HIE
s comme une lagune, qualilonnée à une autre nappe n de Mar Menor, placée au bufera s'élevait en 1820 à
arrosent l'Espagne neuf méde leur cours. Les uns se s embouchures dans la Mé-
es, trr verse la Navarre et sépare nirs hisioriques donnent une cer-
n'en est pas moins Île principal do.
ierra de Mondonedo, traverse la use, Tuÿ, et après avoir séparé
dans la sievra de Urbion, dans uyaume de Léon, et après avoir lugal où il se jette dans l'Océan.
qui est le plus grand de tous; elle rgos , et l'£sgueva ut le Carrion; (rdaja grossie de l'Eresma; et
s); c'est le plus grand fleuve de la arrazin, traverse la Nouvelle-Casvera de la Reyna, Alcantara, et h par une seule embouchure. Ses sie par l'Aenares qui baigne Guapasse par Madrid; la Guadart à la gauche que des affluens peu lure sont les plus considérables, 15 généralement adinise ce fleuve anche, traverse cette province ét entre dans le Portugal. Vers la fin dans l'Océan le sol espagnol dans sse par Calatrava, Badajoz, Olieu considérables nous ne citerons la branche principale de ce fleuve.
mes sur les confins des intendances ière ainsi que celle de Cordoue et dans l'Océan. Andujar , Cordoue, lus remarquables baignées par ce dalimar grossi du Guadalen et branche principale du Guüadal- Grenade et Ecija.
gra , traverse l'intendance dé Murigné Murcie et Orihuela, elle entre onera à la droite sont ses princide terribles tremblemens de terre, uve , l'ont rendu célèbre parmi les
tagues d’Albarrazin dans l'inten-
© KA V2 Ÿ N DA Va 6° A SH SE A 2] fe 3 d323 il Lo CFE ZI D = = | | "te 2] =] «4 eË | si ER EN À Ne VS 437 > Î# À NS 270 SN - À ee, VS ECS N 4 | À fee
AE A0 LUE TU En Te
RE 55 al
CIHM/ICMH CIHM/ICMH | Microfiche Collection de Series. microfiches.
Canadian Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques
+ dance de Cuenca , traverse cette intendance et celle de Valence, et après avoir passé près de Cuenca, Alcira et Cullera elle se jette dans la Méditerranée. Le Cabriel à la gauche et l'Albadya à la droite sont ses affluens les plus importans.
Le GuaDazavran prend sa source dans les montagnes d’Albarrazin sous le nom de Tur ou Turra, traverse l’extrémité méridionale de l’Aragon et la partie moyenne de l'intendance de Valence , où il entre dans la Méditerranée après avoir baigné Terruel et Valence. Aucun de ses affluens n’est assez important pour mériter ici une mention.
L'Esse (Ebro), nait dans la vallée de Reyÿnosa dans l'intendance de Santander, touche celle de Burgos, Vitoria, la Navarre, l'intendance de Soria , traverse l'Aragon et l'extrémité méridionale de la Catalogne, où il se jette dans la Méditerranée après avoir baigné Miranda, Logronno, Tudela, Saragosse et Tortose. L'Ebre est le plus grand fleuve de la Péninsule qui ait son embouchure dans cette me. . Ses principaux affluens à la droite sont :le X'a/on grossi de la Xifoca; il passe par Calataÿud; le San: Martin et le Guadalope.Les principaux affluens de l’Ebre à la gauche sont : l’4 ragon grossi par l’#rga qui passe par Pamplone; le Ga//ego; le Segre qui passe par Puycerda, Urgel et Lerida , et est grossi par leero, la Cinca, la Noguera Kibagorzana et la Noguera Palleresa.
Le Lrosrecar et le Ter, sont de petits fleuves de Ja Catalogne, remarquables par les importantes villes qui appartiennent à leurs bassins, parmi lesquelles on compte Barcelone, Manresa et Girone, ainsi que par les innombrables usines auxquelles ils donnent l'impulsion. ,
CANAUX. On pense généralement et bien des auteurs le répètent que l'Espagne n’a aucun canal. Sans parler des nombreux canaux d'irrigation qu'offrent la Catalogne , les royaumes de Valence et de Grenade, nous nous bornerons à nommer les suivans , comme les principaux parmi ceux destinés principalement à la navigation, en faisant observer, que le premier peut sous bien des rapports soutenir la comparaison avec les grands travaux de communication en ce genre des autres pays.
