‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 155 sur 457 · Tuam. Ballinasloe · texte numérisé non relu

Tuam. Ballinasloe

, 2. Kilfenora.

. Newcastle. Killmalock.

ney ; 7e

Slabbereen. Youghall, 0.

low, 6. Baltimore. P. Cloicheltown, 4. Bandon, 12.

€, 3. Tallow, 2. Dungar-

r, 8. Nenagh. Tipperary, ngheen, 3.

nilles de la mer, sur èrement ondulée du située sur une légère omté de Middlessex, du Royaume-Uni et le l'Angleterre.

incipales. Les deux prennent la partie la gens riches. La Cité, ville; c’est l’entrepôt artier de l'Est (Eastle dernier; il est controuve les chantiers, nses. Le quartier de if au comté de Surry; intéressées dans les un grand nombre de st pour ainsi dire une ées par le prodigieux sieurs villages ont été

s et offrent presque iéral peu élevées et, de stuc, ce qui leur taillé. Les rues sont ttoirs en dalles élevés

cette métropole; les itué au nord du parc 695; malgré sa vaste

412 ABRÈÉGÉ DE GÉOGRAPHIE,

dite aussi House of correction et Millbank penitentiary, construites dernière ment avec une énorme dépense; et celle de Vewgate, où des maîtres enseignent le dessin et lu peinture aux garçons qui y sont détenus.

Parmi les treize théâtres que renferme Londres, nous citerons d’abord l'Opéra italien (King's theatre), qui a une assez belle façade sur Haymarket; la salle contient environ 2,400 personnes ; celui de Drury-Lanr, qui contient 3,600 personnes; celui de Covent-Garden, dont la façade rappelle celle du temple de Minerve à Athènes. Nous indiquerons ensuite les thcdtres d'Haymarket, de V'Opéra anglais, du Cirque royal ; et enfin le Diorama où les tableaux qu'on a exposé dans celui de Paris viennent ensuite faire l'admiration des habitans de cette métropole. ;

Londres possède un grand nombre d'églises, dort quelques-unes sont comptées justement parmi les plus belles et les plus magnifiques du monde. Les plus remarquables sont les suivantes : la cathédrale de Saint-Paul, qu'on peut regarder comme le temple le plus somptueux et le plus vaste que l’église protestante ait encore élevé; €'est un immense édifice construit en pierres de Portland sur le modèle de Saint-Pierre de Rome ; on y admire surtout le majestueux portail, les belles proportions de son dôme hardi; un grand nombre de statues et des mouumens décorent son intérieur ; la galerie circulaire, qui domine autour de la partie inférieure de la coupole, a reçu la dénomination de galerie sonore, par sa propriété de faire entendre le moindre chuchotement à une distance de cent pieds. Viennent ensuite l’abbaye de Westminster, un des plus beaux édifices gothiques de l’Europe; on pourrait le nommer le Panthéon Anglais ; c'est dans la magnifique chapelle de Henri VII, réparée dernièrement en entier, que reposent les cendres de plusieurs princes du sang royal ; dans d’autres chapelles de ce temple se trouvent les monumens élevés aux grands hommes de l'Angleterre ; l'église de Saint-Etienne (Saint-Stephens, Waalbrook), regardée comme le chef-d'œuvre de Christophe Wren, le célèbre architecte de la cathédrale de Saint-Paul; celles de Saint-Martin, de Saint- Jean-Evangéliste, de Saint.George , de Saint-Paul (Covent-Garden).

On trouve à Londres un grand nombre de places dites squares, renfermant un jardin entouré de grilles qui ne s'ouvrent que pour les habitans des maisons qui en forment l’enceinte ; on rencontre ce genre de places dans les autres grandes villes de l'Angleterre. Les squares les plus remarquables de Londres sont : Grosvenor-square , regardé comme le plus beau; au milieu s'élève la statue équestre de Gecrge 11; Cavendish-square, orné de celle de Guillaume duc de Cumberland; Z/oomsbury-square , décoré de la statue colossale de Charles-James Fox ; Leicester-square et Queen-square, ornés aussi chacun d’une statue; Belgrave-square et Eaton-square, bâtis par le comte Grosvenor; Portman-square et Manchester-square , par M. Portman; Lincoln's-Inn-Fields et Russel-square , remarquables par leur étendue; la statue du duc de Bedford orne le dernier; Soho-square, où se trouvent de beaux magasins de librairie étrangère. On doit aussi mentionner le petit emplacement où s'élève la magnifique colonne de 202 pieds anglais de haut, nommée le monument de Jondres, destinée à perpétuer le souvenir de l’horrible incendie qui en 1666 consuma la plus grande partie de cette ville. On ne doit pas oublier parmi les places culs de Smithfield, à cause d* son étendue, et parce qu'on y vend tous les bestiaux qui servent à

la const mmation de Londres, évaluée annuellement à 1,240,000 moutons.

DESCRIPTION DE L'EUROPF 414

et agneaux ; 163,000 bœufs et veaux, 200,000 cochons et 60,000 cochons de lait, ce qui autorise à la regarder comme le plus grand marché de ce genre qu'on tienne sur le globe. Nous indiquerons ensuite les marchés de Zeadenhall, où se vend la volaille et le gibier; celui de Newgate , pour la viande de boucherie et autres provisions ; celui de Zélinsgate, pour le poisson ; le marché au charbon nshaahes dont la consommation est de plus de 40,000,000 de boisseaux par an ; et le superbe #arché de Coveni- Garden, qu'on vient de finir et qui appartient au duc de Bedford; il est coustruit en granit.

Six ponts magnifiques traversent la Tainise : celui de Waterles, en granit, est le plus grand et le plus beau; viennent après ceux de Westminster et de Black-Friars ; celui de Southwark est en fer, et offre dans son arche du milieu un des arcs les plus larges que l’on connaisse ; lorsque le nouveau pont de Londres sera achevé, nous avons lieu de croire qu'il surpassera tous ceux qui existent déjà dans cette ville par sa beauté et le grand développement de ses arches. Mais on ne peut parler des ponts de Londres sans faire meution du Tunnel où passage souterrain qu'on creuse au-dessous de la Tamise, d'après le plan du célèbre Brunnel, ingénieur français; cette étonnante construction, aussi hardie que unique dans son genre , est déjà très avancée et ne laisse plus aucun doute sur son entière réussite, malgré les retards que son exécution a éprouvés. Les fameux docks, bassins entourés de vastes magasins pour recevoir les vaisseaux cet les marchandises, sont aussi une autre construction gigantesque qu'on trouve dans plusieurs ports du Royaume-Uni ; ceux dits de Londres, des Indes-Occidentales et des Zndes-Orientales, les surpassent tous par leur étendue immense et par les vastes édifices qui Les accompagnent; on vient de finir le nouveau dock de Sainte-Catheri.:, qui sous certains rapports est encore supérieur aux précédens, On doit compter parmi les plus belles rues de Londres : la magnifique Rogent-Street, V'Oxford-Street, Piccadilly, Pall-Mall, Portland-Place, Tottenham- Court-Road , High-Holborn, Saint-Jamcs-Street et le Hay market. Plusieurs belles promenades ornent cette capitale : celles du Green- : Park, de Saint-James, de Hyde-Park et du Regent's Park sont les plus belles et les plus fréquentées. Environ une trentaine de jardins publics (tea gardens) offrent leurs délicieux ombrages aux diverses classes de la 50 ciété, Mais rien au monde ne surpasse en magnificence, en variété, en élégance cet ensemble de constructions monumentales qui entourent le Regent's Park, au milieu duquel est situé le magnifique jardin de la société zoologique : ici les colonnades et les portiques, rappellent ces lignes de perspective si recherchées chez les Grecs et les Ro:nains ; là des coupoles, des minarets, des kiosques, des ogives retracent le goût fantastique, bizarre, poétique des peuples de l'Orient ; et lorsqu'un beau soleil (ce qui est rare à Londres) vient refléter ses rayons sur la pelouse du parc, sur les eaux de son canal et sur le stuc brillant de ces magnifiques palais on jouit d’un spectacle que toutes les pompes du style ne saurzient décrire. La métropole de l'Angleterre possède un grand nombre d'édifices remarquables qui appartiennent à de riches particuliers; resserrés par l'espace il nous scrait impossible d'en nommer seulement les principaux ; nous en signalerons cependant quelques-uns à l'attention du lecteur, tels que la magnifique habitation du duc de Wellington, dont la construction

construites dernière où des maîtres ennt détenus.

, Nous citerons d'aelle façade sur Haylui de Drury-Lanr, den, dont la façade indiquerons ensuite que royal ; et enfin le le Paris viennent enole. :

it quelques-unes sont agnifiques du monde. drale de Saint-Paul, ueux et le plus vaste ense édifice construit de Rome; on y adortions de son dôme s décorent son inté- partie inférieure de , par sa propriété de tance de cent pieds.

us beaux édifices gothéon Anglais ; c'est rnièrement en entier, royal; dans d’autres vés aux grands homephens, Waalbrook), en, le célèbre archint-Martin, de Saint- Covent-Garden).

x dites squares , renque pour les habitans e genre de places dans les plus remarquables le plus beau; au mirdish-square, orné de ry-square , décoré de uare et Queen-square, t Eaton-square, bâtis nchester-square ; par remarquables par leur r; Soho-square, où se Jn doit aussi mentiononne de 202 pieds anestinée à perpétuer le \ la plus grande partie s celle de Smithfield, à bestiaux qui servent à Là 1,240,000 moutons:

a coûté 5,000,006 de francs ; tout près les dames de Londres ont fait poser sur un piédestal de granit très hant, une statue colossale d'Achille sous les traits du noble duc ; les hôtels des ducs de Northumberland , de Murtbo. rough, de Bedford, du marquis de Stafford, de M. Burlington, des lords Spencer et Grosvenor , les vastes et beaux bâtimens qui forment le Portman square et le Manchester-square appartenant à l'opulent M. Portman, et ceux du Belgrave-square et du Eaton-square bâtis par le comte Grosvenor, C'est ici qu'il faudrait aussi parler de certaines fabriques qui étonnent par l'étendue et la beauté des édifices, et par l'immensité de leurs «ppareils, Nous nous bornerons à citer seulement la fabrique de bière de Barclay- Perkins et compagnie et celle de Reid et compagnie , qui sont les plus grands établissemens en ce genre qui existent ; on y admire la beauté des édifices, l'ingénieuse manière par laquelle on y emploie la force de la vapeur aux différentes manipulations et l'immensité des caves et des tonneaux, Le seul établissement de Barclay et compagnie fabriqua 380,000 24om ou barriques en 1825!

Parmi les établissemens appartenant à des particuliers on doit anssi mentionner le Panthéon , construit sur le modèle de celui de Rome , Duais destiné aux objets de beaux-arts, tels que Panorama, Diorama, etc. ; le Vauxhall et le Ranelagh, qui sont des jardins magnifiques, ouverts au publie pendant l'été depuis 7 172 du soir, moyennant une rétribution; et surtout le Colosseum , vaste établissement qu'une société particulière a formé dans le Regent’s Park. Ce dernier , qui a été entièrement terminé en 1830, fait le plus bel ornement de Londres par la magnificence et par la beauté de ses différentes parties; on y admire la salle de promenade, qui se prolonge sur toute l'aile du bâtiment; la chaumière suisse, construction charmante, d'où l’on jouit de la vue de trois cascades, dont la plus élevée à environ soixante pieds de hauteur; et surtout le panorama gigantesque de Londres, qui est le plus grand tableau qu’on ait jamais entrepris de peindre, offrant une superficie de quarante mille pieds carrés de peinture.

Mais ce serait donner une idée bien incomplète de la ville de Londres si nous passions sous silence et son système d'éclairage et celui surtout qui a pour but de procurer de l’eau à chacun de ses habitans.

Londres, en 1828, avait sept à huit compagnies d'éclairage pour le gaz, dont les tubes conducteurs, par les nombreuses sinuosités qu'ils sont obligés de décrire, parcouraient une étendue de plus 300 milles. Ces compagnies réunissaient ensemble 52 gazomètres de la capacité de 104,000 pieds cubes de gaz qui était fourni par 1,417 cornues. Elles ont consommé cette année 43,006 chaudrons de db de terre qui a produit 432,000 pieds cubes de gaz qui ont alimenté 70,400 becs particuliers et 7,800 pr des rues.

Mais ce qui distingue surtout Londres et la met au-dessus de presque toutes les capitales du globe , c'est l'extrême facilité avec laquelle on peut avoir de l’eau, non-seulement dans toutes les maisons, mais encore à tous les étages. Ne pouvant pas donner ici le détail de cet admirable systéme hydraulique, que depuis dix ans on s'efforce d'introduire à Paris, et dont la dépense énorme effraie les plus hardis entrepreneurs ; nous nous bornerons à dire que des tuyaux distributeurs, dont le diamètre varie de 24 à 30 pouces, sillonnent les principales rues sur un développement de plus

DESCRIPTION DE L'EUROPE, 415 EN de 300 milles; à ces grandes artères viennent br art des tuyaux répartiteurs qui portent l'eau dans les maisons. En 1828, hnit compagnies hydrauliques faisaient ce service avec dix ou douze machines à vapeur de la force de cent chevaux, et à l'aide de ces puissans moteurs elles ne distri buaient pas moins de 4,650,000 pieds cubes d’eau par jour, C'est grâce à cet ingénieux système que l'on parvient à Londres, plus aisément que partout ailleurs, à maîtriser l’action des incendies. Au moyen d’un soupirail pratiqué perpendiculairement sur chacun des tubes qui passent sous le sol des rues, et que l’on ouvre à volonté , la rue où l'incendie s'est manifesté devient bientôt un lac, et les pompes y trouvent un aliment inépuisable et qui paralyse anssitôt les ravages du feu,

La capitale de l'Angleterre offre une foule d'établissemens littéraires, dont plusieurs sônt les premiers dans leur genre que possède l'Europe, et beaucoup d’autres rivalisent avec les établissemens semblables qui décorent ses plus grandes villes. Nous nous bornerons à indiquer les principaux : l'université de Londres , qu'une société de riches philanthropes vient de fonder sur un vaste plan en évitant les inconvéniens qu'on reproche aux universités d'Oxford et de Cambridge, et en : xcluant les études t':éologiques , afin d'admettre à ses cours indistinctemeut tous ceux qui veulent les suivre; le collège royal (King's college), autre wmiversité fondée en méme temps , mais qui diffère de la précédente en ce qu’on y enseigne la théologie eton n’y admet que les étudians qui professent la religion anglicane; le Sioncollege, destiné spécialement à l'instruction du clergé angl'san, avec 1e assez riche bibliothèque qui a le droit de recevoir un exemplaire de : 18 les ouvrages que l'on publie dans le royaume; le collège de Chart; vuse (Charterhouse school), un des plus renommés de l'Angleterre ; il possède une bibliothèque assez riche ; les collèges dits Westminster. : not, Merchant Taylor’s school et Saint-Paul school et les deux moindres Sucnt-Saviour’s Grammar school et Saint-Olave's school; le Gresham-college , où l'on enseigne la théologie , le droit, la physique et les autres sciences; les cours scientiliques donnés dans le magnifique local de l'énsttue de Londres (London institution); ceux de physique et de chimie qu’on donne dans le bâtiment encore plus beau de l'institut royal de la Grande. Bretagne (royal institution of Great-Britain), ainsi que les cours donnés par les professenrs attachés aux énstituts de Russel et de Surrey et à ceux connus sou; les dénominations de Western literary and scientific institution, City of London literar Y and scientific institution, Metropolitan literary institution et Southwark literary and scientific institution ; \es écoles de droit dites Inner et Middle Temple, Lincoln's Inn, Gray Inn et Scrgeants Inn ; l'institut militaire de Blackwater ; la grande école des arts et métiers (mechanic's institution), les deux moindres institués dernièrement l’une dans le Spitaffields et l'autre dans le Southwark ; et les écoles élémentaires de l'hôpital de Christ (Christ's hospital ou bluecoat boys school), où 5 à 5: garçons sont entretenus, vêtus et instruits dans les connaissances !c+ plus indispensables aux onvriers; les cours d'anatomie au grand Adpital de Saint-Barthélemi (Saint- Bartholomeu hospital), ceux de médecine des quatre autres grands hôpitaux dits Guy hospital, Saint- Thomus hospital, Middlesex hospital et London hospital, aïnsi que les cours sur cette science que l'or donne dans des édifices situées dans Georxe Street, Great Windmüll Street, Blenheim Strect, Webb Street, Maze Pond et Borough ; enfin l'école vétérinaire et

ondres ont fuit poser ossale d'Achille sous iberland , de Murtbo- Jurlington, des lords forment le Portmanent M. Portman, ct * le comte Grosvenor.

