouva aussi les statues colossales en bronze de Véron et de Germanicus daus des niches urnées de peintures. Le Forum communique par un portique à deux temples voütés et intérieurement décorés de peintures à fresque,

Parmi les objets les plus curieux qu'on a trouvé dans cette ville on doit ranger les maauscrits sur des feuilles de cannes de jonc, collées les unes à côtés des autres et roulées sur uu cylindre de bois. Il n’y a qu’un côté qui soit chargé de petites colonnes d'écriture lesquelles ont à-peu-près la hauteur de nosin-1 2. Ces manuscrits étaient rangès les uns sur les autres dans une armoire de marqueterie. L'humidité avait pouri ceux qui n'avaient pas été saisis par la chaleur des cendres du Vésuve ; ils tombèrent comme des toiles d'araiguées , aussitôt qu'ils fureut exposés à l'air. Les autres étaient réduiis eu charbon; c’est ce qui les a conservés ; ils ressemblent à un bâton de deux pouces de diamètre qui a été brûlé. On est parvenu à en dérouler quelques-uns par un SEL 4 aussi ingénieux que délicat. Les quatre premiers manuscrits grecs qui ont été développés sont un traité dela philosophie d'Epicure, un ouvrage de morale, un poème sur la musique et un livre de rhétorique.

Les fouilles suspendues depuis si long-temps ont été reprises au commencement de 1828 par ordre du dernier roi, sur un nouveau plan, sous la direction de l'architecte Bonacci , si connu par sa belle description de Pompeïa; elles ont déjà donné des résultats importans. On a mis a découvert la plus grande maison particulière des anciens que l'on connaisse jusqu'à présent. On y trouve une suite de chambres avec une cour au miliet; puis une division pour les femmes , un grand jardin entouré d’atcades et de colonnes, eufin de grandes salles qui servaient probablement aux réunions de famille, Une autre maison qu'on a mis aussi à découvert est remarquable par les provisions qu’on y a trouvées dans les magasins encore fermés; elles consistent en dattes, châtaignes, en grosses noix , figues sèches, amandes, prunes, grains, ail, pois, lentilles et petites fèves, de la pâte, de l'huile, des jambons. On y a aussi trouvé plusieurs tableaux , des vases et autres objets en verre, en bronze et en terre cuite, ainsi que des médaillons en argent représentant en relief Apollon et Diane. En outre on a découvert la maison entière d'un barbier ; la

boutique de cet artisan , les ustensiles, les bancs où les citoyens se plaçaïeut ei attendant leur tour, l'étuve et jusqu'aux épingles qui servaient à la chevelure des femmes , tout est dans un état de conservation extraordinaire. Précédemment on avait trouvé plusieurs instrumens de chirurgie et entre autres des sondes droites en argent dans la maison d'un chirurgien située daus une autre partie de la ville. On continue les fouilles dans toute la rue ; on se propôse de pénétrer ensuite dans les boutiques et les maisons qui la bordaient des deux côtés , ainsi que dans les ruelles qui y aboutissent,

Tonue pecL’ ANNUNZrATA ; avec 9,000 habitans , remarquable par sa grande fabrique d'armes et surtout par son voisinage de Poxreïa , ancienne ville de la Campanie, découverte en 1755; les fouilles ne se firent d’une maniérerégulière que depuis 1799 et surtout dans ces dernières années, par le zèle infatigable du jeune marquis de Ruffo , directenr dés arts au ministère de la maison du roi, et sous la direction de l'architecte Bonnaci et de l’estimable savant M. Aïditi, directeur des musées royaux. On a le projet de déblayer entièrement cette ville unique dans son genre, qui sort pour ainsi dire tout entière du sol pour nous dévoiler les plus petits détails de la vie domestique, et des arts mécaniques et libéraux chez les Romains à l'époque de leur plus grande puissance; aussi son enceinte offre t-elle aujourd’hui le meilleur cours d’antiquités qu'on puisse faire. Il n'y a point de ruines qui inspirent plus d'intérêt que celles de Pompeia ; tout s'y trouve tel qu’il était le jour de la

, terrible catastrophe qui l'an 59 la fit disparaître sous une couche de cendres volcaniques

qui s’élève à peine de quelques pieds au-dessus du faîte de ses édifices. Les ornières tracées par les roues des voitures sont encore empreintes sur le pavé. Déjà on se promène dans ses rues garuies de trottoirs de chaque côté et dans ses places ornées de beaux bâtimens; déjà on visite ses temples et les palais des grands; on eatre dans ses théâtres, on examine les boutiques, les cabarets et les maisons des particuliers de toutes les classes. Ces dernières se ressemblent toutes ; les plus grandes comme les plus petites, ont une cour intérieure au milieu de laquelle est une baignoire; cette cour est ordinairement décorée d'un péristyle à colonnes , ainsi qu'on le voit encore en Italie. Leur distribution est fort simple et uniforme. Toutes les chambres donnent'sur la cour ou sur les péristyles; toutes sont très pelites, isolées, et ne communiquent point entre elles; beaucoup sont sans croisée et ne reçoivent le jour que par la porte où par une ouverture pratiquée par-dessus. Le goût italien pour la peinture à fresque se retrouve encore ici comme à Herculanun ; il y a fort peu de murailles sur lesquelles il n'y ait quelques peintures; les couleurs doivent avoir été bien bonnes, puisque dès qu'on jette un pen d’eau par-dessus, elles reparaissent avec quelque vivacité. Les anciennes fouilles et celles qu'on fait actuellement ont fourni une foule d'objets précieux ou intéressans sous plusieurs rapports. On y atrouvé des statues, des médailles d'or et d'argent, des vases de toute espèce, des chaînes pour les criminels, des bracelets pour les jeunes filles, des candelabres élégans, des boîtes contenant des pillules ét autres préparations pharmaceutiques, une balance avec son poids, ayant la forme d’un Mercure, une bague avec le mot ave, tous les ustensiles de l'établissement d’ün foulon, la bibliothèque de Salluste, les parchemins du consul Pansa, etc.