Le canal Impérial, ainsi nommé, parce qu’il a été commencé par Charles V; il longe la rive droite de l’Ebre depuis Tudela en Navarre jusqu'au dessous de Sarragosse; il est en pleine activité, et on doit le prelonger jusqu’à Sastago sur l’Ebre, où il s'unira à ce fleuve. La prise d’eau au- dessous de Tudela , les excavations de Gallur, le grand aqueduc sur le Xalon long de 4,260 pieds, les écluses de la Casa- Blanca, de la Cartuja et le port de Miraflores sont des ouvrages hydrauliques très remarquables.
Le canal de Castille, qui doit unir le port de Santander avec le Duero, mais dont un partie seulement est achevée. Celle-ci va de Alter del Rey dans l’intendance de Burgos à Dueña dans celle de Palencia, en longeant la Pisuerga et en traversant le Carrion. Une branche de ce canal à l’ouest va à Paredes sous le nom de canal de Campos.
Le canal d'Olmedo, qui selon la carte de M. Miñano va depuis les environs de Ségovie jusqu’au Duero en longeant l'Eresma et l’Ardaja.
Le canal de Huescar dans l’intendance de Grenade, doit joindre Carthagène au Guadalquivir et par conséquent l'Océan à la Méditerranée, On n’a fait que la partie où se trouve la sépars ‘a des eaux à l’est et à l’ouest de Huescar.
Le canal des Alfaques, qu'on a ouvert jiau“ donner un port à Tortosa; il s'étend d’Amposta jusqu’à San-Carlo ou Alfaques.
Les canaux de la Guadarrama et du Manzanares dans la Nouvelle-Castille sont beaucoup moins importans. On doit ajouter qu'il y a plusieurs projets de canaux qui sont à la veille d’être mis à exécution par des entreprises particulières. Le grard canal d'irrigation de la Seu d’Urgel en
Catalogne et celui qui doit former la Jonction de l'Ebre au Duero seront Sa les premiers, ainsi que le canal projeté de Séville à Cordoue , et les grands da travaux nécessaires pour rendre le Tage navigable jusqu'à Aranjuez. | ETHNOGRAPHIE. À une très petite portion près, on peut dire que VE toute la population de l'Espagne appartient à deux souches principales. œ La très grande majorité de ses habitans est comprise dans la Soucre Fe Gnéco-Lanne; ce sont les Espagnols qui vivent dans les Deux-Castilles, | le royaume de Leon, la Galice, les Asturies, l'Estremadura , l’Andalousie, ra] la Grenade, la Murcie et l’Aragon; les Romans, subdivisés en Catalans, de Valenciens et Majorquains, qui hahitent la Catalogne, le royaume de qu Valence et les îles Baléares. Un dix-neuvième à-peu-près de la population Ar appartient à la Soucne Basque : ce sont les Basques où Escualdunac ; ils du occupent la Biscaye et la Navarre. Quelques milliers des habitans de l'Es- dr pagne, les Bohémiens, appartiennent à la Souce Hinpour ; cette petite la fraction de la population, vulgairement appelée Gitanos, mérite de de fixer l’attention du philologue et du philosophe : on la voit sans cesse NE, occupée à lutter contre la misère et la persécution, sans songer à quitter leu un pays où elle ne participe à aucun des bienfaits de la civilisation. Ces de pariahs de l'Espagne sont la plupart maquignons , tondeurs de chevaux et h de mulets, et presque tous romains. Ils n’ont aucune propriété et sont re- pei légués dans les extrémités des faubourgs; mais la plus grande partie est de nomade et court de foire en foire vendre et acheter des bestiaux de rebut. de Leur langage, quoique abâtardi, conserve encore quelques sons qui rap- de pellent l'origine de ce peuple : leur prononciation est vive et gutturale, et Pr« leur chant n’est pas tout-à-fait dépourvu de noblesse et d'harmonie. Leur 5 physionomie est généralement régulière et caractéristique. Quant aux qu Maures , jadis si nombreux et compris dans la Soucne SÉmriQUuE, on pl prétend qu'il