‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 159 sur 457 · JE POLOGNE · texte numérisé non relu

JE POLOGNE

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Dans l'OCÉAN-ARCTIQUE : le groupe de la Nouvelle-Zemble et V'archipel de Spitzberg, qui sont déserts et que leur seule position uous engage à ranger parmi les dépendances géographiques de l'Europe. Voyez à la page 83 pour la culonie temporaire du Spitzberg; à la page 95 nous avons signalé dans le groupe de la Nouvelle-Zemble l'existence du volcan le plus septentrional que l’on connaisse sur le globe ; ici nous ajouterons que les affreuses solitudes de la Nouvelle-Zemble sont fréquentées par un nombre prodigieux de vaches marines et d'autres animaux semblables, que les armateurs d'Arkhangel et de Mezen y vont chasser ; quelquefois ils y passent l'hiver. Viennent ensuite l'ile Kalgouef et celles de Faigats : ces dernières donnent le nom au détroit de Vaigats.

Dans la MER BLANCHE : les îles Sulovetzkoi, célèbres par le monastère situé dans une des principales. à

Dans la MER BALTIQUE : les îles sel ou OEsel (Saare-Ma des indigènes), qui est une des plus grandes de la Baltique; elle dépend du gouvernement de Riga, ainsi que celle de Môn qui en est voisine; Dagô et Wormô, qui relèvent du gouvernement de Revel ; Kronstadt, au fond du golfe de Finlande , remarquable par ses fortifications, son port et ses chantiers ; l'archipel d’ bo, qui se développe devant cette ville et le long de la côte méridionale et d’une partie considérable de la côte occidentale de la Finlande; composé presque entièrement de rochers innombrables peu élevés, pointus on taillés à pic de diverses variétés de granit et de calcaire; il offre un labyrinthe redoutable aux marins et une des merveilles de la géographie physique aux géographes ; enfin l'archipel d'aland, ainsi nommé de l'ile principale; il est situé à l'entrée du golfe de Botnie et est pour la Russie d'une grande importance politique et militaire.

La MER NOIRE n'offre aucune île assez étendue ou assez remarquable pour mériter d'être mentionnée dans cet 4brége.

LACS ET LAGUNES. La Russie offre les plus grands lacs de l'Europe dans sa partie septentrionale, et plusieurs lagunes dans la méridionale; cellesci se trouvent dans la partie septentrionale de la Crimée et le long des côtes du gouvernement de Kherson et de la province de Bessarabie, aux environs de Perekop, d'Otchakof et aux embouchures du Danube, Parmi le grand nombre de lacs de la Russie on doit mentionner surtout pour leur étendue: le Zadoga, qui est le plus grand de toute l'Europe; viennent ensuite l’Orega, dans le gouvernement d'Olonetz; le Saïma , le Payana et le Kolkis dans la Finlande; le Paypus entre les gouvernemens de Revel, de Riga, de Pskov et de Pétersboury ; les Russes depuis long-temps le connaissent sous le nom de Zchoudskoïe ; V'Ilmen dans le gouvernement de Novogorod; l'£nara, dans la Laponie dépendante de la grande principauté de Finlande. Nous ajouterons ceux bien plus petits nommés Bielo (Blanc), dans le gouvernement de Novogorod, et Koubinskoe où Koubensk dans celui de Vologda, à cause de leur grande importance pour les communications hydrauliques de l'empire. Il y a aussi un grand nombre de lacs salés dont on retire une immense quantité de sel; parmi ceux-ci il faut nommer surtout le lac Elton dans le gouvernement de Saratov.

FLEUVES. La Russie est traversée par les plus grands fleuves de l’'Furope. Voici les principaux rangés d’après les mers différentes auxquelles ils aboutissent,

La MER BALTIQUE recoit :

La TonweË, qui naît dans la Laponie suédoise, trace la frontière de l'empire de

Russie-Asiatique et Noire, les empires A l'ouest, la princhie Prussienne, la

ioyau de l'empire, Cosaques du Don et Astrakhan, conquis e toute la Laponie ; thonie , a Livonie, etc., pays autrefois partie du ci-devant ebsk, de Mohilew, odolie, la province i-devant Ahanat de ie de la Moldavie , partie de la Région icase, pays enlevés

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Le Kem:, l'Uvei, le Pyuasoxi, qui traversent la partie septentrionale du grandduché de Finlande et se jettent dans le golfe de Botuie ; ces fleuves prennent naissance dans des lacs considérables d’où ils tirent leurs noms.

Le Kümo, qui décharge les eaux du lac Pykajervi et a son embouchure dans le golfe de Botme.

Le Kymex ou Kunusne, qui décharge les eaux du lac Pajaua ou Peende et se rend dans le golfe de Finlande.

La Neva, dont le cours est peu considérable, mais dont la masse d'eau est immense, étaut l'émissaire du grand lac Ladoga et de tout le vaste système d’eau qui lui appartient et qui s'étend sur une grande partie de la Finlande et des gouvernemens de Pétersbourg, d'Olonetz, de Novogorod et de Pskov. La Neva baigne Schlusselbourg, Saint-Pétersbourg et entre dans le golie de Finlande, Les principaux affluens du lac Ladoga sont : le Swir, qui Jui amène le tribut dés eaux du lac Onega ; le Wo/khov, qui sort du lac Elmen ct baigne Novogorod-Veliki ; etle Woxa vu «Wuoxa, qui décharge le vaste lac Saima et les abondantes eaux qui lui appartiennent. On doit ajouter que ce beau fleuve, qui contribue tant à l'embellissement de la capitale de l'empire, et qui lui est d’une si grande utilité par sa profondeur et par sa largeur , menace quelquefois son existence par les ter. cibles inoudations auxquelles il l'expose; celle de 1825 a laissé des traces funestes.

La Nanva ou Nanova, qui sort du lac Peipus ou Paypus, baigue Narva et aboutit au golfe de Finlande,

La Duxa (Drugowa des Lettous, et Dvina-Méridionale de quelques géographe russes et d’autres nations), qui naît dans un marais du gouvernement de 'Tver, uon loin des sources du Volga ; elle traverse les gouvernemens de Smolensk, Witebsk, Mitau et Riga, en baignaut Witebsk, Polotsk, Dunabourg et Riga, et entre dans le golfe de Livonie, Ses principaux affluens sont : la Drissa et la Pedetz à la droite ; la Meia, V'Oula et la Disna à la gauche; mais tous sont très peu considérables relativement à leur fleuve principal.

Le Niæmen, qui prend sa source dans le gouvernement de Minsk , traverse celui de Grodno, sépare celui de Wilna du palatinat polonais d'Augustow, et après avoir baigué Grodno et Kowuo, il entre dans la Prusse-Orientale, où sous le 1m de Memre il aboutit au Curische-Haff (Voyez à la page 251). Son principal affluent à la droite dans l'empire Russe est la Æilia, qui passe par Wilna.

La Visruce, qui vient de l'empire d'Autriche, touche les palatinats polonais de Krakovie, de Sandomirz, de Lublin, de Poladquie, traverse celui de Masovie, touche le palatinat de Plock et entre dans la Prusse-Occidentale dans la monarchie Prussieune où il aboutit au Frische-Haff. Dans le royaume de Pologne la Vistule baigne Sandomiiz, Pulawy, Varsovie, Modlin et Plock, Ses principaux affluens sur le territoire polonais sont : à la droite le Wieprz, au bassin duquel appartiennent Lublin et Zamosc; le Bug, qui passe par Brzesk-Litew:ki et reçoit la Narew; à la gauche, la Pilica et la Baura; celle-ci passe par Lowitz et reçoit la Rawa à la droite.