168 qui étonnent par é de leurs :ppareils.

de bière de Larclayi sont les plus grands | beauté des édifices, ‘ce de la vapeur aux les tonneaux. Le seul 000 #hom où barri-

culiers on doit anssi ‘elui de Rome, mais 1, Diorama, etc. ; le nifiques, ouverts au nt une rétribution; ociété particulière a entièrement terminé magnilicence et par salle de promenade, umière suisse, conis cascades, dont la surtout le panorama au qu'on ait jamais te mille pieds carrés

e la ville de Londres 8 et celui surtout qui tans.

s d'éclairage pour le sinuosités qu’ils sont 300 milles. Ces comcité de 104,000 pieds ont consommé cette oduit 432,000 pieds et 7,800 réverbères

u-dessus de presque vec laquelle on peut , Mais encore à tous t admirable systéme aire à Paris, et dont $; nous nous borneamètre varie de 24 reloppement de plus

factures et du commerce, qui sPqIe environ 5,000 membres, parmi les-

celle des sourds-muets, Nous signalerons dans la description des environs de Londres les écoles royales de Chelsea, de Greenwich et Sandhurst ; ici nous ajouterons que cette capitale offre plusieurs centaines d’écoes élcmentaires publiques, et un grand nombre de pensionnats particuliers, et que, dans plusieurs de ces derniers ainsi que dans les principaux établisse. mens publics d'instruction, on y enseigne la gymnastique.

La capitale de l'Angleterre dépasse toutes les villes du monde par le nombre de ses sociétés savantes, dont plusieurs ont été fondées dans ces dernières années; voici celles qui plus que les autres méritent d'être mentionnées : la société royale de Londres ; elle s'occupe spécialement des sciences et est justement regardée comme un des établissemens de ce genre les plus anciens et les plus remarquables que possède l’Europe; la société des mathématiques ; la société des antiquaires ; académie royale des arts ; l'académie royale de peinture; la société Linnéenne, qui tient ses séances dans une salle beaucoup plus belle que celle de la chambre des communes, et qui possède un magnifique herbier et une bibliothèque où l’on trouve des ouvrages que l’on cherche en vain daus les collections bibliographiques les plus riches ; la société phrénologique (phrenological society) ; elle publie les mémoires les plus intéressans sur la cranologie, et ses membres se livrent à des recherches immenses pour donner à cette science tous les développemens dont elle est susceptible; la société de minéralogie ; l'institut royal de la Grande-Bretagne (royal institution of Great Britain) , fondé en 1799 pour la formation de cours appliqués aux principes philoscphiques et raisonnés des sciences ; le célèbre Davy y a professé, et l'illustre chimiste Brande l’a remplacé ; on admire surtout son magnifique laboratoire, le cabinet de physique et la salle des modèles; la société entonologique (entomological society), pour encourager les progrès de l’étude des insectes ; la société zoologique , à laquelle est annexée une riche ménagerie et de beaux jardins; la société pour l'encouragement des arts, des manu-

quels figurent son président , le duc de Sussex et les personnes les plus distinguées du royaume ; elle possède une belle collection de modèles et d’instrumens de physique, et a beaucoup contribué par la distribution de ses prix annuels à quelques inventions et à plusieurs perfectionnemens; la société médico-botanique ; la société de médecine et de chirurgie ; la société médicale ile Londres ; la société médicale de Westminster ; l'académie royale de musique ; \a société philharmonique et l'institut royal harmonique, poux l’encouragement de la composition musicale ; la société des artistes anglais ; la société d'architecture, destinée à donner des encouragemens à l’art de bâtir ; la société d'architecture navale , créée dans le but de faciliter le perfectionnement de la construction des navires; ia société des apothicaires (apothecaries company), qui possède un superbe jardin botanique à Chelsea ; la société pour les découvertes dans l'intérieur de l'Afrique, à laquelle la géographie doit la connaissance de beaucoup de nouveaux pays découverts par les voyageurs qu’elle a envoyés dans ces régions inhospitalières ; la société dite de Palestine, instituée pour encourager les progrès de la géographie et de l’histoire naturelle de la Syrie et de la Palestine ; la société Biblique, à laquelle on doit la traduction de la Bible en 140 langues différentes; la société d’horticulture (horticultural society ) fondée en 1805 pour encourager le perfectionnement de la culture des plantes les plus utiles ; elle

a déjà formé un beau jardin à Turnham-Green pour les essais agricoles

et étendu sa correspondance sur toutes les parties les plus reculées du globe; elle a déjà introduit en Angleterre beaucoup de végétaux exotiques, et dès l’année 1819 elle comptait 851 membres ; l’énstitut de Londres (London institution), fondé par 1,000 membres en 1819 ; il possède une bibliothèque qui s'accroît rapidement, et dans son beau local ont lieu les cours scientifiques dont nous avons déjà parlé; la société géologique {geological society ), dont les mémoires ont beaucoup contribué aux progrès de cette science; elle compte plus de 5oo membres et possède une petite bibliothèque bien choisie et une superbe collection de minéraux disposés d'après les différens pays auxquels ils appartiennent et riche surtout en morceaux de l'Inde et de l'Himmalaya ; la société d'astronomie ; la société royale de littérature ; la société royale asiatique, qui quoique fondée en 1823, compte déjà parmi ses nombreux membres les savans les plus distingués du monde civilisé, possède une bibliothèque choisie et a fait des publications très importantes pour la géographie de l'Asie et pour la philologie; l'énstitut mécanique (mechanic's institution ) : nous avons déjà mentionné la grande école d'artistes qui lui appartient ; la société de statistique ; la société de géographie, qui, dès sa formation en 1830, compte les noms anglais les plus illustres dans les fastes de la science dont elle a entrepris de faire reculer les bornes ; la société pour la propagation des connaissances utiles (society for the diffusion of useful knowledze), présidée par le lord chancelier, le célèbre M. Brougham ; elle a presque atteint le but de son institution en publiant chaque année le Companion to the Almanac et autres ouvrages utiles qu’on vend à très bas prix ; la société pour la propagation des connaissances utiles, dans le Pays de Galles, qui vient de se former; elle doit publier tous les mois des brochures à bon marché, écrites en gallois, et contenant des abrégés de F'histoire d'Angleterre, du Pays de Galles, etc. ; des essais sur l’agriculture

des traités élémentaires d’arithmétique, d'histoire naturelle, etc. ; l’4thenœum, réunion des hommes les plus distingués appartenant aux princiaux corps savans du Royaume-Uni; il compte déjà plus de mille memres, possède une riche bibliothèque, une collection remarquable des principaux journaux publiés dans les différentes parties du monde: ses réunions ont lieu dans le magnifique local qui lui appartient; les princes du sang, le corps diplomatique et les étrangers les plus distingués y assistent souvent; on y apprend les découvertes les plus récentes faites dans toutes les branches des connaissances humaines. On doit ajouter que plusieurs de ces sociétés publient des mémoires plus ou moins intéressans et des Journaux, et que presque toutes possèdent une bibliothèque plus ou moins riche, mais presque toujours bien choisie. Nous ne pouvons enfin nous dispenser de citer dans cette nomenclature une autre société qui, quoique étrangère aux sciences, aux lettres et aux beaux-arts, est cependant d’une trop grande utilité pour ne pas mériter qu’on fasse une exception à son égard; nous voulons parler de la Zondon association for the promotion of co-operative knowledge, qui a pour but de répandre et de faire goûter le système des sociétés coopératives industrielles dans le Royaume-Uni. Déjà

grâces à ses utiles conseils et à sa sage direction, des milliers d'ouvriers sortent de la misère abjecte où ils étaient plongés pour entrer dans une nouvelle vie qui leur procure de l’aisance, C'est d'après ce plan modifié

ription des environs ich et Sandhurst; ici ntaines d'écoles élcnats particuliers, et principaux établisse.

que.

villes du monde par nt été fondées dans itres méritent d’être upe spécialement des issemens de ce genre e l'Europe; la société émie royale des arts ; qui tient ses séances mbre des communes, ièque où l’on trouve ons bibliographiques society) ; elle publie : ses membres se liscience tous les déveninéralogie ; V'institut reat Britain) , fondé icipes philoscphiques essé, et l’illustre chiignifique laboratoire, société entonologique s de l'étude des inune riche ménagerie des arts, des manumembres, parmi less personnes les plus ection de modèles et ar la distribution de perfectionnemens; la : chirurgie ; la société ter ; l'académie royale al harmonique, pour é des artistes anglais ; uragemens à l'art de ut de faciliter le percièté des apothicaires in botanique à Chel- Afrique, à laquelle la eaux pays découverts ospitalières ; la société rès de la géographie : ; la société Biblique, langues différentes ; ce en 1805 pour ens les plus utiles ; elle

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que M. Galibert a établi à Paris les bases d'une société covpérative qui compte déjà plusieurs membres.

Parmi les établissemens littéraires d’un autre genre, qui sont aussi très nombreux et non moins importans à Londres, nous citerons au moins les suivans : le musée britannique, qui est le plus riche dépôt d'objets littérairesdet scientifiques du Royaume-Uni et un des principaux de l'Europe; on y remarque surtout de riches collections d'histoire naturelle bien disposées dans les nouvelles salles bâties tout exprès ; un riche médailler ; une belle galerie de tableaux ; une des plus grandes collections d’antiquités qui existent , dans laquelle on admire la célèbre énscription bilingue de Rosette , le sarcophage dit de saint Athanase , la téte colossale dite du jeune Memnon et les fameux marbres d’Elgin, dont Vachat a coûté au gouvernement 875,000 francs; la bibliothèque de ce superbe établissement s’est extraordinairement accrue dans ces dernières années et doit être regardée comme la plus riche de l'Archipel Britannique et une des plus grandes de l'Europe; on y voit l'original de la Magna Charta daté de 1215 et une collection de gazettes , unique dans son genre, composée de plus de 6,000 volumes et offrant une série nor interrompue de ces écrits périodiques depuis 1603 jusqu’à nos jours. Viennent ensuite les collections scientifiques et celles des beaux-arts , etc., les laboratoires, les jardins botaniques, les bibliothèques, etc. , que nous avons déjà indiqués en parlant des principaux établissemens d'instruction publique et des principales sociétés savantes. Parmi les dernières on doit citer surtout, après la grande bibliothèque royale au musée britannique, les béliothèques du collège des médecins (college of physicians), du collège des chirurgiens (college of surgeons), du collège de Sion, de V'archevéque de Canterbury à Lambeth, de la compagnie des Indes-Orientales , riche surtout en manuscrits précieux dans les principales langues de l'Asie. On doit aussi mentionner la superbe ménagerie et le riche musée de la société zoologique; les superbes préparations anatomiques en cire et les objets précieux d'histoire naturelle ap-

artenant au collège royal des chirurgiens ; le musée phelloplastique , où ‘on voit le modèle en liège des édifices anciens les plus célèbres; la galerie nationale, et celles de l'institut britannique et de la société des artistes anglais, ainsi que le musée naval et terrestre, récemment créé par une association composée des principaux officiers de terre ct de mer, parmi lesquels se trouvent sir Sydney Smith, Howard, Douglas, etc. Notre cadre nous défend de nommer les magnifiques collections scientifiques et de beaux-arts qui appartiennent à des particuliers; nous nous permettrons seulement de faire observer en passant que la collection minéralogique de M. Greville est peut-être la plus précieuse qui existe; que la bibliothèque de lord Spencer et les galeries de tableaux du marquis de Stafford'et de lord Grosvenor, figurent parmi les plus remarquables de l'Europe; que la bibliothèque et V'herbier de feu M. Banks étaient comptés parmi les plus précieuses collections de leur genre; que l’herbier formé par un simple particulier, par M. Lambert, avec la magnificence d’un souverain, en mettant à contribution ou en achetant les principaux herbiers connus , compte aujourd’hui plus de 36,bon espèces, et offre par conséquent la plus grande et la plus magnifique collection botanique que la main de l'homme ait encore réunie sur tout le globe. On doit ajouter que dans les palais des plus grands seigneurs À Londres et dans leurs magnifiques châteaux situés

ité coopérative qui

re, qui sont aussi citerons at moins dépôt d'objets litrincipaux de l'Eutoire naturelle bien in riche médailler ; lections d'antiquités cription bilingue de ossale dite du jeune a coûlé au gouverétablissement s’est t doit être regardée e des plus grandes daté de 1215 et une ée de plus de 6,000 s écrits périodiques ections scientifiques as botaniques, les bilant des principaux es saciétés savantes.

grande bibliothèque ollège des médecins llege of surgeons), ambeth, de la conscrits précieux dans ntionner la superbe les superbes prépastoire naturelle apphelloplastique ; où s plus célèbres; la e la société des arrécemment créé par erre et de mer, par- Douglas, etc. Notre tions scientifiques et us nous permetirons ion minéralogique de ; que la bibliothèque is de Stafford.et de de l’Europe; que la ptés parmi les plus wmé par un simple souverain, en metiers connus, compte quent la plus grande ain de l’homme ait e dans les palais des mes châteaux situés

dans les différens comtés du Royaume-Uni, mais surtout dans ceux de l’Angleterre , se trouvent maintenant réunis les plus grands trésors peut-étre que la peinture, la gravure, la sculpture et la typographie aient encore produits

. Près de 900 librairies, parmi lesquelles on compte celle de Murray, le riche éditeur des ouvrages de lord Byron, de Jones et Comp., Ha quable surtout par son vaste et magnifique magasin dit Temple of muses et de Longman et Comp. , qui vend annuellement plusieurs"millions de volumes et paie environ un million de francs pour les seules annonces; 300 magasins de musique, parmi lesquels se distinguent les vastes ateliers de Broadvood et de Clementi; 180 imprimeries avec plus de 1,000 presses dont plusieurs à vapeur, représentant chacune environ 8 presses FA ER et imprimant les deux côtés à-la-fois; la publication d'environ 100 écrits périodiques et de 1,600 ouvrages de toute espèce, communiquent un mouvement immense au commerce de librairie de cette ville, qui n’a de rivale que la capitale de la France.

Pour la richesse , l'étendue et l’activité du commerce terrestre et maritine, Londres n’a et n'a jamais eu de rivale dans le monde. Il y a vraiment de quoi s'étonner lorsqu'on veut en mesurer l'importance en comparant cette ville non-seulement aux plus grandes places commerçantes du globe, mais même à la totalité des états qui se distinguent le plus par leur activité commerciale. Les faits suivans que nous empruntons à notre tableau publié sous le titre The world compared with the British Empire prouveront qu'il n’y a pas d'exagération dans ce que nous venons de dire.

Au 31 décembre 1825 Londres possédait 4,921 navires jangeant 836,400 tonneaux; l’année suivante Îles 14,497 navires, qui formaient toute la marine marchande de la France, ne jaugeaicnt que 689,446 tonneaux; par conséquent le seul port de Londres dépassait de presque un quart toute la marine marchande de la troisième puissance commerçante du monde! Dans la même année, Vew- York, qui est la première place commerçante de l'Amérique, ne possédait que 304,500 tonneaux; Vew- Castle, qui est le second port de Archipel Britannique et le troisième du globe pour le nombre des vaisseaux qu'il possède, ne comptait que 193,100 tonneaux; les ports de Ziverpool et de Sunderland en avaient 137,200 et 94,500, tandis que Baltimore, qui dans les États-Unis vient immédiatement après New-York , n'en avait que 92,000, et que Bordeaux qui, sous ce rapport, est la première ville de France, n’en comptait que 78,000. À la même époque 5,732 bâtimens du port de 1,061,000 tonneaux arrivèrent à Londres chargés des produits de tous les pays du monde ; le commerce étranger, ou la grande navigation, n’employa en France que 8,704 bâtimens et 942,000 tonneaux ; ce mème commerce n'employa que 1,048,000 tonneaux dans les £tats-Unis, b72,000 dans la monarchie Prussienne, 559,000 dans le royaume des Pays-Bas et 310,000 dans tout l'empire Russe ; et tandis que le cabotage ou la petite navigation de la ville de Londres compta 19,500 navires du port de 2,360,000 tonneaux entrés dans la Tamise; tout le cabotage de la France ne s’éleva qu'à 2,223,000 tonneaux répartis sur 76,537 navires. On ne peut quitter ce sujet sans dire un mot sur l'immense développement qu'a pris la navigation à vapeur dans la Grande-Bretagne et surtout à Londres, quoique cette branche d’'industrie n’y ait commencé qu'en 1814. En 1829 l'Angleterre ct l'Ecosse ne comptaient pas moins de 331 bâtimens à vapeur jaugeant 30,566 tonneaux, et

ES

ns

employant 2,870 hommes. De ce nombre environ 170 naviguent en tous sens sur la Tamise entre Londres, Gravesend, Margate, Ramsgate, Newcastle, Leith, Calais, Boulogne, Ostende, Hambourg et Saint-Pétersbourg. En disant que dans tout le reste de l'Europe, à la même époque, on n’en comptait qu'environ 69, et que dans tous les États-Unis, où ce genre de’ navigation, a commencé , il n’y en avait que 320 montés par environ 2,100 hommes, on aura le moyen d’assigner à la capitale de l'Angleterre le rang éminent qui lui est dû même sous ce rapport.

