CHAPITRE II
De la sphère céleste et de ses cercles.
Comme plusieurs des astres qe nous apercevons paraissent décrire des orbites d'autant plus petites qu'ils sont plus près d’un point que l'on conçoit immobile, le ciel semble tourner sur deux points fixes, que l’on nomme pôles du monde. L'astronome, pour parvenir aux résultats qu'il se propose d'obtenir, imagine une ligne tirée d'un pôle à l'autre , appelée axe, un grand cercle perpendiculaire à cet axe, et à égale distance des deux pôles , qui est l'équateur; d'autres cercles parallèles à l'équateur ; et enfin des méridiens, où des cercles perpendiculaires à l'équateur, et qui passent par les deux pôles.
Le pôle qui se trouve du côté de la constellation de l'Ourse, qu'on nomme arctos en grec, a été appelé pole arctique, et le pôle opposé a été désigné par le nom de pôle antarctique, ou opposé à celui de l'Ourse, On a appelé hémisphère arctique boréal ou septentrional la partie du firmament qui se trouve du côté du pôle arctique ou nord, et hémisphère antarctique, austral ou méridional la moitié opposée.
Le sommet de la voûte céleste qui nous enveloppe de toutes parts, et qui est marqué par le prolongement de la verticale indiquée par la direction de la chute des corps pesans où du fil à plomb, est un point remarquable qu'on nomme le zénith. Cette même verticale, prolongée à travers la terre, forme le nadir, et le plan tangent au globe par le point où se trouve l'observateur, que traverse la verticale , est l'horizon sensible: on nomme horizon rationnel, le plan mené par le centre de la terre parallèlement à l'horizon sensible.
Le diamètre de l'orbite terrestre étant d’une valeur nulle ou insensible, relativement à la distance qui nous sépare des constellations, il en résulte que l'axe du monde peut ètre considéré comme la prolongation de l’are terrestre, et que les cercles qui sont tracés dans da sphère céleste divisent notre g/obe de la même manière ; ils conservent les mèmes dénominations. ;
L'astronomie, qui nous apprend à détermine: la position des étoiles fixes dans le ciel, mous enseigne aussi, par le moyen des propriétés des figures semblables, à trouver l'emplacement des différens lieux de la terre, ou, ce qui est la mème chose, à fixer leurs distances à l'équateur et à un premier méridien, c'est-à-dire à calculer leur latitude et leur longitude. Ainsi, c'est en mesurant le ciel et les intervalles des corps qui y brillent que l'homme parvient à connaître le globe qu'il habite, à dessiner ses différentes parties, et à tracer avec exactitude la ligne qu’il parcourt sur ces mers qui lui paraissaient incommensurables.
Le côté que les planètes, par l'effet de leur mouvement diurne, présentent le premier au soleil qui les éclaire, est l’orient ou le levant, et le côté qu’elles dérobent alors à sa lumière est l'occident ou le couchant; et comme toutes les planètes, soumises à la même loi générale, tournent toutes dans le même sens, celui qui se place vis-à-vis le pôle arctique ou boréal
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