La MER NOIRE recoit :

Le Danuxe, dont seulement l'extrémité inférieure appartient à l'empire, il ÿ baigue Ismail et Kilia. Le Pruth est son principal affluent sur le sol russe; il sépare l'empire de Russie de la principauté de Moidavie. (Voyez aux pages 172 et 216.)

Le Dxsesten , vieut de l'empire Autrichien , sépare la Bessarabie des gouvernemens de Podolie et de Kherson, baigne Choczim, Mohilew, Bender et Akerman; il entre dans la mer Noire, Ses affluens sout trop peu considérables pour mériter une mention daus cet Abrégée.

Le Daiever, naît dans le gouvernement de Smolensk, traverse celui de Mohilew, sépare les gouvernemens de Minsk , Kiev et Kherson de ceux de Tchernigov et de Poltava, coupe inégalemeut celui d'Ekaterinoslav, et après avoir séparé le gouvernement de Kherson de celui de la Tauride se jette au-dessous de Otchakof dans la mer Noire. Les villes principales baigaes par ce grand fleuve sont : Smolensk , Mohilew, Kiev, Ekaterinoslav et Kherson, Ses principaux affluens à la droite sont : la Berezina , qui passe par Bobrouisk, et qui, moyennant un canal qui la réunit à l'Oula , affluent de la Duua, forme

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de quelques géographes ement de Tver, non loin nsk, Witebsk, Mitau et e dans le golfe de Livonie.

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es palatinats polonais de ui de Masovie, touche le onarchie Prussienne, où stule baigne Sandomirz, ur le territoire polonais ut Lublin et Zamosc; le auche, la Pilica et la

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averse celui de Mobhilew, de Tchernigov et de Poléparé le gouvernement de of dans la mer Noire. Les , Mohilew, Kiev, Ekate- Berezina, qui passe par ffluent de la Duua, forme

PU la jonction entre le Dnieper et la Duna; le Pripet ou Pripeck, qui traverse la partie méridionale du gouvernement de Minsk et les marais peut-être les plus vastes de l'Europe; il est grossi par plusieurs affluens , rmi lesquels on doit citer le Styr, le Gorin à la droite, et la Pina et la Zsiolda à la gauche; ces deux derniers ont un cours borné, mais ils sont remarquables par les canaux de Muchavice et d'Oginski qui réunissent le bassin du Dnieper à ceux de la Vistule et du Niemen; le Teterov, qui passe par Jitomir; le Zog, qui baigne Nikoluev et reçoit l'/ngoul; ce dernier passe par Elizabetgrad. Les principaux aftluens du Dnieper à la gauche sont : la Desna, qui baigne Briansk et Tchernigov, et reçoit le Seim; celui-ci passe peu loin de Koursk et baigne Putivl; la Soula, qui passe par Lubny; le F4 par Soumy; la Wa rskla, par Akhtyrka et Poltava, et l'Ouriel, par Constantinograd. On a projeté des travaux pour vaincre les obstacles qu'opposent à la navigation de ce fleuve les fameuses cataractes sitrées au-dessous de Jiev.

Le Don, auquel quelques géographes conservent encore son ancien nom de Tawaï; il touche ou traverse les gouvernemens de Toula, Rissan , Tambov, Orel, traverse celui de Voronege et le Pays des Cosaques auxquels il donne son nom. C’est à Azov ou Azof, dont le territoireappartient au gouvernement de Ekaterinoslav, qu'il aboutit dans la prétendue mer d'Azof, Dans ce long cours le Don baigne Donkov, Pavlovsk , l'cherkask et Azov. Ses principaux affluens à la droite sont : la Sosna, qui baigne Livni; le Donez, qui passe par Bielogorod, Tehougaïev et Izioum, et au bassin duquel appartient l’importante ville de Kharkov. Les principaux affluens à la gauche sont : le Foronege, qui baigne Lipezk, et Voronege; le Xhoper; la Medvieditsa et le Manitch; ce dernier traverse le lac Bolchie, et est remarquable non-seulement par la longueur de son cours, mais aussi parce qu'il a été choisi par Malte-Brun pour déterminer avec la Kouma une partie de la frontière orientale de l'Europe. (Voyez à la page 40.)

Le Kousax, qui prend sa source sur le versant septentrional de la haute chaine du Caucase, traverse le pays des Petits-Abasses et partie de celui des Circassiens , sépare le territoire de ces derniers de la province du Caucase et du territoire des Cosaques de la mer Noire. Vers l'extrémité de son cours il se partage en deux branches principales, dont l'une se rend dans la prétendue mer d’Azof et l’autre dans la mer Noire. Le Zelentchouk et le Laba sont ses principaux à fluens à la gauche; ceux de la droite sont tous trop peu considérables pour ètre mentionnés.

L'OCÉAN-ARCTIQUE reçoit :

Le Paswic , qui sort du grand lac Enara, et qui d'après le dernier traité définitif entre la Russie et la Suède , trace les confins de ce côté entre les deux états.

La Koca, qui traverse la Laponie-Russe, et après avoir passé à Kola, entre dans l'Océan-Arctique.

La Percnona, qui naît sur le versant occidental de l'Oural dans le gouvernement de Perm , traverse les solitudes des gouvernemens de Vologda, et d’Arkhangel , et après avoir reçu à la droite l'Ousa qui est son plas grand affluent, entre par une large embouchure dans un golfe de l’Océan-Arctique.

La MER BLANCHE, qui n'est qu'un grand golfe de l'Océan-Arctique, reçoit :

Le Vie, le Kiarm ou Kex et le Kovoa, qui traversent les solitudes de la partie occidentale du gouvernement d'Arkhangel et apportent à cette mer le tribut de plusieurs lacs considérables de ce gouvernement et de celui d'Olonetz,

L'OneGa, que quelques géographes regardent à tort comme le débouché du grand lac de ce nom, prend sa source dans son voisinage, traverse les gouveraemens d'Olonetz et d’Arkhangel, passe par Kargapol, Onega et se jette dans le golfe auquel elle donne son nom. j

La Dvrna, dite aussi Dvrna-SerTeNTRiONALE, pour la distinguer de la Duna ou Dvina-Méridionale , est formée par la réunion de la Souxknona avec le loue , traverse les gouvernemens de Vologda et d'Arkhangel, et après avoir baigné Krasuoborsk, Kholmogori et Arkhangel , entre dans le golfe qui eu réçoit le nom ; la Souknoxa on Souxnosa, reçoit les eaux du lac Koubinskoe et celles de la olog da, qui baigne l’importante ville de ce nom; elle passe ensuite par Totma; l'Iouc se réunit à la Soukhona à Velikioustioug. Les principaux affluens de la Dvina à la droite sont : la Fitchegda etla

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Pinega; la première passe par Iarensk et est grossie par la Kefma ; ln seconde passe par Pineg. Parmi les affluens à la gauche nous ne nommerons que la Fa g a, qui baigne Viatisk et Schenkonesk. La Keltma est remarquable par le canal qui établit la communi. cation entre le bassin de cè fleuve et celui du Volga.

Le Mezen, qui prend sa source dans les marais du gouvernement de Vologda, traverse cclui d'Arkhangel, et après avoir baigné la petite ville de Mezen , entre dans un golfe de la mer Blanche, presque sous le cercle polaire ; ses bords sont encore presque partout inhabités.

