‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 178 sur 457 · UE · texte numérisé non relu

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le cap Oriental sur le de Djidah en Arabie, golfe Persique, on auenvirons de Moka au S l'Oural à la latitude oung , 3,780 milles. La apte ni de la direction ‘erser, serait de 4,590 trémité septentrionale : méridionale de cette

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Mineure; on le nomme golfe d'Alexandrette ou de Scanderoun. La côte de l’Asie-Mineure présente plusieurs autres golfes, parmi lesquels nous nommerons celui de Satalie, au sud, et ceux de Makry, Stanchio, Scala-Nova et 4 dra miti à l'occident. Ces derniers appartiennent à l'Archipel, qui est lui-même une branche de la mer Méditerranée, La mer de Marmara et la mer Noire n'offrent sur la côte asiatique aucune subdivision assez importante pour être nommée dans cet ouvrage. DÉTROITS. L'Asie en offre plusieurs; voici les plus remarquables ct les plus fréquentés : le détroit de Bab-el-Mandeb entre la mer Rouge ct le golfe d'Oman; il sépare l'Asie de l'Afrique; le détroit d'Hormouz, entre le golfe Persique et le golfe d'Oman; le détroit de Malacca, entre la péninsule de ce nom et le groupe de Sumatra; celui de Sirgapoura , entre l'ilot de ce nom et l’extrémité de la péninsule de Malacca ; ces deux détroits sont très fréquentés et séparent l'Asie de l'Océanie; le canal de Formose, entre l’île de ce nom et la Chine; le détroit de Corée, entre la péninsule de ce nom et l'archipel du Japon; le détroit de Tsougar nommé sur nos cartes détroit de Sangar, et improprement de Matsmaï, entre l’île Niphon et celle de Ieso dont Matsmaï n'est que la capitale ; il établit la communication entre la mer du Japon et le Grand-Océan; le détroit de La Pérouse, entre la grande île Tarrakaï et celle de Ieso ; il fait communiquer la mer d’Okhotsk avec celle du Japon; la manche de Tatarie, dont on a voulu révoquer en doute l’existence; elle sépare la grande île de Tarrakaï du pays des Mantchoux ; le détroit de Bering, qui sépare l'Asie de l'Amérique et établit la communication entre la mer de Bering et l'Océan-Glacial-Arctique. CAPS. L'Asie en a un grand nombre; nous nommerons les suivans comme les plus remarquables : sur l'Océan-Glacial-Arctique on trouve le cap Oléni ; le cap Taïmourski ; le Séverovostotchnoi où Sacré (du Nord-Est), mais il serait plus convenable de l'appeler Cap-Nord, étant l'extrémité boréale non-seulement de l’Asie-Continentale, mais de tout l’Ancien- Continent ; il est situé dans le nouveau gouvernement de Jenisseïsk; le cap Saint où Sviatoi-noss , dans la province de Iakoutsk ; le cap Chelakhskü, dans le pays des Tchoutches, reconnu dernièrement par M. Wrangel. Sur le Grand-Océan et sur ses branches : le cap Oriental, sur le détroit de Bering; c’est la pointe la plus orientale de l'Asie et de tout l’Ancien-Continent; le cap Lopatka, extrémité australe du Kamtchatka; le cap Tamdjong- Bourou, dans la péninsule de Malacca, pointe la plus méridionale du continent Asiatique; le cap Romania, à l’ouest du précédent, signalé à tort dans presque toutes les géographies comme le plus austral de ce continent; le cap Nograis, dans l'empire Birman et sur le golfe du Bengale; le cap Comorin, extrémité australe du continent Indien; le cap Monz, à l'extrémité de la côte occidentale de l'Inde; le cap Mocadon, en Arabie, à l’entrée du golfe Persique; le cap Rasalgat, extrémité orientale de l'Arabie; le cap Fartak, presque au milieu de sa cûte méridionale; le Ras Bail, au sud de Djidah, sur la mer Rouge. Sur la mer Méditerranée on trouve le cap Chelidonia sur la côte méridionale de l’Asie-Mineure. Sur l’Archipel on voit le cap Baba qui est le point le plus occidental de tout le continent Asiatique : sur la mer Noire on observe le Xerempeh et l’Indjé qui sont les parties les plus boréales de l'Asie-Mineure. PRESQU'ILES. L’Asie offre parmi ses nombreuses péninsules l’AÆrabie, q''on doit ranger parmi les plus grandes du monde. Viennent ensuite la

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(fleuve au sable d'or), Falou-kiang et Min-khiang ; cette dernière , regardée à tort comme la principale, doit céder la place au Aén-cha-hiang, pour la longueur du cours. Le Kiang traverse le K'ham ou Tibet-Oriental et toute Fa Chine-Centrale. 1 entre par une large embouchure dans le Tounghaï ou la mer Orientale.

Le Mayxaounc , le Sarourx et l'Inaouappi, prennent leurs sources daus le Tibet, traversent sous différentes dénominations cette région élevée, ainsi que la partie occidentale de la vaste province de Yun-nan dans la Chine; en la quittant ils entrent dans l'Inde-Transgangétique. Le Maykaouxc traverse le Laos-Indépendant , et celui qui est soumis au roi de Siam et à l'empire d'An-nam, ainsi que le royaume de Camboge dépendant de ce dernier; il se décharge ensuite dans la mer de la Chine. Le Sazouex et l'Inaouanss après avoir parcouru l'empire Birman, entrent dans le golfe du Bengaie; nous verrons plus bas que selon un savant géographe, qui est en méme temps un célèbre orientaliste, l’Iraouaddi est identique avec le grand courant qui traverse le Tibet sous le nom de Zzancno-renou et la pointe occidentale du Yun-nan sous celui de Pix-Lano-K1aN0 ; ce grand fleuve forme à son embouchure un des plus vastes delta de l’Ancien-Continent.

Le Gance et le Braumarourna appelé MEcna dans son cours inferieur. Ces deux fleuves se réunissent à leur embouchure; ils parcourent, surtout le premier, les plus belles parties de l'Inde, et forment à leur vaste embouchure le plus grand delta de tout l’Ancien-Continent.

L'Inous ou Sinpa, appelé aussi Mira Monax (le Fleuve Donx), est le second fleuve de l'Inde, à laquelle il a donné son nom. Il a sa source dans le versant septeutrional de l’Himalâya, parcourt le Petit Tibet et toute l'Inde-Occidentale, C’est au golfe d'Oman qu’il porte le tribut de ses eaux.