Parmi les plus belles maisous de Pompeï, il faut distinguer celle de Marus-Arrius Diomède ; elle se compose de deux étages ; le rez-de-chaussée seul contient huit chambres; sa cour est grande , environnée d'un portique avec des colonnes en stuc ; un jardin et ur bassin en marbre font partie de l'habitation ; au-dessous se trouve une vaste cave où l'on voit eucore les emp/iores, vases dans lesquels les anciens cunservaient le vin ; on a trouvé des squelettes dans cette cave. Cet édifice est situé à l'entrée de la ville, où l’on aperçoit plusieurs tombeaux et des monumens funéraires d’une grande beauté. La maison qui se distingue le plus par son élégance, la richesse et la beauté de ses mosaïques est celle qui portait l'inscription de Caius Sallustius. Les plus beaux édifices publics sont : le grand portique, Ve forum , Ve théâtre tragique, Ve temple d'Isis, le temple d'Esculape , le théätre Comique, qui forme deux théâtres, dont l'un, le plus petit, est couvert; mais celui qui surpasse tous les autres édifices par sa magnificence, son bon goût , son luxe et par le peu ile dégâts qu'il a éprouvé, est sans contredit le #dtément des bains. Pour donner une idée de l'importance de cette ville il suflit de citer une affiche de luyer trouvée à Pompeïa par laquelle Julie Felicia , fille de Spurius , offrait pour cinq ans la location de ses biens consistant en un bain et neuf cents boutiques.

yens se plaçueut en attendant hevelure des femmes , tout est on avait trouvé plusieurs ingent dans la maison d'un chiles fouilles dans toute la rue; maisons qui la bordaient des

rquable par sa grande fabrique Île de la Campanie, découverte depuis r799et surtout dans ces le Ruffo , directeur dés arts au itecte Bonnaci et de l’estimable projet de déblayer entièrement tout entière du sol pour nous s arts mécaniques et libéraux aussi son enceinte offre t-elle e. Il n'y a point de ruines qui use tel qu'il était le jour de la couche de cendres volcaniques es édifices. Les ornières tracées le pavé. Déjà on se promène places ornées de beaux bâtin entre dans ses théâtres, on culiers de toutes les classes. Ces les plus petites, ont une cour our est ordinairement décorét alie. Leur distribution est fort ir ou sur les péristylés; toutes : elles; beaucoup sont sañs croiuverture pratiquée par-dessus.

core ici comme à Herculanum ; es peintures; les couleurs doiu d’eau par-dessus, elles repailes qu'on fait actuellement ont ieurs rapports. On y a trouvé des e espèce, des chaînes pour les abres élégans, des boîtes cons, une balance avéc son poids, ve, tuus les ustensiles de l'étaarchemins du consul Pansa, etc.

inguer celle de Marius-Arrius ée seul contient huit chambres; onnes en stuc ; un jardin et ut trouvé une vaste cave où l'on nsérvaient le vin ; on a trouvé ée de la ville, où l’on aperçoit raide beauté. La maison qui se é-de ses mosaïques est velle qui édifices publics sont : le grand e temple d’Esculape , le théätre it, est couvert; mais celui qui on goût , son luxe et par le peu s bains: Pour donner une idée e loyer trouvée à Pompeïa par us la location de ses biens consis-

La certitude acquise pur les fouilles précédentes que la partie daus laque avai actuellement est le plus beau quartier de cette eue lé, se trouve se mhrhd teudue d’une maison que l'on vient d'y découvrir , et par l'abondance et la perfection des

ER dont elle est décorée. Eu voici a description succiute, On trouve d'abord, sur 2 pl l'atrium toscan, membre ordiuaire, et, pour ainsi dire, obligé des habitations le Pompeïa. Cet atrium est entouré de petites chambres très agréablement décorées, d'où on passe daus un pau jardin, autour duquel sout pareillement disposés des apparte-

menus à l'usage des hôtes de la maison. À la gauche de l'airium , se trouve un pe qui conduit à d'amples portiques, soutenus par de colonnes peintes en rouge et ur jusqu'a profusion de tout ce que l'antique peinture nous a conservé de plus exquis et de plus gracieux. Ges portiques servaient uniquement pour les promenades ; ils enferment un peu jardin, au centre diiquel est un bassin , où l'on uourrissait des poissons , et dans le su se trouve un vaste triclinium. Le gynécée, ou la partie de l'habitation réservée aux emmes, consiste en uu péristyle, pareilleruent ceint de portiques, eutouré de petits ap- Lt gesaed où se déploie un luxe de peintures toutes & premier ordre, L'erèdre, qui est le membre le plus important, est décoré d'admirables peintures ; le style des tableaux représentant un Achille, déguisé en femme et reconnu par Ulvsse à la cour de Lycomède et celui d Ulysse, mendiant , ecevaut les secours du fidèle Eumée, est supérieur à tout de qu on couuait de la peinture antique. On passe eufin dans un troisième jardin , aussi entouré de colunnes peiutes en rouge et décoré de beaux tableaux. à pre k Ne autour et au pied du Vésuve on trouve : Tonne Der Greco, avec 13,000 ; SOMMA ; avec 7,000 ; Orrasano, avec 15,000, et SANTA-ANASTASIA , avec 6,000; tous he produisent le fameux vin connu sous le nom de Lacrime Christi. ati ASTELLAMARE , ville maritime et épiscopale, d'environ 15,000 âmes, bâti une positicu délicieuse au-dessus des ruines de Le Met ville de Stabia , dont 1 fouilles Re quelques manuscrits, des statues et des peintures qu'on admire at musée de Naples. Tout prés est situé le bourg de Quisisana, avec un beau palais où le roi passe à partie de l'été ; c'est ici où se trouve le principal chantier pour la marine du royaume. P era grands seigneurs y out des maisons de campagne. , Sonnenro, petite ville archiépiscopale d'environ 5,000 âmes, renommée par sa belle soie; où admire la beauté de sa situation iquités; ie dur Ta rép orotongn gmmtnn on et ses antiquités; elle est la patrie du Tasse,

Avensa, jolie ville dont on porte à 16,000 âmes la population, et rewarquapt par sa grande maison d'eufans trouvés (or/anotrofio), véritable pépinière d'arthtes ee artisans pour le royaume. On doit aussi mentionner sa maison des fous, un des plus à ux établissemens de ce genre qui existe, surtout par la manière philanthropique avec

aquelle ces malheureux y sunt traités. Il se compose de plusieurs appartemens meublés et ornés de différentes manières selon les divers degrés d'aliénation. Chaque malade y trouve toute sorte de moyens de distraction. 11 y a des instrumens de musique, des jeux gymnastiques, des instrumens d'agriculture, des armes, qui sont en fer-blanc ou en étain, pour éviter les accidens, On donne du travail selon leur inclination ou leur profession aux hommes comme aux lemmes; celles-ci sont dans un quartier séparé. Une grande partie du service intérieur est fait par les aliénés mêmes ; ce sont eux aussi qui cultivent un beau jardin qui sert de promenade. Ceux qui sont furieux et ne sont pas susceptibles de distraction, sont soumis à la camisole de force. On doit ajouter que c'est ce bel établissement qui a servi de modèle à ceux de Reggio, de Mudène et de Palerme ainsi qu'à plusieurs autres fondés dernièrement dans quelques villes hors d'Italie. Aversa est le siège d'un évêché qui passe pour être le plus riche du royaume.