La MER, CASPIENNE recoit :

L'Ounar, nommé jadis Laïx ; il naît sur le versant oriental de la chaîne qui porte son nom, trace en très grande partie les frontières orientale et méridionale du gouver. nement d'Orembourg , ainsi que les limites orientales de l'Europe. Dans son long cours il baigne Troitzkaïa, Orembourg, Ouralsk et près de Gourief il entre dans la mer Caspienne; la Sak mara à la droite et l'Z/e # à la gauche, sont ses principaux affluens.

Le VorGa, nommé Is ou Ares par les peuples Turks, dont il traverse le terri: toire , prend sa source dans la forêt de Volkonski, qu'on pourrait regarder comme la plus vaste de l'Europe , aux environs d'Ostachkov dans le gouvernement de Tver. Dans son cours immense, ce fleuve le plus grand de l'Europe, touche le gouvernement de Moscou et traverse ceux de Tver, Taroslav, Kostroma, Nijni-Novgorod, Kazan, Simbirsk, Saratov et Astrakhan, en passant par un grand nombre de villes dont les plus remarquables sont Rjev, Tver, Ouglitz, Ribinsk, laroslav, Kostroma , Nijni-Novogorod, Makarev, Kazan. Simbirsk, Samara, Sizran, Khvalinsk, Volsk, Saratov, Tzaritzin, Sarepta, Astrakhan et Krasuoïlar. C'est par 65 embouchures , et selon d'autres par 70, que ce grand fleuve entre dans la mer Caspienne, où il forme un delta très considérable, On doit faire observer qu'aucune cataracte n'en interrompt la navigation; que plus de 5,000 barques chargées de productions le descendent annuellement; que ses pêches sont d’un produit immense ; et qu'on doit le regarder comme le premier sous le rapport des communications hydrauliques, devenues si importantes depuis les grands travaux exécutés dernièrement pour faciliter les communications par eau dans l'intérieur dé toute la partie européenne de l'empire. Les principaux affluens du Volga à la droite sont : l'OF a, qui passe par Orel, Bielev, Kalouga, près de Serpoukhov, Riazan, Spask, Kasimov, Elatom et Murom ; l'Oka reçoit à la droite l’Upa , qui passe par Toula, et le Zna, qui baigne Tambov et Morschansk ; à la gauche il est grossi par la Moskva, qui passe par Mojaïsk , Moscou et Kolowna ; et la Xliazma qui arrose Vladimir ; la Soura, qui passé par Penza, Alatyr et Iadrin , et est grossie par l'4/atyr à la gauche. Les principaux afflueus du Volga à la gauche sont : la Tvertza, qui passe par Vychni-Volotchok, Torjok et Tver ; le canal de Vichnei-Volotchok qui la réunit à la Msta affluent du Volkhov, lui donne une grande importance; la Ho lo gda , qui passe par Oustioujna et Mologda; le caual de Tikhvin, la met en communication avec le lac Ladoga; la Scheksna où Chexna, qui sort du lac Blanc (Bielozero), et passe par Tcherepovetz; des travaux hydrauliques !’ont rendue très importante de nos jours; la Kama, qui est le plus grand de tous les affluens du Volga ; elle est remarquable par la direction presque circulaire dé la partie supérieure de son cours, par la profondeur de son lit et la masse de ses eaux qui la rendent plus utile à la navigation que le Volga; Kaï, Solikamsk, Perm , Okhansk et Sarapoul sont les villes principales situées sur ses bords; ses principaux affuens sont : la Fiatka à la droite : elle passe par Slobodskoï, Viatka et Malmisch ; à la gauche, la Silva, qui baigne Koungour ; et la Bielaïe, qui passe par Ouzianskoï, Oufa et Birsk ; à Oufa elle est grossie par l’Oufa qui arrose Krasnooufimski; la Samara , qui passe par Bouzoulouk.

La Kouma, qui prend sa source sur le versant septentrional du Caucase, traverse la Petite Abassie , passe par Koumskaïa et par plusieurs embouchures entre dans la me. Caspienne. La Podkouma à la droite est son principal affluent ; elle baigné Georgievsk.

Le Tere , qui prend sa source au pied du Mquinvari, dit improprement Kasbek par les Russes, traverse le pays des Ossettes, sépare les deux Kabarda , touche la province du Caucase et entre dans la mer Caspienne. Dans son cours, le Térek baigne Vladikovkas, Mosdok et Kisliar, Ses principaux affluens à la droite sont : la Soudja et V'Aksaï ; à la gauche l’Areden, l'Ourouk, Ve Teherek , la Malka.

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Le Souras, qui descend du versant septentrional du Caucase, traverse le Khanat d'Avar , d'Endery, ete., et après avoir reçu le Aoisou entre dans la mer Caspienne.

La Samouna, qui descend du versant septentrional du Caucase, traverse le Da ghestan méridional et par plusieurs emlouchures entre dans la mer Caspienne,

CANAUX. Malgré les reproches banales que des géographes peu instruits adressent aux Russes sur le manque presque total de ce qui contribue à faciliter le commerce, nous n'hésitons pas à dire que la Russie d'Europe offre maintenant le plus vaste système de canalisation de cette partie du monde, et un des plus remarquables qui existent sur tout le globe. Elle doit ce grand avantage à Pierre 1". En fondant sa nouvelle capitale, ce monarque se proposa de faire de la ville de Saint-Pétersbourg le centre de tout le commerce de la Russie avec les pays étrangers, un magasin général et le débouché commun de toutes les productions de l'intérieur, Embrassant d'un seul regard les lacs de Ladoga, d'Onega, d'Ilmen et Bielo-Ozero (le Lac-Blanc), avec toutes les eaux qui les alimentent et les principaux affluens des grands fleuves qui sont peu éloignés de leurs bassins, Pierre L‘* imagina de réunir par des canaux non-seulement entre eux leurs systèmes hydrauliques respectifs, mais aussi de les mettre en communication avec des rivières appartenant à d’autres systèmes entiérement différens. Ses successeurs ayant marché sur ses traces, il en est résulté que la Baltique, la mer Blanche, la mer Noire et la mer Caspienne communiquent entre elles par plusieurs canaux depuis long-temps livrés à la navigation intérieure. Le tableau suivant offre les canaux les plus importans.

Un triple système de canaux principaux établit de trois manières différentes la communication entre la mer Baltique ei la mer Caspienne; la ville de Rybinsk sur le Volga, youvernement de laroslav, est le nœud de cette communication. Ces canaux sont :

Le canal de Vychni- Volotchok, ainsi appelé de la petite ville de ce nom dans le gouvernement de Tver; il joint au moyen de la Zna affluent de la Tvertza et de la Chlina affluent de la Msta, qui entre dans le lac d'Ilmen, le Volga au Volkhof (affluent du lac Ladoga), et par conséquent le Volga à la Neva et la mer Caspieune à la mer Baltique. Ce caual a presque 3 milles de long et trois écluses; il est resserré à Vychni-Volotchok eutre de magnifiques quais en granit, Ouvert en 1711, ce n'est qu’en 18:18 que d'importans travaux l'ont mis en état d'atteindre entièrement le but que l’on s'était proposé dans sa construction.