L'Eupunare et le Ticre forment par leur réunion le CHaT-EL-Anan (la rive des Arabes), qui se décharge par plusieurs bras dans le golfe Persique; le premier de ces fleuves est le plus considérable de ceux qui arrosent l'Asie Ottomane. De grands souvenirs historiques et la splendeur des premiers empires fondés sur ses bords par les peuples de l'Asie Occidentale, relèvent l'importance de son bassin,

L’Asie offre en outre plusieurs grands fleuves qui n’aboutissent pas à la mer, mais qui se jettent dans de vastes lacs intérieurs dont quelquesuns sont décorés du titre de mer. Pour éviter les répétitions inutiles nous renvoyons pour tout ce qui les regarde à l’article qui traite des lacs.

CANAUX. Les canaux navigables ne se trouvent dans cette partie du monde qu'à la Chine et dans l'empire d’An-nam; mais le Yu-Ao ou canal Impérial de la Chine , offre l'ouvrage hydraulique de ce genre le plus long qui existe sur le globe, puisque, indépendamment des rivières dont il opère la jonction, il a plus de 600 milles de longueur. Ce grand monument d'une industrie perfectionnée , appliquée à de grands objets d'utilité, permet d’aller par eau de Canton à Peking, et met en communication avec cette métropole les villes principales de la Chine-Orientale , Occidentale et Méridionale. Le grand canal indiqué par Arrowsmith dans l'ile Niphon, au Japon, qui dans cette île joindrait le Tenriou à la mer de Corée, existe nullement. L'empire d’An-nam en a deux considérables : celui d’Hué et celui de Saigon. Tous les deux ont été construits depuis peu d'années. Celui de Saigon met la ville de ce nom en communication avec le Camboge ou Maykaoung, en traversan des forèts et des marais; il à

environ 20 milles de longueur, 12 pieds de profondeur et près de 80 pieds de largeur. Ce beau canal a été creusé dans l’espace de six semaines. Vingt-six mille hommes y furent employés nuit et jour et 7,000 d'entre eux périrent de fatigue ou des maladies qui en furent la suite.

Les canaux d'irrigation sont beaucoup plus nombreux, surtout dans la Chine, au Japon, dans l'Inde et dans les parties les mieux cultivées du Turkestan-Indépendant, comme les khanats de Boukhara et de Chehrisebz, L'Hindoustan présentait au commencement du siècle passé dans le Zabeta, auquel M. Hamilton donne 200 milles anglais de longueur, le canal de ce genre peut-être le plus long existant alors; il s'étendait depuis les collines jusqu'à Delhy dans le Haut-Doudb, ou la Mésopotamie formée par la Djemna et le Gange. Il est question de le restaurer pour redonner à la province de Delhy son ancienne fertilité, La Perse et l'Asie Uttomane avaient anciennement un grand nombre de canaux d'irrigation. Leur destruction et leur dépérissement sont une des causes principales de la stérilité à laquelle sont condamnées de vastes régions, renommées autrefois pur leur florissante culture. 11 faut cependant avouer que quelques cantons de la Syrie, de la Mésopotamie et de la Perse, doivent encore leur état prospère à des canaux d'irrigation.

LACS. Cette partie du monde offre dans la men Casriexne le plus grand lac connu du À ci et la partie de sa surface la plus basse connue. Quoique plus des deux tiers de ses côtes appartiennent à cette partie du monde, les côtes Asiatiques ne reçoivent pas les plus grands À sur qui se jettent dans la mer Caspienne; car nous avons vu que tout le cours du Fo/ga appartient à l’Europe, et que l'Asie partage avec cette dernière le cours de l'Oural. Celui-ci prend sa source dans les montagnes de ce nom, traverse le territoire russe et se jette par plusieurs embouchures daus la partie septentrionale de la mer Caspienne. L'autre grand fleuve qni appartient à la partie asiatique de cette prétendue mer est le Kour , qui naît dans l'Arménie Ottomane, traverse cette région ainsi que la Géorgie, et après avoir reçu l’4ras, se jette dans la mer Caspienne au sud de Bakou. Pour détruire une erreur propagée par quelques natu ralistes, nous ajouterons sur l'autorité imposante de M. Klaproth que la mer Caspienne et le lac Baïkal nourrissent une grande quantité de phoques, dont les peaux forment un article considérable de commerce en Russie. L'Anaz est un autre grand lac de l'Asie, décoré par les géographes du titre de Men. Il est situé dans la moitié occidentale du Turkestan-Indépendant, dont il reçoit les deux plus grands fleuves : l'Amou-daria où Djihoun et le Syr-daria où Sihoun.

Voici les autres lacs les plus remarquables de cette partie du monde : Le True-KouL, situé presque au centre du Turkestan-Indépendant ; il reçoit le Sara-sou, qui traverse le Pays des Kirghiz de la Grande-Horde.

Le Kasan-Kouzar, dans le pays des Kirghiz; il reçoit le- Z'chouï, leuve qui sort du lac Touz-koul dans le Thian-chan-pe-lou, contrée dépendante de l'empire Chinois.

Le Lor et le Bosrenc réunis par la rivière Ahaïv/ou, dans le Thianchan-nan-lou, soumis à l'empire Chinois; le Lop reçoit le T'arém ou Erghéou, qui est le plus grand de tous les fleuves de l'Asie qui ne se rendent pas à une mer proprement dite, à l'exception de ceux qui se jettent dans la mer d’Aral et la mer Caspienne.

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Le Bazkacui-Noon, sur les confins du Thian-chan-pe-lou et du Turkestan-Indépendant ; il reçoit l'7/é, qui traverse la partie méridionale de ce grand gouvernement de l'empire Chinois.

Le Kaouxnou-noon , en chinois Tsixo-wai (mer Bleue), dans le puys des Mongols du Tangout, auxquels il donne son nom.

Le NawTso, en mongol Tenoni-noor (lac Céleste), qui est le plus graud lac du Tibet; il reçoit le Dargou-z2angbo.

Le Yansnocu-vouwrso ou Lac de Baznui, dans le Tibet, remarquable par la singularité de sa forme que, d'après les missionnaires et M. Klaproth, on pourrait comparer à un fossé environnant une Île; c'est dans cette dernière que réside la grande prétresse lamaïque, regardée comme une divinité incarnce.