en existe encore quelques familles dans les montagnes de la eë Sierra Morena. La SoucHe GERMANIQUE ne compte que quelques milliers Fr d' Allemands établis dans les nouvelles colonies de la Sierra Morena ; mais k leur nombre, déjà très petit, diminue tous les jours. loi RELIGIONS. La religion catholique est la seule que professent les ha- qu bitans de l'Espagne; le culte de toute autre religion est sévèrement défendu le aux Espagnols. Cependant les Bohémiens nomades ont conservé une es- "vs pèce de culte qui se rattache à celui de l'idôlatrie. Lui, GOUVERNEMENT. Il est monarchique absolu dans tout le royaume ei à l'exception des trois provinces de la Biscaye qui jouissent de grands pri - et vilèges et entre autres , de celui d’avoir des assemblées provinciales, où les be. représentans de ces provinces, nommés par leurs habitans, discutent leurs mir intérèts, fixent les sommes qu’elles doivent payer pour subvenir aux dé- ra) penses de l'administration locale, et approuvent le paiement de celles pa payées au roi à titre de don gratuit; ces provinces communiquent avec la Sé, France sans éprouver aucune entrave des douanes, dont la ligne se trouve AIT rejetée au-delà de leurs frontières du côté de l'Espagne. la | FO "ERESSES ct PORTS MILITAIRES. L'Espagne en a plusieurs la | parm elles nous citerons comme les plus importantes : San-Fernando et de F. et Barcelone, dans la Catalogne; Alicante, dans l’inteudance tie: de Valence; Carthagène, dans celle de ce nom; Cadiz, dans l’intendance M: de Xeres de la Frontera ; Badajoz et Olivença, dans celle de Badajoz ; Côu- # ae
dad-Rodrigo, dans celle de Salamanque; Ferrol et Tuy, dans la Galice;
Saint-Sébastien, dans la Biscaye; Pamplona dans la Navarre et Santoña dans les Asturies.
Cadiz, Ferrol et Carthagène sont les trois grands ports militaires de l'Espagne et les stations ordinaires de sa flotte. Les grands chantiers de construction se tréuvent à La Caracca près de Cadiz, à Carthagène et au Ferrol.
INDUSTRIE. Quoique l'Espagne ne puisse pas être comparée sous ce rapport aux principaux états de l’Europe, elle est néanmoins bien audessus de l’état arriéré où l’on se plaît à la représenter. Nous dirons même que les fabriques de mégisserie de Valladolid, Séville, Grenade, Malaga, Arcos et Miguel-Turra peuvent soutenir la concurrence, pour la perfection du travail, avec tout ce que l’on trouve de mieux chez l'étranger; que les draps fins de Tarraza, Manresa et Ezcaray soutiennent avantageusement la comparaison avec les draps de Carcassonne et des autres villes du midi de la France ; que les glaces de la manufacture de Saint-Ildefonse étaient il n'y a pas long-temps renommées dans toute l’Europe par leur qualité et par leurs énormes dimensions; que les papéers d’Alcoy et ceux de la fabrique de M. Grimaud de Madrid rivalisent avec les meilleurs produits connus en ce genre; que les fabriques de nankins de Barcelone, celle de toilrs peintes de Madrid récemment établie par un Français, les manufactures de porcelaine et de faïence de Moncloa et d’Alcora; et celles de chapeaux de Badajoz, de soie filée et des tissus de soie de la Catalogne, de Valence, de Murcie et de Talavera et des toiles cirées de Barcelone fournissent des produits d’une grande beauté et presque parfaits. Nous ne devons pas omettre de faire mention de l’exposition des objets de l'industrie nationale, qui à lieu à Madrid à des époques non encore fixées. Ce fait est d'autant plus important qu'il dénote les progrès sensibles de l’industrie espagnole et sa tendance à imiter les nations les plus industrieuses, telles que la France, les Pays-Bas, etc., où ont lieu de semblables expositions.