Le canal de Tikhvine, projeté par Pierre 1°", mais commencé et achevé par Alexandre ; unit la Tikhvinka affluent du Siass (affluent du lac Ladoga) avec le Volga, par l'intermédiaire de plusieurs rivières telles que la Somnia, la Gourounia, la Tchagoda et la Mologa; il a 15 écluses, dont 11 appartiennent au cours de la Somnia.

Le canal de Marie, projeté par Pierre L‘", mais commencé en 1799 et ahevé en 1808, unit deux rivières rendues navigables dans la: partie supérieure de leur cours, la Kovja affluent du lac Blanc (Bielo) et la Vouitegra affluent du lac Onega. 11 a près de 4 milles de long et ra écluses; un aqueduc de presque à milles de longueur l’alimente, Deux canaux accessoires très importans se rattachent au canal de Marie; celui que l’on a creusé dernièrement sur un développement de près de 4o milles, entre la Chexna et la Koyja pour écarter la navigation du lac Blanc, et un autre d’envirun 26 milles de long, dit canal de Svir, entre le Svir ou Swir affluent du lac Ladoga et la Vilegia aflluent du lac Onega , pour écarter les dangers et les retards de la traversée de ce dernier lac et pour éviter les cascades du Svir.

Plusieurs canaux rentrent dans ces trois systèmes principaux, et servent, soit à Îles rendre plus praticables, soit à les rattacher à un autre système , qui tend à former la jonction entre la mer Blanche et la Baltique , entre la mer Blanche et la mer Caspieune. Nous avons déjà parlé de ceux qui dépendent du canal de Marie; voici les autres plus importans.

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Le canal de Ladoga, commencé en 1718 et ouvert à la navigation en‘ 1931 ; il forme le point de réunion des trois systèmes sus-mentionnés, 11 cotoie le lac Ladoga en réunissant le Volkhof à Nouveau-Ladoga à la Neva à Schlusselbourg. On l'a construit pour éviter les dangers et les bas-fonds du lac; 16 écluses y conduisent les eaux de plusieurs rivières, 16 autres servent à faire écouler dans le Ladoga les eaux superflues. Ce canal est le plus fréquenté de l'empire, et sous ce rapport un des plus importans du monde, D'après des calculs officiels 25,000 transports de toute espèce portant une valeur de 200 millions de francs, franchissent annuellement sa principale écluse, celle de Schius. selbourg.

rh canal de Novogorod ou de Sievers, long d'environ 5 milles, réunit directement dans les environs de Novogorod la Msta et le Volkhof, pour éviter la navigation souvent dangereuse du lac I1men.

Le canal de Siass, réunit la rivière de ce nom au Volkhof après sa sortie du lac Ilmen.

Les canaux suivans ouvrent la communication entre la mer Blanche et la mer Caspiennc, et par conséquent ils joignent aussi la Baltique à ces deux mers.

Le canal de Koubensk, dit du duc Alexandre de Wurtemberg depuis 1828. En joignani la Chexna affluent du Volga, près de Kirilof , ville du gouvernement de Novogorod au lac de Koubensk, qui se décharge dans la Soukhona ou Soukhonia, une des branches de la Dvina septentrionale, ce canal établit la communication entre la mer Caspienne et la mer Blauche, La Chexna, par le canal de Marie, forme la communication avec la Baltique,

Le canal du Nord dit aussi Sévéro-1ékaterinski, commencé sous Catherine 1"*, n'a été achevé qu'en 1820 ; il forme la jonction de la mer Blanche avec la mer Caspienne en faisant communiquer la Keltma affluent de la Vitchegda (affluent de la Dvina) avec le Lgouritch qui appartient au bassin de la Kama (affluent du Volga).

Les canaux suivans établissent la communication entre la mer Baltique et lam Noire,

Le canal de Lepel on de la Bérésina, achevé en 180, joint la Duna a vec le Duieper en unissant entre eux les petits lacs de Berechta qui, par l'Oulla, appartient au bassin de la Duna et de Plavia compris dans le bassin de la Bérésina , affluent du Dnieper. Ce canal n'a que 4 écluses et.une longueur d'environ 5 milles.

Le canal d'Oginski, commencé en 1765 et achevé en 1789 aux frais du grand géné. ral de Lithuanie Michel-Kasimir Oginski, qui dépensa 7,800,000 francs dans sa construction. D'importans travaux faits depuis 1801 par le gouvernement russe le rendirent complètement navigable. 1] a 10 écluses et 36 milles de long. En unissant la Tasialda , affluent du Prypec (affluent du Dnieper), avec la Szczara ou Chtchara, affluent du Niemen , il établit la communication entre la mer Noire et la Baltique.

Le canal Royal dit autrefois de la République, parce qu'il fut creusé en 775 aux frais du gouvernement polonais , et de Muchawice, ou Muchaviec à cause de l’affluent de ce nom, ouvre une autre communication entre la mer Baltique et la mer Noire en unissant la Pina, afiluent du Prypec, avec la Muchaviec affluent du Boug.

Deux canaux établissent la communication directe entre la mer Noire et la mer Caspienne. Ce sont :

Le canal qu'on pourrait appeler de Pierre 1°", parce que le projet primitif est dû à ce grand homme. Commencé sous son règne , il devait réunir les deux rivières d’Ilavlia, affluent du Don, daus le territoire des Cosaques du Don, et de Kamychenka, affluent du Volga, dans le gouvernement de Saratov. interrompu par les guerres contre les Suédois et les Persans, sa partie exécutée porte le nom de ravin de Pierre-le-Grand. On a proposé différentes modifications au plan de ce canal, mais on a adopté définitivement l'ancien projet, sauf quelques modifications suggérées par les progrès de la science. La jonction de l’Ilavlia à la Kamychenka, aura lieu moyennant un canal de presque go milles de long; où l’on fera entrer quelques parties du cours de l'Ilavlia et tout le ravin de Pierre. de-Grand.

Le canal d’Ivanof, dans le gouvernement de Toula ; il réunit la Chata, affluent de l'Oupa apparteuant au bassin du Volga, par l'Oka, avec la partie supérieure du cours du Don.

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Les canaux suivans établissent dés communications entre différens golfes de la mer Baltique.

Le canal de Fellin, en Livonie, joint le golfe de Riga ou de Livonie à celui de Finlande en ouvrant une communication entre l'Embach , affluent du lac Peipus d'où sort la Narva, et le Pernau qui aboutit au golfe de Livonie, Un autre canal , celui de Ferro, établit la communication entre le lac Pskov branche du Peipus, et l'Aa qui entre dans le golfe de Riga.