Le Zennau, dans le royaume de Kaboul; il reçoit l'He/mend ou Hirmend, qui est actuellement le plus grand courant de ce royaume,

Le Baxureowian, dans le royaume de Perse; il reçoit le Bend-E mir ou Auren, D'après M. Christie ce lac offre de grandes variations périodiques dans son étendue.

Le Manaoua ou Ounmian, dans le royaume de Perse ; il reçoit la rivière qui passe par Tavriz.

Le Goxrena ou lac d'Enivan, dans l'Arménie Russe.

Le Lac De VacHPOURAGAN, nommé aussi Lac DE Van et par les Turks Aaoicu; le Xochab est son plus grand affluent.

Le Baua-r1-Lourx où mer Munre, dans l'Asie Ottomane ; il reçoit le célèbre Jourdain,

Nous ne classerons pas avec les lacs sus-mentionnés le Temawr , situé sur les limites des gouvernemens de Tobolsk et du Tomsk, parce que, à proprement parler, ce n'est pas un lac, mais un vaste marais, qui par fois paraît se décharger dans l’Irtyche. C'est par la même raison que nous n'y classerons pas nou plus le Ran (le Run de Hamilton et autres auteurs anglais) qui s'étend au nord du Cutch dans l'Inde, n'étant que la lagune marécageuse peut-être la plus vaste de toute l’Asie-Méridionale, aussi remarquable par son étendue que par la grande quantité de sel qu'on y recueille et par le curieux phénomène du mirage qu'on y observe souvent. Notre cadre ne nous permet pas d'indiquer seulement le nombre prodigieux d'autres lacs sans issue qu’on trouve surtout en Sibérie, dans l’Asie- Mineure, l’Asie-Centrale, le Tibet et la Perse. C'est en examinant attentivement les meilleures cartes qu'on pourra se former une idée de ce trait principal de la géographie physique de ces régions.

Nous passerons maintenant à indiquer quelques-uns des nombreux lacs qui sont traversés par des fleuves. Nous nous bornerons à mentionner quelques-uns des principaux; ils sont situés dans l'empire Chinois et dans l'Asie Russe, régions qui offrent les plus grands lacs de cette espèce que possède l'Asie,

L'empire Chinois offre le Dzaïsanc, dans le Thian-chan-pe-lou; il est traversé par l’Zrtyche, affluent de l'Ob; le Trouno-rmine, entre les provinces de Hou-pe et Hou-nan, c'est le plus grand lac de la Chine; il est traversé par l'Heng-kiang, un des affluens du Xiang ; le Pnou-yaxc, dans le Kiang-si; le Kan-kiang, affluent du Xiang, le traverse. Nous citerons aussi parmi cette espèce de lacs : le Maxassanovan , à cause de son importance religicuse, étant un des principaux pélerinages des Hia-

dous, et à cause de la grande élévation à laquelle il se trouve; le nivean de ses eaux paraît être au-dessus du plus haut sommet des Alpes. D'après les géographes Chinois ce lac communique avec le Ravarhrad, d'où sort le Lang-tehou, qui réuni au La-tchou, forme le Settedje, le plus grand affluent de l'Indus,

L'Asie Russe nous présente le Baïkaz, qui est le plus grand de tous les las de l'Asie, la mer Caspienne et celle d'Aral exceptées; il reçoit le Selenga, et est la source de l'4ngart, qu'on doit regarder avec le Selenga comme la branche principale dn Zenéssei, le plus grand fleuve de l'Ancien-Continent, Le Tarmoun , dans la péninsule des Sumoyèdes à l'extrémité boréale du gouvernement de Ienisseïsk ; il en sort ln T'aïmour.cha ; ce sont le lac et le fleuve les plus septentrionaux de tout l’Ancien- Continent,

ILES. Ayant indiqué dans la description des différens Etats de l'Asie les principales îles qui leur appartiennent, nous nous bornerons ici à nommer Len sprl archipels et les îles qui se font remarquer par leur grande étendue. Nous les classerons d'après les mers différentes auxquelles ces terres appartiennent,

ILes ET ARCHIPELS DANS L'OcÉAN-GLACtAL-AnGriQuE. À ce!te classe appartiennent : l'île Bééloi, à l'extrémité septentrionale de la péninsule Kara = Ob; l'île Xhangalaounoï, dans l'archipel à l’embouciure de la Lena; les îles Xotelnoï et Nouvelle-Sibérie, dans celi auquel cstte dernière donne le nom; l'île Zéakhovsky, au sud de l'archipel de la Nouvelle-Sit.:rie; enfin l'archipel des Ours, vis-à-vis l'embouchure de la Kolyma.

Icks ET AKCHIPELS DANS LE Gnann-Océax et ses branches. Dans et ‘e série nous citerons : l'île de Saint-Laurent, dans la mer de Bering; l'archipel des Kouriles ; les iles de Zeso et de Tarrakaï, qui forment fa mer d'Okhotsk ; l'ile Miphon, dans l'archipel du Japon; c’est la plus »rande île de toute l'Asie; viennent ensuite dans le même archipel les tles Saïkokf où Kiousiou et celle de Sikoff ; plus au sud et vis-à-vis les côtes de la Chine, l'archipel de Lieou-khieou, l'ile de Formose et celle d'Haiï-nan.

Les ET AnCuiPeLS pans L'Océan-Inprx. Cette classe nous offre le long de la côte de la péninsule de Malacca un archipel qui n’a pas encore reçu de nom général et que nous proposons de nommer archipel de Junksclon-Pinang, du nom de ses deux îles principales; et plus au nord l'archipel de: Merghi; à l'ouest de ce dernier se trouvent les archipels de Nicobar et d'Andaman ; et non loin de l'extrémité méridionale de l'Inde, le groupe de Ceylan, si important par ses productions et par la pêche de perles ; enfin les archipels des Maldives et des Lakedives. Dans le golfe Persique nous trouvons le groupe de Kichm avec l'ile de ce nom, la plus grande de tout le golfe, ct le stérile îlot d'Hormouz, si célèbre dans les annales du commerce de l'Orient; plus à lou’ t et près des côtes de l'Arabie ; le groupe de Bahrain, si renommé par sa péche de perles.