ArraGuLs, importante par sa population estimée à 13,000 âmes et par ses fabriques de chapeaux. Nous, ville épiscopale d'environ 9,000 habitans , située près des fameux campi Flegrei, remarquable par quelques restes d'antiquités et surtout par d'anciens tombeaux où lon a trouvé un grand nombre de vases italo-grecs et autres objets curieux. armes que A les re" sa ville que vers la fin du rv° siècle un de ses

ÿ a introduit l'usage des cloches ê L ivin; Ne ge pour appeler les fidèles à l'office divin; be Plus loin, mais toujours dans un rayon de 25 milles autour de Naples on trouve :

Carous, vilie archiépiscopale, importante par ses fortifications, par quelques beaux bâtimens entre autres sa cathédrale et par sa situation délicieuse; pop. environ 8,000 âmes. Dans ses alentours se trouveut les ruines de l'ancienne Capoue, parmi lesquelles an distingue les restes du fameux amphithéatre illustré par Mazzochi, Tout près et à un seul mille plus loin.est située Sanra-Mansa, importante par ses marchés, par sa population estimée au-dessus de'9,000 âmes et parce qu'elle est le siège du tribunal de la province de la Terre de Labour; on y a construit dernièrement ur.e vaste prison.

Casznrs ou Cassara Nuova, petite ville d'environ 5,000 âmes, hâtie dans une sitüation délicieuse, avec le plus magnifique palais royal du roÿaume et un des plus grands et des plus beaux de l'Europe ; ses jets d'eau, ses vastes et beaux jardins et surtout l'agreen long de 27 milles sunt des ouvrages superbes. Ce dernier traverse la vallée de

alone sur un pont, dont on admire autant la hardiesse que la belle architecture; il n’a pa moins de 500 mètres de longueur et près de 56 de hauteur; il se compose de trois rangs «arcs les uns sur les autres; le supérieur en compte 43. La différence de niveau à rent récessaire la perforation du mont Garzano; c'est un des passages souterreins les plus remarquables qui existent, ayant plus de mille mètres de long. On doit aussi mentionner le palais de l’intendant et l'intéressante colonie de San Leucio, fondée par le roi Ferdinand IV ; elle offre sur une petite échelle le modéle de tout ce qui peut contribuer à l'éducation du peuple. à

Pranimonre, importante par son industrie et surtout par sa grande manufacture où l'on emploie le coton recueilli dans le royaume et pa aigiir: 700 personnes ; pop. environ 5,000 âmes, Manpazons, jolie ville, avec un co/êge royal; le grand marché qu'on y tient deux fois par semaine fournit le principal approvisionnement à la capitale. Monre-Vznousz, abbaye et sanctuaire célèbres, importante surtout par ses archives, Avazzino , ville épiscopale, siège du tribunal civil et criminel de la Principauté-Ultérieure, etimportänte par son industrie, son collège royal et surtout par son commerce; pop. 13,000 âmes. Nocana dite aussi Nocena De’ Pagani, ville épiscopale d'environ 7,000 âmes; on y admire sa belle ‘église de Saria-Maria-Maggiore, ressemblante au Panthéon de Rome et une des plus anciennes de: l'Italie, Cava, ville épiscopale, importante par son industrie.et par sa célébre abbaye , qui possède une belle bibliothèque, riche surtout de manuscrits lombards. Plusieurs Anglais attirés par la beauté de sa situation se sont établis dans les beaux villages de la banlieue de cette ville dont la population totale est estimée à r9,000 Âmes. Sazæaxes, ville archiépiscopale et commerçante , siège du tribunal civil et criminel de la Principauté: Citérieure, avec un port sur le golfe de son nom, et renommée par son ancienne école de médevine ; \e palais de l'intendant est la plus belle des réside 1ces des gouverneurs des provinces du royaume; Salerne a un lycée et compte environ 11,000 habitans. Amazri, petite ville archiépiscopale, qui joua un grand rôle dans le moyen âge par sa nombreuse marine marchande répandue dans tous les ports du monde alors connu , et à laquelle la découverte des Pandectes, le perfectionnement de la boussole, l’origine de l'ordre militaire de Malte et les tables qui portent encore son nom assignent une place distinguée parmi les villes, remarquables de l’Europe, malgré la petitesse de sa population qui n’atteint pas mème 3,000 âmes,

A l'entrée du golfe de Naples on trouve les délicieuses iles de Carat, Iscura et Pro- «14 ; celle-ci remarquable par le costume de ses femmes qui ont presque conservé les habillemens des anciennes grecques, par le graud nombre de marins qu'elle possède et par l’activité de ses chantiers où l'on construit plus de navires marchands que dans aucune autre localité du royaume. Zschia, par sa grande fertilité, par sa nombreuse population, par ses eaux. minérales très fréquentées, et par une maison champètre du roi; Capri, par la beauté, par la salubrité de son climat, par ses souvenirs. historiques et par ses antiquités; on y voit encore es restes du palais, des agueducs et des bains «l'Auguste qui y passa quelque temps; ceux des douze palais élevés aux douze divinités ivajeures, par Tibère, ainsi que les ruines du forum, des thermes, du temple de Matrimagnæ et d'autres constructions remarquables, Depuis quelques temps on fait des fouilles sur‘l'emplacement d'une des villas de l'empereur Tibère, dont les infâmes débauches et la “mort rendirent à jamais célèbre cette petite ile,

On doitajouter qu'à 20. milles au sud-sud-est de Salerne et près de la côte, au miliet

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ifications, par quelques beaux ieuse; pop. environ 8,000 âmes, poue, parmi lesquelles an disazzochi, Tout près et à un seul marchés , par sa population ese du tribunal de la province de ste prison.

j,000 âmes, hâtie dans une siroyaume et un des plus grands | beaux jardins et surtout l'a- : dernier traverse la vallée de se que la belle architecture ; il hauteur; il se cumpose de trois 43. La différence de niveau à un des passages souterreins les es de long. On doit aussi menie de San Leucio, fondée e le modèle de tout ce qui peut

ar sa grande manufacture où l'on it 700 personnes ; pop. environ 1; le grand marché qu'on y tient meut à la capitale. Monre-Vanar ses archives, Avazzino , ville uté-Ultérieure, etimportänte par rce; pop. 13,000 âmes. Noczns 1,000 âmes; on ÿ adinire sa belle héon de Rome et une des plus par son industrie et par sa céurtout de manuscrits lombards.

it établis dans les beaux villages sstimée à 19,000 Âmes. SALERNE, ivil et criminel de la Principauté nommée par son ancienne école es réside 1668 des gouverneurs des iron 11,000 habitans. Amazr1, s le moyen âge par sa nombreuse de alors connu , et à laquelle la ssole, l'origine de l'ordre mili- ‘assignent une place distinguée petitesse de sa population qui

esiles de Cart, Isousa et "4 es qui ont presque conservé les var on qu'elle possède et vires marchands que dans aucune lité, par sa nombreuse populaune maison champêtre du roi; par ses souvenirs historiques et ais, des aqueducs et des bains palais élevés aux douze divinités es thermes, du temple de Matribuelques temps on fait des fouilles , dont les infâmes débauches et la