Le canal de Velikia-Louki, joint la Duna à la Neva par l'intermédiaire du Lovat, du lac Ilmen, du Volkhov et du lac Ladoga. ‘

Afin de mettre les embarcations russes et polonaises en état d'arriver à la Baltique sans payer les droits des douanes prussiennes , on à commencé de grauds travaux pour faire communiquer la Vistule avec le Niemen et la Duna, Le canal de Courlande est une des branches principales de ce système hydraulique ; sa destination est de réunir le Niemen à la Duna au moyen de la Vilia et de quelques autres rivières; le canal du duc Jacques, en Courlande, rentre dans ce système, en joignant le Niemen à la Vindau; un autre canal, qui commence près d'Augustow , est destiné à réunir la Vistule au Niemen par le Boug et la Narew ; il aura 17 écluses, Tous ces importans canaux ; quoique très avancés , ne sont pas encore achevés.

avigation en 1731 ; il toie le lac Ladoga en ourg. On l'a construit tisent les eaux de plu- #5 eaux superflues. Ce les plus importans du èce portant une valeur écluse, celle de Schlus-

es, réunit directement r la navigation souvent

après sa sortie du lac he et la mer Caspienne,

nberg depuis 1828. En :rnement de Novogorod onia, une des branches re la mer Caspienne et

r Ca ETHNOGRAPHIE. Aucun état de l'Europe n'offre un plus grand nonicommunication avec la

bre de peuples différens. Tous ceux qui vivent dans la partie européenne d’après les démarcations naturelles indiquées à lu page 77 peuvent ètre réduits aux souches suivantes : Soucwe Szave, qui dépasse de beaucoup toutes les autres en nombre; elle comprend les Âusses, qui sont la nation dominante, distingués en Grands-Russes , Petits-Russes , Rusniaks et Cosaques ; les Polonais, qui sont assez nombreux dans plusieurs gouvernemens du ci-devant royaume de Pologne; les Lithuaniens, les Lettes, les Xoures et autres peuples moins nombreux. Soucue Finnoise où Ou- RALIENNE, à laquelle appartiennent les Finnois proprement dits de la Finlande, les Careliens, les Esthoniens , les Tcheremisses, les Votiaques, les Lapons , les Lives, les Zyraines, les Fogoules, les Permiens, les Mordva ou Mordouins , et une partie des eptières. Soucue Turque, improprement nommée Tarare où TanTaRE, dans laquelle il faut ranger les Turks de Kazan, d'Astrakhan, etc.; les Turkomans du Caucase, les Nogais, les Baschkires, les Tchouvasches, les Metcherieques , une partie des Teptières et autres. Soucne GERMANIQUE, à laquelle appartiennent les 4l{emands des gouvernemens de Riga, Revel, Pétersbourg, Mitau, etc., et ceux des colonies dans les gouvernemens de Saratov, de la Tauride, etc.; les Suédois, qui forment une partie considérable de la population de la Finlande, et un petit nombre d’Anglais et Danois établis en Russie. Soucur SémiTiQuE, qui comprend les Juifs, très nombreux dans le royaume de Pologne et dans les gouvernemens ci-devant polonais, et quelques milliers d’Arabes dans la Région Caucasienne. Soucue Greco-Lamixe, dans laquelle il faut classer les Mo/daves et les Falaques de la province de Bessarabie , les Grecs, les Skipetars ou Albanais et quelques milliers de Français et d’Italiens établis en Russie. Soucnes CIRCASSIENNE, LESGHINNNES, ABASSE et MirsDIEGHIENNE, auxquelles appartiennent les Cércassiens où Tcherkesses, plusieurs peuples Zesghiens, tels que les Avars, les Xazi-Koumuk, les Akoucha, etc.; les Abasses et les Mitsdjeghis, dans la partie européenne de la Région Caucasienne. Soucne ARMÉNIENNE, qui comprend les 4rméniens assez nombreux, surtout dans les provinces du Caucase et dans les villes les plus commerçantes de la Polôgne. Soucnre Prnsanr, dans laquelle

sous Catherine 1°°, n'a ec la mer Caspienne en nt dela Dvina) avec le

altique et lam Noire.

at la Duna a vec le Dunieülla , appartient au basaffluent du Dnieper. Ce

aux frais du grand généfrancs dans sa construct russe le rendirent comsant la Tasialda , affluent

uent du Niemen , il éta-

fut creusé en 1775 aux cause de l’affluent de ce a mer Noire en unissant

Cr Noire et la mer Cas-

projet primitif est dù à deux rivières d’Ilavlia, Kamychenka, affluent erres contre les Suédois re-le-Grand., On a propté définitivement l'ande la science. La jonction e presque go milles de tout le ravin de Pierre-

it la Chata, affluent de k supérieure du cours dut

eo tnt meme é

il faut ranger les Ossetes, dans la région du Caucase, avec les Boukhares. Soucue MoncoLe, qui embrasse les Xalmouks des gouvernemens d'Astrakhan , de Tauride , de Kherson, du Pays des Cosaques du Don et de la Région Caucasienne. Soucux SAMOYÈDE , À laquelle appartiennent les petites tribus samoyèdes qui errent dans les vastes solitudes du gouvernement d'Arkhangel. Soucue Sawsrnire, dans laquelle on range les Bohémiens de la province de Bessarabie, du gouvernement de lu Tauride et autres.

La population du royaume actuel de Pologne est partagée entre les souches suivantes : SoucHE SLAVE, qui comprend les Polonais ; ils forment à eux seuls presque les trois quarts de la population; les Rusniaks et les Lithuaniens. Sovous Sémrique, qui comprend les Juifs, qui se sont tellement multipliés ml quelques années, qu'on peut les regarder comme formant le dixième de la population totale du royaume, Soucue GEnma- «ique , à laquelle appartiennent les 4/emands, dont le nombre a beauroup augmenté dans ces derniers temps; ils forment un neuvième environ de la population. Viennent ensuite les Turks, les Bohémiens et les Arméniens, dont le nombre est très petit; les premiers appartiennent à la Soucur 'unque, les seconds à la Soucne Hinpous ou SamskaiTe et les troisièmes à la Soucue ARMÉNIENNE,

RELIGIONS. La grecque orthodoxe, identique à celle des Grecs de l'Empire Ottoman, est la religion dominante dans l'empire. Toutes les autres religious sont non-seulement tolérées, mais elles sont professées librement ; la différence de culte n'est jamais en Russie un obstacle pour

arvenir aux emplois publics. Les Russes, les Cosaques, les Moldaves, es Valaques, etc., et de nombreux prosélytes parmi les Permiens, les Zyraines, les Vogoules, les Mordva, les Samoyèdes, les Lapons de la Laponie-Russe, etc., professent la religion grecque orthodoxe; les Polonais, les Rusniaks et les Lithuaniens du ci-devant royaume de Pologue, sont catholiques où grecs-unis ; les Finlandais ou Finnois, les Lettes, les Koures, les Esthoniens , les Suédois et les Lapons de la ci-devant Laponie-Suédoise, ainsi que la plus grande partie des Allemands sont /uthériens. La religion réformée ne compte qu'un petit nombre de Polonais et quelques Allemands. L'islamisme est professé par presque tous les nombreux peuples que nous venons de ranger dans la souche turque, et par les Arabes; mais plusieurs des peuples turks mélent beaucoup de superstitions à leur prétendu islamisme. Les Juifs professent la religion de Moise, et les Kalmuks, le lamisme. Ce n’est guère que dans la partie européenne de la Région du Caucase, vers l'Oural et dans les solitudes du guuvernement d’Ark angel, qu'on rencontre encore des idoldtres parmi les Samoyèdes, les Mitsdjeghi, les Ossètes, les Tchouvasches et les Mordva. La Mission établie par le gouvernement à Arkhangel a déjà baptisé environ 3,500 Samoyèdes, de manière qu'il n'existe plus que fort peu d'individus de cette nation qui professent encore l’idolâtrie.