Passant à comparer la valeur des exportations de Londres avec celle des exportations des principales places de commerce, et les principaux états de l'Europe , nous trouvons qu'en 1815 les exportations de la capitale du Royaume-Uni s'élevèrent à la somme énorme de 22,183,950 fa livres sterling, et celles de Liverpool, qui de nos jours est devenue la tar seconde place du monde sous ce rapport, à 17,657,439; les exportations du Havre, qui, pour la valeur des marchandises, est le premier port de France , ne s'élevèrent en 1824 qu'à 2,720,000 livres sterling; celles de Trieste en 1826, à 3,024,760; de Saint-Pétersbourg , dans la même année, à 3,398,080; de Lisbonne , en 1819, à 2,804,520 ; de New-York, en 1824, à 4,660,680; de La Havanne, en 1826, à 2,012,080. La France, pendant les trois années de 1825, 1826 et 1827, n’exporta, année moyenne, que pour la valeur de 24,402,720 livres sterling; l'empire d'Autriche, en 1826, pour 8,240,000; le Portugal, en 1819, pour 4,861,951; la monarchie Prussienne, année moyenne des deux années 1822 et 1823, pour 13,751,360 ; les États-Unis, en 1826, pour 18,507,840; dans la même

année, l'Espagne, pour 1,469,113, et l'empire Russe , pour 8,683,800. Par aie conséquent les exportations maritimes de Londres ont été inférieures d’un des tiers seulement à celles de toute la France, ont presque égalé celles des que États-Unis, et ont dépassé de den à non-seulement les exportations des He: places les plus commerçantes du globe, mais même la totalité de celles su de tous les autres états! L'esprit se perd lorsqu'on pense que des calculs D 7,

approximatifs faisaient monter la valeur totale des marchandises de tout at

genre importées et ex ortées dans cette ville immense par terre, par mer ’ et sur les bateaux à la somme énorme de 120 millions sterling. En ad- tai mettant l'exactitude de cette évaluation, qui se rapporte à l’année 1810, Les quoique des auteurs nationaux et quelques géographes la répètent comme les si elle se référait à l’époque actuelle, l’étonnement sera encore plus grand, giqr en pensant à l'augmentation que doit subir cette somme pour étre exacte de | en 1830; car depuis lors la population, l'industrie et le commerce de pro Londres ont pris un développement immense. son Centre du commerce intérieur et extérieur du pays le plus com- por! merçant du monde, et environnée d'une foule de villes florissantes , on ne à de doit pas s’étonner de voir la capitale de l’Angleterre devenir de nos jours la de ville la plus peuplée non-seulement de l’Europe, mais de tout le globe. Dès que l'année 1821 sa population avait atteint 1,275,000 âmes ; nos recherches plus nous l'ont fait porter à 1,350,000 pour la fin de 1826, et nous croyons effel qu'on ne se tromperait pas beaucoup si l’on portait sa population actuelle à est 1400,000. En adoptant ce nombre et en rejetant les exagérations ridicules di des auteurs orientaux cet les estimations erronées des voyageurs et des mes ‘géographes sans critique qui les répètent, nous trouvons que la popu- rue

fation de Londres dépasse considérablement celles de Pekin, qu'avec un

gr mit Le savant géographe, M. Klaproth, nous ne portons Û plus q ,300,000 âmes; celle de /eddo, que nous croyons pouvoir estimer à autant; celle de Paris, que des calculs ap oximatifs assez exacts ont fixée à 890,000 pour la fin de 1826; et celtes à Constantinople et de Hangtcheou qui paraissent flotter entre 600,000 et 700,000 aies Si l'on voulait pousser plus loin ces comparaisons, on trouverait que la population de Londres dépasse considérablement la population réunie de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Rouen, qui sont les plus grande cités de la France; lle de s à flan, Tarin, PE ce; et celle de Naples, Palerme, Rome, Milan, Turin, Mo se er ed Génes , Bologne \1 Livourne , qui sont les dix plus grandes alie ; qu'elle est presque double du nombre d'habitans assigné aux quatre villes les pus populeuses de l'Allemagne, Fienne, Berlin, Hambourg et Prague, et des trois grandes capitales de l'Europe-Orientale Constantinople d un côté, et Saint Pétersbourg et Moscou de l'autre; qu'elle dépasse enfin d’un septième la population réunie de toutes les grandes villes de l'Europe Septentrionale au-delà du 55° parallèle, c’est-à-dire la population réunie de Saint-Pétersbourg, Moscou, Copenhague , Stockholm Glasgow et Edimbourg. Mais ce ne sent pas seulement les plus grandes villes du monde auxquelles la capitale de l'Angleterre est supérieure sous le rapport de la population; le plus grand nombre des états de l'Europe comptent moins d'habitans que cette ville immense. Un simple coup-d’œil sur le tableau statistique qui termine la description de l'Europe fera voir tous les états qui comptent moins d’habitans que Londres. Nous nous bornerons ici à rappeler que la population de cette métropole égale celle du royaume de Saxe , est de peu inférieure à celles des royaumes de W "urtemberg et de Hanovre, dépasse considérablement le nombre d’habitans des grands-duchés de Toscane et de Bade, du royaume de Norwège , et ee” por dan du grand-duché de Hesse-Darmstadt, de la »sse-Electorale et du {a vd ; Ôté :

somme des habitans eu, à dm É n es le tan re-Schiverin, de Mecklembourg-Strelitz, de Holstein-Oldenbourg, et des duchés de Nassau et de Brunswick sont encore inférieures à la population de Londres. Cependant un jeune voyageur français qui a récemment visité avec attention et avec impartialité cette métropole , et dont les conseils nous ont beaucoup aidé dans sa description, croit devoir ajouter à cette esquisse les modifications suivantes. « Mais quelque imposant, dit-il, quelque magique que soit ce tableau, quelque surprenantes que soient les conquêtes de l’industrie anglaise, la puissance de ses mille voiles , la richesse de ses produits, l’immensité de son commerce, si les profits qui en résultent sont si mal répartis que la généralité de la population ne reçoive qu'une portion insuffisante de ce que produit sou travail; si elle est condamnée à des efforts continuels qui n’aboutissent qu’à une pauvreté sans remède et si elle ne soutient sa misérable existence que par les secours de charité que détermine la crainte qu'elle inspire, il y a dans un pareil état de chose plus de sujets de regrets que d'orgueil, de désespoir que d’exaltation. En effet, au milieu de la capitale même, la plaie du paupérisme s'y montre escortée de tout ce qu'elle a de plus hideux et de plus repoussant. À côté de ces immenses rues où s'étale toute la pompe du luxe, on est péniblement surpris de voir ces petits passages, ces sombres allées, ces étroites ruelles où la lumière. du jour ne plonge jamais et dont les miscrables

naviguent en tous , Ramsgate, New- ; et Saint-Pétersla même époque, tats-Unis, où ce 20 montés par enapitale de l'Angleort.

Londres avec celle e, et les princiexportations de la me de 22,183,950 urs est devenue la 9; les exportations le premier port de sterling; celles de ins la même année, lew- York, en 1824, a France, pendant année moyenne, que ire d'Autriche, en 861,951; la monar- 822 et 1823, pour 810; dans la même pour 8,683,800. Par été inférieures d’un que égalé celles des les exportations des la totalité de celles nse que des calculs archandises de tout par terre, par mer ons sterling. En adbrte à l'année 1810, la répètent comme à encore plus grand, me pour être exacte et le commerce de

pays le plus combs florissantes , on ne venir de nos jours la de tout le globe. Dès nes ; nos recherches 26,et nous croyons population actuelle à kagérations ridicules es voyageurs et des vons que la popu-

Pekin, qu'avec un

hôies sont aussi remarquables par leur indigence que par la bassesse de leurs habitudes. On ne peut rien imaginer de plus hideux que ces familles de parias, hommes, femmes, enfans entassés dans le même taudis, reposant ensemble sur un pavé de briques mal jointes ; forcés de mendier pour vivre, et de voler pour suppléer aux lacunes de l’aumône. Mais il faut pénétrer dans le quartier de Saint-Gilles, dans les environs de Wapping, .de Smithfield, du Barbican, etc., etc., où se tiennent les clubs des résurrecteurs , des mendians, des escrocs et des voleurs; il faut y voir grouiller cette population de boxeurs, de matelots, de recéleurs, de filous et d’embaucheurs, et l'on aura un panorama vivant de tout ce que Londres contient de taré, d’infâme, de crapuleux! En 1830, on a évalué que plus de 4,000 individus exerçaient dans Londres le métier de voleur, d’escroc, de filous ou de résurrecteurs ; que 6,800 adultes et 7,400 enfans vivaient d'au. mônes recueillies sur la voie publique; et dans ce nombre ne se trouvaient

pas comprises les familles qui recevaient des secours de leur paroisse ; la bibl société d'asile a constaté que pendant l'hiver de 1829 à 1830, elle à reçu K tous les soirs dans les salles plus de 8,000 individus hors d’état de se pro- ‘ani curer un gîte! Aussi ce n’est que lorsque la nuit tombe, et qne le crépus- situ cule voile en partie ces taches hideuses, que Londres offre un spectacle Lon

vraiment magique. Une longue chaîne de feux suspendus éclaire ses rues ” larges et populeuses ; ici des magasins eclatans de lumière étalent leur ma- dé guilicence , ailleurs le reflet pourpré, violet et bleu des boutiques des phar- ne maciens se projette au loin sur les murailles et le pavé, et dans les airs, dar: de distance en distance , s'élèvent comme des phares les cadrans illuminés des églises; ces mille voitures qui sillonnent les rues, cette foule variée, active, convoquée de toutes les parties du globe, qui se presse sur les trottoirs; le bourdonnement qui s'en échappe, le bruit des roues ; les cris des marchands, la voix timbrée des chanteurs de ballades; le son de leurs iustrumens ; ce mouvement onduleux, ce brouhaha , cette clarté oscillante, eoncourent à mettre en extase les sens de l'étranger qui se croirait transporté dans un palais de féerie, si la main furtive de quelque adroit filou ne lui faisait apercevoir qu'il est réellement à Londres. »

Ce grand mouvement ne se borne pas seulement à la ville de Londres, mais il s'étend à tout ce qui l'environne. On ne saurait en déterminer exactement les limites, puisqu'elles n’ont aucune marque extérieure; il n'existe que les divisions municipales. Aussi pourrait-on marcher pendant plusieurs heures sans s'apercevoir d'en être sorti. Les villages qui, autrefois se trouvaient à quatre ou cinq milles de Londres, sont changés en villes considérables , réunies à la capitale par une suite non interrompue de maisons élégantes , de belles places , de rues larges, propres et régulières, de plusicurs milles de long ; nous mentionnerons les ci-devant villages de Hammersmith, Highgate, Kentshtown, Depiford, Camberwell. Le vaste espace qui, il y a quelques années , forimait les campagnes nommées Marylebone fields et Tothill fields, est déjà couvert de places, de rues et d'édifices d’une architecture moderne. Plus loin on trouve des villages élégans , bien diférens des amas de chaumières et de maisons mesquines qui forment presque partout ce qu'on appelle des villages sur le Continent Européen. La plupart des villages dans les environs de Londres, comme daus les alentours des autres grandes villes de l'Angleterre, sont formés au contraire de maisons agréables, d’une architecture moderne et riante, ornées de terrasses et accompagnées de jardins. Leurs rues pavées sont toujours propres et bien entretenues. Beaucoup de leurs maisons sont habitées par des familles de la classe moyenne, qui, retirées du commerce et des affaires , vivent en paix loin du tumulte des villes. Elles sont aussi la demeure de quantité de négocians qui sont encore dans les affaires, qui se rendent tous les matins à la ville avec leurs gigs ou sur les diligences et omnibus élégans,

RE pt na nn mn nr mm a à mn a

qui partent et arrivent à toute heure de l'église de Saint-Paul, de la Banque, de la Maison des Indes-Orientales , de Piceadilly, ete. Voici les villes et les lieux les plus remarquables situés dans les environs immédiats de Londres et dans un rayon de 36 milles,

Cuscsua, que le grand accroissement de Londres a déjà réuni aux maisons de cette ville, dont il ÿ a quelques années il était encore séparé; on y voit le graud établissement pour les invalides de l’armée de terre où 400 militaires sont logés et dont relkvent 10,000 autres répandus daus les campagnes; le bel édifice du Royal Military Asylum, ou 1,200 enfaus des soldats reçoivent l'éducation, et le beau jardin botanique de la société pharmaceutique de Londres où l'on cultive plus de 6,000 plantes officinales, dont plusieurs ne se trouvent dans aucun autre jardin. Kensixcron, qu'on peut regarder aussi comme une partie de Londres; on ÿ remarque surtout nn palais royal, doni on luue la magnificence des appartemens, la belle forêt et les beaux jardins qui en dépendent. C'est. une des promenades les plus à la mode pendant l'été ; les fashionables et la haute noblesse se réunissent habituellement à l'ombre de ces allées romantiques. Le duc de Sussex, frère du roi, la duchesse de Kent et sa fille, la princesse Victoria, héritière présomptive de la couronne d'Angleterre, y demeurent. Le duc de Sussex y à formé une des plus riches bibliothèques du Royaume-Uni.

Kew, petit village, remarquable par son oservatoire et par son magnilique jardin bocanique royal, un des plus riches du monde, Non loin de Kew, à Tunxnam-GR£en , est situe le jardin de la société d'horticulture , dont nous avons parlé dans la description de Londres, Toutes les parties de l'art du jardinier, à l'exception de celles dont l'ornement est le seul but, sont ici l’objet de recherches éclairées par tout ce que les sciences physiques et l’histoire naturelle ont acquis jusqu'à ce jour. Une étendue de 33 acres, entourée d'un mur peu élevé, est consacrée aux expériences ; une quarantaine d'ouvriers y trouvent une occupation continuelle sous la direction de M. Munro, jardinier très habile. C'est daus ce jardin que M. Sabine, secrétaire de la société , a réuni la plus belle cof/ection de roses qui existe en ce moment,

Hacxwex, village immense où se trouvent les célèbres pépinières de AL. Conrad Loddiges, les plus vastes et les plus belles du Royaume-Uni. Un observateur impartial qui est eu même temps un juge compétent, le professeur Schultess , trouve que les serres de ce magnifique établissement sont supérieures , pour l'étendue, la magnificence et l'ingénieuse construction , à celles de tous les jardins botaniques connus. La chaleur y est distribuée par le moyen de la vapeur. Dans la serre principale , qui offre un dôme parabolique, dont la solidité réelle contraste singulièrement avec son apparence d'une légèreté presque aérienne, M. Loddiges y a rassemblé toutes les plantes les plus remarquables des contrées les plus chaudes du globe; il est parvenu à y imiter parfaitement une pluie fine et bienfaisante qui tombe du haut des vitrages et arose beauconp mieux qu’on ne le fait par les procédés ordinaires, Outre la serre immense qui renferme ces merveilles, ily en a une vingtaine d’autres, dont l’une a 150 pieds de long. De spacieuses orangeries complètent les moyens de conserver les plantes qui ont besoin d'abri. Pour donner une idée de la richesse et de l’importance de ce magnifique établissement , nous ajouterons que la seule “acquisition d’un échantillon de chaque plante, comprise dans le catalogue publié par M. Loddiges, exigerait la somme énorme d'environ 5 millivns de francs! Aussi le commerce fait par les pépiniéristes de Londres est-il d’une étendue immense; plusieurs entretiennent des voyageurs chargés de rassembler des plantes et des graines de tous les pays, et la géographie profite souvent des courses de ces intrépides spéculateurs en horticulture.