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d'une plaine marécageuse el au sud du Silaro se trouvent les magnifiques ruines de Possrum nommée Posstponta jusqu à l'an 480 de Rome, époque où une colonie romaine s'y établit. Horriblement pillée par les Sarrasins en 930, et entièrement détruite par les Normands en 1080 , les restes de celte ancienne colonie grecque , autrefois si renommée par ses campagnes aussi fertiles que délicieuses, ne furent découverts par hasard qu'en 1755, Les débris de ses murs, d'un amphithéätre et d'autres édifices, mais surtout la porte septentrionale de la ville et les tois temples de dimensions colossales et frappans par la beauté et la perfection de leur architecture sont les morceaux que l'on y adinire le plus. Le fronton qui couronne la façade du temple du milieu rappelle celui du Panthéon à Rome, Les fouilles faites au commencement de 1830 ont fait découvrir une rue entière, une longue colonnade et un vaste temple enseveli sous ses propres décombres; les métopes de ce dernier, qui paraissent être contemporaines de celles de Selinonte , promeitent de remplir une importante lacune dans l’histoire de 14 sculpture: Î

Aquira, ville fortifiée et épiscopale, bâtie sur une colline près de l'A; terno, chef-lieu de l’Abruzze-Ultérieure If, siège de son tribunal civil et criminel et d’un tribunal d'appel; c’est une des villes les mieux bâties et des plus commerçantes du royaume. Le{ycée est son établissement littéraire le plus important; on ne lui accorde qu'environ 8,000 habitans.

.Cuisri, assez belle ville, située sur la Pescara, chef-lieu de l’Abbruzze- Citérieure, siège d'un archevéché, du tribunal civil et criminel de la province. La cathédrale et le séminaire sont ses plus beaux édifices; le collège royal et la société d'agriculture, des arts et du commerce , ses principaux établissemens littéraires ; pop. environ 13,000 âmes.

Foco1a, chef-lieu de la Capitanaté , sur la Cervara , ville commerçante, assez bien bâtie, mais dont l'air est malsain. Elle est le siège d'un tribunal de commerce et compte environ 21,000 habitans y compris ceux de sa banlieue. La douane est son plus bel édifice, et l'école d'économie rurale son principal établissement littéraire. |

Ban, chef-lieu de la Terre de Bari, ville archiépiscopale, fortifiée et commerçante, avec un port sur la mer Adriatique , un /ycée, lusieurs manufactures et environ 19,000 habitans ; on y construit un beau théâtre.

Taani, jolie ville archiépiscopale, bâtie sur les bords de l’Adriatique , avec

un port et environ 14,000 habitans. Elle est le siège d’un tribunal d'appel. La tour de sa cathédrale est une des plus hautes de l'Italie. BARLETTA , jolie ville, agréablement située sur le bord de l’Adriatique avec une belle place décorée d’une statue colossale en bronze, une belle cathédrale et autres édifices remarquables. Sa population qu'on porte au-dessus de 18,000 âmes, son commerce florissant et plus encore les riches salines de son voisinage la rendent très importante.

: Leccz, chef-lieu de la Terre d'Otrante, ville fortifiée, assez bien bâtie, industrieuse et commerçante, siège d’un évéché et d’un tribunal civil et criminel; avec un collège et environ 14,000 habitans. Cette ville donne le nom à la pierre qu'on trouve dans ses environs et-dont on fait une foule d'ouvrages au tour et au rabot et ces vases immenses où l'on conserve l'huile. Tanenre, ville archiépiscopale, forte, industrieuse et commerçante, avec de vastes salines, un port qui se comble tous les jours et environ 14,000 habitans. Tarente a donné le nom à latarentule (lcosa tarentula), si connue par les récits populaires des effets produits par sa piqûre.

CaTawzano , chef-lieu de la Calabre-Ultérieure IE, située sur une éminence entre les montagnes et la mer Toniénne, siège d’un évéché, du tri-

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bunal civil et criminel de la province et d'un tribunal d'appel. Elle a un lycée et on porte à 11,000 âmes sa population,

Les autres villes les plus remarquables du royaume de Naples sont : Tanamo, ville épis. copale, chef-lieu de l'AbruzzæUltérieure 1°*, avecun co//ge royal, letribunal de la province et 9,000 âmes, Giuzia-Novs, très petite ville, importante par sa douane, Grvrrutta pur Taowro, par ses fortifications. Lancrano , siège d'un archevéché ; on la regarde comme Ja plus commerçaute de toute l'Abruzze; pop. 9,000 âmes. Souwona, ville épiscopale, renommée surtout par ses confitures ; pop. 8,000 âmes. Avazzano, vs du lac Celano; on y admire le canal creusé par les Romains, pour décharger ce lac; on travaille à le désubstruer ; pop. 6,000 âmes environ.

Camro-Basso, petite ville, chef-lieu du Molise, importante par son co//ège royal, son 'ibuual civil et criminel et surtout par les produits de ses nombreuses fabriques parmi lesquelles sa coutellerie est très renommée; la belle route qui la traverse et qui forme la communication entre Naples et les villes situées sur l’Adriatique, l'a rendüe la première place commerçante du royaume; pop. 8,000 habitans. Acxonx, par ses muanufactures de cuivre estimées les meilleures du royaume; pop. euviron 7,000 habitans, rome etite ville épiscopale, fort intéressante à cause de ses nombreux monumeus

antiquité.

Manrnuvonia, petite ville de la Capitanate, remarquable parce qu'elle donne son nom à uu golfe de l'Adriatique et parce qu'elle est le siège d'un archevèché; pop. 6,600 âmes environ. San Suveno , ville épiscopale, importaute par sa population qu'on porte à 16,000 âmes. Lucena, par son tribunal civil et criminel, par son collège royal, et parce qu'elle est le siège d’un évéché; pop. environ 8,000 âmes,

Motvzrra , ville épiscopale de la Terre de Bari , importante par ses nombreuses fabriques de toile et par son commerce ; pop. 11,000 âmes. ArTamuRA , par ses restes d'anti-

uités, par ses foires et par sa population qu'on estime à 16,000 ‘âmes, Monorozt, ville " iscopale, remarquable par son industrie et par les habitations souterreines qu'on trouve dans ses environs et qu'on suppose avoir été creusées dès la plus haute antiquité, ainsi que par les ruines de l'ancienne E gnatia dont on voit encore les restes à quelques milles plus loin. Giovanazzo , petite ville d'environ 6,000 habitans, importante par-sa grande maison d'enfans trouvés, qui, par l'éducation qu'on donne à ces malheureux, est une véritable pépinière d'artisans pour le royaume.