Ices FT ARCHIPELS Dans LA Men Mépireuaanée et ses branches. Nous classerons dans cette série l’île de Chypre, une des plus grandes de cette mer, et plus à l’ouest, près de la côte de l’Asie-Mineure, les îles de Rhodes, de Samos, de Chio et de eteline, qui, avec d’autres moins considérables, forment la partie asistique de l'#rchipel proprement dit.

MONTAGNES. On connaî: cucore trop peu la direction des chaînes de montagnes de l'Asie pour pouvoir entreprendre d'en décrire les diffé-

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chaînes principales pour essayer de les classer par massifs on systèmes, En attendant que de nouvelles explorations viennent ajouter de nouveaux faits relatifs à la classification des montagnes de cette partie du monde, nous proposons de les ranger toutes dans les cinq systèmes suivans :

Le SYSTÈME ORIENTAL ou ALTAÏ-HIMALAYA. La première de ces dénominations rappelle la position de ce système à l'égard des quatre autres; la seconde, le nom de ses deux groupes extrèmes, Dans le système Altaï-Himälaya on peut distinguer cinq groupes principaux , savoir : l'Aftai, qui est le plus septentrional ; le Thian-chan, qui est le plus central et offre néanmoins les phénomènes volcaniques les plus éloignés de la mer , que l'on connaisse ; le Xuen-lun, auquel appartiennent les plus grandes élévations de la Chine et toutes les montagnes de cette vaste région ; l'Himdlara, qui est le plus méridional et en mème temps le groupe dont les sommets offrent les plus hauts pics connus de tout le globe; enfin le Japonais où Maritime, remarquable par ses terribles et nombreux volcans. Le système Altaï-Himâlaya peut être regardé comme le plus vaste de tout le globe; il embrasse toutes les montagnes des empires Chinois et Japouais, celles de l'Inde-Transgaugétique, de l’Inde-Septentrionale, des royaumes de Kaboul et de Herat, du Baloutchistan et presque toutes celles du Turkestan-Indépendant et de la Sibérie. On le connaît encore trop impar faitement pour être en état de dire quel est sou noyau principal; cependant il nous semble qu'on pourrait regarder provisoirement comme tel le grand nœud que forme le Bolor avec le Thsoung-ling entre le Turkestan, le Thian-chan-nau-lou et le Baltistan.

Groupe de l'Altaï. W entoure les sources de l'Irtyche , et du Ienisseï ou Kem ; à l'est, il prend le nom de Tangnou; celui des monts Sayaniens, entre les lacs Kossosol (Kousou-koul) et Baïkaï; plus loin celui de Haut-Kentei et des monts de Daourie; enfin au nord-est il se rattache au Zablonnoï-khrebet (chaine des Pommes), au Khingkhan, aux monts Aldan, qui s'avancent le long de la mer d'Okbotsk, et sous la dénomination de Stanovoi, parcourent toute l'extrémité nord-est de l'Asie et vont aboutir au cap Oriental au détroit de Bering. Du côté de l’ouest l’Altaï s'avance de l'orient à l'occident sous lesnoms de Oulouk-tag, Alghinskoëe khrebet (Dalaï Kamtchat des Kirghiz, l'Ælghidin-tsano de nos cartes). Mais ici nous devons faire remarquer , avec M. de Humbolit, que ce prolongement de l’Altai u’est pas une chaîne continue, ainsi que la représentent les cartes publiées jusqu'à présent, mais bien une série de collines isolées et de petites montagnes qui s'élèvent brusquement au-dessus des plaines parcourues par les Kirghiz; ces peuples ignorent jusqu'au nom d’Alghidin-tsano qu'on donne à cette prétendue chaîne de montagnes. Parmi les chaînes secondaires qui. se détachent de celle qu’on peut regarder comme la principale de ce groupe, nous nommerons : les monts de Kolyvan, entre l'Irtyche et la Biya, si riches en mines d'or et d'argent ; la chaine Baikalienne, qui forme une partie du contour du lac Baïkal ; les monts de Nertchinsk, si importans par leurs grandes richesses minérales, surtout en argent ; plomb et cuivre; la haute et longue chaëne du Kamtchatka, si remarquable par ses terribles volcans ; la chaîne que M. de Humboldt propose d'appeler Grand-Altai, dont les plus hautes cimes sont à deux degrés de latitude au sud-est du lac Ieké Aral-noor, et qu'il ne faut pas confondre avec la chaine imaginaire que représentent les cartes ; elle va du nord-ouest au sud-est et paraît se joindre au Thian-chan; enfin la chaine de Tarbagatai, qui s'étend à l’ouest des lacs Dzaisang et Alak-tougoul , nommée Æla-tau entre ce dernier et le Balkhach. Nous ferons remarquer qu'une grande partie de la chaîne principale de ce groupe forme la frontière entre les empires Russe et Chinois, et que selon M. de Humboldt c’est justement dans sa partie, nommée Petit-Altai par les géographes européens, que se trouvent quelques-uns de ses sommets les plus élevés.

Groupe du Thian-chan où Mont Céleste. Son point culminant paraît être la masse de montagnes remarquable par sés trois cimes couvertes de neiges étertielles qui s'élèvent presque au centre de l'Asie daus l'empire Chinois sur les confins du Kan-su,

DESCRIPTION DE L'ASIE. 605 ——————————————————————————————— et célèbre sous le nom de Bokhda-00la (montagne Sainte en kalmuk), le Bog do de Pallas, le Siue- ch a n (mont Neigeux) et le Pé-ch an (mont Blanc) des Chinois. Du Bokhda-oola, le Thian-chan se dirige à l’est vers Barkoul , Où au nord de Hami ou Khamil, dans le Thian-chan-nan-lou, il s'abaisse brusquement et s’aplanit au niveau du désert élevé, nommé le Grand-Gobi où Chamo parcouru par les hordes des Mongols, et après une grande interruption se relève au nord de la grande courbure du Houang-ho, sous le nom de Gadjar où Zn-chan. Dans sa marche vers l'est, arrivé dans le voi. sinage de Barin dans le Pays des Mongols, le Gadjar se confond avec la chaîne neiyeuse nommée Ta-hang, qui sépare le Chan-si du Tchy-li, et avec la crête montagneuse qui, procédant du nord au sud sous le nom de Xhingkhan-oola, forme la réunion de l'Altaï avec le Thian-chau. La chaîne que l’on pourrait regarder comme la principale parait encore s'avancer vers l'est, où elle se rattache, d'an côté aux Montagnes de la Corée et de l'autre à la Chaîne Maritime qui lungc la côte du Paÿs des Mandchoux : c'est à la première de ces deux branches qu'appartient la Montagne Blanche (Golmin chayan alin), si célèbre dans l’histoire des Mandchoux. Du côté de l'ouest, le Thian-chan se prolonge vers l'occident, d'abord entre Gouldja et Koutché , ensuite entre le lac Temourtou ou !ssi-Koul et Aksou , et file vers Samarkand , en séparant les sources du Sihoun de celles de l’'Amou. Dans cette longue marche le Thian chan reçoit les noms de #0 « 2 - tagh (le Moussart de Strahlenberg), à l'est de la chaîne transversale du Bolor, et celui d'Asferah, à l'ouest de cette chaîne; ensuite en tournant au sud-ouest » à-peu-près sous le méridien de Kodjend, elle prend le nom d'4 k-tag h (mont Blanc ou Neigeux) dénomination sous laquelle elle expire daus les plaines ondulées où commence le grand abaissement de terrein qui environne la mer d'Aral et la mer Caspienne.