Hamprorcounr, palais royal, avec de beaux jardins et des appartemens superbes. Baanrronp, petite ville remarquable par le canal Grand-Jonction qui y commence et par ses nombreuses maisons de campagne et d'éducation. Hammensm1TH, par som beau pont suspendu et par sa maison d'éducation pour les demoiselles catholiques (nunnerÿ). Isewonra, par le voisinage de Sion house, un des plus maguifiques châteaux de l'Angleterre, appartenant au duc de Northumberland. Rieamonn, petite ville, sur la Tamise, près d'une vaste et antique forêt, et entourée de jolies maisons de campagne; sa position est si pittoresque qu’on la nomme le Montpellier de l'Angleterre, HannoW-OoN-Tus-nicz, remarquable par son collège célèbre où fut élevé lord Byron, et parce qu'il est situé sur la plus grande hauteur du comté de Middlesex , d'où l'on jouit d’une vue magnifique.

par la bassesse de ux que ces familles me taudis , reposant s de mendier pour imône, Mais il faut rons de #apping, les clubs des résur.aut y voir grouiller , de filous et d’'em- > que Londres conévalué que plus de oleur, Le de nfans vivaient d'au.

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sut par son chemin en aire ; la compagnie des rie et du génie. L’som, le chevaux. FARNHAM, and marché de hououvelle école militaire,

s de la marine royale, nses magasins et par le ne suite de maisons le que hôpital, où 2,400 struits dans les mathé- 0 autres invalides dis- [, d'où les astronomes ù l'on jouit de la vue wicu, par son célèbre e par l'immensité des nombreuses machines nes y sont constamment rre; on y voit aussi le congrève ; tout près se 300 cadets dans toutes artillerie, et une vaste s des bombardes et des

à Tamise; on y examine lonne un grand mouveilbury, qui protège aut mentionner la maivert en 1824, dont le terre. CHATAM, qu'une ense arsenal , ses heaux sppey, par ses fortificas chantiers de la marine quelques beaux édifices le 5,000,000 de francs.

narquable par son indu- SAINT-ALBANS ; par SON », très petite ville du par son ecole d'arts et age du collège d'Hai-

leybury; douze professeurs y dirigent l'éducation d'une centaine d'élèves qui se destinent aux emplois civils de la Compagnie des Indes-Orientales ; c’est un des plus beaux établissemens en ce genre qui existent, Luron, petite ville du comté de Bedford , à laquelle le voisinage de Luton hoe park, un des plus beaux châteaux de l'Angleterre, appartenant au marquis de Bute, donne une certaine importance, Quelques milles plus loin et hors du cercle que nous avons décrit autuur de Londres se trouve #oburn, encore plus petite, mais non moins remarquable par le voisinage de Woburn Abbey, nuguifique château du duc de Bedford; le pare est un des plus beaux et des plus grands de l'Angleterre; les superbes établissemens agricoles de ce château et la fète champétre qu'on y solennise tous les ans au mois de juin, accompagnée de la distribution des prix aux meilleurs agronomes, méritent une mention particulière. Cuezmsronp, dans le comté d'Essex , petite ville d'une belle apparence. Mazpox, importante par sa marine marchande qui compte au-delà de 8,000 tonneaux.

Douvres, dans le comté de Kent, ville de médiocre étendue, très ancienne et très importante par ses fortifications, beaucoup augmentées dans ces derniers temps, surtout la citadelle, située sur un roc escarpé, dont une partie paraît être de construction romaine; son petit port sur la Manche est le passage ordinaire de France en Angleterre et vice-versa; de beaux bassins suppléent à sa petitesse et plusieurs bateaux à vepeur sont constamment employés pour le transport des nombreux passagers.

Dans un rayon de 15 milles on trouve : Canrenauny, importante par les nombreux vestiges d’antiquités romaines qu'on y a découverts; par son siège archiépiscopal, dont le prélat a les titres de primat d'Angleterre et de premier pair du royaume, et par sa magnifique cathédrale une des plus vastes de l’Europe. Mancare, une des plus jolies villes de l'Angleterre, qui doit son état florissant à ses beaux et nombreux établissemens de bains de mer fréquentés annuellement par 30 à 40,000 baigneurs, Ramseare, autre julie ville, dont on admire la magnifique chaussée; sa construction a coûté plus de 5,000,000 de francs; elle protège le port et les établissemens des bains de mer. Favensaam, petite ville, importante par sa nombreuse marine marchande qui compte 6,700 tonneaux, et par la grande fabrique de poudre qui se trouve dans son voisinage et qui appartient au gouvernement,

Hors du rayon de Douvres et sur la mer du Nord ou trouve : Hanwitu, pelite ville du comté d'Essex, importante par sou port qui entretient des communications fréquentes et régulières avec Hambourg et la Hollande, ainsi que par ses chantiers où l'on construit de petits bâtimens pour la marine royale. Dans un raÿon de 16 milles on trouve : Colchester, ville de médiocre étendue, mais importante par son port et son industrie ; elle possède une société de médecine; Ipswich, par ses chantiers et par son port; quelques vieux éditices ornés de bas-reliefs et de statues rappellent son ancienne splendeur.

Nonwica, chef-lieu du comté de Norfolk, grande ville épiscopale , renommée depuis le xu° siècle par la fabrication de ses tissus de laine; un grand DE us de manufactures, de nombreuses écoles, une bibliothèque publique , un musée, quelques beaux édifices, parmi lesquels se distinguent sa vaste cathédrale et surtout les superbes travaux hydrauliques entrepris pour faciliter ses communications avec Yarmouth et Lowestoft ajoutent à son importance. Nous ajouterons que pe de villes attirent plus que Norwich l'attention des botanistes ; elle le doit au magnifique musée botanique

du célèbre J.-E, Smith, le fondateur de la société Linéenne de Londres ;

il offre une des collections les plus riches et les mieux choisies qui existent; on y voit plusieurs livres de la bibliothèque du grand Linnée, quelques-uns de ses manuscrits encore inédits et son herbier tel qu'il était à Upsal , dans les mêmes cases et aussi bien tenu ; les insectes, les coquilles et les minéraux qui ornaient le cabinet du naturaliste suédois sont à côté

426 ABRÈÉGÉ DE GÉOGRAPHIE,

de cette précieuse collection, objet de la vénération et des recherches de tous ceux qui cultivent la botanique.

A quelques milles de Norwich est située Yanmouru, avec un port qui s'encombre tous les jours et qui était autrefois une des stations principales de la marine royale, C'est une des plus jolies villes d'Angleterre, dont le commerce maritime est aussi actif qu'étendu , et dout la marine marchande ne compte pas moins de 40,000 tonneaux, Cette ville est aussi le principal débouché maritime des produits des manufactures de Norwich, et prend une part très active aux pêches du hareng et du maquereau qui rapportent des sommes si considérables à l'Angleterre, Lowzsrorr, très petite ville, qui ne tardera pas à prendre un grand accroissement grâces aux importans travaux entrepris dernièrement pour lui dunuer un port auquel aboutissent deux importantes lignes de navigation intérieure ; c'est le premier et jusqu'à présent le seul port artificiel que possède le Royaume- Uni ; on admire surtout les portes immenses de la graude écluse du côté de la mer; elles sont en fer; chaque porte pèse près de 80 tonneaux, offre une surface de 1,650 pied carrés anglais et tourne sur un pivot d’une seule pièce de fer fondu du poids de plus de 10 tonneaux. Le pont en fer fondu qui passe par-dessus cette écluse n'est pas moins remarquable; il s'ouvre au milieu pour laisser une ouverture de 56o pieds anglais aux vaisseaux ; chaque moitié mobile pèse 125 tonneaux ; un seul homme peut l'ouvrir facilement dans l’espace de deux minutes ; une seule suffirait en y employant deux hommes.

Hors du rayon de Norwich et sur le golfe de Wash on trouve : Lynn-Recis, petite ville du comté de Norfolk , importante par son port sur le golfe de Wash et par sa marine marchande estimée à 14,000 tonneaux et employée à l'exportation des produits de cinq comtés avec lesquels elle communique par des fleuves ou des canaux navigables.

Dans un rayon de 22 milles autour dé Lynn on trouve : Wells, très petite ville, avec un petit port dont les vaisseaux marchands jaugent près de 4,000 tonneaux , et remarquable par le voisinage de Holkham hall, grand établissement agricole appartenant à M. Th. Coke, un des plus riches propriétaires de l'Angleterre; tous les ans au mois de juin on y célèbre une grande fête champêtre à laquelle accourent tous les plus riches agronomes et toutes les personnes les plus distinguées du royaume ; elle dure trois jours, pendant lesquels ce riche propriétaire expose les perfectionuemens qu'il a ps faire pendant l'année et étale dans son magnifique château un luxe qui rivalise avec celui des cours les plus brillantes. Wisbeach, dans le comté de Cambridge, avec un port et un canal qui la met en communication avec Peterborough. Boston, dans le comté de Lincoln, importante par son port sur le golfe de Wash et par sa marine marchande estimée à 7,500 tonneaux dont la plus grande partie est employée aux pêches et au commerce avec la Baltique; on doit mentionner sa belle église gothique de Saint-Botolph, surmontée d’une tour rangée à côté des plus élevées de l'Angleterre.

Huzz., sur la rive gauche de l’Humber, dans le comté de York, grande et belle ville, un des quatre grands ports commerçans de l'Angleterre, le premier pour la péche de la baleine et le cinquième pour la marine marchande ; à la fin de 1825 elle jaugeait 70,000 tonneaux. Les magnifiques rues George-Street et Charlotte-Street, \a douane , le théâtre, la place ornée de la statue de Guillaume II, l'école de marine, la société de littérature et des sciences naturelles, mais surtout ses magnifiques bassins méritent d’être mentionnés. Ces derniers figurent justement parmi les plus beaux travaux de ce genre qu'offrent l’Angieterre et l'Europe; l’Old-Dock (l’ancien bassin), fini en 1778, dont on a rebâti l’écluse en 1814, n’a pas moins de dix acres de surface; l'Humber Dock, achevé en 1809 en a sept, et le Jonction-Dock commencé en 1826 et ouvert en 1829 en a plus de six. On ne doit pas oublier les vastes et beaux quais bordés de boutiques, de magasins et de toutes les commodités nécessaires à une place maritime LE A du premier ordre. Nous avons déjà signalé à l’article canaux les nombreuses communications hydrauliques qui mettent cette ville en

on en Ed

rapport avec Manchester, Liverpool, Bristol , Londres et autres villes du royaume, Nous ajouterons que Hull est le grand entrepôt du commerce de

tout le nord de l'Angleterre et de celui que ce royaume fait avec le nord de l'Europe,

et des recherches de

2e un port qui s'encombre de la marine royale, C'est itime est aussi actif qu'é- : 40,000 tonneaux. Cette nanufactures de Norwich, uereau qui rapportent des e ville, qui ne tardera par ux entrepris dernièrement lignes de navigation in- / que possède le Royaumese du côté de la mer; elles ne surface de 1,650 pied:

fondu du poids de plus de cluse n'est pas moins reso pieds anglais aux vaisne peut l'ouvrir facilement ant deux hommes.

: Lynn-Recis, petite ville e Wash et par sa marine ation des produits de cinq canaux navigables.

Wells, très petite ville, 4,000 tonneaux, et remarment agricole appartenant re; tous les ans au mois de urent tous les plus riches ime ; elle dure trois jours, ons qu'il a pu faire pendant ise avec celui des cours les un port et un canal qui la comté de Lincoln, imporrchande estimée à 7,500 et au commerce avec la Botolph, surmontée d’une

À quelques milles de distance on trouve : Goozs, situé sur l'Ouse, peu loin de son embouchure dans l'Humber , lieu très important par son commerce florissant, par son beau bassin et par ses deux vastes docks environnés de grands magasins, Ce port, que le gouvernement vient de mettre, sous le rapport administratif, sur le même rang que Londres, Liverpool et Dublin, ne se trouve indiqué sur les cartes générales du Royaume Uui et on le cherche eu vain dans les géographies et les dictionnaires géographiques.

Dans un rayon de 45 milles on trouve : Yon, Leens, Suerrivin, Lincoix et autres villes que nous décrirans ailleurs , ainsi que Wuuray. Cette dernière est une ville de médiocre étendue, mais très importante par son port, par ses chantiers, ses mines d’alun et sa nombreuse marine marchande qui compte 40,000 tonneaux,

Dans un rayon de 24 milles autour de Whitby on trouve : Scansonouou, ville de médiocre étendue, importante par son port, dont la marine marchande jauge 26,000 tonneaux, par ses beaux chantiers et par ses eaux minérales qui y attirent un grand nombre d'étrangers; les bâtimens qui en dépendent sout d’une grande beauté. Srocxron', jolie petite ville , importante par son port, ses forges et par le chemin en Jer de 24 milles anglais de long qui, depuis 1824, la met en communication avec les mines de houille d'Etherly et Wilton-Park en passant par Darlington.

Newcasrzr, grande et ancienne ville, chef-lieu du comté de Northumberland, située sur la rive gauche de la Tyne, qui y forme un port sûr et commode, La ville ancienne est sale et mal bâtie, mais la nouvelle offre de belles rues et de beaux bâtimens. L'Adtel-de-ville (Town-hall), le palais de justice (county-hall), la mansion-house , le thédtre, le casino (assembly rooms), l'église de Saint-Nicolas sont ses plus beaux édifices; on doit citer aussi le magnifique pont en pierre formé de 9 arches elliptiques dans la ville basse et l’autre dans la ville haute, ainsi que le beau quaile long de la Tayne, qui est un des plus longs et des plus larges de l’Angleterre. Le gymnase, (royal free grammar school) fondé en 1525, la bibliothèque publique, les sociétés de bilan lettres ; philosophique et médicale et celle des antiquaires sont ses principaux établissemens littéraires. La marine marchande de Newcastle jaugeant 193,000 tonneaux ; cette ville se trouve être le second port de l'Angleterre et le troisième de tout le globe considéré sous ce point de vue; elle le dvit aux mines de charbon de son territoire qui emploient 40,000 personnes et produisent annuellement 42,000,000 de quintaux, Gateshead, située sur la rive droite de la Tyne, et appartenant sous le rapport administratif au comté de Durham, est regardée communément comme un faubourg de Newcastle. La muraille d’Adrien se terminait à cette ville; celle de Sévère la traversait. Sa population, qui, en 1821 en y comprenant Gateshead , s'élevait à 49,000 âmes, paraît étre actuellement de 60,000.

mté de York, grande rcans de l’Angleterre, ième pour la marine tonneaux. Les magnuane , le théâtre, la > marine, la société de »s magnifiques Vassins tement parmi les plus : l'Europe; l’O/d-Dock luse en 1814, n’a pas evé en 1809 en a sept, 1829 en a plus de six.

rdés de boutiques, de à une place maritime nalé à l’article canaux mettent cette ville en

Dans un rayon de 14 milles on trouve : Warzsen, village près de Newcasile, remarquable par sa mine de houille, une des plus riches que l’on exploite et dont les produits sont portés jusqu'aux bords des vaisseaux par des voitures mises en mouvement par la vapeur et parcourant un beau chemin en fer. Nontn-Suiesos, eur la rive gauche de la Tyne, Souru Snreins, sur la rive droite, et Tyxemourz, à l'embouchure de ce fleuve,

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importautes p. les nombreux vaisseau: 061 168 à l'axportation du charbon exploité dans les mines des environs et dans celles de , : sust'e; dans South: Shields il y a aussi neut grandes verreries. On doit faire observer que la Tyue, depuis Tynemouth jusqu'à New. castle, est pour ainsi dire couverte de navires et que tout le pays offre la plus grande activité, On a le projet de construire un pont en fer entre South et North-Shields ; il offrira l'arche la plus large que l'on connaisse, puisqu'elle aura 400 pieds de corde,

Sunosnrzand, dans le comté de Durham, sur la Wear, jolie ville, formée de l'union de trois villes distinctes : Sunderland proprement dite, et Zishop- Wearmouth, situées sur la rive droite, et AMon4 Wearmouth, sur la gauche, réunies par un pont en fer de 100 pieds de haut, et dont l'arche en a 236 d'ouverture, C'est l'entrepôt de l'immense exploitation des mines de houille situées dans le bassin de la Wear ; elles occupent 30,000 personnes, et leur produit annuel s'élève à 30 millions de quintaux. Sunderland est aussi remarquable par ses nombreux chantiers et plus encore par sa nombreuse marine marchande qui s'élève à 94,000 tonneaux; elle jui assigne le quatrième rang parmi les villes de l'Angleterre , qui sont les plus importantes considérées sous ce point de vue, Swazwez, près de Winlaton, village important par son immense forge qu'alimente la riche mine de fer exploitée dans son voisinage, Dunuaz, ville de médiocre étendue, remarquable par sa position sur une colline baignée par le Wear, par sa grande carhédrale , dout l'évêque est regardé comme le plus riche de l'Angleterre, et par sa belle pri son (county gaol) une des plus belles du royaume.