Dans le royaume actuel de Pologne le catholicisme est la religion dominante , et est professé par presque les trois quarts de la population , mais tous les autres cultes y jouissent d’une entière liberté d'exercice. Viennent ensuite la religion de Moise et le luthéranisme, qui comptent beaucoup de sectateurs; presque tous les Allemands sont luthériens ; une petite fraction seulement de la population du royaume professe la religion grecque et le cabinisme. L'islamisme n'y compte qu'environ 1,200 croyans.

rderinseééehietiintéipeninnnennmotistennenntileh tures. Même long-temps avant le règne de Pierre-le-Grand, cette contrée possédait des fabriques de euir, de toiles à voiles, de cordages, de coutil, de feutre, de chandelles, de savon, dont les produits étaient exportés. Pierre L‘", Elisabeth, Catherine II et Alexandre sont les souverains dont les règnes sont les plus mémorables pour les progrès de l’industrie. Mais c'est surtout depuis les dernières années de celui d'Alexandre et depuis l'avènement au trône de Nicolas que toutes les branches de l'industrie ont pris un grand essor; non-seulement leur nombre s’est beaucoup accru, mais leurs produits se sont aussi perfectionnés. En 1 812 on ne comptait encore dans tout l'empire qu®.2,332 ateliers avec 119,0ÿ3 ouvriers; en 1828 les premiers s'élevaient à 5,244 , les seconds à 255,414. Les gouvernemens de Moscou, de Vladimir, de Nijni-Novogorcd, de Tambov, de Kalouga, d’Olonetz se distinguent entre tous les autres par leur activité industrielle. Mais ce n’est pas seulement dans la fabrication des cuirs, du savon, du caviar, de la colle de poisson , des chandelles, de Y'huile, de la toile à voile, des cordages , des nattes d’écorce d'arbre , de l’eau-de-vie de grain , de la carrosserte et de la bijouterie qu’on remarque ces progrès; la soierie, la verrerie, les draps, Va papeterie , la faience,, la porcelaine , plusieurs articles de quincaillerie grosse et fine, d'armurerie, comptent aujourd’hui plusieurs manufactures dont les produits peuvent rivaliser avec ceux des meilleures fabriques de l'Europe. Lors de l'exposition des produits de l’industrie nationale à Moscou en 1830, on a vu des draps provenant des fabriques du:comte Komarovsky, du prince Nicolas Troubetzkoï, etc., qui n'offraient aucune différence avec les plus beaux draps des fabriques françaises et anglaises. Les plus beaux cachemires de la fabrique de madame Merline, dans le gouvernement de Penza , se sont vendus jusqu’à 15,000 roubles la pièce ; les cristaux de M. Maltzov et la porcelaine de M. Bakhmetev.ne le cèdent qu'aux cristaux et à la porcelaine des fabriques impériales., dont les produits, à quelques exceptions près, sont comparables avec tout ce que l’Europe offre de plus beau en ce genre. Les fflatures et les manufactures de coton ont fait des progrès extraordinaires dans quelques gouvernemens ; celui de Vladimir les surpasse tous pour l'importance de ses produits en ce genre. La ville de Chouïa et Ivanovo, village appartenant au comte Scheremetiev, peuvent être regardés comme le centre de cette fabrication, qui en 1828 n'employait pas moins de 15,612 métiers à tisser et 24,217 ouvriers, sans compter les fabricans et leurs familles, Ce développement de l’industrie est dû en grande partie au nouveau système adopté par quelques manufacturicrs de n'employer que des ouvriers libres et bien payés. Le gouvernement à son tour surveille l’administration des fabricans et sévit contre ceux qui ne paient pas exactement les ouvriers. On a remarqué que les établissemens où l'ouvrage se fait par des esclaves et où la main-d'œuvre par conséquent ne coûte presque rien, n’atteignent jamais la prospérité et le degré de perfection de ceux qui n’emploient que des ouvriers libres.

Nous devons aussi signaler un autre fait qu'on ne rencontre encore qu'en Russie et dans un petit nombre d’autres pays; c’est que le paysan fabrique lui-même presque tous les objets dont il a besoin. Il y a des villages en-

tiers qui sont occupés par des ouvriers de la campagne; c'est ainsi que Robotnika est peuplée de forgerons; Pavlovo, de serruriers ; Nikolskoi, de tourneurs et de travailleurs en laque; Goroditch, de charpentiers ; Se-

mens

mer nati don oaftic cipa et fi cire

rand, cette contrée ordages, de coutil, ts étaient exportés, les souverains dont de l’industrie. Mais andre et depuis l’as de l’industrie ont aucOUp accru, Mais ne comptait encore ivriers; en 1828 les :s gouvernemens de v, de Kalouga, d’Oité industrielle. Mais u savon, du caviar, la toile à voile, des de grain, de la cars; la soierie, la vere, plusieurs articles aujourd’hui plusieurs ceux des meilleures duits de l’industrie enant des fabriques koï, etc., qui n'ofdes fabriques franabrique de madame ndus jusqu’à 15,000 celaine de M. Bakhe des fabriques ims, sont comparables enre. Les fflatures et rdinaires dans quelus pour l'importance novo, village apparcomme le centre de s de 15,612 métiers ans et leurs familles.

rtie au nouveau sysyer que des ouvriers irveille l’administra- : pas exactement les avrage se fait par des coûte presque rien, fection de ceux qui

menova, de ferblantiers ; Iagodnoge, d'ouvriers en maroquin ; Katunka,

de tanneurs en peaux de veau. Les meilleurs cuirs-maroquins se fabriquent à Taroslav, Ouglitch, Kolomna, Arsamas, Viatka, Kazan, Toula, Nijni- Novogorod, Vladimir, Pskov, Vologda et Minsk; les plus beaux #aroquins à Astrakhan , à Torjok dans le gouvernement de Tver, à Kazan et dans la Tauride ; ces deux articles sont supérieurs à ceux que fabriquent tous

les autres pays de l’Europe. Vladimir, Moscou , Kostroma et Kalouga se

distinguent par leurs fabriques de linge de table ; Arkhangel, Riazan, Novogorod, Saint-Pétersbourg et Moscou, par la toile à voiles; Orel et Arkhangel ont d'importantes manufactures de cordes, câbles et autres cordages. Sarepta fabrique une grande quantité de bas, de bonnets et de

draps ; Akhtyrka une étoffe nationale pour les femmes. On doit aussi men-

tionner les tapis persans de Kamenskoï, de Smolensk,. de Koursk, de

Mikhailovka gros village du gouvernement de Voronége, ceux de haute

lice, du village d’Issa et de la fabrique impérialé de Pétersbour r; les fa-

briques de coton des gouvernemens de Vladimir, Moscou, Pétersbourg,

Kostroma et Astrakhan; les manufactures de soieries de Moscou, de Kou-

pavna {au prince Youssoupor ), de Freneoe (à M. Lazarev }, etc. ; l'im-

mense fabrique de drap du comte Potemkin à Glouchkov, qui seule suffit à

l'habillement de l’armée russe; celles de Moscou, de Sviblov près de cette

ville, de Sarepta, etc., etc.; le papier de Moscou, Pétersbourg, laroslav,

Kalouga et de la Livonie; les prodaits des verreries d’Ozerski près de Pé-

tersbourg, ensuite ceux des gouvernemens de Volhynie, Livonie et Vladi-

mir; la porcelaine de Gatchina, Alexandrovsk et Verbitsk; les manufactures

d'armes de Toùla, de Votka et Sestrabek; les fonderies de canons à Pe-

trozavodsk, Pétersbourg, Liperk et Kherson; l’orfévrerie et la bijouterie

de Pétersbourg, Moscou et Oustioug-Veliki; st les fabriques en cuivre des . gouvernemens de Perm et de Moscou.