Outre les chaînes secondaires que nous avons mentionnées en traçant la marche de la chaine principale du côté de l'orient, on doit aussi nommer les Monts Alachan, qui longent le côté occidental de la grande courbure du Houang-ho, et qui paraissent réunir ja partie du Thian-chan nommée les monts Gadjar à la chaîne septentrionale du grand nœud du Khoukhou-noor, nommée Wa-chan ou Xi-lian-chan, qui appartient au groupe du Kuenlun, Du côté de l'ouest nous nommerons : l’Æ/a-tau qui s'étend au nord du Thian-chan vers l'ouest, depuis l'Ili jusque vers Turkestan, en traversant le cours du Tchoui; le Ming-boulak, au nord de Khokand et presque parallèle à l’Asferah, On pourrait classer ici la chaine du Bolor, qui, dans sa marche du nord au sud, forme trois nœuds remarquables en joignant entre eux les groupes de l'Himäâlaya et du Kuen-lun, du Thian-chan et la chaîne secondaire nommée Ala-tau.

Groupe du Kuen-lun, dit aussi Kou/koun et Tartach-davan, qu'on pourrait encore nommer groupe Tibetain-Chincis, à cause des deux régions principales qu'il traverse, Nous le ferons commencer avec M. de Humboldt à l’ouest du Thsoung-ling (monts des Ognons ou Bleus). Il se rattache, comme on l'a dit plus haut, à la chaîne transversale ou secondaire. de Bobor + suivant les livres chinois il en forme la partie méridionale. Selon des renseignemens récens, on pourrait regarder l'Ain dou-k oh comme son prolongement vers l'ouest, contre l'opinion généralement admise qui regarde cette dernière chaîne comme une continuation de l'Himälaya. En attendant qu’on dissipe ces doutes nous laisserons cette vaste chaîne à l’'Himälaya. Il reste encore beaucoup d’obseurité sur la direction de la partie orientale du Kuen-lun. Après avoir bien médité sur tout ce que nous ont dit sur les montagnes du Tibet, de la Chine et de la presqu'ile au-delà du Gange, les missionnaires, les voyageurs les plus récens, MM. Abel Remusat, Klaproth et de Humboldt , nous croyons qu'on pourrait décrire de la sorte la direction et les principales branches de cette partie du Kuen-lun. Après avoir traversé le Tibet de l’ouest à l'est sous les noms de monts Thsoung-Ung au nord, et des monts de Ngari, de Zzang et de Ui au sud, ces branches se réunissent de nouveau dans le K'ham ou Tibet Oriental pour y former le À uen-lu n des Chinois, noyau d'une hauteur prodigieuse, dont ils ont fait dans leur géographie mythologique le roi des montagnes, le point culminant de toute la terre, la montagne qui touche au pôle et qui soutient le ciel, et comme le dit si bien M. Abel Rémusat : l'Olympe des divinités bouddhiques et des £ao-sse, C'est de ce plateau que partent les hautes chaînes qui font du Tangout, du K’ham, du Szutchhouan-Occidental et du Yun-nan , un des pays les plus élevés du globe, et dont le niveau du sol est peut-être plus élevé que celui qui sert de base aux plus hauts

les d'Europe. Mais si s les détails de leurs sur la direction des massifs où systèmes, ajouter de nouveaux tte partie du monde, systèmes suivans :

rière de ces dénominations a seconde, le nom de ses L distinguer cinq groupes Lian-chan, qui est le plus s éloignés de la mer , que des élévations de la Chine est le plus méridional ct ts pics connus de tout le bles et nombreux volcans, e tout le globe; il embrasse Inde-Transgaugétique, de Baloutchistan et presque ounaît encore trop impar al; cependant il nous semnœud que forme le Bolor u et le Baltistan.

et du Tenissei ou Kem ; à raniens, entre les lacs Kenteiet des monts nnoi-khrebet (chaine s'avancent le long de la rcourent toute l'extrémité t de Bering. Du côté de ulouk-tag, Alghinsano de nos cartes). Mais e prolongement de l’Altaï s publiées jusqu'à présent, qui s'élèvent brusquement es ignorent jusqu'au nom ignes. Parmi les chaines stla principale de ce groupe, la Biya, si riches en mines du contour du lac Baïkal; sses minérales, surtout en hatka, si remarquable par appeler Grand-Altai, dunt | du lac Ieké Aral-noor, et ésentent les cartes ; elle va enfin la chaîne de Tarbanommée Æla-tau eutre ce rtie de la chaîne principale inois, et que selon M. de par les géographes eurolevés.

point culminant paraît être etes de neiges éterhielles s sur les confins du Kan-su,

8 me pl 8 St ETES AR

Ve mi Ds

colosses de l'Himälaya. Ou doit aussi ajouter que le Kuen-lun se rattache dans le Tibe: au groupe de l’Himâlaya par plusieurs hautes chaînes dont les pics gigantesques sont couverts de ueiges qui ne fondent jamais. Parmi les nombreuses ramilcations de ce groupe, dont nous n'usons encore signaler aucune comme la principale, tant est encore imparfaite l'orographie de cette partie de l'Asie, nous nous bornerons à citer les suivautes, qui nous paraissent être les plus remarquables. 1° La longue chaîne que nous proposons de nommer Zirmano-Siamoise, du nom des deux états dont elle touche les froutières ; elle traverse toute l’Inde-Transgangétique du nord au sud, depuis les confins du Yun-nan jusqu’à l'extrémité de la péninsule de Malaka. Farmi ses rameaux nous signalerans celui qui s'en détache au nord-ouest ; il traverse le Bong, Le Kathi-tchaoun, et va se joindre aux monts Khamti sur la frontière méridionale de l’Assam, 2° La chaine que nous proposons de nommer Laos-Siamoise , parce qu'elle traverse le Laos et forme la limite orientale du royaume de Siam; elle sépare le bassin du Meïnam du bassin du Maykaoung.