Beaucoup plus loin et à 40 1nilles à l'ouest de Newcastle on trouve : Canuisue, jolie ville épiscopale, remarquable par sa grande antiquité, par la muraille élevée par Adrien et par ses nombreuses fabriques de coton, Dans ses environs on trouve quelques vestiges d'antiquités romaines et le beau monument druidique long Meg and her daughters (la grande Megue et ses filles) composé d'un grand cercle de grosses pierres brutes, À 45 milles au nord de Newcastle est située Benwicx, petite ville, qui joue un grand rôle dans les guerres qui unt agité l'Écosse et l'Angleterre sur les frontières desquelles elle est située ; son commerce florissant, sa marine marchande estimée à 4,400 tonneaux, sa grande exportation de saumons pour Londres et son long pontsur lu Tweed méritent d'être cités,

Hors du rayon de Newcastle et sur la côte opposée on trouve : WniTenavex, jolie ville de médiocre étendue, la plus importante du Cumberland , avec un port sur la mer d'Irlande ; elle doit presque tous ses embellissemens à la famille du comte de Lonsdale (lord Lowther) à laquelle appartient la plus grande partie de ses riches mines de houille, Ces mines sont peut-être les plus extraordinaires du globe, puisque plusieurs s'étendent 2,400 et jusqu'à 3,000 pieds au-dessous du niveau de la mer et à la profondeur de 16 fathoms; c'est à leur exploitation , aidée par plusieurs machines ingénieuses , que Whitehaven doit sa nombreuse marine marchande, qui, s'élevant à 67,000 tonneaux, lui assigne le sixième rang parmi celles des villes de l'Angleterre. À quelques milles se trouve: Workington, importante par ses mines de charbon, les grandes forges et les salines de son voisinage,

Lancasrer, ville de médiocre étendue et autrefois très commerçante, mais à laquelle la qualité de chef-lieu du comté de son nom conserve encore une certaine importance. La prison qui est une des plus grandes de l'Angleterre , le canal de Lancaster et le magni. fique acqueduc sur lequel il passe au-dessus du Loyne, méritent d'être mentionués,

Dans un rayon de 18 milles, autour de Lancaster, on trouve : Kendal, petite ville, renommée depuis long-temps par ses fabriques de draps et remarquable parce qu'elle se trouve au commencement du canal de Lancaster qui aboutit à Liverpool. Preston, jolie ville, florissante par ses nombreuses manufactures de coton renommées dans tout le royaume.

Livenrooz, grande et belle ville du comté de Lancaster, située à l’embouchure de la Mersey, qui y forme un vaste port. De belles rues larges, propres et bien alignées, plusieurs belles places, .un grand nombre de maisons élégantes et de beaux édifices, tous construits depuis la seconde moitié du dernier siècle, ornent cette ville, véritable création du commerce et de l’industrie. Appuyés sur des documens officiels que nous avons sous les yeux, nous 'hésitons pas à regarder Liverpool comme la seconde place commerçante du monde par la valeur de ses importations

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sai ER et de ses re. ste et parle mouvement de sa marine marchande, mais seulement le troisième port de l'Angleterre sous le rapport du nombre des vaisseaux marchands qui lui appartiennent.

Ses plus beaux édifices sont : l'église de Saint-Paul et celle de Sains- George, dont le toit, les fenêtres, les portes, les pilastres, la galerie et la tribune sont tous en fer fondu ; le magnifique marché, le plus beau peut-être de l'Europe et dont le vaste toit est soutenu par 120 piliers en fonte; il est éclairé au gaz pendant la nuit et est destiné à la vente du poisson, de la viande, des légumes, des fruits et du beurre; le marché aux grains (corn market); le thédtre ; le nouveau casino (Wellington rooms) avec des salles d’une grande beauté où l’on donne des concerts et des bals; l'Adtel-de- ville (town hall), d'un beau style grec et surmonté d'une grande coupole ; la bourse, bâtie sur le plan de la place Saint-Mare à Venise et au milieu de laquelle se trouve le beau monument en fer fondu élevé à la mémoire de Nelson; les bâtimens du musée appartenant à la société d'histoire naturelle, de l'athénée, du lrcée et de l'Union news rooms ; la prison

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du charbon exploité dans Shields il y a aussi neut l'ynemouth jusqu'à New.

vi offre la plus grande uth et North-Shields ; il 400 pieds de corde, e ville, formée de l'union hop: Wearmouth, situées par un pont en fer de | l'entrepôt de l'immense a Wear ; elles occupent ns de quintaux. Sunderencore par sa nombreuse ssigne le quatrième rang nsidérées sous ce point de imense forge qu'alimente le de médiocre étendue, ar, par sa grande carhélerre, et par sa belle pri-

de la ville (borough gaol). Sur l'emplacement de l'ancien bassin (Old- Dock) on construit la nouvelle douane en gr house), qui sera un des édifices les plus beaux et les plus magnifiques en ce genre, offrant dans son intérieur une des plus grandes salles de l'Europe. On vient de finir les bains sur les bords de la Mersey; on les place justement parmi les plus beaux de l'Angleterre; on y admire surtout l'immense et ingénieux app4reil construit pour filtrer l'eau salée et la purger de la boue dont elle est chargée dans cet endroit. Liverpool possède huit bassins (docks), qui, par l'étendue et la beauté de leur construction rivalisent avec ceux de Londres, surtout celui appelé New Princes Dock ouvert en 1821; c'est près de'ce bassin que commence le magnifique canal de Leeds-Liverpool, livré à la navigation en 1816, et dont la construction a coûté plus de 50,000,000 de francs. Nous mentionnerons aussi le magnifique tunnel qui, creusé sous une partie de la ville, joint la route en fer de Manchesterà Liverpool, au port de cette dernière ville. Cette belle galerie souterraine à plus d’un mille d'étendue ; sa largeur est de 22 pieds et sa hauteur de 16; elle est parcourue par une double ligne de rainures; la route est éclairée par le gaz, dont les rayons projettent d’une manière admirable les diffé. rens arceaux qui la composent, Les principaux établissemens littéraires de cette ville sont : l'évstitution royale de Liverpool, où l’on enseigne les belleslettres et les mathématiques; le /ycée, avec la bibliothèque la plus considérable de la ville; l'athénée , avec une autre bibliothèque assez riche; la société philosophique médicale ; la société d'histoire naturelle, avec un beau musée où se trouve une collection remarquable d'antiquités égyptiennes, et un jardin botanique , regardé comme le plus béau et le plus riche de l'Angleterre , quoique sa fondation ne remonte qu’à l’année 18or.

Un grand nombre de bateaux à vapeur et de paquebots entretiennent des commnnications fréquentes et régulières entre cette ville et Dublin, Douglas dans l’île de Man, New-York dans les États-Unis , et autres ports des Antilles et de l'Amérique-du-Sud. Les deux principaux »rticles importés à Liverpool sont le coton et le tabac; la quantité moyenne du premier dépasse annuellement 600,000 balles; la plus grande partie est consommée par les fabricans de Manchester, dont cette ville est regardée comme le port et le grand débouché.

trouve : Cantisze, jolie uraille élevée par Adrien trouve quelques vestiges eg and her daughters (la ierres brutes, À 4 5 milles un grand rôle dans les esquelles elle est située; oo tonneaux, sa grande eed méritent d'être cités.

Waireuavex, jolie ville un port sur la mer d'Ircomte de Lonsdale (lord es mines de houille, Ces lusieurs s'étendent 2,400 »fondeur de 16v fathoms ; es, que Whitehaven doit ux, lui assigne le sixième troure : Workington, alines de son voisinage, rerçante, mais à laquelle une certaine importance.

de Lancaster et le maguit d'être mentionnés, e: Kendal, petite ville, arquable parce qu'elle se iverpool. Preston, jolie néés dans tout le royaume.

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PE PE POSER Dans un rayon de 14 milles on trouve uu grand nombre de lieux et de villes remarquables que nous décrirons dans les environs de Manchester; içi nous citerons les suivans: Kuxncorx, où aboulit le canal Grand-Trunk, ce qui rend ce petit endroit très commerçant ; ses bains de mer , sa douane et les carrières du voisinage ajoutent à son importance, Cuesrer, chef-lieu du comté de ce: nom, ancienne ville épiscopale, importante par son industrie et son commerce favorisé par plusieurs canaux ; c'est le grand entrepôt du fromage de Chester et des salines de ce comté; la prison est l'édifice le plus remarquable; le maguifique pont, sur la Dee, qu'on y construit , offrira quand il sera achevé la plus grande arche peut-être qu'on ait encore exécutée en pierre; elle n'aura pas moins de 200 pieds anglais d'ouverture. Horyxwez, dans le comté de Flint , importante par ses mines de plomb, de calamiue et de cuivre, dont la plus grande partie appartient au comte Grosvenor. Carrwxs, très petite ville, remarquable parce que jusqu'au règne d’Elisabeth elle a été le rendez-vous des bardes, qui, en présence des juges nommés par le prince, venaient chaque année y disputer le prix du chant. Hors du cercle que nous avons tracé autour de Liverpool et dans la principauté de Galles on trouve : CAERMARTHEN, pelite vie, chef-lieu du comté de ce nom, regardée comme la capitale du Galles-Méridional; le monument élevé au général Picton en 1826 et la nouvelle prison méritent d'être mentionnés. Dans un rayon de 28 milies tracé autour de Caermarthen on trouve : Milford, dans te comté de Pembrok, très petite ville, * laquelle son port, un des plus beaux de l'Europe, et les chantiers de la marine royale qu'on y a dernièrement établis et auxquels travaillent 6 à 800 ouvriers, donnent une grande importance. Swansea, jolie petite ville, très importaute par le mouvement de son port auquel aboutit le vaste système de routes en fer et de canaux construits pour l'exploitation et le débit des mines de fer et de houille du Galles-WMéridional et surtout du comté de Glamorgan dont les usines, maintenant les plus riches dé l'archipel Brilannique, livrent tous les ans à la consommation 2,500,000 quintaux de fer en fonte on en barres ét 150,000 de cuivre; les jolis bains de mer attirent pendant l'été beaucoup d'étrangers dans Swansea. Can 1Gax, petite ville, chef-lieu du comté de son nom, importante par son commerce florissant, par sa nombrense marine marchande qui compte 12,300

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tonneaux, et par la société Cymrei Giddion, instituée pour cucourager la culture et le r'ema | perfectionnement de la langue galloise. URSS NE Bnrisroz, au confluent de l’Avon avec la Severn, ville épiscopale, qui a ÿ forme à elle seule avec sa banlieue un petit comté, que l'usage réunit à priso ; celui de Gloucester dont depuis quelque temps elle a été séparée. C'est passe une grande ville, bâtie irrégulièrement ; la partie ancienne qui passe À qu pour être antérieure de quatre siècles à l'ère chrétienne, a des rues étroites pelle et des maisons d’une triste apparence; la ville nouvelle au contraire est Éd très bien bâtie et possède plusieurs beaax édifices et de belles places. C'est nié surtout le faubourg de Clftor qui offre les plus beaux bâtimens dans les MT deux demi-cercles nommés Royal York Crescent et Lower Crescent. L'é- mérit

glise de Sainte-Marie Redcliff, beaucoup plus grande et plus belle que ia cathédrale ; \e beau bazar couvert, livré au public en 1825; le nouvel par se hôtel-de-ville (new council house), achevé en 1826; la bourse, semblable qu'ell

à celle de Londres, mais sur des proportions plus petites; le beau patais des Négocians (commercial rooms), où se réunissent tous les négocians pour lire les journaux et où sont affichées les listes des navires arrivés dans le port, sont les bâtimens les plus remarquables. Nous ajouterons que

gan, | blanc neaux ville

| l’on va commencer la construction d’un pont suspendu sur l'Avon, assez « * vaste pour que les navires de toutes les grandeurs y puissent passer voiles par u déployées; il aura 30 pieds anglais de large et 210 pieds de hauteur au- F

dessus de l’eau ; il s’appuiera sur deux piles ou plutôt deux tours gothiques 5

à qui s'élèveront de 5o pieds au-dessus du port et formeront comme deux pe

colonnes colossales de 260 pieds perpendiculaires. L'université, fondée

EE

DESCRIPTION DE L'EUROPE. 431 par souscription et ouverte en 1829 ; la literary institution ; fondée en 1822, avec des coilections scientifiques et où l'on donne des cours sur les sciences naturelles, et la bibliothèque sont les principaux établissemens littéraires. Bristol est un des quatre grands ports marchands du royaume, quoique tous les vaisseaux qui lui appartiennent ne jaugent que 38,000 tonneaux, ce qui assigne le neuvième rang à sa marine marchande.

lieux et de villes remarous citerons les suivans :

tit endroit très commerutent à son importance, copale, importante par st le grand entrepôt du ice le plus remarquable:

d il sera achevé la plus n'aura pas moins de 200 mportante par ses mines ie appartient au comte

jusqu’au règne d'Elisaes juges nommés par le

Dans ses environs immédiats, où trouve les eaux minérales de Clifion un de ses faubourgs et celles dites Æotwell, Plus loin, dans un rayon de 26 milles, on trouve : Bar, ville épiscopale, une des plus belles de l'Angleterre. Les plus beaux édifices sont ceux qui forment la superbe place Queen's ph le Royal Circus et surtout le Crescent, le Palais de Justice (Güildhall), le nouveau buzar aussi beau que le Burlington arcade de Londres, quoique plus petit; le thédtre qui est un des plus beaux de ceux des provinces; l’'Upper Rooms dont on admire la magnifique salle de bal, les bâtimens des #ains où l'on voit une salle d’une grande beauté et la cathédrale, Le gymnase, la société d'agriculture (Bath and West of England agricultural society) présidée par le marquis de Lansdown ; la société des lettres et des sciences (literary scientific institution); la société philosophique et la société musicale de Bath (Bath harmonie society) sont ses principaux établissemens littéraires, Depuis le temps des Romains cette ville est renommée par ses eaux minérales, qui y attirent une foule d'étrangers; c'est une ville de plaisir et de fêtes dont le principal commerce est dû à la consommation, On y voit eucure des vestiges d'importantes constructions romaines et les restes d'un temple consacré à Minerve. Tout près de Bath est située Prior Park house, superbe maisor de campagne de M. Allen, Viennent ensuite : Frome el Caine, importantes par leurs fabriques de draps et de casimir; Calne l'est aussi par un immense cheval sculpté sur des coltines de craie situées dans son voisiuage; on lui donne 157 pieds anglais de long. Wars, remarquable par son siège épiscopal et par sa belle cathédrale gothique ; Banneuy, par le magnifique caual à grandes dimensions nommé de Berkely et Gloucester qui s'y décharge dans la Severn.