Nous devons aussi faire observer que les fabriques de sparterie , autre fois si nombrenses et si florissantes, semblent être presque anéauties ; mais qu’en revanche depuis le commencement du xrx° siècle on cultive en grand le coton dans ‘es provinces de Valence, de Grenade ct surtout dans les environs de Motril ; que l'on est parvenu à rendre indigène la cochenille par d’immenses plantations de nopals dans les environs de Malaga , Cadix et Murcie, et que la culture de la canne à sucre, dans les provinces de Malaga, de Valence et de Grenade, paraît vouloir prendre un grand essor et renouveler les beaux temps où elle formait un des principaux produits indigènes de la Péninsule. Eu parcourant les principales branches de l’industrie Espagnole, nous citerons, parmi les villes et les provinces qui se distinguent le plus par leur activité manufacturière : Guadalaxara, Burgos, Bejar, Ezcaray, Ségovie, etc. etc., pour les draps fins ; Tarraza , Olot , Barcelone, Alcoy, Albacete, Burgos, etc., etc., pour les draps ordinaires ; la Galice, ensuite la Catalogne , Valence, Cuenca et l’Estremadure pour les toiles en général; la Corogne et Bayona en Galice et Soria pour les services de table ; Almagro et Martorell pour les dentelles ; La Corogne, Mataro, Bilbao, Saint-Sébastien , Santander et Carthagène pour la toile à voile; Barcelone, Manresa, Mataro, Reus et Olot dans la Catalogne, Valence, Séville, Madrid, Toledo, Talavera, Valladolid, Malaga, Saragosse et Grenade pour les étoffes de soie; Barcelone , ensuite Mataro, Reus et Olot, Alicante ct Avila, pour
re au Duero seront doue , et les grands qu'à Aranjuez.
,; On peut dire que ouches principales.
se dans la Soucre les Deux-Castilles, dura , l’Andalousie, livisés en Catalans, 1e, le royaume de ès de la population u Æscualdunac ; is es habitans de l’Es- NDOUE ; cette petite itanos , mérite de | la voit sans cesse ns songer à quitter la civilisation. Ces leurs de chevaux et ropriété et sont reis grande partie est s bestiaux de rebut.
lques sons qui rapvive et gutturale, et et d'harmonie. Leur istique. Quant aux CHE SÉMITIQUE, on les montagnes de la ue quelques milliers ierra Morena ; mais
1e professent les hasévèrement défendu nt conservé une es-
ans tout le royaume issent de grands pri- ; provinciales, où les itans, discutent leurs ur subvenir aux dépaiement de celles mmuniquent avec la ont la ligne se trouve ne.
pagne en a plusieurs antes : San-Fernando e, dans l’intendance 3, dans l’intendance elle de Badajoz; Ciu- Puy, dans la Galice;
Rene ee
les toiles de coton et toute la bonneterie ; la Catalogne, Valence et Cuenca pour le papier à écrire et à imprimer, et pour les papiers à tenture Madrid; Barcelone, Malaga, Séville, Madrid, Badajoz, La Corogne, Santander, Burgos, Igualada et Reus pour les chapeaux ; la Biscaye proprement dite, le Guipuscoa, Santander et l’Alava, Cuenca et Avila pour forger le fer; Eybar, Plasencia, Mondragon, Alagor, Tolède, Utrillas dans l’Aragon, Guadix, Ripoll et Albacete pour les fabriques d'armes ; Madrid, Eybar et Plasencia (Guipuscoa), Seville, Barcelone, Valence, Cadix pour l’orfévrerie et la quincaillerie ; Valence, la Cataiogne, l’Estremadure, Ségovie, Cuenca et Toledo, et surtout les villes d'Ocaña, Ontigola et Mataro pour la fabrication du savon ; Moncloa, Andujar , Alcora, Caceres, Villaropedo, etc., etc., pour la poterie et la faïence. COMMERCE. Le manque de bons chemins, le petit nombre de fleuves navigables, de canaux et d'ouvrages hydrauliques PopIes à remédier à ce défaut du sol, ainsi que le peu de sûreté sur les grands chemins, rendent presque nul le commerce intérieur de l'Espagne. Cependant il est juste d'observer que le commerce du petit et du grand cabotage est des plus animés depuis le cap de Creus jusqu’à Cadiz sur la Méditerranée et l'Océan, et depuis San-Sebastian jusqu’au cap Finistère sur l’Atlantique. Relativement, il est même plus considérasle que celui de la France : on conçoit facilement qu'il en doit être ainsi, car la conformation topographique de l'Espagne présentant une surface cotière immeuse, et les chemins de l’intérieur étant presque impraticables et toujours infestés de bandits, les négocians trouvent dans ce moyen de transport de grandes facilités et surtout beaucoup plus de sécurité. La péche de la sardine et de l’anchoïx entretiennent l’activité de ses marins intrépides, ainsi que l'exploitation de quelques Mancs de corail