3° La Chaine Arnamitique, qui traverse le Yun-uan, et sépare le bassin du Maykaoung des flenves qui ont leurs embouchures sur la côte du Tonkin et de Ja Cochiuchine, 4° La Chaine du Yun-ling, qui court du nord au sud en séparant par la longue série de ses pics neigeux la Chine du Tibet. Un savant orientaliste regarde cette chaîne comme le noyau de toutes celles qui parcourent la Chine, la Mongolie et la partie méridionale du Pays des Mandchoux ainsi que toute la Corée; mais nous bornerons son domaine aux montagnes qui serpentent sur le territoire de la Chine proprement dite, Le Yun-ling se réunit à la chaîne des Pe-ling, qui borne le Chen-si au sud, et y est cuuronnée de plusieurs pics neigeux. Arrivée à la frontière de la province de Ho-nan elle s’abaisse, se dirige au nord-est vers le Ghan-si , où elle se réunit au mont Ta-bang. Dans le Chen-si même une chaine secondaire appelée Loung, part du Pe-ling au nord-ouest, vers le Houang-ho, vù elle s'élève brusquement à la hauteur de la neige et se réunit par l’Alachan à la chaine Gadjar de la Mongulie. En général les Pe-ling marquent la distinction entre le bassin septentrional et le bassin moyen; cotoyés au nord par le Houang-ho, ils s’abaissent iusensiblement jusqu'au rivage de la mer , où leurs dernières hauteurs viennent se terminer entre les embouchures du Houang-ho et du Kiang. La charne des Nan-ling, naissaut de l'extrémité des Yun-ling, et fort éloignée en cet endroit de l'origine des Pe-ling, s'en rapproche en courant à l’est, et en envoyant vers le nord-est plusieurs rameaux qui semblent accompagner les circonvolutions du Kiang et le suivre jusqu’à son embouchure. Les monts de Yan au nord-ouest de Pékin et le Ta-hang à l'ouest, dans le Chan-si, paraissent appartenir également à ce système aussi bien qu'à celui du T'hian-chan. Groupe de l’Himdla)a. La chaine principale sépare les vallées de Sirinagour où Gherwal, du Nepal et du Boutan de celles du Tibet , offrant dans ses colosses les plus hauts sommets que l'on ait encore mesurés sur tout le globe. Sa direction générale est du nord-ouest au sud-est; par conséquent l'Himälaÿa n'est pas parallèle au Kuen-lun; il s'en rapproche tellement sous le méridien d’Attok et de Djellal-abad, qu'entre Kaboul, Kachemir, Ladak et Badakhchan, l'Himälaya semble ne former qu'une seule masse de montagnes avec l’Hindou-kuh et le T'hsoung-ling dont nous avons déjà parlé. On ne connaît pas encore exactement les limites de l'Himälaya du côté de l'est ; mais on pourrait provisoirement regarder le bassin du Brahmapoutra comme son extrémité orientale. Sa partie occidentale, située à l'ouest du grand nœud du Bolor et en-decà de l'Indus, est connue sous le nom d'Æindou-koh; elle traverse de l’est à l’ouest le royaume de Kaboul et le Khorassän, où elle parait se perdre dans les hauteurs qui sillonuent le plateau élevé qui forme le sol de cette vaste contrée, où vient aussi expirer l’extrémite orientale de la chaine du Demavend , que nous avons regardée provisoirement comme une dépendance du système Tauro-Caucasien. Voici les principales chaînes secondaires qu’on peut regarder comme appartenant à ce système :

1° La Chaine Méridionale, qui court parallèlement à la chaîne principale, formant avec cette derniére les grandes vallées du Boutan , du Nepal et du Gherwal. 2° La Chaine Orientale, qui, sous les noms de monts Yomadoung et Anapektomiou , s'étend depuis le Brahmapoutra jusqu’au cap Negrais, dans l'empire Birman; dans sa Jongue marche elle paraît offrir de fréquentes et fortes interruptions, On pourrait regarder

les montagnes et les hauteurs qui sillounent le sol du Catchar, du Tiperah, du Pays des Garraous, du district de Tchittagong , de l’Arrakan et du Pegu Occidental, come comqrises dans son domaine. Un rameau de cette chaîne va joindre les monts Khamti,

3° La Chaïne Occidentale, que nous pi ange de nommer Sal/omon-Brahouiks, du nom que portent ses deux parties principales; elle se détache de l'Hindou-koh au sud de Kaboul, etitre cette ville et Pichaouer , et va presque droit au sud à travers l’Afghanistan et le Raloutchistan Oriental; les rameaux qui s'en détachent à l'est et à l'ouest forment les chaînes secondaires qui parcourent ces deux vastes contrées, Les monts Bousferoud, dans le Baloutchistan Occidental, en se perdant inseusiblement duns le plateau du Kirman d'un côté et de l'autre daus le golfe d'Omau , au cap Djask, pourraient ètre regardées de ce côté comme les limites occidentales du grand système de l'Altaï-Himälaya.

Groupe Japonais où Maritime, Nous proposons ces dénominations pour comprendre dans uus seule division toutes les montagnes qu'offre la longue série d'iles comprises entre le cap Lopatka à l'extrémité méridionale du Kamtchatka et le canal de Formose, L'importance, sous tant de rapports, de l'archipel Japonais qui eu occupe le milieu et la grande élévation des pics de l'ile Niphon nous ont engagé à préférer la première dénomination à toute autre ; la seconde indique la position de ce groupe relativement aux quatre autres dont se compose le système Allaï-Himâlaÿa. Les moutagnes de la grande ile Tarrakaï (Karafouto où Saghalien) sont une dépendance de celles de la chaîne principale qui waverse l'ile Teso, Pour éviter d’inutiles répétitions nous renvoyons à la description des -emgires Chinois et Japonais et de l'Asie-Russe pour tout ce qui concerne les détails des iles appartenant à ce groupe. Ici nous dirons seulement que ses plus hauts pics se trouvent dans les îles Formose, Kiousiou, Niphon et Leso,

n se rattache dans le Tihe:

les pics gigantesques sont , breuses ramilcations de ce principale, tant est encore bornerons à citer les sui-

ano-Siamoise, du nom des l'Inde-Transgangétique du & de la péninsule de Malaka.

rd-ouest ; il traverse le Bong, ière méridionale de l’Assam, se , parce qu'elle traverse le épare le bassin du Meïnam

are le bassin du Maykaoung et de la Cochiuchine.