Gazzirout, petite ville épiscopale de la Terre d'Otraute, importante par ses fortifcations, son port et sun commerce; pop. 8,000 âmes. GazarTinA, par sa beauté et son commerce, Baimnes (Brindisi), par son antiquité, son port et surtout par son commerce; elle est le siège d'ua archevèché ; pop, 6,000 âmes.

Porenza , ville phmpnle , chef-lieu de la Basilicate, avec un tribunal civil et criminel et un collège royal; pop. 9,000 âmes. Martens , ville archiépiscopale, avec un collège et environ 11,000 habitans,

Gosenza , chef-lieu de la Calabre-Citérieure, ville archiepiscopale , industrieuse et cummerçante; siège du tribunal civil et criminel de la province, avec un coflège royal, une belle cathédrale, un beau palais de justice et quelques autres édifices reuiarquables ; pop. intra muros 8,000 âmes,

CasraOyicLanr, petite ville importante par ses nombreuses plantations de coton, de iunôriers et de fruits; dans ses environs on fait près du mont Pollino le fameux fromage appelé Caccio cavallo; pop. près de 5,000 âmes. Lonaosuco, petit endroit, remarquable par ses mines de fer.

Monrereons, ville épiscopale , industrieuse et commerçante de la Calabre-Ultérieurell', avec un collège royal, et environ 7,000 habitans. Corrone, petite ville épiscopale, très ancienne , importante par son port sur la mer lonienne, par quelques fortifications et surtout par son commerce; pop. environ 5,ov0 âmes. Srio, petit endroit de la Mongiana, important par l'exploitation de ses mines de fer.

Raocio, sur le détroit de Messine, ville archiépiscopale, chef-lieu de la Calabre-Ultérieure 1°°, avec un tribunal civil et.criminel , un co/lège royal et une bibliothèque publi que assez considérable, Reggio passe pour être la ville de province la plus riche da

pm premier co ac

ibunal d'appel. Elle a " royaume de Naples proprement dit, avantage qu'elle doit à l'industrie et au commerce de

ses habitans; pop. 17,000 âmes, Anro , petite ville de la Terre de Labour , très importante par ses nombreuses fabriques de draps, de papier , de toile et autres, qui la mettent au premier rang parmi les villes les plus industrieuses du royaume; pop. environ 8,000 âmes. Fownr, ville épiseopale très ancienne, remarquable par ss antiquités, parmi lesquelles on doit compter les restes de la voie Appienne, qui en forme la rue principale et dont le pavé s’est conservé dans son état primitif, ainsi qu'une partie de ses anciennes murailles. Les grands travanx entrepris dans ces dernières années pour le dessèchement progressif des marais situés dans ses environs ont eu le résultat le pen heureux ; de vastes terreins ont été rendus à la culture et l'épidémie endémique qui moissonnait leur population a cessé sa funeste influence. pop. 5,000 âmes. Tout près de Fondi se trouve Porte/la, petit endroit remarquable par sa grande douane et pour donuer le titre à la principauté appartenant au prince de Metternich. “T Gawrz, petite ville épiscopale, importante par ses fortifications, par son port et par: plusieurs antiquités; pop. 3,000 Âmes sans les militaires,

Sororna , petite ville de la Principauté-Ultérieure, importante par ses nombrenses tanneries et autres fébriques ; pop. environ 6,000 âmes.

aplessont : Tunamo, ville épis royal, letribunal de la province

par sa douane, Giviratta Due hevéché ; on la regarde comme es. Souwona, ville épiscopale, Avazzano, près du lac Celano; charger ce lac; on travaille à le

tante par son co//ge royal, son ss nombreuses fabriques parmi | qui la traverse et qui forme la Adriatique, l'a rendüe la preabitans. AGNONE, par ses mua- +; pop. euviron 7,000 habitans, se de ses nombreux monumeus

Parenme, grande et belle ville, fortifiée et agréablement située sur la côte nr qu de la Sicile, dans une plaine fertile et bien cultivée, au fond du golfe qui porte son nom et y forme un port. Les maisons sont construites comme dans toute l'Italie méridionale ; les toits sont presque entièrement plats; au lieu de fenêtres il y a des balcons avec des portes vitrées. Les rues sont bien alignées et viennent presque toutes aboutir anx deux principales , la rue Cassaro ou Toledo et la rue Neuve. La plus belle promenade de Palerme est celle de la Marina, le long de la mer; elle aboutit à la Flora, vaste jardin botanique , un des premiers et des mieux entretenus de l'Italie. Ici, comme dans plusieurs autres villes du royaume des Deux-Siciles, les boutiques des marchands d’eau à la glace contribuent à l’ornement des rues. On vend ce liquide dans de petites boutiques, où sont empilés de chaque côté, en assez bon ordre, des citrons, des orunges des brugnons et toutes sortes de fruits du midi; entre ces tas sont placés de arabe bocaux de verre remplis d'eau, dans lesquels jouent des poissons dorés. Une multitude de petits jets d’eau s’élance d'entre les fleurs odorantes, et tout, au milieu de la rue, dont la chaleur est brûlante, exhale une agréable fraîcheur. Plusieurs beaux édifices, sept places principales, de belles promenades, plusieurs établissemens littéraires, une population d'environ 168,000 habitans et un commerce assez actif, mettent Palerme au rang des principales villes de l’Europe.

Ses plus beaux édifices sont : le palais royal, bâtiment imposant par: sa masse, mais dont les parties, construites à différentes époques, ne sont nullement en harmonie; on y distingue la magnifique chapelle, bâtie par le roi Roger, et l'observatoire, construit en 1791 dans la partie la plus élevée du palais et fourni d'instrumens excelleus, avec lesquels le célèbre Piazzi découvrit la planète Cérès; la Ficaria ou le palais de justice ; le grand hôpital; \a cathédrale, un des plus beaux monumens gothiques de la Sicile; l'église de Jérus, qui vient immédiatement après pour l'architecture et pour la richesse de ses décorations ; celle des Capucins , remarquable par ses caveaux où l’on conserve les morts placés debout, tout habillés, dans des espèces de niches, et qu’on revêt d'habits magnifiques tous les ans le jour des Trépassés; l'église" de Saint-Joseph, remarquable

uable parce qu'elle donne son : d'un archevèché; pop. 5,600 par sa population qu'on porte à , par son collège royal, et parce , rtante par ses nombreuses fabri- ArTamunA, par ses restes d’anti- 16,000 âmes, Monorout, ville tations souterreines qu'on trouve a plus haute antiquité, ainsi que

re les restes à quelques milles pa importante par-sa grande nne à ces malheureux, est une

ite, importante par ses fortifica- \riNA, par sa beauté et son comtsurtout par son commerce; elle

ivec un tribunal civil et criminel chiépiscopale, avec un collège et

iepiscopale , industrieuse et cumince, avec un co/ège royal, une utres édifices reniarquables ; pop.

euses plantations de coton, de sont Pollino le fameux fromage suco, petit eudroit, remarquable

çante de la Calabre-Ultérieurell", ONE, petite ville épiscopale, très e, par quelques fortifications et rio, petit endroit de la Mon-

ale, chef-lieu de la Calabre-Ultéroyal et une bibliothèque publi- : de province la plus riche da

"ht ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.

par : 4 tmple sonterrain aussi grand que le supérieur et soutenu par un grand nombre de colonnes colossales en marbre; l'église de l'Olivella, appartenant au couvent des Olivetains; et celle de la Casa Professa, qui appartient aux jésuites. On ne doit pas oublier le bel établissement pour les Sous existant depuis quelques années; il rivalise avec celui d’Aversa mentionné à la page 329; et la fontaine qui décore la Piazza Grande (Grande Place), remarquable autant par ses dimensions colossales, que par la bizarrerie de son architecture et de ses ornemens.