situés sur les côtes de la Catalogne au-dessous du cap de Tarsuella- de-Mongril, à l'entrée du golfe de Roses. La navigation à long cours, si importante avant les évènemens qui ont fini par arracher à cette monarchie presque toutes ses superbes possessions d'Amérique, a bien diminué depuis quelques années, quoique bien moins qu’on le croit généralement. Lés principaux ARTICLES EXPORTÉS pour l'Europe, sont : vins et eaux-devie, huile, laine (maintenant à peine le dixième de ce qu’on en exportait autrefois), oranges, citrons, raisins secs, figues, amandes et autres fruits, soie, sel, soude, liège brut et bouchons; sardines en saumure, mérinos et chevaux d’Andalousie; soufre brut, mercure et plomb. L'Espagne exporte aussi beaucoup d’articles pour les colonies qui lui sont restées, soit du produit de son industrie , soit provenant des fabriques étrangères. Ce sont surtout des toiles, des étoffes de laine et de soie, de la quincaillerie, des glaces et autres objets de luxe et de première nécessité. Les principaux ARTICLES IMPORTÉS en Espagne sont, outre les denrées coloniales, telles que cacao, sucre, café, canelle, etc., blé, poissons secs et salés, draps fins et ordinaires, toile, dentelles, étoffes de coton et de soie, quincaillerie, bijouterie, articles de modes, lin, chanvre, volailles, viande salée, beurre, fromage, bois de construction, fer , étain, cuivre et ustensiles de ces métaux, une grande quantité d'ouvrages en bois, une fonie d’articles de verrerie et beaucoup de porcs et de mulets de France. Les principales PLACES COMMERÇANTES DE L'INTÉRIEUR sOnt : Madrid, Burgos, Saragosse, Valladolid, Badajoz, Cordova, Xeres de la Frontera, Grenade, Albacete, Murcie, Olot. Yes principales PLACES DR COMMERCE
DESCRIPTION DE L'EUROPE. 353 PRE" ne tettemtnmnnnsmmenere MARITIMES, soit ports de mer proprement dits, sait regardées comme villes maritimes à cause du voisinage de la mer, sont : Malaga, Almeria Carthagène, Alicante, Valencia, Castellon de la Plana, Alfaques de Tohost
Reus, Barcelone et Mataro sur la mer Méditerranée: Cadix, Séville, Vigo, La Corogne, Ferrol, Gÿon, Santander, Bilbanet Saint-Sébastien sur l’Océa h,
DIVISIONS ADMINISTRATIVES. Malgré les longues recherches que nous avons faites pour parvenir à connaître exactement les divisions administratives actuelles de l'Espagne, nous ne pouvons pas encore nous flatter d'avoir entièrement atteint notre but. Les savans du pays et les étrangers instruits que nous avons consulté sur cela ne nous ont jamais donné des renseignemens concordans. L'important ouvrage que M. Miñano vient de publier sur la Péninsule sous le titre de Dicionario geografico estadistico de España y Portugal en 10 volumes et la carte de ces pays qui l’accompagne, destinée à offrir les divisions admininistratives actuelles de ces royaumes, ne s'accordent pas non plus. Ainsi, par exemple, dans son dictionnaire M. Miñano ne donne pas séparément les populations des deux provinces de Grenade et de Malaga , qu’il a cependant représentées séparées sur sa carte; et vice versd il a représenté sur cette dernière comme une seule province la Biscaye, que dans son dictionnaire il a regardé et décrit comme formant les trois provinces distinctes de Biscaye proprement dite , d’Alava et de Guipuzcoa. Le Calendario manual y Guia de Foresteros en Madrid Para el ano de 1828 , qui correspond à l’#/manach Royal de France, n'est pas plus d’accord ni avec lui-même, ni avec la carte et le dictionnaire de M. Miñano. À la page 136, où il est question des intendans des provinees, on ne trouve que ceux d’Avila, Burgos, Cordoue, Cuenca , Guadalaxara, Jaen, Leon, Mancha, Murcie, Palencia, Salamanca, Ségovias Sierra-Morena, Soria, Toledo et Zamora; on y voit ensuite séparément les intendans des provinces maritimes (de las Maritimas), savoir ceux des Asturies, de Cadix (aujourd’hui nommée de Xcres de la Frontera, à cause du nom actuel de son chef-lieu), de Carthagène , de Malaga et de Santander; enfin ceux des Canaries et les sous-intendans (subdelegados de rentas) d’Zvica et Minorque. Poux avoir toutes les intendances , telles qu'on les trouve marquées sur la carte de M. Miñano, il nous a fallu les chercher dans les deux divisions du même almanach, consacrées aux corrégidors (corregidores) , alcades majeurs (alcades mayores), gouverneurs militaires (governadores) et intendans (értendentes) de la couronne de Castille et de celle d'Aragon.