Gzoucssrer, chef-lieu du comté de ce nom, ville épiscopale, de médiocre étendue $

remarquable par sa superbe cathédrale et par son immense fabrication d'épiagles, dont on estime la valeur à plus de 25,000,006 de francs par an; on doit mentionneraussi la société d'agriculture, le nouveau palais de justice (new county hall) où se trouve la vaste salle de bal et de concert (assembly room), qui peut contenir 2,500 personnes ; la nouvelle prison (couuty gaol); et le magnifique pont en pierre d’une seule arche sur lequel on passe la Severn à Over dans se$ environs immédiats; ila 150 pieds anglais d'ouverture. À quelques milles de cette ville et à 34 de Bristol est située Cheltenham, naguère très petite ville, formée d'une seule rue, et qui, dans l’espace de moins de trois lustres, est devenue une des plus belles de l'Angicterre, comptant déjà une population qui dépasse 20,000 âmes, Elle doit son étonnante prospérité à sa délicieuse situation et à ses eaux minérales, qu'on peut comparer à celle de Spa, et qui, devenues à la mode de nos jours, y altirent annuellement enviren 12,000 élrangers. Le théâtre et les batimens des bains méritent surtout d’être mentionnés.

Cerstow, lrès petite ville du comté de Monmouth, remarquable par son purt, par ses beaux chantiers et par ses marées les plus grandes peut-être de l'Europe, puisqu'elles montent jusqu'à 70 pieds anglais. Cavurr , très petite ville du comté de Glamorgan, importante par son port, où l'on embarque tous les ans environ 30,000 caisses de f'erblanc provenant de la grande fabrique de Me lyn Griffin, et pius de 100,000 tonneaux de fer en fonte et en barres des forges de Mi rthyr-Thydw ill Cette dernière ville est devenue depuis quelques anuées la plus grande usine de l'Angleterre et peut-être du monde; on y forge annuellement au-delà de 1,000,000 quintaux de fer; toute la vallée au milieu de laquehe elle est située est remplie de mines de charbon et de fer expluitées par un grand nombre d'ouvriers.

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rille épiscopale, qui que l'usage réunit à à été séparée. C'est ancienne qui passe , à des rues étroites Île au contraire est belles places. C’est : bâtimens dans les ower Crescent, L'eet plus belle que la n 1825; le nouvel à bourse, semblable ites; le beau palais tous les négocians des navires arrivés ous ajouterons que 4 sur l’'Avon, assez issent passer voiles ds de hauteur aueux tours gothiques éront comme deux université, fondée

Farmourn, petite ville du comté de Cornwall ou Cornouailles, importante par sa baie, une des meilleures et des plus grandes de l'Angleterre. C'est la station ordinaire de plusieurs navires de la marine royale ct de-

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puis long-temps le point de départ des paquebots qui entretiennent ja correspondance régulière entre l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal , par les ports de la Corogne et de Lisbonne, et avec les Antilles et l'Amérique- Méridionale; sa marine marchande s’élève à 7,000 tonneaux.

Dans un rayon de r8 milles on trouve plusieurs petites villes très importantes par les produits de leurs mines de cuivre et d'étain; ces dernières quoique beaucoup moins pro. ductives qu'autrefois , sont encore les plus riches de l'Europe. Nous nommerons : Pexryx, importante par ses carrières de granit; Truro, regardée comme le chef-lieu du Cornouailles ; elle possède une bibliothèque assez riche et une société de minéralogie et de géologie; Sainr-Ausrzr, Hersron et Revrurm, avec des mines d'étain et de cuivre; Saint-Just, remarquable par le voisinage de la mine de cuivre de Botallock, dont les galeries s'étendent à plusieurs centaines de pieds au-dessous de la mer; Penzance, la plus florissante peut-être de tout le Gornouailles, et remarquable par sa belle collection des minéraux de l'Archipel Britannique et par sa société de minéralogie et de géologie.

PLymouTu, ville la plus considérable du comté de Devon, formée par la réunion des trois villes naguère encore séparées et maintenant presque entièrement réunies par le grand nombre de maisons qu’on y a bâties; ces trois villes sont Plymouth proprement dit, Stonehouse et Devon-Port. PIymouth a aussi à proprement parler trois ports différens nommés Catwater, Sutton pool et Hamoaze, dont l’ensemble forme un des plus beaux ports de l’Europe; le dernier est destiné spécialement aux navires de la marine royale, dont il y a toujours une centaine. D’importantes fortifications protègent ces trois ports contre les attaques des hommes, tandis que la digue Breakwater, commencée en 1812 et maintenant presque achevée malgré la grande profondeur de la mer, les a déjà protégés contre ce terrible élément; c’est avec le fameux phare d'Eddystone, construit au milieu des flots de la Manche, un des ouvrages hydrauliques les plus hardis que la main de l’homme ait encore exécutés.

‘ Malgré des rues généralement étroites, irrégulières et assez mal pavées, surtout dans Plymouth proprement dit, cette ville se distingue par l'élégance et la propreté de ses maisons, par un grand nombre d’embellissemens qu'on y a faits dans ses d::-nières annéss.et par plusieurs édifices d’une beauté remarquable. Nous nommerons le nouveau théâtre, regardé comme le plus beau de tous ceux des provinces et dans lequel se trouve une magnifique auberge (royal hôtel); le bâtiment de l'athénée, bâti en 1818 sur le modèle du Parthénon; le grand Aépital pour les marins (naval hospital), vaste édifice construit en granit; les deux casernes, remarquables par leur étendue; l'église de Devon-Port et les vastes et magnifiques bâtimens dont l’ensemble forme l’arsenal de la marine royale, où l’on admire'surtout les docks ou bassins, les chantiers couverts et où travaillent continuellement de 3 à 4,000 ouvriers. On doit aussi mentionner la belle colonne de 112 pieds anglais de haut élevée à Devonport pour transmettre à la postérité le changement de son oncien nom Plymouth-Dock en celui qu’elle porte à présent, changement arrivé en 1827 ; et le vaste réservoir à l’extréimité de la baie Boveysand où l’on conserve toujours assez d’eau pour approvisionner une flotte de 5o vaisseaux de ligne. L'athénée , espèce d’université où l'on fait des cours sur toutes les sciences, à l'exception de la théologie; l’école royale de marine et l'observatoire sont les principaux établissemens littéraires de cette ville, dont la population dépasse actuellement 70,000 âmes.

ui entretiennent | et le Portugal , par lles et l’Amérique- Eaux.

rès importantes par les e beaucoup moins pronommerons : Penryx, le chef-lieu du Coré de minéralogie et de d'étain et de cuivre; de Botallock, dont les mer; Penzance, la plus sa belle collection des je et de géologie.

Devon, formée par maintenant presque qu’on y a bâties; ces et Devon-Port. Ply- ; nommés Catwater, 3 plus beaux ports avires de la marine s fortifications pro- , tandis que la digue e achevée malgré la tre ce terrible éléit au milieu des flots hardis que la main

res et assez mal paille se distingue par nombre d’embellisar plusieurs édifices eau thédtre, regardé ns lequel se trouve thénée, bâti en 1818 marins (naval hospis, remarquables par agnifiques bâtimens l'on admire surtout aillent continuelle-

assez d’eau pour aphénée , espèce d'uni- , à l'exception de la t les principaux étadépasse actuellement

A quelques milles de distance on trouve : l'avisrocx#petite ville, im $ par les riches miues de cuivre et d'étain découvert:s Fr ihen er Mu exploitées par ses hebitans. Plus loin vers l’est se trouve la prétendue rorèr px Danrmoon, qui n'est à proprement parler qu'un vaste espace couvert de marais et de bruyères traversé par le Dart, et dont les habitans appelés Moormen (hommes du marais) passaient jadis pour être le peuple le plus ignorant et le plus grossier de l'Angleterre; on vient d'y éta. blir une colonie agricole pour les pauvres , sur le modèle de celles créées depuis quelques années dans les Pays-Bas. Plus loin encore et dans un rayon de 210 milles est située DanrmouTs, petite ville importante par son beau port et par sa marine marchande qui compte 24,000 tonneaux y compris les navires de Brixmam, que l’on considère à cause de hs voisinage, comme un faubourg de Darimouth; cette dernière est habitée en grande partie par des pêcheurs qui possèdent un grand nombre de navires. Le . Hors du rayon de Plymouth et à 30 milles de cette ville on trouve : Exzren, ville épiscopale de médiocre étendue, chef-lieu du comté de Devon, remarquable surtout ar sa vaste cathédrale. La société littéraire connue sous le titre institution for romoiin science, literature ani other arts, mérite d’être mentionnée ainsi que le bel jpital des pauvres, la maison des fous et le beau pont en pierre. ‘Un canal la met en communication avec Topsham, petite ville, dont le port sert à l'exportation des produits de son industrie. On regarde cette ville commerçante, qui possède 17,000 tonneaux, comme Ja capitale des comtés de l'Oxcst ; les rois y ont résidé avant l'invasion et la conquête des Normands Entre les rayons de Plymouth et de Portsmouth on trouve la petite ville de Doncussten que nous ne nommons que parce qu'elle est le chef-lieu du comté de Dorset, appelé avec raison le jardin de l'Angleterre; et parce qu’on trouve dans son voisinage plusieurs lieux trop importans pour pouvoir les passer sous silence. Ces lieux sont : Wexmourn petite ville, dont la partie moderne nommée Melcombe Regis, est jolie et beaucoup lus grande que Weyÿmouth proprement dit ; c’est une des villes les plus fréquentées de V'Ane gleterre pour ses bains de mer; sa marine marchande compte 7,000 tonneaux. Les prétendues îles de Portland et de Purbeck, qui sont réellement de petites périnsules remarquables par les nombreuses carrières de pierres très dures et de marbres, dont on exporte une graude quantité pour le payage et pour les constructions de Londres et d'autres villes. Dans celle de Purbeck se trouvent aussi d'immenses carrières d’argilé;fün chemin en fer de trois milles anglais de long facilite le transport des 20,000 tonfiéaux qu’on

exporte annuellement à Liverpool pour les envoyer de là and terie du comté de Stafford. pe ; | nr rie bte; «à

. PonrsmouT, dans le comté de Hamp ou Southampton, ville la plus importante de tout l’Archipel Britannique sous le rapport militaire, étant une des plus fortes places de l’Europe et le premier établissement maritime de l’Angleterre. Ce magnifique arsenal occupe une surface de 100 acres; 3,000 à 4,000 ouvriers y sont constamment employés en temps de paix; au moins le double en temps de guerre. On y admiré plusieurs mécaniques et particulièrement celles pour fair: les poulies, pour scier les planches et pour tailler des plaques de fer ejaises de deux pouces ; on y emploie la vapeur comme moteur principai. Davs son enceinte se trouve l'école d'architecture navale (architectur:i acxdemy) et le collège royal de marine (royal naval college), aiusi qu’une belle collection de modèles de toutes les constructions navalrs l2s plus importantes. La magnifique rade de Spithead qui se déveic p2 à l'entrée du btau port de Portsmouth, ajoute à l’importance maritine de cette ville, qui se compose de deux villes distinctes : Portsmouth proprement dit, petite et sans aucun bâtiment remarquable ; et Portsea, beaucoup plus grande et très bien bâtie ; c’est dans cette dernière que se trouve l'arsenal. On doit ajouter que dans son port se trouvent en temps de paix 100 vaisseaux de guerre et que sa marine marchande compte 9,000 tonneaux.

Dans un rayon de 3a milles on tronve : Newronr, petite ville, chef-lieu de l'ile de Wight; sa vaste et belle maison de correction et de travaux forcés (house of industry) mérite d'être mentionnée, Soursawrron , importante par sa marine marchande estimée à 8,000 tonneaux , par son école d'industrie pour 300 enfans de militaires (military asylum) et par son bel établissement des bains de mer; Canisrenunrcu, par sa vaste éy lise gothique; Pooze, par son port et sa nombreuse marine marchande estimée à 15,000 tonneaux. Sazissuny, pétite ville épiscopale, chef-lieu du comté de Wilt, remarquable par sa vaste et beile cathédrale, dont le clocher est le plus élevé de tout le Roÿaume-Uni et l'un des plus hauts de l'Europe, et par le Stonchenge, célèbre monument druidique situé à quelques milles au nord, au milieu d'une bruyère, et consistant en plusieurs blocs énormes en situation verticale, sur lesquels reposent d’autres posés horizontalement , le tout environné d'autres pierres de moindre dimension et de tombeaux. Wixcuesrer, petite ville épiscopale, chef-lieu du comté de Southampton, remarquable par sa vaste cathédrale, dont l'intérieur surtout est d'une grande beauté, et par son célèbre collège, dont la fondation remonte à l'année 1387.

Cuarcussrer , chef-lieu du comté de Sussex, petite ville épiscopale, dont le haut clocher de la cathédrabeest le bâtiment le plus remarquable. Brientox, ville de médiocre étendue , mais trop remarquable pour ne pas être décrite avec quelques détails. Elle a été créée pour ainsi dire de nos jours par George IV lorsqu'il était prince royal, en y attirant un grand concours d'étrangers aux bains minéraux et de mer qu'il allait y prendre régulièrement tous les ans. C'est, comme le dit avec élégance un voyageur qui l'a visitée récemment, un des lieux les plus beaux qu'il y ait sur la terre. « Qu'on se figure un rivage escarpé, un quai infini, où d’un côté s'étend à perte de vue une ligne de maisons et pour mieux parler de palais maguifiques , où de l'autre règnent l'Océan et sa masse im. mense. La grève étroite qui sépare des eaux de la mer le rocher sur lequel la ville s'élève, est un jardin d’où s'élance au-devant des navires une jetée en fil de fer qui va chercher, pour ainsi dire, les passagers à 600 pas au milieu des vagues. Toutes les architectures sont Jà réunies: l'Italie, Constantinople, la Chine, la Grèce, le moyen âge, l'Espague mores. que ont tour-à-tour inspiré les créateurs de ces merveilles, Le Pavillon ou le palais bâti par George IV est un bâtiment magnifique qu’on ne saurait comparer à aucun autre, offrant des groupes.de.dômes , de minarets, de lanternes, de coupoles , de girandoles, dont l'élégance bizarre sémble créée par l'imagination d’un conteur des Mille et une Nuits.» La jetée dont nous avons parlé, les magnifiques /dtimens des bains, surtout ceux nommés bains de Mehomet (Mahomed baths) ; les beaux édifices le long du quai dit Marine Parrade, et ceux encore plus beaux qui composent le Xemp Town, supérieurs peut-être à tout ce que l'Angleterre possède en ce genre, sont avec la belle église des Unitaires les édifices les plus remarquables de cette ville unique dans son genre, mais dont les alentours’et le sol même sur lequel s'élèvent ses beaux édifices, n'offrent que des sables stériles. La population permanente de Brighton est évaluée à la moitié de celle qu’elle possède pendant la saison des bains.