Les principaux établissemens littéraires sont : l’université, le lycée, le séminaire, le collège des jésuites regardé comme un {ycée, six autres maisons d'éducation ou collèges, les trois bibliothèques publiques, le jardin betanique et l'observatoire dés mentionnés. L'académie royale de médecine, celle del Buon Gusto ou de littérature, et les elles collectiuns scientifiques annexées à quelques-uns des établissemens que nous venons de nommer ajoutent à l'importance de cette belle ville, qui est le siège d’un archevèché d'un tribunal de commerce, d’un tribunal d'appel et de la cour suprême de justice ou de cassation pour toute la Sicile, ainsi que de son gouverneur général, qui maintenant n'a plus que le titre de Æeuténant (luogotenente).

La fête de Sainte-Rosalie attire à Palerme tous les ans dans le mois de juillet un peuple immense de tous les points de l'île, et donne une grande activité À son commerce, qui d’ailleurs est très considérable,

Les alentours de Palerme offrent plusieurs lieux qui méritent d'être mentionnés. Nous citerons : Mowrauar., ville archiépiscopale, avec un co//ge royal et environ 13,000 habitans, y compris ceux de Rocca et San- Martino; on ÿ admire sa magnifique basilique, qui est peut-être le plus beau temple de toute la Sicile, La Baouania, petite ville de 4,000 âmes, agréablement située et environnée de jolies maisons de campagne de la noblesse de Palerme, Bocca pt Fazco, remarquable par les établissemengagricoles, philanthropiques et d'industrie , créés par le dernier roi lorsqu'il n'était que princehéréditaire; on y distingue surtout un jardin botanique, viche d'un grand nombre de plantes exotiques. Sa population jadis de 400 habitans s'est élevée à 4,000 dans l’espace de huit ans. La Favonira et Ficuzza, charmantes maisons de plaisance avec de beaux parcs.

Plus loin.et dans un rayon d'euviron 10 milles on trouve: vers l’ouest, ALcamo, ville médivcre d'environ 17,000 habitans , dans les environs de laquelle on voit les restes de l'ancienne. Segeste, réduits à un tas de pierres dont on ne peut deviner l'ancienne forme; et tout près de celte dernière, le maguifique temple de Fénus, un des monumens les plus parfaits et les plus grands de l'antiquité ; les colonnes, l'architrave et le fronton sont assez bien conservés; vers le sud, Conzxons, importante par son cofège royal; on lui actorde 12,000 habitans ; et vers l'est, Taaminr, par son port, par ses fortifications, par son collège royal, spu école de navigation (seminario nautico) et par ses eaux rminérales renommées; pop, 14,000 âmes environ,

Mrssine, chef-lieu de l’intendance de ce nom, grande et belle ville épiscopale, forte, assez industrieuse et très commergçante, avec le plus beau port du royaume des Deux-Siciles et un des plus beaux de l'Europe, située dans une position délicieuse sur le détroit auquel elle donne son nom, Le palais Senatorio ou hôtel-de-ville, d’une architecture simple et imposante, mais pas encore achevé ; l'arsenal, la cathédrale, avec son fameux autel dédié à la sacra lettra (la lettre de la Vierge aux Messéniens); le palais épiscopal, la loggia, le séminaire et le grand-hépital sont ses plus beaux édifices, Le collège royal, le séminaire et la bibliothèque royale sont les principaux établissemens littéraires de cette ville, qui est la plus industrieuse et la plus commercante de la Sicile, et dont la population est

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périeur et soutenu par un re; l'église de l'Olivella, de la Casa Professa, qui r le bel établissement pour alise avec celui d’Aversa décore la Piazza Grande imensions colossales, que rnemens.

: l'université, le lycée, le un fycée, six autres maiques publiques, le jardin idémie royale de médecine, es collectiuns scientifiques

nous venons de nommer st le siège d'un archevèché pel et de la cour suprême si que de son gouverneur lieutenant (luogotenente).

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collège royal et environ 13,000 on y admire sa magnifique 4a- Sicile. La Bacuana, petite ville es maisons de campagne de la es établissermgengagricoles, phij'il n'était que prince héréditaire; grand nombre de plantes exoti- ,000 dans l’espace de huit ans.

re avec de beaux parcs, trouve.: vers l’ouest, ALcamo, ons de laquelle on voit les restes t on ne peut deviner l'ancienne le de Vénus, un des monumens nnes , l'architrave et le fronton ortante par son co/ège royal;

r son port, par ses fortificaipario nautico) et par ses eaux

estimée au-dessus de 40,000 âmes. Messine, dit M, Quattromani, est peutêtre la seule ville de la Sicile qui n'offre aucune antiquité; elle a été entièrement détruite par le He bnent de terre de 1783. Cette ville est le siège d'un tribunal de commerce et d'un tribunal d'appel ; ses belles ct vastes fortifications , sa citadelle et son arsenal méritent d'être vus; ses environs offrent une des parties les plus peuplées et les mieux cultivées de l'île ; on doit ajouter que Messine est le point stratégique le plus important du royaume des Deux-Siciles.