éparant par la longue série regarde cette chaîne comme lie et la partie méridionale bornerons son domaine aux emeut dite. Le Yun-bng se et y est cuuronnée de plue Ho-nan elle s’abaisse, se hang. Dans le Chen-si même

TABLEAU DES POINTS CULMINANS DU SYSTÈME ALTAI-HIMALAYA. d-ouest, vers le Houang-ho,

Tuises.

nit par l'Alachan à la chaine Groure DE t’ALTai. : : distinction” entre le” bassin Petit-Altai. ......... Zriktou (mont de Dieu ou Alas-tau), point cul- Houang-ho, ils s'abaissent ue de V'Altaï-Russe. ÉTAPE EE ET 1,800

k RE ne d’Ttalitzkoi. 1,678 auteurs viennent se terminer Grand-Altai, . ,...... Tagtau, dans la Dzoungarie, . ....,, 1,600 1e des Nan-ling, naissaut de Aldan. Allakh-iouna (Sibérie Orientale), 1,000? le l'origine des Pe-ling, s'en Chaine du Kamtchatka. folcan d'Avatcha. ..,,...,,,,,,.,. 1,500

plusieurs rameaux qui sem:

re jusqu’à son embouchure.

ouest, dans le Chan-si, pacelui du Thian-chan.

are les vallées de Sirinagour ‘ant dans ses colosses les plus e. Sa direction générale est pas parallèle au Kuen-lun; elal-abad, qu'entre Kaboul, rmer qu'une seule masse de ons déjà parlé. On ne counait l'est; mais on pourrait proxtrémité orientale, Sa partie

Volcan de Klioutchevs-kor. 1,900??

Le point culminant du Bokhda-oola. . . , . . . 3,000?? Le Pé-chan, volcan. 2,200??

Le point culmiuant du Pechta, .....,... 2,000? Le point culminant de l’'Asférah. 2,500P?

Le point culminant du Mouz-tagh.. . ...., . 2,5ou?? Le point culminant du Bolor ou Belourtag, 3,000?? Le trône de Salomon (Thakt-i-Souleiman), au

nord-ouest de Kachghar. ..,...,,. +. 2,500??

Grourz Du KuxN-LUN. . . . .. Les points culminans du Auen-lun, dans le Tibet

et dans la Chine Occidentale. . . . . . . . .. 2,500?? Les points culminans du Fun-ling, dans la Chine. 2,500??

GrouP£ Du Thian - Cnan. . .. .

Grourz DE L'HImÂLAyYA.

HimäAlaya. . . ........ Le Tchhamoulari, sur les limites du Boutan. . 4,400?

-decà de l'Indus, est connue Fe Fo) i, sur les limites du Nepal. Fa o = Jar de BAgute le Hindou-Koh. .....,... Le Pic visible à Pichaouer. . ...., UT 3,200 onuent La plateau élevé qui Chaîne Orientale. Le mont Bleu, dans le Tchittagong. 933 " l’extrémite orientale de la Quelques autres pics. 1,000

ent comme uue dépendance ondaires qu'on peut regarder

Chatne Occidentale. Groupe JaroNAis.

Chaîne de l'ile Formose. Le point culminant de l’île Formose. . .. , . Chaîne Japonaise. Le point culminant de l'ile Æiousiou.

Le Souffaïd-Koh, dans les monts de Salomon. 2,100?

1 chaine principale, formant

et du Gherwal.

Le Fousi-no-yama , volcan de l'ile Niphon. . .

Fr Te Sira-yama, volcan de l'île Niphon. 1,500?? si

Mot nn sal à rire Le point culninant de l’ile Sÿko4f. 1,300? ï Al Rise sors Le Pic de l'ile Zeso. .,.,.,,., esse 1,20L L iptious, On pourrait regarder h.

nat:

Er gate “= pes

SYS1ÈME OCCIDENTAL ou TAURO-CAUCASIEN, Ce grand massif que nous avons proposé dès l'année 1817 dans notre Compendio, est un des mieux circonscrits, Les steps qui bordent l'isthme Caucasien au nord; le grand enfoncement dont les mers Caspienne et d'Aral occupent le bassin le plus bas; les déserts de la Perse et de l’Arabie, le golfe Persique, la Méditerranée, l'Archipel et la mer Noire en dessinent l'im. mense contour, L'Arménie, la Haute-Georgie et la plus grande partie de l’Adzarbaïdjan, le Kourdistan et l’intérieur de la partie orientale de l'Asie-Mineure forment un vaste plateau, qu'on peut regarder comme le noyau d’où partent les différentes chaînes qui appartieunept à ce massif, et que nous proposons de nommer Plateau Aïrmeno-Persique ou Tauro-Caucasien. Laissant à part les questions oiseuses faites par quelques géographes sur l'étendue qu'on doit donner au Taurus proprement dit et à l'Anti-Taurus, nous nous bornerons à classer d'après les connaissances actuelles les principales chaînes de ce sys. tème, que nous proposons de nommer Occidental, à cause de sa position relativement à celui de l’Altai-Himälaya, et Tauro-Caucasien, du nom de ses deux chaînes principales,

Trois chaînes de montagnes se détachent du plateau vers l'occident; leurs subdivisions en plusieurs rameaux duivent les faire regarder comme les trois noyaux d’autaut de groupes différens. :

La première resserre et franchit le lit de l'Euphrate près de Samosate , et s’avance vers l'ouest sous le nom de Monts Taurus chez les Européens, et sous celui de D jebel. Kourin et autres, chez les habitans actuels de ces contrées. Get chaine suit à des distances variables la direction de la côte méridionale de l'Asie-Mineure, et finit d'un côté à l’ouest du golfe de Satalia et de l'autre à celui de Cos. On pourrait regarder les hautes montagnes de lie de Chypre, et celles de Rhodes comme des dépendances de ce groupe,

La seconde chaîne se détache du mème plateau , au nord de la précédente, mais plus à l'ouest ; c'est la plus élevée, et sa position relativement aux autres nous engage à à nommer Chaine Moyenne; sa partie orientale correspond à l'A#wti- Taurus des anciens. Après avoir parcouru eu directions différentes et avec de fortes interruptions tout l'intérieur de la partie orientale de l’Asie-Mineure, elle prend une direction nord-ouest, la suit sous différentes dénominations , se subdivise en plusieurs rameaux et va se perdre dans l'Archipel aux golfes de Samos, de Smirne et d’Adramiti.