Les villes les plus remarquables de l’intérieur de l'Angleterre sont :

Oxron», chef-lieu du comté de ce nom, ville épisropale de médiocre étendue , mais une des plus belles de l’Europe. Située sur une éminence presque entièremen’ entourée de prairies, au confluent du Charwell avec la Thames , nommée Isis par les étudians, cette ville est de forme circulaire. Vue des hauteurs voisines , elle présente une vue superbe par le nombre et la variété de ses tours, dômes et autres édifices, dont la grandeur et la beauté de l'architecture frappent ceux que les voient de près. Oxford, jacis résidence des rois d'Angleterre, passe pour être la ville la plus savante de ce royaume, avantage qu’elle doit à sa célèbre université, une des plus anciennes de l’Europe. Ce superbe établissement, qui étonne par la simplicité des beaux bâtimens qui en dépendent, par les riches collectiuns de tout genre qui lui appartiennent, considéré sous le rapport purement scientifique , est bien loin cependant d'être au niveau des éta-

130f cripti anglai que n quel} kingh l'Euro camp

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, chef-lieu de l'ile de s (house of industry) marchande estimée à ires (military asylum) vaste éylise gothique; à 15,000 tonneaux.

arquable par sa vaste aume-Uni et l’un des nt druidique situé à nt en plusieurs blocs s horizontalement, le beaux. WincuesTer, narquable par sa vaste son célèbre collège,

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n'il était prince royal, t de mer qu'il allait y nce un voyageur qui l'a re, « Qu'on se figure un une ligne de maisons l'Océan et sa masse im- * lequel la ville s'élève, de fer qui va chercher, 'outes les architectures n âge, l'Espague moreslon ou le palais bâti par aucun autre, offrant des andoles, dont l'élégance je Nuits.» La jetée dont nommés bains de Mearine Parrade, et ceux eut-être à tout ce que aires les édifices les plus lentours:et le sol même stériles. La population ossède pendant la saison

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blissemens correspondans de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et du nord de l’Europe. Après la suppression du collège d’Hertford et de la New Inn hall, l'université consiste en 19 collèges et 4 halls où bâtimens destinés aux logemens des étudians. Parmi ces :3 édifices tous construits en pierre de taille et plus ou moins remarquables par leur architecture et leur étendue, nous citerons lé collège de Saint-John, par ses iardins, les plus grands et les plus beaux de la ville; celui de Christ-Church, le plus grand de tous et remarquable par sa belle architecture gothique et par sa riche bibliothèque; le Queen's college et le New college, d'une architecture moderne; le second possède une des plus riches Dibliothèques de l’université ; | 4/2 Souls college , presque exclusivement occupé par les fils de la noblesse anglaise et remarquable par sa belle chapelle gothique, sa riche bibliothèque et par le luxe extraordinaire avec lequel vivent les étudians qui y demeurent. La précieuse et célèbre bébliothèque Bodleyenne, dont par une singulière méprise tous les gécgraphes exagèrent tant le nombre des volumes, est toujours la plus riche d'Oxford et la seconde du Royaume-Uni; elle appartient en commun à tous les collèges de l’université; elle est surtont remarquable par sa belle collection de manuscrits, une des plus riches de l'Europe, parmi lesquels on en trouve beaucoup d’arabes, de sanscrits, de persans et trois mexicains. Vient ensuite la bibliothèque de Radcliff, riche en livres de jurisprudence, de médecine et de sciences naturelles; on admire la belle et vaste rotonde dans laquelle elle est située; ces deux bibliothèques reçoivent de droit un exemplaire de tous les nouveaux livres que l’on imprime en Angleterre. Près de la bibliothèque de Radcliffe se trouve le thédtre Sheldonien (Sheldonian-Theatre), construit par le célèbre Wren sur le modèle du théâtre Marcellus à Rome; il peut contenir 3,000 personnes, et il est uniquement destiné aux cérémonies qui accompagnent la distribution annuelle des prix et aux représentations dramatiques dans lesquelles, dans les grandes occasions, les étudians jouent des pièces grecques et latines. On ne doit pas oublier la riche galerie de tableaux qui se trouve dans le local de la bibliothèqre bodlcyenne, la célèbre imprimerie Clarendon ; le musée asmoléen ; 1: : lle des marbres d'Arundel, Yobservatoire, un des plus beaux de l'Europe ; et le jardin botanique , situé près du superbe pont en pierre qui traverse Je Charwell. Cest le plus ancien de l'Angleterre; les herbiers, les manuscrits et les livres autrefois appartenant à Dillenius, Sherard et Sibthorpe, conservés dans la bibliothèque, compensent en quelque sorte le petit nombre de plantes cultivées dans cet établissement dont on admire surtout la magnifique enceinte.

Dans un rayon de 18 milles on trouve: Woonsrocx, très petite ville, remarquable par on industrie et surtout par le voisinage de Bleinheim, magnifique château du duc de Marlborough, un des plus beaux de l'Europe; on y voit dans le jardin une colonne de 130 pieds de haut, surmontée de la statue du célèbre guerrier et offrant à sa base la des cription des mémorables victoires qui lui valurent ce riche présent de la part dy parlement anglais; son pare s:t un des plus grands de l’Angleterre. Buokrneuam, très petite ville, que nous re citons que parce qu'elle est le chef-lieu du comté de ce nom, et surtout parce qu'elle se trouve dans le voisinage de Stowe , maison de plaisance du marquis de Buckingham, qu’on doit ranger à côté des plus beaux et des plus magnifiques châteaux de l’Europe. Waxrace, petite ville du comté de Berks, remarquable par les vestiges d’un camp romain quadrangulaire, et surtout par son voisinage de la célèbre vallée du Chevel-Blanc; c'est une rangée de collines crayeuses sur laquelle un espace dépourvu

d'herbes représente la figure colossale d’un cheval au galop , encore plus grand que celui dont nous avons fait mention en parlant de Calne ; on croit que cette singulière sculpture qui a donné te nom à celte vallée, est un monument élevé pour rappeler la victoire remportée en 89r par Alfred sur les Danois: on sait que son étendard représentait un cheval blanc. Depuis cette époque les habitans des environs se rassemblent tous les ans à Ja Saint-Jean, pour nettoyer, comme ils le disent, le cheval (scouring the horse), c'est-àdire, pour eulever toutes les herbes qui pourraient en altérer les traits; des fêtes champètres occupent le reste de la journée.

En prolongeant le rayon jusqu'à 32 milles d'Oxford , on trouve vers le nord-nord-est Monraamron, assez jolie ville, chef-lieu du comté de son nom, importante par son antiquité, pt son commerce et par le voisinage d'A/thorpe, magnilique château de lord Spencer ; il renferme une superbe galerie de tableaux, une riche bibliothèque et autres collections remarquables.

Binmincuam, dans le comté de Warwick, dont elle-est la ‘ille la plus considérable. Depuis la seconde moitié du dernier siècle, cette ville a pris un accroissement extraordinaire, grâces à son immense industrie , dont les productions sont aussi parfaites que variées; £’êst le grand atelier du royaume pour les fabriques d'armes, de bijouterie et surtout pour la confection des machines à vapeur et pour les articles de quincaillerie grosse et fine. À Soho, qu'on pent regarder comme un de ses faubourgs, se trouvent les immenses ateliers de Bolton et Watt, où l’on admire plusieurs machines ingénieuses entre autres celle pour battre la monnaie, avec laquelle on frappe 30 à 40,000 pièces par heure; on y fabrique nne immense quantité d'armes et un grand nombre de machines à vapeur. Quoique Birmingham se trouve presque au milieu de l’Angleterre, dont elle est la plus centrale de toutes les grandes villes, elle n’en communique pas moins avec tous ses principaux ports par le moyen des canaux qui ÿ aboutissent et que nous avons déjà indiqués. Cet avantage donne une étendue irametise à son commerce et facilite l’exportation des produits de ses fabriques qui se répandent dans toutes les parties du monde. Birmingham est généralement parlant moins belle et moins propre qne les autres grandes villes de l'Angleterre. Ses bätimens les plus remarquables sont : le théâtre , qui est le plus grand parmi ceux qu’on trouve dans les provinces ; le magnifique magasin de M. Jones (manufactory and show rooms), qui peut soutenir la comparaison avec tout ce qu’il y a de plus beau en ce genre à Londres et à Paris; celui de M. Thomassen, qui vient immédiatement après; les bdtimens de la fabrique de Soko, où les escaliers, les planchers et le toit sont en fer fondu; les églises Christ-Church et Saint- George ; le bâtiment de l’athénée. La société philosophique ; la bibliothèque de la ville, une des plus riches parmi .celles des provinces; l’athénée ; l'énstitut des :sourds-muets et la société philosophique sont ses principaux établissemens littéraires.

Les environs de Birmingham, jusqu'à plusieurs milles à la ronde, ne sont pour ainsi dire qu’une série non interrompue d'usines et d'ateliers, où l’on donne toutes les formes aux métaux.et aux terres. Du côté du nord-ouest jusqu’à Wolverhampton, tout le long du chemin 6n ne trouve que des mines de houille et de fer ; partout on ne voit que des roues, “es machines à vapeur, des forges, et les huttes et les villages enfumés de leurs ouvriers; l-# Anglais, en plaisantant, appellent cette contrée infernal region (région infernale). En traçant un cercle de 24 milles de rayon autour de Birmingham on trouve une foule de lieux remarquul +, parmi lesquels nous signalerons les suivans à l'attention du lecteur: Duorey, jolie ville, importante par ses mines de houille ; ses verreriés et ses cloutcries; et par le voisinage de l'immense forge de Bradley qui emploie de 3 à 4,000 ouvriers;

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eries et ses cloutcries; de 3 à 4,000 ouvriers;

Wozvennameros, renommée dans toute l'Angleterre par l'adresse de ses serruriers et par sou iudustrie qui produit les mêmes articles de Birmingham, mais à meilleur marché; Srarronp, petite ville, chef-lieu du comté de ce nom, auquel appartiennent les villes que nous venons de nommer, et remarquable par son industrie et par le caual qui la met en communication avec Birmingham.

Licurreun, jolie petite ville épiscopale, qui, avec son petit district forme, sous le rapport judiciaire, un comté séparé, mais que l'usage réunit à celui de Stafford; on admire sa vaste et belle cathédrale gothique, où l'on voit le fameux groupe the sleeping children (les enfaus dormans), chef-d'œuvre de Chantrey. On doit citer son grmnase, fondé par Edouard VI, où furent élevés Johnson, Addison , Garrick et autres hommes célébres. Rucex , très petite ville du comté de Warwick , renommée par son ancien co/lège fondé en 1567, qui compte 3 à 400 élèves et 13 professeurs et maîtres. CovenTay, ancienne ville épiscopale , qui a beaucoup perdu de son importance, dont l'industrie se distingue encore favorablement dans la fabrication des rubans de soie et des montres. Wanwick, jolie petite ville, chef-lieu du comté de ce nom, importante par son industrie, Tout près, sur un rocher au-dessus de la ville, s'élève le chateau des comtes de Warwick, une des plus belles constructions du moyen âge; on ÿ monte par un large chemin taillé dans le roc; on y admire lés beautés romantiques dé ses jardins, plusieurs morceaux précieux d'antiquité, de beaux tableaux et une foule de curiosités. Un peu plus loin se trouve : Leamington, joli petit bourg, avec des baius rinéraux très fréquentés, et de beaux bâtimens pour loger les baigneurs.

Woncssren , ville épiscopale, de médiocre étendue, avec un beau pont sur la Severn et chef-lieu du comté de son nom. La nouvelle prison (new gaol), l'hopital (infirmary), le thédtre sont avec sa maguifique cathédrale gothique ses hâtimens les 1163 rnhéquibles Dans cette dernière.on admire plusieurs chefs-d’œuvre de sculpture, entre autrés le mausolée d'Elise Digby, par Chantrey, et celui de l'évêque Hough, par Ronbillac, regardé par Chantrey comme le:plus beau de l'Angleterre, Cette ville se distingue surtout par sa grande et belle manufacture de porcelaine et par ses nombreuses fabriques de gants. A quelques milles au uord on trouve : Droitwich, très petite ville, mais aussi très importante par ses sources salées , beaucoup plus riches que celles de Namptwich et dont le produit annuel est estimé au-dessus de 3 millions de francs. Kioperminsren jolie ville,

depuis long-temps importante par ses fabriques de laine , surtout de tapis pouf les pieds .

(carpets) , et depuis quelques années par celles aussi de soie.

Sæaewsaury , chef-lieu du comté de Salop ou Shrop, ville ancienne, assez grande, mais en général assez mal bâtie, dont plusieurs maisons sont encore en bois, les unes peintes, les autres ornées de sculptures. Elle est traversée ge la-Severn qu’on y passe sur deux beaux ponts. Le nouveau marché {{ree market hail), le palais de justice (county hall), l’église Suint-Chad , bâtie dernièrement en forme de rotonde avec quatre énormcs colonnes de fer fondu, et la. maison des travaux forcés (house of industry) sont de beaux édifices ; il faut aussi mentionner la superbe colonne de 133 pieds anglais de haut, surmontée de la statue colossale du général Hill, élevée en 1816 par sa famille à. ce guerrier mort en Espagne. Le grmnase avec une centaine d'élèves, et la bibliothèque de la ville sont les principaux établissemens littéraires de cette ville qui se recommande aussi avantageusement par son industrie,

Daus un rayon de 16 milles on trouve : Brosecey, gros bourg, sur là Severn, impor tant par ses mines de houille et de fer , et encore plus par le voisinage des célèbres forges connues sous le nom de Æetley iron works. Gorrnooknate, gros village renommé par ses grandes forges, qui cependant sont un peu déchues depuis l'établissement de celles : de Carron en: ; on y admire un beau pont en fer sur la Severn, d'une seule:arche de 100 pieds de corde. WeuztwGton, pelite ville , importante par ss forges ; Ezresmens, par le beau canal auquel elle donne son nom; Oswesray, petite ville industrieuse, re-

ES

marquable surtout par le voisinage des deux superbes agueducs qui conduisent au dessus de la Dee et du Chirk ou Ceiriog le canal d'Ellesmere ; on les classe justement parmi les plus beaux ouvrages hydrauliques de ce genre. Mancussren, sur l'Irwell, grande ville du comté de Lancaster, dont elle est le centre de l’industrie et la cité la plus populeuse. Manchester occupe un grand espace ; mais il s'en faut de beaucoup qu'il soit tout couvert de maisons. Plusieurs rues étroites et mal pavées, un grand nombre de vilaines maisons où -gent les nombreux manufacturiers qui souvent sont dans la plus grande uétresse, plusieurs fabriques d’une chétive apparence et la fumée continuelle qu’exhalent les nombreuses machines à vapeur mises en activité par ses ateliers, rendent l'aspect général de cette ville peu agréable. Il faut cependant avouer que la plupart de ses parties nouvelles offrent de belles rues et plusieurs bâtimeus d’une grande beauté; nous citerons le New-London road (la nouvelle rue de Londres), l'Ardvick green, espèce de place, les alentours du grand-hôpital (infirmary) et la nouvelle Market Street, bâtie entièrement depuis 1825 à la place de l’ancienne rue étroite de ce nom; ce sont des rues qui peuvent soutenir la comparaison avec les plus belles des villes les mieux construites.

Les édifices les plus remarquables sont : le nouvel hôtel-de-ville (Town hall), bâtiment imposant par son étendue et par sa belle architecture; la bourse (Exchange), en forme d’une grande demi-rotonde, et surmontée d'une belle coupole; la zrande salle de bal (the gentleman's concert room), qui peut contenir jusqu'à 1,200 personnes; la chambre de la société (New assembly rooms); le grand-hôpital (Infirmary); le beau marché couvert construit en 1824 sur le plan de celui de Liverpool, mais sur des proportions plus petites ; et la nouvelle prison (New Baïley ou Peuitentiary) dans le faubourg de Saalford, remarquable par ses dimensions et par sa force. Les principaux établissemens littéraires sont : le nouveau collège (New college où Free grammar school), fondé en 1520, dont la bibliothèque assez riche est ouverte au public ; le collège proprement dit, attaché à l'hôpital deChetham; la société philosophique et médicale de Manchester ; celles de littérature, de philologie, d'histoire naturelle et d’agriculture jet la société des antiquaires du comté de Lancaster, qui s’est formée récemment dans le but de recueillir et d'expliquer les antiquités de leur pays natal. Manchester est la ville la plus populeuse du royaume d'Angleterre après Londres, puisque sa population Sie actuellement 180,000 âmes. Elle doit cet accroissement prodigieux aux canaux qui y aboutissent, aux mines de houille, aux forges et aux fabriques de toute sorte dont elle est envirounée, ainsi qu’à l’étonnante activité de ses industrieux habitans. Trois cents machines à vapeur et plus de 30,000 métiers, dont 6,000 à la vapeur, étaient naguère en activité, soit dans son enceinte même, soit dans les villes voisines. On peut regarder cette ville comme la première place du monde pour les manufactures de coton, ct comme le centre de cette branche importante de l'industrie et du commerce anglais. C’est au port de Liverpool qu'arrive de l'Orient et de l'Occident le coton en laine, qui alimente ses fabriques, et c’est du même point, qu'après avoir éte filé et manufacturé en étoffes de tout genre, il repart pour être envoyé dans les différentes parties du monde. On estime l'échange moyen des marchandises entre Manchester et Liverpool à 1,200 tonneaux par jour, qui emploient dans l’année, comme moyen de trans-

couduisent au dessus justement parmi les

Lancaster, dont euse. Manchester qu’il soit tout cougrand nombre de s qui souvent sont chétive apparence achines à vapeur éral de cette ville e ses parties noue grande beauté; udres), l'Ardwich L (infirmary) et la à la place de l'aneuvent soutenir la nstruites.

ivel Aôtel-de-ville . sa belle architecni-rotonde, et sur- 1 (the gentleran's nes; la chambre de afirmary); le beau de Liverpool , mais (New Bailey ou Pepar ses dimensions s sont : le rouveau a 1520, dont la bire proprement dit, t médicale de Mannaturelle et d'agriaster, qui s'est forer les antiquités de leuse du royaume passe actuellement aux CANAUX qui y fabriques de toute activité de ses inlus de 30,000 mévité, soit dans son egarder cette ville tures de coton, ct dustrie et du coml'Orient et de l'Ocet c’est du même es de tout genre, il monde. On estime t Liverpool à 1,200 e moyen de trans-

port, près de 12,000 barques ou navires. Pour faciliter cet immense commerce , on vient de construire le ch:min en fer le plus magnifique que l'on ait encore exécuté. Les travaux nécessités par cette entreprise gigantesque commencée en 1825 et achevée en 1830, inspirent une juste admiration; des rocs furent creusés , des passages souterrains construits, de magnifiues ponts en pierre jetés sur des cours d'eau, des montagnes creusées, a vallées aplanies; enfin une tourbière d’une vaste étendue et si marécageuse, qu'une barre de fer posée sur sa surface s'enfonçait de son propre poids, fut comblée par des milliers de charretées de pierres et de graviers, et métamorphosée en une chaussée assez solide pour y établir les blocs de pierre qui reçoivent les ornières saïllantes.