Carane (Catania), chef-lieu de l'intendance de ce nom, grande et belle ville, avec un port et des rues tirées au cordeau, larges et propres partout; on ÿ jouit sur tous les points de la vue soit de la mer, soit de l'Etna. Si des torrens de lave n'avaient pas renversé et englouti plusieurs fois ses monumens , et si de nouveaux édifices ne s'étaient pas élevés en si grand nombre à leur place, Catane serait aussi sous ce rapport une des villes les pes remarquables de la Sicile. On y voit encore les restes de l'emphithedtre e plus vaste que l'on connaisse, puisque sa circonférence dépasse de presque un tiers celle du fameux colisée de Rome ; on doit citer aussi les restes

‘un thédtre, d'un odeum ou théâtre comique, et de vastes bains chauds et froids. La cathédrale, l'hôtel-de-ville (palazzo del Senato) et le magnilique et vaste couvent des Bénédictins sont ses édifices modernes les plus remarquables, Parmi ses établissemens littéraires on doit citer surtout l'université, le lycée, \a bibliothèque publique et le musée. Catane doit ce dernier ainsi que plusieurs statues, un éléphant en basalte et la plupart des beaux restes d'antiquités qui la décorent, au prince de Biscari. Ce riche seigneur employa sa fortune à faire des fouilles, et grâces à son intelligente persévérance l'on put jouir de la vue du théâtre, des bains, de l’amphithéâtre et d’autres monumens cachés sous plusieurs couches de lave et de dépôts d’alluvions. Le médailler et le musée particuliers du prince Biscari, le cabinet d'histoire naturelle de M. Gioeni méritent d’être mentionnés, ainsi que l'académie Giojena qui s'occupe de tout ce qui concerne les trois règnes de la nature. Les étoffes de soie qu’on fabrique à Catane rivalisent avec les meilleures qu'on fait dans le royaume. Cette ville est le siège d’un archevéché, d'un tribunal de commerce et d’un tribunal d'appel; elle compte environ 47,000 habitans.

Dans ses environs , remarquables par la beauté de la campagne, la douceur du climat et l'étonnante fertilité du sol, on trouve plusieurs petites villes importantes sous plus d'un rapport; nous citeruns : Acr-Rraz, bâtie sur un énorme massif de laves basaltiques; elle est remarquable par son voisinage de l'Etna qui est le plus grand volcan de l'Europe, par son industrie et par la régularité de sa construction. Acosra ou Au- Gvsra, ville L' médiocre étendue, mais très importante par ses fortifications , par son port et par sa situation déliciense ; on lui accorde 10,000 habitans. Taonmzxa , petile ville, qui, par la beauté de sa position, l'emporte, selon M. Kephalides, sur les autres villes de la Sicile; on ÿ admire surtout le thédire, qui malgré ses grandes dimensions est presque tout taillé dans le roc; viennent eusuite la naumachie, la citerne et l'aqueduc. Nous rappellerons que daus le moyen âge cette ville soutint contre les Sarraz sins un siège qui est peut-être le plus long dont l'histoire ancienne ou moderne fasse mention, puisqu'il dura, selon le savant M, Botta, environ 80 ans. Les autres villes les plus remarquables de la Sicile sont :

CALTANISETTA , cheflieu de l’intendance de ce nom, à laquelle on vient de réunir la plus grande partie de celle de Girgenti; c'est une ville assez grande, bien bâtie et uuc des plus importantes de la Sicile ; pop. 16,000 habitans environ. Gireënrr, ville

om, grande et belle ville ymmerçante, avec le plus es plus beaux de l'Europe, oit auquel elle donne son une architecture simple et athédrale, avec son fameux ve aux Messéniens); le parand-hépital sont ses plus la bibliothèque royale sont e ville, qui est la plus inet dont la population est

re mt ann nm és espere:

épiscopale, mal bâtie et située peu loin de la côte sur une colline, dans le voisinage de l'ancienne Agrigente, avec un port, quelques fortifications et environ 15,000 habitans. La cathédrale et le couvent de Saint-Nicolas sunt ses principaux édifices ; la 4i. bliothèque publique et le médaille, ses principaux établissemens littéraires. Dans son voisinage on trouve à Girgenti Vecchio (Vieux Girgenti) le temple de la Concorde, qui ayantété cousacré à Saint-Grégoire est presque entier ; celui dé Juron et les restes de ceux de Cérès et de Proserpine, d'Hercule, d'A lon, de Diane, de Castor et Pollux, d'Esculape et de Jupiter Olympien , que Diodore de Sicile regardait comme le plus grand de l'antiquité , quoique sa longueur n'égalât que la moitié de celle de Saint-Pierre de Rome: On sait qu'il ne fut jamais achevé, car les Carthaginois le détruisirent lorsque l'on allait y poser le toit. Il avait intérieurement trois nefs; des colonnes de 120 pieds de hauteur supportaiént des géans en guise de cariatides. Le môle du port de Girgenti a été construit avec une partie des ruines de ces temples magnifiques. Anacona, petite ville d'environ 6,000 habitans, remarquable par sa galerie de tableaux, par ses antiquités et par le voisinage du volcan vaseux de Macaluba, le plus connu parmi ceux de ce genre. Casrro-Grovannr, par sa position sur une haute montagne, située presque au milieu de la Sicile et par son collège royal; elle occupe l'emplacement de l'ancienne Erna, célèbre par le culte qu'on rendait à Cérès dans un temple magnifique ; pop. 11,000 âmes.

Traramt, ville forte, industriense et commerçante, bâtie sur une presqu'ile, avec un collège royal, un tribunal de commerce et 24,000 habitans. Mansara, assez grande ville, avec un collège royal, un port encombré de sable et envir:1 21,000 habitans; ses vins renommés forment un article important d'exportation. Mazzana, ville forte et épiscopale, à laquelle on accorde 8,ouo habitans. Casrez-Vrrrano, ville d'environ 13,000 habitans, remarquable par ses fabriques de corail, par ses ouvrages en albâtre et surtout par le voisinage des restes de l'antique Selinonte; on y voit d'énormes monceaux de ruines que les gens du pays appellent pilieri de ÿiganti ou piliers des géans. Les superbes métopes sculptées, découvertes dernièrement en fouillant à la base de la façade du temple central , et le.savant ouvrage publié par MM. Harris et Saint-Angell pour illustrer ces magnifiques ruines, ont ajoute à leur importance. M. Angell suppose que les six temples de Selinonte furent construits avant la 3° année de la 92° olympiade, et fait remonter la construction du temple central à la 32° ou à environ 50 ans avant la date assignée aux fameux marbres d'Egine et à 150 ans avant l'érection du temple dé Thésée à Athènes. M. Kephalides regarde ces ruines comme les débris des plus grands monumens de l'Europe; leur: aspect frappe d'étonnement; on ne peut le comparer qu'à:celui du colisée de Rome, Du milieu de la masse énorme de débris qui ressemblent à des quartiers de rochers, s'élèvent quelques colonnes gigantesques; toutes les autres sont étendues pêle-mèle à terre; le style de leur architecture est dorique comme ceux de Ségesté et de Girgenti.

* Czrazu, ville épiscopale, d'environ 9,000 habitans, dans l'intendance ie Palerme,

importante par sou port, son commerce, son ecole de navigation et ses pèches.