Ce manque d’accord entre des personnes qui doivent connaître parfaitement le pays qu'elles entreprennent de décrire, ou dans celles qui se proposent de donner le cadre de ses employés, vient de la confusion qu’offrent entre elles les différentes divisions de l'Espagne. Le pouvoir judiciaire n’y est pas assez distinct du pouvoir administratif, ni celui-ci du militaire, Ainsi, les intendances de Burgos, Guadalaxara, Murcie, Valladolid et Saragosse sout actuellement occupées par les corregidores ou juges des villes et arrondissemens de ces noms; les corrégidors de Barcelone, Cervera, Lerida, Taragone, ete. , etc., en Catalogne; ceux de Daroca, Calatayud, ‘Terruel, etc., etc., en Aragon; de Castellon de Plana, Denia , etc., en Valence ; de Palina et Mahon dans les îles Baléares, sont en même temps gouverneurs militaires de ves différentes villes. Rien donc de plus facile que de confondre ce qui appartient à une division avec ce qui est
Valence et Cuenca ters à tenture Ma- | Corogne, Santanla Biscaye proprenca et Avila pour nr, Tolède, Utrillas fabriques d'armes ; arcelone, Valence, Cataiogne , l’Estreles d'Ocaña, Onti- , Andujar , Alcora, tience.
t nombre de fleuves res à remédier à ce s chemins, rendent >endant il est juste ge est des plus anirranée et l'Océan, et ique. Relativement, n conçoit facilement hique de l'Espagne s de l’intérieur étant les négocians trouet surtout beaucoup : entretiennent l’acn de quelques Mancs us du cap de Tarigation à long cours, cher à cette monarue, a bien diminué croit généralement.
it : vins et eaux-dee qu’on en exportait des et autres fruits, n saumure, mérinos lomb. L'Espagne exlui sont restées, soit.
iques étrangères. Ce , de la quincaillerie, ssité. Les principaux ses coloniales, telles secs et salés, draps t de soie, quincailleailles, viande salée, uivre et ustensiles de , une fouie d’articles ince.
IEUR sont : Madrid, Yeres de la Frontera, PLACES DE COMMERCE
u ressort d’une autre. C’est à cela que nous attribuons le manque d'accord que nous avons trouvé, soit dans les renseignemens qu’on nous a envoyés de Madrid, soit dans ceux offerts par les ouvrages sus-mentionnés,
En examinant bien les différentes divisions de l'Espagne, nous croyons pouvoir résumer de la sorte nos recherches sur ce sujet.
Ce royaume, considéré sous le RAPPORT FINANCIER ET ADMINISTRATIF, est partagé en 34 intendances, dont 3o appartiennent à la couronne de Castille et 4 à celle d'Aragon. Dans les 30 premières on comprend, d’après l'almanach espagnol sus- mentionné , l’intendance des Nouvelles-Populations ( Vuevas Poblaciores ) où des colonies de la Sierra-Morena et l'intendance des Canaries, quoique cette dernière, par sa position, appartienne géographiquement à l'Afrique avec laquelle nous avons cru devoir la décrire. C’est cette division que nous avons adoptée dans le texte, parce qu’elle est la plus commune, et celle que M. Miñano a admise dans sa carte. D'ailleurs c'est aussi la division par intendances que le célèbre baron de Humboldt a choisie lui-même dans son mémorable Essai statistique sur la Nouvelle. Espagne, comme la plus commune et la plus importante dans le pays. Les intendances de Saragosse, de Barcelone, de Valence, de Murcie, de Carthagène et de Palma forment les pays que la chancellerie espagnole nomme les Pays de la couronne d'Aragon; toutes les autres intendances sont ce qu’elle appelle les Pays de la couronne de Castille. On a écrit en italique les chefs-lieux des subdivisions des intendances de Santiago, de Vitoria, de Palma, afin de ne pas confondre entre eux les lieux qui appartiennent aux districts de ces subdivisions administratives. Quelquefois ces chefs-lieux étant en même temps la résidence du capitaine-général, on a été obligé de les écrire ea petites capitales comme nous l'indiquerons ci-après. L’intendance de Vitoria en offre un exemple dans la ville de San-Sebastian,