Les principaux articles de l’industrie du royaume actuel de Pologne ne

sont pas nombreux , malgré les progrès que ce pays a faits sous ce rapport

depuis quelques années; les draps, les toiles, les cuirs et les fourrures y

tiennent le premier rang.

Nous avons déjà indiqué les lieux de l'empire qui, plus que les autres, se distinguent par leur industrie; nous ajouterons encore que Moscou , Saint-Pétersbourg, Riga, T'oula, Vladimir, F ologda, Astrakhan, Arkhangel, Fr oronëge, larbourg, Schlusselbourg, Serpoukhov, Chouia, sont les villes que l'on doit regarder comme les plus industrieuses. Dans le nouveau royaume. de Pologne, ou doit citer surtout Farsovie, Lublin , Kalisz, Tomaszow.

COMMERCE. Les importans travaux exécutés, surtout depuis le commencement du siècle actuel, pour faciliter le transport des marchandises dans toutes les parties de l'empire, et les progrès extraordinaires faits pes les fabriques et les manufactures nationales, ont puissamment contrijué à donner une grande étendue aux relations commerciales, non-seulement des provinces entre elles, mais aussi aux relations de l'empire avec les nations étrangères. Nous bornant au commerce extérieur, qui est le seul dent nous parlons dans cet ouvrage, nous ferons observer que des calculs officiels ont démontré qu’il a plus que doublé depuis trente ans. Les principaux articles d’exporrarron de l'empire consistent en suif, lin, chanvre ct farine, fer, cuivre, graine de lin, bois de construction, soies de porc, cire , cuirs, toiles à voiles, potasse, goudron, poix, huile à brûler, cor-

ncontre encore qu’en ue le paysan fabrique | y a des villages enagne ; c’est ainsi que serruriers ; Nikolskoi, de charpentiers ; Se-

dages, fils, pelleteries, cuirs, maroquins. Les principales 1mponTarIONS sont : vins, coton , soie, draps fins, soieries, cotonnades , articles de teinture; étain , thé, sucre, calé et autres denrées coloniales, fruits, eau-de-vie, plomb, mercure, tabac, bois de menuiserie, résine, machines, outils et instrumens. Voyez l'article correspondant de la Russie Asiatique.

La Russie compte trois compagnies marchandes : la Compagnie d'Amérique , créée en 1797, dont la direction est à Pétersbourg, et dont dépendent les établissemens de l'Amérique Russe; elle a des comptoirs à Mosçou, Kazan, Tomsk, Irkoutsk , Iakoutsk, Okhotsk et Kamtchatka ; la Compagnie pour la navigation à vapeur, fondée en 1823; son but est de faciliter la navigation par des bateaux à vapeur établis sur le Volga, la Kama et la mer Caspienne; la Compagnie Russe du sud-ouest, fondée en 1824, pour étendre la navigation sur les grands fleuves de l’intérieur , la mer Noire et la Baltique.

Les principales villes marchandes dans l'intérieur et sur les frontières terrestres, sont : Moscou, qu’on peut regarder comme le centre de tout le commerce russe par terre, et Nijni-Novogorod, où depuis 1817 se tient la plus riche foire de l'empire .et peut-être de l'Europe; viennent ensuite Kalouga, Orembourg , Koursk, Kherson, Toula, Oustioug-Veliki, Orel, Taroslav, Mohilew, Brzesc-Litowski, Wilna, Iourbourg, Samara, Toropetz, Rostow, Kiev, Nejin, Dubno, Berdyczew et Radzivilov. Les principaux ports de mer marchands, sont : sur la Baltique, Saint-Pétersbourg, avec Kronstadt, Riga, äbo, Helsingfors, Reval, Pernau, Libau, Uleäborg, Wasa , etc., etc.; dans la mer Blanche, 4rkhangel; dans la mer Caspienne, Astrakhan, Bakou et Kisliar; dans la mer Noire, Odessa, Taganrog, Théodosia où Kaffa, Kertch. Les villes les plus commerçantes du royaume actuel de Pologne sont Varsovie et Lublin.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES. L'empire Russe offre de grandes différences dans l'organisation de ses divisions administratives. En combinant.ee que nous trouvons dans MM. Hassel, Ziablovsky, Storch et autres auteurs , avec les renseignemens que nous devous à l’obligeance de MM. de Tolstoy, Edme Hereau et Klaproth, nous trouvons que l'empire Russe est partagé actuellement en 49 GOUvERNEMENS et 12 PROvINCES {Oblast). À ces divisions il faut ajouter le territoire des Cosaques du Don, espèce de république militaire; le grand-duché de Finlande, qui a une administration entièrement particulière ; le royaume de Pologne , qui n’a de commun avec l'empire que le souverain qui le gouverne. Viennent ensuite PLUSIEURS PAYS VASSAUX DE Nom ou de Fair, dans la Région du Caucase , dans la Sibérie, etc., ete., savoir : les #hanats de Tarkou, de Koura, d’Avar, d'Akzaï, d'Endery et des Kasi-Koumuk ; la Grande et la Petite: Cabarda , la Mingrelie, la Petite- Abassie, le Pays des Kaïtak, de Thabasseran, etc. ; les Xérguiz de la Petite et de la Moyenne- Horde, et, depuis 1819, une partie de ceux de la Grande; enfin, PLUSIEURS AUTRES PAYS ENTIÈREMENT INDÉPENDANS, tels que la république de Koubitchi; les Mitsdjeghi, à l'exception de la partie des Ingouches, qui sont vassaux; les Ossetes, à l'exception du petit nombre qui est soumis; les Zcherkesses occidentaux, les Abasses de la Grande-Abassie, les Nogaï à la gauche du Kouban et les

Tchouktchis à l'extrémité nord-est de l'Asie, ainsi que les Æolioudjes et autres peuples de l'Amérique Russe.

Les provinces (Oblast) ne sont à proprement parler que de petits gou-

on e sus 1

vernemens , puisqu'elles sont indépendantes des gouvernemens proprement dits, dont elles ne diffèrent que par leur étendue ou leur population. Leurs gouverneurs jouissent en outre d'une autorité plus étendue que celle dont sont investis les gouverneurs civils des divisions qui ont le titre de gouvernemens. Ces derniers sont divisés en plus où moins d’arrondissemens où cercles, selon leur étendue. Plusieurs divisions administratives sont soumises à un gouverneur militaire et forment en quelque sorte des vice-royautés. C’est ainsi que les gouvernemens de Pskov, de Livonie, d'Esthonie et de Courlande relèvent du gouverneur général, qui réside à Riga; que les gouvernemens de Tobolsk et de Tomsk, avec la province d'Omsk, forment le gouvernement général de la Sibérie Occidentale, dont le chef-lieu est Zobolsk ; tandis que ceux d’Zenisseisk et d'Zrkoutsk, avec la province de Zakoutsk et les territoires riverains d’Okhotsk et de Kamtchatka, forment le gouvernement général de la Sibérie Orientale, dont le chef réside à Zrhoutsk. Cependant quelques-uns de ces gouverneurs généraux n'étendent leur juridiction que sur un seul gouvernement; ceux de Pétersbourg , de Moscou, de la Finlande appartiennent à cette catégorie. Comme les limites de ces grandes divisions sont très variables, et n’ont offert jusqu’à présent rien de permanent, elles ne doivent ni ne peuvent ligurer ici.