Dans un rayon de 17 milles seulement on trouve : Bozron , ville assez grande, mais aussi assez mal bâtie et malpropre; c'est un des grands ateliers de l'Angleterre pour les étoffes de coton; elle doit sa prospérité à l'immortelle découverte d'Arkwright, qui vers la fin du siècle passé inventa l'ingénieuse machine pour Gler le coton. Bunx, renommée dans toute l'Angleterre par ses étoffes de laine et de coton Bracxauax, autre grand atelier pour les fabriques de coton.

Hors du rayon de Manchester, mais à quelques milles seulement de. Blackburn, est situé le célèbre collège de Stonyhurst, le plus grand établissement d'éducation que les catholiques possèdent dans la Grande-Bretagne. Dix professeurs logés dans un superbe local, dont le riche propriétaire, M. Weld, a fait don au commencement de ce siècle aux jésuites chassés de Liège, sont chargés de l'instruction de 200 élèves. Orn- #aM, ville florissante par ses fabriques de laine, de coton et par les carrières d’ardoises et de pierres, et surtout par les abondantes mines de houille expioitées dans son voisinage. Rocupauz, jolie ville, importante surtout par ses nombreuses fabriques qui pourvoient de flanelle presque toute l'Angleterre ; la population de toute sa paroisse s'élevait en 1827 à 80,000 âmes. HarnowGare, joli village du comté de York, situé dans uue position romantique, avec de beaux bâtimens pour les nombreux étrangers qui le.fréqueutent tous les ans pendant la saison des bains, dont les eaux sulfureuses passent pour.être les plus fortes de tout le royaume.

Srocxronr, assez grande et jolie ville du comté de Chester, située sur la Mersey, importante surtout par ses fabriques et son commerce; toute la belle vallée qui s'étend depuis cette ville jusqu'à Ashton et Oldam est remplie de fabriques de.coton; tous les soirs les vastes et nombreux bâtimeus qui renferment ses 50,000 métiers offrent l'apparence d'une superbe illumination, Maocesristn, ville florissante par ses fabriques de laiton, ses forges et surtout par ses nombreuses inanufactures de. soie; on la regarde comme le centre de cette branche d'industrie. Nortuwicu, très petite ville, chef-lieu des salines qui se trouveut le long du Weaver ; les sources salées sont la plupart situées à la gauche de cette rivière ; les mines de sel à la droite; la mine qu’on exploite dans le voisinage de Northwich, offre eu petit le spectacle magnifique que uous avons signalé dans la description de Wieliczka à la page 241; les mineurs ont soin d'allumer plusieurs flambeaux à l’arrivée des étrangers, pour augmenter l'éclat de la lumière réfléchie surdes piles et les voûtes étincelantes de ces vastes souterrains. Depuis la grande diminution des droits sur l'exportation du sel gemme, arrivée eu 1824, le produit de cette mine s’est accru d'une manière extraordinaire.

À quelques milles, au sud de cette petite ville, hors du rayon de Manchester,et. à 26 milles de cette côte on trouve : Nanrwion où Namrrwicr, jolie petite ville, importante par ses riches salines; ensuite BURSLEM, petite ville du comté de Stafford', mais très importante étant le chef-lieu du district que les Anglais appellent Staforshire potteries distriet, Les nombreux villages qui environaent Burslem ne forment, pour ainsi dire, qu'une seule ville, dont toute la population, qui s'élevait il y a quelques années à 60,oov âmes, n’"stoccupée que de la fabrication de la faïence. Là grande fabrique d'£truria, établie prr le célèbre Wedgewood, dont les produits se distinguent nar leur beauté et par leurs formes imitées des auciens; un petit chemin en fer y aboutit ; et celle de M. Spode à

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Stoke, sur le ennal Grand-Truuk, sont les plus remarquables. On estimait dernièrement que l'exportation annuelle de toutes ces fabriques pour l'Angletrrre et pour l'étranger s'élevait à la valeur de 12,500,000 francs.

Si l'on étendait le rayon jusqu'à 32 milles autour de Manchester, outre les villes et les lieux ci-dessus indiqués, on trouverait les cités populeuses de Liverpool, Sheffield, Leeds et une grande partie des villes importantes situées autour d'elles, ét dont nous avons donné la description.

SagrrikLp, au confluent du Sheai avec le Don, grande et florissante ville du comté de York, mais d’une apparence triste et sans aucun bâtiment public remarquable, à l'exception du grand-hépital (General Infirmary). C’est un des grands ateliers de l'Angleterre, étant remplie de forges , d’aciéries et de trefileries; sa clouterie, ses instrumens de physique, ses ouvrages en pee sa poterie et surtout sa coutellerie supérieure à celle de Birmingham , sont renommés depuis long-temps. Dans ses environs on exploite de riches mines de fer et de houille. La plus grande partie de cette ville appartient au duc de Norfolk.

Dans un rayon de 18 milles on trouve : Bannszey , petite ville remplie de forges et de fabriques d'acier; à quelques milles de distance est situé H’en two pe ouse, un des châteaux les plus grands et les plus beaux de l'Angleterre, avec des collections d’antiquités, une grande bibliothèque et plusieurs monumens remarquables; il appartient au comte Fitz-William. Doncasren , jolie petite ville, remarquable surtout par ses courses de chevaux rangées parmi les premières du royaume ; le cérque est un des plus beaux de l'Angleterre, Caesrenrieun , petite ville, mais importante par ses mines de plomb, de houille et ses fabriques de poterie, ainsi que par ses fabriques de soie et ses filatures de coton. Marzock , Baxewezz et Buxron, très petits lieux du comté de Derby, mais remarquables sous plusieurs rapports; le premier par ses mines de plomb et par ses bains; Bakewell par ses mines de plomb, de houille, de zinc et ses carrières, ainsi que par le voisinage de Chatsworth house, maguifique château appartenant au duc de Devonshire; Buxton par ses bains sulfureux très fréquentés, par les magnifiques logemens (the Crescent) que le duc de Devonshire y a fait bâtir pour les baigneurs, et par le superbe tunnel du chemin en fer qu'on y construit et qui mène à Cromford.

Lens, ville grande et populeuse du comté de York, située sur l’Aire; le grand canal de Leeds-et-Liverpool y aboutit et la rend le centre de la navigation intérieure du nord de l'Angleterre , communiquant d'un côté avec Liverpool et de l’autre avec Hull. La ville ancienne est mal bâtie, avec des rues étroites et irrégulières, mais en revanche la ville nouvelle a de belles places, des rues spacieuses et plusieurs beaux bâtimens. Les édifices les plus remarquables sont : les deux grands marchés couverts, savoir : le marché des draps blancs (white cloth hall), avec 1,200 boutiques et une belle et vaste salle de bal dans une de ses ailes , et le marché des draps colorés (mixed cloth hall) avec 1,800; le nouveau bazar; le nouveau marché, bâti en 1826 avec de beaux portiques; le marché de la Rotonde ; le thédtre ; le nouveau palais de justice (New court house) avec la prison et la nouvelle bourse (commercial Building) achevée en 1829. La société philosophique littéraire (philosophical and literary society), établie dans un beau local et avec un petit musée d'histoire naturelle; le musée d'histoire naturelle, dans la belle rue de Briggate, institué depuis peu et beaucoup plus riche que le précédent; la béblivthèque publique, fondée par Priestley, sont ses principaux établissemens littéraires. On doit remarquer que Leeds est nonseulement le centre des filatures des laines, des fabriques de draps et des lainages, mais inême le plus grand marché du royaume pour ces articles.

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Dans un rayon de 12 milles on trouve : WanerreuD, assez jolie ville, dont la prison (house of correction), le marché et la halle aux draps sont les édifices les Cr remarquables ; elle'est, comme Huddersfield et Halifax , le centre d’une grande fabrication de de draps, casimirs, de flanelle et de châles. Huopunsriuzn, jolie ville, avec une belle halle à deux étages où les fabricans de draps'des environs viennent étaler leurs étoffes le jour du marché, Hazsrax , avee une vaste et belle ha//e aux draps (piece hall); le beau canal de Rochdale se joint dans cette ville au Calder, Buanron» , jolie ville , avec une grande halle aux draps ; \out près se trouve la grande forge Low moor et Bowling, qui emploie + ouvriers, et la fabrique des machines à vapeur la plus considérable de l'Angleterre après celle de Bolton et Watts. Seusy, petite ville, où l'on construit beaucoup de navires marchands.

En étendant à ro milles le rayon on trouve : Yonx, une des plus anciennes villes de l'Angleterre, regardée sous le rapport administratif comme la seconde ville du royaume, malgré sa médiocre étendue. Le nouvel hôtel du comté (new county hall), la salle de bal (assembly room) et surtout sa magnifique cathédrale (Minster), rangée justement à côté des églises gothiques les plus vastes et les plus elles de l'Europe, attestent son ancienne importance, On répare les ravages faits à ie intérieure par l'incendie de 1829. Elle possède aussi quelques autres édifices rema t quelques établissemens littéraires assez importaus , tels que la Éibliothèque, l'obs 1binet d'histoire naturelle, la société philosophique et l'école de théologie, qui a été transférée de Manchester, York est aussi le siège du second archevéché du lont relèvent les évêques de Durham, Carlisle et Chester, Rirox, petite ville, reussquable par sa position romantique, par sa vaste et belle église gothique et par son pont sur l’Ure, un des plus longs de l'Angleterre.

Norrineuam, chef-lieu du comté de son nom, non loin de. la Trent et sur le canal Grand-Trunk, qui la met en communication avec Liverpool, Hull, et Londres. Sa position pittoresque, ses rues en général larges et bien pavées, plusieurs beaux édifices, sa belle place, dont les maisons sont presque toutes pypaires par des hautes colonnes en pierre, la rangent parmi les belles villes de l'Angleterre. La bourse, l’hôtel-de-- ville (Town hall), le beau chdteau du duc de Newcastle et les nombreuses voûtes et celliers taillés dans le roc, sont ce qu’elle offre de plus remarquable à voir. Nottingham est regardée comme le principal entrepôt des plus beaux bas de laine, de soie et de coton, -et des dentelles ; elle fabrique aussi beaucoup de faïence ordinaire et de bière excellente, et possède quelques verreries. On doit remarquer que cette ville forme à elle seule un comté, et envoie deux députés au parlement.

La ville la plus importante qu'on trouve dans un rayon de 13 milles est Danny, cheflieu du comté de son nom , assez jolie ville, dout la nouvelle prison du comté (new count \ gaol), le grand hôpital (general infirmary) et l'église de tous les Saints (AN Saints), sont les édifices les plus remarquables. Derby se distingue avantageusement par son iudustrie , dont les branches principales sont les étoffes de soie, la porcelaine qui, par la beauté de sa pâte et la vivacité de ses couleurs, rivalise avec celle de la Chine, et les ouvrages faits avec le marbre tiré des carrières du comté. Nous ajouterons que pour la fabrication des étoffes de soie on y emploie une machine qui a été inventée en Italie et perfectionnée en Angleterre; elle est construite de telle sorte qu’une seule roue met en jeu cent mille mouvemens que l’on peut arrèter séparément ; cette roue fait trois tours par minute, et dans ce court espace de temps elle confectionne 660,000 pieds de fil de soie pour la chaine des étoffes. La société d'agriculture (agricultural society) et la société littéraire philosophique (literary and philosophical society) sont ses principaux établissemens littéraires. Dans le voisinage de Derby se trouve Ked/estonhall, magnifique château de lord Scarsdale,

En prolongeant le rayon jusqu’à 26 milles autour de Nottingham on trouve, outre Hatlock, Chesterfield et Bakewell que nous avons décrits dans les environs de Sheffield, les villes suivantes : Lercasrer, chef-lieu du comté de son nom et centre d’une immense

fabrication de bas de laine; la voie romaine qui la traverse et plusieurs objets qu'on y à trouvés attestent sa grande antiquité. La prison du comté, le casino (assembly room), la société d'agriculture (agricultural society) et la socidté littéraire (literary society) méritent d'être mentionnés, Caomvonp., petite ville du comté de Derby, importante par son industrie et surtout par le grand canal qui la met en communication avec Nottingham , et par le magnifique chemin en fer dit Cromford and High-Peak-Railvay, qui est presque achevé et qu'on doit ranger parmi les plus beaux de l'Angleterre; il « près de 33% milles anglais de long.

Lincoëx, ancienne petite ville épiscopale , chef-lieu du comté de son nom, et jadis résidence de plusieurs rois normands, remarquable surtout par sa cathédrale, une des plus belles de l'Angleterre et des plus vastes de l'Europe ; son clocher, uu des plus hauts du royaume, est d'une grande beauté,

Camwnince, chef-lieu du comté de ce nom, ville épiscopale, de médiocre étendue, mais très importante sous le rapport littéraire, à cause de sa célèbre université, qui se compose de 18 bâtimens tous plus ou moins remarquables, savoir 13 collèges, 4 halls et la serate house. Parmi ces bâtimens on distingue surtout le collège de Saint-Pierre à cause de son antiquité ; ceux de la reine (Queen's college), d'Emmanuel, de Dawning et la halle de Catherine (Catharine hall) par leur beauté, mais surtout le collège de la Trinité (Trinity ces) , par son architecture et son étendue; dans ce dernier se trouvent aussi la bibliothèque la plus considérable après celle de l’université, placée dans une salle superbe et la célèbre chapelle royale (King's Chapel), une des plus grandes et les plus belles de l’Europe ; le bdtiment du sénat ou l'hôtel de l'administration de l'université, dont on admire la vaste et belle salle avec une galerie pour 1,000 personnes. La bibliothèque de l'université, une des plus riches de l’Angleterrs, et augmentée dernièrement par le magnifique legs de Fitz William, le superbe observatoire , le bdtiment que l’on construit actuellement pour y déposer les objets destinés À former le musée et l'énorme globe céleste en cuivre de 18 pieds de diamètre méritent une mention toute particulière. On doit ajouter que cette université s'approche davantage des autres grands ét \'issemens de ce genre que possède Éntropé, depuis les utiles innuvatiu:s qu’on y a introduites dans ces dernières années, On ne doit pas oublier son jardin botanique, qui est pour le moins aussi votxidérable que celui d'Oxford. |

Dans un rayon de 24 milles on trouve : Newmanxer , remarquable par ses courses. de chevaux qué plusieurs auteurs natiouaux regardent comme les premières du royaume; malgré son extrême petitesse, une partie de cette ville appartient au comté de Cambridge et l'autre à celui de Suffolk. Ezy, petite ville épiscopale, remarquable par sa vaste et belle cathédrale, un des plus grands temples du christianisme. Perennonouceu, petite ville épiscopule du comté de Northampton , remarquable surtout par sa vaste cathédrale,

Nous avons déjà vu à l’article es et aux pages 395, 396 et 397 quelles sont les villes principales des dépendances administratives de l'Angleterre. Il ne nous reste plus qu'à parler de

Gisrazrar, jolie ville de l’Andalousie en Espagne, bâtie dans le goût anglais, sur la côte occidentale et au pied du célèbre promontoire dit Calpe par les anciens et Gibraltar par les modernes, une des colonnes d’Hercule. La rue principale, fort longue et garnie de trottoirs et de boutiques d’un bout à l’autre, le palais du gouverneur avec un assez beau jardin qui sert de promenade publique, les casernes, l'hôpital de la marine ; l'administration des vivres, aiusi qu'un magnifique palais en marbre

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