Sous le RAProRT MILITAIRE, l'Espagne est divisé en 12 grandes capitaineries générales et 5 commandemens d’une étendue beaucoup moindre, mais entièrement indépendans des premiers. Voici les noms des douze capitaineries générales : Nouvelle-Castille, Vieille-Castille, Aragon, Catalogne, Valence, Majorque, Navarre, Guipuzcoa, Andalousie, Grenade, Galice et Estremadure. Nous croyons devoir y ajouter, pour plusieurs raisons, qu'il serait trop long d'exposer, la capitainerie générale des 4sturies que nous supposons avoir été omise par mégarde dans l’Almanach royal sus-mentionné. Les noms des petits gouvernemens sont : Ma/on, Iviça, Campo de Gibraltar, Ceuta el Canaries. Ces gouvernemens généraux comprennent dans leurs arrondissemens respectifs 83 gouvernemens sub-
tm h PP re
alternes, dont 27 appartiennent à la COURONNE DE Cassie, 32 à celle ù p’Anacon et 14 se trouvent dans le TERRITOIRE dépendant des quatre 2 onDRES MILITAIRES de Sawrtaco, de CaLATRAVA ; d’ALCANTARA et de Mon- CA æsa. Les 13 premières capitaineries générales sont les divisions adoptées C ar tous les géographes, quoique pour bien des raisons elles ne devraient CA pas l'être. C'est ce motif qui nous a engagé à les conserver dans le texte S en les coordonnant avec les divisions par intendances ; on y a écrit en petites capitales leurs chefs-lieux respectifs. Sous lé RAPPORT JUDICIAIRE l'Espagne est partagée en douze cours royales CA où tribunaux supérieurs, dont les titres sont : Chancellerie royale de Fa- Ë
Hadolid , qui juge aussi en dernier ressort les affaires civiles et criminelles
le manque d’acqu'on nous à ens sus-mentionnés, ne, nous croyons
T ADMINISTRATIF , à la couronne de omprend , d'après ouvelles-Popula- Morena et l’intention, appartienne cru devoir la dé- 15 le texte, parce a admise dans sa que le célèbre bale Essai statistique la plus importante one, de Valence, pays que la channne d'Aragon; Pays de la coulieux des subdivima, afin de ne pas stricts de ces subdiant en même temps es écrire ea petites jance de Vitoria en
12 grandes capitaieaucoup moindre, noms des douze ca- He, Aragon, Catadalousie, Grenade, ter, pour plusieurs ie générale des 45de dans l’Almanach
ens sont : Mahon, ernemens généraux gouvernemens subaSTILLE, 32 à celle endant des quatre canrTara et de Mons divisions adoptées is elles ne devraient server dans le texte : on y a écrit en pe-
douze cours royales llerie royale de Faciviles et criminelles
de la Biscaye ; Chancellerie-Royale de Grenade; Conseil-Royal de Navarre résidant à Pampelune) et les Audiences-Royales de Galice (à Santiago) des Asturies (à Oviédo), des Canaries (à Las Palmas), de l'Estremadure (À Caceres), d'Aragon (à Saragosse), de 7 alence (à Valence), de Catalogne ( à Barcelone) et de Majorque (à Palma). Les arrondissemens de ces 12 cours royales comprennent 165 corrégidories (corregidorias) ou siège de corrégidors, dont 125 appartiennent à la couronne de Castille, 39 à celle
d'Arcgon, et une au territoire dépendant des Ordres Militaires
que nous venons de nommer. Un certain nombre d'alcades majors est subordonné aux corrégidors. ?
Nous finirons ces remarques par faire observer que tous les géographes méme dans leurs ouvrages les plus récens, se sont mépris sur les divin, actuelles de l'Espagne, les uns en reproduisant celles qui existaient avant la révolution de 1820; les autres en offrant comme actuellement existantes les divisions bien arrondies que les cortès avaient établies et que le roi n'a pas conservées. Les divisions actuelles par intendances ont fait disparaître quelques-uns des nombreux inconvéniens des anciens artémrtidé mens si irréguliers, et ont même adopté, à quelques modifications près quelques-uns des départemens établis sous le régime ir papas à
CAPITAINERLES GÉNÉRALES Cuers-Lieux, Vinces &T LIEUX LENS PLUS REMAR-
ET INTANDANCES. QUABLES.