Le gouvernement russe ne reconnaît pas la distinction faite par les géographes entre la Russie d'Europe et celles d’Asie et d'Amérique. Les deux premières se trouvent fondues dans plusieurs gouvernemens. Perm et Orembourg, par exemple, étant traversés par la chaîne de l’Oural, ont une partie de leur territoire en Europe et une autre en Asie. Nous avons cependant tâché de combiner autant qu’il était possible les divisions administratives avec les grandes divisions géographiques. Ayant fixé les confius de l’Europe à la crète de l'Oural et à celle du Caucase , nous avons admis dans le tableau ci-dessus la totalité des deux gouvernemens de Perm et d'Orembourg , quoiqu’une- grande partie de leur territoire ,.étant à l’est de l’Oural, appartienne réellement à l'Asie, et nous avons rejeté dans le tableau de la Russie Asiatique tout le gouvernement général du Caucase, bien que sa partie septentrionale soit située dans les confins que nous avons assignés à l’Europe. C'était le seul parti que nous pouvions prendre pour ne pas diviser ce que le gouvernement russe a voulu réunir, et pour conserver jusqu’à un certain point les grandes divisions naturelles qui doivent être toujours la base de tout traité de géographie. D'ailleurs la partie la plus importante de la Région Caucasienne étant plagée au sud du faîte du Caucase, nous avons préféré laisser pour la description de la Russie d’Asie la totalité de cette région, plutôt que de la donner avec celle de l’Europe, à laquelle n'appartient que sa partie la moins considérable. Le tableau suivant offre les divisions administratives de la Russie d’Europe, moins la partie septentrionale du gouvernement général du Caucase, par les motifs que nous venons de dire. On les a rangées d’après-de grandes divisions géographiques et historiques , en mettant ensemble les contrées qui ont porté autrefois une dénomination générale , justifiée par l'ethnographie et que l’usage n’a pas encore entièrement effacée, et en réunissant les pays qui autrefois ont fait partie de la Suède , de la Pologne , des royaumes turks de Kazan et d’Astrakhan , etc., etc. C’est ainsi, par exemple , que l’on a compris sous le nom de Grande-Russie tous les gouverre-

pales 1MPORTATIONS ss , articles de tein- , fruits, eau-de-vie, machines, outils et Asiatique.

Compagnie d’Améourg , et dont déa des comptoirs à et Kamtchatka; la 23; son hut est de is sur le Volga, la d-ouest, fondée en es de l’intérieur , la

1 sur les frontières ie le centre de tout puis 1817se tient la e; viennent ensuite tioug-Peliki, Orel, Samara, Toropetz, lov, Les principaux at- Pétersbourg, avec ,; Libau, Uleüborg, s la mer Caspienne, Ddessa , Taganrog, rçantes du royaume

se offre de grandes tratives. En combiky, Storch et autres ligeance de MM. de 1e l'empire Russe est NES (Oblast). À ces Don, espèce de réune administration ra de commun avec t ensuite PLUSIEURS jauçase , dans la Side Xoura, d’Avar, t la Petite: Cabarde , > Thabasseran, etc. ; , depuis 1819, une S PAYS ENTIÈREMENT Hitsdjeghi, à l'excep- Ossetes ; à l'excepes occidentaux, les e du Kouban et les ue les Æolioudjes. et

r que de petits gou-

572 ARRÉGÉ"DE GÉOGRAPHIE,

mens qui forment le véritable noyau de l'empire, et dont la grande masse des habitans se compose de Grands-Russes. On a appelé Petite-Russie les gouvernemens où demeurent les Petits-Russes. Nous avons nommé Russie Baltique les gouvernemens qui s'étendent autour de la mer Baltique, et qui, à l’exception de la Courlande, ont été conquis à différentes époques sur les Suédois; nous avons désigné sous la dénomination de RAussie-Mrédionale ceux qui s’avancent considérablement vers le sud, et qui ont été enlevés successivement à l'empire Ottoman. On a appelé Russie-Occidentale tous les gouvernemens qui formaient jadis partie du vaste et puissant royaume de Pologne; leur position justifie cette dénomination. Enfin on a nommé Zussie- Orientale tous les gouvernemens qui, à quelques exreptions près, sont situés à l’est des autres parties de l'empire; ils formaient les puissans royaumes turks de Kazan et d’Astrakhan. Nous avons réserve pour l’Asie-Russe les grandes divisions de la Sibérie et de la Région du Caucase. Pour rendre ce tableau plus utile, on a ajouté à certaines divisions administratives la qualification qui leur convient, afin de ne pas les confondre avec celles qui ont le titre de gouvernement. On doit remarquer qu’à l'exception de la Finlande et des gouvernemens d'Esthonie, de Livonie, de Courlande, de Volhynie, de Podolie, de Slobod-Ukraine, de Tauride, d'Olonetz, d'Orembourg, des provinces de Géorgie et du Caucase, toutes les divisions administratives de l’empire prennent leurs dénominations de leurs chefs-lieux respectifs. Le grand-duché de Finlande, qui a une constitution à part, est divisé en 7 petits gouvernemens qui prennent leur nom de leurs chefs-lieux respectifs; le ci-devant gouvernement russe de Vibourg en est un, et y a été réuni dernièrement’; chaque gouvernement est subdivisé en'cercles. Nous avons déjà vu que le royaume actuel de Pologne n’a que son roi de commun avec l'empire; il est divisé en 8 palatinats , subdivisés en 39 arrondissemens et 77 districts. M. Serge Pultoratzky, de Moscou, a bien voulu rédiger pour notre Abrégé un tableau de la population des villes de l'empire, par gouvernemens, d'après les renseignemens publiés dans l’Almanach de l'académie des sciences de Saint-Pétersbourg pour l’année 1830. C’est à ce document que nous avons emprunté les populations des villes de l'empire. Ces estimations de l'Almanach, malgré quelques erreurs partielles et quelques grandes lacunes, sont toujours tout ce que cette partie de la statistique de la Russie offre de moins inexact ; d’ailleurs elles méritent plus de confiance que les données statistiques qu’on a publiées jusqu’à présent. Il paraît que c’est à l’année 18e9 qu'on doit rapporter le recensement sur lequel elles sont basées. A l'égard du gouvernement de Tchernigov, du grand-duché de Finlande et du nouveau royaume de Pologne, entièrement omis dans l’Almanach, nous n'avons pu que répéter les populations que nous avons données dans notre Tableau de l'empire Russe comparé aux principaux Etats du monde ; elles se refèrent toutes, à l'exception de Varsovie et de Tomaszow, à l’année 1819, et sont par conséquent de beaucoup au-dessous du nombre réel. Les populations de la Bessarabie se réfèrent à l'année 1828. Pour ménager l’espace on s’est borné à indiquer en milliers le nombre des habitans, en exprimant en fractions décimales les centaines d’habitans de tous les lieux, dont la population est au-dessous d’un millier ; on a mis un astérisque après les chiffres empruntés à d’autres sources qu'à J'Almanach de l'académie, Voyez à la page 124.

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le ci-devant gou- PAR Te Mauss uni dernièrement; vons déjà vu que le nun avec l'empire; OLowers + . :

mens et 77 districts.

"pour notre Abrégé rouvernemens, d’aadémie des sciences Jocument que nous Ces estimations de elques grandes lastique de la Russie le confiance que les Il paraît que c’est à w lequel elles sont Tausov.

lu grand-duché de nent omis daus l’Al- Riasan, 0.

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n de Varsovie et de beaucoup au-dese se référent à l’anquer en milliers le males les centaines lessous d’un millier; ’autres sources qu’à

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