Syracuse, ville de 14,000 âmes, forte et épiscopale, avec un port, un collège royal, deux séminaires, une bibliothèque et un musée où l'on admire la fameuse Pénus Callipyge découverte dernièrement. La vue de peu de villes inspire des sentimens plus pénibles que ceux que font éprouver la solitude , les décombres et la destruction qui environnent cette ancienne métropole de la Sicile. Des ciuq quartiers maguifiques et populeux Ort‘gie, Achrae dine, Tyché, Neapolis et Epipole dont l'ensemble formait la superbe Pentapole, la seule Oriygie est encore habitée; cette petite île, berceau de l’ancienne Syracuse est tont ce qui veste d'une ville immense qui osa braver la puissance d'Athènes, de Carthage et de Rome. Des masses énormes, des décombres d'environ 26 milles de ciréonférence et quelques monumens sont tout ce qui reste pour attester sa grandeur passée ; son port, jadis un des plus beaux de la Méditerranée, est ensablé et ne peut plus recevoir qué des chebeks ou brigantins; la célèbre fontaine d’Aréthuse a tellement diminué le volume dé ses eaux qu’elle est devenue un des lavoirs de la ville moderne, Parmi les magnifiques restes qui annoncent son ancienne splendeur nous citerons : la cathédrale, qui est l’ancien temple de Minerve, défiguré par différentes constructions de mauvais goût ; l'amphithéätre, qui est un des plus grands que l'on connaisse; le théâtre, qui, malgré son immense étendue, est tout taillé

colline, dans le voisinage de tions et environ 15,000 haes principaux édifices ; la hi.

ens littéraires. Dans son voii) le temple de la Concorde, ; célui dé Junon et les restes e Diane, de Castor et Pollux, regardait comme le plus grand é de celle de Saint-Pierre de ois le détruisirent lorsque l'on les colonnes de 120 pieds de nôle du port de Girgenti a été liques. Anacona, petite ville ableaux, par ses antiquités et onnu parmi ceux de ce genre.

», située presque au milieu de t de l’ancienne Erna, célèbre ue ; pop. 11,000 âmes.

e, bâtie sur une presqu'ile, oo habitens. Mansara, assez le sable et envir:1 21,000 had'exportation. Mazzana, ville Castaz-VsTrano, ville d'ene corail, par ses ouvrages en selinonte; on y voit d'énormes de’ giganti on pil'ers des géans.

en fouillant à la base de la fa- M. Harris et Saint-Angell pour uce. M. Angell suppose que les ée de la 92° olympiade, et fait environ 5o ans avant la date érection du temple de Thésée à bris des plus grands monumens eut le comparer qu'à:celui du qui ressemblent à des quartiers outes les autres sont. étendues e comme ceux de Ségesté et de

dans l’intendance ‘ie Palerme, igation et ses pèches.

avec un port, un collège royal, mire la fameuse Vénus Callipyge es sentimens plus pénibles que sstruction qui environnent cette es et populeux Ortigie, Achrae la superbe Pentapole, là seule ncienne Syracuse est tout ce qui hènes, de Carthage et de Rome.

irconférence et quelques monuson port, jadis un des plus beaux nuié des chebeks ou brigantins; ime dè ses eaux qu'elle est deques restes qui annoncent son l'ancien temple de Minerve, débphithédtre, qui est un des plus mense étendue, est tout taillé

DESCRIPIION DE L'EUROPE. 337

dans le roc; il a 66 raugs de sièges, et pouvait contenir 40,000 spectateurs ; on leregarde justement comme un des ouvrages les plus étonnans que les anciens nous aient laissés ;

l'oreille de Denys , qui n’est qu'une voûte de la grande latomie du Paradiso, située entre le théâtre et l'amphithéâtre; elle se recourbe en forme d'un S et l'écho ÿ est très fort; on y distingue encore les traces des anneaux auxquels on attachait les malheurenx prisonniers ; mais les passages par où on pouvait entendre leurs cris sont entièrement détruits. Gette latomie ét plusieurs autres encore plus grandes sont justement ce que Syracuse offre de plus étonuant. Ces immenses cavités, taillées dans le roc, forment des galeries hautes et larges avec lesquelles les catacomhes de Rome, percées dans nue terre sans consistance, re peuvent entre‘ en comparaison. Souvent leur partie supérieure est disposée en petites coupoles coniques, dont le sommet offre un trou qui servait à y faire pénétrer le jour, ou peut-être à y descendre des vivres. Il est indubitable qu'elles ont fini par servir de sépulture, quoique dans l'origine ce ne fussent que des carrières ; nous avons déjà mentionné celle du Paradiso destinée par Denys à servir de prison. Elles offrent encore plusieurs tombeaux très bien conservés et des inscriptions qui remontent aux premiers temps du christianisme; les premiers sont creusés par rangées dans les galeries; on peut très bien distinguer les sépultures de familles qui sont pratiquées daus les niches des parois : quand la nécessité l'exigeait , on creusait plus profondément ces niches daus le roc. Dans une de ces latomies on a découvert une église assez grande. On débite à Syracuse les histoires les plus extraordinaires pour prouver que ces excavations immenses se prolongent jusqu’à Catane. Sans admettre ces contes absurdes, nous ferons observer qu’on s'accorde généralement à les regarder comme les plus grandes du monde, quoique celles de Saint-Janvier à Naples soient bien plus hautes, et que personne n'ait encore parcouru ni ces dernières ni celles de Rome dans toute leur étenduc.

CavrTaGtRoNE, assez grande ville épiscopale, importante par son industrie, son commerce, son collège royal et sa nombreuse population qu’on porte à près de 20,000 âmes. Montca , qui en compte autant, est remarquable surtout par le voisinage de la vallée d'ipsica dite aussi la vallée des Troglodytes, parce qu'on croit que ses grottes innombrables, creusées dans le roc et formant une rue longue de plus d'un nille, ont servi de demeure à une des plus anciennes tribus qui habitaient la Sicile, De chaque côté et à l'extrémité supérieure de la vallée, on voit un grand nombre de petites chambres disposées par étages; elles s'étendent jusqu'à Spaccafüurno. Cette disposition ne permettait d'atteindre à celes d'en haut que.par des échelles. Ces chambres singulières ont la forme d’un carré ordinairement régulier, quelquefois oblong; l'entrée en est très large, mais très basse ; dans quelques-unes , la partie supérieure de l'entrée est voûtée, Toutes ces différences provenaient sans doute des destinations diverses de ces grottes, ainsi que du rang et de la richesse de leurs habitans; qr::lques-unes ont plusieurs subdivisions , d'autres ne consistent qu'en uue pièce; cependant elles se ressemblent toutes non-seulement entre elles, mais aussi avec celles qu'on a découvert dans les environs di Castro-Giovanni et même avec les fameuses catacombes de Syracuse, Noro, petite ville d'environ 11,000 habitans; elle domine la vallée du mèmé nom, qui donnait la dénomination à une des trois ancienne: divisions administratives de la Sicile; le musée de M. Astuto, baron de Fargione, offre le pius beau médailler de la Sicile; on y voit les médailles de toutes les anciennes villes de cette île,

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