La troisième qu'on pourrait nommer Chaïne Septentrionale, parcourt l'Asie- Mineure de l’est à l’ouest en longeant la mer Noire et en ne laissant entre elle et celte mer que des plaines étroites.

Trois autres branches principales se détachent du plateau Armeuc-Persique. Les deux principales deviennent le noyau de deux groupes différens.

La première, qui est aussi la plus occidentale , n'est à proprement parler qu’un rameau du Taurus. C'est l'ÆAmanus des anciens et l'#lma-dagh des modernes, que nous preposons de nommer Chaîne Amanique. L'Amanus stparait la Cilicie de Ja Syrie, en ne laissant que deux passages étroits, l'un vers l'Euphrate, l'autre sur la mer ; Îe premier répond aux Portes Amaniques des anciens; l'autre aux Portes de Syrie, La petite largeur de la vallée de l'Oronte et les hauteurs, qui couronnent sa partie inférieure, paraissent autoriser le géographe à regarder le groupe du Liban comme une dépendance du système T'auro-Caucasien , et le prolongement de la chaîne Amauique. Ce groupe commence au sud d’Antioche ou Antakia par le graud pic que les anciens nommaient Mont Casius. Ge groupe s'étend du nord au sud à travers la Syrie en suivant les sinuosités de la côte. La grande élévation de quelques-uns de ses sommets ainsi que son importance historique nous paraïssent mériter qu'on le regarde comme la partie principale de ce groupe, anquel nous avons en conséquence étendu sa dénomination. Le Z iban se divise en deux chaînes principales : le Liban proprement dit , près de la Méditerranée ; et l'Anti- Liban, du côté des plaines de Damas. On peut regarder les hauteurs qui , sous les noms de Djehel Seir et de Djebel Hairas , s'élèvent au sud de la mer Morte et serpentent ensuite dans l'extrémité nord-ouest de l'Arabie, comme les derniers échelons de ce groupe, dont les extrémités se perdent dans les déserts élevés qui occupent tout le nord de cette vaste péninsule,

C’est dans l'eyalet de Diarbekr que se détache la seronde chaîne qu'on pourrait appeler Mésopotamique, parce qu'elle se prolonge dans la Mésopotamie, Cette chaîne

den mel ver au

Gr Kat don puis d'A l'Eu Not ! ‘of

e grand massif que nous in des mieux circonscrits, ufoncement dont les mers ts de la Perse et de l’Ara- Noire en dessinent l'im.

partie de l’Adzarbaïdjan , Mineure forment un vaste es différentes chaînes qui Plateau Ameno-Persique »s par quelques géographes à d'Anti-Taurus, nous nous ncipales chaines de ce sys.

sa position relativement à s deux chaines principales, ccident; leurs subdivisions trois noyaux d'autant de

est très peu élevée et très courte en comparaison des autres, mais remarquable parce qu'elle est le noyau des hauteurs connues sous le nom de Monts Sindjar, séjour de indomptabies Yezides, et parce qu'elle forine dans son prolongement les collines d'Hamerin qui bordent au nord les plaines où s'élevaient jadis Ninive et Babylone.

Eufin la troisième branche, qui est la plus remarquable par son élévation et par sa longueur , se détache du plateau au sud-est du lac de Van ,.et sous les noms d’4 Lis = Dagh, d'Elvend, de Monts de Louristan et Monts Baktiari elle tra verse le Kourdistan et le Khousistan dans l'empire Ottoman et le roÿaume de Perse On pourrait nommer Groupe Kourdistanique les montagnes dont cette troisième branche est le noyau. Sa partie septentrionale, qui est aussi la plus élevée, correspoud aux Monts Niphates des anciens, nom qui rappelle les neiges perpétuelles qui dorée ses sommets les plus hauts.

Il nous semble qu'on pourrait regarder le célèbre Mont Ararat, qui s'élève vers la

partie orientale du plateau Arméno-Persique , comme la souche de la grande chaîne qui s'en détache, et qui, en suivant une direction sud-est à travers l'Adzarbaïdjan et le Ghilan tourne à l’est dans cette dernière province et continue sous différens noms sa marche vers lorient en parcourant le sud du Mazanderan et en traversant le Khorassan. C’est dans cette vaste province, que, malgré la chaine continue que les carlographes y dessinent sur le dos de son plateau, cette brauche paraît se perdre dans les aspérités de son sol élevé On pourrait réunir sous la dénomination de Groupe Oriental ou de Ararat:Damav en d toutes les montagnes qui appartieruent à cette branche. Le haut pic nommé Kop-tagh entre Érzeroum et Baïbouth, que les Arméniens rezardent comme aussi élevé que l’Ararat, nous parait pouvoir étre considéré comme le + meucement de la haute chaîne qui , allant d'abord au nord-est et ensuite au nord à travers les eyalets d'Erzeroum et d’Akhal-tsikhé, forme la jonction des chaînes appartenant au Taurus avec celles qui appartiennent au Caucase. Nous proposons de l'appeler Groupe d'Erzeroum à cause du voisinage de cette grande ville, à

Le Groupe Caucasien comprend toutes les montagnes qui s'étendent au nord du Kour et du Rioni , depuis la mer Gaspieune jusqu’à la mer Noire, La chaîne principale dont le faîte forme la séparation entre l’Europe et l'Asie, va du sud-est au norbobbt de. puis la péninsule d'Abcheron sur la mer Caspienne jusqu'aux environs de la forteresse d'Anapa sur la mer Noire. Les hautes montagnes de la Crimée, quoique appartenant à l'Europe, n’en doivent pas moins être regardées comme une dépendance de ce grou je Notre cadre ne nous permet pas de mentionner les chaînes peu importantes et ge op peu conuues qui se détachent au nord et \u sud de la chaîne principale. |

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